Cabinet de lecture

L'actualité des livres, par Hubert Artus.

La sélection de livres pour l’été de Rue89... avant la vôtre !

Publié le 17/07/2011 à 19h28

Romans français et étrangers, polars, BD, essais : les choix de la rédaction, pour partir en vacances bien accompagné.


Autoportrait à la plage (John Shepherd/Flickr/CC)

Vous partez avec un ami radin ? Dans un pays en révolution ? Loin de votre amant(e) caché(e) ? Pour vous évader de plus belle, Rue89 a mis sur pied une sélection d’été en dix variations. Dans la foulée, dîtes-nous quels sont vos propres conseils de lectures.

A présent, riverains et internautes, c’est à vous de nous dire les livres que vous conseillez, en respectant les variations proposées. Les commentaires sont ouverts, et prêts à engranger vos choix littéraires. Nous établirons dans les prochains jours la sélection des riverains. A vos lignes, et à vos claviers !

Si vous êtes fâché avec la littérature française

Couverture de « Verre cassé », d’Alain Mabanckou

Verre cassé Alain Mabanckou

Le bar qui est ici narré s’appelle « Le crédit a voyagé », ce qui n’est pas un nom de bar. Et donc de bon augure : dès le début du roman, le lecteur est mis en confiance, car il sait qu’il sera surpris.

C’est un client, Verre cassé, qui raconte l’histoire fantastique, truculente et drôlatique dudit boui-boui et de son patron Escargot entêté. C’est bavard et beau et humain comme une farce, et cela raconte l’Afrique sans aucun « political correctness ».

« Verre cassé » a révélé Mabanckou, romancier et poète congolais quadragénaire, prof de littérature à l’université de Californie à Los Angeles. Son dernier livre, « Demain j’aurai 20 ans » (éd. Gallimard) est sorti l’an dernier, il paraît que c’est formidable, mais je n’ai pas encore lu. Pascal Riché

Ed. Points Seuils - 248p. - 6,50€.
La Terreur de vivre Urban Waite

Ceux qui ont apprécié « La Route » de Cormac McCarthy apprécieront ce roman qui mêle une enquête à trois niveaux et les grands espaces de la frontière américano-canadienne. Le livre s’ouvre sur une scène de bar, puis continue sur une livraison de drogue nocturne, par hélicoptère.

Il y a Phil Hunt, quinquagénaire qui a purgé une peine de prison pour homicide vingt ans plus tôt, un autre repris de justice, et un shérif qui les a dans sa ligne de tir. Shérif dont le père était trafiquant.

Bientôt s’y ajouteront les commanditaires (qui n’ont pas reçu le paquet), un agent fédéral et un tueur maniaque du couteau. Tout le monde baigne dans la culpabilité. Et pour des raisons diverses, tout le monde poursuit tout le monde. Une histoire à tiroirs, et une écriture captivante. Hubert Artus

Ed. Actes Sud - 268p. - 22,50€.
Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer Dany Laferrière

Dans l’été moite de Montréal, avec Charlie Parker en musique de fond, c’est l’histoire de deux noirs qui partagent un minuscule deux pièces. L’un essaye d’écrire un roman, l’autre, Bouba, philosophe et fait l’amour, avec des filles pas belles de préférence, car elles donnent plus, sont reconnaissantes du désir qu’on leur témoigne.

L’écrivain, lui, fait l’amour avec Miz littérature. Lorsqu’elle passe dans leur bouge, elle apporte des fleurs, fait un bout de ménage. Sur sa Remington, l’écrivain rêve de Carole Laure, Bouba boit et le livre paraît enfin : « Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer » du haïtien Dany Laferrière. Blandine Grosjean

Ed. Le Serpent à plumes - 169p. - 7€.

Couverture des « Contes d’Amadou Koumba », de Birago Diop

Les Contes d’Amadou Koumba Birago Diop

Des contes sénégalais que Birago Diop raconte comme un griot. Le récit est donc délicieux de circonvolutions et de fraîcheur : on y savoure les morales philosophiques qui rythment les histoires. « On ne connaît l’utilité des fesses que quand vient l’heure de s’asseoir ! » ou « Quand la mémoire va ramasser du bois mort, elle rapporte le fagot qui lui plaît ».

Et si vous êtes passés par Dakar, vous apprendrez enfin l’origine véridique de ces mamelles. Renée Greusard.

Présence africaine éditions - 187p. - 6,10€.
Pièces importantes et effets personnels... Leanne Shapton

Elle est critique gastronomique, il est photographe. Ils se rencontrent, se plaisent, s’échangent des compils, s’offrent des tas de petits cadeaux, s’envoie des mails passionnés, torturés, puis de moins en moins tendres. A leur séparation, tous les objets sont photographiés, répertoriés et finissent dans une vente aux enchères.

D’où le titre complet du livre, « Pièces importantes et effets personnels de la collection Lenore Doolan et Harold Morris, comprenant livres, prêt-à-porter et bijoux ». Leanne Shapton invente un genre génial, à mi-chemin entre le roman photo et le catalogue d’art. Au final, son livre d’images devient aussi palpitant qu’un bon polar. Aurélie Champagne

Ed. de l’Olivier - 137p. - 18€.
Toxic Charles Burns

Dans cette une nouvelle trilogie, on retrouve en couleur, l’univers graphique torturé et poisseux de Charles Burns (« Black Hole »).

On y suit les aventures de Doug, sorte de Tintin sous champignons hallucinogènes, qui erre d’un monde à l’autre, rencontre d’inquiétants homme-insectes, des ados perdus, et une jeune fille qui n’est finalement pas la plus rassurante de toute cette joyeuse petite bande. Ce premier volet est une mise en bouche redoutable. Aurélie Champagne

Ed. Cornélius - 50p. - 21€.
Si vous voulez buter un collègue, un voisin ou un parent

Couverture de « Disparition d’une femme » de Stéphane Durand-Soufflant

Disparition d’une femme, l’Affaire Viguier Stéphane Durand-SoufflanD

C’est probablement le meilleur chroniqueur judiciaire français. Dans une salle d’audience, Stéphane Durand-Souffland voit tout et l’écrit bien. Il a couvert l’affaire Viguier pour Le Figaro et a fini par en faire un livre.

