Cabinet de lecture

L'actualité des livres, par Hubert Artus.

Le FNJ provoque la mémoire et la famille de Georges Bernanos

Publié le 01/09/2010 à 21h41

Apprendre, par une « alerte Google », que feu son grand-père a été choisi comme mascotte par l’université d’été du Front national de la jeunesse (FNJ), la branche jeunesse du parti nationaliste, n’est pas forcément une surprise agréable. Gilles Bernanos, petit fils de Georges, n’a en tout cas pas du tout apprécié la nouvelle et a aussitôt dénoncé cette « récupération ».

Le FNJ, qui s’est réuni en fin de semaine dernière à Courmont, dans le Pas-de-Calais, a en effet choisi le nom de l’auteur de « Sous le Soleil de Satan » et de « Journal d’un curé de campagne » pour baptiser sa promotion 2010. Concrètement, 80 jeunes de ladite « promotion » ont, durant l’université d’été, planché sur l’écrivain, écouté des conférences et disséqué l’œuvre.


Une timbre-poste représentant Georges Bernanos (DR).

Pourquoi Bernanos ? Parce que c’est un « natif et amoureux de l’Artois, où se déroulait notre université », nous explique David Rachline, coordinateur national du FNJ -qui se mélange un peu les pinceaux : Bernanos est né à Paris, avant de grandir dans l’Artois.

En apprenant la nouvelle dimanche, Gilles Bernanos, administrateur de la succession de son grand-père, a immédiatement envoyé un communiqué à l’AFP, dénonçant « avec force la tentative de récupération ».

Mercredi, au téléphone, il était encore très remonté, précisant que ni le FNJ, ni le Front national, ne l’avaient averti ou sollicité avant d’enrôler l’écrivain :

« Ça revient à faire de Bernanos un auteur qui pourrait avoir quelque chose à voir avec le FN. C’était un chantre de l’humanisme chrétien. Or, je ne vois pas d’humanisme chrétien dans les déclarations de M. Le Pen, plusieurs fois condamnées. L’ostracisme n’est pas une valeur chrétienne. »

Une jeunesse française

Aujourd’hui, on a gardé le souvenir d’un Bernanos résistant de la première heure, à travers des articles et pamphlets écrits dès 1940. Bernanos fut également, avec Marcel Aymé ou Paul Morand, une des figures tutélaires du mouvement des Hussards dans les années cinquante, un mouvement se réclamant d’une « droite littéraire et anti-gaulliste ».

Mais dans sa jeunesse, monarchiste chrétien, Bernanos avait aussi milité, durant plusieurs années, à l’Action française et chez les Camelots du roi. Il s’est brouillé avec Charles Maurras en 1932, alors qu’il est âgé de 44 ans. Il venait de rejoindre Le Figaro de François Coty, une des bêtes noires de l’Action française...

En 1944, dans « Le Chemin de la croix des âmes », il écrira une phrase, restée fameuse :

« Antisémite : ce mot me fait de plus en plus horreur. Hitler l’a déshonoré à jamais. »

Pour certains encore, comme l’éditeur Jean-Paul Enthoven, cette phrase serait ambiguë, alors que d’autres (Claude Lanzmann, Elie Wiesel) ont toujours absout le Bernanos mûr du moindre antisémitisme.

Bernanos n’a pas suivi les fascistes et son soutien initial à Franco -un monarchiste catholique- n’a pas duré longtemps. Comme le rappelle son petit-fils Gilles, l’écrivain avait « sauté le pas en 1938-1940 ». Là, installé aux Baléares pour fuir ses difficultés financières en France, Bernanos découvre le visage réel du franquisme : massacre des opposants, dictature. Il écrit alors un pamphlet contre le franquisme, « Les Grands Cimetières sous la lune ».

« Je n’en retiens qu’un. Un Bernanos nationaliste »

Deux Bernanos, celui d’avant et d’après 1938 ? David Rachline évacue la distinction :

« Je n’en retiens qu’un. Un Bernanos nationaliste, français, révolté. Son esprit est resté le même après 1938, tout en devenant plus pragmatique. »

Il balaye aussi l’incompatibilité que souligne Gilles Bernanos entre « l’esprit de résistance et l’humanisme » de son grand père et les thèses du FN :

« Il n’y a rien d’incompatible entre l’humanisme chrétien de Bernanos et nos théories, d’autant que nous avons aussi planché sur le “ virage ” que vous pointez. »

Que peuvent faire les héritiers ?

David Rachline, poursuit, provoc :

« Je ne demande pas à la famille de se solidariser avec nous. Qu’ils laissent nos jeunes étudier Bernanos. »

Mais la situation est insupportable pour les héritiers, qui étudient les recours possibles afin de contraindre le FNJ à ne plus utiliser leur nom. Selon le cabinet d’avocat Emmanuel Pierrat, spécialisé dans la propriété intellectuelle, des recours seraient possibles, sur deux fondements :

  • Le droit moral (art. L 121-1 du code de la propriété intellectuelle), en prouvant que l’œuvre de Bernanos n’avait pas vocation à prôner des thèses comme celles du FNJ au cas où ce dernier utiliserait l’œuvre de l’écrivain.
  • L’article 9 du code civil, protégeant la vie privée, et qui a déjà donné une jurisprudence « droit au nom ». On précise au cabinet que « c’est ici plus compliqué, car ce droit est valable lorsqu’il est attaché au vivant, il n’est pas transmissible ».

