Cabinet de lecture

L'actualité des livres, par Hubert Artus.

Liberté, excitation, protection : écrivain sous X, pour quoi faire ?

Publié le 14/08/2011 à 19h13


Un masque de girafe (RLHyde/Flickr/CC).

Pseudonymes et masques sont des pratiques courantes en littérature. Synonymes de liberté, de protection ou bien d’un changement de genre. Mais qu’apporte exactement ce brouillage des pistes ? Dans le monde 2.0, est-il encore une assurance ? Témoignage de trois auteurs aux noms d’emprunt.

Il y a la supercherie mythique : Romain Gary/Emile Ajar, un seul homme pour deux Goncourt.

Il y a ceux qui tombèrent vite, et eux-mêmes, le masque : Joyce Carol Oates/Lauren Kelly/Rosamond Smith ou encore Donald Westlake, avec ses huit pseudonymes connus. Chez ces auteurs, à un nom de plume correspond un genre littéraire précis de leur panoplie plurielle.

Il y a aussi ceux qui furent découverts bon an, mal an : George Sand, qui s’appelait en fait Amandine Dupin, Gabriel Osmonde/Andreï Makine, James Frey/Pittacus Lore ou bien Antoine Volodine/Lutz Bassmann/Manuela Draeger/Elli Kronauer. Ils brandissent le secret et la volonté de liberté totale.

Plus près de nous, il y eut en 1996 l’affaire pétaradante de JT LeRoy, transsexuel et prostitué, « outé » dix ans plus tard, et qui s’avéra être une trentenaire nommée Laura Albert.

Le secret qui entoure (la vie de) ces auteurs participe bien sûr de leur mythe. Et de leur succès.

Du secret à l’amusement : des identités multiples

Antoni Casas Ros est depuis trois ans un auteur autour duquel s’affairent quelques uns d’entre nous, les journalistes. Qui est cet homme ayant perdu le visage après un très grave accident ? Pourquoi ne pas accepter de rencontrer des journalistes ?

« J’ai une fascination pour les auteurs secrets, invisibles, comme Pynchon ou Salinger. D’autre part, j’ai toujours été consterné de voir les apparitions télévisées des écrivains. Seul Cortazar me semble avoir échappé aux pièges et avoir réussi dans une émission avec Bernard Pivot à être à la hauteur de son œuvre. »


Barouk Salamé

, lui, a écrit deux romans d’espionnage sur fond de choc des civilisations. Il accepte les interviews écrites et radiophoniques, mais ne veut pas apparaître :

« Mon anonymat était d’abord justifié par une raison de sécurité ; c’était une condition de mon entourage pour la publication du “Testament syriaque”, qui pose comme hypothèse de départ que l’on retrouve le testament de Mahomet.

Quant au dernier roman, “Arabian thriller”, il s’attaque au pouvoir religieux de la famille royale Saoud en Arabie. Mes proches ont survécu à deux guerres meurtrières, une guerre de libération et une guerre civile, je leur fais donc confiance question sécurité. »

« J’écris parce que j’aime dire des histoires »


« Le Livre sans nom » de Mr Anonymous.

La raison est plus ludique pour Mr Anonymous. Son « Livre sans nom » fut d’abord publié et plébiscité sur Internet avant d’être publié en 2007 par l’éditeur anglais MOMBooks. Il s’amuse :

« J’ai voulu voir si les gens achèteraient “ Le Livre sans nom ” sans savoir qui j’étais. Il a été aussi amusant pour voir les gens spéculer de ma vraie identité. J’écris parce que j’aime dire des histoires, pas parce que je veux la reconnaissance. »

De par ses polars pleins de suspense, de références rock et cinématographiques, et portés par des thèmes à la mode dans l’entertainment (crimes en série, ésotérisme, vampires, légendes du rock), on a pendant un moment cru que Quentin Tarantino se cachait derrière Mr Anonymous.