En février 2000 à Toulouse, Suzanne Viguier disparaît. Son mari, professeur de droit, devient, malgré l’absence de corps et de preuves, le suspect-numéro-un. Deux procès auront lieu. L’appel est explosif, avec le témoignage-clé de la baby-sitter et la présence de l’avocat Eric Dupont-Moretti.

Jacques Viguier a été acquitté. Il avait le profil du coupable idéal - la justice aussi a des fantasmes. Nolwenn le Blevennec

Ed. de l’Olivier - 225p. - 18€
L’Adversaire Emmanuel Carrère

Il faut relire ce livre cette année. Xavier Dupont-de-Ligonnès (passé à la trappe depuis DSK) ressemble un peu à Jean-Claude Romand. En 1993, ce dernier a tué sa famille pour éviter d’avoir à leur dire la vérité. Dix-sept ans de mensonges acumulés : Romand faisait croire qu’il était médecin à l’OMS alors qu’il passait ses journées en forêt ou dans sa voiture.

Emmanuel Carrère essaye de comprendre pourquoi. Il évoque la peur de décevoir de Romand-enfant. Le narcissisme monté en rempart. Et le premier mensonge : le jour où l’étudiant dit à tout le monde qu’il a réussi ses examens de deuxième année de médecine, alors qu’il n’est pas allé aux concours. Nolwenn le Blevennec

Ed Folio - 219p. - 5,70€.
Petite sœur mon amour Joyce Carol Oates

JonBenet R. est une mini-Miss assassinée un soir de Noël 1996. Une affaire réelle dont Joyce Carol Oates s’est inspirée pour écrire « Petite sœur mon amour ». Le meurtre sordide, jamais élucidé, a fait la Une des tabloïds américains.

Ici, la petite fille s’appelle Edna Louise (surnommée Bliss), elle est patineuse artistique. Sa mère ne l’aime pas, au début (elle est moche). Puis ses médailles changent tout. Bliss est relookée, maquillée.

Elle devient l’obsession de sa mère - de plus en plus flippante, qui s’approprie ses succès. A-t-elle tué sa fille ? Dans le livre d’Oates, c’est à traver Skyler, le grand frère de Bliss, qu’Oates donne un point de vue (romancé). Nolwenn le Blevennec

Ed. Philippe Rey - 666p. - 24€.
Si vous partez avec votre mère qui vient de se faire larguer

Couverture du « Guide de la météo et des vents marins », de François Vadon

Guide de la météo et des vents marins François Vadon

Emmenez votre mère au bord de la mer et saoûlez-vous d’air. Profitez-en pour apprendre quels types de vents annoncent les cumulo-nimbus, les altostratus, ou les altocumulus. Vous préférez les cirrus crochus ? « Barbes de chat aux nuages / Nues étendues et fouettées / Annoncent de vents grand tapage / Annoncent un frais entêté. » Mathieu Deslandes

Ed. Le Chasse Marée - 125p. - 14,99€
L’Art de la joie Goliarda Sapienza

Peut-être votre mère trouvera-elle un guide en Modesta, l’héroïne de ce magnifique roman épopée. Femme éblouissante de force et d’intelligence, féministe, communiste, anarchiste, amoureuse de l’amour, de la vie et avant tout libérée.

Modesta traverse le XXe siècle et le fascisme avec une seule ambition : apprendre à vivre libre et heureuse. Un livre qu’on se passe comme un témoin de femmes en femmes, d’amies en amies, de filles en mères. Renée Greusard

Ed. Pocket - 835p. - 9,80€.
Vie amoureuse, Mari et femme, THERA Zeruya Shalev

La première vertu de ces romans est qu’il peut faire passer pour un moment l’envie de toute entreprise sentimentale. Le premier (Vie amoureuse) raconte la passion destructrice de la narratrice pour un ami de son père, le second (Mari et femme) un couple qui agonise et le troisième (Théra) la fin d’une famille (et la difficile recomposition d’une nouvelle).

Trois récits de la subjectivité et dinguerie amoureuse, des humiliations, épreuves et exils du couple dans lesquels seuls les poissons surgelés ne peuvent pas se reconnaître, pour en rire aussi. Blandine Grosjean

Ed. Folio - 350p., 512p., et 667p. - 7,80€, 8,90€ et 9,90€.
Un été sans les hommes Siri Hustvedt

Un carton en librairie, et surtout un livre sur la difficulté d’être une femme. Zineb Dryef

Ed. Actes sud - 215p. - 18€.
Si votre amant/maitresse part un mois à l’autre bout du monde avec sa jolie famille

Couverture des « Debutants », de Raymond Chandler

Nouvelles Raymond CARVER

Dites vous que son couple ne tiendra pas... Raymond Carver, surnommé « le Tchekhov américain », met en scène des personnages qui ont tout perdu, qui ne s’aiment plus, qui boivent trop et s’ennuient.

Les phrases sont simples et poétiques. Les descriptions bien vues comme cet obèse qui avale pain et salade César au restaurant et qui de temps à autre « souffle un petit coup ».

Les éditions de l’Olivier ont entrepris de rééditer toute l’oeuvre de Raymond Carver, en neuf volumes, sur deux ans. Déjà six d’entre eux sont sortis. Les deux premiers, sortis en septembre 2010, sont intéressants à comparer : c’est le même texte, l’un est brut (« Débutants »), l’autre relu et corrigé par l’éditeur (« Parlez-moi d’amour »). Nolwenn le Blevennec

Ed. de l’Olivier.
Totally Killer Greg Olear

En 1991, Todd a eu une nouvelle colocataire : Taylor Schmidt, 23 ans, femme fatale aux 78 amants. Si seulement elle n’avait pas répondu à l’annonce de l’agence de recrutement « Quid pro quo », elle serait peut être encore en vie aujourd’hui…

Son job : tuer les baby-boomers qui squattent tous les postes. Todd, bien qu’il s’en défende, était fou d’elle. D’ailleurs, il nous raconte cette histoire en 2009, et il en est toujours fou.

