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Spielberg à Paris : mon compte-rendu en dessin

Olivier Lascar
journaliste et illustrateur
Publié le 12/01/2012 à 11h49

J’étais à la conférence de presse de Steven Spielberg, venu parler à Paris de son nouvel opus, « Cheval de guerre » (ça sort le 22 février). C’est un film situé pendant la Première Guerre mondiale, assez bizarroïde. Il mélange en effet une histoire sentimentale, limite sirupeuse (« Albert aime son cheval – son cheval est vendu à la cavalerie anglaise – Albert retrouvera-t-il son cheval ? ») à une représentation plutôt crue du conflit ; le film culmine en une scène dans les tranchées assez tourneboulante et il vaut d’être vu rien que pour elle !

Quoiqu’il en soit, c’est un Spielberg détendu, portant casquette comme un gentleman farmer, qui a répondu avec patience et humour aux questions des journalistes. Voilà ce que j’en ai retenu !


Spielberg présente, à Paris, son « cheval de guerre » à la presse (Dessin d’Olivier Lascar)

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  • A déménagé le 9-4-2012
    A déménagé le 9-4-2012
    Explore l'indéterminé
    • Posté à 21h28 le 12/01/2012
    • Internaute 22643
      Explore l'indéterminé

    Sur le nombre de plans et le montage : une erreur pour lui, mais pas forcément en soi.

    Chaplin et Eisenstein tournaient délibérément plusieurs fois le même plan, souvent avec plusieurs caméras. Eisenstein, surtout, tout en ayant une vision de ce qu’il voulait, pensait que l’art du cinéma se jouait à la table de montage. Il a évolué et l’art du montage aussi, grâce à sa maîtrise du travail graphique préalable, acquise à partir de Que viva Mexico ! .

    Je suppose que, comme la plupart des cinéastes américains très visuels dans son genre, comme Georges Lucas, Spielberg prépare son tournage et son montage en amont, grâce à un story board très élaboré. C’est ça qui permet d’épuiser toutes les variantes et de choisir librement la meilleure solution avant le tournage (et même, dans le cas d’Eisenstein, avant la rédaction du scénario).

    L’opposition entre le rythme des plans et le contenu des plans est complètement dépassée depuis Eisenstein (mais tout le monde ne le sait pas, apparemment) !

    • Homere elmero
      Homere elmero répond à A déménagé le 9-4-2012
      communiste primitif
      • Posté à 01h52 le 14/01/2012
      • Internaute 87706
        communiste primitif

      « L’opposition entre le rythme des plans et le contenu des plans est complètement dépassée depuis Eisenstein (mais tout le monde ne le sait pas, apparemment) ! »

      Merde, j’ignorais cela... quel idiot je fais. Depuis Eisenstein donc... les grands débuts du cinema relativiste généralisé ?

      • Cannibal Ferox-
        Cannibal Ferox- répond à Homere elmero
        mangeur de chouineur
        • Posté à 07h52 le 14/01/2012
        • Internaute 159072
          mangeur de chouineur

        Mais alors, que dire des plans séquences des films de Max Pécas dans lesquels l’absence de rythme le dispute à l’inanité du contenu ?

         1 autres commentaires
      • A déménagé le 9-4-2012
        A déménagé le 9-4-2012 répond à Homere elmero
        Explore l'indéterminé
        • Posté à 11h11 le 14/01/2012
        • Internaute 22643
          Explore l'indéterminé

        Je vous remercie beaucoup de l’intérêt assidu que vous portez à mes commentaires, cela fait du bien de rencontrer des gens qui cherchent à faire avancer la discussion sans aucun parti pris personnel.

        Je parlais évidemment de ceux qui sont supposés savoir : les réalisateurs, comme Spielberg, par exemple.

        Quant à Eisenstein comme représentant « des grands débuts du cinéma relativiste généralisé », là vous m’en bouchez un coin et j’aimerais en savoir plus. Merci d’éclairer ma lanterne.

         
        • Gérard_Manhut_Aussichot
          • Posté à 11h33 le 14/01/2012
          • Internaute 167544

          Vous devriez lui téléphoner directement, à Spielberg, pour lui expliquer comment on réalise les films.
          Je suis sur que ça l’interesserait beaucoup de bénéficier de votre expertise en la matière.

          Quand à Eisenstein etc..., il faut reréfléchir, ça va finir par arriver.
          Et si ça n’arrive pas, c’est foutu, il ne restera plus que les blagues à Toto ou Bigard pour que vous compreniez.

          • A déménagé le 9-4-2012
            A déménagé le 9-4-2012 répond à Gérard_Manhut_Aussichot
            Explore l'indéterminé
            • Posté à 11h44 le 14/01/2012
            • Internaute 22643
              Explore l'indéterminé

            Donc, il n’est plus permis de critiquer les propos d’un réalisateur de films, de discuter de sa vision du cinéma ? Du moment qu’il est reconnu et qu’il a tourné plein de films, il a raison ?

