Cabinet de lecture

L'actualité des livres, par Hubert Artus.

La nouvelle rue Gaston Gallimard à Paris fait jaser l'édition

Publié le 15/06/2011 à 17h33


Le logo de la maison d’édition Gallimard (Charles Platiau/Reuters).

A tous ceux qui envoyaient leurs manuscrits aux Editions Gallimard : il faudra vous habituer à ne plus les adresser au 5 rue Sébastien-Bottin, dans le VIIe arrondissement de Paris mais au 5 rue Gaston Gallimard, fondateur de la maison qui fête cet été année son centenaire. Ce mercredi, la petite rue prend un nouveau nom, non sans controverse.

L’inauguration de ce nouveau nom de rue devait avoir lieu en présence de Bertrand Delanoë et d’Antoine Gallimard, petit-fils de Gaston et actuel PDG du groupe. Une plaque a été apposée sur la façade du siège de la maison d’édition.

Le « numéro 5 » n’est pas qu’un parfum

L’histoire de cette rue a commencé en 1907 : le quartier Saint-Thomas d’Aquin se vit alors rajouter une voie entre la rue Montalembert et la rue de l’Université.

La période trouble de Gallimard

Le « numéro 5 » connut une période trouble : l’Occupation. L’attitude de l’éditeur parut longtemps ambiguë : d’un côté, il accueillit dans ses bureaux des réunions clandestines des Lettres françaises et refusa des pamphlets antisémites ; de l’autre, il publia des traductions de classiques allemands (Goethe) pour se concilier les bonnes grâces de l’occupant, céda la NRF à Drieu La Rochelle, accepta la censure, et déclara sa maison « aryenne à capitaux aryens ». Après la libération, il fallut tout le soutien d’écrivains résistants pour protéger Gaston Gallimard de l’épuration.

En 1911, cette voie devint une partie de la rue de Beaune, avant devenir
en 1929 la rue Sébastien Bottin. Cette même année, Gaston Gallimard, au
N°5, installe son entreprise.

Il l’a créée dix-huit ans plus tôt avec deux des fondateurs de la Nouvelle revue française (NRF), André Gide et Jean Schlumberger. En 1919, les « Editions de la Nouvelle revue française » ont été rebaptisées « Librairie Gallimard ». Cette personnification de la marque marquait le début d’une incroyable aventure éditoriale, intellectuelle et industrielle.

A jamais, cette adresse devint
synonyme de littérature et dans la culture française, « numéro 5 » n’est pas qu’un parfum mais aussi un océan de bonheurs littéraires. D’André Gide à Philip Roth, en passant par Proust, Valéry, Faulkner, Joyce, Hammett, Aragon, Céline, Nabokov, Le Clezio, Marguerite Yourcenar, Marguerite Duras, Kundera, Oz et bien d’autres, cette toute petite rue a vu passer et repasser la quasi-totalité des grands noms de la littérature publiée en France depuis un siècle. Aujourd’hui, Gallimard, c’est 36 Prix Nobel, 35 prix Goncourt, 10 Prix Pulitzer.

Sébastien Bottin, le détrôné

Et Sébastien Bottin, dans tout ça ? Né en 1764 et mort en 1853, il devint prêtre avant de s’engager dans la Révolution française et d’embrasser un autre ordre : l’administration. Inventeur de la statistique commerciale, il fonda en 1796 la Société de l’Almanach du commerce, et publia annuellement de 1819 à 1853, un Almanach du commerce de Paris et des principales villes du monde, qui donnera le nom générique de « bottin ». En 1903, la société Didot, ayant racheté l’entreprise familiale Bottin, publia le « Bottin » mondain, premier répertoire des personnalités du Tout-Paris.

L’opposition du VIIe arrondissement

Lorsque le conseil municipal de Paris décida de déboulonner Bottin pour mettre Gallimard en plaque, le conseil d’arrondissement du VIIe s’opposa au projet. Le maire-adjoint René-François Bernard, chargé des espaces verts et de la propreté, argumente aujourd’hui encore :

« La règle est de ne pas changer le nom d’une rue où des personnes habitent. Il n’est pas de tradition de baptiser un lieu du nom d’un industriel qui y a son entreprise. Au nom de la maire Mme Dati, j’avais proposé d’habiller le square Montalembert d’un monument Gallimard, en partageant le coût entre la ville et la maison Gallimard. Certes, ça n’aurait pas été donné, mais ç’aurait été beaucoup plus visible. »

