Marc-Vincent Howlett se livre entièrement
Parallèlement à l’article « Howlett : Sarkozy, c’est une suspension de la démocratie » , vous pouvez ici regarder l’intégralité de l’entretien, non monté.
Y sont évoquées de manière plus large les thématiques abordées dans cet article, mais aussi Mai 68, Berlusconi, Sarkozy, démocratie et libéralisme, les arrivées au pouvoir de De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand et Chirac.
(Durée : 50 minutes environ)
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Merci Monsieur Hewlet.
Nous sommes de plus en plus nombreux je crois à partager ce sentiment d’urgence et d’impuissance.
Il était essentiel de pouvoir mettre des mots sur un malaise que beaucoup ont senti venir et sur la presque nausée qui les prend au spectacle médiatique de cette « démocratie de l’empathie barbare ». Je rajoute barbare car les mots démocratie et empathie sont trop positivement connotés pour désigner ce qui est mobilisé chez les citoyens par ce type de discours.
Qui a écrit le discours qu’un perroquet a prononcé à Bercy ?
Ceux de 68,les vrais, même rangés des valises, ce qui leur reste peut-être en commun c’est la nostalgie d’avoir cru un moment que le monde changeait. Mais le millénaire a pris fin dans des relents nauséabonds de logique mercantile et de décadence ; fric, vilenies, perversions, sexe, drogue, lobbys en tout genre et leur cortège de corruptions. le mot clochard est devenu choquant. La misère, trop nombreuse, s’est s’habillée du sigle SDF pour mourir de froid dans les rues.
Les Poubelles sont vides le train a du retard
Et sur un banc humide, un clochard
Que je surprends dans son sommeil têtu
Ô combien présent ! Ô combien exclu !
Et quel enfant était-il cet homme vieillissant au physique marqué ?
Et l’ enfant de Neuilly quel était-il à cette époque là pour ne retenir du slogan de mai 68 Faites l’amour... la liberté licencieuse, l’irrrespect et le désordre. Quid de la misère, du pacifisme et de la non violence ? Saurait-il de quoi il parle ?
Cette exigence, cette éthique laïque et citoyenne qui nous a traversée et qui nous porte encore n’a jamais du un moment l’effleurer. Seul ceux qui y étaient peuvent vraiment parler de ce qui s’est passé et pensé en France au printemps 68.
Merci Monsieur Hewlet. Ce soir en vous écoutant je me suis sentie moins seule.




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