California dreamin'

Le regard de la journaliste française Armelle Vincent sur la Californie et le Mexique.

Etats-Unis : la désintoxication sexuelle en plein essor

Armelle Vincent
Journaliste
Publié le 15/02/2010 à 11h53

Les Américains attribuent souvent l’infidélité à une addiction au sexe. Si elle est curable, en quoi consistent les « sex rehabs » ?


Tiger Woods à Atlanta en septembre 2009 (Tami Chappell/Reuters)

Certains, aux États-Unis, sont convaincus que le sexe peut être une addiction. À moins qu’ils ne fassent semblant de l’être. Dans ce pays, n’importe quel désordre mental susceptible d’être traité par des professionnels a le potentiel de devenir une manne financière. Jusqu’à ce que Tiger Woods soit interné en « sex rehab », à la clinique « Pine Grove Behavioral Health and Addiction Services » pour y suivre le traitement du docteur Patrick Carnes, on ne savait même pas qu’elle existait.

90% des patients en désintoxication sexuelle sont des hommes

Addiction sexuelle ! ? Lorsque j’ai entendu l’expression pour la première fois, à propos du golfeur, je me suis demandé ce qu’elle pouvait bien vouloir dire. Je me suis dit qu’en France, on parlerait d’un coureur, d’un homme à femmes, d’un Don Juan, quoi. Je me suis dit aussi que finalement, des types comme Tiger s’en sortaient plutôt bien s’ils pouvaient se retrancher derrière l’excuse idéale d’être la proie de pulsions incontrôlables pour expliquer leurs infidélités répétées à leurs femmes (90% des individus qui suivent une thérapie pour addiction sexuelle sont des hommes). Tout ça avec le sceau du psy.

Pour la petite histoire, il paraît que Tiger est entré à la clinique contraint et forcé par ses managers et son épouse Elin Nordegren. Il se peut que du coup, elle ne le quitte plus. Comment lui en vouloir en effet s’il était malade, s’il est prêt à se racheter, s’il a tout avoué dans les pleurs et dans la honte ?

Le traitement exige que le libertin mette tous ses petits secrets, même les plus tordus, sur la table.

Quand le sexe met en danger

Je me suis renseignée auprès de spécialistes pour comprendre de quoi il s’agissait. Voici ce que j’ai retenu : on parle d’addiction sexuelle, m’a expliqué le fondateur du Sexual Recovery Center de Los Angeles, Robert Weiss :

« Lorsqu’un individu est incapable de mettre fin à un comportement compulsif malgré ses conséquences désastreuses. »

Par exemple : un homme n’arrête pas de tromper sa femme avec de multiples maîtresses -ou prostituées- malgré le fait que son libertinage risque de lui coûter un mariage et une famille auxquels il tient. Ou encore son emploi, dans le cas de ceux qui ne peuvent s’empêcher de s’adonner à la pornographie en ligne sur leur lieu de travail. Quelque part, il faut bien admettre que ça a un sens.

D’après Weiss, qui traite 150 personnes par semaine :

« La montée d’adrénaline et de dopamine qui s’opère lorsque le junkie du sexe s’apprête à séduire et à passer à l’acte est plus forte que sa raison. »

Autrement dit, il se passe un truc chimique dans le cerveau qui pousse l’obsédé à persévérer dans sa conduite.

Est-ce une grande découverte ? Ne savait-on pas déjà que le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas ? D’accord, il s’agit dans le cas présent d’un organe moins noble que le cœur, mais le résultat est le même. La nouveauté, c’est que des experts affirment pouvoir soigner le fauteur.

Comment ? En trois étapes :

  • l’évaluation de ses antécédents ;
  • la prise de conscience de son addiction ;
  • la prévention de la rechute.

Ainsi, le traitement terminé, le libertin est censé être délivré de ses tourments.

Une méthode proche du régime alimentaire

Sharon O’Hara, psychologue qui elle aussi traite des intoxiqués du sexe, souligne que :

« Evidemment, on n’attend pas d’eux qu’ils cessent d’avoir des relations sexuelles. Ce n’est pas comme l’alcool ou la drogue qu’on doit éliminer complètement.

Je comparerais plutôt notre approche au régime alimentaire. Il ne s’agit pas de ne plus s’alimenter, mais de le faire avec modération. »

La cure de désintoxication n’est pas conçue pour les infidèles occasionnels mais pour les récidivistes, ceux qui ne peuvent pas vivre sans emballer à tout va ou passer des heures devant des sites pornos. Même si la recherche dans ce domaine en est encore aux balbutiements, les experts sont persuadés qu’il faut chercher les causes de ce qu’ils appellent l’hyper performance sexuelle dans l’enfance de leurs patients. « Souvent, ils ont été victimes d’abus », explique Weiss.

