Cabinet de lecture

L'actualité des livres, par Hubert Artus.

Raynal : « Sarkozy ne peut empêcher que ça recommence »

Publié le 27/02/2008 à 09h25

Le romancier et éditeur Patrick Raynal exhume les écrits de déportation de sa grand-mère et montre ce qu'est un devoir de mémoire efficace. Les « Lettres à ma grand-mère » clouent le bec à ceux qui veulent forcer les psychés et les culpabilités. Rencontre.


Mémorial de Ravensbrück (Smits/Flickr).


Au moment même où Nicolas Sarkozy fanfaronnait de sa dernière trouvaille (confier à un élève de CM2 la mémoire d'un enfant victime de la Shoah), un ouvrage venait montrer ce qu'était un devoir de mémoire efficace. Dans « Lettre à ma grand-mère » , le romancier et éditeur Patrick Raynal exhume les écrits de déportation de sa grand-mère et leur donne une place dans la mémoire collective. Un ouvrage qui cloue le bec à ceux qui veulent forcer les psychés et les culpabilités.

La place du livre, il connaît. Après un engagement au PCF dans les années soixante, puis à la Gauche prolétarienne de 1967 à 1972, après un peu de cellule pour insoumission et gauchisme, et, enfin, après moult jobs, Patrick Raynal est allé agiter d'autres cellules, avant de déminer le polar en devenant le big boss de la Série Noire de 1991 à 2004.

Aujourd'hui, Raynal est toujours un dur à cuire et dirige le polar chez Fayard. Issu de la génération « néo-polar » , il est, aussi, un romancier solidement installé dans le paysage, avec vingt-cinq romans au compteur ( » Fenêtres sur femme » , « Né de fils inconnu » , « En cherchant Sam » , « Retour au noir » , etc). Mais pour cette « Lettre à ma grand-mère » , il a dû découvrir des zones inexplorées. De son histoire, puis de son rapport à l'écrit. Lui qui fut élevé par sa grand-mère maternelle durant une partie de l'enfance découvrait une partie inconnue d'elle. Sa déportation.

Un livre qui donne corps à la catharsis

Marie Pfister, résistante durant la guerre, fut arrêtée en mars 1944. Et déportée à Ravensbrück, le premier camp de femmes aménagé par les nazis. Elle y survécut. Cette histoire, le petit-fils la connaissait.

Mais, il y a deux ans, il découvre que sa grand-mère a laissé une trace dans l'Histoire. Il prend connaissance de « Matricule 38971 » . Cinquante-six pages manuscrites, rédigées durant les quinze mois de déportation. Un manuscrit que la dame avait donné à ses enfants, avec pour mission implicite qu'eux-mêmes le fassent lire à leurs propres enfants. Mais tous ne l'auront pas eu. Une stupéfaction supplémentaire pour Raynal, qui ne découvrait donc ces traces qu'à l'orée de la soixantaine. Lui-même étant devenu grand-père.

Après que l'homme eût lu le texte, le romancier prit relais de la mémoire : sous la « forme d'un yo-yo » , il choisit alors de juxtaposer sa rencontre avec le manuscrit avec des extraits dudit manuscrit. De « contrecoller » mémoire familiale et mémoire collective, pour donner corps à la catharsis.

 » Lettre à ma grand-mère » est constitué de deux parties. La première, s'appuyant sur des extraits de « Matricule 38971 » , révèle la jeunesse et l'évolution de Raynal lui-même (religion, politique, militantisme, rapport à l'écriture). Cette partie est, par-dessus tout, l'histoire de la famille. Celle d'une famille française durant cette guerre, où rares sont les lignées composées exclusivement de résistants. La seconde partie de l'ouvrage est composée de la totalité de « Matricule 38971 » . Patrick Raynal n'était pas le seul dépositaire du manuscrit, mais il décide de le publier.
(Voir la vidéo)



Un « catholicisme de guerre »

Au moment où, soixante-quinze ans après la prise de pouvoir d'Hitler, la parution en Allemagne des « Bienveillantes » de Jonathan Littel provoque les colères et fascinations prévisibles ( » Une provocation énorme qui ne manquera pas de faire son effet » , écrivait récemment le quotidien conservateur Die Welt), le livre de Raynal apporte une touche de rationnel du côté français. Salutaire.

N'étant pas d'essence autobiographique, « Lettre à ma grand-mère » se devait de laisser parler l'émotion, le courage, l'instinct de survie, l'humilité, la précision du manuscrit sur lequel il s'appuie, et la grande tenue de Marie Pfister dans la tragédie. Puisque « Matricule 38971 » est une catharsis de l'enfer qu'elle a vécu, « Lettre à ma grand-mère » doit lui-même être cathartique. Il l'est.

Et parvient à révéler les contradictions et les inimaginables dépassements sur l'individu que provoque une telle tragédie. Que seuls connaissent les survivants. Que quelques-uns ont verbalisé.

Catholique de droite élevée dans la détestation du communisme, Marie Pfister reviendra de Ravensbrück apparemment « un peu communiste sur les bords » . Si la croyance semble avoir joué un rôle primordial dans l'altérité et le sens de l'honneur de la prisonnière, Raynal a bien remarqué qu'elle a développé ce qu'il nomme « un catholicisme de guerre » , qu'il analyse avec une grille toute marxiste : il y a les contradictions au sein même du peuple, et les contradictions entre le peuple et ses ennemis. En temps de guerre, les secondes forment parfois l'urgence de la solidarité. Et une catholique de droite peut aimer les communistes si ce sont eux qui se battent…

 » Matricule 38971 » est écrit de façon précise et minimaliste, afin d'éviter tout pathos. Le texte est entièrement habité par la survie et la résistance. Dans ses scènes les plus horribles ( » Le lendemain, nous passons une visite vaginale, tout habillées, où le même doigt, jamais désinfecté, nous examinera. Il paraît qu'on a découvert à cet endroit des bijoux cachés. Ce qu'il y a de certain, c'est que dans notre convoi, il y a quatre-vingts syphilitiques reconnues » ) ou les plus révoltées (Marie Pfister, chef de bâtiment, est une sorte de « chef de gang » dans le camp).

La force d'impact de « Lettre à ma grand-mère » réside dans le fait qu'il rend les faits sans interprétations, ne minorant ni ne rendant jamais héroïque la figure de la grand-mère résistante. Cette humilité, on la retrouve au même degré, précisément, dans « Matricule 38971 » . Le devoir de mémoire repose précisément sur de telles démarches. (Voir la vidéo)



Dans la France de février 2008, cet ouvrage tombe à pic. En plein débat sur à la récente trouvaille sarkozyenne, voici une réponse grandeur nature. « Lettre à ma grand-mère » illustre à merveille les conséquences irréversibles que peut susciter cette mesure. Car dans de nombreuses familles française, les fantômes de la collaboration sont encore là et à trop forcer la culpabilité, on contribue à alourdir le plomb de la chape en ayant voulu l'ouvrir. La lecture de « Lettre à ma grand-mère » , où Raynal est bien obligé de parler –aussi- de ses ancêtres collabos, illustre in fine que, pour préférer la mémoire et résister à l'oubli, il faut avant tout… résister. (Voir la vidéo)



 » Lettre à ma grand-mère » de Patrick Raynal – Flammarion – 228 pp. – 18€.

