Cabinet de lecture

L'actualité des livres, par Hubert Artus.

Rentrée littéraire : l'anticipation renouvelle le roman politique

Publié le 24/08/2007 à 14h10

Le retour du réel dans la littérature française (lire les récents articles de ce blog) est une chose. Mais il y a une meilleure nouvelle encore : en cette rentrée, le roman mixe les formes et se conjugue au futur.

Ainsi, le roman politique ose parler du présent, certes, mais tout en situant l’action dans le futur. Le mouvement était devenu clair en janvier, lorsque, coup sur coup, on avait lu Céline Minard et Anna Borrel (Denoël), Elise Fontenaille (Stock), Benjamin Berton et Antoine Bello (Gallimard).

Et se précise encore en cette rentrée. Entre autres avec Mathieu Terence, pour « Technosmose » (Gallimard), et Julien Capron, pour « Amende honorable ». Il ne s’agit pas de romans d’anticipation pure, encore moins de science-fiction, simplement de romans politiques, qui s’inquiètent de la transformation du politique, de la disparition de l’environnement, du futur de la criminalité. De la possibilité de l’innocence.

Ça n’a rien d’un mouvement, c’est juste un grand élan. Des romans qui, cassant les barrières entre les genres, rassemblent nos peurs politiques. Et nos plaisirs de lecture : cet élan participe en plein du retour des histoires et des épopées dans la littérature française. Ce sont en général de jeunes auteurs. Ce sont souvent des premiers romans (Alain D. Jestaire, dont nous reparlerons, lu comme ici Julien Capron). (Voir la vidéo.)


Sur les traces de l’Anglais Ballard aussi bien que des romanciers réalistes du XIXe siècle français, la première caractéristique de ces romans est de créer des mondes qui sont autant des machines littéraires que des métaphores de nos peurs et de nos sociétés.


« Technosmose » et « Amende honorable » sont de cet acabit. Ce dernier est un des romans que nous avons préférés, en cette rentrée. Julien Capron, jeune auteur qui vient du journalisme mais aussi du théâtre, a écrit en deux ans un pavé (600 pages) au souffle inépuisable. On y trouve une histoire, un essai, des pamphlets, de l’ironie, de la croyance, des armes et des mots : ce que les hispaniques appellent « la novela total ! “, mais à la française, c’est-à-dire avec une dimension religieuse (l’auteur revendique son roman chrétien) qui donne son organisation temporelle au roman.

Un meurtre a lieu peu après l’entrée du lecteur dans le livre : le sénateur Alcide Grabure, qui s’apprêtait à prononcer un discours contre le système de l’amende honorable voté par le gouvernement. Une loi qui, dans une France où la peine de mort est rétablie, oblige chaque condamné, avant exécution, à faire contrition des années durant. Le criminel en vient, ce faisant, à considérer sa disparition comme un devoir, son existence future comme une erreur qu’il faudrait corriger. Puisqu’il est devenu une larve qui s’excuse de vivre, la peine capitale devient alors un acte de clémence.

Après une ‘Guerre des Libérations’ provoquée par des élections de ‘2XXX’ (2002 ?), une société orwellienne a vu le jour, une forme de totalitarisme socialiste mâtiné d’ultra-libéralisme aux valeurs chrétiennes fait régner la terreur. C’est alors que revient la Ligue des VII Epées, pour un putsch à coups d’explosions aveugles et d’infiltrations de toutes les couches du pouvoir et de la toile internet.

Dans un climat de société entièrement criminogène, donc. ‘Amende honorable’ montre les inéluctables écueils d’un pays obsédé par ‘l’équité des peines’, par la compassion pour ‘les familles des victimes’ (cela ne vous dit rien ?).


‘Technosmose’ est le quatrième roman de Mathieu Terence, éditeur chez Léo Scheer après l’avoir été aux éditions Phébus. Mais c’est la première fois que ce jeune auteur, qui a également publié de la poésie et des nouvelles, vient voir le futur. A la vision morale et collective de la culpabilité à l’œuvre chez Capron répond ici une vision individuelle de la rédemption, une recherche architecturale de la dilution des erreurs.