C’est pourquoi les traitements sont basés sur une alternance de séances de thérapie de groupe et individuelle, leur objet étant de chercher la cause du comportement des sujets dans leur passé afin de les remettre dans le droit chemin.

Shanon explique que :

« Les gens décident rarement de venir nous consulter de leur plein gré. En général, ils ont été démasqués par leur conjoint. La cure est pour eux une manière de faire amende honorable. »

Les traitements durent entre deux et cinq ans. D’abord, il faut se soumettre à six semaines de désintoxication intensive pendant lesquelles il est interdit de se livrer à quelque activité sexuelle que ce soit, y compris la masturbation. Qui sont ensuite suivies par des visites bi-hebdomadaires chez le spécialiste pour éviter la récidive :

« Le danger existera toujours, mais grâce au traitement, le sujet comprend maintenant mieux ce qui l’a poussé à agir comme il l’a fait. Ça lui permet d’être mieux armé pour combattre ses pulsions. »

Imposer une norme d’activité sexuelle

Il y a quand même une spécialiste que ce discours énerve prodigieusement : la sexologue Yvonne Kristin Fulbright. Dans un récent exposé, elle accuse ses confrères de chercher ni plus ni moins à se remplir les poches en traitant en maladie des comportements sexuels tout ce qu’il y a de plus sains.

Elle parle d’un complot, d’une cabale de moralistes et de puritains, soutenus par une coterie de psychologues avides :

« Lorsqu’il s’agit de sexe, qui a le droit d’imposer des normes de fréquence ou de juger ce qui est acceptable ? Chaque individu est unique et a ses propres besoins.

Pourtant, ce nouveau mouvement semble penser qu’il peut nous imposer une quantité fixe d’activité sexuelle. C’est scandaleux ! »

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  • big némo
    big némo répond à T.rom1
    charcutier- coiffeur et je m'en (...)
    • Posté à 13h20 le 15/02/2010
    • Internaute 86763
      charcutier- coiffeur et je m'en (...)

    « mais je comprends que sa femme soit irritée »
    Ben non justement, s’il allait si souvent voir ailleurs, elle ne devait pas etre trop irritée...

  • Albedo
    • Posté à 12h27 le 15/02/2010
    • Internaute 7121

    La sexologue citée en fin d’article résume parfaitement bien la situation.

  • Mies
    Mies
    Etudiantissimo
    • Posté à 12h33 le 15/02/2010
    • Internaute 102988
      Etudiantissimo

    Dans la digne lignée de l’obsolescence de l’homme qui s’opère depuis une petite centaine d’année, mesdames et messieurs, veuillez accueillir désormais la standardisation jusque dans votre intimité !

    ... Alors, heureux ?

  • plopplop2000
    plopplop2000
    saute-moutons
    • Posté à 12h33 le 15/02/2010
    • Internaute 74220
      saute-moutons

    moi c’est la bouffe, ’faut que je me mette en désintox, je peux pas m’empêcher de bouffer trois fois par jour, je vais finir par mourir de vieillesse, c’est désastreux !
    désintox du sexe, MAIS CA VA PAS NON ? ? ? nous vivons une époque qui côtoiera un jour le moyen-âge dans les livres d’histoire - enfin si on a pas supprimé l’histoire d’ici là...

    • Patty
      Patty répond à plopplop2000
      • Posté à 13h16 le 15/02/2010
      • Internaute 3413

      je pense que tu fais allusion à une autre époque ! le moyen-âge était beaucoup plus cool que les périodes suivantes ! les filles étaient majeures à 12 ans et les garçons à 14 !

  • Ianeak
    Ianeak
    escapiste
    • Posté à 12h33 le 15/02/2010
    • Internaute 104544
      escapiste

    Comme Anne Coppel, je pense que les société sans addiction n’existent pas.

    La question de la « dépendance sexuelle » jadis appelé nymphomanie pour les femme et satyrisme pour les homme, soulève surtout, à mon avis la question de l’instrumentalisation d’une personne par une autre... et de la contradiction dans laquelle ce trouve la notion de liberté sexuelle qui masque souvent une simple sujétion, souvent très phallocrate, à ses pulsions.

    La sois disant société édoniste construite par les babyboomers se révèle souvent sur une société ultra consumériste uniquement centrée sur les besoin propre des individus sans l’intéresser jamais aux envies de ce qu’il l’entourent.
    baise-ton pour satisfaire un besoin, ou parce qu’on a envie de partager quelque chose avec l’autre ?

    Quoi qu’il en soit je ne suis pas sûr que la « méthode américaine » psedo rédemptrice, soit le meilleur moyen de refléchir à question que soulève vraiment la consommation sexuelle.

    • Pseudo
      Pseudo répond à Ianeak
      Enfin libre : -)
      • Posté à 12h45 le 15/02/2010
      • Internaute 25947
        Enfin libre : -)

      « baise-ton pour satisfaire un besoin, ou parce qu’on a envie de partager quelque chose avec l’autre “

      Et pourquoi pas les deux ?

