California dreamin'

Le regard de la journaliste française Armelle Vincent sur la Californie et le Mexique.

Californie : obtenir une ordonnance de marijuana ? Facile

Armelle Vincent
Journaliste
Publié le 26/10/2012 à 18h17

Les rabatteurs des Green doctors, à Los Angeles (Armelle Vincent/Rue89)

Affublés de tuniques et pantalons de bloc opératoire verts ornementés d’une feuille de marijuana, trois types arpentent les planches de Venice, un quartier de Los Angeles. Ils racolent les clients, pardon… les « patients », pour le compte de Green Doctors, l’une des cliniques de cannabis thérapeutique de cette mecque californienne de la contre-culture. Et demandent aux promeneurs en leur emboîtant le pas :

« Besoin d’un bon remède ? Souffrez-vous de migraines, glaucome, arthrite ? »

Je réponds :

« – Non mais d’insomnie, parfois.

– La marijuana est excellente pour l’insomnie. Le docteur peut vous en prescrire pour 40 dollars.

– Votre clinique est-elle en règle ?

– Tout ce qu’il y a de plus légal.

– Pas du point de vue du gouvernement fédéral.

– Ça ne nous dérange pas. On vient d’obtenir les signatures nécessaires pour continuer à opérer. »

Industrie fructueuse

Depuis un an, l’industrie californienne du cannabis médical, légalisée en 1996 avec le passage de la loi Compassionate Use Act (qui autorise la vente et l’usage de cannabis pour les malades munis d’une ordonnance), est dans le collimateur d’Obama. Plus de six cents dispensaires ont été fermés. Des cultivateurs ont été arrêtés.

La fameuse université Oaksterdam (qui enseigne la culture du cannabis) et l’énorme dispensaire Harborside Health Center d’Oakland (108 000 patients) ont fait l’objet de raids par des agents fédéraux.

Harborside a décidé de contre-attaquer en poursuivant à son tour le gouvernement fédéral en justice devant un tribunal civil pour confiscation illégale de biens. Il est soutenu dans son action par la ville d’Oakland qui a déclaré ne pas avoir les moyens de se passer des revenus du cannabis (1,1 million de dollars en 2011).

Qu’est-ce qui pousse le président démocrate à s’en prendre à une industrie établie et fructueuse (le State Board of Equalization, administration fiscale, estime collecter entre 58 et 105 millions de dollars annuels de taxes sur la vente de cannabis en dispensaire) ? Ses débordements, qui ont fini par échapper au contrôle des autorités.

La loi de 1996 est en effet si vague et son application si sujette aux détournements que loin de ne servir que les malades, les dispensaires sont devenus des points de ravitaillement de « stoners » (camé). En quelques années, ils ont proliféré à tel point qu’il est devenu impossible de les compter. A Los Angeles, leur nombre est estimé entre 500 et 1 000. On les reconnaît à la croix verte ornant généralement leur devanture.

Un nonogénaire avachi sur une chaise : le docteur

Dans le climat actuel, j’ai bien fait ne pas prononcer le mot « journaliste » en présence du rabatteur de Green Doctors. Il m’aurait dit de passer mon chemin. Je l’ai donc suivi docilement en tant que « patiente » vers un local ouvert sur les planches annonçant « The doctor is in », tapissé d’un papier peint fatigué représentant des plants de marijuana.

Tournant le dos à des étagères ébréchées si vides qu’on se demande à quoi elles servent, une jeune femme assise à un bureau branlant joue avec son portable. Quatre chaises pliantes en fer composent le mobilier de la salle d’attente.

Une porte à laquelle il manque la poignée est ouverte sur un cabinet de consultation à la limite de l’insalubrité. Il y a là un homme au moins nonagénaire, avachi sur sa chaise, l’air absent. C’est le docteur, celui que recommande le rabatteur comme un ponte de la cardiologie de Beverly Hills.


Le docteur Morris Halfon en consultation (Armelle Vincent/Rue89)

La fille au portable me fait remplir un formulaire recto-verso sur mes antécédents médicaux. Je dois jurer comprendre que le cannabis n’est en rien un substitut à un traitement traditionnel. Il y a deux autres « patients » dans la salle d’attente, un homme trop lourd déguenillé d’une cinquantaine d’années et un trentenaire en complet propre sur lui. Je lui demande :

« – Vous êtes malade ?

