Chez Pierre Polard

On peut remettre en cause la forme actuelle du capitalisme sans forcément s’inspirer de la Corée du Nord

« Accord historique » sur le travail : peut-on même parler d’un accord ?

Pierre Polard
Membre du Conseil National du Parti Socialiste - Motion 4
Publié le 16/01/2013 à 11h34
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Le 27 décembre 2012, François Hollande affirmait que 2013 devait être l’année de la « grande bataille de l’emploi ».

C’est à l’aune de cet objectif majeur que doit être jugé l’« Accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013 pour un nouveau modèle économique et social au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés » (ouf !).

Peut-on vraiment parler d’un « accord historique », comme le fait Laurence Parisot, présidente du Medef ? Peut-on même parler d’un « accord », alors qu’il n’a été signé que par seulement trois organisations syndicales (CFTC, CGC et CFDT), alors que deux syndicats et non des moindres (CGT et FO) le jugent « inacceptable » ?

Intéressons-nous au contenu de l’accord, composé de 28 articles.

1

La taxation des CDD : limité

La « taxation » des contrats à durée déterminée (article 4) est présentée comme la concession majeure du patronat. Il s’agissait en particulier d’une pierre d’achoppement avec la CFDT.

Désormais les CDD de « surcroît d’activité » de moins de trois mois font l’objet d’une majoration de la part patronale des cotisations chômage. Cette majoration sera limitée pour les secteurs d’activité où il est « d’usage » de recourir au CDD.

Sont exclus de ces dispositions les contrats saisonniers et les « contrats conclus pour une tâche précise et temporaire », ainsi que… l’intérim, pourtant grand pourvoyeur de contrats précaires.

Au final, cette « concession » du patronat laisse dubitatif quant à sa portée réelle. D’autant plus que le surcoût global de la mesure (110 millions d’euros, selon un premier chiffrage) est plus que compensé par l’exonération pendant trois mois de cotisations patronales d’assurance chômage lors de l’embauche en CDI d’un jeune de moins de 26 ans (150 millions d’euros).

2

Temps partiel : nouvelles négos nécessaires

Concernant les temps partiels (article 11), le texte prévoit de porter le minimum d’heures de 20 heures à 24 heures hebdomadaires, « lissées sur tout ou partie de l’année ». Avec « des dérogations possibles si les horaires de travail sont réguliers » et pour les « salariés des particuliers employeurs ou des salariés âgés de moins de 26 ans et poursuivant leurs études ».

De plus les « modalités d’exercice du temps partiel » (périodes d’interruption, délai de prévenance, répartition du travail dans la semaine…) devront faire l’objet de nouvelles négociations.

3

Couverture santé, assurance chômage, formation

Les deux autres mesures emblématiques de la sécurisation des parcours professionnels à savoir la « généralisation de la couverture complémentaire des frais de santé » (article 1) et la « création de droits rechargeables à l’assurance-chômage » (article 3) devront également faire l’objet de nouvelles négociations.

La couverture santé doit voir le jour au plus tard le 1er janvier 2016.

S’agissant des droits à l’assurance-chômage, « les partenaires sociaux veilleront à ne pas aggraver ainsi le déséquilibre financier du régime d’assurance chômage ». Plus facile à dire qu’à faire…

La mise en place du compte personnel de formation (article 5), qui n’apporte pas grand-chose par rapport au Droit individuel à la formation (DIF), est quant à elle « conditionnée à un accord sur ses modalités de financement entre les partenaires sociaux, les régions et l’Etat, qui engageront une concertation sur ce sujet dans les plus brefs délais ».

4

Flexibilité

Si le volet « sécurisation des salariés » est largement tributaire de négociations ou de concertations futures, l’accord du 11 janvier est beaucoup plus précis et concret sur le volet « flexibilité ». Ainsi l’article 20 prévoit une nouvelle possibilité de licenciement collectif pour motif économique dans les entreprises d’au moins 50 salariés.

Les modalités pourront désormais en être fixées par « un document produit par l’employeur et homologué par le Direccte [Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi] ».

Après avis du comité d’entreprise, l’administration aura 21 jours pour se prononcer sur le document qui « précise le nombre et le calendrier des réunions des instances représentatives du personnel, les délais de convocation, la liste des documents à produire ainsi que le projet de PSE », sans quoi le document sera réputé homologué. Vite fait, bien fait !