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  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 09h35 le 27/02/2008
    • Internaute
      actif et militant ?

    Politique de victimisation...
    C'est ça la politique de civilisation ! ?

    Lien

    • compte supprimé26
      • Posté à 17h11 le 27/02/2008
      • Internaute

      La catégorie « Shoah » attachée à cet article est impropre. Il s'agit d'une déportée politique parmi les 42.000 déportés de France vers les camps de concentration pour faits de résistance (dont 23.000 survivants) à la différence des 75.000 déportés pour des raisons raciales vers les camps d'extermination (dont 2.500 survivants). Si les conditions dans les camps étaient tout aussi effroyables pour les uns comme pour les autres, les chances de survie étaient bien différentes comme l'indiquent les chiffres cités plus haut.

  • Bardamu
    • Posté à 10h04 le 27/02/2008

    Oui, bon, Raynal, bolchevique inoxydable, publie le récit de déportation de sa grand-mère, sans doute intéressant, mais de là à écrire : « Un ouvrage qui cloue le bec à ceux qui veulent forcer les psychés et les culpabilités. », ne poussons pas...

    D'ailleurs, l'argument employé pour critiquer Sarkozy est un peu loufoque : « et si les parents des enfants sont antisémites ? » On ne se pose pas la question quand on organise des voyages scolaires à Auschwitz, ce me semble...

    Déjà, dire, comme on l'a fait parfois : « ça va poser des problèmes aux enfants musulmans » était assez étrange, mais là...

    Evidemment, attacher un petit fantôme à chaque enfant est stupide, mais cela n'autorise pas à dire n'importe quoi.

    C'est un peu comme le « devoir de mémoire ». Il n'y a aucun devoir de mémoire. Il n'y a que le travail des historiens.

    Enfin, on n'« ouvre » pas une chape de plomb. On la soulève.

    • quetzal2012
      quetzal2012 answers to Bardamu
      • Posté à 12h27 le 27/02/2008

      l'argument employé pour critiquer Sarkozy est un peu loufoque : « et si les parents des enfants sont antisémites ? » On ne se pose pas la question quand on organise des voyages scolaires à Auschwitz, ce me semble...
      Je ne comprends pas bien où vous voulez en venir Bardamu, vous semblez réduire ce scandale à un prétexte pour critiquer Sarko...non, il n'en est pas ainsi, ce qui est proprement révoltant c'est ce « marketting mémorielle », c'est de remplacer le travail de mémoire par le « devoir de mémoire », c'est d'établir insidieusement une hiérarchie dans les périodes les plus sombres de l'Histoire, c'est d'évacuer (rappelez-vous les propos de NS : « assez de repentance ») les violences barbares de la France lors de la décolonisation, le génocide des tootsie au Rwanda...
      Il s'agit d'un témoignage dans un travail de mémoire personnel, intimement lié à la mémoire collective, on sort du manichéisme en rappelant que l'Histoire est beaucoup plus complexe qu'on veut bien nous le faire croire...et ça « cloue le bec » à ceux qui veulent bien assumer le passé mais seulement partiellement, à ceux qui veulent faire oublier la responsabilité du gvnt de Vichy dans cette tragédie...
      Les historiens conffrontent les témoignages, les documents et en tirent les conclusions nécéssaires à l'histoire, la lettre publiée par Raynal « bolchevik » dites-vous ? mais dans quel siècle vivez-vous ?
      la découverte de l'Histoire doit se faire dans une démarche personnelle et volontaire c'est ça que veut rappeller Raynal tout simplement...

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    • Cratère
      Cratère answers to Bardamu
      • Posté à 17h53 le 27/02/2008

      Que nous proposez vous alors ? (un « Voyage au bout de La Nuit » ? ; ) )

  • Sacha25
    • Posté à 09h55 le 27/02/2008
    • Internaute

    Absolument exact. A mon avis, seul le temps, travaillé par des réminiscences très personnelles donc polémiques, dans la mesure où elles sont contées par d'autres réminiscences, même contradictoires mais ne véhiculant ni haine, ni culpabilisation, peut apporter quelque chose.

    En l'absence de dialogue marqué d'amour et respectant l'autre, on n'aura rien. Les dictatures et les religions nous l'ont tellement démontré

  • Deborah
    • Posté à 10h45 le 27/02/2008

    Sacha 25, méfiez-vous du pathos ambiant : je (rescapée, parents assassinés à Auschvitz) ne demande pas d'amour. Le respect, oui, je l'exige même. L'amour c'est la grâce, ça vient ou ça ne vient pas.

    Le Christ s'est trompé (pardonnez mon insolence) en enjoignant : « Aimez-vous les uns les autres ». Il faut se « respecter les uns les autres ».(D'ailleurs, peut-être l'a-t-il dit, et se seraient les scribes qui auraient transformé).

    Et l'amour viendra, peut-être, comme la grâce. Parce que c'est moi, parce que c'est vous, pour parodier quelqu'un.

    • Sacha25
      Sacha25 answers to Deborah
      • Posté à 14h17 le 27/02/2008
      • Internaute

      C'est très vrai, mais la langue française manque cruellement de mots (les anglophones en ont 2, au moins)

      On peut aimer un inconnu, on peut aimer une personne de même sexe sans être homosexuel ....
      Le respect ?
      L'indifférence est une forme de respect, mais ce n'est manifestement pas ce qu'il faut
      Il faut de la compréhension, du partage d'émotion, considérer l'autre comme un autre soi-même, avec les mêmes droits et devoirs, mais un autre quand même, autonome et lié, mais qu'on ait en même temps le droit de critiquer sans que ce soit pour autant une déclaration de guerre etc...
      Alors empathie, le très médical neutralité bienveillante, autre chose ....

      « Aimez-vous les uns les autres » est une pure valeur laïque. Mais le Christ était trop imprégné de son éducation juive pour comprendre la valeur de ses propos.
      Il n'a pas compris (version « amoureuse ») qu'il jouait sur 2 sens du mot amour, mais ce jeu ambigu est tellement typique des religions (je ne vais pas redémonter ici l'extraordinaire supercherie qu'a été l'« invention » des religions par Abraham)

