Michelin : une édition d'attente avant le grand chambardement

Publié le 03/03/2008 à 06h06

Le voici sorti tout droit de la cave, l'étiquette encore humide de colle, le bouchon à peine enfoncé, le nouveau cru 2008 du Guide Michelin. Cela faisait déjà quelques mois que les premières indications (indiscrétions ? ) avaient commencé à filtrer sur Internet et dans la presse, un groupe sur Facebook ayant même été créé pour la première fois cette année afin de centraliser toutes ces informations d'avant-première.

Alors, comment se présente la cuvée 2008 ? A vrai dire pas de grand chambardement, un cru plutôt sage, un poil rajeuni. Il faudra donc attendre 2009 et le guide du centenaire pour assister sans doute à la grande remise à plat promise par Jean-Luc Naret, directeur du guide rouge.


Le Petit Nice, à Marseille (DR)

Pour l'heure, au sommet de la pyramide des triples étoilés (26 restaurants en France), une seule nomination, celle de Gérald Passédat et de son Petit Nice à Marseille, qui renouvelle le traitement du poisson de fort belle manière dans une magnifique villa Art-Déco tournée vers les flots de la Méditerranée. C'est aussi la première fois que la citée phocéenne se voit dotée d'un trois étoiles. Des pressentis comme Jean-François Piège du Crillon, Didier Elena à Reims ou Thierry Marx au Château Cordeillan Bages passent une fois de plus à côté de la distinction suprême.

Autre mouvement significatif en tête du peloton, la perte de sa troisième étoile par Guy Martin, chef du Grand Véfour à Paris, dont la rumeur annonçait il y a déjà quelques semaines qu'il avait été sévèrement tancé par les inspecteurs du Guide Michelin. Démonstration semble faite qu'aucune situation n'est irréversible dans le domaine de la haute gastronomie, même si l'on peut penser que le Grand Véfour n'était pas la seule table réellement surcôtée par le Guide Rouge. Le cru 2009 devrait sans doute amener plus de bouleversements.

Toujours à propos des nominations, huit nouveaux restaurants rejoignent le groupe des 68 établissement doublement couronnés : le Puits Saint-Jacques à L'Isle Jourdain (Gers), le Domaine des Hauts de Loire à Onzain (Loir-et-Cher), l'Atelier de Joël Robuchon (Paris, VIIe), l'Hostellerie de Plaisance à Saint-Emilion (Gironde), Les Pyrénées à Saint-Jean-Pied-de-Port (Pyrénées-Atlantiques), le Neuvième Art, à Saint-Just-Saint-Rambert (Loire), La Bouitte, à Saint-Martin de Belleville (Savoie) et l'Amphitryon à Toulouse (Haute-Garonne).

Stabilité des « une étoile » avec 47 sortants et 52 entrants, parmi lesquels, à Paris, Le Pur'Grill de Jean-François Rouquette, Ze Kitchen Galerie de William Ledeuil et Il Vino d'Enrico Bernardo (qui s'octroît un beau doublé avec La Villa Madie à Cassis, elle aussi promue avec une étoile), Le Restaurant dans le VIe et la table japonaise Aida, dans le VIIe. En province, de belles promotions également méritées pour de jeunes chefs que nous avons appréciés comme Alexandre Gauthier de La Grenouillère à la Madelaine-sous-Montreuil (Pas-de-Calais), Jouni Tormanen de L'Atelier du Goût à Nice (Alpes-Martimes) ou Fabrice Biasolo de Une Auberge en Gascogne à Astaffort (Lot-et-Garonne). Parmi les autres heureux distingués, on pourra noter Jean-Marie Amat à Lormont (Gironde), L'Octopus à Béziers (Hérault), le Buerehiesel à Strasbourg (Bas-Rhin), Les Bories à Gordes (Vaucluse) et Le Médicis à Blois (Loir-et-Cher).