L’auteur a un compte Twitter au nom de son personnage principal : « The Bourbon Kid ». E, alors que vient de paraître son troisième livre (« Le Cimetière du diable ») en un an et demi, il est un des cartons des éditions Sonatine en France (70 000 exemplaires grand format vendus pour « Le Livre sans nom ») :

« Je crois que “Le Livre Sans Nom” est devenu un succès parce que la plupart des personnes l’ont jugé sur l’histoire et sur rien d’autre. » (Voir le trailer réalisé par des fans, et adoubé par le « Bourbon Kid »)

L’anonymat, une « liberté totale »


De son côté, Antoni Casas Ros puise dans cette anonymat la possibilité de travailler des livres forts différents.

Une diversité que l’on retrouvera à la rentrée, qui verra la parution de son quatrième livre (et troisième roman), « Chroniques de la dernière révolution » (Gallimard), mise en fiction du rôle des réseaux sociaux dans les révoltes actuelles... et des militants anonymes.

Il explique :

« Dans le silence et le temps, j’ai la liberté totale d’évoluer, de chercher, d’explorer de nouvelles voies. »

Protection déjouée ?

On l’a vu, une des raisons qui poussèrent Salamé à écrire sous X est sa protection. Un choix qui l’empêche de parler clairement de ses combats :

« Là, on rentre dans une zone à risques. Désigner ses ennemis, c’est déjà les exciter. Moins on fait de vagues, moins on prend de risques. Disons que dans mon cas, ce sont tous les fanatiques religieux qui ont une culture musulmane falsifiée, proche de zéro, mais qui prétendent imposer cette inculture au monde, et par la force. Le Coran dit pourtant : “Point de contrainte en religion.” »

Salamé a quand même été reconnu par « un libraire chez qui [il] commandai[t] des livres, souvent. Très perspicace, il a fait le lien entre la thématique du Testament et les ouvrages achetés chez lui ».

Les attachées de presse et éditeurs de Mr Anonymous disent ne communiquer avec lui que par e-mails. Comme toujours en pareil cas, son contrat a été signé par son agent, en qualité de « représentant » de l’auteur. Plusieurs journalistes ont essayé, en vain, de le pister via ordinateurs et adresses IP. Lui, comme Casas Ros, privilégient les échanges sur Facebook ou Twitter :

« Parfois, quand j’ai bu, je dis aux gens que c’est moi qui écrit les histoire du Bourbon Kid, mais ils ne me croient jamais. De plus, si John Lennon avait été “ anonyme ”, peut-être serait-il toujours vivant aujourd’hui. »

Laissons le juste mot de fin à Casas Ros :

« L’important n’est pas de savoir qui vous êtes mais ce que vous êtes, et les livres sont la seule réponse directe à cette question. Et puis, après un certain temps, il ne reste rien d’autre que les livres. »

► Les interviews de Barouk Salamé, Antoni Casas Ros et de Mr Anonymous ont été réalisées par e-mail.

Photo et illustrations : un masque de girafe (RLHyde/Flickr/CC) ; couvertures du « Testament syriaque » de Barouk Salamé, du « Livre sans nom » de Mr Anonymous, de « Chroniques de la dernière révolution » d’Antoni Casas Ros.

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  • christel070567
    christel070567
    Infirmière psy
    • Posté à 19h39 le 14/08/2011
    • Internaute 124203
      Infirmière psy

    Moi,si j’avais su ce qui m’attendait en publiant mon livre,c’est sûr,j’aurais pris un pseudonyme !
    Mais je voulais être sûr que la personne concernée n’oublie plus jamais mon nom,comme elle l’a fait pendant 12 ans ! Voilà,c’est fait !

  • ANASTASIE
    ANASTASIE
    vieille dame
    • Posté à 19h52 le 14/08/2011
    • Internaute 165262
      vieille dame

    Anonymat : « liberté totale ».Y -a-t-il plus essentiel pour un écrivain ? La reconnaissance ne pèse pas lourd par rapport à la liberté.L’écrivain a besoin de mystère et ne veut pas forcément être à l’étalage comme son livre.

