Au Mama Shelter, adresse bobo palace signée Starck et Trigano
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Au final, cette fine équipe a levé le voile sur le Mama Shelter, un hôtel d’un nouveau genre, urbano-populo (ma non troppo), arty et flashy, en plein cœur du XXe arrondissement, dans le quartier Saint-Blaise. Nous y avons traîné nos humeurs un soir, histoire de tâter l’ambiance des premiers moments et de renifler l’assiette en rodage.
On entre, et c’est le choc d’un décor qui fait rouler les yeux
Nous voici donc en face de la Flèche d’Or, dans un Paris popu qui ne cesse de se voir grignoter le jambon-beurre, un grand bâtiment, esprit sixties, le long d’une voie ferrée que surplombe une terrasse de bois toute en longueur.

Le bar du Mama Shelter (Thierry Richard)
On entre, et c’est le choc d’un décor qui fait rouler les yeux.
Un plafond bas, couleur d’ardoise, graffité-chic, et des espaces qui s’enchaînent, une table d’hôte aux écrans video incrustés, un resto où le dépareillé est la norme, un bar en U rétro-éclairé, une mini-scène de concert, une cuisine visible au fond du fond, un second bar au plafond d’ustensiles en pagaille, pfff, il ne faut pas lâcher son fil d’Ariane !
Mais la surprise est plutôt bonne, on y retrouve le Starck qu’on aimait, décalé, roi du contrepied et de l’imagination qui pétarade. Celui qui ne craint ni le mélange des genres, ni les dérapages incontrôlés d’une idée à la minute. Voilà, moi ça me plaît, car cela vous sort la tête de l’eau pour la soirée, et c’est déjà ça.
On peut pleurer des heures le Paris popu, mais ne faisons pas la fine bouche
Côté assiette, un bref coup d’œil au menu (Carpaccio, Navarin d’Agneau, Club Sandwich, Antipasti, Penne…) et surtout à la mention « La carte définitive supervisée par Mr Alain Senderens sera proposée vers le 15 novembre » nous a fait illico migrer vers le bar luminescent où un barman british aux cheveux longs et lunettes à la Gilbert et George, fort délicieusement secondé par une belle aux yeux de biche, a perforé nos papilles de compositions Gin-Amaretto et Vodka-Concombre.
On a bien fait de lui laisser la roue libre… C’est un régal.
Alors franchement, même si on pourrait pleurer des heures sur le Paris popu qui disparaît sous les assauts-bobo, difficile de faire la fine bouche. Des chambres à 79€, iMacs à tous les étages, literie de luxe, cocktails à 12€, de la faune arty cosmopolite, un joyeux mélange sans étiquette et l’impression troublante d’un concentré d’époque entre Les enfants de Don Quichotte et la clique du Baron.
Mais encore faut-il que la clientèle joue le jeu et qu’elle vienne ici pour les autres et pas pour soi. Ce n’est pas encore gagné mais c’est jouable.
En tout cas, on y reviendra fin novembre lécher l’assiette made in Senderens et relever les compteurs de la fréquentation. Et je vous dirai tout.
► Des photos du Mama Shelter sur Facebook.
► Mama Shelter 109, rue de Bagnolet, Paris XXe - Tél. : 01-43-48-48-48 - 30€ à la carte (temporaire), ocktails à 12 € (l’affaire du moment).
Photos : la salle et le bar du Mama Shelter (Thierry Richard).
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*_* à 5 min top chrono de chez moi... bon je vais quand même attendre d’avoir un plus de sous pour aller goûter tout ça ^^




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