Concernant les « réprouvés » et autres rétrogradations, outre la disparition de deux anciennes gloires ayant fermé leurs portes (Jacques Maximin à Vence et Jean Bardet à Tours), on notera le rétropédalage du Clos de la Violette à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) et de L'Auberge Bretonne à la Roche-Bernard (Morbihan), passant de deux étoiles à une seule, et la perte de son étoile par Eric Guérin de La Mare aux Oiseaux à St-Joachim (Loire-Atlantique), que je ne m'explique toujours pas…

Le Guide Michelin 2008 poursuit également sur sa lancée inaugurée ces dernières années avec les « Bib Gourmands » , supposés être de bonnes petites tables à prix modérés (28€ maximum en province et 35 € maximum à Paris), dont la livraison 2008 compte 510 adresses sur la France entière, soit presque autant que de restaurants étoilés (529 au total). Un seul commentaire sur les restaurants parisiens, si l'on peut se réjouir de voir entrer dans la sélection de belles adresses chaleureuses comme Chez Michel (Xe) ou Le Grand Pan (XVe), toujours pas de trace du Baratin (XXe), du Bistrot Paul Bert (XIe), de La Gazzetta (XIIe), de L'Avant-Goût (XIIIe), du Chateaubriand (XIe) ou de L'Ourcine (XIIIe), ce qui constitue un vrai mystère pour moi…

Quoi qu'il en soit, le Guide sera en vente à partir du 6 mars prochain.

► Pour les affamés de détails, la totalité des résultats en fichier PDF est ici.

► Retrouvez les chroniques gastronomiques de Thierry Richard et bien d'autres menus plaisirs sur son blog : Chroniques du Plaisir.

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  • FabiendeMénilmontant
    FabiendeMénilmontant
    journaleux - blogueur
    • Posté à 18h47 le 03/03/2008
    • Internaute
      journaleux - blogueur

    Le Baratin, qui se trouve dans le 20e et non dans le 19e, si la rue Joye-Rouve n'a pas changé d'arrondissement, ne peut pas être distingué tant qu'il y a du bruit et l'odeur du tabac !

    L'an prochain, peut-être, mais un petit effort s'impose encore dans l'accueil, je pense.

    Mais… l'an prochain, il y aura tant de restos où l'on découvrira de nouvelles saveurs car on n'y fumera pas (c'est un fumeur qui parle) que l'embouteillage risque d'être digne d'un chassé-croisé de juillettistes et d'aoûtiens ! ça change beaucoup les histoires de tabac ou de tabac froid…

    Fabien
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    • Thierry Richard
      • Posté à 18h58 le 03/03/2008

      Oui, effectivement, mon arithmétique des arrondissements m'a joué des tours, je corrige illico. Merci !

      • FabiendeMénilmontant
        FabiendeMénilmontant answers to Thierry Richard
        journaleux - blogueur
        • Posté à 20h31 le 03/03/2008
        • Internaute
          journaleux - blogueur

        @Thierry,

        point n'est question d'arithmétique… la rue de Belleville sépare les deux arrondissements. donc, dès lors que tu n'est pas au Sud, si tu ne manges pas Chinois, Viet ou Japonais, tu es dans le 20e. Il y a une exception, mais c'est une pâle, très pâle, copie d'un truc des Champs-Elysées avec tapis roulant…

        et il y a bien entendu un autre restau japonais qui, lui, n'aura jamais la moindre distinction : bien que situé à 50 mètres d'un commissariat de police, pendant plus de quinze ans son patron est resté sans-papiers et faisait signer des pétitions à ses clients (dont des keufs le midi)… mais lui est bon pour le Routard pas pour les « Guides », crois-en un ancien nègre gastronomique ! ou pour unguide des lieux insolites, comme le restau de la Fondation ophtalmologique Edouard de Rotschild (19e, 24 couverts, 12 € le midi, vin non compris).

        Fabien
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  • otto didakt
    otto didakt
    citoyen en colère
    • Posté à 18h56 le 03/03/2008
    • Internaute
      citoyen en colère

    je cours de ce pas faire des heures sup pour gagner plus. dans un an ou deux je pourrais tester un trois étoiles...

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 19h31 le 03/03/2008
    • Internaute
      Prisonnier dans le village (...)