Iris, une jeune Française, vient d’être transférée à ‘l’Institution de sécurité maximum’ d’Atlin, en Colombie-Britannique (Canada), pour purger une peine de dix-huit ans après le meurtre de son mari. Dans le monde de Terence, pas de peine de mort : Iris est donc condamnée à la peine maximale.

Dans le monde de Terence, l’architecte Otto Maas a compris que pour être tranquille il fallait tout enterrer. Il a été le premier à imaginer enfouir ce qui fait désordre. Par exemple : les prisons et les centrales nucléaires. C’est dans une de ces prisons qu’est détenue l’héroïne. Dans un autre temps narratif du roman (composé, donc, de deux narrations, séparées de quelques années), Maas se fait visiter par le jeune nègre d’une maison d’édition. Qui veut réaliser un ouvrage sur ce ponte de l’architecture. Qui s’aperçoit qu’un jour, dans le passé, une jeune détenue est parvenue, contre toute possibilité, à s’échapper d’un de ces centres de détention modernes.

Elle s’appelle Iris. ‘S’appelle’ car, même si l’administration l’a fait passer pour morte lors d’une évasion ratée, tout porte à croire qu’elle vit encore. Et notre jeune homme va la pister. Croisant les narrations et les espaces-temps, Terence compose ses personnages devant nous, invitant le lecteur à mesurer ce qui est crédible et ne l’est pas, tout en invoquant les constructions que l’homme saura se construire, ou à être parqué. Outre le futur, ce qui réunit nos deux romans est donc la question du crime et de la détention. (Voir la vidéo.)


Mixant les genres, malaxant nos peurs, traitant du côté clair comme du côté obscur de nos forces, ces deux romans sont aussi, il convient de le dire, des romans d’amour. C’est aussi en cela que chacun parvient à créer un monde qui nous parle de nous, de nos rêves et de nos peurs. A créer un futur politique et littéraire. (Voir la vidéo.)


Au-delà de toute question de genres littéraires, d’accents d’anticipation, de mise en perspective de nos peurs et du futur, ce qui réunit in fine nos deux romans est, surtout, la question du langage et de la pensée pour construire des êtres, des idées, et des mondes. Dans ‘Technosmose’, le langage est la représentation même des constructions. Chez Julien Capron, le langage est une trace : de mémoire, d’humanité, d’une possible justice, d’une relation entre l’homme et le sacré. Ce qui est, en somme, l’âme même de la littérature.

Romans de politique, romans de personnages, romans d’idées. En cela, Terence, Capron et tous les auteurs participant de cet élan créent aussi, de fait, un nouvel espace littéraire : les premiers romans de la fin définitive des idéologies. Pour le meilleur et pour le pire. (Voir la vidéo.)


Technosmose de Mathieu Terence – éd. Gallimard – 236p., 15 €.
Amende honorable de Julien Capron – éd. Flammarion – 666p., 23 €.

Vidéo : Ophélie Neiman

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  • 16 réactions
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  • Anonyme

    Il faut des livres comme Amende honorable (pas de capitale à « honorable », je dis ça pour l’article, les fautes en commentaires s’excusent je trouve plus facilement) pour réhausser le niveau (Hoelbeck, Gavalda, Levy...) bas de cette espèce de discours culturaliste stérile autour de textes dont on ne parlera plus dans un ou deux ans, c’est normal. Mais si l’on se donnait la peine de parler de littérature pour une fois et non de cette rédaction socialisée, capturée par l’actualité. Je ne dis pas que c’est faux, ou erroné, ou mauvais, je dis simplement que ce n’est pas nouveau, que ça fait réfléchir ceux qui ne réfléchissent pas (tant mieux) à l’actualité, mais que ça n’a rien d’artiste ou artistique. Alors parler de mondes et de métamorphoses, de machines, faire le deleuzien pour ça, c’est juste un peu décevant. Il suffisait d’être un peu réaliste... Enfin, sinon merci de l’article et de ces références.

