Cabinet de lecture

L'actualité des livres, par Hubert Artus.

« Sévère » : avec l'affaire Stern, Jauffret étanche sa soif du mal

Publié le 16/03/2010 à 12h44

Depuis vingt-cinq ans et seize romans, Régis Jauffret a toujours aimé se coltiner le réel et le glauque. Jusqu’à devenir un des auteurs les plus puissamment métaphoriques de la fiction française actuelle. A présent, le voilà qui entre dans les sales histoires, à commencer par celle du banquier Edouard Stern.

L’affaire (Stern)

On a dit de lui qu’il était le seul à être parvenu à vendre la même banque deux fois. Il fut un des premiers à pratiquer les opérations hostiles. Il a épousé la fille du président de la banque Lazard, dont il fut associé&-gérant, et fait fructifier la banque de sa famille, devenue richissime.

Le 28 février 2005, Edouard Stern est assassiné par sa maîtresse, Cécile Brossard, lors d’ébats sadomasochistes.

S’ensuivit un procès retentissant, où le tribunal et la presse fouillèrent jusque dans les détails les plus intimes la vie du défunt pervers et de son amante bourreau. Ce procès, en 2009, Régis Jauffret l’avait suivi pour Le Nouvel Observateur.

L’affaire (Jauffret)

Lorsque l’auteur présente « Sévère » à son éditeur habituel, Gallimard, celui-ci craint les plaintes. Et compte le publier avec des blancs en lieu et place des noms et scènes gênants.

Refus de Jauffret. Le ton monte. Jauffret présente le texte à d’autres éditeurs, dont Flammarion. Refus apeuré. Le Seuil, lui, dit oui. Et rachète à Gallimard les contrats en cours de Jauffret. Qui devient LE coup du mercato d’hiver dans l’édition.

Le livre


Couverture de « Sévère », de Régis Jauffret

En préambule, il y a ceci : « La fiction éclaire comme une torche. Un crime demeurera toujours obscur. » Puis : « L’imagination est un outil de connaissance. » Puis plus tard : « Oui, mais la fiction ment. […] Elle est née de mauvaise foi ». Et : « Je suis romancier, je mens comme un meurtrier. Je ne respecte ni vivants, ni morts, ni leur réputation, ni la morale. Surtout pas la morale. »

Nous aurons ici le meurtre du banquier raconté par son exécutrice. Qui nous racontera aussi son propre passé. Puis sa fuite. Puis le jugement.

La construction superpose et croise trois tempos : le présent (la fuite, le procès), le passé très récent (la rencontre avec Stern, les voyages, la soumission sexuelle), et le passé antérieur.

Une narration hyper précise. Implacablement vraie. Et menteuse. Un mix qui favorise aussi les glissements sémantiques : sous nos yeux, argent et sexe deviennent amour et pouvoir ; sous nos yeux, la victime devient bourreau. La vérité devient mensonge. La fiction saura donc tout dire et tout révéler, puisque tout n’est que tromperie.

L’amour

« Les histoires d’amour échouent cahin-caha dan un bourbier. Elles explosent contre un mur qu’elles avaient construit pierre par pierre » écrit Betty. Qui ne veut ni pardon ni morale, mais seulement oublier son geste pour se rappeler le sexe, l’amour, l’argent.

Sur les chemins de l’absolution, sa narratrice rappelle directement le narrateur de « Lacrimosa », précédent roman de Jauffret. Sévère est, comme tous les précédents livres de l’auteur, une exploration des relations entre Eros et Thanatos.

Ce n’est pas le meilleur Jauffret, mais après l’exercice réussi de « Microfictions » (2007), c’est le genre de sale histoire qu’il devait se coltiner. Pari réussi.

Interview rapido

Quelles difficultés rencontre un écrivain lorsqu’il passe un fait divers à l’épreuve de la fiction ? Que représentent les faits divers, « ces petits dérèglements passionnels du quotidien », pour vous ?