Le paradoxe d’une rue à deux noms

Il y a surtout l’histoire d’un autre numéro : le 9. En effet, la rue ne comporte ni N°1 ni N°3. Le 5 et le 7 correspondent au locaux Gallimard. Le 9, lui, est un immeuble qui ferme l’impasse. Or, tous les syndicats de la copropriété du 9 s’opposent au changement de nom, refusant de devoir payer les frais. Dès lors, le numéro 9 gardera son ancien nom de rue. Mais alors, devenus seuls habitants de la rue Sébastien Bottin, vont-ils se voir dénumérotés et devenir le 1 ? René-François Bernard précise :

« Ça n’est pas dans les priorités immédiates de la voierie. »

Une habitante de l’immeuble, jointe au téléphone, voit dans cette conclusion « une solution qui convient à tout le monde », et se réjouit « pour la famille de Gaston Gallimard, grande personnalité de notre culture ».

L’appel du 15 juin d’ActuaLitté.com


Sauvez votre Bottin

Suite à un échange de tweets avec l’auteur et éditeur François Bon, le site ActuaLitté.com a saisi l’occasion pour lancer un appel avec « plusieurs acteurs de l’univers numérique, Publie.net, Studio Walrus, Numeriklivres. Agacé par tous ces hommages à Gallimard, le directeur de la rédaction Nicolas Gary a décidé “d’attirer l’attention sur ce qui se passe dans le domaine du numérique, où Gallimard freine des quatre fers.” “ L’appel du 15 juin ” explique :

“ Une gigantesque journée d’hommages est organisée pour celui qui basculera donc dans les oubliettes, au profit de la maison centenaire.

L’édition est en pleine mutation numérique, pendant ce temps-là une poignée de puissants éditeurs font l’autruche, bloquent de manière ridicule les prix des livres numériques dans la fourchette la plus haute (autour de 20 euros), et poussent au piratage. ”

Le site d’ActuaLitté propose donc ce mercredi de “célébrer de manière symbolique Sébastien Bottin plutôt que Gallimard”.

Rectificatif, le 16/6/11 à 10h00, erreur sur l’arrondissement corrigée...

  • 16988 visites
  • 48 réactions
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  • Malzieux
    Malzieux
    Ex-chomeur
    • Posté à 17h54 le 15/06/2011
    • Internaute 124404
      Ex-chomeur

    C’est simple, le 9 a un autre nom de rue.
    J’habite au 4° puis-je changer de nom de rue juste pour mon appart, vu que j’habite une rue qui porte le nom d’un salaud.

    Quant à la rue Bottin, à l’heure d’internet c’est n’est plus utile. Gallimard non plus d’ailleurs, vu sa conception du numérique....

    • in girum
      in girum répond à Malzieux
      • Posté à 22h48 le 15/06/2011
      • Internaute 8170

      ce papier plein de détails croustillants est passionnant, on voit que paris frissonne. il aurait toutefois mérité une recherche encore plus approfondie ; la rue sébastien bottin était dans le 7 et ce bernard l’hermite de gallimard lui a emboité le pas. le 7, pas le 5.

      gaston-hubert lagaffe ?

    • kiki le chien
      kiki le chien répond à Malzieux
      observateur
      • Posté à 11h07 le 16/06/2011
      • Internaute 130584
        observateur

      ben moi c’est bien
      20 rue kiki chien !

    • A déménagé le 05-02-2012
      A déménagé le 05-02-2012 répond à Malzieux
      non connue
      • Posté à 18h29 le 16/06/2011
      • Internaute 84960
        non connue

      C’est vrai, il mène le même combat perdu d’avance que les majors...
      Tout pour eux rien pour les autres.

      L’éditeur Gallimard est mort, mais il ne le sais pas encore...

  • pachin
    pachin
    Etudiant
    • Posté à 17h58 le 15/06/2011
    • Internaute 90632
      Etudiant

    Bon ben j’ai appris d’où vient le mot « bottin ».
    A part ça RAS, juste une petite conneries et un gentil bordel sans grand intérêt, j’attends l’article sur « les facteurs qui en ont marre qu’on fasse des conneries avec les noms de rue et les numéros ».

    • Six renards
      Six renards répond à pachin
      Esclave heureux de la FPT
      • Posté à 19h51 le 15/06/2011
      • Internaute 73359
        Esclave heureux de la FPT

      C’est clair, on s’en fout !
      J’ai perdu 5 minutes de ma vie là... Bon heureusement c’est pas la pire des méthodes.