Une comédie new yorkaise trendy, doublée d’une réflexion sur les Etats-Unis et le monde de 1991 à nos jours, avec une BO rock et grunge. Ce roman dopé au cynisme est parfaitement huilé, et réunit entertainment et intellectualisme. Hubert Artus

Ed. Gallmeister - 299p. - 22,90€.
Le Polygame solitaire Brady Udall

L’histoire d’une famille de mormons, avec quatre épouses et vingt-huit enfants. Remarquablement traduit par Michel Lederer, un roman superbe d’humanité, des personnages étonnants, par l’auteur du « Destin miraculeux d’Edgar Mint ». Le Yéti

Ed. Albin Michel - 740p. - 24€.
Lourdes, lentes André Hardellet

Un livre qui vous consolera sans doute. En 1974, La Ligue de défense de l’enfance et de la famille porte plainte suite à la réédition de ce court roman érotique. Hardellet se retrouve devant les tribunaux pour outrages aux bonnes mœurs.

Dans cette « belle histoire d’amour en été et de truites pêchées », les femmes sont goulues et voluptueuses et les hommes pas toujours bien armés face au désir fou qu’elles leur inspirent.

C’est du moins le cas de ce très jeune garçon qui découvre sous les jupons de Germaine, une bonne de douze ans son aîné, un amour indépassable. Ce petit livre est une ode fiévreuse aux rendez-vous d’été crapuleux. Aurélie Champagne

Ed. Gallimard - 127p. - 7,90€.
Mister Wonderful Daniel Clowes

Parce que vous êtes comme Marshall : vous êtes seul(e) et vous attendez. Dans un bar quelconque, le quadragénaire binoclard se ronge les ongles. Ses amis lui ont arrangé un rendez-vous avec une inconnue.

Un peu plus loin, une jolie blonde semble attendre aussi, mais Marshall se rend vite compte qu’ « elle a l’air trop saine et bien trop intacte pour qu’on l’ait rencardée avec un type comme (lui) ».

Dans cette BD, la simplicité de la narration et la maîtrise graphique de Clowes sont renversants et on reste éternellement reconnaissant à l’auteur que cette love story banale et splendide ne soit pas un fiasco amoureux de plus. Aurélie Champagne

Ed. Cornélius - 77p. - 20€.
Si vous vous êtes promis de lire des classiques

Couverture de « Professeur de désir », de Philip Roth

Professeur de désir Philip Roth

Passé trente ans, on accepte le label « classique », non ? Alors va pour ce Roth-là. C’est un livre sur le choix :

  • sur la vie qu’on voudrait vivre et qu’on hésite à vivre ;
  • sur les idéaux qu’on embrasse les uns après les autres parce qu’on ne trouve en aucun tout ce qu’on cherche à la fois ;
  • sur les femmes qu’on embrasse les unes après les autres parce qu’on ne trouve en aucune tout ce qu’on cherche à la fois ;
  • sur l’existence en tranches ;
  • sur la place du corps ;
  • sur l’ennui qui couve sous la perfection : « Elle ne te rend pas un peu dingue, à force d’être si intelligente, jolie fille et irréprochable ? » Mathieu Deslandes
Ed. Folio - 311p. - 7,30€
Lettres à Hélène Louis Althusser

►Lors de son « Face aux riverains » du 7 juillet, Manuel Valls était venu avec « Lettres à Hélène » de Louis Althusser, paru en mai chez Grasset, dont il apprécie aussi la « très belle préface de Bernard-Henri Lévy ».

Il parle de « la folie d’un homme » [Althusser, ndlr] et du « rapport tourmenté avec le Parti communiste » de l’auteur.

Ed. Grasset - 720p. - 24 €.
Si vous n’aimez pas les listes de livres pour l’été

Couverture de « Correspondance des routes croisées », de Nicolas Bouvier et Thierry Vernet

Correspondance des routes croisées Nicolas Bouvier et Thierry Vernet

La correspondance torrentielle entre l’auteur du mythique « Usage du monde » et son futur compagnon d’équipée, juste avant leur périple du bout du monde. Le Yéti.

Ed. Zoé - 1 800p. - 39€.
La Conspiration des ténèbres Theodore Roszak

A lire, comme tous les livres de Theodore Roszak, écrivain et essayiste. Parce qu’il fut le premier à utiliser le terme de « contre-culture », dans un ouvrage éponyme paru en 1969. Parce que ce roman noir sur Hollywood, paru en France en 2004, est selon lui son meilleur. Parce que l’auteur de « La Menace américaine » était un démineur de l’hégémonie militaire et culturelle américaine. Parce que, malheureusement, Theodore Roszak est décédé le 5 juillet. Hubert Artus

Ed. du Cherche-Midi - 764p. - 23€.
Si vous partez dans un pays en révolution
Les Mémoires d’Outre-Tombe François-René de Chateaubriand

Chateaubriand et ses (de mémoire) seize quartiers de noblesse, qui sauva sa tête sous la terreur, mais pas celle de sa soeur, chroniqueur de la tyrannie napoléonienne a bien vécu, longtemps, 80 années, a bien aimé et beaucoup voyagé. Ses mémoires sont grandioses.

Avant d’ouvrir ce livre, je croyais que tous ceux qui prétendaient l’aimer ne l’avaient en réalité jamais lu (comme ceux qui disent adorer Ulysse de James Joyce, là pour le coup authentiquement in-lisible).Jusqu’à ce qu’un responsable politique de droite dont je faisais le portrait m’assure que cette oeuvre avait marqué sa vie et ses choix. Ah bon.

