Cabinet de lecture

L'actualité des livres, par Hubert Artus.

Egypte : « Je comprends le sens et la force du mot “peuple” »

Publié le 30/01/2011 à 20h49

Auteur du livre – devenu film –, « L’Immeuble Yacoubian » et de « Chicago », Alaa el-Aswani est un intellectuel cairote reconnu. Egalement dentiste, il descend chaque jour dans la rue pour participer à ce qu’il nomme la « révolution égyptienne ». Interview.

Rue89 : Quelle est la situation en ce dimanche soir ?

Des avions de chasse et des hélicoptères survolent le Caire depuis cet après-midi, mais nous ne le prenons pas très au sérieux : s’ils voulaient nous tuer, ils ne le feraient pas depuis leurs Mirages, ils nous feraient tirer dessus par les officiers qui sont sur la place Tahrir…

Il y avait aujourd’hui autant de monde que les autres jours. D’ailleurs, ce n’est plus la question le nombre de manifestants. Ce qui compte, c’est que dans toutes les villes d’Egypte les gens sortent malgré le couvre-feu, restent sur place la nuit. A Alexandrie, Suez, au Caire, et partout, c’est la parole du peuple.

Vous avez participé à tous les rassemblements ?

J’ai participé à tous les rassemblements depuis le début de la révolution égyptienne, mardi 25. A chaque fois, les gens me demandent de prendre la parole, ils me disent que c’est aussi grâce à nos romans politiques, aux intellectuels du pays qu’ils sont là. C’est l’honneur le plus grand qui puisse être rendu à un écrivain.

Venir dans la rue est mon devoir d’écrivain, puisque j’ai écrit des romans contre la dictature et pour la liberté. C’est aussi mon devoir de citoyen.

Vous parlez de « révolution » ?

Oui, par définition ce qui se passe est une révolution. Si on parle des chiffres, des centaines de milliers d’Egyptiens, peut-être des millions, sont sortis dans la rue. Si on parle des demandes, quelles sont-elles ? Nous demandons la fin d’un régime, d’un système, d’arracher toutes les racines de cet ancien régime pour en bâtir un nouveau. C’est donc tout à fait une révolution, la révolution égyptienne.

L’Egypte est mon pays, j’y vis, j’y écris et travaille depuis longtemps, mais c’est la première fois en Egypte que je sens ce que veut dire le mot « peuple », le sens et la force de ce mot. Des milliers de gens qui n’ont plus peur, qui semblent préparés à tout.

Dans le rassemblement de samedi place Tahrir, j’ai vu un jeune mourir à 5 ou 6 mètres de moi. Il venait de se faire tirer dessus, devant ses camarades. Ceux-ci ont enlevé le mort, mais n’ont pas reculé d’un centimètre. Ces jeunes sont extrêmement courageux.

D’ailleurs, il n’y a pas seulement des jeunes : il y a des familles. Un tiers des gens qui sont dans la rue sont des femmes qui, pour beaucoup, emmènent leurs enfants. C’est le peuple dans le vrai sens du terme qui est à l’œuvre. Quand le vrai peuple parle, tout le peuple, on doit lui obéir.

Pensez-vous que Moubarak partira, comme Ben Ali ?

Ben Ali n’avait pas d’autre choix que de partir, et je pense que Moubarak doit lui aussi annoncer qu’il quitte son poste. C’est la seule solution que peuvent accepter les Egyptiens qui sont dans la rue depuis une semaine.

Le Président a deux solutions : soit de dire qu’il va obéir à son peuple, soit, comme il l’a fait dans son intervention télévisée, ignorer le peuple et continuer à parler des crimes et de l’état d’urgence, espérant ainsi que les gens continuent à avoir peur et rentrent chez eux. Mais la deuxième solution n’est vraiment pas intelligente. Si vous venez en Egypte, vous serez convaincu que ce régime est à présent terminé.

Nous n’avons pas peur. Ce n’est pas un nouveau gouvernement que nous voulons, mais la fin du régime. C’est pourquoi je ne soutiens personne en particulier pour remplacer Moubarak. Ce que le peuple veut, c’est une démocratie. Il aura l’opportunité de faire des élections propres. Le nom que le peuple élira bénéficiera de tout le respect du peuple.

Quelle est la relation entre larmée et la rue ?

Elle est très positive. Samedi, j’ai vu des officiers nous rejoindre dans la manifestation. Ils ont chanté avec nous : « Moubarak doit partir » et « Moubarak dégage ! »…

Et la police ?

Durant trois jours, les policiers ont tiré sur les manifestants, en ont abattus. Mais ils se sont aperçus que ça ne changeait rien, alors ils ont changé de tactique. Ils ont disparu. Ils en sont à libérer les criminels de prison pour faire des incendies et des pillages, même au domicile des gens. Ils se sont dit, je pense, qu’ainsi les gens auraient peur et rentreraient chez eux.

