Cabinet de lecture

L'actualité des livres, par Hubert Artus.

Avallone : « Berlusconi a fait de la femme une marchandise »

Publié le 17/04/2011 à 10h22


« D’Acier » de Silvia Avallone (éd. Liana Levi).

Roman résolument anti-Berlusconi de Silvia Avallone, « D’acier » fit un tabac en Italie : 350 000 exemplaires vendus l’an dernier. Chronique féminine et sociale, il illustre la prise de pouvoir de l’idéologie libérale sur la classe ouvrière italienne.

Quelque part entre Ken Loach, Irvine Welsh, Pier Paolo Pasolini et Robert Guedigian, il y a la jeune Silvia Avallone. Rencontre à l’occasion de la sortie de la traduction française.

« 2001 ou l’emprise de Berlusconi sur la classe ouvrière »

« Berlusconi obtient le vote de confiance au Sénat », « Berlusconi cite l’Alice de Lewis Carroll », « le président du Conseil rappelle que nous ne sommes pas au pays des merveilles et qu’il n’est pas Alice » : ainsi étaient les titres de la presse, ce 19 juin 2001, de l’autre côté des Alpes, il y a bientôt dix ans, quand Silvio Berlusconi devenait pour la deuxième fois président du conseil italien.

Mais, si en 1994 son gouvernement était tombé au bout de huit mois (suite au départ de la Ligue du nord de la coalition menée par Forza Italia, le parti du Cavaliere), il allait cette fois exercer un mandat complet, jusqu’en 2006.

De sorte que c’est lors de son deuxième exercice du pouvoir que Silvio Berlusconi commença à exercer son influence sur la psyché italienne : une lame de fond ultralibérale, un décervelage en règle. Cette fois, la classe ouvrière serait emportée.

C’est pour cette raison que Silvia Avallone, qui avait onze ans à l’époque des faits, a voulu revenir sur cette période dans son premier roman, qui succède à un recueil de nouvelles paru en 2007.

« 2001, c’est l’année du 11-Septembre, mais c’est aussi le moment où l’on voit l’emprise de Berlusconi sur la classe ouvrière. » (Voir la vidéo)

« Ce regard posé sur la femme en Italie… »

Piombino, bourgade industrielle de la Toscane qui fait face à l’Ile d’Elbe. Une ville dont la mère nourricière est l’aciérie Lucchini, qui emploie trois quart des habitants. Ici, l’acier « n’est pas une substance élémentaire », mais « la sécrétion de milliers de bras humains ».

Et il y a aussi la plage. Il y a Anna et Francesca, deux adolescentes de « 13 ans, presque 14 », unies par une amitié presque amoureuse. Anna, fille d’une femme de gauche et d’un chômeur devenu petit escroc, couvert de dettes. Le frère, Alessio, beau mec du quartier, vote Forza Italia – « Aux élections du 13 mai, il avait voté Forza Italia. Il était sûr d’une chose : les mots, ça ne sert à rien. »

Francesca, elle, vit dans une famille renfermée, avec un père qui passe son temps à la mater.

C’est d’ailleurs par une page sublime de voyeurisme gênant que le lecteur entre dans « D’Acier », une scène où le père salive devant les jambes de sa propre fille qui plonge dans la mer. Dans cette scène, la jeune auteure avoue avoir voulu montrer, outre l’ambiguïté paternelle :

« Ce regard posé sur la femme en Italie, ce regard transformé depuis des années par la télévision. Une télévision qui passe son temps à montrer des corps de femmes dénudés, de sorte que, lorsqu’ils sont devant, les hommes ne voient plus même les femmes qui sont à côté d’eux. »

Pour elle, comme elle le dit dans notre entretien :

« Berlusconi a fait de la femme une marchandise. »

Deux Barbie sur la plage d’un royaume cabossé

Anna et Francesca, deux Barbie qui sont surtout les stars de la plage et du quartier. Chaque lundi matin, elles font leur « carnaval à elles » : fenêtre de la chambre ouverte, musique à fond, elles se déhanchent à moitié nues devant les mecs qui passent, sur Britney Spears ou Gianna Nannini.

Reines de Piombino, elles deviennent surtout une machine à fantasmes pour les petites frappes de leur âge. Entre drague et petites combines, les garçons se rêvent ici en chefs de bandes, et les filles en starlettes de la télévision.

Dans un roman se déroulant entre mai et septembre 2001, Silvia Avallone revient sur une adolescence féminine qui fut aussi la sienne (elle est de deux ans la cadette de ses propres personnages). C’est cette adolescence que l’on va suivre, dans un roman qui devient, ensuite, une chronique sociale.

Celle d’un royaume cabossé avec vue sur mer, mais aussi enfer pour les
« femmes aux mollets enflés », contraintes de prendre la place de leurs
« maris avachis », prisonniers du chômage, comme référents adultes.