L’article 18 institue les « accords de maintien dans l’emploi » permettant, en contrepartie de l’engagement de limiter les licenciements, à une entreprise en difficulté de conclure un accord majoritaire pour « ajuster » temps de travail et rémunérations pendant deux ans.

Une réflexion sera engagée par les partenaires sociaux sur les « mesures envisageables pour atténuer les effets d’une éventuelle baisse du salaire net de base ». Compte tenu de la situation économique, il y a fort à parier que « l’éventualité » de baisses de salaire se concrétise !

L’article 15, quant à lui, traite de la « mobilité interne » et permettra de faciliter les restructurations (« changements de poste ou de lieux de travail au sein de la même entreprise »). La mobilité interne à salaire et niveau de qualification égaux deviendrait obligatoire si un accord de l’entreprise le prévoit. En cas de refus, cela conduira à un licenciement pour motif personnel.

Que conclure ?

Les avancées en matière de sécurisation des salariés paraissent d’une portée assez limitée (taxation des CDD, temps partiel) et certaines d’entre elles ne verront le jour que dans quelques mois, voire quelques années (complémentaire santé, assurance-chômage, formation). Elles ne seront donc pas d’un très grand apport pour la bataille de l’emploi qui se jouera en 2013.


Du pain sur la planche (Cogdogblog/Flickr/CC)

Quant aux mesures de flexibilité, si certaines d’entre elles donnent un cadre à des pratiques qui existaient déjà, elles ne permettent certainement pas de rééquilibrer les négociations entre salariés et employeurs. Dans un contexte de chômage de masse, ces négociations ne peuvent qu’être défavorables aux salariés.

Le très libéral Wall Street Journal y voit même une victoire pour les employeurs français dans la mesure où l’accord permet d’assouplir le temps de travail et les rémunérations. Il tempère cependant en notant que la baisse du chômage n’est pas pour autant assurée.

Les perspectives plutôt sombres en matière de croissance risqueraient même de l’aggraver, car « bien que le fait d’ajuster les règles du marché du travail peut soutenir la création d’emploi à moyen-terme, cela ne créé pas nécessairement des emplois à courts terme, et peut même avoir l’effet inverse, préviennent des économistes ».

Accord hors-sujet

Au final, cet accord ne permet pas de répondre à l’urgence de la situation (l’Unedic prévoit 178 800 chômeurs en plus en 2013). Il ne permet pas non plus de répondre aux attentes des plus de cinq millions de personnes inscrites à Pôle emploi, ainsi qu’à celles des travailleurs pauvres et précaires. Bref, il est hors-sujet par rapport à la grande bataille de l’emploi de 2013.

A moins que ce texte n’agisse comme l’étincelle qui met le feu aux poudres (ce qui est toujours possible en temps de crise), il est peu probable qu’il suscite de fortes réactions parmi les salariés. En effet, il ne comporte pas de mesures emblématiques fortes qui pourraient être considérées comme des « chiffons rouges » (comme le Contrat première embauche en son temps).

On peut le regretter, mais ce texte sera vraisemblablement transcrit fidèlement dans un projet de loi comme l’a d’ailleurs demandé François Hollande. Sans doute quelques amendements tenteront de corriger tel ou tel point, mais sauf à déjuger l’expression du « dialogue social », l’architecture générale de l’accord sera conservée, quoiqu’en disent certains députés socialistes.

Tout ou presque reste à faire

Au sein du Parti socialiste, les militants de la Motion 4 « Oser. Plus loin, plus vite », proposent la mise en place d’Etats généraux de l’innovation et de l’emploi. Pour donner envie aux partenaires sociaux d’aller plus loin et plus vite dans la lutte contre le chômage et la précarité, organisons au niveau national et dans chaque région des Etats généraux de l’emploi pour « tout mettre sur la table » et montrer que l’innovation est possible pour sortir du chômage de masse. Y aura-t-il 400 000 chômeurs de plus d’ici deux ans ou 400 000 de moins ?