– Non, mais je préfère avoir l’ordonnance. Ça m’évitera d’avoir des problèmes avec la loi si je veux fumer. »

Il me demande de toucher le bout de mon nez

C’est à voir, avec les multiples descentes de la Drug Enforcement Administration (DEA, le service de la police fédéral chargé de la mise en application de la loi sur les stupéfiants) orchestrées ces derniers temps par les quatre procureurs fédéraux de l’état.

Car la loi fédérale, qui supplante la loi californienne, interdit la culture et la vente de cannabis (crimes) ainsi que sa consommation (délit). A tout moment, la police peut ainsi vous tomber dessus et vous envoyer en prison, ordonnance ou pas, permis de cultiver ou non.

Au bout de cinq minutes, je suis invitée à entrer dans le cabinet du vieux docteur, Morris Halfon. Ses mains tremblent. Il est sourd comme un pot. Il me demande de quoi je souffre en m’indiquant une ligne qu’il doit remplir sur l’ordonnance comme pour dire « je m“en fous mais je dois écrire quelque chose”.

Il me demande de toucher le bout de mon nez les yeux fermés avec chaque main puis de les joindre devant moi. Il écoute mon pouls pendant dix secondes. Il n’a pas fermé la porte sans poignée pendant la consultation. Je lui demande ce qu’il fabrique dans ce bureau délabré à son âge et combien il est payé. Il refuse de répondre mais me dit qu’il a connu des Français plus agréables.

Ristourne sur les certificats

En cinq minutes, j’ai mon ordonnance, ou plutôt “recommandation”, qui me donne le droit le droit de posséder et transporter jusqu’à 226 grammes de marijuana. Il me faut maintenant le certificat officiel. Le rabatteur me propose de me conduire à l’endroit où il me sera délivré, à quelques centaines de mètres de là.

Parvenus à l’autre local de Green doctors qui, apparemment sert aussi de bijouterie, je suis introduite dans une pièce nue où me rejoint un Libanais qui me propose plusieurs certificats : je dois choisir entre une validité de trois mois (120 dollars), six mois (180 dollars) ou un an (240 dollars).

Devant mon hésitation, il finit par me faire une ristourne pour six mois. A la porte m’attend maintenant un géant en vélo, ancien pro du basket qui a connu des jours meilleurs. Son boulot est d’escorter les patients vers un dispensaire du quartier où ils seront fichés.

Il est difficile d’imaginer pourquoi Obama se montre plus intolérant que Bush (quoi que ce soit le même topo avec les expulsions de sans papiers) en matière de cannabis. Mais des opérations comme Green Doctors portent une part de responsabilité en cela qu’elles semblent au minimum fantaisistes. En googlant le docteur Halfon, j’ai découvert qu’il avait été inculpé dans une affaire de prescriptions frauduleuses d’OxyContin. Ce n’est pas sérieux.

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  • Cadardoloth
    Cadardoloth
    independant
    • Posté à 18h37 le 26/10/2012
    • Internaute 150739
      independant

    « Ce n’est pas sérieux. »

    Tout à fait d’accord.

    Et ce n’est pas plus sérieux que les docteurs français complaisants sur les antidépresseur et compagnie.

    • simla
      simla répond à Cadardoloth
      desperate housewife
      • Posté à 04h46 le 27/10/2012
      • Internaute 164811
        desperate housewife

      et coupe-faim comme...au hasard : le mediator !

      Et aussi les antibiotiques administrés à gogo !

  • Filou0
    Filou0
    1G auto
    • Posté à 19h34 le 26/10/2012
    • Internaute 193973
      1G auto

    Facile à se procurer, 40€ la consultation + certificat de validité + 10$ le gramme.

    Marché fructueux et pas très strict, mais pas non plus accessible à tous...

    d’ailleurs à propos du certificat de validité, c’est nouveau ? Je me souviens pas de ce machin.

    • Rose.Arno
      Rose.Arno répond à Filou0
      Enseignante
      • Posté à 15h42 le 29/10/2012
      • Expert 136988
        Enseignante

      Il me semble, mais je peux me tromper, qu’il faille avoir la nationalité américaine pour bénéficier d’ordonnances de « medical marijuana ».