  • ThomasLefebvre
    ThomasLefebvre
    Rapatrié
    • Posté à 14h58 le 24/08/2007
    • Internaute 247
      Rapatrié

    Pour une fois, j’apprécie un article de Hubert Artus (les deux derniers articles pédalaient un peu dans la choucroute). Merci pour cette interview, on n’a pas souvent l’occasion de voir ces deux auteurs. Ayant dévoré « Les Filles de l’ombre » de Mathieu Terrence, j’attends avec impatience Technomose.

  • PetitPiteux
    • Posté à 15h29 le 24/08/2007
    • Internaute 2528

    >« Il ne s’agit pas de romans d’anticipation pure, encore moins de science-fiction, simplement de romans politiques, qui s’inquiètent de la transformation du politique, de la disparition de l’environnement, du futur de la criminalité. »

    (Je précise que je n’ai pas encore vu les vidéos, où le sujet est peut-être abordé, mais :)Pourquoi cette hantise du mot Science-Fiction ? Pourquoi ces contorsions, pour, surtout, ne pas pas utiliser cette étiquette ? Est-elle si infamante ? Est-ce la peine de lister tout les bouquins relevant de la SF qui ont marqués le XXe (et dont on dit qu’il sont, en générale, « plus que des romans de SF, des romans tout court ») ? Comme si la majorité des romans de SF ne parlait pas du présent sous couvert du future, n’était pas des romans d’idées et de personnage, ne se posait jamais de questions, n’abordait jamais aucun sujet politique et de société et était écrit par des tacherons interchangeable... Comme si « créer des mondes qui sont autant des machines littéraires que des métaphores de nos peurs et de nos sociétés » n’était pas ce que faisait la SF depuis 50 ou 100 ans...

    OK ce n’est qu’une questions d’étiquette et on pourrait se contenter d’en sourire, un sourire un peu las même si content de voir que la litterature blanche, à son insu voir contre son gré, reconnaît l’importance et l’acuité de la SF. Mais quand même...

    • Anonyme répond à PetitPiteux

      Merci, cher ami ! Je me posais également la question de savoir pourquoi ces livres n’étaient « pas de la SF ». C’est sale, la SF ? C’est pas bien, la SF ?
      Ca en devient ridicule, cette manie contre les « littératures de genre ». Comme si un Silverberg ou un Thompson (Jim), en matière de SF et de polar - roman noir respectivement, valaient moins que bon nombre de « machins » qui se vendent aujourd’hui dans la « vraie littérature ».

      Otto Naumme

  • Erion
    • Posté à 15h41 le 24/08/2007
    • Internaute 14971

    Bah, ce qui m’amuse dans cet article, c’est qu’on parle de futur, d’extrapolation mais... « ce n’est pas de la science-fiction », sous-entendu, ce n’est pas de la sous-littérature. Et son corollaire « ça transcende les genres ».

    Tout ça pour parler de sujets évoqués depuis 30 ans par la science-fiction, tant anglo-saxonne que française. Car non, la science-fiction, ce n’est pas seulement des petits hommes verts et des navires spatiaux. Relire Ballard, relire Brunner, relire « Tous à Zanzibar », relire Vonnegut. Depuis le temps que ces auteurs parlent du présent par extrapolation et métaphore.