Ce moment de l’Histoire où la classe ouvrière a changé de rêves

Ce que montre cette histoire, c’est une adolescence en fusion, comme l’acier qui fait vivre la ville. Ce qu’illustre surtout ce roman, c’est ce moment de l’Histoire où la classe ouvrière a changé de rêves. Et est passé, selon les mots de la romancière :

« A un désir d’acquisition immédiat, un repli sur le présent, à la place de ce qui constituait avant le mythe et l’espoir de lendemains meilleurs. »

Ainsi, avec une écriture aussi simple que l’environnement ambiant est plombé, « D’Acier » montre comment la classe ouvrière a, à ce moment de l’Histoire, de nouveau cédé aux sirènes populistes. (Voir la vidéo)

« En Italie, plus personne n’ose parler de Berlusconi ! »

Lorsqu’elle a présenté son manuscrit, Silvia Avallone s’est vu rétorquer que son sujet était difficile et dangereux :

« On m’a dit qu’il ne fallait pas parler de travail et de chômage aujourd’hui, mais de fête et de télévision. »

Juste après cette interview, elle se réjouissait d’avoir pu parler de Berlusconi :

« En Italie, même à gauche, plus personne n’ose critiquer Berlusconi, ni même en parler ! »

Elle s’en est chargée, et a été suivie jusqu’ici par 350 000 lecteurs, pour un roman qu’elle a écrit durant ses deux ans de chômage.

« D’Acier », un titre brut, pour un roman qui est une vraie matière vive. Un roman sur un passé récent, qui est donc bien un espoir pour l’avenir. Un vrai livre de gauche. (Voir la vidéo)

Traduction : Liana Levi, éditrice française de Silvia Avallone.

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  • 71 réactions
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  • Lucien_de_Rubempré
    Lucien_de_Rubempré
    Splendeur et misère des court- (...)
    • Posté à 10h54 le 17/04/2011
    • Internaute 50016
      Splendeur et misère des court- (...)

    « une lame de fond ultralibérale, un décervelage en règle »
    Exactement comme en France donc, et surement dans bien d’autres pays,car, malheureusement, le phénomène est mondial.

    • Hubert Artus
      • Posté à 10h55 le 17/04/2011
        rédacteur
      • Journaliste 56
        Rue89

      Tout à fait...

      • Numerosix
        Numerosix répond à Hubert Artus
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 18h12 le 17/04/2011
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        Oui sauf que nous, en plus, on a même pas droit aux femmes a poil avec des gros nichons tous les soirs à la télé ..

    • Nagual
      Nagual répond à Lucien_de_Rubempré
      Erroriste
      • Posté à 13h09 le 17/04/2011
      • Internaute 109028
        Erroriste
      • Lucien_de_Rubempré
        Lucien_de_Rubempré répond à Nagual
        Splendeur et misère des court- (...)
        • Posté à 17h40 le 17/04/2011
        • Internaute 50016
          Splendeur et misère des court- (...)

        Mais oui mais oui, ce qu’il y a de formidable dans l’esprit humain c’est qu’il peut défendre l’inverse et son contraire en s’appuyant sur des théories fumeuses. L’esprit est comme l’eau, il s’engouffre partout, même pour justifier l’injustifiable. Quels intérêts servez-vous ? Votre petit ego ? (si vous avez eu le malheur de naître il y a 30 ans ou moins et que vous en voulez à vos ainés d’avoir vécu d’autres époques, disons plus bandantes), le libéralisme ? (qui a intérêt à inventer des théories fumeuses pour que personne ne se remette en cause), autre ?
        Je vous laisse répondre en votre âme et conscience, si toutefois vous en êtes pourvu.

         
        • Nagual
          Nagual répond à Lucien_de_Rubempré
          Erroriste
          • Posté à 19h55 le 17/04/2011
          • Internaute 109028
            Erroriste

          J’avoue ne pas très bien comprendre ni le but de votre intervention ni pourquoi le lien que je fournis mérite votre ire, au point que je me demande s’il ne s’agit pas d’une erreur. Je ne défends ici ni mon « petit ego » - l’ego est toujours d’une « grande petitesse » - ; encore moins le libéralisme qui reste pour moi l’idéologie par excellence de l’oligarchie. Je défends l’esprit critique (que déteste le pouvoir), la culture quand elle permet de la dépasser (la culture pour la culture, bof.), etc. Le lien que je renvoie est juste une information, Chomsky fait référence au dumbing down effect comme politique volontaire, via plusieurs moyens, de crétinisation de la population pour qu’elle ne puisse ainsi avoir les armes de la critique nécessaires à tout contre-pouvoir et laisser libre champ à toutes les pathologies dudit pouvoir.

          « Lorsque l’imagination, les arts et les sciences et tous les dons de l’Esprit Saint se sont faits vains et qu’il ne reste plus à l’homme que la compétition, alors le jugement dernier est proche. » Hannah Arendt

          • Lucien_de_Rubempré
            Lucien_de_Rubempré répond à Nagual
            Splendeur et misère des court- (...)
            • Posté à 20h23 le 17/04/2011
            • Internaute 50016
              Splendeur et misère des court- (...)