      • Ianeak
        Ianeak répond à Pseudo
        escapiste
        • Posté à 13h01 le 15/02/2010
        • Internaute 104544
          escapiste

        Justement, oui, de ça comme du reste, c’est cool de faire coïncider les envies et les besoins.

        Certains l’oublient, et c’est là que ça barre en cahouette souvent.

      • Armelle Vincent
        Armelle Vincent répond à Pseudo
        Journaliste
        • Posté à 00h47 le 16/02/2010
        • Journaliste 36910
          Journaliste

        A Dustin Hoffman qui lui demandait s’il ferait l’amour à toutes les femmes s’il en avait l’occasion, Warren Beatty répondit : « Oui, assurément ». Quand Hoffman lui demanda pourquoi, Beatty rétorqua : « Parce qu’on ne sait jamais ».

    • Jacques Bolo
      Jacques Bolo répond à Ianeak
      Auteur-Editeur-Libraire
      • Posté à 16h12 le 15/02/2010
      • Internaute 37329
        Auteur-Editeur-Libraire

      « La sois disant société édoniste construite par les babyboomers se révèle souvent sur une société ultra consumériste uniquement centrée sur les besoin propre des individus »

      En l’occurrence, le simple fait qu’on en parle en ces termes signifie bien que la société contemporaine, bobo (cad intellectualisante), s’occupe des relations avec les autres.

      C’est plutôt la société antérieure qui n’était pas individualiste (ce qui signifie s’intéresser à tous les individus - voir aussi Lien) mais égotique ou égocentrique (à la rigueur les sex-addicts seraient donc plutôt archaïques que modernes).

    • LeLapin
      LeLapin répond à Ianeak
      Infopigiste
      • Posté à 16h38 le 15/02/2010
      • Internaute 31149
        Infopigiste

      « La question de la “dépendance sexuelle” jadis appelé nymphomanie pour les femme et satyrisme pour les homme... »

      Le terme psychiatrique pour le pendant masculin à la nymphomanie est plus exactement le donjuanisme.

  • Elcondorpasa
    Elcondorpasa
    irresponsable
    • Posté à 12h40 le 15/02/2010
    • Internaute 88183
      irresponsable

    La réputation que doit avoir Strauss-Khan là bas ! :)

  • Ianeak
    Ianeak
    escapiste
    • Posté à 12h42 le 15/02/2010
    • Internaute 104544
      escapiste

    Le problème de Tigger Woods est-il d’avoir toujours envie de baiser, ou d’avoir voulu en dépit de cela jouer les mari modèle, fidèle et pondéré ?

    C’est surtout sur la volonté de coller à une image, une norme, un code, de nier sa vrai identité, les conséquences que ça implique, et d’embarquer les autres dans ce trucage que les psy ricains devraient réfléchir... y a un sacré boulot à faire, et je gage qu’au bout du compte, ils ne s’en rempliront pas moins les poches.

  • Face -bloque-
    Face -bloque-
    à la dictature de la rue...
    • Posté à 12h43 le 15/02/2010
    • Internaute 104277
      à la dictature de la rue...

    Et les femmes alors ?
    Parce qu’il faut être deux en général ! ...

  • Face -bloque-
    Face -bloque-
    à la dictature de la rue...
    • Posté à 12h44 le 15/02/2010
    • Internaute 104277
      à la dictature de la rue...

    Oh purée il y a t-il une addiction à respirer régulièrement ? ! ...

    • tessnel
      tessnel répond à Face -bloque-
      parce que fraise des bois
      • Posté à 14h10 le 15/02/2010
      • Internaute 102897
        parce que fraise des bois

      Non ce n’est pas encore soumis à l’imposition...

      • CAUSTICUM
        CAUSTICUM répond à tessnel
        désabusé de plus en plus ...
        • Posté à 14h42 le 15/02/2010
        • Internaute 29966
          désabusé de plus en plus ...

        C’est justement là qu’est le problème :

        Tout ce qui est gratuit (le soleil, la mer, les belles courbes...) ne concourt pas à la constitution du P.I.B.

        Or, paraît-il, nos déficits ne doivent pas excéder 3 % du P.I.B. et comme ils augmentent à vue d’oeil, il faut que le P.I.B. suive a proportion.

        Le soleil, l’eau cristalline, le bon air, les belles forêts, les beaux culs sur la plage, l’amour libre ... ne concourent pas à l’économie ; ce qu’il faut, en ce bas monde, c’est des services payants, des plages privées, des marinas en béton, des amours tarifées, des casinos avec un bon suivi fiscal, car rien ne doit être gratuit ; faut payer, payer et encore payer.