    Le Guide Michelin qui fait encore un événement en 2008 comme chaque année avec ses etoiles et ses pictogrammes !
    Pourquoi pas l » Almanach Vermot ou le catalogue des Armes de St Etienne ?
    Je vais revendre ma voiture japonaise , acheter une 15CV Citroen ou une Simca « Aronde » 1954 et descendre la nationale 7 pour un voyage gastronomique avec le guide Michelin dans la boite à gant ..

    • Thierry Richard
      • Posté à 19h38 le 03/03/2008

      A choisir, j'achèterais plutôt un petit coupé anglais type MG GT... Mais l'idée me semble bonne. ; -)

      • skalpa
        skalpa answers to Thierry Richard
        actif et militant ?
        • Posté à 20h05 le 03/03/2008
        • Internaute
          actif et militant ?

        Il y en a qui ont les moyens...
        Moyens d'aller dans des restos étoilés
        Moyens de s'acheter un coupé...
        Et on parle de la fracture numérique....
        bienvenue dans la fracture de la fracture...
        ou pour faire allusion à un ancien président,
        bienvenue dans le net du bas...

        Lien

         
        • Thierry Richard
          Thierry Richard answers to skalpa
          • Posté à 20h10 le 03/03/2008

          Bah, c'était de l'humour, une vielle dedeuche ferait aussi bien l'affaire ! ; -)

        1 other comments
  • zénon denon 84
    • Posté à 20h50 le 03/03/2008
    • Internaute
      Bonne

    Le fameux guide rouge !
    Comment dire ,en voila encore un cliché
    comme on les aime bien che nous ;
    En fait moi ce que je constate en ce qui
    concerne la « bouffe » pardon la nourriture
    c'est plus les produits sont standardisés
    en ayant plus bcp de gout, plus nous
    mangeons des choses infectes,et plus
    les livres de cuisines augmententAvez_vous
    seulement regardé le nombre de bouquins
    tous plus photogéniques les uns que les autres
    qui s'entassent dans tous les supermarches ! !
    De plus essayez de faire une recette,
    vous allez voir le résultat.
    Bref j'exagère à peine mais croyez_moi
    plus s'est compliqué dans les noms plus les
    portions diminuent dans l'assiette...
    Pour revenir aux étoilés et autres déçus,
    je peux leur dire que c'est bien souvent à deux
    pas de chez soi qu'on trouve son bonheur
    et à un prix bien doux ; il faut sortir des
    sentiers battus et fuir les vedettes .
    J'ai mangé dimanche un pot au feu à vous
    couper le souffle .C'est vrai qui sait
    encore ce qu'est un pot au feu ?
    C'est une autre question ! ! croyez pas .

    • Thierry Richard
      • Posté à 21h23 le 03/03/2008

      C'est tout à fait juste. La gastronomie n'est pas unidimensionnelle, hors les étoilés point de salut, au contraire ! Il faut savoir, comme vous le faites, cueillir les plaisirs du bas de sa porte. Un bon petit plat mijoté, quelques belles pâtes bien assaisonnées, un bol de ramen japonais, des choses simples, évidentes. Et parfois une cerise sur le gâteau, un moment exceptionnel, une occasion particulière, et on file chez un étoilé. Il en faut pour tous et pour tous les instants. Pour le pot-au-feu, celui du Roi du Pot au Feu dans le 9ème n'est pas cher et convenable et celui du Petit Salé dans le 17ème, un régal tous les jeudi en hiver (mais nettement plus onéreux).

    • zénon denon 84
      zénon denon 84 answers to zénon denon 84
      Bonne
      • Posté à 10h18 le 09/03/2008
      • Internaute
        Bonne

      (suite,pardon)

      Bien sur j'ai vu sur la 2 Gerald Passedat
      chez Ruquier : la promo ayant ses exigences
      je crois qu'il s'en est bien tiré.Faut reconnaitre
      que le plat avec ses deux poissons de la
      baie de Maldormé faisait trés marseillais,mais ,bon !
      De plus le papier dans Libé d'hier de
      Luc Dubanchet (au fait ça ne seraitpas un des créateurs
      du guide Omnivore : jeune cuisine ),ce papier
      est fort élogieux pour le « génial Marseillais ».
      Pour autant je me prépare une cagnotTe pour aller
      tester tout ça ...un peu plus tard .