      Le journaliste manquerait il de rigueur ?

      Est ce possible ?

  • Quand Le Tigre Lit
    Quand Le Tigre Lit
    en rédaction de Sutras du Tigre
    • Posté à 19h44 le 26/10/2012
    • Internaute 189949
      en rédaction de Sutras du Tigre

    Un épisode à voir

    • Sickwidit
      Sickwidit répond à Quand Le Tigre Lit
      Checkin'it out
      • Posté à 02h05 le 27/10/2012
      • Internaute 84961
        Checkin'it out

      Un des meilleurs ! Ou comment prouver les bienfaits du KFC^^

      • Warum
        Warum répond à Sickwidit
        Rien ne sert à rien
        • Posté à 03h00 le 27/10/2012
        • Internaute 147878
          Rien ne sert à rien

        Le KFC et le cannabis ! Mes deux passions !

         
        • Quand Le Tigre Lit
          Quand Le Tigre Lit répond à Warum
          en rédaction de Sutras du Tigre
          • Posté à 12h54 le 27/10/2012
          • Internaute 189949
            en rédaction de Sutras du Tigre

          L’un menant naturellement vers l’autre. Vous verrez que le Figaro serait capable d’y trouver une corrélation (positive forcément), du style KFC = antillais = proche jamaïque = rasta = THC

        1 autres commentaires
  • Ruskoff
    Ruskoff
    palefrenier
    • Posté à 19h58 le 26/10/2012
    • 181108
      palefrenier

    Vous ne dites pas si ensuite vous êtes allé acheté l’herbe pour la tester et voir son effet sur vos insomnies ...
    Peut être au prochain billet « Californie, j’ai testé la marijuana pour soigner mes insomnies »

    • Nzrad
      Nzrad répond à Ruskoff
      Remboursez !
      • Posté à 00h11 le 27/10/2012
      • Internaute 192590
        Remboursez !

      Si ça avait marché, l’écrire publiquement l’exposerait à des poursuites...

      • PBD.
        PBD. répond à Nzrad
        fourmi communiste
        • Posté à 11h36 le 27/10/2012
        • Internaute 190827
          fourmi communiste

        Pas si la journaliste vit aux Etats-Unis, ce qui semble être le cas.

  • diviendres
    diviendres
    ex-tradé
    • Posté à 21h35 le 26/10/2012
    • Internaute 75133
      ex-tradé

    « A la porte m’attend maintenant un géant en vélo, ancien pro du basket qui a connu des jours meilleurs. “

    Au moins, il a pas fini a la D.E.A. !

  • Lemmy_Nothor
    Lemmy_Nothor
    Aintgonnaworkformaggiesfarm
    • Posté à 21h45 le 26/10/2012
    • Internaute 12434
      Aintgonnaworkformaggiesfarm

    Je sors ma calculette.

    Six mois de fumette, a un gramme par jour, coute aux environs de 2000$. Pour 180 grammes. C’est à dire la production d’un petit plant de cannabis.

    Ça fait cher la plante verte.

    Alors bien sur, vu les prix de dingues, le marché noir lui, est florrissant et n’est pas prêt de réduire ses activités.
    Faire pousser du tabac ou du cannabis, c’est le même travail. Il n’y a aucune raison que l’herbe soit vendue 100 fois plus chère, et s’il y a effectivement une volonté de mettre un frein au marché noir, c’est très mal parti.

  • Walterman
    Walterman
    Mégatronicien
    • Posté à 22h01 le 26/10/2012
    • Internaute 165966
      Mégatronicien

    je me souviens qu’au nord de la Californie c’est carrément autorisé d’en fumer.

    Vers point arena.

    • Baracuda
      Baracuda répond à Walterman
      Dans les remous
      • Posté à 09h33 le 27/10/2012
      • Internaute 93411
        Dans les remous

      En tout cas, ils ont de biens meilleurs doc a Frisco,
      vers (H)Ashbury corner, pour moins de 100 dol t’as une oz, et de bons conseils...