         
        • Adam Smith
          Adam Smith répond à CAUSTICUM
          Laisse-moi Faire
          • Posté à 15h14 le 15/02/2010
          • Internaute 37986
            Laisse-moi Faire

          En fait si, ce qui est publique et gratuit peut avoir un effet benefique sur l’economie.

          En economie, on appelle ca ’externalite positive’. L’odeur du cafe qui s’echappe du bar du coin dans la rue (ca reveille.. gratuitement), ou le jardinier (pas un eleveur) qui garde des ruches dans les arbres pour le miel et ces abeilles transportent du pollen aux alentours (plus de verdure dans 10 ans, sans payer...).

          Comme on dit chez nous : « Il n’y a pas de problemes, que des solutions ».

          • CAUSTICUM
            CAUSTICUM répond à Adam Smith
            désabusé de plus en plus ...
            • Posté à 18h51 le 15/02/2010
            • Internaute 29966
              désabusé de plus en plus ...

            Tout dépend de ce que vous entendez par « économie ».

            Effets bénéfiques pour notre bonheur, à l’instar du soleil, des damoiselles court vêtues, des abeilles qui pollinisent gratuitement et de la bonne odeur du café, certes et ce d’autant plus que c’est gratuit, pour peu que l’on prenne le temps de l’apprécier et de le savourer.

            Mais, j’insiste : pour le P.I.B., tout cela ne compte pas ! ça n’entre pas dans les calculs, car on ne sait pas le mesurer et l’on est donc incapables de le traduire en quantité de monnaie.

            Par certains cotés, l’économie est malheureusement aux antipodes du bonheur.

            • Adam Smith
              Adam Smith répond à CAUSTICUM
              Laisse-moi Faire
              • Posté à 23h23 le 15/02/2010
              • Internaute 37986
                Laisse-moi Faire

              Oui,

              Le P.I.B. est juste ... le P.I.B.

              Je parlais du fait que l’economie peut prendre en compte des ’externalites positives’ mais ce serait trop complique. Les politiciens preferent se simplifier la vie en ne parlant que de P.I.B. et de sa ’croissance’.

              De plus, une faible croissance (disons 1%) dans un pays (tres) riche comme la france peut etre satisfaisant. Il ne faut pas oublier qu’un francais moyen est plus riche que 90-95% de la population mondiale.

              J’ai vecu en chine et malgre sa croissance a 2 chiffres, le pekinois moyen vit dans des aparts tres petits dans des immeubles style barre HLM (il n’y a que ca a pekin) et je ne parle pas des zone rurales. Comme quoi, tout est relatif. Si les francais comparaient leur situation avec le reste du monde, je suis sur que l’on verrait beaucoup plus de sourires dans le metro :)

              Sarkozy a ete sur une bonne voie en demandant a Stiglitz de trouver une autre definition de la croissance en prenant en compte des facteurs qualitatifs. Je crois que ca n’avance pas trop...

        • tessnel
          tessnel répond à CAUSTICUM
          parce que fraise des bois
          • Posté à 20h44 le 15/02/2010
          • Internaute 102897
            parce que fraise des bois

          Nous sommes gouvernés par le billet de mille, chaque travailleur doit en être conscient, moi j’ai choisis de travailler peu pour vivre libre,je bosse pour ce que j’ai besoin et je ne m’en crée pas d’autre. J’ai 51ans et de ma génération nous sommes nombreux je pense à avoir fait l’expérience de la consommation laissons cela aux jeunes et réfléchissons au fait que ce n’est pas un bon exemple à suivre car ils vont souffrir et bien plus que nous.

        4 autres commentaires
    • Lictor
      Lictor répond à Face -bloque-
      informaticien
      • Posté à 20h50 le 15/02/2010
      • Internaute 68450
        informaticien

      Ben, il y a une pathologie en tout cas liée à un usage abusif (et inconscient) de la respiration. C’est ce qui donne la spasmophilie... Après, il n’y a pas vraiment d’addiction, parce qu’on ne peut pas dire que ça fasse plaisir... Mais on pourrait tout de même parler d’addiction dans la mesure où la crise de spasmophilie permet de faire disparaitre tous les autres problèmes - un peu comme ce qui se passe avec la boulimie...

      Et au passage, on note qu’il y a du coup également une « addiction » à la bouffe...

  • guyome
    • Posté à 12h44 le 15/02/2010
    • Internaute 11884

    Ce qui est fou c’est qu’un système de société qui s’autorise collectivement les pires déviances (sur-consommation, ...) s’interdit, en même temps, tout un tas de pratiques individuelles. Il y a quand même peu de chance que le sexe de Tiger Woods soit plus dangereux pour l’humanité que « la guerre contre le terrorisme » de JW Bush.