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  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 11h56 le 16/01/2013
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    Tiens un socialiste lucide
    Aujourd’hui Renault vient de saluer à sa façon « l’accord historique »
    et meme, Montebourg s’en réjouit

    • Turlu Tutu
      Turlu Tutu répond à jyeden
      Indépendant
      • Posté à 12h35 le 16/01/2013
      • Internaute 197323
        Indépendant

      A gauche, on aime cracher dans la soupe, et d’ailleurs cela fait partie de l’idéologie elle-même, puisqu’au final on a tout dit et son contraire : quel que soit le sujet, quelles que soient les réalités, quelle que soit la suite de l’histoire, la gauche a eu raison, il y a toujours eu quelques « camarades » pour avoir porté l’idée qui s’impose...

      • jyeden
        jyeden répond à Turlu Tutu
        khmer vert ( age des caverne, (...)
        • Posté à 13h02 le 16/01/2013
        • Internaute 20631
          khmer vert ( age des caverne, (...)

        c’est nimp’ ton truc , ça veut dire que dans tous les cas la gauche à tort ?
        c’est torgada comme rhetorique
        le degré zéro de la « pensée » mornave

      • Bernardo Z
        Bernardo Z répond à Turlu Tutu
        Europe ? Salope ! Tu t'es (...)
        • Posté à 20h32 le 16/01/2013
        • Internaute 196411
          Europe ? Salope ! Tu t'es (...)

        Hors sujet ! Moi on m’a censuré trois pseudos pour ça !

      • La luciole
        La luciole répond à Turlu Tutu
        Inspecteur de nuages
        • Posté à 23h52 le 16/01/2013
        • Internaute 113252
          Inspecteur de nuages

        « A gauche, on aime cracher dans la soupe... »
        Je le reconnais volontiers, surtout quand il n’y a que de la flotte ! Même pas 3 haricots dedans comme celle servi hier par le medef. (image bien sûr !)

    • Nemed
      Nemed répond à jyeden
      • Posté à 15h34 le 16/01/2013
      • Internaute 60703

      C’est juste le plus important accord sur le travail qu’il y ait eu depuis 40 ans.

      Et cela par la négociation en plus, chose qui ne se faisait plus depuis de nombreuses années. Pas de forcing du gouvernement, pas de manifestations des syndicats.

      Voila ce que dit un vrai citoyen lucide.

      • shaher
        shaher répond à Nemed
        pas du matin...
        • Posté à 15h40 le 16/01/2013
        • 173753
          pas du matin...

        Citoyen lucide qui se dit aussi qu’une minorité (CFDT, CGC, CFTC) engage par sa signature la majorité. Qui fait ses comptes et constate qu’il se fait baiser.
        Ca finira en forcing du Parlement ou en manifestations des syndicats.

         
        • nicolas.boulay
          nicolas.boulay répond à shaher
          ingé
          • Posté à 16h49 le 16/01/2013
          • Internaute 94389
            ingé

          Avant de commencer la CGT avait dis qu’elle ne signerait pas.

          • shaher
            shaher répond à nicolas.boulay
            pas du matin...
            • Posté à 16h56 le 16/01/2013
            • 173753
              pas du matin...

            ... le texte en l’état. En effet, il était issu du medef.
            La CFDT disait la même chose.

            • nicolas.boulay
              nicolas.boulay répond à shaher
              ingé
              • Posté à 17h00 le 16/01/2013
              • Internaute 94389
                ingé

              On commence pas un dialogue en commençant par dire à l’autre d’aller se faire foutre.

              C’est un dialogue avec le medef, la partie flexibilité vient forcément de lui. D’ailleurs, les entreprises et surtout les PME pourrait aussi avoir besoin d’une flexisécurité, contre les impôts qui vont bien évidement.

              • shaher
                shaher répond à nicolas.boulay
                pas du matin...
                • Posté à 17h55 le 16/01/2013
                • 173753
                  pas du matin...

                Peut-être... ou pas. Nombreux sont ceux qui notent que les dérégulations du code du travail n’ont jamais apporté les bienfaits en terme d’emploi.
                En attendant, je répète : la CFDT disait la même chose : qu’elle ne signerai pas çà en l’état. Quant au texte de base, il n’est pas anodin : on sait en sciences cognitives l’influence de la proposition de départ sur le résultat d’une négociation. C’est le biais d’ancrage. La même négo, sur la base d’un premier texte issu de la CGT aurait donné un tout autre résultat.

                N’importe comment, l’accord est caduque :
                - soit on admet le vote « par ordre » (3 syndicats sur 5 suffisent à valider quelles que soient leur représentativité), et la méthode est mauvaise : la République ne saurait reconnaître ce type de scrutin.
                - soit on admet le vote « par tête », et la barre des 50% n’est pas atteinte : la négociation a échoué.