  • jacky57
    • Posté à 22h32 le 26/10/2012
    • Internaute 139127
      z

    j’ai pleins d’insomnies migraineuses arthritiques docteur...et une très bonne mutuelle !

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 23h45 le 26/10/2012
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    le State Board of Equalization, administration fiscale, estime collecter entre 58 et 105 millions de dollars annuels de taxes sur la vente de cannabis en dispensaire)
    C’est suffisant comme explication non ?

  • mezneth
    mezneth
    Onomatopée antropomorphe
    • Posté à 01h40 le 27/10/2012
    • Internaute 70709
      Onomatopée antropomorphe

    « stoned » = camés

    Sur pour la traduction ?
    Car entre « camés » et ’défoncés » ou « amorphes », il y’a tout de même une différence de parti pris ;)

    • Maxim Godart
      Maxim Godart répond à mezneth
      Vautour d'envergure
      • Posté à 21h09 le 27/10/2012
      • Internaute 62371
        Vautour d'envergure

      j’allais faire la meme remarque ... pour quelqu’un qui vit aux US depuis si longtemps, c’est un peu léger. Camé = junkie.

  • Alex.2.0
    Alex.2.0
    Article 35 24 juin 1793
    • Posté à 02h48 le 27/10/2012
    • Internaute 187341
      Article 35 24 juin 1793

    Rue89 suit le gouvernement dans son delire anticannabis bien joué les faux journalistes ..........
    pauvre france qui refuse meme uniquement la beuh pour les malades ( les vrais...) alors que l’effet du thc est prouvé depuis des années...( pays bas 10 de recul sur le cannabis thérapeutique et aucun regret...)
    vive la france et sa mentalité qui a 30 ans de retard sur la vie quotidienne

    p.s. si on nomme le canna suiveur d’homme c’est pas pour rien ;)

    • simla
      simla répond à Alex.2.0
      desperate housewife
      • Posté à 04h48 le 27/10/2012
      • Internaute 164811
        desperate housewife

      Seulement 30 ans de retard ? Je vous trouve bien optimiste ! ! ! !

  • gigi_
    • Posté à 04h19 le 27/10/2012
    • Internaute 114828

    « Ce n’est pas sérieux. »
    tant mieux., le cannabis sérieux perd le meilleur de ses effets, foutre la merde et refuser d’enter dans le moule à cons.
    Au moins l’interdiction fait les beaux jours des rebelles et des dealers

  • simla
    simla
    desperate housewife
    • Posté à 04h53 le 27/10/2012
    • Internaute 164811
      desperate housewife

    Je ne comprends pas pourquoi on empêche les gens de fumer du cannabis s’ils le souhaitent ! ! ! !

    Perso, je ne fume pas mais après tout ce n’est pas pire que les gens qui picolent, non ?

    Et les dégâts de l’alcool sont bien réels pourtant ! Du moins à haute dose...sûrement comme pour tous les excitants !

    • Coucoucestmoi89
      Coucoucestmoi89 répond à simla
      Contre la censure de 89
      • Posté à 07h36 le 27/10/2012
      • Internaute 193288
        Contre la censure de 89

      Ce n’est pas parce que l’on a un problème avec l’alcool qu’il faut en ajouter un autre avec le cannabis !

      • Fehu
        Fehu répond à Coucoucestmoi89
        just a citizen
        • Posté à 22h05 le 27/10/2012
        • Internaute 58503
          just a citizen

        Soyez honnête Caniveau, dites « je » et pas « on’...

  • Coucoucestmoi89
    Coucoucestmoi89
    Contre la censure de 89
    • Posté à 07h33 le 27/10/2012
    • Internaute 193288
      Contre la censure de 89

    Voilà ce qui arrive lors de la dépénalisation du cannabis, côté commerce : des pratiques pour le moins douteuses ressemblant à un trafic semi-légal, l’aspect médical étant bien évidemment détourné au profit de la consommation « ordinaire » à but récréatif.
    Voulons nous ces pratiques mafieuses à ciel ouvert en France alors que l’Amérique veut s’en débarrasser ?

    L’enquête est incomplète, car elle ne montre pas les usagers, avec pour beaucoup leur descente au 3è sous-sol de la société américaine, et le passage de nombre d’entre eux à la délinquance, à la violence, et à d’autres drogues nettement plus rapides dans leurs effets destructeurs.