            Veuillez m’excuser, c’est moi l’idiot et cela vient du fait que je n’ai pas du tout compris l’article en question (mon anglais est correct sans plus et je l’ai lu très vite, en diagonal quoi). En fait j’avais compris qu’il s’agissait d’un article décrivant une espèce de théorie du complot, qui s’imaginait que le niveau baissait alors qu’il n’en était rien, bref une relativisation de la réalité. Grâce à vos explications, je peux dire que je suis tout à fait d’accord avec vous (et avec Chomsky dont je suis un adepte. je n’avais pas vu que l’article était de Chomsky). J’ai honte : -( (si si) de ce jugement à l’emporte pièce négatif vis-à-vis d’un frère d’âme, si je puis dire : -) Comme toujours, c’est l’ignorance le problème. Mea culpa.

            • Nagual
              Nagual répond à Lucien_de_Rubempré
              Erroriste
              • Posté à 08h42 le 18/04/2011
              • Internaute 109028
                Erroriste

              A vrai dire, ce n’est pas un article sur, ni même de, chomsky mais bien un article sur le dumbing down (effect), je précisais simplement que Chomsky accorde également un intérêt à cet effet dans quelques articles de son cru, en accord avec ses critiques des gouvernements. :)

              Dans l’article précédemment linké, un éducateur américain, John Taylor Gatto s’interroge : « Was it possible I had been hired not to enlarge children’s power, but to diminish it ? That seemed crazy on the face of it, but slowly I began to realize that the bells and confinement, the crazy sequences, the age-segregation, the lack of privacy, the constant surveillance, and all the rest of the national curriculum of schooling were designed exactly as if someone had set out to prevent children from learning how to think, and act, to coax them into addiction and dependent behavior. »

              Que je traduis approximativement par « Etait-il possible que je fus engagé non pour augmenter les possibilités de l’enfant mais pour les diminuer ? Cela semblait fou mais lentement je commençais à réaliser que les cloches et la détention, les séances qui s’enchaînent follement, la ségrégation par âge, l’absence d’intimité, la surveillance constante, et tout le reste du programme national de scolarisation était planifié exactement comme si quelqu’un l’avait construit pour empêcher les enfants de savoir penser ou agir, de les amadouer dans un comportement de dépendance et d’accoutumance. »

              Sa conclusion : « School is a twelve-year jail sentence where bad habits are the only curriculum truly learned. I teach school and win awards doing it. I should know. » / « L’école est une sentence de prison de 12 ans où les mauvaises habitudes sont le seul programme véritablement enseigné. J’enseigne à l’école et gagne une récompense pour cela. Cela aurait du me donner la puce à l’oreille. »

              Vous êtes pardonné. :)

            • Lendroitvautlenvers
              • Posté à 20h53 le 17/04/2011
              • Internaute 149146
                lucide

              Lucien qui aime aujourd’hui Chomsky , Carlos Herrera serait-il passé aussi par là...

              • Lucien_de_Rubempré
                Lucien_de_Rubempré répond à Lendroitvautlenvers
                Splendeur et misère des court- (...)
                • Posté à 02h36 le 18/04/2011
                • Internaute 50016
                  Splendeur et misère des court- (...)

                Sans doute, il est universel, comme Lucien : -)

        5 autres commentaires
  • Redroom
    Redroom
    La V2, une grosse merde.
    • Posté à 11h00 le 17/04/2011
    • Internaute 23589
      La V2, une grosse merde.

    « Il était sûr d’une chose : les mots, ça ne sert à rien »

    Et du coup il vote pour les neuneux, quelle logique implacable...

    Aux royaumes des aveugles, les borgnes sont rois.

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 11h29 le 17/04/2011
    • Internaute 82025
      non connue

    « la prise de pouvoir de l’idéologie libérale sur la classe ouvrière italienne »

    J’ai un peu de mal avec ce concept « d’idéologie libérale ». Il n’y a pas d’idéologie libérale, il y a une vacuité idéologique qu’on appelle (par un raccourci) le libéralisme. Ce qui nous amène bien sûr à nous interroger sur l’absence de la gauche italienne.

    Or celle-ci n’échappe pas à cette tendance victimaire générale, qui consiste à plaindre les gens, à réclamer une aumône, bref à accepter un monde qu’il ne s’agirait que de rendre plus distributif, mais sans en modifier ni accroitre les sources de richesses.
    Cette gauche, comme les autres hélas, en se focalisant sur la richesse des nantis, passe à côté de la véritable richesse populaire qui proviendrait de sa capacité à produire ses propres fruits, à imposer la générosité par sa propre générosité.

    Mais devant cette n-ième tentative démagogique de récupérer le vote populaire en lui promettant la richesse qu’il n’a pas (qu’il n’aurait pas), le peuple n’est pas dupe et en a marre de jouer les victimes. Ça finit par être chiant d’être la victime. Et on préfèrera à ce triste statut le rêve d’un Euromillion gagnant ou l’abrutissement ouaté de la télévision-paillettes. Berlusconi, donc.