            Oui, j’ai du mal parfois à comprendre l’intention de certaines réponses. Mais je ne demandais pas à comprendre, mais à en savoir plus à propos d’une affirmation de votre compère...

            • Gérard_Manhut_Aussichot
              • Posté à 18h22 le 14/01/2012
              • Internaute 167544

              Ah, mais vous n’avez pas critiqué ou discuté.
              Vous avez affirmé péremptoirement, en le faisant passer pour un has-been, ce qui ressemble à de la suffisance ridicule comme le Duc de Bordeaux ressemble à son frére, son frère à son père etc...

              Et oui, il sait de quoi il parle, LUI....il n’a pas seulement relié la collection des Cahiers du Cinéma

              Pour Einsinstein, je ne peux plus rien pour vous. Passez vous un Bigard.

            • silversamourai
              silversamourai répond à A déménagé le 9-4-2012
              paranoia agent
              • Posté à 14h55 le 15/01/2012
              • Internaute 15954
                paranoia agent

              ...les réelles affirmations de Spielberg sont ses réalisations !

            • silversamourai
              silversamourai répond à A déménagé le 9-4-2012
              paranoia agent
              • Posté à 14h55 le 15/01/2012
              • Internaute 15954
                paranoia agent

              ...les réelles affirmations de Spielberg sont ses réalisations !

        12 autres commentaires
    • Gérard_Manhut_Aussichot
      • Posté à 10h51 le 14/01/2012
      • Internaute 167544

      (mais tout le monde ne le sait pas, apparemment) !

      tenez, cadeau, vous en avez besoin

    • Ryuu
      Ryuu répond à A déménagé le 9-4-2012
      Informaticien parisien
      • Posté à 13h08 le 15/01/2012
      • Internaute 28569
        Informaticien parisien

      « L’opposition entre le rythme des plans et le contenu des plans est complètement dépassée depuis Eisenstein (mais tout le monde ne le sait pas, apparemment) ! »

      Merde alors, il n’y a donc qu’une seule façon de faire du cinéma ? Bon, Steven, désolé, mais ça ne sert à rien de discuter, le cinéma a été codifié par un type qui est mort quand tu avais deux ans, tu ne peux rien y faire.

      Blague à part, il n’y a pas qu’une façon de faire du cinéma, et heureusement ! Spielberg a à sa disposition des tas de choses qu’Eisenstein n’avait pas, à commencer par 20 années de production cinématographique entre la fin de la carrière de l’un et le début de la carrière de l’autre comme référence, et tous les progrès technologiques auquel Eisenstein n’a jamais eu accès, qui ont également changés la façon dont tous les réalisateurs voient et font le cinéma.
      Pour le nombre de plans,aujourd’hui, si Spielberg peut dire « je me contente du minimum », c’est parce que son expérience (45 ans de métier, grosso modo le double d’Eisenstein, mais encore un peu moins que Chaplin) couplé aux technologies modernes font qu’il sait qu’il n’a pas besoin de plus, puisque dans le pire des cas il pourra rattraper les erreurs sur ordinateur au montage. D’ailleurs il admet une évolution personnelle à ce sujet, ce qui prouve qu’au moins, lui n’est pas figé.
      Pour ce qui est du rythme des plans, il suffit d’aller au cinéma pour voir que, très récemment, dans les films américains, nous avons des réalisateurs qui usent et abusent des plans très courts, trop courts, confus, souvent filmés façon « caméra à l’épaule », pour donner cette émotion, ce sentiment d’action frénétique (mes meilleurs ( ? plus mauvais plutôt) exemples seraient Michael Bay, ou les derniers James Bond, pour ne citer que la production américaine). Spielberg s’inscrit, à cet égard, dans le même cadre que Lucas ou Cameron : une image spectaculaire à la mise en scène très travaillée.

      • A déménagé le 9-4-2012
        A déménagé le 9-4-2012 répond à Ryuu
        Explore l'indéterminé
        • Posté à 13h48 le 15/01/2012
        • Internaute 22643
          Explore l'indéterminé

        Merci de cette réponse bien intéressante ! Bien sûr le caractère « péremptoire » de mon intervention, vous l’avez compris, ne visait à rien d’autre qu’à provoquer une discussion.

        Une précision : je ne parle évidemment pas de la façon dont Spielberg fait du cinéma, mais de la façon dont il en parle, tel que rapporté par Lascar...