        4 autres commentaires
      • La luciole
        La luciole répond à Nemed
        Inspecteur de nuages
        • Posté à 23h19 le 16/01/2013
        • Internaute 113252
          Inspecteur de nuages

        Lucide ?
        Pas trop. Le patronat (aidé par la CFDT, CFTC) vient de signer le transfert de l’assurance maladie du public vers le privé. c’est effectivement un accord historique. Historique, mais pas dans le bon sens.

  • amarré
    • Posté à 11h59 le 16/01/2013
    • 174877

    « Au final, cet accord ne permet pas de répondre à l’urgence de la situation » : des états généraux oui ? Par quel miracle ?
    C’est pourtant simple : interdiction des licenciements !

  • pmithrandir
    pmithrandir
    http://www.jaiuneidee.net
    • Posté à 12h13 le 16/01/2013
    • Internaute 90097
      http://www.jaiuneidee.net

    C’est assez interressant de lire votre analyse, parce que quelque soit votre avis sur l’accord, vous espérez des effets a court trme, quitte a prendre une autre solution, plutot que des effets a long / moyen term.
    Je suis dans l’idée diametralement opposée puisque je suppose qu’il est plus facile pour les familles de survivre, et on parle bien de survie, pendant 1 ou 2 ans en sabrant les dépenses, si au bout on a une amélioration substancielle.

    Le court terme, c’est la prime à l’emploi, qui fonctionnerait comme la prime à la casse, on créérait un effets d’aubaine, aussitot perdu une fois la mesure terminée.

    Dans cet accord, je vois plusieurs choses :
    - on se met plus en conformité avce les mentalités des autres pays par rapport à un emploi rémunéré, indémnisé en cas de rupture, mais pas garanti.
    - on fait porter sur l’état la responsabilité de garantir l’emploi en général ainsi que le niveau de vie dans les période inter emploi, en abandonnant la lutte pour chaque emploi. bref, on accepte de perdre 2000 emplois en favorisant la création de 2000 autres emplois dans un autre domaine. Auparavant, on était arque-bouté sur l’idée qu’il fallait empêcher la suppression des emplois, chose stupide car hors de la responsabilité de l’état. L’état a aussi le pouvoir de demander plus de taxes pour financer ces avancées, et c’est en autre le sens de la taxation des CDD.(on taxe quand même ceux qui pose le plus problème, rien ne sert de taxer l’emploi qui est vraiment a durée limitée, il faut taxer celui a durée illimitée qui est soumis a un CDD.)

    Je trouve que l’on évolue aussi sur la méthode. Les patrons ont vu qu’ils pouvaient être écoutés par le gouvernement socialiste, ce qui donne une bonne impression aussi à l’international. Le pouvoir a aussi réussi a s’émanciper des syndicats plus proche du parti communiste, chose que les précédents gouvernements n’avaient pas fait.

    Sur le long terme, je pense que cet accord va faciliter les embauches et la venue d’entreprise en France.
    Je déplore juste le fait que l’on ai pas été encore plus loin dans la réflexion pour ajouter un licenciement encore plus simple dans les petites structure (moins de 50 salariés) de façon à désengorger les prudhommes, et à donner un avantage aux PME dans leur développement. C’est vraiment ces entreprises qui peuvent créer de l’emploi si on leur en donne les moyens.
    Une PME qui augmente sa masse salariale de 1 personne attend un gros niveau de chiffre d’affaire en plus grâce a cette personne. Une société de 10 000 salariés ne voit même pas la différence. Espérons que cela soit le cas d’ici quelques années...

    • soimeqchau
      soimeqchau répond à pmithrandir
      Salarié
      • Posté à 12h46 le 16/01/2013
      • Internaute 163695
        Salarié

      La création d’emploi et facilitant les licenciements : ça fait 30 ans qu’on nous le promet, avec le même effet que pour les baisses de cotisations. Néant. On n’a jamais eu autant de chômeurs, alors que les cotisations n’ont jamais subi autant d’exonérations et que les emplois n’ont jamais été aussi précaires. Tout ça c’est de la foutaise ! Si ça fonctionnait, ça se saurait.
      Quant à la bonne impression à l’international, franchement on s’en bat l’œil.
      Enfin, le Ps n’a jamais eu à nous démontrer qu’il écoutait le patronat, on le sait depuis longtemps. Il n’est qu’à voir l’état du programme électoral d’Hollandréou.