    Et puis il faut signaler à Armelle Vincent que Venice beach n’est pas « un quartier de LA » mais LE quartier mythique qui a vu la naissance de Jim Morrison et des Doors, un peu comme Vienne a eu Mozart...
    « We are Venice Beach…under the warmth of sun and along the breaking waves of the Southern California coastline. Discover the mystique that lured Jim Morrison to find ’The Doors,’ and a Culture that gave birth to modern skateboarding. Venice Beach, California, is a unique destination unto itself, where shopping, dining, sports, recreation, and entertainment abound. Transport yourselves to an era of the past, present, and future, as you experience all that Venice Beach has to offer. »
    Lien
    C’est quand même autre chose, non ?

    • PBD.
      PBD. répond à Coucoucestmoi89
      fourmi communiste
      • Posté à 11h44 le 27/10/2012
      • Internaute 190827
        fourmi communiste

      « Voilà ce qui arrive lors de la dépénalisation du cannabis »

      Le problème est que le cannabis n’est pas dépénalisé aux Etats-Unis, comme l’a dit l’auteur de l’article. Seul l’usage médical est autorisé (dans certains états seulement). C’est le fait que la loi soit ambiguë qui entraine ce genre de dérives où certains médecins en profitent pour ramasser plus d’argent.

      « Voulons nous ces pratiques mafieuses à ciel ouvert en France alors que l’Amérique veut s’en débarrasser ? »

      Non, nous voulons une légalisation totale du cannabis, que l’on ait pas à aller voir un « médecin » pour qu’il nous donne une ordonnance.
      Une légalisation bien faite entraînerait la disparition des pratiques mafieuses liées au cannabis.

      • Lemmy_Nothor
        Lemmy_Nothor répond à PBD.
        Aintgonnaworkformaggiesfarm
        • Posté à 14h58 le 27/10/2012
        • Internaute 12434
          Aintgonnaworkformaggiesfarm

        Tu te rends compte que tu causes avec « cocuc’estmoi » ?
        Perd pas ton temps, c’est le troll de la rue....

         
        • PBD.
          PBD. répond à Lemmy_Nothor
          fourmi communiste
          • Posté à 15h24 le 29/10/2012
          • Internaute 190827
            fourmi communiste

          On sait jamais...
          Et si ça peut faire changer d’avis un seul lecteur des commentaires c’est déjà ça. :)

        1 autres commentaires
  • J_P_M
    J_P_M
    N/A
    • Posté à 09h32 le 27/10/2012
    • Internaute 91451
      N/A

    Alors, « journaliste » à la manque, on ne relit pas ses papiers avant de les mettre en ligne ? Qu’est-ce qu’un « nonogénaire » ?

    • Anti-gluon
      Anti-gluon répond à J_P_M
      Boson de jauge
      • Posté à 10h12 le 27/10/2012
      • Internaute 192813
        Boson de jauge

      C’est dommage ça a été corrigé, ce n’était donc pas intentionnel. Nonobstant, je trouvais ça poétique...

  • Anti-gluon
    Anti-gluon
    Boson de jauge
    • Posté à 09h33 le 27/10/2012
    • Internaute 192813
      Boson de jauge

    Les protagonistes de ce roman noir, où on voit du nonagénaire avachi et du quinqua déguenillé, ont quasiment tous connu des jours meilleurs. Les mains tremblent et l’ouïe s’est barrée depuis lulure, le décor est délabré, fatigué, ébréché, aux meubles branlants, à la limite de l’insalubrité. Lorsque par hasard la narratrice croise un trentenaire propre sur lui, elle tique et s’enquiert de sa santé.
    Elle semble atterrie dans ce décor de rêve contre son gré, quoiqu’on ne sache pas ce qu’elle pense de tout ça. De sa peur de l’homme trop lourd et du géant à vélo, on devine qu’elle est toute menue. Est-elle elle-même stoned ? le lecteur est tenu en haleine tout le long, dans un climax hyper-tendu et anxiogène, car sur elle plane en plus la menace des fédéraux.
    « Ce n’est pas sérieux ». Je pense au contraire que ça l’est trop, que ce n’est pas assez récréatif.