►Interview réalisée par téléphone

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  • 117 réactions
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  • Florent Deliesle
    • Posté à 22h07 le 30/01/2011
    • Internaute 137282

    On idéalise trop l’idée de révolution. On verra ce que dira ce cher monsieur lorsque la victoire du peuple consacrera le fondamentalisme. Comment peut-on, nous français, encore encenser la révolution de manière absolue ?
    Préfère-t-on vraiment Robespierre à Louis XVI ?

    • Oignon
      Oignon répond à Florent Deliesle
      Etudiant
      • Posté à 22h25 le 30/01/2011
      • Internaute 95253
        Etudiant

      Une vie de servitude aux ordres, sous la protection d’un régime, ou la liberté dans un chaos confus, sans hiérarchie pour tout contrôler ?

      • Florent Deliesle
        • Posté à 12h11 le 31/01/2011
        • Internaute 137282

        La liberté, et l’absence de contrôle sous Robespierre ?

        Vous confondez la conventionet Woostock mon pauvre ami.

        N’avez vous jamais entendu parler des comité révolutionnaires, de la loi des suspect. Le mot même de guillotine a-t-il atteint vos tympans ?

         
        • Spiripotain
          Spiripotain répond à Florent Deliesle
          promeneur écoutant
          • Posté à 13h50 le 31/01/2011
          • Internaute 49037
            promeneur écoutant

          Vous ne l’avez jamais digérée, celle-là, non ? Même après deux siècles ! Décidément, la Droite n’apprend rien mais retient tout !

          • Teberli
            Teberli répond à Spiripotain
            Enseignant
            • Posté à 11h31 le 01/02/2011
            • Expert 48108
              Enseignant

            Ah la noblesse dans sa tour d’e-voir.

            Avec ce genre de citoyen, les classes exploitées en lutte trouvent un supplément de motivation, il faut accélérer et renforcer les luttes à la base, sans se fier aux appareils politiques de gauchededroite ni aux leaders syndicaux non-anticapitalistes qui collaborent à la gestion du libéralisme - voir qui dirige et gère Malakoff Mederic aux côtés de G. Sarkozy - et freinent de toutes leurs forces les mouvements de lutte des citoyens en colère qui « risquent » d’être victorieux et de mettre à mal le système qui remplit leur gamelle dirigeante.

        • Teberli
          Teberli répond à Florent Deliesle
          Enseignant
          • Posté à 13h55 le 31/01/2011
          • Expert 48108
            Enseignant

          Ce qui atteint vos tympans en ce moment et qui a l’air de vous déranger profondément, c’est le bruit puissant de la lutte des classes, le son pourtant bien agréable de la voix des peuples.

          Alors, hibernez quelques temps, consultez les oracles et les gourous du capital et priez Saint Dollar.

          Laissez les peuples choisir eux-même ce qui est bon pour eux.

          Vous savez, ils ont déjà dit haut et fort qu’ils rejettent vos idées, votre système mondialisé et vos valeurs libérales contraires à la liberté.

          Il sauront bien construire leur avenir, même sans vos amis les anciens maîtres du jeu.

          • Florent Deliesle
            • Posté à 14h56 le 31/01/2011
            • Internaute 137282

            Après avoir lu « la psychologie des foules “ je me méfie d’elles. Je ne suis pas sûr que le gouvernement qui résultera de cette révolution égyptienne soit celui du peuple ou alors dans un sens dévoyé. Je me méfie de l’engouement des foules même si je reste attaché à la démocratie directe. Napoléon et Hitler furent le choix du peuple quelques instants, le symbolde d’un ordre nouveau et leur bourreau pour des années.

            • Teberli
              Teberli répond à Florent Deliesle
              Enseignant
              • Posté à 17h06 le 31/01/2011
              • Expert 48108
                Enseignant

              Vous vous méfiez des foules, de la rue, de la révolution, du peuple, etc... Que pensez vous du suffrage universel ?

              Que pensez vous de la manipulation des citoyens par les média aux ordres des puissants qui les financent et les contrôlent ?

              Que pensez vous de la lutte des classes, de la lutte entre ceux qui ont tout pris et ceux qui essaient jour après jour de survivre ?

              Préfériez vous le calme de la dictature Tunisienne avant le bruit des manifestations ?

              • Florent Deliesle
                • Posté à 19h23 le 31/01/2011
                • Internaute 137282

                Le suffrage universel est selon moins le pire des système à l’exception de tout les autres, il a consacré Bonaparte et Hitler, en tant que républicains je ne peux cautionner leurs horreurs. Il présente cependant la meilleure alternative, le suffrage censitaire est un échec.
                Peut-être qu’en fait la meilleure forme est le suffrage universel mais indirect, le parlementarisme Anglais et le parlementarisme allemand sont plus modérés que nos choix présidentiels.

                Je ne pense pas qu’il y ait une manipulation politique mais commerciale des médias. Je ne suis pas un grand fana de toutes les formes de complot que l’on s’imagine et je trouve que la presse est assez libre en France même si les grands journaux sont relativement proche du pouvoir c’est un fait.