      • pmithrandir
        pmithrandir répond à soimeqchau
        http://www.jaiuneidee.net
        • Posté à 14h24 le 16/01/2013
        • Internaute 90097
          http://www.jaiuneidee.net

        Excusez moi, mais les licenciement difficile en france, c’est une blague ?

        heureusement qu’ils sont déjà possible, ca me parait indispensable.
        La question est maintenant, sont ils utilisable par toutes les entreprises dans de bonnes conditions pour les deux parties. Vous verrez que les petites entreprises ont bien souvent des problèmes, a l’envers avec leurs salariés. Ceux ci ont trop de pouvoir.

        Par exemple, quand un licenciement est considéré comme nul pour un vice de forme dans une société de 5 personnes, c’est la boite qui met la clef sous la porte avec les indemnité de plusieurs dizaines de milliers d’euros demandées.

        Les licenciement son complexe en france pour ceux qui en ont besoin. Et les grosses boites s’adaptent a toutes les complexités, ou ont le pouvoir de faire plier même l’état pour que la communauté paye a leur place.

    • CitizenSim
      CitizenSim répond à pmithrandir
      Au monde
      • Posté à 13h48 le 16/01/2013
      • Internaute 114259
        Au monde

      « A long terme nous seront tous morts ! » répondait, en son temps, un certain esprit avisé, aux libéraux qui préconisaient à peu près les mêmes solutions que vous à la crise des années 30.

      • pmithrandir
        pmithrandir répond à CitizenSim
        http://www.jaiuneidee.net
        • Posté à 14h27 le 16/01/2013
        • Internaute 90097
          http://www.jaiuneidee.net

        Court terme, cette année
        moyen terme, dans 3-5 ans
        Long terme, 10-15 ans.

        J’espère vivre les 3 périodes... et qu’on ne sacrifiera pas le futur a un présent en difficultés comme on le fait depuis des générations.

        Après, ce n’est pas trop grave, au pire, je continuerai a trouver de l’emploi a l’étranger, comme ma compagne, mais quand je pense a mon frère, coincé en droit public français, ou a d’autres qui cherchent du boulot depuis des mois / années pour commencer à travailler parce que leur domaines sont peu porteurs... je les plains.

        Et pourtant, j’ai tout intérêt a ce que ca arrive, plus la France s’appauvrit, plus je m’enrichit en proportion à l’étranger et plus j’aurai de facilité a revenir dans de bonnes conditions... mais je ne le souhaite pas.

         
        • CitizenSim
          CitizenSim répond à pmithrandir
          Au monde
          • Posté à 15h04 le 16/01/2013
          • Internaute 114259
            Au monde

          Évidemment qu’il faut aussi raisonner à long terme, vous avez raison sur le principe. Mais il ne faut pas que cela empêche la mise en œuvre d’une politique de l’urgence sociale. Et c’est précisément ce qui ce passe.
          Le politique doit aussi penser le court terme. Les exclus du logement, exclus de l’emploi, exclus tout court... ont besoin de solutions ici et maintenant. La rengaine libérale du type « serrez-vous la ceinture [toujours les mêmes d’ailleurs rarement celles de Bernard Arnault et consorts] vous verrez, à long terme ce sera génial y’aura de l’emploi pour tout le monde ! » n’a jamais donné à bouffé à quiconque et surtout n’a jamais tenu ses promesses. Il ne s’agit en fait que d’une rhétorique de diversion pour justement éviter au décideurs de prendre les mesures d’urgence qui devraient être prises.
          Contrairement à ce que vous dites : « J’espère (...) qu’on ne sacrifiera pas le futur a un présent en difficultés comme on le fait depuis des générations. » nos dirigeants n’ont jamais pris les mesures de court terme. Depuis trente ans la seule politique de l’emploi (35 heures exceptées) a été de réduire les « charges » sociales pour qu’« à long terme », nous dit-on à chaque fois, les entreprises créent de l’emploi, ce qu’elles n’ont jamais fait.