    • Gontran Abdelkader-Kowalski
      Gontran Abdelkader-Kowalski répond à guyome
      explorateur prolétaire
      • Posté à 12h50 le 15/02/2010
      • Internaute 104077
        explorateur prolétaire

      Ma première phrase de commentaire était bien évidement destinée à « La mouche du coche ».

      Cordialement.

  • Gontran Abdelkader-Kowalski
    Gontran Abdelkader-Kowalski
    explorateur prolétaire
    • Posté à 12h47 le 15/02/2010
    • Internaute 104077
      explorateur prolétaire

    Complètement, mais complètement à côté de la plaque.
    ...Du même type que toutes vos autres « phrases toutes faites ».

    Sinon concernant l’article, « I rock in a hard way » notamment parce que j’aurai tendance à être d’accord avec Sharon O’Hara et Yvonne Fullbright (quel drôle de nom ^^), mais sur deux points différents bien entendu.

    Je suis d’accord avec la dernière sus-citée à propos de la puritanie anglo-saxonne et de la manie de vouloir tout mesurer, tout évaluer, tout limiter. Le côté « pris(e) la main dans le pot de confiture », « arrête de faire des bêtises...mais si...parfaitement, des bêtises...depuis le temps qu’on te répète que c’est mal », m’insuporte prodigieusement.
    Arrêtons d’infantiliser les citoyens (que ce soit au boulot, dans leurs rôles de mari/femme, père/mère, fils/fille adulte, contribuable ou administré) !
    C’est quand même dingue qu’on soit emmerdé par le moindre pecnot (ou commanditaire/sponsor) à propos de sa vie sexuelle, donc privée.
    Qu’on le laisse cracher son demi milliard, qu’on lui accorde la garde alternée des gamins et qu’on lui foute une paix royale !

    ...De toute façon, il y a pas que leur mariage de complètement raté : leurs enfants aussi : -D
    Ils sont moches comme tout, je trouve (je sais je sais c’est déplacé ^^), ils ressemblent trop à leur père. Elin si ça te tente de gouter au mélange « galo-arabo-berbero-polonais »... ; -)

    @ Armelle Vincent : Est-ce un article spéciale Saint-Valentin ? : -D

    • Armelle Vincent
      • Posté à 01h02 le 16/02/2010
      • Journaliste 36910
        Journaliste

      Le problème pour Tiger n’est pas tant qu’il ait accumulé les maîtresses, comme l’ont souligné de nombreux lecteurs, mais qu’il ait roulé tout le monde dans la farine. Les Américains se fichent que leurs athlètes ou stars s’envoient en l’air à qui mieux mieux, ce qui les énerve, c’est l’hypocrisie. J’étais au Texas ce week-end, un état conservateur. Sur la route reliant San Antonio à Austin, la capitale, j’ai découvert une succession de sex shops géants (cotoyant d’énormes églises, les fameuses megachurches). A l’heure de la pornographie en-ligne, c’est plutôt surprenant. Puis j’ai compris que si ces endroits existaient encore (on n’en voit plus du tout en Californie) au Texas, c’est que leurs clients sont des soit-disant puritains qui doivent quitter leurs foyers pour satisfaire leurs pulsions.

      • Otreman
        • Posté à 09h08 le 16/02/2010
        • Internaute 45643

        Les Ricains devraient méditer encore et encore sur la fameuse réplique du diplomate US dans le film « Missing » qui avait fait tiquer leur Establishment.

        Sur l’invasion de l’Irak déclarée illégale par l’ONU et qui continue à faire des victimes, sur le bantoutstan de Gaza

        - etc, etc & etc....

  • alfred le distrait
    • Posté à 12h51 le 15/02/2010
    • Internaute 28909

    L’addiction des américains c’est celle de la guerre : la thérapie la meilleure serait une bonne guerre du Golfe...

  • A déménagé le 8-10 2
    • Posté à 13h08 le 15/02/2010
    • Internaute 41917
      nc

    Ah ben ça, la clinique « Pine Grove etc » me paraît un excellent endroit pour aller se faire réhabiller heu, réhabiliter le sexe ! Pine Grove, nom marrant pour un bordel !

    (Comment, on me glise à l’oreille que c’est au contraire une sorte de couvent scientard où on soignerait, enfin, une maladie pratiquée depuis qu’Adam a engrossé Eve et qu’on savait pô qu’c’était une maladie ? Keskifopas apprendre !)

    Lien

    Numerosix, « la bonne vielle morale catholique patriarcale pleine de mansuétude du temps jadis... » : j’ai vu, j’ai subu, j’ai foutu ça en l’air pile avant que ça me foute en l’air (et encore...).Donc, non, merci. La preuve : ce que j’ai vécu chez les curés.