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 21h17 le 03/03/2008
    • Internaute
      actif et militant ?

    Ok pour votre commentaire, mais si j'ai bien lu l'article, je n » y ai pas trouvé d'humour....

  • sefero49
    • Posté à 21h43 le 03/03/2008

    si Rue89 n'a rien d'autre à se « mettre sous la dent » que le guide Michelin, c'est que tout est parfait dans notre beau sarkoland.
    Personnellement, je ne pense pas avoir consulté ce truc une seule fois dans ma vie, et je m'en passe très bien quand je cherche ou manger.

    Donc...

    • I.P
      I.P answers to sefero49
      Flat4
      • Posté à 00h10 le 04/03/2008
      • Internaute
        Flat4

      Personnelement j'ai une indigestion de Sarko, trop gras, trop riche et ça laisse un sale gout dans la bouche... tout ça pour 800 euros ça fait vraiment cher !
      Un bon repas fin de temps en temps quand on peut ça fait du bien.

  • Un_autre_temps
    • Posté à 22h17 le 03/03/2008
    • Internaute

    La villa Madie à Cassis, tout nouveau restaurant, est juste en bordure d'un parking et d'une station d'épuration qui a senti mauvais pendant de nombreuses années. Depuis un an, elle a été réaménagée et désodorisée, mais je ne comprends pas comment on peut implanter un restaurant 1* juste à proximité !

  • A déménagé le 13-10-2012
    • Posté à 00h07 le 04/03/2008
    • Internaute
      non connue

    Tout change ,maintenant les gâtes sauces sont devenus des artistes et ils s'aiment tous bien sûr ,comme les acteurs et actrices ,il n'y a qu'a les voir s'embrasser fraternellement ,j'en ai parfois la larme à l'oeil ! !
    Moi j'y vais pas dans ces restos prestigieux ,y a un p'tit routier à côté entrées à volonté ,plat chauds ,desserts à volonté , vin a volonté ,café ,12€, une serveuse mignonne et souriante ! !

    • A déménagé le 13-10-2012
      • Posté à 00h10 le 04/03/2008
      • Internaute
        non connue

      J'y vais pas ,j'ai pas les moyens mais en plus je ne m'y sent pas à l'aise,pas la place des prolos ça .

    • yves C
      yves C answers to A déménagé le 13-10-2012
      informaticien quadra
      • Posté à 11h30 le 04/03/2008
      • Internaute
        informaticien quadra

      Les grands cuisiniers ont de tout temps été des vedettes. De la cour des rois au « Grand restaurant »

      Sinon, non les restaurants étoilés ne sont pas réservés à une élite. Ils sont chers oui mais pas au point de n'être l'apanage que des cadres sup ou plus (un deux étoiles à Montpellier propose un déjeuner à 45 euros et un diner à 80 boissons comprises). C'est moins qu'une paire de tennis à la mode. Je ne dis pas que c'est possible pour tous mais c'est autant accessible que des habits à la mode ou certains gadgets électroniques.
      D'autre part dans ces restaurants, ce n'est pas la cour du roi, la queue-de-pie n'est pas de rigueur et il n'y a pas de conduite particulière à tenir.
      Et puis quel plaisir d'être servi avec efficacité et discrétion de manger des choses étonnantes (parce que nouvelles ou alors réalisées avec brio).
      Alors vous pouvez vous y sentir à l'aise sans problème comme de nombreuses personnes qui s'offrent ce plaisir une ou deux fois dans leur vie.