                Quand à la lutte des classes je considère que c’est un mythe total qui n’a eu d’utilité que pour justifier un des pires régimes totalitaires du monde qui n’a pas hésité à massacrer les koulaks, les chrétiens et les juifs (eh oi pour un coco le juif est un bourgeois cf le concert) dans des conditions plus humaines que le nazisme évidemment le goulag vaut bien nos anciens bagnes mais pas les camps de concentration.

                J’ai confiance dans le peuple tunisien, je n’ai pas le même rapport vis-à-vis des frères musulmans.

                • miouloupelo
                  miouloupelo répond à Florent Deliesle
                  étudiante
                  • Posté à 21h09 le 31/01/2011
                  • Internaute 141378
                    étudiante

                  je suis tout à fait d’accord avec ton point de vue. Effectivement, je reconnais les abus du pouvoir de Mubarak mais je pense que cette colère populaire risque d’être absorbée par les islamistes en Egypte.

                  Contrairement aux Tunisiens, la société égyptienne a été de plus en plus islamisée sous l’action de Sadate dans les années 70, d’autant plus qu’il ne s’agit pas d’une société éduquée comme nos voisins Tunisiens. C’est pour cette raison que je ne pense pas qu’on (je dis « on » parce que c’est mon pays d’origine) soit prêt pour une véritable démocratie. C’est malheureux à dire mais les faits montrent qu’à chaque « éléction démocratique », les frèrers musulmans sortent victorieux avec une large majorité : ils ont raflé 80 sièges malgré de lourdes fraudes. La situation est différente de celle de la Tunisie où le risque de l’islamisme est bien réel. Beaucoup de musulmans modérés qui ne sont pas pro-islamistes sont prêts à voter pour les Frères Musulmans à cause du ras le bol légitime de la situation.

                  Il faut savoir qu’on paye aussi l’ingérence des Américains qui ont permis la montée des islamistes. Ils ont tapé sur des régimes nationalistes (je pense à celui de Nasser) en financant massivement des groupements religieux qui servaient de contre-pouvoir. Ils n’ont pas du tout mesuré l’ampleur de leurs conneries et aujourd’hui ce sont, de toute façon, les mêmes qui en paient le prix.

                  Donc, je pense aussi que l’article est quelque peu simpliste et idéaliste...

                  Après le débat se pose : doit on laisser les Frères musulmans prendre le pouvoir si Mubarak quitte le pouvoir (et c’est ce qui risque d’arriver si des éléctions libres sont organisées) sous prétexte qu’il s’agit de la volonté du peuple, sachant toutes les conséquences que cela peut entraîner (pensez à la situation de l’Iran) ou doit-on empêcher ce scénario catastrophe ?

                  Personnellement, j’opte pour la première solution (je sais ça peut paraître paradoxal avec ce que j’ai démontré ci-dessus) parce que je pense qu’une intervention étrangère risquerait de donner plus de crédit aux fondamentalistes religieux qui se nourrisssent de la colère populaire, de la misère sociale et donc d’aggraver davantage le repli de la société.

                  en gros, je suis plutôt pessimiste sur l’avenir, je ne vois pas vraiement de solution, j’ai l’impression qu’on est dans une impasse.

                  Et vous qu’est ce que vous pensez ?

                  • Florent Deliesle
                    • Posté à 21h28 le 31/01/2011
                    • Internaute 137282

                    Je suis tout à fait d’accord avec vous.

                  • Teberli
                    Teberli répond à miouloupelo
                    Enseignant
                    • Posté à 11h53 le 01/02/2011
                    • Expert 48108
                      Enseignant

                    Moubarak et les siens paient leur traitrise envers les habitants de Gaza enfermés dans un camp de concentration géant et massacrés sous le regard calme de l’ONU.

                    • miouloupelo
                      miouloupelo répond à Teberli
                      étudiante
                      • Posté à 12h00 le 01/02/2011
                      • Internaute 141378
                        étudiante

                      t’es hors sujet !

                      • Teberli
                        Teberli répond à miouloupelo
                        Enseignant
                        • Posté à 02h43 le 02/02/2011
                        • Expert 48108
                          Enseignant

                        Et bien il semble pourtant que les événements prouvent que c’est bien une des clés pour comprendre la situation révolutionnaire en Egypte, le refus de la misère et la lutte des classes exploitées et maltraitées contre les riches exploiteurs et accapareurs et les puissants en est une deuxième.

                • Teberli
                  Teberli répond à Florent Deliesle
                  Enseignant
                  • Posté à 11h14 le 01/02/2011
                  • Expert 48108
                    Enseignant

                  Contrairement à ce que vous affirmez en espérant vous convaincre vous-même, la lutte des classes existe bel et bien. Il est vrai que les classes dominantes ont l’habitude de gagner et la preuve c’est qu’elles gouvernent presque partout et à leur profit il va sans dire.

                  Une autre preuve c’est la façon qu’ont les classes dominatrices, les classes du pognon, de partager la richesse. Pourtant c’est bien le travailleur qui la produit, cette richesse. Mais, par une lutte sans merci, la classe dominatrice confisque tout et le capitalise.