    • Homere elmero
      Homere elmero répond à A déménagé le 02-02-2012-2
      communiste primitif
      • Posté à 11h35 le 17/04/2011
      • Internaute 87706
        communiste primitif

      l’histoire des relations entre prolétariats et bourgeoisie socialiste est une longue suite de trahisons et de coups tordus. car la bourgeoisie socialiste est avant tout bourgeoise.

      • A déménagé le 02-02-2012-2
        • Posté à 11h47 le 17/04/2011
        • Internaute 82025
          non connue

        Il y a des gens sincères partout, mais ce sont rarement ceux-là qui accèdent à la majorité d’opinion. Et en pratique, tout le problème est là : Faut-il encore croire en une démocratie d’expression majoritaire ?
        Pour moi, c’est clairement non, avec regrets ou pas, ça n’a aucune importance.
        L’Humanité a toujours avancé avec 5 à 20% de bonnes volontés. Pas toujours les mêmes, hein, il n’y a rien de déterministe là-dedans. Mais si le système ne permet pas à cette minorité de construire, ça n’avance pas.
        Et avec l’UE, on a atteint un paroxysme de la dictature du compromis et donc de l’immobilisme.

         
        • Homere elmero
          Homere elmero répond à A déménagé le 02-02-2012-2
          communiste primitif
          • Posté à 12h00 le 17/04/2011
          • Internaute 87706
            communiste primitif

          je suis parfaitement d’accord... l’imperfection jusqu’alors acceptable de la démocratie majoritaire vole aujourd’hui en éclat... avec son sponsor de toujours, le capital. Next ? la démocratie participative et le redecoupage geographique du politique ; enfin, je crois.

        • anini
          anini répond à A déménagé le 02-02-2012-2
          terrienne de souche !
          • Posté à 13h51 le 17/04/2011
          • Internaute 51759
            terrienne de souche !

          Je suis d’accord avec ton analyse !
          Elle laisse une place à l’optimisme et à l’espoir mais la vigilance est indispensable , ne pas baisser les bras devant la taille du « chantier » aussi !

        • Numerosix
          Numerosix répond à A déménagé le 02-02-2012-2
          Prisonnier dans le village (...)
          • Posté à 14h37 le 17/04/2011
          • Internaute 14499
            Prisonnier dans le village (...)

          Et il y a la gestion rigoureuse aussi . On ne finance pas les 5 % a 20 % de bonne volonté courageuse et imaginative . Ça coute trop cher , le retour sur investissement n’est pas certain ni immédiat . On coupe.
          On va tous crever avec cette idéologie de vieux cafards, c’est évident..

        3 autres commentaires
  • michel 13
    • Posté à 11h38 le 17/04/2011
    • Internaute 49378

    Comment peut-on encore voter pour des bush, berlusconi, sarkozy et tant d’autres incompétents qui n’ont aucun respect pour les autres et qui entraînent leur pays dans un gouffre dont il sera impossible de sortir ?

  • EdkOb
    EdkOb
    la France d'après...
    • Posté à 11h45 le 17/04/2011
    • Internaute 85736
      la France d'après...

    Pour compléter, (ré)écoutez l’émission « Nous autres » sur France Inter de vendredi 15 avril sur « le basta des femmes ».

    Lien

    Il y a des éléments très pertinents sur la « démocratie » des masses, où la quantité remplace la qualité ainsi que sur le décervelage réalisé par les médias, télé en tête.

    La seule différence que je vois entre la France et l’Italie, c’est que nous n’avons (pas encore) un président proxénète (encore que...) qui a appartenu à une loge maçonnique directement liée à la mafia.

    Pour tout le reste, nous sommes en très bonne place, y compris avec l’exploitation des pulsions qui fait de certains électeurs des brutes débonnaires qui applaudissent toute la doctrine d’extrême-droite qui intoxique le moindre débat de société en le réduisant à des slogans.

  • craken
    craken
    gestionnaire
    • Posté à 11h54 le 17/04/2011
    • Internaute 130098
      gestionnaire

    Les femmes qui couche avec Berlusconi sont clairement consentante Mais aussi clairement gagnantes aux changes.
    Ne faites pas passé ses femmes pour des pauvres victimes car ce sont clairement elle qui ont largement profité, elle devraient plutôt être comparé a des calculatrice vénales.

  • Ziegen
    Ziegen
    éveillé
    • Posté à 13h17 le 17/04/2011
    • Internaute 127728
      éveillé

    Je pensais aussi que la principale responsable de l’image de la femme en Italie était la télévision de Berlusconi.

    Puis l’an dernier j’ai eu l’occasion d’en discuter avec des collègues et amis italiens (hommes et femmes). Leur point de vue est assez proche que celui exprimé par Simonetta Greggio sur la plateau de C Dans l’Air ce vendredi 15/04/2011 et partagé par les autres invités

    En substance : avant même l’avènement de l’empire médiatique de Berlusconi, ou plus exactement en parallèle, même dans des médias de gauche, les femmes italiennes s’étaient d’elles-mêmes placées dans une position de femme-objet, qu’elles ne jugeaient pas si dévalorisante.
    Ce sont les excès du système Berlusconi depuis quelques années qui ont commencé à créer un malaise chez certaines femmes et à modifier cet état d’esprit.