  • Le requin rouge
    • Posté à 09h18 le 04/03/2008

    @Thierry
    Quels sont les critères d'attribution d'étoile en dehors de l'aspect gastronomiques ?
    Ces « grands » restaurants respectent-ils les droits fondamentaux du travail ?
    Quelles sont leurs filières d'approvisionnement, équitables ?
    Existe-il un guide (pas cher) des bons restaurants pas chers pour les gens peu fortunés qui désirent toutefois varier leur plaisir gastronomique ? Merci d'avance

  • Thierry Richard
    • Posté à 10h21 le 04/03/2008

    @Requin Rouge
    Pour être honnête les critères d'attribution d'étoiles par le Michelin sont assez opaques et le Guide ne justifie jamais ses choix, positifs ou négatifs. Il affirme que seul compte la qualité de l'assiette mais de fait, le décor est très important (ce qui conduit souvent les restaurateurs à entreprendre de couteux travaux pour obtenir une étoile, ce qui se ressent dans le prix) et la qualité du service également. On ne peut nier de plus que des contraintes géographiques existent qui incitent à donner une étoile à tel ou tel restaurant qui se trouve dans une région peu « étoilée ». Les critères que vous évoquez ne sont, à ma connaissance, pas pris en compte.

    Concernant les guides pour des restaurants moins onéreux, il faut savoir que le Michelin a introduit les « bib gourmands » pour des restaurants plus accessibles (plus de 500 en France) avec un repas à 28 € maximum en province (35 à Paris). Sinon, si vous habitez Paris, le Guide Lebey des Bistrot parisiens est une perle, vous pouvez aussi dénicher de belles adresses pas très chères (il y a de tout) dans le guide du Fooding.

  • Peureux anonyme
    • Posté à 10h27 le 04/03/2008

    Je me demande, si sous un air d'épicurisme, tout cela n'est pas un peu vieillot et pour tout dire : ringard.

    L'avenir de la gastronomie est dans les restaurants du guide michelin comme l'avenir de l'habillement est dans la haute couture.

    Vive Nike et Decathlon !

  • Anthropia
    • Posté à 10h55 le 04/03/2008
    • Internaute

    On peut se détruire le palais chaque jour à coups de Mc Do ou de plats étouffeurs de goût, mais je connais des gens, qui ont peu de moyens, mangent la plupart du temps chez eux et se confectionnent de divins repas.

    Et une ou deux fois par an, ils cassent leur tirelire pour s'offrir un très bon restaurant. Plutôt un rare très bon qu'un régulier pas bon. Le rare très bon n'étant d'ailleurs pas forcément étoilé. Car l'intérêt dans la vie c'est la découverte, c'est de soutenir des jeunes restaurateurs de talents, qui n'ont pas la reconnaissance michelinesque, mais qui ont la reconnaissance de leurs clients, heureux de manger chez eux. Et pour cela de bons chroniqueurs comme vous sont intéressants.

    Lien

    C'est une stratégie.

  • Ali alias Ali
    Ali alias Ali
    Anti conformiste
    • Posté à 11h25 le 04/03/2008
    • Internaute
      Anti conformiste

    La France est un ex pays du bloc gastronomique, c'est pas seulement le guide qui est ringard, c'est tous les restaurateurs français.
    La faute à la masse qui s'est précipité dans les fastfood et les self de grande surface, on y mange de la merde à des prix toujours plus élevés.
    Normal, Macdo détermine ses prix en fonction de l'indice BIGMAC de chaque pays, et les selfs vous font croire que c'est pas cher, quelque soit le prix, la merde est toujours trop cher.
    Les pays de la gastronomie sont maintenant dans les pays emmergeants où l'on sait encore ce qu'est le plaisir de manger dans un endroit sympa, un service implécable. Sortez un peu de l'exagone pour le découvrir, n'allez pas seulement dans les endroits fait pour les touristes français.
    Mais heuresement, il y a encore des petits restaurateurs français qui résistent, sans pub et sans frasque.

  • vol19
    • Posté à 11h39 le 04/03/2008
    • Internaute

    Le guide rouge...
    D'abord, un petit coup d'éperon, il semble que Rue 89 ai besoin de se repositionner dans la bobologie, sans doute il faut bien un public pour les pubs BNP...

    Par rapport à cet article, il aurait été intéressant de présenter l'évolution des critères dans le temps du Michelin des 3*, 2*, 1* et puis question quelle est l'enjeu économique, touristique ? Le drame à Saulieu, rappelle que le classement 3* s'il concrétise une carrière... est très très risqué sur le plan financier (surtout sans clientèle d'affaires) , c'est la fuite en avant et rien n'est jamais gagné d'avance. Jusqu'où celà en vaut-il la peine ? L'addition à un smic par personne, aujourd'hui... ? Plus intéressant de se payer un cours de cuisine à ce prix, c'est plus drôle.