                  Celui qui est ainsi spolié, le travailleur, en vouant sa paye sait bien que la lutte nées classes existe et qu’il est temps s’emporter enfin la victoire.

                  Bonne Année Tunisienne à ceux qui luttent pour la liberté, la solidarité et cette égalité qui vous trouble tant.

                  • Florent Deliesle
                    • Posté à 12h01 le 01/02/2011
                    • Internaute 137282

                    Je ne suis pas tout à fait d’accord avec vos dires plutôt simplistes (tout est la faute des riches en gros) mais ils ne me décrivent en rien l’idée de lutte de classes.

                    Vous posez simplement une idée dans laquelle il y a deux classes : les très riches et les très pauvres en oubliant les classes intermédiaires évidemment.

                    • Teberli
                      Teberli répond à Florent Deliesle
                      Enseignant
                      • Posté à 17h49 le 01/02/2011
                      • Expert 48108
                        Enseignant

                      Ce n’est pas tant le fait que vous ne voyez pas pourquoi le système capitaliste est injuste et donc illicite comme tout système d’exploitation du travail de beaucoup pour le bénéfice de quelques minables qui accumulent l’argent, le capitalisent et accroissent le plus possible leur emprise sur le monde.

                      Ce qui me gêne le plus c’est le vide de votre argumentation qui détourne le sujet. Par exemple vous me parlez de classe moyenne et s’il est bien vrai qu’elle existe et vit parfois plus confortablement que les classes les plus exploitées, les plus pauvres, je me demande bien en quoi ça rend l’accaparement de la plus grande partie de la richesse par quelques sangsues moins odieux.

                      Dites clairement que vous êtes pour le Darwinisme Social, la loi de la jungle et du côté de ceux qui étant les plus forts se comportent comme des prédateurs.

                      La lutte des classes a de beaux jours devant elle, vous y participez et vous soutenez les prédateurs. C votre choix.

                      • Florent Deliesle
                        • Posté à 17h57 le 01/02/2011
                        • Internaute 137282

                        La lutte des classes n’existe pas c’est un concept abstrait, vous même n’arrivez pas à le définir.

                        • Teberli
                          Teberli répond à Florent Deliesle
                          Enseignant
                          • Posté à 18h12 le 01/02/2011
                          • Expert 48108
                            Enseignant

                          Là, concrètement, en faisant abstractiond de toute polémique et en se basant uniquement sur votre message, tout le monde va voir la faiblesse de vos raisonnements.

                          Vous osez affirmer que :
                          1- La lutte des classes n’est qu’un concept sans réalité, alors que toutes les luttes dans le monde du travail prouvent la dureté de cette guerre des classes.

                          2_ Pour vous un concept abstrait n’existe pas. Ah bon ? Alors, la pensée n’existe pas, la philosophie non plus, la justice non plus.

                          Je comprends mieux maintenant le manque de substance de votre défense du libéralisme et du capitalisme.

                          • Florent Deliesle
                            • Posté à 18h14 le 01/02/2011
                            • Internaute 137282

                            C’est un moindre mal. Les concepts existent, ils ne se traduisent pas pour autant dans la réalité. La lutte des classe par exemple n’existe pas.

        17 autres commentaires
    • Autist Reading -
      Autist Reading - répond à Florent Deliesle
      In enculo cum vibro
      • Posté à 23h05 le 30/01/2011
      • Internaute 73535
        In enculo cum vibro

      « Préfère-t-on vraiment Robespierre à Louis XVI ? »

      Assurément ! ! !

      • Florent Deliesle
        • Posté à 12h13 le 31/01/2011
        • Internaute 137282

        De votre point de vue Je le comprends j’ai pu remarquer qu’entre la libre expression d’opinions parfois contraires aux vôtre, vous préféreriez le totalitarisme de votre idéollogie.

         
        • Autist Reading -
          Autist Reading - répond à Florent Deliesle
          In enculo cum vibro
          • Posté à 13h08 le 31/01/2011
          • Internaute 73535
            In enculo cum vibro

          Ai-je jamais empêché qui que ce soit de s’exprimer ?

          Vous êtes contre la république et contre l’un de ses meilleurs artisans, et même si la noblesse et l’église l’avaient accepté sans « Terreur », vous la condamneriez.

          Et je ne vois pas comment vous pouvez juger que mes d’idées sur la structure de la societé, sur les forces qui agissent dans la societé, sur les sources de conflit qui y sont présentes, et aussi sur les modalités qui permettent de résoudre ces conflits, se caractériseraient par :
          1. une idéologie imposée à tous ;
          2. un parti unique contrôlant l’appareil d’État, l’administration, la justice et l’armée ;
          3. un appareil policier recourant à la délation systématique et à la terreur ;
          4. une direction centrale de l’économie ;
          5. un monopole des moyens de communication de masse ;
          6. un réseau de prisons et de camps de concentration, de travail forcé ou d’extermination pour isoler, épuiser ou tuer en masse les dissidents, les ennemis désignés du régime, ou les minorités jugées indésirables.