  • marie 75
    • Posté à 10h53 le 27/02/2008

    Xavier Darcos lance la mission sur l'enseignement de la Shoah au CM2

    Mis en ligne le 27/02/2008 à 10 : 04

    PARIS (AFP) via libre belgique

    Le ministre de l'Education Xavier Darcos réunit mercredi notamment Simone Veil et Serge Klarsfeld pour lancer la réflexion sur la mise en oeuvre du souhait de Nicolas Sarkozy que chaque enfant de CM2 se voie « confier la mémoire » d'un enfant mort dans la Shoah.
    Il a assuré mercredi sur LCI que la « bonne idée » de Nicolas Sarkozy de confier la mémoire d'un enfant juif de France mort en déportation à chaque élève de CM2 devait se « transformer en bonne pratique ».
    Alors qu'il devait recevoir à 11H30, les personnalités et institutions en charge de la mémoire de la Shoah, dont Simone Veil qui avait vivement critiqué l'initiative du président de la République, il a prévenu que ce travail de mémoire serait « collectif » et non « enfant par enfant » car « il y a 11.500 enfants qui ont été exterminés et nous avons plus de 600.000 élèves en CM2 ».
    Il a ajouté que l'intégration dans les programmes de ce « lien affectif entre les enfants morts et les enfants d'aujourd'hui » ferait l'objet d'une « circulaire ». Pour lui, M. Sarkozy « pense que c'est une manière d'aborder ce sujet qui est au fond indicible, incompréhensible, qui résiste à la raison ». « Comment expliquer ça ? Il a cherché à nous guider vers ce rapport affectif entre les enfants », a insisté le ministre.
    « Il s'agit de transformer une bonne idée en bonne pratique », a-t-il répété à propos de cette table ronde qui réunira « la communauté éducative, les gens qui connaissent la manière dont on enseigne dans les classes » et « ceux qui ont la charge de la mémoire de la Shoah, ils sont nombreux ».
    Interrogée sur la participation de Simone Veil, il a affirmé l'avoir convaincue de participer à la réunion mercredi parce qu'« il faut sortir de cette incompréhension, de cette difficulté parce que la bonne idée du président de la République semble être mal comprise par une partie de ceux qui sont chargés de la mémoire ».
    « Je lui ai dit : +venez m'aider à transformer ce projet en application concrète et venez rejoindre la communauté éducative qui a besoin de vos conseils, de votre expérience+ », a-t-il expliqué. Lors d'une table-ronde censée « marquer le début de la mission pédagogique confiée à Hélène Waysbord-Loing », inspectrice générale et directrice de la Maison d'Izieu (Ain), le ministre réunira « les institutions et les personnalités engagées dans la transmission de la mémoire de la Shoah », a expliqué le ministère dans un communiqué.
    Outre Simone Veil, très vivement opposée à l'idée du président de la République, sont conviés Anne-Marie Revcolevschi, directrice de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, Serge Klarsfeld, président de l'association des fils et filles de déportés juifs de France, et Richard Prasquier, président du conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), tous deux plutôt favorables à l'initiative présidentielle.
    La liste des invités comprend aussi Pierre Besnainou, président du fonds social juif unifié, Béatrice Rosenberg, présidente de Yad Layeled France, Philippe Schmidt, vice-président de la Licra, Raphaël Haddad, président de l'Union des étudiants juifs de France, Théo Hoffenberg, membre du conseil d'administration du Mémorial de la Shoah, Jacques Fredj, directeur du Mémorial de la Shoah et le cinéaste Claude Lanzmann.
    L'Education nationale sera représentée par Jean-Louis Nembrini, directeur général de l'Enseignement scolaire, François Perret, doyen de l'Inspection générale et Joëlle Dusseau, inspectrice générale prendront part aux travaux.
    La mission pédagogique de Mme Waysbord-Loing est « chargée de concevoir, avec l'appui d'experts du ministère et en consultant très largement, les documents pédagogiques qui permettront de la mise en place à la rentrée 2008 de la proposition du président de la République ».

    • Seccotine
      Seccotine answers to marie 75
      • Posté à 11h06 le 27/02/2008
      • Internaute

      Merci pour cette information.
      Espérons que si ce projet est mené à bien, vu que c'est le Président qui décide, l'aspect « contribution bienveillante » des administrations de l'époque ne sera pas oublié. Après tout, dans les élèves de CM2 il devrait bien y avoir de futurs fonctionnaires non ? Et le but affiché n'est-il pas que ça ne se reproduise pas ?

      • marie 75
        marie 75 answers to Seccotine
        • Posté à 12h08 le 27/02/2008

        il ne faut pas rêver : c'est une opération fumigène !

    • Pierre-Guy-Raoul Namassepamousse
      • Posté à 12h54 le 27/02/2008

      Il ferait mieux de s'occuper de son élection à Périgueux.
      Ça va mal…

    • kestiontoi
      kestiontoi answers to marie 75
      • Posté à 21h00 le 27/02/2008

      « Il s'agit de transformer une bonne idée en bonne pratique“(Xavier DARCOS)

      Depuis quand une bonne idée demande autant de monde et de réflexion pour être mise en application ?

      Que fait-on du devoir de mémoire sur l'esclave ?

      Peut-être une autre circulaire ?

      Et si on laissait les enseignants libre d'appliquer les programmes officiels ?

      Ou va-t-il falloir jalonner les cours d'histoire d'une multitude de circulaire ?

  • Lairderien
    • Posté à 10h59 le 27/02/2008
    • Internaute

    Très bon article qui donne envie de lire le livre et qui est à mille lieues (au moins) des débordements de ce président populiste, agitateur d'idées fumeuses et foireuses.

  • marie 75
    • Posté à 11h29 le 27/02/2008

    l'Omniprésident s'agite dans les bénitiers

    Un plouc chez les bobos, tribune de genève
    par Jean-Noël Cuénod
    Dieu, Sarkozy et nous (5) : les racines de la polémique
    24 Février 2008 | Général

    Si l'Omniprésident s'agite dans les bénitiers avec autant de vigueur que de constance, c'est en partie pour faire diversion chaque fois que les médias embouchent leur trompette par le mauvais embout : baisse du pouvoir d'achat, politique des caisses vides, drame familial à Neuilly-sous-Sarko, députés de droite ulcérés, sondages en berne. Mais surtout Nicolas Sarkozy veut s'appuyer sur la religion pour redéfinir la société française, qu'il voit empêtrée dans un conservatisme qui tient à l'alliance objective entre la social-démocratie hexagonale et le bonapartisme revu et corrigé par de Gaulle.

    Les gaullistes traditionnels et les socialistes ont toujours suivi la même ligne par rapport à la religion : ne pas toucher à la Loi de 1905 séparant l'Eglise de l'Etat. Sur ce point au moins, Sarkozy a démontré sa volonté de rupture. Ce qui suscite des réactions hostiles non seulement à gauche mais aussi à droite au sein, justement des gaullistes traditionnels emmenés, entre autres, par Dominique de Villepin qui attend son non-lieu dans l'affaire Clearstream pour sonner la charge contre Nicolas le Frénétique.

    Ce retour des institutions confessionnelles dans les préoccupations de l'Etat français réveille les anciens antagonismes qui opposaient au XIXe siècle et durant les deux premières décennies du XXe, l'Eglise romaine, puissante, totalitaire et monarchiste, au camp des républicains. Dans ce camp cohabitaient athées et agnostiques mais aussi des catholiques qui ne suivaient pas les diktats romains contre la République, une grande partie des communautés juives et des églises protestantes.
    La Franc-Maçonnerie – née dans un contexte chrétien mais qui, au cours de sa très longue Histoire, a souvent entretenu des relations tendues avec le pouvoir ecclésiastique – a constitué la principale élite fédératrice de ce courant vaste et hétéroclite, du moins son obédience la plus importante en nombre de membres et de loges, le Grand Orient de France. D'autres obédiences maçonniques, notamment celles qui partageaient les sensibilités déistes voire théistes de la Franc-Maçonnerie anglo-saxonne, se sont montrées plus circonspectes, voire franchement hostiles à cette démarche qu'ils jugeaient – et jugent toujours – contraire aux traditions de non-engagement politique et de réflexion ésotérique sur la destinée humaine et ses rapports avec le Grand Architecte de l'Univers.