    • merle-moqueur
      merle-moqueur répond à pachin
      GRRRRRRRRRRRR (...)
      • Posté à 20h57 le 15/06/2011
      • Internaute 17922
        GRRRRRRRRRRRR (...)

      c’est ça l’info,coco

  • Yaumegui_from_Paris
    Yaumegui_from_Paris
    « Il ne suffit pas d'être (...)
    • Posté à 18h05 le 15/06/2011
    • Internaute 8001
      « Il ne suffit pas d'être (...)

    « cette toute petite rue a vu passer et repasser la quasi-totalité des grands noms de la littérature publiée en France depuis un siècle. »
    Ils n’ont pas eu Simenon, « un grand romancier, le plus grand sans doute et le plus vraiment romancier que nous ayons en France aujourd’hui selon Gide. Je me demande bien pourquoi.

    • thierry reboud
      • Posté à 18h57 le 15/06/2011
      • Internaute 20923

      Si, elle a même vu passer Simenon.

      Le Locataire (1934), Les Suicidés (1934), Les Clients d’Avrenos (1935), Les Pitard (1935), Quatier nègre (1935), Les Demoiselles de Concarneau (1936), Long cours (1936)... et plein d’autres jusqu’à La Maison des sept jeunes filles en 1969.

      Source : Catalogue Gallimard 1911-2011, éditions Gallimard (5 rue Gallimard, 75007 Gallimardville), 19€ dans toutes les bonnes librairies (et sans doute dans de moins bonnes).

      • Yaumegui_from_Paris
        Yaumegui_from_Paris répond à thierry reboud
        « Il ne suffit pas d'être (...)
        • Posté à 09h09 le 16/06/2011
        • Internaute 8001
          « Il ne suffit pas d'être (...)

        Ah ben, l’intégrale de Simenon que je suis en train de lire aux Presses de la Cité évoque Fayard, mais pas Gallimard. Merci.
        D’ailleurs, l’intégrale commence à partir de 1945, donc à l’arrivé de Simenon aux Presses de la Cité, il faut commencer par le volume 16 si on veut lire l’œuvre de signée Simenon en respectant la chronologie.

  • Fantomax
    Fantomax
    escroc
    • Posté à 18h42 le 15/06/2011
    • Internaute 157606
      escroc

    La nouvelle rue Gallimard est interdite aux Facel Vega, on se demande bien pourquoi.

  • A déménagé le 23-6
    • Posté à 18h42 le 15/06/2011
    • Internaute 85924

    Et il n’y a toujours pas de rue Robespierre à Paris !

    • ppegoo
      • Posté à 22h09 le 15/06/2011
      • Internaute 6682

      Là est la vraie injustice en effet ! Le rôle historique de ce révolutionnaire est tout de même évident. Avec ses travers, également.

    • Waldeck
      Waldeck répond à A déménagé le 23-6
      Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
      • Posté à 09h07 le 16/06/2011
      • Internaute 36864
        Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

      -« Et il n’y a toujours pas de rue Robespierre à Paris ! »

      - Mais il y a à Essôme-sur-Marne ( 02400 ), la commune possède toujours, malgré une vive polémique, une rue au nom du dictateur soviétique Joseph Staline, allant de la rue Churchill à la rue Roosevelt elles mêmes rejoignant l’avenue du Général de Gaulle !
      (wikipedia)

  • Canaille le Rouge
    Canaille le Rouge
    Révolté constructeur
    • Posté à 18h54 le 15/06/2011
    • Internaute 92684
      Révolté constructeur

    Et pendant ce temps et s’il doit y avoir une plaque émaillée bleue pour hiérarchiser la reconnaissance, toujours pas de voie, rue, place, quai, Aragon à Paris.

    Entre Astérix et Aurélien nos édiles ont choisi le p’tit gaulois . Farceurs va !

  • Rebel Yell
    Rebel Yell
    Je pose une question.
    • Posté à 19h00 le 15/06/2011
    • Internaute 127333
      Je pose une question.

    Un article sur une rue sur la Rue : belle récursivité !

  • solstice
    solstice
    pigiste
    • Posté à 19h05 le 15/06/2011
    • Internaute 38451
      pigiste

    Et une rue Drieu-la-Rochelle, c’est possible ? Quand on passe à la postérité, ça fait un peu green washing de la boîte qui, dans les années 40, faisait valoir son statut de maison « aryenne à capitaux aryens »...