    Ce sujet est abordé en fin d’émission (à partir de 43’43 ») :
    Lien

    • Margot
      Margot répond à Ziegen
      • Posté à 13h22 le 17/04/2011
      • Internaute 10060

      Et oui, l’histoire typique, que nous ne tarderons pas à connaître : « oh les féministes, ce sont des emmerdeuses, ne les écoutons pas et flattons bien le machisme en nous déguisant en poupées soumises ». Plus tard : « ben merde alors, pourquoi on nous prend pour des poupées soumises ? Mais que font les féministes pour nous sortir de là ? Où sont elles quand on a besoin d’elles, hein ? »

      C’est à cause de toutes ces connes que tout le boulot ou presque est à refaire à chaque génération. Merci bien, les connes.

      • anini
        anini répond à Margot
        terrienne de souche !
        • Posté à 14h26 le 17/04/2011
        • Internaute 51759
          terrienne de souche !

        « Dénude toi , augmente ton tour de poitrine , tes fesses , gonfle tes lèvres ,chausse toi de hauts talons , prive toi de nourriture pour conserver une silhouette idéale ,bla , bla bla , version machiste occidentale .......

        Cache tes cheveux , tes formes , ensevelis toi sous des voiles noirs , crève de chaud en plein soleil bla bla bla ,version machiste orientale ...
        Ne travaille pas , paie ta pitance contre l’accès à ton corps illimité , bla bla ,bla ..... ;

        Enfante , surtout des garçons , les filles posent des problèmes en général ,bla , bla bla .......

        Nourris les jusqu’à plus soif , tes employeurs n’auront pas de problèmes pour te sous payer et te remplacer ! De toute façon , tu es faite pour un autre destin ,bla , bla , bla ! .....

        Et de toutes les façons , nous autres les filles on a pas besoin des féministes , à quoi pourraient-elles encore servir en Europe , plus aucun obstacle pour devenir des êtres humains !

    • lilite
      lilite répond à Ziegen
      travaille
      • Posté à 13h47 le 17/04/2011
      • Internaute 130498
        travaille

      Je n’ai pas vu l’émission, mais, la théorie de Simonetta Geogia me semble très facile et surtout omet la connaissance profonde des effets d’un système de domination (ici les hommes sur les femmes) sur les populations dominées.
      C’est une inversion classique victime-bourreau qu’on entend depuis la bible : ci les femmes se présentent comme des objets, c’est qu’elle le veulent bien et qu’elle sont heureuses comme ça, et comme d’habitude, tout est de leur faute !

      Mais dans tout système de domination bien ficelé, l’idéologie dominante est absorbée par les dominés, qui ont compris que pour mieux s’en tirer dans la vie, il fallait mieux adopter la même manière de pensée que ceux qui ont le pouvoir.
      Certaines le font de manière consciente (c’est comme ça que ça marche et si je peux en tirer quelconque bénéfice...) mais la plupart le font sans se poser de question, parce que ayant été éduquée dans ce système, l’idéologie dominante a été absorbée dans les comportements et l’identité des personnes...

      Pour démonter tout ça, un seul moyen l’éducation, la reflexion. Mais, quand la télé, les médias et l’art ne font plus faire réfléchir les personnes sur leur mode de vie mais ne font que répéter les images de domination, alors, le système s’auto entretient et là, jon commence à être mal barré.

      Si tu veux en savoir plus sur la représentation des femmes à la télévision italiennes et les conséquences sur l’identité des femmes, je te conseille cet article et surtout le petit documentaire de 25 minutes !
      Lien

      • Ziegen
        Ziegen répond à lilite
        éveillé
        • Posté à 14h22 le 17/04/2011
        • Internaute 127728
          éveillé

        Merci pour le lien.

        Je ne suis pas certain que l’analyse de Simonetta Greggio soit « facile » ni même si éloignée de ce que tu présentes. Je le pense d’autant moins que son discours intègre certains éléments exposés dans l’article auquel tu fais référence. En particulier, elle souligne la pertinence du documentaire Le Corps des Femmes.
        Il est donc probable qu’elle ait connaissance de ces arguments, mais que ceux-ci ne lui suffisent pas pour exonérer les femmes italiennes de toute responsabilité.

        De mon coté, j’avoue avoir été sidéré par la place de la femme à la TV italienne, en particulier l’élection puis l’utilisation des veline sur Striscia la notizia, en 2008. Sauf que... ayant pu discuter avec des ami(e)s italien(ne)s depuis, j’ai tendance à partager le point de vue de Simonetta Greggio.

        Bien sûr, ce n’est que mon opinion et je peux très bien me tromper !