    • Hubert Artus
      Hubert Artus répond à Erion
      Rue89
      • Posté à 16h08 le 24/08/2007
        rédacteur
      • Journaliste 56
        Rue89

      @ Erion et PetitPiteux : Quand j’écris que ces romans ne sont pas de la SF, cela ne minore en rien les « genres » littéraires, ni la SF ni polar ni aucun. Il n’y a aucun sous-entendu, aucune conspiration, aucun snobismeJe suis aux antipodes de ces jugements, et réfute toute existence d’une sous-littérature. Mes chroniques passés -et à venir-, ou je traite régulièrement de polars, vous le prouvent... Je suis programmateurs de plusieurs festivals de littérature policière, vous savez... Quand j’écris que ces romans ne sont pas de la SF, c’est simplement pour bien situer les choses, et scruter en quoi ces deux romans participent d’une interrogation des genres littéraires, et donc de la littérature en général...

      • Erion
        Erion répond à Hubert Artus
        • Posté à 16h34 le 24/08/2007
        • Internaute 14971

        Sauf que tels que vous les décrivez, ce SONT des romans de SF, tels qu’ils sont écrits. C’est une démarche assez différente d’un Volodine, pourtant édité en collection de SF à ses débuts, mais qui a une démarche très personnelle. Si on veut vraiment bousculer les genres, il faut regarder du côté de Haruki Murakami, par exemple.
        Là, c’est jamais, plus ou moins, que des thèmes ou sujets ressassés par la SF.
        C’est donc le caractère « nouveau » qui m’amuse. Si revenir à la littérature des années 70 est nouveau, il y a de quoi s’inquiéter.
        Vous auriez écrit uniquement que c’est de l’anticipation, ce n’était pas un problème, mais préciser « ce n’est pas de la science-fiction », c’est un vrai parti pris. Il faut très mal connaître l’histoire de la Science-fiction et particulièrement de la science-fiction française pour croire qu’elle ne s’est jamais posée la question des genres littéraires. C’est justement un débat intense et actuel dans le milieu de la science-fiction que d’interroger la question des genres.
        Seulement, ces auteurs (Fabrice Colin ou David Calvo par exemple) sont majoritairement édités dans des collections de genre et sont en dehors du spectre des chroniqueurs littéraires. En gros, quand bien même vous seriez un écrivain (un vrai, un tatoué) avec un vrai souci littéraire, le simple fait d’être étiqueté « collection SF » suffit à vous éloigner des colonnes critiques. En revanche, si vous le faites dans des collection « littérature générale », là, ça marche et ça fait nouveau.
        C’est cet aveuglement que je trouve suspect. Pour le reste, je me réjouis que des auteurs fassent de l’anticipation avec une exigence littéraire, mais la science-fiction, et particulièrement la science-fiction française, le fait depuis très longtemps.

      • Gosseyn
        Gosseyn répond à Hubert Artus
        • Posté à 17h51 le 24/08/2007
        • Internaute 1943

        Le débat sur les genres de la SF est un sujet inépuisable, tant ce genre littéraire se démarque par son inventivité, sa créativité et son exploration permanente de nouvelles formes.

        Pour ma part, j’estime que l’erreur est de vouloir absolument considérer la SF comme un genre littéraire, au même titre que le polar par exemple. L’écriture de SF est plus du ressort de la démarche intellectuelle. Elle est une manière d’appréhender le monde, de poser et de se poser des questions. Ensuite, intrigue policière ou grande fresque historique, roman d’aventure ou d’introspection, la forme que prend le récit peut parcourir l’éventail des possibles de la littérature, elle existe plus pour servir le propos que par elle-même.

        De nombreux romans qui se situent dans cet esprit ne sont pas publié dans les collections de SF : les classiques 1984, Le Meilleur des mondes, La Nuit des temps, des ouvrages plus récents comme Globalia, La Possibilité d’une île. De même des ouvrages de collections estampillés SF pourraient et devraient rejoindre les grands classiques littéraires (l’écriture de Dan Simmons ou de Robert Silverberg n’a rien a envié à personne).

        La SF est protéiforme par nature, et malgré un intermède actuel qui voit la fantasy se développer, il est au final plaisant et rassurant de voir les éditeurs de littérature générale participer du renouveau de la SF française.