          • Florent Deliesle
            • Posté à 15h03 le 31/01/2011
            • Internaute 137282

            « 1. une idéologie imposée à tous ;
            2. un parti unique contrôlant l’appareil d’État, l’administration, la justice et l’armée ;
            3. un appareil policier recourant à la délation systématique et à la terreur ;
            4. une direction centrale de l’économie ;
            5. un monopole des moyens de communication de masse ;
            6. un réseau de prisons et de camps de concentration, de travail forcé ou d’extermination pour isoler, épuiser ou tuer en masse les dissidents, les ennemis désignés du régime, ou les minorités jugées indésirables. »
            Je ne vous ai pas fait ce procès d’intention mon cher, mais force est de reconnaqître, qu’en tout ces points on trouve M. de Robespierre.

            Robespierre et Siéyès, un noble, et un curé à fond pour la révolution.

            Je me suis mal exprimé je ne remets pas en cause la révolution. Je ne remets pas en cause l’oppression des egyptiens, ni la catastrophe politique que fut Louis XVI, je ne remets pas en cause le coup d’Etat du tiers dont les représentants n’était pas des idéologues de la guillotine ni des antimonarchistes acharnés, ils voulaient la démocratie tout simplement leur attitude est à louer. Je ne remets pas en cause l’oppression du Tsar.

            Mais parce que je suis français, républicain et des démocrates je ne peux que condamner les régimes qui ont suivis ces révolutions que ce soient la terreur, Lénine et peut-être bientôt l’islamisme des frères musulmans.

            Je m’inquiète de voir des personnes encenser Charybde quand dans une semaine il nous avourons préférer Scylla.

            • Autist Reading -
              Autist Reading - répond à Florent Deliesle
              In enculo cum vibro
              • Posté à 22h46 le 31/01/2011
              • Internaute 73535
                In enculo cum vibro

              Robespierre a traité l’ennemi avec beaucoup d’humanité, vu les normes de l’époque.

              Les monarchistes calotins ont appelé le comité de salut public « la terreur » comme Pétain appelait les résistants « des terroristes ».

              Ils ont pourtant été beaucoup moins terrorisés que ceux qui ont subi les dragonnades ou ont été victimes du tribunal d’inquisition, comme çà se faisait encore en 1766. Et encore moins que les perdants dans les guerres contre l’étranger dans l’ancien régime.

              • Florent Deliesle
                • Posté à 23h01 le 31/01/2011
                • Internaute 137282

                Vous voulez plutôt dire que Robespierre a aussi bien traité les résistants à la révolution que Pétain les résistants à Vichy.

                L’humanité de Robespierre, Il applicait strictement certains droits de l’homme mais pas tous. Pas de procès, pas de défense, pas de débats, le même sorts pour tout le monde tiers, nioble ou clérical, une seule sanction la guillotine, au moins il a le souci de l’égalité.

                L’inquisition et la terreur ce n’est pas comparable pour la France, puisqu’elle a fait un peu moins de 300 morts sur plusieurs siècle. La plupart du temps les sanctions contre le blasphème sont des pélerinages, confessions ou prières. J’aurai bien aimé que Robespierre se contente de faire réciter la déclaration des droits de l’homme et du citoyen à Lavoisier !

                Cependant si vous prenez l’inquisition espagnole je suis d’accord.

                Là vous faites la grosse grosse erreur parce que les historiens considèrent que les guerres dévastatrices commencent avec la révolution (ce qui fut une raison de la révolte girondine qui souleva 2/3 des départements français) et Napoléon (empereur en effet, mais pas l’ancien régime). Et je ne vous parle pas de la guerre républicaine, la « grande guerre » sous la IIIème.
                Là vous me décevez c’était vraiment mauvais.

                • Autist Reading -
                  Autist Reading - répond à Florent Deliesle
                  In enculo cum vibro
                  • Posté à 23h46 le 31/01/2011
                  • Internaute 73535
                    In enculo cum vibro

                  « Robespierre, disait Napoléon en présence de Gourgaud et de Mme de Montholon, a été culbuté parce qu’il voulait devenir modérateur et arrêter la Révolution. Cambacérès m’a raconté que, la veille de sa mort, il avait prononcé un magnifique discours qui n’avait jamais été imprimé. Billaud et d’autres terroristes, voyant qu’il faiblissait et qu’il ferait infailliblement tomber leurs têtes, se liguèrent contre lui et excitèrent les honnêtes gens soi-disant, à renverser le “tyran”, mais en réalité pour prendre sa place et faire régner la terreur de plus belle »[161]. De même, selon Las Cases, il le pensait « le vrai bouc émissaire de la révolution, immolé dès qu’il avait voulu entreprendre de l’arrêter dans sa course (...). Ils [les terroristes] ont tout jeté sur Robespierre ; mais celui-ci leur répondait, avant de périr, qu’il était étranger aux dernières exécutions ; que, depuis six semaines, il n’avait pas paru aux comités. Napoléon confessait qu’à l’armée de Nice, il avait vu de longues lettres de lui à son frère, blâmant les horreurs des commissaires conventionnels qui perdaient, disait-il, la révolution par leur tyrannie et leurs atrocités, etc., etc. Cambacérès, qui doit être une autorité sur cette époque, observait l’Empereur, avait répondu à l’interpellation qu’il lui adressait un jour sur la condamnation de Robespierre, par ces paroles remarquables : “Sire, cela a été un procès jugé, mais non plaidé.” Ajoutant que Robespierre avait plus de suite et de conception qu’on ne pensait ; qu’après avoir renversé les factions effrénées qu’il avait eues à combattre, son intention avait été le retour à l’ordre et à la modération[162]. »