        Cela dit, je maintiens que cette opposition est dépassée, justement parce qu’elle correspond à mon avis à un débat qui visait à établir une « vérité » du cinéma : le trop fameux « montage interdit » de Bazin (évidemment lu d’une façon réductrice). Il se trouve qu’en effet, un certain usage du « rythme » destiné à bombarder le spectateur de façon assez hystérique redonne à cette opposition un semblant d’actualité. Mais de quel « cinéma » parle-t-on ?

        Tenez, j’aurais pu prendre comme exemple les propos de Béla Tarr, dans cette émission de France Culture, où le journaliste pose précisément une question complètement rhétorique, fondée sur cette opposition et où les réponses du cinéaste sont assez savoureuses.

        Je ne vous cache pas que Spielberg n’est pas pour moi une référence ! C’est partial ? Oui, et alors ! Si on ne peut se montrer sceptique sur la valeur artistique d’un réalisateur, eût-il 45 ans de métier (combien de faiseurs de séries Z ne pourraient en dire autant ?) et fût-il invité à la cinémathèque (c’est le cas, mais j’ai justement des réserves sur sa programmation)... Sinon, je ne sais plus ce que c’est qu’un débat : on est dans l’argument d’autorité, non ?

        Sauf votre respect (vous semblez être de la partie) je suis aussi assez sceptique sur le bénéfice réel des nouvelles techniques en matière de renouvellement artistique. Je pense même de plus en plus que les questions artistiques de fond en sont assez largement indépendantes, même au cinéma. Ainsi, Eisenstein, par exemple, a peut-être encore beaucoup de choses à nous apprendre, y compris sur l’usage du montage numérique...

        Pour conclure, un cinéaste comme Eisenstein a beaucoup évolué en peu de films (il aurait sûrement aimé en faire plus, mais il a compensé en écrivant beaucoup), entre La Grève et Ivan le Terrible ! Et justement, je trouve qu’il ne s’est pas laissé enfermer dans le « montage court » et que sa vision du cinéma est beaucoup plus ouverte que le « standard » actuel (la monoforme, dit Watkins) auquel je trouve que Spielberg contribue.

         
        • Ryuu
          Ryuu répond à A déménagé le 9-4-2012
          Informaticien parisien
          • Posté à 14h41 le 15/01/2012
          • Internaute 28569
            Informaticien parisien

          Tout d’abord, je tiens a préciser que je ne suis pas de la partie : mon commentaire tiens plus du propos de spectateur lambda (ou en tout cas un minimum éclairé, mais vraiment le minimum) que du fan.

          Tout d’abord, pour moi, Spielberg ne peut être qu’une référence. Par là, j’entends : on aime ou on aime pas, mais son travail mérite l’étude et la discussion. Il a signé des films qui, à l’époque de leur sortie, ont été considérés comme des chefs-d-oeuvres, mais aussi des films bien plus oubliables. Pour citer un autre exemple, j’évoquerai Tim Burton : il est évidement une autre référence du cinéma contemporain, et je ne vais pas lui retirer ça même si je suis totalement hermétique à son sens si particulier de l’esthétisme.

          Pour les nouvelles techniques dans le renouvellement artistique, je suis par contre en désaccord avec vous. La technique apporte forcément de nouveaux moyens de s’exprimer, sinon les arts n’évolueraient pas, et les plus anciens comme la peinture ou la musique seraient figés dans leur forme depuis des siècles, ce qui n’est pas le cas. Cependant, et là est le risque, la technique (qui est la forme) ne doit jamais primer sur le fond (qui est la narration), et cela beaucoup ont tendance à l’oublier. En ce sens, en effet, il aurait été évidement très intéressant de voir ce qu’Eisenstein aurait fait avec du matériel de montage numérique, comme savoir ce qu’aurait fait De Vinci avec photoshop ou Vivaldi avec un synthétiseur.

          Enfin, le « standard actuel » du cinéma, comme vous dites, est principalement dû, non pas aux réalisateurs, mais à ceux qui financent, qui cherchent inlassablement le profit garantit et refusent les expériences novatrices mais risquées. La faiblesse des réalisateurs est évidemment de se soumettre à ces règles mais, sans financement, très peu osent défier le système. A cet égard, je soulignerai l’immense plaisir que j’ai eu à voir le succès de The Artist, qui a réussi le pari audacieux d’être un film totalement décalé par son format, et qui a été récompensé pour cela, preuve qu’un bon film n’a pas forcément besoin de se soumettre au standard mais, surtout ! , preuve que la critique et le public savent reconnaitre la qualité de tels films.

          • A déménagé le 9-4-2012
            A déménagé le 9-4-2012 répond à Ryuu
            Explore l'indéterminé
            • Posté à 15h42 le 15/01/2012
            • Internaute 22643
              Explore l'indéterminé

            Moi aussi, je suis un spectateur lambda. Je me demandais juste si, en tant qu’informaticien, vous ne travaiillez pas dans le montage numérique...