Le cabinet Emmanuel Pierrat précise néanmoins que « tout est lié à l’usage que fera le FNJ du nom Bernanos » et qu’il sera de toute façon à la charge de la famille de « démontrer toute atteinte au droit moral ou à la propriété intellectuelle ».

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  • 83 réactions
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  • Atlantis
    Atlantis
    Etudiant apolitique
    • Posté à 00h21 le 02/09/2010
    • Internaute 39710
      Etudiant apolitique

    En tout cas, un bel exemple de la complexité des années 30 et 40 : des ligues et de l’Action Française au Figaro, puis à la résistance.
    Pour le reste, ce n’est guère qu’une bourde de plus du FN. PDM.

    • Pascal Riché
      Pascal Riché répond à Atlantis
      Redchef Rue89
      • Posté à 00h37 le 02/09/2010
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      Quelques autres ex-maurassiens sont devenus résistants : Henry d’Astier de la Vigerie, Jacques Renouvin, Honoré d’Estienne d’Orves, Daniel Cordier, Pierre de Bénouville...

      • youpi-
        youpi- répond à Pascal Riché
        ...
        • Posté à 12h23 le 02/09/2010
        • Internaute 40231
          ...

        Simon Epstein à bien décrypté cette étrangeté dans son livre : Un paradoxe français : Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance .

        Il y avait des français dans les années 20 , 30 qui dénonçaient l’antisémitisme avant de s’engager dans la collaboration . Certains d’entre eux avaient même été des militants de la Ligue internationale contre l’antisémitisme et a contrario comme vous le préciser , de nombreux résistants sortaient d’une extrême droite nationaliste qui dans les années 20 à 30 étaient franchement antisémite ...

    • .fr
      .fr répond à Atlantis
      ...
      • Posté à 11h37 le 02/09/2010
      • Internaute 69923
        ...

      Pas du tout étonnant que le FN s’intéresse à Bernanos, (qui était faut-il le rappeler de droite, catho, antisémite).

      (Lisez donc « La Grande peur des bien-pensants » de Georges Bernanos consacré à Edouard Drumont).

      • frédéric martin
        frédéric martin répond à .fr
        lecteur
        • Posté à 15h28 le 03/09/2010
        • Internaute 124687
          lecteur

        Bernanos fut monarchiste (et pas nationaliste), a été camelot du roi et d’action française, jusqu’en 1919 (il venait de faire la guerre, durant 4 ans). Il s’en est rapproché à nouveau en 26, pour s’en séparer de manière définitive et brutale en 1932 (voir « l’A-Dieu à Maurras). Il a été anti-fasciste, anti-franquiste (voir “les grands cimetières sous la lune”), résistant de la première heure, anti-pétainiste. Pour lui, rien n’est plus éloigné du christianisme que le nazisme. Entre autres très belles pages sur la commune, il y a quelques (rares) phrases regrettables dans “la grande peur des bien pensants” (1930) mais Bernanos a fait par la suite un chemin vers les juifs. Plusieurs textes, et non des moindres, en attestent. De même que ses engagements personnels. On ne peut limiter un homme à quelques phrases, qui n’ont d’ailleurs rien à voir avec la hargne obsessionnelle d’un Céline. De plus, Bernanos n’est pas un idéologue. Et n’a jamais professé la haine et l’exclusion des juifs. Ce que beaucoup d’entre-eux, dont Wiesel et Lanzman, savent bien. La différence est qu’ils sont allés, eux, au fond des choses.

  • lancetre
    • Posté à 00h26 le 02/09/2010
    • Internaute 18658

    Lire Bernanos leur ferait le plus grand bien.

    Pas sûr qu’ils y trouvent ce qu’ils imaginent...

     : -)))

  • Gelone2010
    Gelone2010
    Sarkophobe
    • Posté à 00h36 le 02/09/2010
    • Internaute 99991
      Sarkophobe

    « Lire Bernanos leur ferait le plus grand bien. »

    Le mieux, c’est quand même de lire tous les mots, avant d’écrire n’importe quoi :

    « Concrètement, 80 jeunes de ladite “ promotion ” ont, durant l’université d’été, planché sur l“ écrivain, écouté des conférences et disséqué l’œuvre.”

    “Pas sûr qu’ils y trouvent ce qu’ils imaginent...”

    Amusant : o)

    • bloozmarch
      bloozmarch répond à Gelone2010
      indocile heureux
      • Posté à 00h52 le 02/09/2010
      • Internaute 15731
        indocile heureux

      Que dire de ceux qui se réclament de Jaurès et voulaient faire entrer Camus au Panthéon, et qui ménagent, (doux euphémisme !), les milliardaires, mélangent immigration et criminalité, prônent l’ ostracisme, voire le racisme, et organisent une véritable chasse aux Roms ?