    Pour que la République puisse croître dans un terreau – la France – qui, malgré les clichés, ne lui était pas favorable, ses partisans ont donc dû s'attaquer à l'Eglise catholique romaine, foyer idéologique du camp monarchiste. Certes, la République a été proclamée dès 1870, toutefois, elle essuyait les attaques incessantes des monarchistes et de l'Eglise. Or, celle-ci, par sa place éminente au sein de l'enseignement entre autres, demeurait la grande formatrice des intelligences. Le Grand Orient de France a donc tenu le rôle de « contre-Eglise romaine » à cette époque. A la liturgie et aux prêches ecclésiastiques, il opposait ses rituels et ses « planches » (textes écrit par des francs-maçons et lu en Loges).
    La loi de 1905 séparant l'Etat de l'Eglise, conçue en partie par des responsables politiques appartenant au Grand Orient de France ou proches de lui, a changé radicalement cette donne. La « fille aînée de l'Eglise » y a perdu ses liens ancestraux avec l'Etat, ce qui a suscité la vive hostilité des milieux catholiques et provoqué de larges déchirures dans le tissu social français.

    La Première Guerre mondiale a, paradoxalement, pacifié cette querelle entre République française et Eglise romaine. Face à l'ennemi allemand, les principales forces politiques, culturelles et morales de la France ont décrété l'union sacrée. L'Eglise a aussitôt suivi le mouvement. C'est ainsi que des officiers monarchistes portant des noms à particule sont morts pour la République. Certes, le mouvement antirépublicain a connu son dernier soubresaut avec le régime de Pétain. Mais la République avait définitivement remporté la guerre des idées après l'armistice de 1918.

    Cela dit, comme l'écrit Aragon dans son poème « Epitaphe », « avoir vaincu est trois fois rien, du moment que l'homme, de l'homme est comptable. » La République n'est pas acquise une fois pour toute. Affaire à suivre donc, à la lumière, éblouissante et sombre, du sarkozysme.

    Jean-Noël Cuénod, correspondant à Paris

    • Hubert Artus
      Hubert Artus answers to marie 75
      Rue89
      • Posté à 11h36 le 27/02/2008
        rédacteur
      • Journaliste
        Rue89

      Ne mélangeons pas tout !
      Il est ici question de mémoire, de déportations et génocide organisées par les nazis...

    • argiope
      argiope answers to marie 75
      chatouille ou pique, c'est selon
      • Posté à 23h27 le 27/02/2008
      • Internaute
        chatouille ou pique, c'est selon

      Je croyais qu'il s'agissait dans ces cases de commenter personnellement un article.
      Quel est l'intérêt d'y recopier des articles, fussent-ils sarkophobes, repiqués texto de journaux de boulevards, fussent-ils suisses ?

  • dideix-
    • Posté à 11h45 le 27/02/2008

    Merci pour cet article,oui il faut ce méfier de l'autoflagellation que veut nous imposer SARKO a nos gosses l'histoire et une science que l'on ne retient que si on si interresse et cela viens avec le temps.Je vis a verdun ville connue pour la grande guerre 14-18 et sa bataille en 1916 qui a fait plus 1 million et demi de mort ,il y a un ossuaire a douaumont ou son entreposé les os de plusieurs milliers d'etres humains que l'on peut voir a travers d'hublots sous le monuments je suis né dans un lieu ou il y a eu des atrocitées mais meme a l'ecole on nous a preservé de nous rabacher ce qui c'etait passé plus qu'ailleurs et tous les ans il y a des centaines de bus scolaires qui viennent visiter les champs de bataille mais avec des jeunes de 3eme voir plus .Alors laissons encore un peu d'etoiles dans les yeux de nos enfants ,cela viendra assez vite de prendre conscience de notre passé .SOYONS DEJA VIGILANT SUR NOTRE PRESENT CAR NOUS AVONS UN PETIT NERVEU A LA PRESIDENCE QUI EST LIBERTICIDE ET AUTOCRATE ET QUI EST PRET A NOUS PETER A LA TRONCHE.............

  • marie 75
    • Posté à 12h02 le 27/02/2008

    et pendant qu'on discute :
    [zpajol] Libé. Nuit de brutalités policières CRA Vincennes

    Les CRS dans les chambres vides ont tabassé les retenus, qui ont été
    hospitalisés ( tous 2 deux plaies au crane, un avec traumatisme crânien,
    hématomes importants bras visage) car là, il n'y a pas de caméras....moins
    parlant, sauf à déposer plainte et avoir une enquête de l'IGS.

    Mais de l'autre côté, il y a des pressions par les flics sur les retenus, la
    plainte déposée par un retenu sur son coran piétiné, déchiré : acte
    gratuit d'un CRS...N. B.A. ne voulait plus poursuivre : « je crains pour ma
    famille » m'a-t-il dit.( il était venu visiter sa famille en France pour
    quelques jours, il a une carte de séjour et vit et travaille en Grèce)

    Peu importe la polémique de « un ou plusieurs coups de taser » ! : un coup
    c'est un de trop !

    Khaled au premier coup de taser est tombé inconscient ! ...mais il a quand
    même, plaies et trauma cranien...il « s'est cogné tout seul sur un lit en
    fer », disent les policiers lors de l'enquête, les hématomes importants
    multiples aussi, et plaies crâniennes nécessitant des agrafes...là aussi « 
    il s'est cogné tout seul » , il s'est donc cogné à plusieurs reprises , sur
    des endroits différents, il faut pousser les meubles dans les chambres sans
    caméras, et sans témoins.
    Solange

    ******************************************

    Nuit de brutalités policières au centre de rétention de Vincennes
    Sans-papiers. Selon la LDH, les forces de l’ordre auraient utilisé leur
    Taser, mi-février.
    TONINO SERAFINI
    QUOTIDIEN : lundi 25 février 2008
    Lien

    Que s’est-il passé exactement dans la nuit du 11 au 12 février dans le
    centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes (Val-de-Marne) ? Selon
    la Ligue des droits de l’homme (LDH), des sans-papiers retenus dans ce
    centre, en attendant leur expulsion du territoire français ou de passer
    devant un tribunal, ont été victimes de brutalités policières. L’un d’eux,
    Khaled, âgé d’une vingtaine d’années, aurait subi un tir de Taser. Touché à
    la poitrine, il a perdu connaissance. Ce qui a nécessité son transfert par
    les pompiers à l’Hôtel-Dieu, l’hôpital du centre de Paris, qui fait office
    d’unité médico-judiciaire.

    Le jeune homme restera hospitalisé pendant deux jours. On lui a posé une
    attelle au bras. Un certificat médical fait état de « contusions dorsales et
    à la face », nous a indiqué son avocat, Me Sylvie Boitel. Une enquête de
    l’IGS (Inspection générale des services, la police des polices) est en
    cours. A la préfecture de police de Paris, un interlocuteur nous a confirmé
    que des incidents entre policiers et retenus ont bien eu lieu dans le centre
    de rétention de Vincennes et que l’un des retenus a déposé plainte auprès de
    l’IGS. En revanche, les versions divergent sur l’origine des incidents, le
    nombre de tirs de Taser auxquels a procédé la police, et le nombre de
    personnes blessées. Pour la Ligue des droits de l’homme, tout a commencé par
    une banale prise de bec entre retenus et policiers.

