Spielberg à Paris : mon compte-rendu en dessin
J’étais à la conférence de presse de Steven Spielberg, venu parler à Paris de son nouvel opus, « Cheval de guerre » (ça sort le 22 février). C’est un film situé pendant la Première Guerre mondiale, assez bizarroïde. Il mélange en effet une histoire sentimentale, limite sirupeuse (« Albert aime son cheval – son cheval est vendu à la cavalerie anglaise – Albert retrouvera-t-il son cheval ? ») à une représentation plutôt crue du conflit ; le film culmine en une scène dans les tranchées assez tourneboulante et il vaut d’être vu rien que pour elle !
Quoiqu’il en soit, c’est un Spielberg détendu, portant casquette comme un gentleman farmer, qui a répondu avec patience et humour aux questions des journalistes. Voilà ce que j’en ai retenu !
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Sur le nombre de plans et le montage : une erreur pour lui, mais pas forcément en soi.
Chaplin et Eisenstein tournaient délibérément plusieurs fois le même plan, souvent avec plusieurs caméras. Eisenstein, surtout, tout en ayant une vision de ce qu’il voulait, pensait que l’art du cinéma se jouait à la table de montage. Il a évolué et l’art du montage aussi, grâce à sa maîtrise du travail graphique préalable, acquise à partir de Que viva Mexico ! .
Je suppose que, comme la plupart des cinéastes américains très visuels dans son genre, comme Georges Lucas, Spielberg prépare son tournage et son montage en amont, grâce à un story board très élaboré. C’est ça qui permet d’épuiser toutes les variantes et de choisir librement la meilleure solution avant le tournage (et même, dans le cas d’Eisenstein, avant la rédaction du scénario).
L’opposition entre le rythme des plans et le contenu des plans est complètement dépassée depuis Eisenstein (mais tout le monde ne le sait pas, apparemment) !




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