Chez Remy Cattelain

Les dessins de Rémy Cattelain

La France revient dans le giron de l'OTAN

Rémy Cattelain
Dessinateur
Publié le 11/03/2009 à 19h10


Dessin de Rémy Cattelain

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  • 5 réactions
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  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 23h56 le 11/03/2009
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    MdR ! je ne vais quand même pas donner raison au Benoit le XVIe sur les amours gays ?
    Enfin, juste pour ce couple là, je veux bien d’une seule exception.

     ; -))))

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 00h02 le 12/03/2009
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    OTAN en emporte le vent...

  • harpo59130
    • Posté à 12h34 le 12/03/2009
    • Internaute 6442

    ah ! la grande camaraderie entre anciens combattants !

  • Désinscrit le 15-7
    • Posté à 14h09 le 12/03/2009
    • Internaute 992
      nc
  • Rezonor
    Rezonor
    Collectif
    • Posté à 04h26 le 14/03/2009
    • Internaute 63987
      Collectif

    Contrairement aux critiques de l’hyper-droite (pour un faire joli pendant de cheminée à l’ultra-gauche) synthétisées par le discours frontiste du moment, qui se lamente sur une hypothétique perte d’indépendance nationale : ressassant en réalité une litanie de vaines déplorations au sujet de l’autonomie perdue, de longue date, sur le front technologique (c’est un autre débat), le citoyen devrait s’inquiéter de cette manière nouvelle - assez contournée mais habile - de mobiliser les régiments ’Suisses’ aux nez et à la barbe de la représentation nationale, de la part d’un gouvenrement en apparence de plus en plus tenté par le recours à l’action musclée en réponse à son impopularité croissante (c’est peu de le dire).

    Tous les régimes forts ont eu à cœur d’entretenir des troupes étrangères pour sécuriser le cœur du réacteur : ce lieu symbolique du pouvoir recouvrant souvent la personne des gouvernants eux-mêmes. Ainsi Rome (l’empereur) avait-elle sa garde prétorienne - l’expression est restée, composée de barbares germains et Marie-Antoinette aimait ses ’Suisses’. La différence de culture et de langue constitue un obstacle sérieux à l’apitoiement du centurion sensé égorger du plébeïen romain un peu retors. Cet obstacle a été la garantie du pouvoir. Il n’a pas empêché le sac de Rome ; il l’a retardé longuement. Il n’a pas sauvé Marie-Antoinette non plus mais a fait couler le sang plus que nécessaire. Ce mécanisme bien rôdé par l’histoire reste pernicieux.

    L’administration de l’Otan en faisant des membres intégrés à son commandement intégré, les pièces d’un dispositif par définition inviolable rend les souverainetés de dits membres précieuses. Pour des raison de continuité de sa propre sécurité, l’Otan privilégie le continuum des souverainetés de ses partenaires qui remplace donc ’subrepticement’ leur légitimité. Les empires ne fonctionnent pas autrement avec leur marches.

    Aussitôt qu’une ’menace’ intérieure : un désir de modification constitutionnelle substantielle par exemple, tendrait à se manifester dans l’une des parties de cet ensemble et qu’il peut être (et le sera) présenté-ressenti comme potentiellement dommageable pour l’ensemble du commandement, l’Otan se trouvera dans l’obligation fonctionnelle de prêter main-forte au gouvernement contestée et/ou contestable dans son périmètre. Le tour est joué.

    Viendront à la rescousse, pour ’aider à régler’ des problèmes ’internes’ des régiments parfaitement indifférent à l’argumentation ’regionale’ (locale) pour reprendre un terme utilisé dans la vision atlantiste de la géopolitique assez éloignée de l’Europe des peuples.

    La réintégration dans l’Otan représente un risque important d’ouvrir la porte à un traitement de problèmes politiques ou sociaux d’importance sur le mode d’opérations de police interne selon un modèle déjà fourni par le conflit algéro-français. Selon la phraséologie en vigueur pendant la guerre d’indépendance algérienne, les politiciens de métropole considéraient cette guerre comme une opération de maintien de l’ordre.

    Voilà l’effet : oublier Guelma et sur-dramatiser Sétif pour justifier l’envoi de parachutistes déguisés en médiateurs culturels dans les villayas. Quand la villaya sera celle de Bourges et que les paras parleront tchèque, la ferveur atlantisme diminuera considérablement.

    Je parle des paras tchèques par référence croisée avec le fonctionnement du pacte de Varsovie lorsque le printemps de Prague fut normalisé par ses amis tankistes russophones.

    Avant de signer pour l’Otan, visionnons une nouvelle fois, le convoi funèbre de Ian Palach filmé par Depardon. Les russes venaient de sauver le pouvoir tchèque du ’chaos’ et la liesse n’était pas générale.

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