    Télé. « Dans la nuit du 11 au 12 février, l’administration du centre […]
    décide de procéder à un appel de tous les retenus », nous a indiqué
    Jean-Pierre Dubois, le président de la LDH. « Vers 23 heures, un des
    policiers éteint sans un mot la télé que regardaient des retenus. » Le ton
    monte. Des renforts de police arrivent. Six retenus, qui disent avoir été
    insultés, « sont enfermés dans une chambre » avec des policiers, dont Khaled.
    C’est à ce moment-là qu’il aurait subi le tir de Taser à bout portant au
    niveau de la poitrine. Un autre retenu nommé Samir a également été admis à
    l’Hôtel-Dieu. Lui aussi aurait subi un tir de Taser. De même qu’un troisième
    homme. Mais pour la préfecture de police de Paris, il n’y a eu qu’un seul
    tir.

    Matelas. En tout cas, les incidents sont confirmés par la Cimade. Dans un
    communiqué, cette association présente dans le centre de rétention de
    Vincennes fait état d’une « intervention musclée » d’une soixantaine de
    policiers dans la nuit du 11 au 12 février, qui a « entraîné
    l’hospitalisation de deux personnes ». Les autres retenus sont renvoyés et
    confinés sans ménagements dans leurs chambres.

    Plus tard dans la nuit, les incidents vont reprendre. Des retenus mettent le
    feu à leurs matelas dans deux chambres pour protester contre le comportement
    de la police. Nouvelle arrivée de renforts. Cette fois, « on fait descendre
    dans la cour tous les retenus, y compris ceux qui dormaient et n’avaient été
    mêlés à aucun des incidents précédents », affirme la LDH. Dans le froid
    hivernal, des personnes sont couvertes. D’autres pas. Tout le monde sera
    fouillé. Ça prend du temps. L’opération va durer « jusqu’à 4 heures du
    matin ».

    Selon la Cimade, depuis la fin décembre 2007, « les tentatives de suicide,
    automutilations, grèves de la faim, départ de feu se sont multipliés dans ce
    centre de 280 places ». Pour l’association, « il symbolise l’industrialisation
    de la rétention et de l’expulsion des sans-papiers ».

  • marie 75
    • Posté à 12h11 le 27/02/2008

    par ailleurs ... respect au souvenir et au bouquin de Raynal car il ne s'agit pas là de manip. politique.

  • A déménagé le 25 octobre
    • Posté à 12h13 le 27/02/2008

    Le seul point de cette idée ou cette astuce, le terme est plus juste, dont nous devons discuter, est la rétombée psychologique sur les enfants à la décennie fragile. Je ne jette aucune pierre. Je demande juste à savoir. Qui, ici, est pédopsychiatre ? Les piliers de bar, veuillez avoir l'obligeance de mettre de l'eau dans votre vin.

    Les autres points, dont le travail de mémoire, sont des évidences. S'il vous plaît, parlons méthode.

  • Naradamuni
    • Posté à 12h24 le 27/02/2008

    Notre N$ président serait devenu notre « Guide » aux bonnes idées !

    La mission (PÉDAGOGIQUE ? ) de Mme Waysbord-Loing
    « Il s'agit de transformer une bonne idée en bonne pratique », a-t-il répété à propos de cette table ronde qui réunira « la communauté éducative, les gens qui connaissent la manière dont on enseigne dans les classes » et « ceux qui ont la charge de la mémoire de la Shoah, ils sont nombreux ».

    la communauté éducative = 3
    ceux qui ont la charge de la mémoire de la Shoah, ils sont nombreux » =11
    Avec l'appui d'experts du ministère... (La bande à Darcos ? )
    Résultat : circulaire (fait office de loi ? )
    Les parents et enfants refusant seront-ils exclus comme pour le foulard... ou seront-ils poursuivi par $Karl$field, lui ayant déjà travaillé ou travaillant encore avec Notre N$ pour la reconduite d'enfants ( Juifs ? ) arrachés dans les Écoles Laïques de Notre République Démocratique respectable... ?
    Ou seront ils attaqué pour antisémitisme même si comme moi ils ne le sont pas...

    Je crois que le chef des Coqs Gaullois n'en n'a pas fini de faire chanter la basse cour les pieds dans la M.... (Je ne peux me permettre... je ne suis pas PRÉSIDENT ! )

    Pour le chanoine N$ (Qui vient de félicité les derniers séminaristes à tendances extrèmistes nouvellement ordonnés prêtres) Spirituellement car nous touchons à l'esprit, la pensée de porter les souffrances d'un enfant, signifié (Juif) ce qui entraine une communautarisation, est trés utile au bien être et à l'équilibre de nos enfants et de notre R$$publique...
    IL L'A DIT ... ILS LE FERONT... Pauvres C... !

  • Mengneau Michel
    • Posté à 13h27 le 27/02/2008
    • Internaute

    Le devoir de mémoire doit faire partie de notre culture, mais pas n'importe comment !

    Les Valeurs du passé

    Lors d'un précédant article intitulé : « Honneur, Famille, Patrie », excédé par la tendance à la mode de « Vichy » des ministres et dirigeants de la droite actuelle, pilotés sans vergogne dans cette direction par leur mentor le Chef de l'Etat, j'avais donné à lire un extrait de texte de Charles Wagner dénonçant les risques d'un patriotisme outrancier ; ce qui conduit toujours une certaine frange de la société, entretenue volontairement dans la méconnaissance de l'autre, vers la xénophobie et l'exclusion.

    Texte trouvé au hasard de mes lectures dans un petit opuscule édité en 1934 par les Editions « LES HUMBLES », ouvrage intitulé : « LA GUERRE » et sous-titré, Prolétaires de tous les pays, égorgez-vous. On trouve donc pêle-mêle dans ce petit bouquin de cent trente pages, des extraits de textes d'Hugo, Zola, Richepin, etc., des chansons et quelques poèmes. Même des problèmes d'arithmétiques et des sujets de rédaction. Il est bon de rappeler aussi que cet éditeur fut parmi l'un des premiers à éditer Henri Barbusse, Maurice Parijanine, ainsi que quelques libertaires maintenant oubliés.

    Mais où l'histoire devient intéressante c'est que sur plusieurs pages de cet ouvrage on peut y lire des annotations au crayon de quelques élèves interrogateurs ! Eh oui, ce livre était dans la bibliothèque d'une école communale publique et d'après son état et les commentaires, à n'en pas douter, beaucoup lu…

    Paru en 1934, le thème était celui de la guerre, surtout celle de 14/18 aux traces encore visibles dans les corps et les esprits. Beaucoup de citations sont donc des odes à la paix et au respect d'autrui mais quelques textes relatent aussi les atrocités de la précédente hécatombe, de Dorgeles entre autres.