      • Anonyme répond à Hubert Artus

        Cher Hubert (vous permettrez, j’espère), je veux bien croire que vous n’avez rien contre la SF et ses « sous-genres », mais pourquoi des romans se passant dans le futur, extrapolés d’un présent actuel (argh...), s’interrogeant sur « les genres littéraires » ne seraient-ils pas de la SF ?
        D’autant que dire « c’est pas de la SF » pour juste après dire « Sur les traces de l’Anglais Ballard » qui, jusqu’à preuve du contraire, est quand même un des plus grands auteurs de SF du XXè siècle, c’est un peu bizarre, non.
        Et, comme le notent d’autres commentateurs, ce n’était peut-être pas votre intention préalable, mais on vous lit parler de SF en vous bouchant le nez.

        Otto Naumme

  • Anonyme

    La SF qui voit dans l’avenir, n’a jamais pensé y voir cette toile, qui nous permet d’être des ^tres virtuels, parlant le langage de nos doigts sur un clavier à d’autres ^tres virtuels. le roman aurait pu se nommer : Le virtuel monde planétaire !

    Fr@n6 le papoteur briard : papotagebriard.canalblog.com

  • Prolo du livre
    • Posté à 16h14 le 24/08/2007
    • Internaute 12784

    « Le retour du réel dans la littérature française [...] est une chose. Mais il y a une meilleure nouvelle encore : en cette rentrée, le roman mixe les formes et se conjugue au futur. »

    Il me semble que le réél n’a jamais vraiment disparu de la littérature, en S.F. ou autre, de Bukowsky à Dantec en passant par Chester Himes et John King... Et que le remixage des genres n’est pas non plus une nouveauté, en exemple « Babylon babies » et « La Sirene rouge », quoi que l’on puisse penser de cet auteur à lunettes noires aux positions étranges vis-à-vis de l’ex-yougoslavie. Le « 1984 » d’Orwell correspond aussi à un mixage des genres, entre polar, S.F., et critique sociale, et que penser du nullissime « Qui a tué Daniel Pearl ? » ?

    A mon (humble) avis, le débat de la littérature moderne et contemporaine, ne devrait plus se passer au niveau des genres, (S.F., polar, B.D., ne sont plus des genres mineurs que pour de vieux « masturbatifs littéraires »), ou des scénarios et thèmes, mais bien au niveau de la qualité littéraire des auteurs, dans la narratologie, le style, etc. qui sont les grands absents des critiques, autres que « un style percutant », ou « une fresque moderne servie par un style acerbe », genre de truc du Monde des livres...

  • J.N.
    J.N.
    Enseignant dans un collège Z.E. (...)
    • Posté à 16h50 le 24/08/2007
    • Expert 7103
      Enseignant dans un collège Z.E. (...)

    Pas de capitale à « honorable », effectivement. Je viens seulement de relire l’article.

  • Anonyme

    -Qu’en pensent les automates ?

    -Plein de choses , mais ils ne peuvent pas acceder aux commentaires ..

  • Anonyme

    Je suggère de lire le roman Sokrazy ! sur Lien

  • Anonyme

    a propos d’anticiper la rentrée et histoire de laisser les ecrivains de la cour et oublier un peu l’autre (overdose ! ! !) vu sur zataz mag un livre de rentree à ne pas louper qui sort chez Michel Lafon
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    Moi ca me fait des vacances, trop de sarko tue le sarko ! vivement la rentrée et la chasse aux cons de bureau... je suggere à l’auteur un nouvel ouvrage :)

  • Anonyme

    Tu parles les premiers a avoir renouvellé l’approche des livres politiques ne faisaient simplement pas parti de la cour ! quelle arnaque, les livre vraiment en opposition et renouvelant le style ont été carrement boycotté, « les loups », « le petit demago », sont autant de livres n’ayant eu aucune presse nationale, le site des loups est ici,
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    pas trouvé le site du petit demago, si quelqu’un l a, je prend...

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