  • Mon-Al
    Mon-Al
    roturière : -)
    • Posté à 20h25 le 14/08/2011
    • Internaute 24219
      roturière : -)

    Il faut noter également Boris Vian qui a écrit sous une trentaine de pseudonymes, dont des femmes, ce qui lui a permis de montrer des différentes personnalités et traiter de sujets multiples.

  • Banteay Srei
    • Posté à 20h27 le 14/08/2011
    • Internaute 152460

    Et Philippe Labro, attend-t-il toujours ses menstruations ?

  • Karmalene
    • Posté à 20h48 le 14/08/2011
    • Internaute 159349

    « J’écris parce que j’aime dire des histoires, pas parce que je veux la reconnaissance. »
    Voir un propos comme celui-ci dans la bouche d’un écrivain me fait infiniment plaisir. Ce besoin de « dire des histoires », de s’inventer, en quelque sorte une ou des vies parallèles, d’exploiter des situations que l’on a créées ou vécues, je crois que c’est ça qui me pousse à écrire, régulièrement, alors même que, objectivement, je ne suis pas sûre d’avoir le talent nécessaire pour ça. J’ai été une grosse lectrice, je le suis moins depuis quelques années, et quand j’écris, je pense davantage images et sons que mots. Je devrais peut-être me lancer dans le cinéma, en fait ; -)
    Bref. En tout cas, le thème de l’article m’a interpellée, parce que si jamais je devais avoir la chance de publier, je ne suis pas certaine de vouloir être associée à mes écrits. J’ai déjà été inscrite sur un forum littéraire, mais je crois que je n’ai jamais fait lire à quelqu’un de proche mes créations...Une peur du ridicule, sans doute, mais aussi de me dévoiler trop à travers celles-ci. Et côté lecteur, l’anonymat, en fait, ne change rien, voire arrange les choses : je me souviens d’être partie avec un affreux à priori lorsque j’ai lu Le Père Goriot, parce que j’avais lu La Peau de Chagrin quelques temps auparavant et que j’avais détesté ce livre au plus degré...
    En fait, des livres anonymes, ça pourrait être pas mal. Plus de « Moi j’aime pas Zola » ou « Je vénère Stendhal », juste des livres...Ça pourrait même permettre à un Marc Levy frappé par la grâce d’obtenir la reconnaissance des critiques ; -)

    • Lendroitvautlenvers
      Lendroitvautlenvers répond à Karmalene
      lucide
      • Posté à 21h41 le 14/08/2011
      • Internaute 149146
        lucide

      La Peau de Chagrin c’est la clef, cette clef qui ouvre une porte, celle de la métaphore vers un au-delà... suite à l’ensemble du travail de ce génie littéraire, soit la Comédie Humaine. Il doit être vu et relu comme le roi Lear ou Crime et Châtiments. C’est une oeuvre à part de la comédie Humaine, mais elle est une oeuvre indissociable lorsqu’on a lu bien sûr l’ensemble de l’oeuvre de Balzac et pas fragmentairement comme d’autres auteurs tels que ceux que vous citez. Là oui, on peut lire un roman que l’on aime et un autre que l’on aimerait moins ou pas du tout, puisqu’ils ne sont pas liés les uns aux autres.

      Mais je vois que vous préférez Marc Levy qui raconte des histoires ;)
      Sinon vous pouvez vous publier sous votre nom ou pas
      Lien

  • Don_Lorenjy
    Don_Lorenjy
    Ecriveur à Annecy
    • Posté à 22h42 le 14/08/2011
    • Internaute 20427
      Ecriveur à Annecy

    J’ai pris un pseudo parce que ça me faisait très rire, et puis mon premier éditeur m’a dit de le garder.
    Mon deuxième éditeur m’a dit que non, en fait ça n’allait pas le faire, alors on a repris mon vrai nom.
    Mais un troisième éditeur a voulu publier de nouveau sous pseudo. Bon, OK, ai-je dit.

    Et puis j’ai décidé de ne plus écrire que sous mon nom, parce que la vraie liberté est là : assumer ce qu’on fait. Point.

