Prix littéraires : Amélie Nothomb en aura au moins un !
Sincérité ou lot de consolation ? Certes, « Ni d’Eve ni d’Adam » (éd. Albin Michel), le roman d’Amélie Nothomb paru en cette rentrée, est un très bon Nothomb. Mais en récompensant l’auteur, qui avait disparu de la dernière liste du Goncourt à la surprise générale (elle était cité comme favorite), le prix de Flore s’écarte une nouvelle fois de la mission qu’il s’était crée.
En 2006, il avait couronné Christine Angot. En 2007, ce soir à 20 heures, ce sera Amélie Nothomb. Auparavant, il avait contribué à la révélation d’auteurs comme Joy Sorman, Ravalec, Bendereson ou Mérot.
Quand, en 1994, Frédéric Beigbeder crée ce nouveau prix, il s’agit de récompenser « un jeune auteur au talent jugé prometteur par un jury de journalistes » . Jeune, Amélie Nothomb l’est. Prometteuse, elle ne l’est -heureusement pour elle- plus, puisque déjà confirmée.
Amélie Nothomb l’a emporté au 4e tour par 5 voix contre 4 au tout jeune (15 ans) Boris Bergmann pour « Viens là que je te tue ma belle » (éd. Scali) et 3 à Emmanuel Carrère pour « Un roman russe » (éd. POL). Le jury, composé de journalistes (François Reynaert, Arnaud Viviant, Philippe Vandel) semble avoir eu du mal à se départager sur un titre.
Le prix de Flore est doté de 6 100 euros. Le lauréat reçoit, en plus, un verre de Pouilly fumé gravé à son nom, à consommer tous les jours pendant un an au Flore.
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Bravo Amélie ! Vous rendez-vous compte du bon choix que vous avez fait en vous consacrant à la littérature ? Imaginez que vous ayez choisi la peinture. Certes vous seriez peut-être dans les meilleures peintres aujourd’hui. Mais comment le saurions-nous ? Quand les critiques d’art et journalistes et bien d’autres personnes vont-ils se décider à redonner du souffle aux arts plastiques par ce genre de manifestation ? Tout le monde peut apprendre à lire. Bravo ! Mais l’expression plastique ne se réveillera pas dans les esprits avec uniquement des expos à Paris et dans les expos annuelles d’associations de peinture visibles dans toutes les communes de France. Il serait temps de prendre les arts plastiques au sérieux !
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