  • SAIMIRI
    SAIMIRI
    chasseur de moustiques
    • Posté à 13h22 le 17/04/2011
    • Internaute 147116
      chasseur de moustiques

    il n y a qu a voir l excellent documentaire « videocratie » pour comprendre le delabrement mental du peuple italien avec la paticipation active de la télé et le phenomene des « velines“(potiche denudée des teles italiennes qui font rever toutes les jeunes filles),le plus troublant dans ce reportage c est un producteur télé ouvertement faschiste et qui de plus s en vante (un espece de gros porc vicieux)

  • Lendroitvautlenvers
    • Posté à 13h44 le 17/04/2011
    • Internaute 149146
      lucide

    Si je fais le lien entre l’article « Berlusconi a fait de la femme une marchandise » et ceux qui se mobilisent contre la politique de NS via madame Bachelot pour cette éventuelle loi voulant verbaliser le client payant une marchandise...

    Lancer une telle proposition n’est pas forcément anodine, où comme certains le prétendent dans le simple but momentané de faire diversion sur les vrais problèmes.
    Les gens par réflexe anti-gouvernementale lié à la politique du tout libéral et de ces conséquences s’y opposent donc.

    Et bien je n’y crois pas . Rien n’est jamais fait pour rien...
    Je pourrais reprendre le titre de Hubert Artus et faire :
    « Le gouvernement français a fait de la femme une marchandise et a été soutenue majoritairement par les clients et par ceux qui s’opposent systématiquement à toute proposition de lois »

    Un train peut en cacher un autre...

  • Ptit Louis
    Ptit Louis
    Ni dieu, ni maître
    • Posté à 14h06 le 17/04/2011
    • Internaute 123012
      Ni dieu, ni maître

    « Berlusconi a fait de la femme une marchandise »

    Je trouve que c’est prêter beaucoup de qualités à ce personnage, il n’a pas eu besoin de faire beaucoup d’efforts, cette notion est fortement ancrée dans la mentalité masculine italienne !
    Il a peut-être donné un coup de pouce tout au plus par son comportement odieux.
    Et que je sache ce monstre a été réélu je crois ?
    Donc il plait à une majorité d’italiens !

    • anini
      anini répond à Ptit Louis
      terrienne de souche !
      • Posté à 14h38 le 17/04/2011
      • Internaute 51759
        terrienne de souche !

      Êtes-vous certain que ce soit une mentalité essentiellement italienne

      • Ptit Louis
        Ptit Louis répond à anini
        Ni dieu, ni maître
        • Posté à 18h03 le 17/04/2011
        • Internaute 123012
          Ni dieu, ni maître

        Oh non c’est aussi pas mal répandu autour du bassin méditerranéen !

    • --Yad--
      --Yad-- répond à Ptit Louis
      yad Labus...indigné
      • Posté à 15h35 le 17/04/2011
      • Internaute 143885
        yad Labus...indigné

      « cette notion est fortement ancrée dans la mentalité masculine italienne »

      Pourquoi italienne ?

      • Ptit Louis
        Ptit Louis répond à --Yad--
        Ni dieu, ni maître
        • Posté à 18h05 le 17/04/2011
        • Internaute 123012
          Ni dieu, ni maître

        On parle de l’Italie de Berlusconi, non ?
        Je ne vais pas répondre en disant que c’est ancré dans la mentalité suisse !

  • morova
    • Posté à 14h45 le 17/04/2011
    • Internaute 24254

    guy debord l’avait explique dans la » société du spectacle » berlusconi l’a fait !

    • Odessa
      Odessa répond à morova
      Rêveuse professionnelle
      • Posté à 18h07 le 17/04/2011
      • Internaute 114014
        Rêveuse professionnelle

      En france, c’est mieux !

      Dechavanne adapte la recette du strip-tease italien

      Lien

      En mal de programmes « chauds », TF1 regarde chez ses voisins européens. La chaîne proposera bientôt un concours de strip-tease à des femmes anonymes pour le compte d’une nouvelle émission de téléréalité, inspirée du programme italien Lady Burlesque sur la chaîne Sky Italia. La société de production Coyote, dirigée par Christophe Dechavanne et Fabrice Bonnaro, vient d’en acquérir les droits pour une diffusion en deuxième voire troisième partie de soirée sur TF1.

      Les plus belle poitrines de la Roue de la fortune avec Dechavanne et Victoria Silvstedt

      Lien

      L’émission de la Roue de la Fortune est l’occasion d’admirer bien sûr la splendide Victoria Silvstedt mais parfois les poitrines des candidates sont aussi mises en valeur notamment quand ces dames tournent la roue.La preuve sur ces 10 vidéos de la Roue de la Fortune avec les plus belle poitrines de candidates (voir photos) !

      • lilite
        lilite répond à Odessa
        travaille
        • Posté à 01h43 le 18/04/2011
        • Internaute 130498
          travaille

        merci pour les liens !
        mais c’est vrai que je déplore cette attitude bien française, de critiquer ce qui se passe chez les autres sans regarder ce qui se passe chez nous.
        On débat de la place de la femme à la télévision italienne que celle à la télé française.....

  • Winston Morgan Mc Clellan-
    Winston Morgan Mc Clellan-
    Homo Vernaculus
    • Posté à 14h52 le 17/04/2011
    • Internaute 123883
      Homo Vernaculus

    Ce n’est pas « Berlusconi qui a marchandisé la femme », c’est la révolution moderne et la mise en place de la société libérale qui a marchandise l’humain (et pas seulement les femmes)...