                  Professeur émérite à l’université Paris I-Panthéon-Sorbonne, ancien directeur de l’Institut d’histoire de la Révolution française, Michel Vovelle s’est également positionné contre la thèse du génocide. En 2007, Michel Vovelle précise : « Cela ne justifie pas pour autant les massacres mais permet de les qualifier, en les inscrivant plutôt dans l’héritage de la guerre cruelle “d’ancien style”, telle que la dévastation du Palatinat opérée un siècle plus tôt par Turenne pour la gloire du Roi-Soleil, dont les Rhénans ont gardé le souvenir. Villages brûlés, meurtres et viols... Récusons donc le terme de “génocide” et rendons à chaque époque la responsabilité historique des horreurs qui l’endeuillent, sans pour autant les minimiser »

                  • Florent Deliesle
                    • Posté à 09h39 le 01/02/2011
                    • Internaute 137282

                    Je n’ai jamais employé le terme de génocide dans le cadre de la révolution. Si on avait du éléminer tous les cathos de l’époque, la démographie française en aurait pris un sacré coup, le peuple étant encore royaliste au début de la IIIème République, je vous laisse imaginer l’ampleur qu’aurait du avoir un tel massacre.

                    Le passage que vous me citez est très intéressant car il met en lumière la manière dont certains se sont dégagés de leurs crimes en les rejettant sur Robespierre. L’auteur ne remet pour autant pas en cause l’attitude que les historiens lui attribuent. En bref cet extrait ne contredit pas mes dires.

                    Vous me citez ensuite une Mme Vovelle dont je ne connais pas les attributions. Ce qu’elle dit est très intéressant, mais le terme d’« d’ancien style » porte à discussion. Comme le précise l’auteure, il est clair que les vios, les meurtres et les pillages font partie de la guerre depuis la nuit des temps. Mais l’on ne peut pas comparer la dévastation du Palatinat à la guerre contre les monarchies européennes. L’ampleur est incomparable. Et c’est précisément sur ce point que je précise que les guerres depuis la révolution et l’Empire entrent dans une logique d’éradication de soldats en masse qui n’existait pas avant. Ne mes dites pas qu’un seul roi de France a perdu autant d’hommes dans les combats durant tout son règne que la révolution française et Napoléon en quelques années.

                    • Autist Reading -
                      Autist Reading - répond à Florent Deliesle
                      In enculo cum vibro
                      • Posté à 13h57 le 01/02/2011
                      • Internaute 73535
                        In enculo cum vibro

                      Professeur émérite à l’université Paris I-Panthéon-Sorbonne, ancien directeur de l’Institut d’histoire de la Révolution française, Michel Vovelle...

                      « Vous me citez ensuite une Mme Vovelle dont je ne connais pas les attributions. »

                      Nul n’est plus aveugle que celui qui ne veut pas lire...

                      Et le François Furet qu’il cite, vous n’en avez jamais entendu parler non-plus, j’imagine...

                      « On les appelle aussi les guerres de la Révolution et de l’Empire, si l’on considère qu’il s’agit essentiellement de la suite des guerres de défense de la Révolution française, attaquée par les monarchies européennes coalisées. L’ensemble de tous ces conflits fit un total d’environ 2,5 millions de morts, 1,5 million de militaires et 1 million de civils (estimations basses) “
                      Merci les monarchies contre la république, pour cette ‘première’ guerre mondiale.

                      • Florent Deliesle
                        • Posté à 15h34 le 01/02/2011
                        • Internaute 137282

                        Louis XIV se battait lui aussi contre des monarchies.

                        • Autist Reading -
                          Autist Reading - répond à Florent Deliesle
                          In enculo cum vibro
                          • Posté à 16h36 le 01/02/2011
                          • Internaute 73535
                            In enculo cum vibro

                          Oui, mais pas contre la monarchie ni pour la république.

                          Vous avez encore beaucoup de mauvaise foi en stock, avec tout ce que vous avez déjà balancé ?

                          • Florent Deliesle
                            • Posté à 17h02 le 01/02/2011
                            • Internaute 137282

                            c’est vous qui êtes de mauvaise foi, vous attribuez à la monarchie la responsabilité de guerre qui ne vient pas d’elle mais des pays. Si n joue à se jeu là, l’URSS a combattu farouchement la république...