Blandine Grosjean

Ed. Le Livre de poche - 4 tomes, 800p. chaque - 8€ chaque.
Si vous partez avec un ami radin

Couverture d’« Eugénie Grandet », de Balzac

Eugénie Grandet Honoré de Balzac

Avec ce livre, vous aurez l’impression que votre ami n’est pas si radin que cela, finalement. A côté du père Grandet, l’Harpagon de Molière, c’est Liliane Bettencourt. Ce que Balzac montre bien dans ce roman, c’est la violence subie dans les coins les plus paisibles, les familles les plus cachées de nos provinces.

Ici la violence est encaissée tout au long du roman par Eugénie, fille mélancolique et sensible (et pas très fute-fute) de notre avare Félix Grandet.

Dans ce roman, un autre personnage intéressant : Charles Grandet (le neuveu de Félix, l’amoureux d’Eugénie), jeune homme charmant qu’on voit en quelques années se durcir et basculer dans le cynisme. Pascal Riché

Ed. Le Livre de poche - 292p. - 3€.
La Faim Knut Hamsun

Le récit du Norvégien, semi-autobiographique, est un voyage incandescent. Surtout pas un récit « sur » l’état de pauvreté. La faim, le besoin sont les muses du narrateur, qui lui ouvrent des espaces connus des seuls fous ou toxicomanes, une intelligence nue.

Quand l’argent tombe, il en fait profiter d’autres.

Hamsung est un rebelle qui a eu le tort de soutenir le parti pro-nazi, et dont on a préféré moins parler. Mais « Faim » est un des livres essentiels. Blandine Grosjean

Ed. Le Livre de Poche - 285p. - 6,50€.
Donald Westlake

► Tous les romans et toutes les nouvelles avec John Dortmunder, as de la cambriole à l’ancienne et personnage fétiche du si regretté Donald Westlake.

Chez Dortmunder, on vole plusieurs fois le même butin, on fait croire qu’il est différent, on le revend à plusieurs acheteurs… qui lui courent ensuite après. Hubert Artus

Ed. Rivages.
Lexique nomade, Assises du roman 2011 Christian Bourgois

Les Assises internationales du roman sont, depuis 2008, un rendez-vous incontournable des débats littéraires en France. Chaque année, la manifestation édite un court « Lexique nomade », demandant à chaque écrivain invité (et ils sont nombreux), leur mot-clé. Celui qui fait bouillir leur imaginaire.

Cette année : Philippe Djian, Maylis de Kérangal, Modiano, Adam, Gamboa, et bien d’autres. Hubert Artus

Christian Bourgois Editeur - 90p. - 7€.
Si vous ne partez pas

Couverture de « Sin City », de Frank Miller

Sin City Franck Miller

Les deux tomes de l’intégrale de « Sin City » sont si imposants que vous auriez détesté les voir dans votre valise. Que vous soyez ou non amateur de l’adaptation ciné de Robert Rodriguez, la BD originale de Franck Miller a peu de chance de vous laisser de marbre.

On retrouve évidemment une palanquée de flingues en tout genre, des pin-up louches ou peu commodes au corps à corps, et tous les ingrédients du polar hard-boiled. Mais surtout, les dessins en noir et blanc de Miller sont à couper le souffle. Aurélie Champagne

Ed. Vertige graphic et Rackham - 7 tomes.
Sans nouvelle de Gurb Edouardo Mendoza

Cela vous consolera de ne pas partir. C’est le journal de bord d’un extraterrestre qui débarque à Barcelone et qui ne retrouve pas son copain Gurb. Exemple :

« 8h00. Je me matérialise à l’endroit dénommé carrefour Diagonale-Paseo de Gracia. Je suis écrasé par l’autobus n°17 Barcelona-Vall d’Hebron. Je dois récupérer ma tête qui est allée rouler à la suite de la collision. Opération malaisée du fait de l’affluence des véhicules. »

Loufoque et drôle. Pascal Riché

Ed. du Seuil - 125p. - 5€.
Doubles-jeux Sophie Calle

On n’a qu’à dire que ce n’est pas de l’art, juste du jeu mis dans une vie, ce sera bien suffisant. C’est une vie rendue gaie par des rituels, des contraintes, des jeux de piste. Où, du coup, la banalité devient extraordinaire. Lisez ces sept volumes ; riez ; pillez les idées et comptez sur le hasard : vous passerez un drôle d’été. Mathieu Deslandes

Ed. Actes Sud - coffret 7 volumes - 45€.
Rural ! Etienne Davodeau

Si vous ne partez pas en vacances, vous ne passerez donc pas sur l’A87, entre Angers, Cholet et La Roche-sur-Yon, dont le chantier est au coeur du récit de Davodeau. Le BD reporter a accompagné pendant un an les exploitants d’une ferme bio, coupée en deux par le tracé de l’autoroute. Et a découvert les méthodes d’élevage, les principes et les rêves de ces trois militants de la Confédération paysanne.

Idéal comme antidote à « L’Amour est dans le pré » : ces paysans-là n’ont pas grand chose à voir avec l’émission de téléréalité de M6, et les rencontrer donne bien plus envie de prendre les fourches. Préfacé par José Bové. Yann Guégan

Ed. Delcourt - 142p. - 11,50€.
Si vous ne vous fiez pas aux apparences
L’art face à la censure Thomas Schlesser

« L’Art face à la censure » de Thomas Schlesser (éd. Beaux-Arts - 240p. - 39€).

Cette année 2010-2011 restera marquée par une censure rétrograde et puritaine, effectuée par un des parangons de la modernité, le réseau social Facebook. Objet de cette attaque d’Anastasie aux ciseaux numériques ? La fameuse toile de Courbet « L’Origine du monde », qui montre toute la nature d’une femme aux jambes écartées. Déjà censurée au XIXe siècle.

L’été est donc à mettre à profit pour méditer la censure dans l’art avec ce beau livre très bien écrit par un historien de l’art et journaliste, qui a le mérite de proposer quelques comparaisons avant/après.