  • Corrado DeLuca
    Corrado DeLuca
    Riverain vigilant
    • Posté à 11h16 le 27/10/2012
    • Internaute 192570
      Riverain vigilant

    « La fameuse université Oaksterdam (qui enseigne la culture du cannabis) et l’énorme dispensaire Harborside Health Center d’Oakland (108 000 patients) ont fait l’objet de raids par des agents fédéraux. »
    « Raids » dans ce contexte est un anglicisme. En français, on dirait plutôt « ont fait l’objet de descentes des agents fédéraux ».

    « Je dois jurer comprendre que le cannabis n’est en rien un substitut à un traitement traditionnel. “
    Syntaxe incorrecte. On doit dire ‘Je dois jurer de comprendre que le cannabis n’est en rien un substitut à un traitement traditionnel’.

    ‘DEA, le service de la police fédéral chargé de la mise en application de la loi sur les stupéfiants’
    Correction : ce serait plutôt ‘le service de la police fédérale’ ou bien ‘le service de police fédéral’.
    Par ailleurs, en français, on dirait tout simplement : ‘la DEA, le service de police fédéral chargé de la lutte contre les stupéfiants’.

    • vincelemat
      vincelemat répond à Corrado DeLuca
      Fou incadrable
      • Posté à 19h47 le 27/10/2012
      • Internaute 47435
        Fou incadrable

      « »« Vigilant » » » C’est pour l’extrémisme grammatical ?

    • Corrado DeLuca
      Corrado DeLuca répond à Corrado DeLuca
      Riverain vigilant
      • Posté à 21h25 le 27/10/2012
      • Internaute 192570
        Riverain vigilant

      Rectification sur le dernier point :
      En français, on dirait tout simplement : « la DEA, le service de police fédéral chargé de la lutte contre le trafic de stupéfiants’.

    • Arthur Heine
      Arthur Heine répond à Corrado DeLuca
      Neo communiste
      • Posté à 09h00 le 28/10/2012
      • 179929
        Neo communiste

      Monsieur le fanatique de la syntaxe, priez-vous le Dieu Robert avant d’aller vous coucher ?

  • salengro
    salengro
    quand le verbe se fait chair, (...)
    • Posté à 11h33 le 27/10/2012
    • Internaute 107017
      quand le verbe se fait chair, (...)

    ben finalement, ça semble beaucoup moins compliqué de s’en procurer en France pourtant - ô ironie du sort ! - réputée pour sa lourdeur ès paperasse & démarches
     : D

    • Baracuda
      Baracuda répond à salengro
      Dans les remous
      • Posté à 11h47 le 27/10/2012
      • Internaute 93411
        Dans les remous

      En fait, choper de la marie-jeanne en Californie, c’est bien plus simple et moins coûteux...

      Comme en France d’ailleurs,
      la bac fait du bon boulot, y a rien a dire ! !
      Et c’est pas souvent que je dis du bien des fonctionnaires....

  • kebra
    kebra
    Bisounours killa
    • Posté à 13h35 le 27/10/2012
    • Internaute 8550
      Bisounours killa

    La traduction de stoners par camé (sans s ? ? ?) est fausse et très stigmatisante. Stoners est généralement traduit par fumeurs de cannabis ou défoncés, parfois aussi drogués surtout pour dénigrer l’usage du cannabis. Lien

    C’est un synonyme de « Pot head » plus marqué sixties/seventies mais qui revient dans le slang actuel. Lien

    En français, camé se traduit bien par drogué dans l’argot ancien mais depuis l’héroïnomanie de masse des seventies la came est devenue presque exclusivement l’héroïne, très rarement la cocaïne. En tout les cas pas le cannabis. Lien Camés (avec un S comme dans stoners) se traduit plutôt par junkies, c’est un mot très péjoratif pour désigner un « drugs user » ou même un « addict » .

    Assimiler des usagers, même intensif, de cannabis à des junkies n’est pas neutre politiquement. C’est participer à la propagande de la guerre à la drogue qui accole régulièrement une seringue à une feuille de cannabis. On peut avoir un usage dur et addictant de cannabis mais les conséquences ne sont jamais comparable à un usage dur d’héro, de crack ou d’Ice.