    Il s'agit donc bien d'un véritable devoir de mémoire donné à nos pères. Devoir de mémoire fait de façon constante et au hasard de la lecture. De plus, cet ouvrage dont la sensibilité politique est indéniablement tournée vers des idées socialistes –dans le vrai sens du terme- ne fait pourtant aucun ostracisme quant au choix des auteurs cités. Wagner était pasteur protestant, Bossuet a décortiqué et expliqué les évangiles, Tolstoï en essayant de vivre comme un paysan tentera d'atteindre la perfection morale avec l'aide de la religion, Henri Barbusse sera un ardant défenseur de la Russie soviétique, donc à travers ces diversités parfois très opposées moralement et intellectuellement on reconnaitra une vraie volonté de « Laïcité », ce qui devrait rester pour nous un exemple.
    Malheureusement, ces préceptes d'une éducation universelle et de chaque instant sont en train de disparaître au profit d'une sorte de politique de slogans voulant imposer le devoir de mémoire en exacerbant et imposant des événements ponctuels afin de sensibiliser les consciences. Le tout accompagné d'un regain ostentatoire et insidieux du religieux, en place d'une diversité intellectuelle et morale ce qui préfigure la fin de la Laïcité à la française.

    Ne laissons donc pas bafouer et détruire ce que nos pères ont eu tant de mal à construire !

    Pour mémoire un extrait de ce petit bouquin, il s'agit de quelques lignes de la correspondance de Gustave Flaubert.

    « Laisse là ta patrie, ta religion, ta province. On doit être âme le plus possible… La patrie c'est la terre, c'est l'univers, ce sont les étoiles, c'est l'air, c'est la pensée, c'est-à-dire l'infini dans notre poitrine. Les querelles de peuples m'intéressent peu… Je ne suis pas plus moderne qu'ancien, pas plus Français que Chinois. Je suis le frère en Dieu de tout ce qui vit, le concitoyen de tout ce qui habite le grand hôtel garni de l'univers… L'idéal n'est fécond que lorsqu'on y fait tout rentrer… C'est un travail d'amour, et non d'exclusion… »

    A méditer…

    • A déménagé le 25 octobre
      • Posté à 13h56 le 27/02/2008

      Ah qu'il est bon de lire une pensée philosophique universaliste ! « On doit être âme le plus possible ». Merveilleux.

      Merci pour ce moment de détente de l'esprit.

    • Naradamuni
      • Posté à 14h00 le 27/02/2008

      @ Mengneau-Michel
      Il n'y a pas de joie ni de bonheur s'ils ne sont pas partagés avec tous....

    • A déménagé le 25 octobre
      • Posté à 14h13 le 27/02/2008

      En recherchant un écho à votre don, fouillant les pages de « Lettres à un jeune poète » de Rainer Maria Rilke, voici un passage qui m'a alerté pour autre chose, bienheureux de constater que l'écho se fait finalement à l'article :

      « L'amour, c'est l'occasion unique de mûrir, de prendre forme, de devenir soi-même un monde pour l'être aimé. C'est une haute exigence, une ambition sans limite, qui fait de celui qui aime un élu qu'appelle le large. Dans l'amour, quand il se présente, ce n'est que l'obligation de travailler à eux-mêmes que les êtres jeunes devraient voir. Se perdre dans un autre, se donner à un autre, toutes les façons de s'unir ne sont pas encore pour eux. Il leur faut d'abord thésauriser longtemps, accumuler beaucoup. Le don de soi-même est un achèvement : l'homme en est peut-être encore incapable. »

      En plein dedans.

  • peuapeu
    • Posté à 13h40 le 27/02/2008

    Les vainqueurs écrivent l´Histoire...jusqu´à ce qu´ils soient vaincus.

  • Naradamuni
    • Posté à 14h04 le 27/02/2008

    Texte de Charlie Chaplin, prononcé en 1940 devant Franklin Roosevelt

    La vie peut être libre et belle mais nous avons oublié comment.

    La cupidité a empoisonné les âmes, élevé des barrières de haine, nous a acculés au malheur et au bain de sang.

    Nous maîtrisons la vitesse, mais nous restons enfermés.

    La mécanisation nous laisse dans le besoin.

    Notre science nous a rendus cyniques et brutaux.

    Nous pensons peu, nous ressentons trop peu.

    Plus que de machines, nous manquons d'humanité. Plus que d'habileté, de bonté.

    Sans ces qualités, la violence dominera la vie.

    L'aviation et la radio nous ont rapprochés.

    La nature de ces inventions appelle la bonté, la fraternité universelle.

    En cet instant, ma voix atteint des millions d'hommes, de femmes, d'enfants qui désespèrent, victimes d'un système qui contraint à torturer et à enfermer des innocents.

    A ceux qui m'écoutent, je dis : ne désespérez pas.

    Notre malheur actuel est le fruit de la cupidité, de l'amertume de ceux qui redoutent le progrès.

    La haine passera, les dictateurs mourront, et le pouvoir pris au peuple reviendra au peuple.

    Tant que des hommes sauront mourir, la liberté ne périra pas.

    Soldats, n'obéissez pas à des brutes qui vous méprisent et vous oppriment, qui vous dictent vos actes et vos pensées ! Qui font de vous des bêtes, de la chair à canon !

    Ne cédez pas à ces êtres dénaturés aux cerveaux et aux coeurs de machines !

    Vous n'êtes ni des machines ni des bêtes, mais des hommes, qui portez l'amour dans vos coeurs !

    Vous n'avez pas de haine ! Seuls haïssent les dénaturés !

    Ne combattez pas pour l'esclavage ! Combattez pour la liberté !

    Dans Saint-Luc, il est écrit : « Le Royaume de Dieu est en l'Homme ». Non pas un, ou un groupe, mais en tous les hommes ! En vous, c'est vous le peuple qui avez le pouvoir de créer les machines, de créer le bonheur !

    Vous avez le pouvoir de rendre cette vie magnifique, d'en faire une merveilleuse aventure.

    Au nom de la démocratie, usons de ce pouvoir, unissons-nous !

    Combattons pour un monde nouveau, qui donnera à tous un travail, un avenir aux jeunes, une sécurité aux vieux.

    En promettant cela, des brutes ont pris le pouvoir. Ils mentaient ! Ils n'ont pas tenu leurs promesses.

    Ils se sont libérés mais ont asservi le peuple. Luttons pour accomplir ces promesses. Pour libérer ce monde, abattre les barrières nationales, abolir la cupidité, la haine et l'intolérance.

    Luttons pour un monde de raison, où la science et le progrès mèneront au bonheur de tous !

    Soldats ! Au nom de la démocratie, unissons-nous !

    • par- ping
      par- ping answers to Naradamuni
      • Posté à 14h50 le 27/02/2008

      « Luttons pour un monde de raison, où la science et le progrès mèneront au bonheur de tous ! »

      attention à la » science« quand elle ne sert qu'elle même (voir dans » rue89 »« quand monsanto sème la terreur ») et cherchons la raison de nos coeurs pour que le progrès ne soit plus que celui de la technique ,mais celui de nos esprits » homo sapiens » de plus en plus » sapiens » au service de nous tous

    • marie 75
      marie 75 answers to Naradamuni
      • Posté à 17h31 le 27/02/2008

      revoir le dictateur !
      Champlin, aujourd'hui, ferait partie du Réseau Education sans Frontières et protégerait les Sans Papiers (voir un roi à New-york ! )

  • Derkeley
    • Posté à 14h38 le 27/02/2008
    • Internaute

    On s'en fout de la Mémé... une chose est certaine elle ne n'aura pas transmis la sagesse nécessaire pour discuter une affaire nationale ou vis-à-vis d'un Président ... pourquoi cette violence dans le discours ? n'y aurait-il pas également de la répugnance dans ces histoires personnelles ou dans leur manipulation ? comme si le texte de la Mémé était l'évangile !