De Michel-Ange à Larry Clark, en passant par le « final cut » au cinéma, nous sommes aujourd’hui arrivés à « l’ère de la transgression permanente ». Augustin Scalbert

Ed. Beaux-Arts - 240p. - 39€.
Dictionnaire impertinent du politique Paola de La Baume et Emmanuel Giannesini

Ecrit à quatre mains par deux jeunes hauts fonctionnaires, ce dictionnaire respire le vécu « de l’intérieur », un vécu qui nourrit son impertinence. Les entrées sont érudites et souvent drôlissimes. Montesquieu, « M. le Maudit » de la « séparation » des pouvoirs, est une de ces « stars incomprises en France qui font un tabac à l’étranger », comme Anelka ou Mireille Mathieu.

Chute de la définition du blog : « Finalement, avec le conseiller discours, le chef de cabinet, l’assistante personnelle et quelques autres, on ne sera pas trop de neuf pour le tenir, ce journal intime. »

On aime aussi « élections : machine à produire du plan B », ou des entrées plus sérieuses mais tout aussi enlevées sur les maux de l’époque, comme le « storytelling ». Augustin Scalbert

Ed. François Bourin - 240p. - 24€.

A vous !

Voilà pour la sélection de la rédaction, maintenant c’est à vous de nous donner vos conseils de lecture pour cet été, nous en publierons une sélection dans quelques jours.

Expliquez dans les commentaires quel livre vous recommanderiez à un ami en partance pour un long voyage ou coincé chez lui tout l’été. Essayez de ne pas faire trop long ou trop court... Et vous serez chou aussi d’indiquer la maison d’édition, le nombre de pages et le prix, ça nous fera gagner du temps.

Mis à jour le 25/07/2011 à 17h15. Ajout de la catégorie « Si vous ne vous fiez pas aux apparences ».

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  • Atlantis
    Atlantis
    Etudiant apolitique
    • Posté à 19h34 le 17/07/2011
    • Internaute 39710
      Etudiant apolitique

    Je conseille « Toxic Blues » de Ken Bruen. Pour ceux qui aiment l’Irlande et les univers légérement glauques...

  • polybe
    polybe
    travailleur non tertiaire
    • Posté à 19h46 le 17/07/2011
    • Internaute 155848
      travailleur non tertiaire

    A Pascal Riché : « Demain j’aurai vingt ans » est exceptionnellement bon. Ca raconte l’enfance dans les années 70, quand le Congo était marxiste et Ngouabi président immortel. Et les insultes entre enfants, c’était du genre « opium du peuple ». Je l’ai préféré aux autres Mabanckou que j’ai pu lire (même si Blak Bazar » était très bien)

  • A déménagé le 10-11-2011
    • Posté à 19h48 le 17/07/2011
    • Internaute 124772
      -

    Le meilleur de Philip Roth c’est « Laisser courir “

    • batmad
      batmad répond à A déménagé le 10-11-2011
      enrevenantducinema.fr/
      • Posté à 20h05 le 17/07/2011
      • Internaute 154601
        enrevenantducinema.fr/

      Je ne le connais pas celui-là, mais c’est vrai qu’il en a écrit beaucoup. J’aime beaucoup Le théâtre de Sabbath et Opération Shylock de cet auteur où on retrouve ses obsessions, le sexe, la littérature, le temps qui avance, que signifie être américain, être juif, etc.
      De bons livres pour l’été en tout cas.

      • A déménagé le 10-11-2011
        • Posté à 22h10 le 17/07/2011
        • Internaute 124772
          -

        C’était son premier roman .
        On y sent tout le talent qui s’apprête a exploser
        Je n’ai pas retrouvé ce plaisir avec les autres livres ,même « Portnoy et son complexe “ qui m’a fait explosé de rire n’avait pas la profondeur de ce premier livre.

    • philou le cantalou
      • Posté à 18h32 le 18/07/2011
      • Internaute 100481
         ? ! ...

      Moi, je n’ai lu que Portnoy et deux de ses derniers romans, Indignation et Exit Le Fantôme. Ils sont tous formidables, particulièrement Indignation

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 19h50 le 17/07/2011
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    d’abord, petite remarque, Nouvelles, c’est bien de Raymond Carver, pas Raymond Chandler comme dans le titre.

    Je suis en train de lire « Notre part des ténèbres » de Gérard Mordillat - Le Livre de Poche - 7,5 €
    ce n’est pas une nouveauté (2008), mais je le découvre maintenant. Les aventures et mésaventures des membres d’un atelier de recherche mécanique ... détenu par des fonds américains, revendu en Inde ...
    C’est écrit d’un manière très alerte, plein de dialogues. Bref, un bon livre pour cet été

    • merle-moqueur
      merle-moqueur répond à caro
      GRRRRRRRRRRRR (...)
      • Posté à 09h28 le 18/07/2011
      • Internaute 17922
        GRRRRRRRRRRRR (...)

      « 
      Y a aussi :
      “Les aventures de Georges Tron contre les pieds Nickelés,ou comment se casser les dents avec des pied-de-biches”.....
      Offert gratuitement,sur demande,à la mairie de Draveil......

      • A.T.swey
        A.T.swey répond à merle-moqueur
        *
        • Posté à 23h07 le 18/07/2011
        • Internaute 112034
          *

        Sinon ya aussi l’ouvrage du célèbre Botul que BHL a recommandé à son copain......

        Lien

  • Banteay Srei
    • Posté à 19h53 le 17/07/2011
    • Internaute 152460

    Les briques dans un sac à dos, ce n’est guère pratique. Compensation néanmoins après des kilomètres de galère, poids de la science, certains pays fixent le prix à la revente selon l’épaisseur du livre, une aubaine. Avec plus de 2 Kg de livres de poche (tout est pesé) embarqués en conditionnement « waterproof », je viens de terminer « Le cuisinier » de Martin Suter, une lecture que je qualifierais d’estivale et comparable à un rosé bien frais, à la fois sympathique et vite oublié…

    • A déménagé le 05-02-2012
      • Posté à 10h12 le 18/07/2011
      • Internaute 84960
        non connue

      Avec plus de 2 Kg de livres de poche .....