                            • Autist Reading -
                              Autist Reading - répond à Florent Deliesle
                              In enculo cum vibro
                              • Posté à 19h29 le 01/02/2011
                              • Internaute 73535
                                In enculo cum vibro

                              « vous attribuez à la monarchie la responsabilité de guerre qui ne vient pas d’elle mais des pays. »

                              Des pays dirigés par des monarques...

                              Vous savez ce que çà veut dire URSS, au moins ?

                              • Florent Deliesle
                                • Posté à 20h56 le 01/02/2011
                                • Internaute 137282

                                L’URSS s’est battu contre des républiques, et ce serait un pays antirépublicain. Je regarde l’histoire avec votre logique pas la mienne.

                                • Autist Reading -
                                  Autist Reading - répond à Florent Deliesle
                                  In enculo cum vibro
                                  • Posté à 21h19 le 01/02/2011
                                  • Internaute 73535
                                    In enculo cum vibro

                                  Empire allemand, Empire Ottoman, Empire du Japon, Royaume de Grèce, Empire britannique, Royaume des Serbes, Croates et Slovènes, Royaume d’Italie, Chine...

                                  Vous savez maintenant contre qui s’est battue l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques.

                                  Vous regardez l’histoire avec vos pieds.

                                  • Florent Deliesle
                                    • Posté à 21h39 le 01/02/2011
                                    • Internaute 137282

                                    Entre autres, et particulièrement la république fédérale des USA (mais bon c’est vrai que ce sont des méchants capitalistes).

                                    Pour Robespierre, je pourrai vous citez des historiens en effet, beaucoup, mais je vous renvoie tout simplement aux manuels du collège...

                                    Je ne suis pas révisionniste moi

                                    • Autist Reading -
                                      Autist Reading - répond à Florent Deliesle
                                      In enculo cum vibro
                                      • Posté à 22h41 le 01/02/2011
                                      • Internaute 73535
                                        In enculo cum vibro

                                      Entre deux trois républiques qui n’étaient pas en première ligne...

                                      Je crois que vous inventez vos manuels de collèges.

                                      Pour être révisionniste, il faudrait que vous vous appuyiez sur des sources...

                              • Florent Deliesle
                                • Posté à 20h56 le 01/02/2011
                                • Internaute 137282

                                L’URSS s’est battu contre des républiques, et ce serait un pays antirépublicain. Je regarde l’histoire avec votre logique pas la mienne.

        • Teberli
          Teberli répond à Florent Deliesle
          Enseignant
          • Posté à 14h02 le 31/01/2011
          • Expert 48108
            Enseignant

          Cher fruit de La pensée unique libérale et mondialisée, vous ressemblez aux dinosaures dans un jardin de Jasmin.

          Rentrez dans votre coffre fort et attendez le printemps des peuples.

          Essayez de ne pas faire trop de cauchemars libéraux-capitalistes.

        17 autres commentaires
    • Gontran Abdelkader-Kowalski
      Gontran Abdelkader-Kowalski répond à Florent Deliesle
      explorateur prolétaire
      • Posté à 05h23 le 31/01/2011
      • Internaute 104077
        explorateur prolétaire

      Drôle de question...

      Maximilien Robespierre est l’un des plus grands intellectuels de l’Histoire de France et une des plus grande figure de la révolution de 1789, avec Danton, Henri Grégoire, Emmanuel Sieyès, Manon Rolland, Gilbert de La Fayette, Olympe de Gouge, Gracchus Babeuf, Pierre Chaumette ou encore Nicolas de Condorcet.

      Louis Capet n’est rien.

      N.B : N’oublions pas, nous, Français du XXIème siècle, le rôle qu’eurent les Hébertistes à cette époque...

      • Florent Deliesle
        • Posté à 12h09 le 31/01/2011
        • Internaute 137282

        Louis Capet n’est rien et Robespierre un grand intellectuel, en effet. Mais c’est justement entre la passivité et le terrorisme que je choisis la passivité.

        Quitte à élire son bourreau autant ne pas élire ?

    • Diogène de Sinope
      • Posté à 10h42 le 31/01/2011
      • Internaute 58124

      « Comment peut-on, nous français, encore encenser la révolution de manière absolue ? »

      Hahahahahaha ! N’auriez vous pas un blog, un site ou même un sketch qui passe sur rire&chanson ?
      Quatre lignes, c’est pas mal pour un teaser, mais nous voulons rire davantage ! ! !

      Nous en exigeons d’autre !

      ...super syntaxe au passage. Hahahaha !

      • Florent Deliesle
        • Posté à 12h07 le 31/01/2011
        • Internaute 137282

        Le terme absolu n’est pas neutre dans mes propos. Je veux dire par cela que toute révolution n’est pas bonne. On peut se poser la même question avec la révolution rouge entre le Tsar et Lénine, où est la différence ?

         
        • Autist Reading -
          Autist Reading - répond à Florent Deliesle
          In enculo cum vibro
          • Posté à 13h20 le 31/01/2011
          • Internaute 73535
            In enculo cum vibro

          entre le Tsar et Lénine, où est la différence ?