  • pelicano
    pelicano
    intermittent
    • Posté à 19h13 le 15/06/2011
    • Internaute 156246
      intermittent

    moi ma prose restera sur rue89 ! je reste fidèle, bon je prends l’argent du nobel mais je ferais pas d’autres compromis !

  • galanga
    galanga
    vaincre les mauvais «  (...)
    • Posté à 19h49 le 15/06/2011
    • Journaliste 101322
      vaincre les mauvais «  (...)

    « il faudra vous habituer à ne plus les adresser au 5 rue Sébastien-Bottin, dans le Ve arrondissement de Paris mais au 5 rue Gaston Gallimard »

    Erreur : c’est 5 rue Gaston-Gallimard.

  • chrix
    chrix
    Perlimpinpin..
    • Posté à 20h22 le 15/06/2011
    • Internaute 152676
      Perlimpinpin..

    ..Bottin/Gallimard..histoire de pages..

    Extrait d’un dialogue entre Georges Wildenstein et Gaston Gallimard : « Je désire m’intéresser à la gloire de Proust, dont vous-êtes l’éditeur. Je voudrais que lui fût érigé un monument sur les champs-Elysées ». « Un monument ? Mais il existe déjà, il y a une pissotière ! ». Fin de la conversation et du monument. Proust n’a jamais fréquenté les pissotières.
    Les éditeurs éprouvent-t-ils de la haine pour leurs auteurs ?
    Gaston avait -en son temps- refusé « Du coté de chez Swann » pour se rattraper ensuite (mais avec beaucoup d’insistance) avec « A l’ombre des jeunes filles en fleurs »..

  • ppegoo
    • Posté à 22h06 le 15/06/2011
    • Internaute 6682

    Une seule info intéressante : Moi aussi, j’ai appris d’où vient le mot « bottin ».
    Pour le reste, quelle mouche a piqué le rédacteur de cet article ? Que cette mini-rue change de nom ou pas, ça n’a vraiment aucune importance ! De toute façon, tant qu’il y a des contemporains de l’ancien nom, c’est lui qui prévaut. Faire un article pour 3 pelés et un tondu, franchement . . .

  • OuaiSSé
    OuaiSSé
    HaïTek
    • Posté à 22h08 le 15/06/2011
    • Internaute 160190
      HaïTek

    Pour une entreprise qui vit de ses droits de propriété intellectuelle, le milieu numérique n’est a priori pas un terrain favorable.
    La loi du copier/coller règne en maître, le milieu est auto-reproductible, polycopié, les émissions sont répliquées, toujours et partout.
    Avec des lois adaptées à ce milieu, les choses pourraient peut-être se faire, mais nos lois sont à côté, comme « hors sujet ».

    Alors bon, ma bonne dame, faut comprendre, tout de même,
    que ces gens n’aillent pas comme ça se jeter dans la gueule de l’écran...

    Lien

  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 06h06 le 16/06/2011
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    Gaston Gallimard, au
    N°5..... rue lauriston, ça sonne mieux j’trouve

  • tibo19
    tibo19
    opticien
    • Posté à 10h20 le 16/06/2011
    • Internaute 137170
      opticien

    Petite erreur de frappe Sébastien Bottin est mort en 1853 et non 1835

  • flotenaton
    flotenaton
    ingénieur
    • Posté à 10h38 le 16/06/2011
    • Internaute 135479
      ingénieur

    Ah c’était ça la raison de la petite sauterie d’hier soir chez Gallimard ?

  • Autruchette
    Autruchette
    Dieu est mort !
    • Posté à 10h40 le 16/06/2011
    • Internaute 134171
      Dieu est mort !

    Vous excitez pas.. Y’aura bientôt une rue Sarkozy Nicolas.. Et pour tout dire, j’irais faire pipi sur la plaque ; o)
    Et inutile de retenir mon IP. J’suis SDF ; o)

  • Eric Dubois
    Eric Dubois
    auteur
    • Posté à 10h56 le 16/06/2011
    • Internaute 41076
      auteur

    Sébastien Bottin est mort en 1853 ( cf Wikipédia et Petit Larousse) et non en 1835.

  • Tropicaleyes
    Tropicaleyes
    Jean-Christophe, En Slim, (...)
    • Posté à 12h15 le 16/06/2011
    • Internaute 95001
      Jean-Christophe, En Slim, (...)

    Indignez vous les bobos !

  • We want a shrubbery
    We want a shrubbery
    Fonctionnaire. A voté!
    • Posté à 14h46 le 16/06/2011
    • Internaute 100046
      Fonctionnaire. A voté!