      Il faut passer d’urgence à l’ebook...
      On s’y fait tellement vite, que l’on ne peut plus s’en passer !

      En plus, il y a, sur le net pour des années de lecture gratuite et/ou à bas prix (malgré le combat d’arrière-garde perdu d’avance des majors de l’édition).

      • Banteay Srei
        • Posté à 11h11 le 18/07/2011
        • Internaute 152460

        Je me doute bien que je pourrais m’y faire mais outre relativement fragile, encore faut-il avoir la possibilité de recharger. Je suis déjà bien content d’avoir parfois 2 heures d’électricité par générateur…

      • pierrejcallard
        pierrejcallard répond à A déménagé le 05-02-2012
        http://www.nouvellesociete.org
        • Posté à 18h02 le 18/07/2011
        • Internaute 3366
          http://www.nouvellesociete.org

        @ Osis

        Ici, gratuit, un polar, une religion-fiction et quelques autres plus sérieux :

        Lien

        Pierre JC Allard

  • PLAF
    PLAF
    E-citoyen
    • Posté à 19h54 le 17/07/2011
    • Internaute 31112
      E-citoyen

    Voyage vers le Nord, de Karel Čapek : une drôle de bouffée d’air frais par un esprit agile.

  • Ishtar
    Ishtar
     ? ?
    • Posté à 19h56 le 17/07/2011
    • Internaute 26226
       ? ?

    Je propose souvent des livres de la catégorie romans historique.Je ne vais donc pas déroger à la règle.Celui-ci est du pur bonheur drôle,truculent et très facile à lire :
    « Charlie IX » de Jean Teulé.
    Un livre sur notre Charles IX national avec tous les personnages historiques qui l’ont « entouré » jusqu’à l’influencer de la pire des manières puisqu’il est à l’origine de la désormais tristement célèbre St Barthélémy.
    A lire aussi du même auteur,tout aussi jubilatoire et atypique :
    -« Je,François Villon »
    -et le non moins savoureux « Mr de Montespan »

    • okras
      okras répond à Ishtar
      au soleil
      • Posté à 20h10 le 17/07/2011
      • Internaute 46497
        au soleil

      et du même auteur les 115 pages de « mangez-le si vous voulez »

      • Ishtar
        Ishtar répond à okras
         ? ?
        • Posté à 17h14 le 18/07/2011
        • Internaute 26226
           ? ?

        « »« mangez-le si vous voulez »

        Un de ceux que je n’ai pas lus !
        Est-ce un roman historique ? J’avoue que je ne le connais pas du tout.
        Je suis en train de lire « O Verlaine » et retrouve avec grand plaisir ce ton inimitable et cette manière d’écrire avec talent et humour.« ô Verlaine » est un peu construit de la même manière que « Je,François Villon ».

         
        • okras
          okras répond à Ishtar
          au soleil
          • Posté à 23h03 le 21/07/2011
          • Internaute 46497
            au soleil

          merci pour l’info sur .« ô Verlaine »... je ne l’ai pas encore lu...quant à « Je,François Villon » je suis entrain.
          ...en ce qui concerne « »« mangez-le si vous voulez » il se lit d’un trait... 115 pages... et effectivement il s’agit de la retranscription d’un fait historique réel qui vu la mentalité actuelle dans notre société pourrait malheureusement se reproduire ....
          bonne soirée

        1 autres commentaires
    • brest
      brest répond à Ishtar
      fonction publique
      • Posté à 15h51 le 18/07/2011
      • Internaute 164401
        fonction publique

      ah oui ! ! très drôles et très bien écrits. Avec un savoureux mélange de vocabulaire ancien (un peu désuet ) et des mots assez crus et contemporains.

      • Ishtar
        Ishtar répond à brest
         ? ?
        • Posté à 17h21 le 18/07/2011
        • Internaute 26226
           ? ?

        Le vocabulaire d’époque est employé par plusieurs auteurs de romans historiques.C’est un procédé qui rend la lecture plus attractive mais quand de surcroit l’humour de Jean Teulé s’y ajoute c’est un vrai plaisir.

        Dans le style « romans historiques écrits avec humour » il y a la saga de Cavanna les « reines rouges » en six volumes je crois...Cavanna n’a pas utilisé le vocabulaire d’époque mais reconstitue l’ambiance de l’époque des premiers Mérovingiens avec beaucoup de talent et un humour différent de celui de Teulé mais tout aussi intéressant.

         
        • poissonpiloté
          poissonpiloté répond à Ishtar
          c'est par où l'amer ?
          • Posté à 18h08 le 18/07/2011
          • Internaute 75343
            c'est par où l'amer ?

          Sans vouloir pinailler, la série s’appelle les Mérovingiens, « les reines rouges en constituent le 5e tome. Et j’ai beaucoup aimé, surtout les deux premiers (“le hun blond” et “la hache et croix”).

          • poissonpiloté
            poissonpiloté répond à poissonpiloté
            c'est par où l'amer ?
            • Posté à 18h12 le 18/07/2011
            • Internaute 75343
              c'est par où l'amer ?

            Désolé pour le triple clic... Du coup, comment on peut virer les deux commentaires surnuméraires ?

            • Ishtar
              Ishtar répond à poissonpiloté
               ? ?
              • Posté à 19h10 le 18/07/2011
              • Internaute 26226
                 ? ?

              You’re welcommed.

              Pour ma part je n’arrive pas non plus à supprimer les coms en trop.je me résigne à marquer « doublon » dans ce cas.

        • poissonpiloté
          poissonpiloté répond à Ishtar
          c'est par où l'amer ?
          • Posté à 18h08 le 18/07/2011
          • Internaute 75343
            c'est par où l'amer ?

          Sans vouloir pinailler, la série s’appelle les Mérovingiens, « les reines rouges en constituent le 5e tome. Et j’ai beaucoup aimé, surtout les deux premiers (“le hun blond” et “la hache et croix”).