    Berlusconi, cessons de lui donner plus de pouvoir que ce qu’il a : il n’est qu’un avatar d’une ère historique dans laquelle nous vivons depuis 2 siècles et, que nous entretenons... mais, dans notre hypocrisie, nous préférons fustiger un ridicule individu (bien que riche et puissant) plutôt que d’interroger les fondamentaux de notre paradigme !

  • Olivier Favier
    Olivier Favier
    On ne dormira jamais
    • Posté à 15h59 le 17/04/2011
    • Internaute 138854
      On ne dormira jamais

    Je ne partage pas vraiment l’avis qu’en Italie plus personne n’ose s’attaquer à Berlusconi. J’ai traduit plusieurs auteurs -et parmi eux Ascanio Celestini Lien qui multiplient les attaques frontales et courageuses. Cela peut même être un moyen de se faire connaître, comme c’est le cas par exemple de l’auteur dont vous parlez, véritable phénomène en Italie, dans la mesure où le peuple italien, malgré ce que laisse parfois imaginer Sabina Guzzanti dans Draquila, n’est pas exclusivement composée d’une masse manipulable à loisir et de quelques intellectuels tout aussi impuissants qu’éclairés. Je crois que, plus profondément, au-delà d’un réel désespoir d’une large, très large partie de la population, il y a, devant l’impuissance croissante d’une opposition à construire un projet crédible, une véritable crise de la démocratie représentative. Et paradoxalement, il y a un véritable laboratoire du meilleur qui se fait dans tout cela. Je vais prendre un exemple. Avant-hier dans l’émission d’Arrêt sur images, Emmanuel Todd répétait que l’autogestion, les coopératives, ne fonctionnaient pas quand Jean-Luc Mélenchon évoquait ces « nouvelles » formes d’alternatives -quel progrès pour la gauche qu’un politique de culture marxiste évoque enfin ces expériences hérétiques. En revanche, il y a une semaine, quand Ascanio Celestini est venu présenter son film qui sort mercredi prochain, il a évoqué à plusieurs reprises les vertus de l’autoorganisation, comme une chose désormais entendue. S’il n’y avait pas cette capacité des Italiens à créer des solidarités locales, on pourrait craindre que le pays soit encore plus mal en point qu’il ne l’est aujourd’hui. L’autogestion, la grève auto-organisée, étaient déjà des choses très répandues dans la mouvance autonome des années 1970 ou dans ce qu’on appelait les Comités unitaires de base. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien si les politiques italiens de droite comme de gauche s’efforcent de ramener ces années-là à leur caricature, la lutte pour l’émancipation aux attentats des Brigades rouges. Il y a ici plusieurs réflexions sur ce dernier point : Lien

    Olivier Favier

    • Bardamu
      Bardamu répond à Olivier Favier
      difficile
      • Posté à 18h48 le 17/04/2011
      • Internaute 25491
        difficile

      « Cela peut même être un moyen de se faire connaître »

      Ca paraît évident.

      De même qu’en France il faut présenter un brevet d’antisarkozysme pour accéder à quelque instance culturelle que ce soir, ainsi l’antiberlusconisme obligé est un indispensable sésame en Italie.

      Mais en même temps, il ne faut pas oublier de gémir contre la dictature sarkozsyte et le fascisme berlusconien, et jouer les résistants et les rebelles.

      Grand classique de la subversion subventionnée.

      • Olivier Favier
        Olivier Favier répond à Bardamu
        On ne dormira jamais
        • Posté à 19h09 le 17/04/2011
        • Internaute 138854
          On ne dormira jamais

        Disons surtout que le berlusconisme comme le sarkozisme permettent surtout de faire des carrières officielles. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, de toute évidence. Qu’ensuite, il y ait dans le public, un désir légitime d’entendre d’autres voix, un besoin de suivre d’autres propositions et d’autres pensées, c’est à la fois normal et légitime. J’entendais surtout parler d’un certain essoufflement du système, lequel a permis la survie au-delà de toute raison de la triste équipe au pouvoir au-delà des Alpes. Bien cordialement.

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 18h10 le 17/04/2011
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Lien par Lien

    • Odessa
      Odessa répond à Numerosix
      Rêveuse professionnelle
      • Posté à 18h15 le 17/04/2011
      • Internaute 114014
        Rêveuse professionnelle

      Comment fait-on pour introduire une image et une vidéo dans le message ? Je ne sais pas faire.

      • Winston Morgan Mc Clellan-
        Winston Morgan Mc Clellan- répond à Odessa
        Homo Vernaculus
        • Posté à 18h17 le 17/04/2011
        • Internaute 123883
          Homo Vernaculus

        quand tu postes un message, sous le carré ou tu écris,tu clic sur aide à la mise en forme et tu cherches

      • Numerosix
        Numerosix répond à Odessa
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 18h24 le 17/04/2011
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        Il faut être Grand Initié..