          Mais le gouvernement provisoire continue la guerre et repousse les réformes attendues au retour de la paix. Aussi les difficultés demeurent et s’aggravent. La déception est grande.
          Les BOLCHEVIKS , révolutionnaires marxistes, dirigés par LÉNINE, appellent à une nouvelle révolution qui donnerait le pouvoir aux travailleurs par l’intermédiaire des soviets (thèses d’avril de Lénine). L’aggravation de la situation fait grandir leur popularité .
          Une nuit d’octobre 1917, les Bolcheviks avec les ouvriers et les soldats de Pétrograd renversent le gouvernement provisoire et donnent le pouvoir aux soviets. Le nouveau gouvernement soviétique présidé par Lénine décide immédiatement les réformes attendues par la population et recherche la paix avec l’Allemagne (décrets de novembre)
          Dès 1918, Les adversaires du nouveau régime, , déclenchent la guerre civile. Ce sont les « blancs ». Ils sont appuyés par les forces militaires des pays de l’Entente . Face à eux les ouvriers et les paysans soutiennent le nouveau régime soviétique, ce sont les « rouges » Malgré la faiblesse de leurs moyens grâce au soutien populaire et à des mesures radicales (le communisme de guerre) les « rouges » l’emportent en 1921, mais la guerre a ruiné le pays.

          Lénine a voulu arrêter la guerre dès 1917, les tsaristes l’ont maintenue jusqu’en 1921. Çà fait une grosse différence pour l’honnête travailleur.

          • Florent Deliesle
            • Posté à 15h08 le 31/01/2011
            • Internaute 137282

            J’ai regardé récemment une série comique du nom de kaamelott je ne sais pas si vous connaissez. Elie Semoun, joue le rôle d’un inquisiteur fanatique. Il explique au roi que celui-ci ne doit pas tuer car c’est mal. Le roi lui avoue avoir tué dans une bataille. Il lui répond que tuer est bien si c’est dans le cadre de la quête du graal. On peut même torturer du moment que c’est au nom de la religion.

            Vous m’y faites penser, on peut tuer et condamner un peuple à la famine lorsqu’on est communiste, pas quand on est tsar.

            • jck
              jck répond à Florent Deliesle
              • Posté à 17h06 le 31/01/2011
              • Internaute 27688

              La violence est légitime dès lors qu’il s’agit de briser ses chaines, de sortir de l’asservissement, c’est pourtant pas bien compliqué !

              • Florent Deliesle
                Florent Deliesle répond à jck
                • Posté à 19h26 le 31/01/2011
                • Internaute 137282

                Vous trouvez la terreur légitime. Louis XVI guillotiné quelles chaînes y-a-t-il a briser ?

            • Autist Reading -
              Autist Reading - répond à Florent Deliesle
              In enculo cum vibro
              • Posté à 22h25 le 31/01/2011
              • Internaute 73535
                In enculo cum vibro

              Je comprends mieux votre niveau quand vous nous dites vos références...

              Quant à la famine, elle est essentiellement due à la guerre qu’on tenu à faire les blancs jusqu’à 1921. Souvenez-vous de l’Etat des pays qui ont arrêté en 1918.

              • Florent Deliesle
                • Posté à 22h40 le 31/01/2011
                • Internaute 137282

                C’est juste la faute de Staline, Lénine était un gars bien, tous les malheurs viennent des koulaks et des impérialistes américains, le goulag n’a jamais existé. Vous n’auriez pas un Williamson dans votre famille cher ami révisionniste ?

                • Autist Reading -
                  Autist Reading - répond à Florent Deliesle
                  In enculo cum vibro
                  • Posté à 23h25 le 31/01/2011
                  • Internaute 73535
                    In enculo cum vibro

                  Bien sûr que Lénine fut un gars bien.

                  Le problème, c’est que quand on fait une révolution, aussitôt toutes les forces capitalistes qui jusque là se foutaient de notre pays se mettent en guerre contre la révolution.

                  Ce qui fait qu’on est obligé d’adopter une économie de guerre qui en définitive est l’économie capitaliste, fondée sur la concurrence plutôt que sur la bonne intelligence.

                  Et si c’est Staline qui a succédé à Lénine, c’est parce que Trotsky n’avait pas plus que Lénine l’intention de s’installer dans une économie capitaliste et ne voyait l’issue que dans la révolution mondiale qui aurait libéré l’URSS de la guerre que lui faisait les capitalistes.
                  Alors que Staline a proposé la paix tout de suite grâce « au communisme dans un seul pays », c’est-à-dire le communisme en concurrence avec les capitalistes, c’est-à-dire une économie capitaliste....

                  Vous savez que le travail dans les prisons est en pleine expansion, même en France. Comme quoi, le travail obligatoire avec privation de liberté, c’est pas si mal....

                  (j’ai cherché williamson sur wiki, çà fait du monde, mais je ne vois pas de qui vous parlez. C’est un personnage de camelote ?)

                  (Je vous mets le lien wiki vers révisionnisme, pour que vous ayez l’air moins camelote la prochaine fois. Lien )

        7 autres commentaires
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