    « Pourquoi chez ces dictateurs de l’Esprit une telle fixation sur la sexualité ? Là-dessus, après avoir subi sans m’interroger, j’ai enfin ma théorie, simple voire simpliste. Le sexe est chez l’être de chair ce qui donne la vie, ce qui permet d’échapper fût-ce un temps à la mort. Donc ce qu’il peut y avoir de plus vivant, de plus puissant en lui. Il n’y a qu’à admirer les spectaculaires transformations qui s’y opèrent alors, le premier galapiat venu en sait là-dessus autant qu’un aréopage de sexologues et je ne vais pas vous recopier le Kamasoutra.

    Déduction : qui contrôle l’activité sexuelle des humains contrôle le reste. Ainsi toutes les grandes religions, toutes les dictatures, toutes les sectes - attention, pléonasme ! - y sont allées de toutes leurs forces. De l’interdit multi-séculaire sur la masturbation, cette appropriation du bien public, aux contrôles gynécologiques du défunt et regrettable Ceausescu en passant par la politique ultra-nataliste de Vichy-Etat, les Promise Keepers et la multiplication des mariages par le peu Révérend Moon, la liste est bien incomplète. La sexualité, pour nos gens, ne doit servir qu’à la reproduction en attendant que les éprouvettes et leurs cloneries puissent court-circuiter toute cette obscénité. Fabrication de chair à canon, à main d’œuvre, à souffrance : plus il y a de pauvres, plus le pouvoir des susnommés a des chances de perdurer.
    Eliminons le plaisir, inutile voire pervers - pervers, qui détourne du droit chemin. Pour nombre de femmes de par le monde, mission accomplie : depuis des siècles beaucoup pondent des enfants en serrant les dents à défaut de pouvoir serrer le reste. Les hommes... qu’ils se débrouillent en silence avec les filles de joie ou la Veuve Poignet, histoire d’avoir des péchés à avouer en toute culpabilité. Et pour les élus comme mes Frères, la chasteté, piège à perfection, douteux nirvana, idéal néant illustré par cette parabole-faribole chez Eux serinée du pommier qu’on taille pour de plus beaux fruits. Chasteté, castration, châtiment, quel cousinage étymomologique. J’entends parfois dans quelques sacristies exalter “ l’amour humain ”, histoire de faire moderne ; mais le mécréant que je suis croit bien que le cœur n’y est pas. J’arrête, je théorise mal, vous le ferez mieux que moi et déclinerez comme bon vous semble : Touche pas à mon sexe. »

    J’ai écrit ça il y a quinze ans, et ne connaissais pas ces s...auds de psy amerloques.

  • Jack Sullivan
    Jack Sullivan
    en boule
    • Posté à 12h58 le 15/02/2010
    • Internaute 42204
      en boule

    « Jusqu’à ce que Tiger Woods soit interné en “ sex rehab ”, à la clinique “ Pine Grove Behavioral Health and Addiction Services ” pour y suivre le traitement du docteur Patrick Carnes, on ne savait même pas qu’elle existait. »

    Parlez pour vous Armelle ! Michael Douglas avait été contraint par sa femme Diandra de suivre une cure similaire. Depuis ils sont séparés et il a épousé Catherine Zeta-Jones (véritable fantasme masculin ambulant), ce qui prouve à quel point cela a bien fonctionné....

    Sinon je suis bien d’accord avec le Dr Fulbright, citée à la fin de votre article : on est bien misérable si on ne se laisse pas au moins le champ de sa vie amoureuse (et pas uniquement sexuelle : ça arrangerait bien les puritains qu’il ne s’agisse « que » de sexe) pour se libérer des contraintes et des normes. Si des gens se sentent obligés de parler de pathologie quand il ne s’agit que d’assouvir une pulsion (mal gérée de leur part, certes), c’est bien que dans une société hyper-normée et normative c’est la seule échappatoire qu’ils aient trouvé pour ne pas subir la condamnation morale de leur entourage.
    Comme vous le soulignez, celui qui se déclare « sex-addict » décline en effet toute responsabilité pour son comportement (c’est pas de ma faute, je suis malade)..... Mais on peut en dire autant de la société qui lui propose un traitement (le malade, c’est vous seul, c’est donc vous qu’on soigne) plutôt que de faire un examen de conscience (et si exiger de tout le monde la même « bonne conduite » était nocif et favorisait les névroses ?).

    • Otreman
      Otreman répond à Jack Sullivan
      • Posté à 13h28 le 15/02/2010
      • Internaute 45643

      On n’a pas parlé des affiches ( pub racoleuses avec des mannequins au physique à fantasmes), retouchées pour :
      une montre bracelet,
      une voiture ,
      une huile d’olive
      ou un yaourt....