En ce qui concerne ce livre, et cela ne m’était jusqu’à présent jamais arrivé de m’inspirer d’un fait divers pour écrire un roman, je n’ai rencontré aucune difficulté du fait que je m’inspirais du réel. L’important pour moi était d’écrire une histoire qui tienne debout toute seule, sans l’alibi de la vérité.

Je me suis posté dans le crâne d’une meurtrière, sans souci de savoir si sa psychologie serait identique à celle de la personne qui a tué dans le fait divers en question, ou si elle pouvait correspondre d’une manière générale à une meurtrière ayant quelque part existé.

Quant aux difficultés à écrire un livre, « never explain, never complain » [« n’expliquez jamais, ne vous plaignez jamais », ndlr]. Il est de toute façon plus difficile de vivre au quotidien, ou d’avoir un travail salarié, que d’écrire tranquillement chez soi devant la télé.

Avez-vous lu les autres livres, fictions ou documents, consacrés à l’affaire Stern ?

Je sais qu’il en existe, mais je ne les ai pas lus.

Comment le romancier Jauffret aborde-t-il le monde de l’argent, tout aussi abstrait et virtuel que… celui de la fiction ?

La victime ne m’intéressait pas à cause de son métier, mais plutôt à cause de son charisme, son brillant, son côté enfant chéri du siècle, puisque notre époque, comme d’autres époques sans doute, mais je n’y ai pas vécu, éprouve pour l’argent plus de tendresse que pour un môme.

Du reste, la plupart des parents seraient prêts à se prostituer sur la place publique pour que leurs enfants deviennent de riches financiers, en tant que géniteurs, c’est à peu près la seule chose qui les fasse universellement bander.

Oui, je suis injuste, ce n’est pas le cas de tous les parents. Moi, par exemple, je n’ai jamais souhaité cela pour les miens. Mais je suis la Vierge Marie [rires].

De Truman Capote aux écrivains voyageurs, en passant par William Vollmann (« Pourquoi êtes-vous pauvres ? » ; « Le Livre des violences ») ou Nicolas Bouvier : à l’heure où tout le monde donne son avis sur tout (les blogs, etc), les écrivains sont-ils les plus beaux journalistes ?

Le journalisme peut être un genre littéraire à part entière quand il est pratiqué par des journalistes. Les plus beaux journalistes sont journalistes. D’ailleurs, les écrivains, ça ne veut pas dire grand chose. En France, être écrivain, c’est un titre pompeux, dont on se targue à tout hasard pour se pavaner à la télévision.

Si l’on s’en tient au sens du mot, est écrivain celui qui écrit, et tout le monde écrit, même les demeurés sur leur Blackberry. Moi, je me dirais plutôt artiste, romancier, si vous voulez. Il me semble qu’avec le temps, je sais quand même faire quelque chose.

Je peux écrire une histoire, inventer une petite planète où les gens peuvent grimper. On peut ouvrir un de mes livres, je fais le show, et même mes petites angoisses eschatologiques de pauvre type, j’essaie de les intégrer dans le spectacle.

La voix de notre narratrice est remarquable en ce qu’elle reste pudique, toujours…

Pudeur et impudeur sont deux mots et deux notions qui me dégoûtent. Je n’ai jamais très bien compris ce que ces mots cachaient dans leur soute, mais dans les deux cas, c’est sûrement dégueulasse. (rires)

► Modifié à 19h30 : Croisé au cours d’un enregistrement en fin d’après-midi, Régis Jauffret tenait à réagir sur les conditions de parution du livre. Le romancier était en cours d’écriture d’un autre roman pour son éditeur habituel Gallimard, lorsqu’il présente le projet « Sévère » à Flammarion, suite au prcès suivi pour le Nouvel Obs. Mais Flammarion a décidé de ne pas publier, après lecture des avocats. Jauffret est toujours resté clair envers Gallimard, et lui propose alors de publier « Sévère », même avec avec des blancs à la place des passages à problèmes. Mais, selon Gallimard, il y aurait eu trop de blancs... Par ailleurs, Régis Jauffret tient à refuser toute notion de « mercato ». Il en parlera dans l’émission « Dans le texte », ce jeudi, sur le site (payant) Arrêt sur Images.