        • poissonpiloté
          poissonpiloté répond à Ishtar
          c'est par où l'amer ?
          • Posté à 18h08 le 18/07/2011
          • Internaute 75343
            c'est par où l'amer ?

          Sans vouloir pinailler, la série s’appelle les Mérovingiens, « les reines rouges en constituent le 5e tome. Et j’ai beaucoup aimé, surtout les deux premiers (“le hun blond” et “la hache et croix”).

          • Ishtar
            Ishtar répond à poissonpiloté
             ? ?
            • Posté à 19h06 le 18/07/2011
            • Internaute 26226
               ? ?

            Oui effectivement.J’ai lu la série il y a qqs années et je pensais que ce titre avait donné son nom à la saga.Je ne sais pas trop pourquoi d’ailleurs.
            Désolée
            Cela me fait penser que j’ai très envie de relire l’ensemble.Mais j’ai plein de bouquins en attente d’une première lecture alors...

        • brest
          brest répond à Ishtar
          fonction publique
          • Posté à 13h07 le 19/07/2011
          • Internaute 164401
            fonction publique

          Merci Ishtar, je note pour mes prochains achats

          • Ishtar
            Ishtar répond à brest
             ? ?
            • Posté à 13h38 le 19/07/2011
            • Internaute 26226
               ? ?

            Notez comme l’a fait remarquer à juste titre un autre riverain que la saga comprend six volumes et que les « reines rouges » n’est que l’un d’eux.Et c’est bien sûr sorti en poche :

            Lien

            Un autre bouquin de Cavanna que j’ai beaucoup aimé :
            -« les fosses carolines » du nom d’un canal en Allemagne voulu par Charlemagne.Celui-ci voulait relier Orient et Occident par un canal( à l’époque c’était un vrai défi !) et l’auteur relate avec verve cette aventure et évoque les difficultés des messagers de l’époque.Par le biais de l’histoire intemporelle du message perdu,Cavanna nous fait entrevoir ce qu’aurait pu être un grand empire allant du grand Ouest jusqu’aux rives de Constantinople....

            Lien

            Ce roman est épuisé.Pour pouvoir le lire il y a deux ans j’ai cherché à l’acheter d’occasion et je l’ai trouvé.Sans faire de pub ! ! sur Priceminister.Bonne chance et surtout bonne lecture

        8 autres commentaires
  • Mon-Al
    Mon-Al
    roturière : -)
    • Posté à 20h08 le 17/07/2011
    • Internaute 24219
      roturière : -)

    Je suis en train de lire le livre de Leonardo Padura, écrivain cubain, « l’homme qui aimait les chiens ». Très bon. Mi-historique, mi-roman (à peine), deux histoires qui vont se rejoindre et se croiser à Mexico avec l’assassinat de Trotski. Très réaliste sur le grand mensonge sous Staline, sur la vie à Cuba et sur la guerre d’Espagne ...

    • Pas tripette.
      Pas tripette. répond à Mon-Al
      Si j'aurais su, j'aurais po lu.
      • Posté à 20h53 le 17/07/2011
      • Internaute 117974
        Si j'aurais su, j'aurais po lu.

      Superbe. Et si tu ne pas lu encore je te recommande « Adios Hemingway » du même bonhomme, autre chose que le bitonio de PPDA.
      En fait tout Padura est un régal.

      • Mon-Al
        Mon-Al répond à Pas tripette.
        roturière : -)
        • Posté à 22h15 le 17/07/2011
        • Internaute 24219
          roturière : -)

        Là j’en suis à la moitié. Moi qui d’habitude avale les bouquins vitesse grand V, là je savoure chaque mot, chaque phrase. C’est dense et très fouillé. C’est en effet un régal. Je découvre cet auteur et j’achèterai certainement « Adios Hemingway » ...

         6 autres commentaires
    • anacaona
      anacaona répond à Mon-Al
      • Posté à 07h20 le 18/07/2011
      • Internaute 19962

      Pas encore lu celui-ci, mais mon préféré, c’est « Les brumes du passé ».

  • polybe
    polybe
    travailleur non tertiaire
    • Posté à 20h01 le 17/07/2011
    • Internaute 155848
      travailleur non tertiaire

    Je voyage beaucoup et pars souvent avec les mêmes livres, que j’adore relire.
    Je conseille « Vivre et penser comme des porcs : » de Gilles Chatelet, sorti en 98 (peu de temps avant sa mort) chez Exil Editeurs. 144 pages
    Ainsi que « le capitalisme de la séduction » de Clouscard, 343 pages aux Editions Delga (un peu chiant mais très lucide)
    Ce sont deux livres qui expliquent de façon lumineuse notre situation actuelle.
    Sinon, en roman, du très classique : Céline, Dostoievski, Stendhal, Caldwell, Coetzee. Lire ou relire un classique vaut 99% du temps mille fois mieux qu’un bouquin qui vient de sortir. Il y a bien « demain j’aurai vingt ans » de Mabanckou mais l’article le cite déjà (bravo pour le flair).

  • ostia
    ostia
    inadapté
    • Posté à 20h02 le 17/07/2011
    • Internaute 88960
      inadapté

    si vous partez tout seul dans une cabane au cœur d’une forêt profonde, et que vous voulez ressentir l’extrême solitude, la folie naissante, la paranoïa , la violence ordinaire et détachée, la naissance de pulsions meurtrières froides et cliniques, je vous conseille de Julius Winsome, premier roman traduit en français de l’auteur irlandais Gerard Donovan. Tout un programme...

    et puis sinon le classique mais néanmoins indispensable trio gagnant Céline Hemingway Bukowski, pour se mettre en bonne conditions misanthropes pendant l’apéro avant de sortir en boite : D

    • ostia
      ostia répond à ostia
      inadapté
      • Posté à 20h06 le 17/07/2011
      • Internaute 88960
        inadapté

      ha j’oubliai « Le lièvre de Patagonie », l’auto biographie de Claude Lanzmann.
      Magnifique, épique et indispensable, à lire n’importe ou n’importe quand

  • Le Renifleur
    Le Renifleur
    On attend des actes
    • Posté à 20h05 le 17/07/2011
    • Internaute 136986
      On attend des actes

    Bonjour à tous et à toutes,

    Pour des vacances studieuses :

    environ 20,00 €

    Pour le fun :

    environ 5,00 €

    Bonne bronzette à tous et à toutes,

    Le Renifleur
    Lien

    • jiemo
      jiemo répond à Le Renifleur
      123 ignition lift off
      • Posté à 05h19 le 18/07/2011
      • Internaute 21993
        123 ignition lift off

      « petite philosophie de l’ennui » Lars Fr H. Svendsen poche 5€ environ.