    • Hubert Artus
      Hubert Artus answers to Derkeley
      Rue89
      • Posté à 15h22 le 27/02/2008
        rédacteur
      • Journaliste
        Rue89

      Quoique vous pensiez, rien n'autorise la vulgarité sur un site (le nôtre) qui laisse s'exprimer vos idées.
      « Mémé », ce peut être lorsqu'on on parle de sa propre grand-mère. Quand on parle de celle d'un autre, on dit « grand-mère », pas « mémé ».

      • A déménagé le 8-10
        • Posté à 16h20 le 27/02/2008

        Le plus amusant étant que Beurkeley se plaint de violence... en écrivant « on s'en fout de la mémé » : deux mots vulgaires dans une phrase méprisante, faut l'faire !

  • par- ping
    • Posté à 14h39 le 27/02/2008

    « Laisse là ta patrie, ta religion, ta province. On doit être âme le plus possible… La patrie c'est la terre, c'est l'univers, ce sont les étoiles, c'est l'air, c'est la pensée, c'est-à-dire l'infini dans notre poitrine. Les querelles de peuples m'intéressent peu… Je ne suis pas plus moderne qu'ancien, pas plus Français que Chinois. Je suis le frère en Dieu de tout ce qui vit, le concitoyen de tout ce qui habite le grand hôtel garni de l'univers… L'idéal n'est fécond que lorsqu'on y fait tout rentrer… C'est un travail d'amour, et non d'exclusion… »

    À reméditer, merci Mengneau Michel

    J'ajouterai ,bien modestement à ce bel article ,que je partage cette idée que le travail ,et non le devoir, de mémoire est un chemin long, difficile,et que seule une pensée libre et sans cesse contestataire peut le faire,et des procèdés » politicomanipulateurs » à la » N$ » ne sont que de l'embrigadement destinés à tuer cette pensée ,toujours jugée comme dangereuse au regard des médiocres

    je n'ai jamais vu ,dans aucun livre d'histoire ,aucune page arrachée,la curiosité et le sens critique d'une libre pensée humaine fait le reste

  • hagalma
    • Posté à 15h03 le 27/02/2008
    • Internaute

    Humour : Le Président va peut-être demander aux élèves des lycées de lire « lettres à ma grand mère » ? Au train (de mesures) où ça va, le prochain (ou la prochaine) Président(e) devra prendre comme mesure de faire de l'arithmétique ou autre matière au moins une fois par semaine !

    La question du Président, « comment est-ce possible ? », est en effet une question d'importance. Mais comment ça lui prend, à lui, de poser la question de l'extermination programmée et fonctionnarisée qui fut celle des Nazis, ca constituerait un début de réponse. En outre, il pose la question, mais il répond par un devoir conjuratoire. C'est déjà fonctionnarisé, et ça évite des questions plus complexes, par exemple le pouvoir et les masses. Eichmann justifiait tout en expliquant que les trains devaient partir à l'heure, bel exemple de devoir de mémoire (horaire) !

  • dieguito
    • Posté à 16h00 le 27/02/2008
    • Internaute

    on ne peut nier la shoah, le lourd tribu qu'a paye la communauté juive de l'époque. nous nous devons de respecter cela pour l'eternité. mais l'holocauste a été aussi la revelation de l'aspect le plus horrible de l'humanité en ce sens ou l'horreur etait certes presente dans les camps mais aussi et surtout dans la passivité, l'indifference des populations qui n'etaient pas concernés par ces massacres , ce que Primo Levi a appelé « la zone grise » ; au lieu de jouer sans cesse sur l'émotion au travers de commemorations hypocrites attaquons nous plutot à sensibiliser les jeunes generations sur cette zone grise notament au travers du remarquable et efficace « si c'est un homme » de Primo Levi. epargnez nous, monsieur le president ,des mesures gadgets , aussi demagogiques qu'irrespectueuses envers les victimes de ce massacre organisé et planifié.

  • marie 75
    • Posté à 16h16 le 27/02/2008

    swissinfo vient de publier ca, en opposition à la dépêche AFP ? ? ?
    sorry pour ceux qui me reprochent le copié/collé, mais j'ai autre chose à faire que de réécrire :
    27 février 2008 - 15 : 41

    Sarkozy abandonne un projet controversé sur la Shoah à l'école

    Paris - Le président français Nicolas Sarkozy a abandonné son projet de confier à des écoliers la mémoire d'un enfant mort dans la Shoah, a-t-on appris auprès de participants à une réunion ministérielle. L'idée avait été rejetée par une forte majorité de Français.

    L'idée de Nicolas Sarkozy a laissé la place à d'autres pistes de réflexion, ont déclaré plusieurs participants à une réunion au ministère de l'Education, dont l'ex-ministre et ancienne déportée Simone Veil et l'historien et cinéaste Claude Lanzmann, auteur du film « Shoah ».

    Le 13 février, M. Sarkozy avait surpris en proposant devant des représentants de la communauté juive de France que chaque élève de la dernière classe de l'école primaire (soit à l'âge de 10 ans environ) se voie confier dès la rentrée 2008 la mémoire d'un enfant mort pendant la Shoah.

    L'initiative avait suscité un tollé, déclenchant les critiques de l'opposition, des syndicats d'enseignants, de psychiatres, mais aussi d'anciens déportés comme Simone Veil, 80 ans, ex-présidente du Parlement européen et présidente d'honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah.

    Plusieurs sondages avaient aussi montré qu'une écrasante majorité de Français étaient hostiles à ce projet et une pétition avait été lancée. Devant ces protestations, l'entourage de M. Sarkozy avait évoqué peu après la possibilité « d'aménager » le projet.

    SDA-ATS

    • A déménagé le 25 octobre
      • Posté à 16h23 le 27/02/2008

      Ah ?
      Bon. Bien.
      Et ils n'auraient pas d'autres dépêches « volte-face » nos amis suisses ? Un autre p'tit « aménagement » ? allez, en cherchant bien.

  • Renard
    • Posté à 16h22 le 27/02/2008

    Un travail remarquable sur cette honte pour nous tous êtres humains se poursuit depuis des années.

    Si nous voulons vraiment que cela ne recommence pas, il faut faire un travail de mémoire réactualisé malheureusement chaque fois qu'un tel cauchemar se produit.

    sarko aurait certainement mieux fait de se taire, dans ces lieux de mémoire , j'ai surtout entendu le silence.

  • Claude PELLETIER
    • Posté à 17h19 le 27/02/2008

    Je n'ai pas trop envie d'embrayer sur Sarkozy ou sur l'Histoire. Pas aujourd'hui.

    J'ai devant moi, l'image de cette dame prise au piège ; cet emprisonnement pouvait inspirer désespoir, repli et lâcher prise. Mais elle n'a pas basculé de ce côté-là. Elle n'a pas glissé du côté obscur. Elle a résisté. Cette jeune femme a écrit. J'imagine qu'elle ne savait pas si elle s'en sortirait. À tout le moins, elle avait au fond d'elle-même l'espoir que son témoignage finisse par être reçu ; soit par la communauté humaine soit plus sûrement par ceux qu'elle aimait. Par delà sa disparition, elle communiquait avec d'autres humains. Quelle chance !