  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable absolument
    • Posté à 14h22 le 15/02/2010
    • Internaute 53186
      inconsolable absolument

    Quand l’idéologie se fracasse sur les réalités de la Nature, le pire est à venir

    « J’appelle libre, quant à moi, une chose qui est et agit par la seule nécessité de sa nature ; contrainte, celle qui est déterminée par une autre à exister et à agir d’une certaine façon déterminée. »
    Spinoza

    No salacious subject please

  • CharlotteSometimes
    CharlotteSometimes
    En mouvement ; -)
    • Posté à 13h02 le 15/02/2010
    • Internaute 100950
      En mouvement ; -)

    SEXcellent tout ça ! ! !

  • nanabel
    nanabel
    1ère version
    • Posté à 13h05 le 15/02/2010
    • Internaute 97292
      1ère version

    Comme le dit Alex dans « Le coeur des hommes » : « Moi c’est pas pareil, j’suis malade. »

    Les américains n’auront aucune chance de culpabiliser les français sur leurs pratiques amoureuses.

    Ouf ! on est sauvé ! Vive l’amour !

  • Gibert Because-Youno
    Gibert Because-Youno
    Kaléïdoscopique
    • Posté à 13h05 le 15/02/2010
    • Internaute 68955
      Kaléïdoscopique

    Conseil : Lire « Choke » de Chuck Palahniuk.

    Tout est dedans. Ca commence par les déboires d’un sexoolique en cure de désintox, et comme on peut s’y attendre avec Palahniuk, l’Amérique qui se soigne à coups de grandes phrases, de puritanisme et de dollars, de médocs et de méthode coué - en prend un grand coup dans la gueule.

    Jouissif.

  • k-i
    k-i
    endimanché
    • Posté à 13h12 le 15/02/2010
    • Internaute 55073
      endimanché

    Il y a des gens pour qui avoir de nombreu-x-ses partenaires est un problème, d’autres pour qui ça ne l’est pas. Le mieux serait quand même que ceux-là ne s’accouplent pas !

    Ce qui est flagrant c’est que les psychologues qui traitent ces patients avouent qu’ils ne viennent pas de leur plein gré. Ils n’éprouvent pas le besoin d’une cure. Il y a donc d’emblée supercherie, tant du côté du psy que du côté du patient.

    Entre transgression du modèle unique du couple transcendé dans « l’amour hollywoodien », réaction à la frustration publicitaire et besoin physique de collectif, il y a beaucoup de raisons sociales et politiques de vouloir des partenaires multiples !

    Pourtant, ce mouvement, s’il n’est pas pensé comme tel et élaboré symboliquement (c’est-à-dire, s’il n’y a pas une certaine forme d’organisation de la pulsion) peut, comme tout mouvement pulsionnel, être plus destructeur que créateur. Quelqu’un qui se fait surprendre par un censeur (épouse, public, collègues) exprime généralement un conflit intenable et donc, de la supercherie de la séance chez le psy pourra peut-être sortir une issue possible pour le patient à ce conflit.

    Encore faudrait-il que les psys n’aient pas tant d’intérêt à faire durer le mal de leur patient (comme la plupart des médecins au demeurant) et pourtant, il y en a qui sont assez fous pour bien soigner !

  • Otreman
    • Posté à 13h21 le 15/02/2010
    • Internaute 45643

    « éduquer » la Libido du mâle dans les proportions que certains semblent imaginer, ça ressemble peu ou prou à de la castration !

    Culturellement ou pas ( ça se discute ), les 2 sexes n’ont pas la même approche. Ça peut paraître une Lapalissade... à première vue !

    Sans généraliser à 100% pour l’un ou l’autre genre, la sollicitation est rigoureusement distincte (sauf si elles ne disent pas tout...) :
    je pense à une formule assez explicite quoique crue, « les hommes bandent avec les yeux et les femmes avec leurs oreilles ». Quantitativement, au niveau de la sollicitation urbaine passive, y’ a pas photo. Les hommes mériteraient une décoration pour leur retenue...

    SI on admet ce principe, il est évident que la « Nature » a pénalisé le mâle pour vivre dans une société évoluée avec ses codes et ses tabous.
    Bref ! Je sais qu’on peut dire les choses différemment avec des variantes avec un autre vocabulaire...

    NB : Ceci étant, j’aimerais bien avoir le physique d’un homme supposé avoir l’embarras du choix avec les femmes (Geere, Newman, Clooney, Connery..) pendant un an ou deux .. juste pour passer l’envie.
    Qu’en pensent, dans leur majorité, mes frères consorts ? Coluche, lui, avait déjà répondu dans un de ses sketches.

    • Pseudo
      Pseudo répond à Otreman
      Enfin libre : -)
      • Posté à 14h25 le 15/02/2010
      • Internaute 25947
        Enfin libre : -)

      « les hommes bandent avec les yeux et les femmes avec leurs oreilles »

      « Ceci étant, j’aimerais bien avoir le physique d’un homme supposé avoir l’embarras du choix avec les femmes (Geere, Newman, Clooney, Connery »

      Faudrait savoir !