      Explique en partie pourquoi les riches font n’importe quoi !

      « Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens »

      où comment obtenir un euro après avoir demandé l’heure !

      « la conjuration des imbéciles » John Kennedy Toole

      Pour se marrer un bon coup...

      « Simplicissimus l’aventurier » Hans Jakob Christoffeln VON GRIMMELSHAUSEN

      Pour voyager en Europe (pendant la guerre de trente ans)

      et l’excellent « Le voleur de bible » Göran TUNSTRÖM

      @ Renifleur, le livre de Perkins me tente, vaut-il vraiment le coup ?

  • Evad-ne
    Evad-ne
    chercheuse d'or
    • Posté à 20h16 le 17/07/2011
    • Internaute 164315
      chercheuse d'or

    Si vous cherchez l’amour fou, si vous l’avez trouvé, si vous n’y croyez plus, si seuls les mots peuvent vous tenir debout, je vous conseille Isabelle à m’en disloquer, longue performance poétique et amoureuse de Christophe Esnault, qui mêle la voix de la femme aimée à celle du poète. Un dialogue amoureux dans une mise en scène graphique audacieuse. Aux éditions Les Doigts dans la prose. Et un lien vers le site de l’éditeur : Lien

  • zerkalo
    zerkalo
    Baba devant tant de bobos
    • Posté à 20h19 le 17/07/2011
    • Internaute 125164
      Baba devant tant de bobos

    Céline, Léon Bloy, Rebatet, Brasillach : les classiques quoi !

  • jp33
    jp33
    informaticien
    • Posté à 20h21 le 17/07/2011
    • Internaute 100655
      informaticien

    Pour une magnifique idée romanesque, je conseille « Le Livre des morts », Glenn Cooper, chez Le Cherche-Midi.
    Un thriller intelligent, palpitant, inspiré.
    Pour une saga historique doublée d’un suspense étouffant et une écriture exemplaire, « Vendetta », R.J. ELLORY (éditions Sonatine), 50 ans de mafia aux USA au travers d’une intrigue qui vous laisse pantois jusqu’à la dernière page. On peut enchainer avec ’Les anonymes » du même, au même endroit. Pour les mêmes raisons.

  • feanor
    feanor
    Que sais-je ?
    • Posté à 20h22 le 17/07/2011
    • Internaute 112689
      Que sais-je ?

    Pour ceux qui passeront leurs vacances seuls :

    « Lolita » de Vladimir Nabokov
    Petit bijou de prose du magicien des mots (même si traduit ce n’est évidemment pas la même chose qu’à l’original). Histoire des amours d’un homme de 45 ans avec une fille de douze. (En ces temps de chasse au pédophiles, le livre prend une nouvelle tournure)
    Folio n°3532, dans les 8€ il me semble.

    A voir aussi le film que Stanley Kubrick en a tiré.

  • cabral amilcar
    cabral amilcar
    peureux célèbre
    • Posté à 15h45 le 18/07/2011
    • Internaute 29973
      peureux célèbre

    le contrat social de jean jacques rousseau, vous serez étonnés en lisant ce livre, c’est le livre révolutionnaire par excellence, on se sent moins seul après l’avoir lu, on se sent mieux.

    note sur la suppression générale des partis politiques de simone weil, si le mot brillant a un sens pour l’esprit, son raisonnement est brillant, puissant, lumineux

    je conseille aussi de lire ngugi wa thiong’o, écrivain kenyan, peu traduit en français, vous pourrez trouver un ou deux livres en français, pétales de sang existe en français, la post colonisation en tant que vente des terres, privatisation de la terre, la famine étant la condition de la richesse, très politique et très poétique ngugi wa thiong’o vaut vraiment le coup d’être lu

    et pour ceux qui ne l’aurait pas lu non plus le voleur de georges darien, écrit autour de 1890, premier traité de lucidité sociale, par l’auteur de biribi sur la bagne militaire français en afrique du nord, qui vaut le détour aussi

    et pour rétablir l’équilibre homme femme, il faut lire léonora miano, chimamanda ngozi adichie, buchi emecheta, trois très belles africaines

    je m’aperçois que Décoloniser l’esprit de Ngugi wa thiong’o vient de sortir aux éditions La fabrique, traduit par sylvain prudhomme

  • feanor
    feanor
    Que sais-je ?
    • Posté à 20h31 le 17/07/2011
    • Internaute 112689
      Que sais-je ?

    Pour les ados qui nous lisent, où que vous alliez :

    « L’attrape-coeurs » de J.D. Salinger
    Epopée d’un jeune expulsé de son lycée, qui part pour New York et y cotoît prostitution, alcool et solitude, dans un périple devenu classique de la littérature amérique, qui réussit à pointer merveilleusement la désillusion de l’adolescence, thème largement délaissé par la littérature.

    Existe dans de nombreuses éditions ; mon ouvrage vient de la collection « Jeunes Adultes » de Pocket ; il coûtait environ 5€.

  • l2m
    l2m
    ...
    • Posté à 20h31 le 17/07/2011
    • Internaute 164321
      ...

    Je vous conseille « Le testament français » d’Andrei Makine, mon préféré ou du plus du plus ludique « L’affaire jane Eyre »
    Bonne lecture !

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