      • Asse42-
        Asse42- répond à bloozmarch
        Royaliste engagé contre le N.O.M (...)
        • Posté à 01h33 le 02/09/2010
        • Internaute 25124
          Royaliste engagé contre le N.O.M (...)

        Ceux-là on ne les a jamais cru.

      • pablico
        pablico répond à bloozmarch
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 10h47 le 02/09/2010
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        sans compter qu’ils se réclament de De Gaulle.. sur les bords...mais du bout des lèvres.

        Pourquoi le FNJ n’a pas pris De Gaulle comme parrain posthume, il est libre..

        parrain posthume, c’est faire penser, parler les morts, et leur faire dire des choses anachroniques qu’ils ne peuvent plus dire..

        quelle horreur...

         
        • bloozmarch
          bloozmarch répond à pablico
          indocile heureux
          • Posté à 15h05 le 02/09/2010
          • Internaute 15731
            indocile heureux

          Pire que des charognards, qui eux assument et nettoient !

        • IsabelleZZZ
          IsabelleZZZ répond à pablico
          cadre comptable
          • Posté à 14h06 le 03/09/2010
          • Internaute 122597
            cadre comptable

          En fait le petit-fils de de Gaulle est élu ou militant FN.
          Malika SOREL dit que la politique d’immigration poursuivie depuis 30 ans est un génocide par substitution.
          IsabelleERNESTINE D’autant que les musulmans étaient 3 millions il y a 20 ans, aujourd’hui ils sont 8 millions. A votre avis en quelle année seront-ils majoritaires en France et dans toute l’Europe ? Il y avait environ 90 000 naturalisations par an avant Sarko (2002), en 2010 année record 150 000 naturalisations, 350 000 nouveaux migrants chaque année. Avec le regroupement familial et leur taux de natalité je vous laisse faire le calcul. Je suis moi-même une fille d’immigré, mais mes grands-parents ont choisi la France par amour pour ses valeurs et sa culture. Je ne veux pas vivre au Frankistan.
          Malika SOREL dit aussi que les musulmans ont une culture tribale, les droits de l’homme sont une conception individualiste dont ils n’ont rien à carrer. Elles pensent que le discours culpabilsateur et faux du blanc colonialiste, esclavagiste et raciste est faux, les musulmans l’ont été au cours de leur histoire, au moins autant sinon plus, mais qu’à force de leur répéter qu’ils sont des victimes et que nous sommes des bourreaux, comment ne pas comprendre la haine que certains éprouvent envers nous. Ex au maximum 800 000 esclaves noirs déportés aux USA, contre 20 millions d’esclaves dans les pays musulmans au cours de leur histoire. Ce qui est dangereux chez Sarko c’est que seul son discours est sécuritaires pas ses actes. Les français réclament, sans succès une fin de l’immigration depuis 30 ans. Je suis de gauche, je suis attachée à l’égalité des chances. Mais combien de temps pourra tenir notre système de protection sociale à ce rythme, l’immigration et l’insécurité sont coûteuse, cet argent ne devrait-il pas servir à insérer les jeunes immigrés français qui sont déjà là ? En quoi ces migrations vont-elles avoir une influence positive sur le taux de chomage qui frise les 40 % en banlieu, ou sur le niveau de vie des salariés les plus pauvres sur lesquelles ces migrations exercent une pression à la baisse ?

          • Michel Vannier
            Michel Vannier répond à IsabelleZZZ
            artisan
            • Posté à 15h08 le 03/09/2010
            • Internaute 124682
              artisan

            « En fait le petit-fils de de Gaulle est élu ou militant FN » : un mot, un seul : HONTEUX ! ! !

            • pablico
              pablico répond à Michel Vannier
              À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
              • Posté à 17h13 le 03/09/2010
              • Internaute 14278
                À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

              personne n’est responsable de ses enfants et petits enfants..
              la génétique n’a même pas joué..

        4 autres commentaires
    • Srgvlt
      Srgvlt répond à Gelone2010
      Twitter @srgvlt
      • Posté à 01h33 le 02/09/2010
      • Internaute 23660
        Twitter @srgvlt

      franck lepage (je crois que c’est lui) racontait une anecdote : à des militants NPA, il a donné deux textes, un de onfray et un de bh lévy. mais... en intervertissant les noms d’auteurs. tous ont trouvé génial celui d’onfray (qui était en fait de lévy) et nul celui de lévy (qui était donc d’onfray). sans rien supposer des militants du npa, n’est-ce pas, lepage fait remarquer qu’on lit donc avant de lire... en contexte militant, je suppose.

      ainsi on peut mettre en doute leur lecture.

      on ne rappellera pas le cas de nietzsche, archétype en la matière

    • Rofold
      Rofold répond à Gelone2010
      Français vivant à New York
      • Posté à 02h07 le 02/09/2010
      • Internaute 118052
        Français vivant à New York

      Enfin, le problème n’est pas qu’ils lisent Bernanos... On va quand même pas interdire aux cons de lire des trucs bien, ça serait très antiproductif.