      • Otreman
        Otreman répond à Pseudo
        • Posté à 19h08 le 15/02/2010
        • Internaute 45643

        Ben c’est évident... mon cher Watson :

        pour qu’elles aient envie de me tendre l’oreille pardi ! ...
        fffuuu... il faut tout leur dire à ces jeunes
        (Ah ! ! ces jeunes..)

        Je comprends mieux maintenant le dicton :
        « si jeunesse savait, si vieillesse pouvait... »
        (encore que je me défends pas trop mal sur les pistes noires...et verglacées)

  • pierrot123
    • Posté à 13h26 le 15/02/2010
    • Internaute 10449

    Jusqu’à ce que Tiger Woods soit interné en « sex rehab », à la clinique « Pine Grove Behavioral Health and Addiction Services »

    Comment elle s’appelle, la clinique du sexe ?
     ; -) ; -) ; -)

  • big némo
    big némo
    charcutier- coiffeur et je m'en (...)
    • Posté à 13h26 le 15/02/2010
    • Internaute 86763
      charcutier- coiffeur et je m'en (...)

    C’est pas un probleme de sexe, mais un probleme de mariage....Confondre les 2 c’est grave...

    • Otreman
      Otreman répond à big némo
      • Posté à 13h31 le 15/02/2010
      • Internaute 45643

      « ....mais un problème de mariage....Confondre les 2 c’est grave... »

      Oui, le mariage est la confusion des genres. C’est pourquoi je ne me suis jamais marié

  • piwi
    piwi
    riverain
    • Posté à 13h31 le 15/02/2010
    • Internaute 82989
      riverain

    C’est fou tout ce vocabulaire qui induit un comportement coupable, réprimable, maladif, drogué, mais surtout irresponsable ! Le « junkie » est un « addict sexuel », il est « incapable de mettre fin à un comportement compulsif ». Ils sont « démasqués » par leurs conjoints, et ils doivent comprendre ce qui les a « poussé à agir »... Comme s’ils ne choisissaient pas leur activité sexuelle...

    Cela me rappelle un livre très intéressant, « A Brief History of Drugs », par Antonio Escohotado, qui expose – entre autre – de façon pertinente, à travers les drogues, la tendance dans le monde contemporain à positionner les gens en victime irresponsable subissant leurs actions comme de simples « pantins », et ce à travers tout un vocabulaire adapté : être victime de pulsions, etc. Ce qu’il oppose d’ailleurs à la religion – sans pour autant en prôner la pratique – en expliquant que cette dernière à une tendance inverse, à savoir rendre les gens responsable de leurs actes. Bref, d’accord ou pas d’accord, c’est très intéressant !

  • Jo Liqueur
    Jo Liqueur
    pilier de bar
    • Posté à 13h39 le 15/02/2010
    • Internaute 86549
      pilier de bar

    Vite ! Une nouvelle déviance à corriger d’urgence !
    Un nouveau danger qui nous menace !
    Vite,vite que l’on vote des lois,qu’on ouvre des centres de rééducations !
    Que celui qui baise plus qu’une fois par semaine aille voir un docteur !

    ce n’est qu’un article de plus après bien d’autres qui diabolise le sexe et par la même occasion internet « cet outil du diable “

    C’est gros comme une maison,c’est l’excuse qui va servir ces prochaines années à surveiller et contrôler ce qui se passe sur le net .

  • alfred le distrait
    • Posté à 13h43 le 15/02/2010
    • Internaute 28909

    Les américains sont obèses, agressifs, et profondément névrosés...leur mode d’alimentation sucré, mou, gras, rapide les prédispose à ce qu’on nomme « la non résistance aux pulsions »
    Fritz Perls dans son livre : « Le moi la Faim et l’agressivité » a montré comment les habitudes alimentaires pouvaient provoquer
    toutes les pathologies et surtout les sexuelles...
    Ne pouvoir différer la satisfaction des désirs à cause d’habitudes alimentaires, amène un peuple, une civilisation à ce stade de décadence...
    Nous Français, heureusement, on aime manger, c’est pour ça qu’on est les meilleurs coups du Monde...

    • big némo
      big némo répond à alfred le distrait
      charcutier- coiffeur et je m'en (...)
      • Posté à 18h20 le 15/02/2010
      • Internaute 86763
        charcutier- coiffeur et je m'en (...)

      y’a aussi des rapports entre alimentation et agressivité qui sont montrées dans le film « super size me »

  • Atlantis
    Atlantis
    Etudiant apolitique
    • Posté à 13h47 le 15/02/2010
    • Internaute 39710
      Etudiant apolitique

    Comme le dit Christian Troy lorsque l’on lui propose une cure de désintox sexuelle : « Des hommes donneraient leur couille droite pour avoir mon addiction ».
    C’est la réponse la plus censée à un tel monceau de conneries.

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