    Cabinet de lecture de plaques de rue ou cabinet de commérages ? (entre parenthèses, Galllimard n’apparaissait pas sous son meilleur jour hier soir dans le téléfilm V comme Vian)

    Je repense à ce merveilleux passage d’Un amour de Swann :

    « -D’ailleurs je dois y retrouver Basin qui, pendant que j’étais ici, est allé voir ses amis que vous connaissez, je crois, qui ont un nom de pont, les Iéna.

    –Ç’a été d’abord un nom de victoire, princesse, dit le général.
    Qu’est-ce que vous voulez, pour un vieux briscard comme moi,
    ajouta-t-il en ôtant son monocle pour l’essuyer, comme il aurait
    changé un pansement, tandis que la princesse détournait
    instinctivement les yeux, cette noblesse d’Empire, c’est autre chose bien entendu, mais enfin, pour ce que c’est, c’est très beau dans son genre, ce sont des gens qui en somme se sont battus en héros. »

  • miktak
    • Posté à 15h13 le 16/06/2011
    • Internaute 28738

    ouais histoire de bobo parisien....

    • Schrödinger
      Schrödinger répond à miktak
      Poli et gentil. Très rue89.
      • Posté à 16h33 le 16/06/2011
      • Internaute 41709
        Poli et gentil. Très rue89.

      Remarque de gros prolo provincial...

  • Black Myst
    Black Myst
    Contributeur à OpenStreetMap
    • Posté à 15h47 le 16/06/2011
    • Internaute 160275
      Contributeur à OpenStreetMap

    Juste un petit mot pour dire que la carte libre OpenStreetMap a été mise à jour. La rue est visible sur la carte avec son nouveau nom.

    Lien

    Pour ce qui est du double nom, le choix a été fait par la communauté de conserver le nom « rue Sébastien-Bottin » pour l’impasse menant au numéro 9.

    Note : La carte OpenStreetMap (et les photos GoogleStreet) confirme qu’il y a bien un numéro 1 dans la rue Gaston Gallimard, juste à coté du 5.

  • Schrödinger
    Schrödinger
    Poli et gentil. Très rue89.
    • Posté à 16h13 le 16/06/2011
    • Internaute 41709
      Poli et gentil. Très rue89.

    Marrant les derniers mots sur l’édition et le numérique...

    Petit message à Nicolas Gary : je chie sur les bouquins numériques. Vive le papier. Qu’il aille se pendre ce petit marchand, ou qu’il vende des baskets...

  • GALSWINTHE
    GALSWINTHE
    Chef d'entreprise
    • Posté à 18h42 le 16/06/2011
    • Internaute 156662
      Chef d'entreprise

    Largement mérité, un homme qui à tant fait pour la littérature
    les Auteurs, il est l’un des garants et digne représentant de
    l’ excellence Française dans le Monde.

    Dans un quartier mythique de Paris. Quand nous passons à coté
    de chez Gallimard. juste dans la Rue.

    C’est comme si cette Maison illustre, nous rendait plus heureux
    de savoir que les Auteurs que nous avons lus et tant aimés
    Sont passer par cette Maison. Cette excellence nous imprègne
    et nous rend encore plus fier d’être Français. De l’écriture.
    et de sa liberté d’expression.

    C’est comme passer à coté de la Sorbonne, ou passer devant la terrasse du café de flore ; ou de la brasserie Lipp.

    C’est le patrimoine littéraire, qui se dégage de ses endroits magnifiques qui nous touchent, Le lieux souvent fait le quartier.
    et il est normal, que des personnalités qui ont fait le lieux.
    soit Honoré d’une plaque à leurs Noms.

    • We want a shrubbery
      We want a shrubbery répond à GALSWINTHE
      Fonctionnaire. A voté!
      • Posté à 06h58 le 17/06/2011
      • Internaute 100046
        Fonctionnaire. A voté!

      Attention aux majuscules, on dirait que vous rigolez...

      • GALSWINTHE
        GALSWINTHE répond à We want a shrubbery
        Chef d'entreprise
        • Posté à 09h11 le 17/06/2011
        • Internaute 156662
          Chef d'entreprise

        Non je ne rigole pas ? j’ai taper vite de message.
        je pense vraiment ce que j’ai dit.

        Vous êtes prof, surement ? les corrections de fautes. ?

        Je pense, que de se prendre en dérision tout le temps.
        n’est pas forcement bien...

        Monsieur Gallimard mérite largement sa rue.

        Bien à vous.