    Si vous saviez ce que c'est terrible d'arriver en fin de course et de penser que l'on va partir sans avoir pu parler, en sachant qu'il n'y aura pas d'oreille pour recevoir une dernière fois vos confidences, vos peurs et votre amour. Comme l'adresse d'un trésor caché dont on n'a pas eu le temps de faire le plan, et il est trop tard, ou comme le cri que poussent ceux qui se sentent abandonnés ou trahis……

    • airlane
      • Posté à 22h45 le 27/02/2008
      • Internaute

      @Claude Pelletier,
      J'aime votre commentaire car, voyez vous ma grand mère comme celle de Raynal était résistante et a été déportée à Ravensbruck également mais n'en est pas revenue. La seule information que nous ayons pu avoir c'est qu'elle a été exécutée peu de temps avant la libération du camp en avril 45 par l'armée russe, nous ne connaissons même pas la date exacte de sa mort. C'est un souvenir très douloureux dans notre famille car nous ne l'oublions pas et mes parents comme moi-même transmettons tout naturellement son souvenir à nos enfants. Elle n'a pas de sépulture, rien que son nom sur le monument aux morts du village où elle a été arrêtée dans l'Yonne (râfle de la Ste Catherine 25 novembre 1943).

      Voilà pourquoi je vais lire le livre de Raynal en pensant que ma grand mère a partagé les mêmes douleurs que la sienne.

      Pardonner mais ne pas oublier.

  • Derkeley
    • Posté à 19h35 le 27/02/2008
    • Internaute

    il eût été plus juste pour le respect de la bienséances de critiquer cette « répugnance » dont Monsieur Raynal fait un usage disproportionné pour anéantir une idée maladroite ... ce qualificatif est vulgaire et agressif ! bien que l'idée du Président soit insupportable il est particulièrement inconvenant de parler de répugnance !
    Mémé « vulgaire » ... drôle... vas donc hé patate... casse toi !

  • Naradamuni
    • Posté à 20h55 le 27/02/2008

    « Le parrainage était enterré avant même qu'on se réunisse, ce n'était pas praticable car il y a 11.400 enfants juifs de France et 600.000 élèves en CM2, a argumenté l'historien et cinéaste Claude Lanzmann, pour qui cette idée était partie d'une sincère émotion du président ».

    Le retrait du parrainage grâce à un problème comptable et un président qui dirige un pays selon ses émotions, les plus sincères !
    Sans raisonnement donc ?
    Ce n'est plus la raison d'état mais l'émotion d'état !

    Xavier Darcos (Education), dans sa lettre de mission.
    « Ce travail comportera une dimension européenne et contribuera à l'apprentisage des valeurs de la République et de la responsabilité individuelle ».

    Quelle valeur à une république dont le président sape peu à peu les piliers, laïcité, constitution... et de ce fait ne la respecte pas.

    A l'issue de la réunion, M. Darcos a souligné que le chef de l'Etat avait « donné une direction juste, que, d'ailleurs, au fond, personne ne discute dans ses intentions ».

    Si Mr Darcos ! beaucoup de citoyens discutent des intentions et combines de votre complice et meneur.
    Quand à la direction juste, le terme est bien mal choisi car les justes actuellement sont ceux qui font barrages aux actes insanes de votre gouvernement et ministres, horte feux, rachida datée et bien d'autre tels ceux qui prônent la guerre, Kouchner et comparses.

    Pour Mme, qui va faire des propositions d'ici deux mois, « il ne faut pas faire de la commémoration, du rituel, parce que l'école n'est pas le lieu de cela »

    Merci Mme Waysbord-Loing l'école laïque n'est pas uns église (même scientologique ! ), n'en déplaise au petit timonier... pas de rituels !

    « L'important, c'est l'initiative du président parce que, sans cela, il n'y aurait pas eu d'adaptation pédagogique », a affirmé Serge Klarsfeld et
    Avant cette idée juste de le président il n'y avait pas d'adaptation pédagogique ? Merci de nous tenir informer Serge ( l'avocat des petits sans papiers ! ) et de continuer à nous prendre pour des C... !

    « Dans quelques années, la France sera le seul pays au monde où on se souviendra des enfants juifs déportés »

    Là ce n'est plus une phrase mais un slogan de campagne ; Serge aurait-il un poste en vue.... la France Seule, Unique ...

    « Transmettre la mémoire de la Shoah, c'est se souvenir qu'une société peut potentiellement se transformer en une société de bourreaux. Pour cette raison, il faut lutter ardemment contre le racisme et l'antisémitisme », a jugé Raphaël Haddad (Union des étudiants juifs de France).

    Transmettre la mémoire de la Shoah, d'un génocide ou autre, tout en acceptant une politique qui agit de la même manière et avec des moyens beaucoup plus modernes qu » en 39-45, avec des quotas, la dèlation ! , cela s'appelle un NON-SENS et une insultes pour les victimes actuelles.
    Il ne m'est transmis dans cette affaire que l''irrespect fait aux 11.400 enfants juifs et à toute les souffrances losqu'elles sont utilisées à des fins de caprices émotionnels d'un pésident bling bling.

  • argiope
    argiope
    chatouille ou pique, c'est selon
    • Posté à 23h10 le 27/02/2008
    • Internaute
      chatouille ou pique, c'est selon

    En 1960, les expériences de Milgram sur le « niveau d'obéissance » ont démontré que l'individu dirigé par une autorité qu'il estime légitime, était capable de grande cruauté envers d'autres personnes. Plus cette autorité était jugée légitime, plus le refus d'exécuter des ordres cruels intervenait tardivement. Dans un grand nombre de cas, le conflit de conscience n'existait même pas, le devoir d'obéissance aveugle aux ordres prenait le pas complètement sur toute autre considération éthique.

    Lien

    Ces résultats ont éclairé d'un jour nouveau les horreurs nazies, et les bourreaux ignobles sont alors apparus aussi comme une armée de bureaucrates obéissants, effectuant chacun une parcelle de l'horrible besogne.
    « Empêcher que ça recommence » ? Comment ? Sûrement pas en culpabilisant, ni les enfants ni personne.
    Alors, peut-être en devenant conscient qu'une autorité, même considérée comme légitime, peut déraper ? En devenant conscient que dans certains cas, il y a des ordres auxquels il ne faut pas obéir ? Si on apprenait ceci dès le CM2 ?

  • Bon Scott
    • Posté à 11h33 le 28/02/2008

    Bonjour Patrick,
    Je vous ai entendu mardi soir dans l'excellente émission de Frédéric Tadeï, je vous donne raison à 100 % sur vos critiques « la rétention de sureté ». il est certain que de garder son calme face à des escroqueries intellectuelles (journaliste du Figaro) ce n'est pas facile, et je suis d'accord avec Patrick Timsit,lorsqu'il dit, je simplifie,« se mettre en colère à juste raison devant les caméras de télévision, cela fait peur à une majorité de téléspectateurs, débat Royal/Sarkozy » Continuez à vous exprimer, vous enrichissez ma neurone intellectuelle !

    PS : j'aimerai vous entendre avec Richard Boringer(que j'apprécie) ça doit être quelque chose de vous frotter face à des réactionnaires.

    Cordialement.

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