      Le problème est d’appeler une promo du FNJ la promo « Bernanos ». Je l’avoue, n’ayant jamais lu Bernanos, si j’avais entendu parler de la promo Bernanos du FNJ, sans avoir jamais entendu la voix outrée du petit-fils, j’aurais instantanément classé Bernanos à l’extrême droite... et j’aurais décidé de ne jamais le lire.

      Il y a donc bien préjudice à mon avis, l’auteur n’étant pas encore tombé dans le domaine public. C’est d’ailleurs peut-être ce qui gène ses héritiers ? Allez, je pousse, là.

      • Oontack
        Oontack répond à Rofold
         ! =
        • Posté à 02h33 le 02/09/2010
        • Internaute 60324
           ! =

        si j’avais entendu parler de la promo Bernanos du FNJ, sans avoir jamais entendu la voix outrée du petit-fils, j’aurais instantanément classé Bernanos à l’extrême droite... et j’aurais décidé de ne jamais le lire.

        Si tu fonctionnes comme ça, on peut alors affirmer que ton point de vue, quelque soit le sujet, ne vaut définitivement rien.
        Si tant est qu’on puisse parler de point de vue à ce niveau là.

         
        • Beren
          Beren répond à Oontack
          • Posté à 08h23 le 02/09/2010
          • Internaute 12268

          Les mots de Rofold étaient peut-être mal choisis ; eut-il été plus judicieux d’écrire que, croyant l’auteur d’extrême-droite, il n’aurait jamais pris le temps de le lire ?

          Ceci étant dit, votre commentaire manque tout autant de finesse. « Affirmer » sur la foi d’un unique commentaire que « son avis ne vaut définitivement rien » et ce « quel que soit le sujet » relève de l’utilisation d’un emporte-pièce de belle taille.

          Il y a suffisamment d’auteurs à lire pour devoir faire un tri, chacun est libre de ses critères de choix, et celui de l’orientation politique n’est pas plus mauvais qu’un autre.

          • Jerome_B
            Jerome_B répond à Beren
            • Posté à 09h00 le 02/09/2010
            • Expert 81512

            Toujours est-il que, par exemple, se priver de lire Céline serait pour moi une grande perte .... et pourtant je suis un anarcho-gauchiste indécrottable .... c’est vrai qu’il faut parfois se méfier d’un certain sectarisme dans ses choix artistiques et intellectuels ........

          • Oontack
            Oontack répond à Beren
             ! =
            • Posté à 10h30 le 02/09/2010
            • Internaute 60324
               ! =

            Si vous aviez correctement lu mon commentaire, vous y auriez vu un si. Je lui accorde le bénéfice du doute contrairement à vous. Il semble que celui qui juge à l’emporte pièce c’est vous. Vous y ajoutez l’indispensable touche de condescendance qui sied bien.

            Ma franchise est une politesse, et votre politesse un mépris.

            • Beren
              Beren répond à Oontack
              • Posté à 11h51 le 02/09/2010
              • Internaute 12268

              J’ai tout à fait bien lu votre commentaire et n’ai pas manqué le « si ». Je n’ai pas non plus manqué de remarquer sa position en introduction, ni le développement et la conclusion parfaitement lapidaire qui suivaient, et qui ne donnent à ce « si » que la valeur d’une précaution

              De plus, celà n’enlève rien au reste de votre raisonnement : même en prenant le commentaire de votre interloctueur au premier degré, décider que ses choix de lectures invalident l’intégralité des opinions qu’il peut émettre sur n’importe quel autre sujet, est bien ce que j’appelle un jugement à l’emporte pièce.

              Pour le reste, voyez la condescendance là où il vous plaira : la discussion porte sur les arguments et non sur leur auteur.

              • Oontack
                Oontack répond à Beren
                 ! =
                • Posté à 12h31 le 02/09/2010
                • Internaute 60324
                   ! =

                Je vous fais un aveu, la précaution à l’emporte-pièce est un concept qui m’échappe.

          • noise
            noise répond à Beren
            zombie dans un etat policier
            • Posté à 12h53 le 02/09/2010
            • Internaute 97030
              zombie dans un etat policier

            « relève de l’utilisation d’un emporte-pièce de belle taille. »

            je la note pour plus tard celle ci

        6 autres commentaires
      • Comment peut on être Persan
        Comment peut on être Persan répond à Rofold
        Salut les grincheux
        • Posté à 13h36 le 02/09/2010
        • Internaute 110207
          Salut les grincheux

        Il me semble qu’on ne peut pas décider de lire ou pas un auteur en fonction des idées politiques qu’on lui attribue (à tort ou à raison peu importe). C’est un anachronisme. Et se priver bêtement de bons auteurs.

        Noter que plus l’auteur est ancien plus c’est anachronique : peut on cataloguer Voltaire ou Racine avec les luntettes d’aujourd’hui ?

        Le propos pourrait être nuancé pour un auteur de livres politiques par destinations (Machiavel ?). Ou un auteur contemporain qui prendrait ouvertement parti et qu’un lecteur souhaiterait sanctionner.