         
        • We want a shrubbery
          We want a shrubbery répond à GALSWINTHE
          Fonctionnaire. A voté!
          • Posté à 09h27 le 17/06/2011
          • Internaute 100046
            Fonctionnaire. A voté!

          Non, je ne suis pas prof, et je n’ai pas parlé de fautes, car il n’y en a pas. Simplement, majuscule rime souvent avec ridicule. Christiane Rochefort, par exemple, les employait souvent par dérision. Gaston Gallimard mérite certes sa rue, mais il n’est pas le dieu de la Bible.

          • GALSWINTHE
            GALSWINTHE répond à We want a shrubbery
            Chef d'entreprise
            • Posté à 13h52 le 17/06/2011
            • Internaute 156662
              Chef d'entreprise

            Au commencement était la Bible.

            Au commencement de la rue est Gaston Gallimard.

            Au 5, !

            Bien à vous

          • GALSWINTHE
            GALSWINTHE répond à We want a shrubbery
            Chef d'entreprise
            • Posté à 13h54 le 17/06/2011
            • Internaute 156662
              Chef d'entreprise

            Au commencement était le verbe.... rectification

            Donc l’édition..... donc le livre...

            Au commencement de la rue, ( 5)

            Bien à vous

          • GALSWINTHE
            GALSWINTHE répond à We want a shrubbery
            Chef d'entreprise
            • Posté à 13h54 le 17/06/2011
            • Internaute 156662
              Chef d'entreprise

            Au commencement était le verbe.... rectification

            Donc l’édition..... donc le livre...

            Au commencement de la rue, ( 5)

            Bien à vous

          • GALSWINTHE
            GALSWINTHE répond à We want a shrubbery
            Chef d'entreprise
            • Posté à 13h54 le 17/06/2011
            • Internaute 156662
              Chef d'entreprise

            Au commencement était le verbe.... rectification

            Donc l’édition..... donc le livre...

            Au commencement de la rue, ( 5)

            Bien à vous

        5 autres commentaires
    • egide
      egide répond à GALSWINTHE
      Littéral
      • Posté à 22h26 le 18/06/2011
      • Internaute 45067
        Littéral

      Patrie moine ?
      ta gueule, corbeau !

      Lit tes ratures de souche médiocre
      apprend Claudel par cœur et Anatole France
      de la même eau des tartufes dévots
      confis au sein de l’adultère et contre Proust
      et pour Sainte Beuve !
      Crevards !
      Jean foutre !

      Le patrimoine littéraire ?
      Un placard qui sent le cadavre !

      • GALSWINTHE
        GALSWINTHE répond à egide
        Chef d'entreprise
        • Posté à 09h50 le 19/06/2011
        • Internaute 156662
          Chef d'entreprise

        Bonjour égide

        J’ai eu un petit Bugg avec mon espace d’écriture. le message
        à été écrit plusieurs fois, c’est une erreur !

        Vous êtes acide. j’ai lu Claudel et Anatole France. et Sainte Beuve
        mais aussi Vian, Sartre, Le clezio , kundera... ses Auteurs
        sont chez Gallimard.

        et vous ,qu’avez vous éditer ? ou écris ?

        Bien à vous

  • Cidessus
    Cidessus
    Triste luron
    • Posté à 08h21 le 17/06/2011
    • Internaute 43077
      Triste luron

    J’aurais aimé savoir ce qu’en aurait pensé Monsieur Bottin.

  • egide
    egide
    Littéral
    • Posté à 22h21 le 18/06/2011
    • Internaute 45067
      Littéral

    Gaston , ya le web qui plombe les marges
    Et y’a jamais personne qui s’en décharge !

    Gaston t’a pris l’bout d’rue à Sébastien
    Et y’a jamais personne qui te retient

    Gaston t’as de drôle de p’tit fiston
    et ya jamais personne poussant le piston

    Gaston ! ! ! !

    Gaston ya même plus d’écrivaillon
    et ya jamais personne pour le brouillon

    Gaston ! ! ! !
    Gaston ! ! ! !
    Gaston ! ! ! !

    • GALSWINTHE
      GALSWINTHE répond à egide
      Chef d'entreprise
      • Posté à 09h59 le 19/06/2011
      • Internaute 156662
        Chef d'entreprise

      l’édition n’a rien à craindre du web et du numérique.

      il y aura deux lecteurs : la lecture sur I Pad, (tablettes)(entre autres)
      et la lecture d’un livre... ( ou les deux)

      Tout est une question de Marketing.

      Bien à vous

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