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  • rumpus
    rumpus
    friend/unfriend
    • Posté à 13h30 le 16/03/2010
    • Internaute 96441
      friend/unfriend
    • ysengrimus
      ysengrimus répond à rumpus
      • Posté à 14h04 le 16/03/2010
      • Internaute 12674

      Moi aussi, j’ai aborder ma ci-devant « soif de mal »...

      Lien

      Beaucoup moins joyeusement...

      Paul Laurendeau

  • tessnel
    tessnel
    parce que fraise des bois
    • Posté à 15h39 le 16/03/2010
    • Internaute 102897
      parce que fraise des bois

    De la promo...

  • Susanna
    Susanna
    Individu
    • Posté à 20h35 le 16/03/2010
    • Internaute 10099
      Individu

    Hubert,

    Je lis que « Régis Jauffret a toujours aimé se coltiner au réel ».
    Ah ?

    Faut-il encore rappeler que « coltiner » signifie porter, ou transporter, mais n’est en aucun cas synonyme du verbe « se colleter ».
    Vous êtes loin d’être le seul à commettre cette faute, mais elle n’en reste pas moins irritante.

    Je sais, je suis sévère.

    • Laffreux Jojo
      Laffreux Jojo répond à Susanna
      penseur libre
      • Posté à 07h07 le 17/03/2010
      • Internaute 60376
        penseur libre

      Euh, selon le Robert « se coltiner » se définit comme suit : (fam) exécuter, faire (se coltiner la vaisselle) cf se taper, se farcir.

      D’autres dictionnaires définissent : éffectuer un travail pénible.

      .

      • Laffreux Jojo
        Laffreux Jojo répond à Laffreux Jojo
        penseur libre
        • Posté à 07h15 le 17/03/2010
        • Internaute 60376
          penseur libre

        Oups, j’ai appuyé trop vite.
        La question est de savoir, s’il voulait dire « s’attaquer à » , cas ou vous auriez raison, ou « se taper ».

        Mais, et c’est là la vrai faute (un article d’Hubert Artus sans nous aurait étonné) « se coltiner à » n’existe pas, c’est « se coltiner quelque chose ».

         
        • raudi
          raudi répond à Laffreux Jojo
          • Posté à 07h30 le 17/03/2010
          • Internaute 2358

          Complètement d’accord, je voulais faire la même remarque. La moindre des choses serait de corriger ces fautes, surtout dans un article qui traite de littérature.

          • Albufera
            Albufera répond à raudi
            Observateur.
            • Posté à 12h58 le 17/03/2010
            • Internaute 29241
              Observateur.

            De la même façon on peut lire un « mix » qui n’ existe pas mis à la place d’ un « mixte » qui signifie mélange. Affligeant sur la forme comme sur le fond.

        2 autres commentaires
  • Psyfou
    Psyfou
    pas glop
    • Posté à 23h30 le 16/03/2010
    • Internaute 102931
      pas glop

    On approche certainement plus du vraisemblable à travers l’imagination d’un artiste que par la triste et affligeante accumulation des faits soi-disants bruts.
    Largo Winch s’est fait la malle en costume de cuir. Fin d’un petit prince de la finance d’une bastos ajustée. Avec la gaule forcément érectile. Chapeau bas. Les fanions sont en berne.

  • eldar
    eldar
    profil
    • Posté à 22h43 le 17/03/2010
    • Internaute 87256
      profil

    « DEFUNT PERVERS »

     ?

    Comment vous permettez-vous de juger les ebats intimes de deux adultes consentants ?

    Pour le reste de votre article, la forme donc, les regles elementaires de la grammaire francaise ne vous sont toujours pas familieres, malgre les -nombreux- rappels a l’ordre des lecteurs.

    Cela ne manque pas de sel sous la plume (et encore...) d’un chroniqueur...