    Ensuite, les USA partage avec la France le sommet du podium mondial pour le détournement des médicaments psychotropes, en premier lieu l’oxycodone et autres pain killers Lien , le docteur weed était dans ce business avant.

    Mais aussi la ritaline des enfants et les benzodiazépines des parents stressés, le détournement est énorme. Cette pratique jusqu’alors plutôt cantonné aux adultes de plus de 35 ans et aux usagers SDF est maintenant très répandue chez les teens. Pourquoi la marijuana médicale échapperait-elle à ce phénomène de société ?

    Enfin, votre papier ne donne pas l’information essentielle, est-ce que le pot acheté au club a permis de limiter ou de faire disparaitre vos insomnies ?

    • DiaboloSatanas
      DiaboloSatanas répond à kebra
      Fou du volant
      • Posté à 16h05 le 27/10/2012
      • Internaute 79165
        Fou du volant

      Keep cool brother.
      Parole de vieux récréatif.
      (pas de lien)

  • Tariec
    Tariec
    « Radio Paris ment », « Radio (...)
    • Posté à 15h39 le 27/10/2012
    • Internaute 37287
      « Radio Paris ment », « Radio (...)

    Tout ça est d’une hypocrisie sans nom...
    Tu veux fumer ? Tu te prend en charge, tu plantes et basta...pfffff une ordonnance, et puis quoi encore ?

    Bon, dans certains états US c’est limite 20 piges de zonzon pour quelques grammes, ils ont peut étre trouvé un juste milieu entre fumeur vraiment malade et fumette pour le fun.
    Mais tous cela reste d’un faux cul innomable...

    Aller c’est ma tournée, une ch’tite Mazar pour tous, « malade » ou pas ! !

  • Maxim Godart
    Maxim Godart
    Vautour d'envergure
    • Posté à 21h29 le 27/10/2012
    • Internaute 62371
      Vautour d'envergure

    Il me faut admettre l’impensable ... Mme Vincent a raison. Son article est d’une logique implacable. Les excès existent et donnent raison à l’administration US dans sa politique de répression. Les excès existent partout et pourtant cette administration qui avait promis de ne pas s’attaquer ni aux patients ni aux organisations tant que ceux-ci évoluent dans le cadre légal de loi s’acharne a dépenser des millions de dollars pour faire respecter la loi fédérale, privant du même coup des milliers de personnes pour qui le cannabis est un moyen pour soulager la douleur, manger, dormir ... un moyen surtout de fonctionner.
    La question qui se pose est la suivante : est-ce qu’il y a plus ou moins de stoners depuis que ces lois ont été mises en place ?
    Si ces dispensaires permettent de fumer de l’herbe de meilleure qualité, et surtout adaptée au besoin de l’usager, what’s the problem ?

  • yann74
    yann74
    Reporter/news producer
    • Posté à 09h14 le 28/10/2012
    • Internaute 98769
      Reporter/news producer

    Bon ben c pas tout mais faudrait quand meme faire un poil de recherche avant de dire des conneries... Obama ne cherche pas a legalizer, bien au contraire. Les citoyens ont vote, et, malgres cela, Obama continue d’envoyer ces agents federaux pour arreter ceux qui sont proteges par les droits souverains etatiques... En effet, c’est legal en Californie, mais aux yeux du gouvernement federal, les gens restent des criminels... Tout comme le droit d’acheter du lait de ferme, cru, non pasteurise... Obama a envoye ces agents federaux FBI et DEA, pour faire arreter et fermer le magazin « Rawsome » a Venice... Ils ont debarques armes aux poings, et sont repartis avec la « contrebande »...une cruche de lait non pasteurise... ET oui le gouvernement federal interdit cette vente quand elle est a des fins de consommation humaine... Tiens , saviez vous qu’il est interdit de faire de la recuperation des eaux de pluies, en Californie ? ... Comme dans de plus en plus d’etats...

  • Erwan69100
    Erwan69100
    On n'est pas privé de ce dont (...)
    • Posté à 12h22 le 29/10/2012
    • Internaute 14567
      On n'est pas privé de ce dont (...)

    « Ce n’est pas sérieux »

    Vous vous attendiez à quoi ? Non mais sérieux...

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