         
        • Rofold
          Rofold répond à Comment peut on être Persan
          Français vivant à New York
          • Posté à 14h07 le 03/09/2010
          • Internaute 118052
            Français vivant à New York

          Vous avez raison.

          Ma phrase était excessive. Disons qu’en tout cas j’aurais eu un a priori négatif. Et que naturellement, sans vouloir sanctionner Bernanos, ce qui, il est vrai, est tout à fait anachronique (J’ai aimé Céline et Rebatet), je me serais certainement tourné vers d’autres plus facilement que vers lui.

          Quant à l’autre commentaire, je répondrais que quand on pense, de manière péremptoire, que le point de vue d’un autre ne vaut rien, on n’est pas très loin du fascisme.

        1 autres commentaires
  • Asse42-
    Asse42-
    Royaliste engagé contre le N.O.M (...)
    • Posté à 01h32 le 02/09/2010
    • Internaute 25124
      Royaliste engagé contre le N.O.M (...)

    Franchement je trouve assez exaspérant de faire croire qu’en tant qu’être humain vous n’avez qu’une pensée et que celle-ci durera jusqu’à votre mort. Ne peut-on pas penser que l’environnement, l’éducation, les rencontres amènent à modifier son point de vue et à le faire évoluer ? Cette bien-pensance qui s’ingénie à nous faire croire que nous sommes d’un bloc alors que nous sommes au contraire hyper complexes et malléables est insupportable au possible.

    La dictature de la bien-pensance est le vrai fascisme de notre époque. Si vous voulez voir une société secrète rosi-crucienne en action et dont certains liens historiques avec d’autres sociétés secrètes ont amené le nazisme c’est ici :
    Lien

    • fingo
      fingo répond à Asse42-
      Etudiant
      • Posté à 01h52 le 02/09/2010
      • Internaute 70898
        Etudiant

      un peu de serieux voyons, vous voila aussi crédule et naïf nos ’amis’ du FNJ à croire n’importe quoi... pour quoi pas des francs maçons pendant que vous y etes ?

      • Asse42-
        Asse42- répond à fingo
        Royaliste engagé contre le N.O.M (...)
        • Posté à 02h22 le 02/09/2010
        • Internaute 25124
          Royaliste engagé contre le N.O.M (...)

        C’est marrant de constater le formatage idéologique des « étudiants » aligné sur le même moule idéologique de la bien-pensance. Cela ne fait que confirmer finalement que le système éducatif a réussi sa mue en enlevant le libre-arbitre aux moutons...

         
        • Alt-Z
          Alt-Z répond à Asse42-
          Dans le marigot Lepen89
          • Posté à 04h35 le 02/09/2010
          • Internaute 34267
            Dans le marigot Lepen89

          Tu me fais de plus en plus penser à Ségolène. C’est rigolo...

        • fingo
          fingo répond à Asse42-
          Etudiant
          • Posté à 13h24 le 02/09/2010
          • Internaute 70898
            Etudiant

          C’est marrant de constater le formatage idéologique des « Royalistes engagés », aligné sur le même moule idéologique du complotisme sournois. Cela ne fait que confirmer finalement que le système nationalistes fascisants a bien réussit sa propagande idéologique en confirmant les partisans du grand secret universel dans leur erreur.

        2 autres commentaires
  • Prom72
    Prom72
    a.k.a Galan of Taa
    • Posté à 02h52 le 02/09/2010
    • Internaute 96237
      a.k.a Galan of Taa

    Il est évident que le Bernanos mûr détesterais les thèses populistes du FN (et donc du FNJ). Rien que pour ça je comprend la réaction de son petit fils.

    Ils disent qu’ils ont planchés sur ses écrits tout comme les nazis sur les thèses de Nietzcshe. C’est à dire qu’il sortent les 3 ou 4 phrases qui les contentent tout en niant le reste, et donc ils font abstraction d’un des principe de base de la Philosophie : Meleta to pan (Sois soucieux du tout-Aristote).
    En résumé ils prennent une partie pour le tout, procédé très courant chez ce genre de personnes.

  • Ragle Gumm
    Ragle Gumm
    Où Sera Demain Le Petit Homme (...)
    • Posté à 03h20 le 02/09/2010
    • Internaute 121804
      Où Sera Demain Le Petit Homme (...)

    Éclairez ma lanterne, svp.

    L’auteur de « la Montagne Morte de la Vie » serait le fils de Georges et le père de Gilles ?

    • AmourduNoir
      AmourduNoir répond à Ragle Gumm
      Libraire Polar/SF/Cinéma
      • Posté à 11h29 le 02/09/2010
      • Internaute 89061
        Libraire Polar/SF/Cinéma

      Oui, l’auteur de « La montagne morte de la vie » est bien le fils de Georges ; il a publié une petite dixaine de romans (plus ou moins fantastique) sous son nom et sous les pseudonymes Michel Talbert (au Fleuve Noir, collection Angoisse) et Michel Drowin (La Table Ronde).

