Booker Prize 2008 : les Anglais osent ce que n'ose le Goncourt
Le Booker Prize est le prix littéraire le plus côté outre-Manche, et son lauréat est assuré de confortables ventes et d’une bonne dose de renommée internationale.
Crée en 1969, de son vrai nom Man Booker Prize for Fiction, il récompense les romans rédigés en Anglais par un auteur issu du Commonwealth, de l’Irlande, de L’Afrique du Sud ou du Pakistan.
L’auteur le plus récompensé à ce jour est Salman Rushdie : Lauréat du Prix en 1981 pour « Les Enfants de minuit », il le remporta ensuite à trois autres reprises (« La Honte », « Les Versets sataniques », « Le Dernier Soupir du Maure »). « Les Enfants de minuit » remportait le Booker of Booker en 1993, puis le Best of the Booker (le superbanco) en juillet dernier.
Mais Rushdie n’aura pas le Booker 2008. Son nouveau roman, « L’enchanteresse de Florence » (parution le 2 octobre en France ; nous avions rencontré Rushdie, à Londres, en juillet dernier, et vous en parlerons alors) a été évincé de la deuxième sélection, annoncée hier. Une sélection qui fait la part belle aux auteurs très peu connus, et a sorti deux stars britanniques : Rushdie, donc, et Tom Rob Smith. A noter également qu’aucun éditeur ne se détache vraiment.
Il se passe donc au Booker l’inverse de ce qui s’est passé au Goncourt hier.
Le Booker 2008 sera décerné le 14 octobre.
La deuxième sélection :
- Le tigre blanc (The White Tiger), de l’Indien Aravind Adiga (Atlantic ; traduction française à paraître le 11 septembre chez Buchet-Chastel).
- The Secret Scripture, de l’Irlandais Sebastian Barry (Faber)
- Sea of Poppies, de l’Indien Amitav Ghosh (John Murray)
- The Clothes on their Backs, de la Britannique Linda Grant (Virago)
- The Northern Clemency, duy Britannique Philip Hensher (Fourth Estate)
- A Fraction of the Whole, du Britannique Steve Toltz (Hamish Hamilton)
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ici et là
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Le Goncourt ne veut strictement plus rien dire, alors que le Booker, souvent est gage de qualité.
La mention « short-listed for the Booker Price » attire systématiquement mon œil et ma dernière et heureuse surprise a été « The reluctant Fundamentalist », un petit roman qui se déroule entre le Pakistan et New-York.
La littérature anglophone a réussi à englober l’ensemble des auteurs qui écrivent en Anglais et leur permet une diffusion considérable, qui va bien au delà des frontières Indiennes, Pakistanaises, Nigérianes ou même Japonaises !
La littérature francophone me semble-t-il manque d’audace, d’originalité et les thèmes traités sont souvent les mêmes... Il faut sortir du carcan Parisien, s’ouvrir plus au monde... J’ai bien peur qu’un Rusdhie n’ait pas réussi à se faire publier à Paris... Vivement que son dernier roman sorte en paper back... Début 2009 d’après mon libraire...




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