    Le post de numérosix, m'a fait sourire, oui, ne pas oublier les longues routes bordées de platanes, et parfois, assez souvent d'ailleurs, la panne... pas de portable, l'auto-stop jusqu'à la ville la plus proche pour un garage fermé, un téléphone improbable.
    La meilleure voiture pour une équipée gastronomique fût sans doute la « DS »... au retour, après la terrine de canard, le vol au vent sauce financière, la poularde à la crème et aux morilles, le fromage blanc, le plateau de fromage et l'inévitable mousse au chocolat. Deux heures de retour d'équipée à l'arrière sur une route de virages et de dos d'ânes se terminait souvent en serment de haine de toute gastronomie terrestre... Et parfois celà se terminait encore plus tragiquement... quand la superbe Facel-Vega de Camus et de Gallimard s'enroula autour d'un platane. Ils sortaient d'un restaurant, qui représente d'ailleurs, nombreux dimanche de mon enfance.
    Pour quelques euros sur le marché de mon bled, les huitres et coquilles Saint Jacques répondent parfaitement à mes éventuelles frustrations gastronomiques.
    Un bon crénau, çà, journaliste gastronomique !

  • robindesfoix
    • Posté à 13h08 le 04/03/2008

    les bons petits restos sympas et pas chers « c'est comme les hommes politiques honnêtes et compétants, peu nombreux et anonymes.
    pour les autres on est passé du menu à 50 francs à la bonne merde à 10€ l'assiette.......
    la bouteille d'eau à 40 balles vaut mieux boire du pinard
    hein.. GERARD......
    merci l'EURO ! ! ! ! ! .

    • Cristina epicurienne
      Cristina epicurienne answers to robindesfoix
      Blonde, petite poitrine
      • Posté à 15h09 le 04/03/2008
      • Internaute
        Blonde, petite poitrine

      Un proverbe espagnol :
      Si la merde se vendait,
      les pauvres n'auraient plus de cul

  • carambah
    carambah
    Inactif vigilant
    • Posté à 21h33 le 04/03/2008
    • Internaute
      Inactif vigilant

    Complètement passé sous silence par les médias, le prix (même approximatif) d'une séance chez un troizétoiles.
    C'est quoi : choquant, scatologique, surréaliste, insoutenable, ça risque de provoquer une guerre civile ?
    ... mais alors comment faire pour dépenser plus (rappel : travailler plus, gagner plus, etc) : on nous cache tout, c'est triste de pas savoir comment dépenser son indemnité.
    D. Gautier Sauvagnac

    • Thierry Richard
      • Posté à 10h11 le 05/03/2008

      Les prix des triple étoilés sont effectivement très souvent ahurissants (un de mes préférés à Paris, l'Astrance, propose le soir un menu dégustation (une dizaine de plats) à 199 € sans les vins et 299 € avec un vin différent pour chaque plat. C'est vraiment très cher (et encore il y a pire). Mais la bon plan, ce sont les déjeuners. Chez Pierre Gagnaire (sans doute le plus grand chef français en ce moment) le menu dégustation au déjeuner n'est qu'à 90 €. Cela reste cher certes, mais c'est une expérience inoubliable !

      • carambah
        carambah answers to Thierry Richard
        Inactif vigilant
        • Posté à 12h59 le 05/03/2008
        • Internaute
          Inactif vigilant

        Merci de votre réponse : c'est moins pire que je ne le craignais !
        Finalement, je n'ai pas d'autre choix que d'expédier mon indemnité au Lichteinstein...
        DGS

      • A déménagé le 13-10-2012
        • Posté à 17h31 le 05/03/2008
        • Internaute
          non connue

        Tu veux pas m'envoyer une feuille d'embauche ? ? ? Ça a l'air de bien payer les chroniques : -)
        Gagnaire ,ici ,à St Etienne ,il n'a pas laissé que des bons souvenirs ! !

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