  • Benoît P.
    Benoît P.
    Etudiant
    • Posté à 07h54 le 02/09/2010
    • Internaute 73351
      Etudiant

    Petite précision, René Coty, plutôt du genre Rad-Soc, n’a jamais été propriétaire du Figaro. Durant les années 30, il s’agissait de François Coty, personnage radicalement différent, puisque parfumeur, milliardaire et fondateur/financier de plusieurs ligues d’extrême-droite. Ce qui ne signifie pas pour autant que le Figaro était devenu un journal de cette obédiance politique. Comme le président Coty n’a laissé qu’une trace assez ténue dans l’histoire, épargnons lui de salir son nom.

    Pour ce qui est de Bernanos, personnellement je vois plutôt dans son oeuvre un éloge de la faiblesse et de la compassion, assez éloigné du culte de la puissance (qui ne saurait être assimilée à la grandeur) propre au FN.

    • Waldeck
      Waldeck répond à Benoît P.
      Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
      • Posté à 08h59 le 02/09/2010
      • Internaute 36864
        Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

      Le FN - et il n’est pas le seul - est en train de re-formater le champ de son influence, ainsi il s’éloigne de la région PACA où il bénéficie pourtant d’une large audience au profit du Nord de la France.
      Le FN se cherche également de nouveaux maîtres à penser, Marine Le Pen n’est pas étrangère à cette nouvelle tendance.

      Et puis Bernanos n’est pas si éloigné que cela de certaines thèses du FN ...

      • Michel Vannier
        Michel Vannier répond à Waldeck
        artisan
        • Posté à 10h36 le 02/09/2010
        • Internaute 124682
          artisan

        A Waldeck,

        il faut croire que vous-même, vous n’êtes pas éloigné du tout du F.N pour proférer des absurdités pareilles ! ... Décidément, l’extrême droite n’a jamais pardonné à Bernanos d’avoir révélé son vrai visage : celui de cette « révolution des ratés », comme il l’appelait lui-même, dont Pétain fut l’initiateur et que Maurras applaudit des deux mains. Que le FN se revendique donc de lui, et non de Bernanos qui fut, selon la définition de Jacques Julliard, l’un des plus actifs « remparts de la démocratie ». Bernanos est trop attaché à la liberté, à la vérité et à la justice pour avoir aucun rapport avec le FN. C’est une bonne suggestion de regarder son site officiel : Lien
        Peut-être évoquent-ils l’évènement en question ?

         
        • Waldeck
          Waldeck répond à Michel Vannier
          Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
          • Posté à 10h57 le 02/09/2010
          • Internaute 36864
            Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

          -« il faut croire que vous-même, vous n’êtes pas éloigné du tout du F.N pour proférer des absurdités pareilles ! .. »

          Non, je ne me sens pas du tout proche du FN et de ses thèses, et je ne vous permets pas de le dire, car je considère cela comme une insulte !

          Mais je disais qu’il y avait plus de convergence entre Bernanos et le FN qu’entre Maurras et Mélanchon.

          Mais on pourra aussi dire que parfois les extrêmes se touchent ( Dieudonné & Le Pen ... ) et se caressent !

          • Michel Vannier
            Michel Vannier répond à Waldeck
            artisan
            • Posté à 19h11 le 02/09/2010
            • Internaute 124682
              artisan

            Ce n’est pas parce que Bernanos a été d’action française jusqu’en 1932 qu’on doit définitivement le cataloguer « d’extrême droite » alors que le reste de sa vie, dans ses engagements et ses écrits, attestent du contraire, en particulier au moment de la guerre d’Espagne et de la seconde guerre mondiale... Vous-même considérerez cette « classification » comme une insulte, à juste titre d’ailleurs. Comprenez alors les réactions de ceux qui sont choqués par cette récupération... Certains évoquent le « Bernanos mûr ». Je pense effectivement qu’après sa rupture, très brutale, avec cette « famille » qu’était l’action française, il s’est affranchi, et libéré, pour s’affirmer comme l’anti-totalitaire qu’il était (et qu’à mon sens il a toujours été si l’on regarde les choses plus en profondeur). Pour Bernanos, d’ailleurs, « le nationalisme déshonore l’idée de nation ». Il était monarchiste, au sens idéal du terme, mais a combattu les « nationalismes » de son temps. Avant de quitter l’Espagne, il a confié au poète José Bergamin, catholique combattant aux côtés des communistes, son souhait de rejoindre les républicains. Bergamin lui a répondu que « ce n’était pas sa guerre »... Au moment de la sortie des « grands cimetières sous la lune », Maurras et sa clique considèrent qu’il est devenu communiste... Aujourd’hui, il vomirait probablement sur le F.N, par lequel il ne peut en aucun cas être récupérable. Mais il détesterait aussi sans doute les expulsions de Rom, qu’affectionnent nos petits internautes sarkozystes ...

        2 autres commentaires
    • Pascal Riché
      Pascal Riché répond à Benoît P.
      Redchef Rue89
      • Posté à 11h14 le 02/09/2010
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      Bien sûr, c’est une étourderie malheureuse (Hubert n’y est pour rien).