    Sauf que sur Rue 89, pas moyen de changer ce fichu pseudo (ou alors je n’ai pas trouvé, help).

    Laurent Gidon
    (en plus, ce pseudo idiot c’est juste mon nom permuté)

    • Lendroitvautlenvers
      Lendroitvautlenvers répond à Don_Lorenjy
      lucide
      • Posté à 23h01 le 14/08/2011
      • Internaute 149146
        lucide

      Don_Lorenjy, pour en changer il faut ouvrir un autre compte, si je ne me trompe pas (dû au mot de passe)
      Par contre vous pouvez changer : Ecriveur à Annecy pour Laurent Gidon par exemple, vous cliquez sur votre nom, vous cliquez sur éditer et Informations du Profil, modifier et soumettre.

  • Lise Duncker
    Lise Duncker
    Chercheuse entre autres
    • Posté à 23h50 le 14/08/2011
    • Internaute 121582
      Chercheuse entre autres

    Est-ce que l’un des maîtres en la matière ne fut pas B. Traven ?
    Celui qui a toujours assumé et revendiqué le masque de l’anonymat. Refusant obstinément que l’on s’attache à sa personne pour mieux mettre en avant l’oeuvre. Dans les communiqués de presse de ses agents (inédits en français), on retrouve une sorte de revendication politique de cet anonymat. Il voyait sa célébrité comme une potentielle aliénation pour les autres et lui même.
    « Mes œuvres sont importantes, ma personne n’est pas importante. (…) Je veux vivre ma vie comme un homme ordinaire et je veux autant que cela m’est possible participer à la mise à bas de toute forme d’autorité, afin que chaque humain voit sa conscience renforcée, et qu’il soit exactement aussi important et nécessaire pour l’humanité que tous les autres humains (…) »
    On le soupçonne d’être allé jusqu’à se fait passer pour son propre agent lors d’un tournage de film à Hollywood issu d’un de ses romans, L’or de la Sierra Madre...
    Nombreux sont ceux partis sur ses traces au Mexique, en vain... Si ça vous tente...

  • Le bruit de mes pensées
    Le bruit de mes pensées
    Peinturlureuse de maux
    • Posté à 00h10 le 15/08/2011
    • Internaute 166933
      Peinturlureuse de maux

    Il me semblait que George Sand était née sous le nom d’Aurore Dupin et non celui d’Amandine... Mais je me trompe peut-être...

    • Tom-Bombadilom
      Tom-Bombadilom répond à Le bruit de mes pensées
      chimiste approximatif
      • Posté à 20h20 le 15/08/2011
      • Internaute 135613
        chimiste approximatif

      Amantine Aurore Lucile Dupin nous dis wikipédia

      Et la vieille dame riche qui se paye chirurgie esthétique sur chirurgie esthétique et qui rajeunit, rajeunit au point de devenir une autre personne, jeune et belle, avec une chaussure sur la tête... c’est une façon aussi de devenir anonyme, en devenant une autre ...

      • Le bruit de mes pensées
        Le bruit de mes pensées répond à Tom-Bombadilom
        Peinturlureuse de maux
        • Posté à 10h28 le 16/08/2011
        • Internaute 166933
          Peinturlureuse de maux

        Et Aurore Dupin, baronne Dudevant, dite George Sand nous dit Larousse...

        Lien

        Votre réflexion sur la chirurgie esthétique est bien vue. Ca me fait penser au travail du photographe Zed Nelson avec sa série « Love Me », dont Rue 89 avait parlé il y a un bon moment...

        Lien

         
        • Tom-Bombadilom
          Tom-Bombadilom répond à Le bruit de mes pensées
          chimiste approximatif
          • Posté à 21h33 le 16/08/2011
          • Internaute 135613
            chimiste approximatif

          « Votre réflexion sur la chirurgie esthétique est bien vue »
          merci merci !

          je faisais surtout un clin d’oeil à votre avatar, vous l’avez compris

          glups ! ! j’ai cliqué sur le lien que vous m’avez donné, juste après manger, j’aurais du attendre la fin de mon repas...