    • Laffreux Jojo
      Laffreux Jojo répond à eldar
      penseur libre
      • Posté à 07h41 le 18/03/2010
      • Internaute 60376
        penseur libre

      Vous n’allez tout de même pas exiger d’un « journaliste » « critique littéraire » de savoir lire et écrire ?
      Vous n’allez tout de même pas demander à un « journaliste » « critique-littéraire » d’argumenter, de mettre en perspective et d’analyser ? Non ! Ici, on dit : pas le meilleur Jauffret. Ah bon ? se demande-t-on. Pourquoi ? En quoi ? Y-a-t-il des bons ? ... Réponse : Rien.
      Vous avez raison de critiquer le terme « pervers ». En effet.
      Mais du haut de sa grande sagesse HA a tranché. Point. Circulez, rien voir. (Vous n’allez tout de même pas lui demander de lire l’ouvrage à fond, prendre le temps d’une véritable critique de l’oeuvre, de faire preuve de nuance, de nous donner envie de lire et de découvrir, de faire plus que résumer le dossier de presse et mettre en avant quelques potins mondains... enfin, le temps de HA est précieux, faut qu’il prépare ses débats pour le salon du livre...
      D’ailleurs Monsieur Jauffret a raison de s’indigner du terme « mercato ». Comparer ce changement d’éditeur aux marché de bestiaux du football, est simplement odieux. Comme si Jauffret a fait ce qu’il pouvait pour faire monter sa cote !
      Ça en dit long sur la manière de percevoir le monde littéraire de HA en tous cas.

      Bref, le fond comme la forme, c’est du à peu près, et du n’importe comment, du n’importe quoi.

      • Hubert Artus
        Hubert Artus répond à Laffreux Jojo
        Rue89
        • Posté à 09h27 le 18/03/2010
          rédacteur
        • Journaliste 56
          Rue89

        Monsieur,
        Sur le fond, votre opinion est exprimée. Mais je me dois de revenir sur votre critique quant à mon « temps », mon écriture, et mes lectures. Car votre réaction est agressive, et surtout en tous points mensongères, à mon encontre.
        Je répète ici pour la énième fois que les quelques fautes d’orthographe qu’il peut y avoir sont dues au fait que nous n’avions pas de secrétaire de rédaction, comme cela se fait dans la presse. D’autre part, le terme « mix » existe bel et bien.
        Il ne vous appartient pas de prétendre que je ne lis pas les livres à fond. Vous n’allez, en effet, pas m’apprendre à faire mon travail, de la même façon que je ne vous apprendrai pas à vivre. je n’ai pas à prouver si je lis les livres ou pas. les lecteurs le repèrent. D’une part. Que ce soit dans Rue89 ou sur les différents supports où j’écris, aucun rédacteur en chef n’a jamais mis en doute mon professionnalisme.
        Votre diatribe à mon encontre montre que vous avez une lecture de la presse qui n’en connaît que mal les codes et déontologie.
        Effectivement, vous appuyez sur un point intéressant : je n’ai pas écrit pourquoi « ce n’est pas le meilleur Jauffret ». Pourquoi ? Parce que j’ai déjà écrit sur « Lacrimosa » sur Rue89 (rentrée 2008).
        Vous appuyez également sur le manque de critique de l’oeuvre. A raison. Si, sur un blog privé, on peut écrire un papier de la longueur qu’on veut, nous sommes ici dans un média, (Rue89), et non sur un blog p^rivé. Et malheureusement, pour le moment du moins, et je vous invité pour le vérifier à aller sur tous les sites d’info pure player, vous constaterez qu’on ne peut encore faire de papiers longs sur le Net (pas plus de 5000s, bien trop court pour une critique argumentée, explicative, pédago et journalistique). C’est un habitus, comme celui qui veut qu’un reportage dans un JT télé ne dure pas plus que 2mn30 car après le téléspectateur zappe. C’est ainsi.
        Donc, j’entend vos critiques, mais sachez qu’elles s’expliquent par les faits énoncés présentement. Sans aucun manque de respect de mon côté. Vu le ton et l’absolue inexactitude de votre post, je pense que de nombreux journalistes n’auraient pas même pris la peine de vous répondre.