  • RTT
    RTT
    Fonctionnaire
    • Posté à 08h17 le 02/09/2010
    • Internaute 116703
      Fonctionnaire

    « antisémite : ce mot me fait de plus en plus horreur. Hitler l’a déshonoré à jamais ’
    Pour moi l’ancien d’action française et des camelots du roi, franquiste de la 1ère heure, dit bien ce qu’il pense, et qu’il ait l’absoute de Wiesel n’y change rien c’était un catho tradi de l’époque et chez ces gens là, Monsieur, faisait pas bon être juif.
    Noir c’est pas gris et blanc c’est pas beige...

    • frédéric martin
      frédéric martin répond à RTT
      lecteur
      • Posté à 19h30 le 02/09/2010
      • Internaute 124687
        lecteur

      Lisez les textes de Bernanos sur ce sujet eu vous verrez que dès 1938, Bernanos effectue un changement fondamentaldans sa relation aux juifs qui commence notamment avec ce texte...

      1) En 1938, « année munichoise », Bernanos déclare : Aucun de ceux qui m’ont fait l’honneur de me lire ne peut me croire associé à la hideuse propagande antisémite qui se déchaîne aujourd’hui dans la presse dite nationale, sur l’ordre de l’étranger.

      ...et se termine avec celui-là (1948, année de sa mort) :

      2) Le mot d’antisémite est un mot mal né, un mot qui devait tôt ou tard, comme disent les bonnes gens, « mal tourner », à l’exemple de tous ceux qu’on a formés sans grande dépense de jugement ni d’imagination, grâce à la particule prépositive anti. Hélas ! il n’est pas de mot du vocabulaire qui ne soit capable de diviser les hommes au point de les faire se haïr, mais il n’est d’honorable que ceux-là qui, le jour venu, sont capables de les réconcilier. Le mot d’antisémite n’a évidemment pas en lui cette vertu. (...) Le mot d’antisémite n’est pas un mot d’historien, c’est un mot de foule, un mot de masse, et le destin de pareils mots est de ruisseler, tôt ou tard, de sang innocent. (...) « Depuis deux mille ans, c’est bien ainsi par une espèce de substitution religieuse formidable qu’Israël nous apparaît sous les traits de celui qu’il vit lui-même un jour au seuil du prétoire de Pilate, le visage défiguré par les coups, sa robe blanche trempée du sang de la flagellation (...) “Ce qui a au cours des siècles opposé le monde chrétien au monde juif n’est sans doute qu’un malentendu mais c’est un malentendu fondamental, et qui en pénétrerait le sens connaîtrait du même coup peu-être la signification totale de l’Histoire. Autre chose est de haïr et autre chose est de méconnaître, et si nous avions le courage d’aller au-delà des apparences, nous devrions sans doute convenir que le plus grand malheur d’Israël n’est pas d’avoir été si constamment haï, c’est d’avoir été non moins constamment méconnu” (...) Je crois aussi que, le sachant ou sans le savoir, les opposants à l’insurrection obéissaient à une vieille conception juive de l’honneur, très étrangère à notre sensibilité, conformant ainsi à l’attitude immémoriale de leurs pères, depuis la dispersion. L’honneur juif, en effet, depuis deux mille ans, n’est pas de résister par la force, mais par la patience, car le but que se propose, que s’est toujours proposé ce peuple impérissable n’est pas de vaincre, mais de durer ; c’est de la durée qu’il attend le salut. Qu’Israël dure, et le très haut vaincra pour lui. En attendant, l’honneur, c’est de rester juif et de faire des enfants juifs, d’en faire assez pour que tous les pogroms ne puissent anéantir ce que Dieu a ordonné de conserver » (...) « Les charniers refroidissent lentement, la dépouille des martyrs retourne à la terre, l’herbe avare et les ronces recouvrent le sol impur où tant de moribonds ont sué leur dernière sueur, les fours crématoires eux-mêmes s’ouvrent béants et vides sur les matins et sur les soirs, mais c’est bien loin maintenant de l’Allemagne, c’est aux rives du Jourdain que lève la semence des héros du ghetto de Varsovie...

      Bernanos applaudissait ici la création de l’état d’Israël, dont il fut le témoin, quelques semaines avant de mourir.

      Entre temps, il y eut d’autres textes, qui témoignent de cette évolution et de ce rapprochement, et dont Simon Epstein fait précisément état dans son livre “le paradoxe français”. Alors, on est loin, très très loin, du “DÉTAIL” et de “DURAFOUR CRÉMATOIRE”, non ? ! ! !
      Le F.N est un grand salisseur de mémoire...

