Cabinet de lecture

L'actualité des livres, par Hubert Artus.

Marc-Vincent Howlett se livre entièrement

Publié le 01/03/2008 à 20h25

Parallèlement à l’article « Howlett : Sarkozy, c’est une suspension de la démocratie » , vous pouvez ici regarder l’intégralité de l’entretien, non monté.

Y sont évoquées de manière plus large les thématiques abordées dans cet article, mais aussi Mai 68, Berlusconi, Sarkozy, démocratie et libéralisme, les arrivées au pouvoir de De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand et Chirac.
(Durée : 50 minutes environ)



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  • civis
    • Posté à 00h00 le 03/03/2008
    • Internaute 34574

    Merci Monsieur Hewlet.

    Nous sommes de plus en plus nombreux je crois à partager ce sentiment d’urgence et d’impuissance.
    Il était essentiel de pouvoir mettre des mots sur un malaise que beaucoup ont senti venir et sur la presque nausée qui les prend au spectacle médiatique de cette « démocratie de l’empathie barbare ». Je rajoute barbare car les mots démocratie et empathie sont trop positivement connotés pour désigner ce qui est mobilisé chez les citoyens par ce type de discours.

    Qui a écrit le discours qu’un perroquet a prononcé à Bercy ?
    Ceux de 68,les vrais, même rangés des valises, ce qui leur reste peut-être en commun c’est la nostalgie d’avoir cru un moment que le monde changeait. Mais le millénaire a pris fin dans des relents nauséabonds de logique mercantile et de décadence ; fric, vilenies, perversions, sexe, drogue, lobbys en tout genre et leur cortège de corruptions. le mot clochard est devenu choquant. La misère, trop nombreuse, s’est s’habillée du sigle SDF pour mourir de froid dans les rues.

    Les Poubelles sont vides le train a du retard
    Et sur un banc humide, un clochard
    Que je surprends dans son sommeil têtu
    Ô combien présent ! Ô combien exclu !

    Et quel enfant était-il cet homme vieillissant au physique marqué ?
    Et l’ enfant de Neuilly quel était-il à cette époque là pour ne retenir du slogan de mai 68 Faites l’amour... la liberté licencieuse, l’irrrespect et le désordre. Quid de la misère, du pacifisme et de la non violence ? Saurait-il de quoi il parle ?
    Cette exigence, cette éthique laïque et citoyenne qui nous a traversée et qui nous porte encore n’a jamais du un moment l’effleurer. Seul ceux qui y étaient peuvent vraiment parler de ce qui s’est passé et pensé en France au printemps 68.

    Merci Monsieur Hewlet. Ce soir en vous écoutant je me suis sentie moins seule.

  • Patochka
    • Posté à 07h55 le 03/03/2008
    • Internaute 33285

    Après la lecture de l’article « Howlett : Sarkozy, c’est une suspension de la démocratie », j’ai visionné l’entretien intégral : je vous remercie de l’avoir mise en ligne, Hubert.

    Mr Howlett, j’aimerais vous dire tant de choses, « énoncer des paroles », faire valoir des paroles à un homme qui écoute et qui doute. J’entends, je crois, vos paroles quand vous dites que la démocratie est un savoir, non pas pré-déterminé, mais un savoir qui se fait au moment où la parole s’énonce. Et, ajoutez-vous, en ce sens « c’est un risque ».
    J’ai immédiatement songé à la démarche de démocratie participative de S. Royal (avant d’entendre la fin de l’entretien sur Charléty). C’est par le doute, l’écoute et un courage certain que la démocratie participative peut être ancrée dans le présent, provoquer « l’irruption du réel dans l’imaginaire », pour développer une vision du futur. De ce point de vue, il me semble que c’est en cela que S. Royal est une alternative démocratique à la médiocratie de N. Sarkosy. Mais, comment s’en assurer ? Je n’adhère pas non plus au mythe du chef... donc je doute.

    Vous aviez 20 ans à Hypo-Khâgne en 68. J’avais 5 ans et mes souvenirs précis des piquets de grève de mes parents ouvriers, très ancrés dans un réel intolérable, sont - je crois - fondateurs de mes choix de vie et de mes questionnements.
    La fidélité aux valeurs humaines entrées en résistance en mai 68 est, je le sens tout comme vous, la clé de mon parcours de vie. Mais ce parcours est un peu différent du vôtre : le social, l’enseignement sont des « terrains » propices à ces valeurs, mais pourquoi ne pas étendre le champ d’action au monde de l’entreprise ? Je vous assure que c’est, certes douloureux, mais possible et qu’il y a « des gens avec lesquels on peut espérer » en entreprise.

    Je vous remercie d’avoir écrit ce livre pour eux, pour moi : il me reste à le lire !

  • sup. à la demande du riverain 24.09.09
    • Posté à 15h26 le 03/03/2008
    • Internaute 30981

    HIstoire de se marrer un peu dans cet océan de médiocrité chiante et triste :

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  • Patochka
    • Posté à 07h19 le 04/03/2008
    • Internaute 33285

    Comme j’aime me marrer, j’ai écouté le 1er mp3. En fait, mes oreilles n’ont pas résisté, Dear Old Henry... je ne connaîtrais pas la chute, c’est peut-être elle qui est drôle ? Ou le simple fait d’avoir capté une 1/2 oreille pour la casser ?

    Parce que c’est effectivement chiant et triste. Médiocre ? Non, je ne me permettrais pas, voyons ! ...

    Je peux toujours essayer de souhaiter une bonne journée à « homemade » alias Van Gogh, on ne sait jamais, ça pourrait arriver.

  • Patochka
    • Posté à 07h43 le 04/03/2008
    • Internaute 33285

    Mais pour un peu, vous seriez presque audible, Mr Van Gogh, quand on s’intéresse à ce que vous écrivez sur la création (votre commentaire à l’article de Gaël Cogné, 23/02/08). Reprise fidèle de votre pinceau :

    « Personne n’a dit qu’il fallait vivre uniquement du produit des ventes de la musique. Bien des musiciens nous les brisent menues au bout du deuxième album. Ils feraient mieux d’aller faire d’autres boulots un moment, histoire de remettre les pieds dans la réalité. C’est le cas d’ailleurs de la plupart des artistes que j’écoute. Ils bossent pour bouffer, et font de la musique une necessité existencielle, et pas une source de revenues prioritaire.
    Je sais, I’m a dreamer, but I’m not the only one. »

    Aaah ce texte ! ... Aaah cette dernière phrase ! ...

    Là, j’avoue, ça y est, je me marre NewBeatle : -)

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