        1 autres commentaires
  • jmc06-
    jmc06-
    chasseur de gorille
    • Posté à 06h17 le 15/08/2011
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    y a aussi les négriers de l’écriture

    ça c du coton pour çui qui touche les droits d’auteurs

  • Novotel
    Novotel
    étudiant
    • Posté à 10h25 le 15/08/2011
    • Internaute 95243
      étudiant

    Le mystère qui enveloppe un livre est souvent plus évocateur qu’une bio complète et détaillé, le truc c’est que (lorsqu’ils ont du talent) on en parle plus que de leurs livres, et puis il y a aussi ceux qui refusent qu’on fasse parler d’eux
    dixit Aguéev, Pynchon, Salinger...

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 11h04 le 15/08/2011
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Et « Les Tables de La Loi » écrit au burin et au marteau par une anonyme, Lady Commandements, qui fait toujours un tabac dans certains milieux.

  • Le Renifleur
    Le Renifleur
    loin d'ici
    • Posté à 12h09 le 15/08/2011
    • Internaute 136986
      loin d'ici

    Bonjour à tous et à toutes,

    Dans un registre différent mais néanmoins similaire,

    lorsque le groupe de rock KISS est apparu démaquillé, il a perdu de son aura et les ventes de ses albums ont chuté...

    Ils se sont donc de nouveaux grimés quelques années plus tard et le succès est revenu...

    Étonnant non ?

    Bien à vous tous et toutes,
    Lien

    Le Renifleur

    • Tom-Bombadilom
      Tom-Bombadilom répond à Le Renifleur
      chimiste approximatif
      • Posté à 20h27 le 15/08/2011
      • Internaute 135613
        chimiste approximatif

      je pense également à Slipknot, sans masques, le groupe perdrait de son originalité (visuelle, pour la musique je ne les connais pas)

  • pemmore
    pemmore
    geek
    • Posté à 16h10 le 15/08/2011
    • Internaute 121073
      geek

    Faut quand même que l’éditeur soie complice de l’auteur et connaisse tous ses pseudos.
    Personnellement si j’avais le courage d’écrire et surtout corriger mes textes j’écrirais sous des pseudos (trop l’habitude d’internet).

  • michel 04
    michel 04
    chef de chantier TP
    • Posté à 22h32 le 15/08/2011
    • Internaute 121724
      chef de chantier TP

    pollution publicitaire

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 11h59 le 16/08/2011
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    ET LES EMMERDEURS SOUS X... on en fait quoi ?

    Rien à voir avec le sujet, mais à savoir tout de même !

    Il n’est vraiment pas très difficile, malgré les pseudos, de découvrir l’identité réelle des internautes, et ceci même si on n’est qu’un simple utilisateur du Web….c’est à dire sans accès particulier à certains documents ou fichiers.
    Il n’est pas davantage difficile de déposer une plainte lorsque l’on est harcelé, et le harcèlement n’est pas forcément opéré par le réseau Internet. Il peut l’être simplement par téléphone, pour ceux qui ne voient pas la nécessité d’être sur Liste rouge ou protégée.

    La géolocalisation aujourd’hui est à la portée de n’importe qui... avec ou sans autorisation !

    C’est ainsi que je suis en train de « mettre la main » sur un pseudo de Rue89 qui se croit autorisé à téléphoner sans cesse à mon domicile, n’imaginant sans doute même pas que le simple fait de paramétrer son n° d’appel en « invisible » ou « masqué » suffit à faciliter son identification par ceux qui en ont les possibilités juridiques et techniques.
    Chacun de ces appels parasites étant listé, ils devra forcément s’en expliquer… mais auprès de qui...et ça lui coûtera combien ?

    En voilà une question qu’elle est bonne ! ! ! [ Coluche ]

    - Pour ma part, je n’ai que deux « entrants » anonymes à gérer.
    J’ai déjà « ma petite idée »... mais en attendre confirmation est plus prudent.

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