      • RTT
        RTT répond à frédéric martin
        Fonctionnaire
        • Posté à 09h39 le 03/09/2010
        • Internaute 116703
          Fonctionnaire

        Je ne vais pas débattre indéfiniment sur le fait de savoir s’il l’a été un peu, beaucoup, passionnément ou pas du tout...
        Relisez l’histoire de notre belle France de cette époque là M. Marin, pays de résistants qui n’a pas à rougir de l’exemple des Pays-Bas qui refusèrent toute collaboration avec les nazis à commencer par leur Roi, ou de la Yougoslavie qui se libéra seule, la France de Vichy s’est fondée sur ce bel engrais de la droite bien pensante, celle de Thiers, des Versaillais et des anti-Dreyfusards et Bernanos a effectivement résisté farouchement aux allemands depuis l’Amérique du Sud dont il n’est revenu qu’à la fin de la guerre !
        Le FN n’est que l’avatar de cette droite bien pensante qui quelquefois, sursaute parce qu’ils vont trop loin, ( Durafour crématoire) et tant d’autres détails, mais si peu, si peu...

         
        • Michel Vannier
          Michel Vannier répond à RTT
          artisan
          • Posté à 10h55 le 03/09/2010
          • Internaute 124682
            artisan

          1) Bernanos était « communard » (d’esprit de coeur, même si évidemment il n’était pas né en 1870). Il détestait Thiers, peut-être autant que Pétain... Il l’a assez écrit.

          2) Bernanos est parti en Amérique du Sud en 38, suite aux accords de Munich (« J’ai quitté mon pays, il n’était pas possible à un homme libre d’y vivre ou même d’y respirer »), et non au début de la guerre.

          3) Compte tenu de ses écrits et de son implication dans la résistance, à travers tous les textes publiés ou lus sur Radio Londres, je vous laisse imaginer ce qui lui serait arrivé s’il était entré en France. C’est comme si vous reprochez à de Gaulle d’être resté peinard à Londres (ce que d’ailleurs, j’ai déjà entendu...). Lors des commémorations de l’appel du 18 juin, il a été cité par Jean-Louis Crémieux-Brilhac (« De grandes voix se sont exprimés ici, Bernanos, et même François Mitterrand... ») : parlez-en à d’autres résistants et vous verrez.

          4) Il n’est rentré en France que parce que de Gaulle le lui demandait (« votre place est parmi nous » lui écrit-il dans un télegramme en 1945).

          5) Lorsqu’on a passé 4 ans dans les tranchées de 14-18, qu’on y a été blessé, qu’on s’est vu condamné à mort par Franco, qu’on a manqué d’être tué par ses services en Espagne, on peut difficilement vous faire le reproche de ne pas engager votre peau dans les combats que vous menez... au fait cela vous est-il déjà arrivé ? ...

          6) Bernanos était handicapé suite à un accident de moto. Il avait 50 ans lorsqu’il est parti au Paraguay puis au Brésil. Difficile de se battre physiquement dans ses conditions... Il a utilisé le moyen le plus efficace : sa plume. Visiblement, la France Libre a apprécié. Deux de ses fils s’y sont d’ailleurs engagés.

        • Michel Vannier
          Michel Vannier répond à RTT
          artisan
          • Posté à 11h02 le 03/09/2010
          • Internaute 124682
            artisan

          Je précise que ce doublon n’est pas volontaire...

        2 autres commentaires
      • Armand_de_Maupertuis
        • Posté à 22h44 le 03/09/2010
        • Internaute 41272

        Le moins qu’on puisse dire, c’est que les réponses de Frédéric Martin et Michel Vannier sont autrement plus argumentées que l’accusation de rtt...

  • Lauvergnate
    Lauvergnate
    Gardienne du bon goût
    • Posté à 09h18 le 02/09/2010
    • Internaute 99381
      Gardienne du bon goût

    La profanation de sépulture est une habitude au FHaine.

  • Dabu
    Dabu
    citoyen
    • Posté à 09h21 le 02/09/2010
    • Internaute 124676
      citoyen

    Bonjour,

    Faites-vous votre opinion en parcourant le site sur Georges Bernanos :

    Lien

    Bises

  • neoBoBo-
    neoBoBo-
    Bolchévique Bonapartiste
    • Posté à 09h31 le 02/09/2010
    • Internaute 123387
      Bolchévique Bonapartiste

    Comme quoi, toutes les générations ne se valent pas !

    • lambertine
      lambertine répond à neoBoBo-
      Nulle part... ou ailleurs
      • Posté à 09h38 le 02/09/2010
      • Internaute 91509
        Nulle part... ou ailleurs

      Vous parlez du FNJ, ou de Gilles Bernanos ?

  • A déménagé le 8-10
    • Posté à 09h38 le 02/09/2010
    • Internaute 1001
      nc

    Si cette polémique pouvait pousser le riverain lambda à découvrir Bernanos, ce serait bien fait pour le LePen’s club.

    C’est d’abord un des grands écrivains français du 20 siècle. Sa prose pamphlétaire, bien sûr, dont certaines pages sont toujours actuelles. Ses romans aussi, et pas que le « Journal d’un curé de campagne ». « Un crime » et surtout « Monsieur Ouine », dont on ne ressort pas intact.

    « Humaniste chrétien’ » est une bonne définition : s’il y avait eu davantage de Bernanos aux manettes de l’Eglise, peut-être y serai-je resté ?

    J’ajoute que les gens nés à droite et passés à gauche sont rares, la mode actuelle est plutôt à l’inverse, hein Koujouch’.

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