            « Cependant, et là est le risque, la technique (qui est la forme) ne doit jamais primer sur le fond (qui est la narration) » : situer la forme du côté de la technique et le fond, du côté de la narration, c’est déjà un parti pris très fort, dans lequel beaucoup de cinéastes, dont ceux que je préfère, ne se reconnaîtront absolument pas ! Sinon, je suis d’accord. D’ailleurs, mes doutes sur l’apport de la technique ne visent pas à nier qu’elle peut être source de création artistique. Mais j’ai de plus en plus tendance à opter pour l’idée que ces capacités de la technique ne se révèlent que si le cinéaste cherche à résoudre certains problèmes de forme en soi pour lesquels il va devoir trouver des solutions techniques.

            Eisenstein, derechef, a posé des questions de forme, par exemple sur le montage en général, qu’il a précisément détachées des contraintes technique de son temps (anticipant parfois sur des techniques à venir, comme le 3D). Il est possible qu’en le relisant on pourra faire passer les nouvelles techniques de simples moyens à gagner du temps, de l’argent et faire des effets spéciaux à des sources d’invention artistique.

            Mais, pour Spielberg, on ne peut évidemment nier que ses films soient « bien faits ». Quant à leur intérêt artistique, par-delà le divertissement, il est fort discuté. Personnellement, un film de Spielberg, je le vois une fois. Les films que j’aime, je peux les reprendre un nombre de fois indéfini.

            De plus, si je suis entièrement d’accord sur l’interférence excessive de la recherche du profit, je pense que tous les cinéastes ne sont pas neutres (Spielberg peut-être bien moins que beaucoup), loin de là, et il y a aussi des producteurs qui font métier de défendre justement un tout autre cinéma. Il y a eu des périodes très différentes d’aujourd’hui (le « nouvel hollywood, par exemple).

            • Ryuu
              Ryuu répond à A déménagé le 9-4-2012
              Informaticien parisien
              • Posté à 16h42 le 15/01/2012
              • Internaute 28569
                Informaticien parisien

              En tant qu’informaticien, mon domaine est plus le jeu vidéo (que j’ai effectivement étudié du côté réalisation) que le cinéma. Je n’ai jamais étudié formellement les problématiques de mises en scènes en tant que telles.

              Quand je dis que la technique est la forme et la narration le fond, j’exprime par là ma vision personnelle du problème : on peut utiliser toutes les techniques que l’on veut, ce n’est pas la technique en tant que telle qui fait le film, sinon on a un problème. La grande mode actuelle consistant à mettre de la 3D partout, par exemple. Un film n’est pas mieux parce qu’il est en 3D, alors qu’il peut être mieux s’il exploite correctement la 3D. A ce titre, je citerai par exemple Avatar, le film qui a lancé le boom du « tout 3D » : photographie superbe, technique parfaite, très peu à dire sur la forme. Sur le fond, l’histoire est tellement bateau que le film n’a aucun intérêt. L’avenir nous dira si l’on retiendra ce film ou non.

              Pour en revenir à Spielberg, l’intérêt artistique de ses films est évidement à replacer dans plusieurs contextes, notamment « qu’est-ce que l’art » et « quel contexte historique », car cela joue beaucoup aussi. Spielberg est évidemment connu pour des films divertissants (comme par exemple les Indiana Jones, qui sont aujourd’hui des références absolues du cinéma d’aventure), qui s’inscrivait parfaitement dans le contexte historique de leur sortie : le nouvel élan du film d’aventure, dans la lignée de Star Wars.
              Il a ensuite fait des films d’actions qui ont révolutionnés (voire établi) le thème du film de catastrophe d’origine animale (Les dents de la mer, Jurrassic park).
              Le récent ’super 8’ était également un hommage aux films fantastiques du réalisateur, avec en référence évidente E.T. et rencontre du 3eme type, deux autres classiques dans leur catégorie.
              Mais il est également connu pour des films de guerre (Il faut sauver le soldat Ryan), ou des drames historiques (la couleur pourpre, La liste de Schindler), qui sont bien moins du côté « divertissant » que du côté « dramatique ».
              Tous ces films ont en commun, en plus d’avoir une histoire forte (c’est à dire, un fond intéressant, adapté au genre), d’avoir une technique et une réalisation également forte, pas forcément révolutionnaire, mais qui a su marquer les esprits et, par la même occasion, a permis de marquer certains codes propres à ces genres. Et pour cela, la qualité artistique de ces œuvres est à mon sens indéniable.

              • A déménagé le 9-4-2012
                A déménagé le 9-4-2012 répond à Ryuu
                Explore l'indéterminé
                • Posté à 19h07 le 15/01/2012
                • Internaute 22643
                  Explore l'indéterminé

                Soit, je comprends. Merci pour cet échange intéressant. : -)

        4 autres commentaires
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