         
        • Laffreux Jojo
          Laffreux Jojo répond à Hubert Artus
          penseur libre
          • Posté à 09h57 le 18/03/2010
          • Internaute 60376
            penseur libre

          Oh, je sais que ça vous froisse, je sais également qui rien ni personne ne vous apprendra votre métier. Vous l’avez bien souvent dit et écrit ici-même. Il est bien là le problème. (Ce qui n’est pas mon but, qui serait plutôt de dénoncer votre approche de la littérature — mondain et superficiel — et que je continuerai à dénoncer. J’espère que cela vous fera plaisir.)

          Votre excuse de manque de secrétaire de rédaction frôle le ridicule. On sait écrire ou on ne le sait pas. Ce n’est pas une secrétaire qui gommerai vos expressions malhabiles et approximatives. On ne parle pas de fautes d’orthographe ! C’est bien pire que ça. Bref, vous ne savez pas écrire, c’est tout. Alors pour le reste...

          Pour les contraintes de longueur itou : Raison de plus d’être concis et précis ! Ca pourrait même devenir un joyeux excercice de style (si vous aviez la moindre sensibilité de ce que c’est, du style)
          Ici, en plus, vous avez pondu je ne sais combien de signes, et il n’y a pas le début du commencement d’un travail critique.

          Pour la lecture des livres, oui, le lecteur s’en rend compte, en effet...

          Et si je me permets de me manifester, c’est justement, parce que c’est le sens même d’un site participatif. Si la contradiction vous agace, c’est votre problème. D’ailleurs je ne m’adresse pas à vous en premier, mais aux autres riverains.

          Votre implantation professionnelle m’importe peu, seul comptent vos écrits, et ils sont (souvent) affligeant de bêtise... ou de candeur... comme vous voulez.

          Allez, sur ce,
          bonne journée.

        • eldar
          eldar répond à Hubert Artus
          profil
          • Posté à 14h11 le 18/03/2010
          • Internaute 87256
            profil

          Une chose une seule, l’absence de secretaires de redaction n’est pas une excuse !

          Je ne sais pas pourquoi vous utilisez cette excuse a chaque fois et pire encore, je ne comprends pas que vous ne compreniez pas a quel point celle-ci est grotesque.

          Soyez serieux, le minimum qu’on attend d’un journaliste c’est qu’il sache s’exprimer dans les formes requises. Bien sur qu’une coquille ou une faute peut arriver, aucune raison de devenir orthofaciste. Mais de nombreuses fautes se lisent dans vos articles et il ne s’agit pas uniquement de fautes d’orthographe. La syntaxe, les conjugaisons, la grammaire : Ca va mal !

          L’ecriture dans un second temps, est un jeu d’invention certes ; a condition d’en respecter les regles academiques dans un premier temps.

          Bon courage.

          • Hubert Artus
            Hubert Artus répond à eldar
            Rue89
            • Posté à 18h55 le 18/03/2010
              rédacteur
            • Journaliste 56
              Rue89

            @ elder et laffreux jojo :

            J’ai commis des articles bien écrits ; d’autres mal écrits. Comme tous les journalistes, et comme tout le monde. No souci là-dessus, je plaide.

            Je considère vous réactions, tout en les pondérant car :
            – je ne serais pas où je suis si j’étais aussi nul que vous les prétendez
            – vous continuez (merci) à me lire
            – ce qui m’importe avant tout est qu’on lise les magazines où j’écris, les émissions où j’apparais, et les sites où j’écris.
            – je n’ai jamais prétendu être critique littéraire. je suis journaliste, journaliste littéraire. Cela fait 50 ans que, évolution de la presse et de la littérature faisant, il n’y a plus de critiques littéraires dans la presse.
            – mon travail consiste à souligner en quoi les bons livres sont une lecture du monde et du réel. Souligner le style, les faiblesses, raconter son histoire. Et souligner son rapport au réel. relire l’objectif du Cabinet de lecture.
            – je ne pense pas manquer à l’aspect critique de ma profession

            Rien de plus à dire, sinon que participativité ne veut pas dire agressivité. Ce serait trop facile. Avant de critiquer on se présente, pour dire d’où on critique. Débat OK, échanges OK. Mais agressivité et condescendance no way.
            Bon courage.

        3 autres commentaires
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