        Lien par Lien

  • Bardamu
    Bardamu
    difficile
    • Posté à 18h42 le 17/04/2011
    • Internaute 25491
      difficile

    Comme j’en ai assez de lire partout « idéologie libérale » à propos de tout et surtout n’importe quoi, voilà l’excellente définition qu’en donne Raymond Polin :

    « J’appelle libéralisme la philosophie politique par laquelle la liberté, je veux dire la liberté de chaque être humain, est la valeur morale et politique suprême, celle à laquelle il convient de sacrifier, s’il est nécessaire, toutes les autres valeurs. »

    Limpide.

    A part ça, ce livre, au fond, est emblématique d’un genre littéraire florissant : la pleurnicherie gauchiste, et symptomatique d’un renversement moral intéressant : la curetonisation de la gauche.

    On y sanglote par exemple sur la classe ouvrière italienne, orpheline sans doute de la pensée communiste. Ne plus se laisser rouler dans la farine par des staliniens grotesques et des idéologues marxistes fanatiques justifiant le terrorisme, il y a vraiment de quoi être nostalgique pour qui se souvient encore un peu des années de plomb...

    Mais ce qui est encore plus amusant, c’est la pudibonderie, la nostalgie de l’ordre moral :

    « Une télévision qui passe son temps à montrer des corps de femmes dénudés, de sorte que, lorsqu’ils sont devant, les hommes ne voient plus même les femmes qui sont à côté d’eux. »

    Là, on croit rêver. Le gauchiste qui, naguère, ne rêvait que de « jouir sans entraves » et de « machines désirantes » criant « au secours, des femmes nues à la télévision, que fait la police ? », quel magnifique renversement de fronts !

    Tout ça au pays de Machiavel et de Borgia...

    N’importe quel Florentin de la Renaissance un peu bien né aurait ri de pitié en lisant ce genre de niaiserie.

    • Homere elmero
      Homere elmero répond à Bardamu
      communiste primitif
      • Posté à 18h44 le 17/04/2011
      • Internaute 87706
        communiste primitif

      ah oui excellente définition ! On y croirait presque ! Et pour défendre vos sales petites libertés vous brandissez la Grande Liberté a chaque coup.

      Désolé Barda, la liberté de peter ne mérite pas qu’on y sacrifie par exemple le droit de se nourrir pour 1 milliard de sous alimentés, le droit de se loger pour des millions de sdf, le droit de travailler pour d’autres armées de chômeurs, celui de vivre en bonne santé et d’avoir accès a la culture pour des milliards d’exclus...

      Belle foutaise, mais on connaissait vos grandiloquences de circonstance depuis longtemps.

      • Bardamu
        Bardamu répond à Homere elmero
        difficile
        • Posté à 18h54 le 17/04/2011
        • Internaute 25491
          difficile

        Nous y voilà : « vos sales petites libertés ».

        Tout est dit.

        Ca vous gêne, hein, toutes ces sales petites libertés ? Comme on vous sent impatient de les supprimer...

        Ce qui nourrira certainement les millions de ceci et les milliards de cela, habituels totems ridiculement compassionnels brandis dans les sabbats gauchistes.

        Soyez plus créatif.

         
        • Homere elmero
          Homere elmero répond à Bardamu
          communiste primitif
          • Posté à 04h42 le 18/04/2011
          • Internaute 87706
            communiste primitif

          oui effectivement tout est dit : ce que j’appelle vos sales petites libertés, ce sont celles que vous vous octroyez généreusement mais dont vous privez les autres.

          Quant à être créatif, je vous renvoie la balle : vos propos sont exactement ceux que ressassent les capitalistes depuis 50 ans, paravent derrière lequel ils manigancent autant qu’il peuvent contre les libertes civiles. La liberté des sans-papiers en France, vous êtes pour ou contre ?

          • A déménagé le 1-6
            • Posté à 07h29 le 18/04/2011
            • Internaute 61755

            bardamou se voudrait florentin, il est une caricature à la scola.

          • Bardamu
            Bardamu répond à Homere elmero
            difficile
            • Posté à 12h30 le 18/04/2011
            • Internaute 25491
              difficile

            « ce que j’appelle vos sales petites libertés, ce sont celles que vous vous octroyez généreusement mais dont vous privez les autres. “

            Et alors ? Si je suis très beau, dois-je renoncer à séduire des femmes pour ne pas priver les vilains pas beaux de succès féminins ?

            Si je suis très intelligent, dois-je ne pas passer de concours pour ne pas priver de places les imbéciles ?

            Absurde.

            D’autre part, les ‘sans-papiers’, ça n’existe pas. C’est une construction idéologique de l’extrême-gauche. Il n’y a que des immigrés clandestins qui possèdent des papiers de leur pays d’origine, sauf quand il les ont détruits pour essayer de se rendre inexpulsables.

            Et là aussi, aucun problème : l’immigré clandestin choisit librement de se mettre dans l’illégalité, et l’Etat français exerce tout aussi librement son droit de n’accepter sur son sol que ceux qui y entrent en suivant des procédures légales (corrolaire indispensable du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes), et donc de les renvoyer dans leur pays d’origine.

            Autre chose ?

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