          • pmithrandir
            pmithrandir répond à CitizenSim
            http://www.jaiuneidee.net
            • Posté à 15h18 le 16/01/2013
            • Internaute 90097
              http://www.jaiuneidee.net

            Pour moi, l’état n’a tout bêtement pas les moyens d’agir a court terme sur l’emploi, a moins de lancer des grands travaux. Cela pourrait être le bon moment. Ca poserait un problème de création de monnaie, mais si on est capable d’en créer pour en mettre dans les banques, on doit pouvoir le faire pour faire un plan de relance.

            Ce qui m’embête, c’est que sur l’emploi, on a toujours privilégié le court terme. En prônant et en limitant au maximum la possibilité de licencier facilement, on a créé une méfiance durable des investisseurs étrangers et français. par exemple, quelqu’un qui voudrait créé une société qui ne vise pas les français directement(ou uniquement) et qui n’aurait pas d’attache personnelle en france forte n’a aucune raison de choisir notre pays.

            En plus, dans notre médiocrité, nous sommes constants. par exemple, le CNE(contrat nouvel embauche) a été cassé par la justice et requalifié en CDI. Le coup de poignard dans le dos de ceux qui l’on signé ou l’état( s’arroge le droit de changer a postériori les conditions du contrat. Et qui paye, les sociétés.

            Au final, on a une instabilité législative et fiscale, des conditions pas particulièrement bonne et une mentalité du moindre effort du salarié.
            Ca n’encourage pas.

            Comme dit souvent, il faudrait une stabilité maintenant que les discussions ont eu lieux, on verra alors ce que ca donnera sur les 5 prochaines années.

            Pour les réctions sur le court terme, il faut quand même faire attention qu’elles ne détruisent pas plus qu’elle ne créé.

            par exemple, si j vous donne l’exemple du logement en location. Dans tous les pays ou j’ai été, une personne qui ne paye pas son loyer est expulsé plus ou moins vite, mais jamais ca ne prend plus de 3 mois.
            Le bilan, c’est que quelque soit votre compte en banque, votre nationalité, etc... on vous loue un appartement.
            Si vous ne faites pas l’affaire, vous être partis 3 mois plus tard.

            Maintenant, comparons cela d’un point de vue financier. On admettra qu’un investissement doit rapporter actuellement entre 2 et 4 % après taxes pour être considéré comme rentable. 4% étant un bon taux d’intérêt.
            Pour le logement, tous les sites spécialisés vous conseillent de ne pas investir si le rendement est de moins de 6%. Parce que les 2 ou 3% vous permettront de financer les impayés.
            C’est également un investissement risqué, en cas d’impayés, c’est une perte de revenue pour plusieurs mois / années pour le propriétaire. Dans certain cas, il ne peut pas se le permettre, et la maison est saisie(par exemple, je veux acheter pour louer, et rester locataire, parce que je suis trop mobile dans mon travail pour investir dans mon logement, je n’aurai pas de réserve pour tenir le coup 2 ans sur mes propres fonds).

            En revanche, si maintenant l’investissement est garanti par une expulsion rapide. Non seulement je peux me permettre de ne gagner que 3-4% donc de louer moins cher ou de rénover plus, mais on donne également un risque 0 a ce type d’investissement(dit de bon père de famille). Cela veut dire que l’on peut mobiliser l’épargne de nombreux français pour financer des complexes de logements.

            A court terme, on expulse des familles et des enfants, aussitôt remplacés par d’autres familles / enfants dailleur... Mais a long terme, on encourage la création de logement.

            N’est ce pas finalement mieux ?

            On a tendance à l’oublier souvent, mais la sécurité, quel qu’elle soit a un prix. que ca soit la cotisations pour le chômage ou la retraite, les loyers et le manque de logement pour le refus d’expulsion, ou la non création d’emploi pour l’impossibilité de licencier, on paye toujours un prix pour la sécurité... et bien souvent, ceux qui profite de cette sécurité ne sont pas les meilleurs d’entre nous.

            • CitizenSim
              CitizenSim répond à pmithrandir
              Au monde
              • Posté à 15h41 le 16/01/2013
              • Internaute 114259
                Au monde

              Je m’excuse mais nous ne sommes pas sur la même planète. Ce dont vous me parlez me semble à mille kilomètres des problèmes sociaux contemporains : flexibiliser les marchés du travail, du logement et financiers n’apportera jamais de solutions concrètes. Vous ne voyez pas que ce que vous appelez « effets de long terme » n’est que la justification de pratiques antisociales comme la mise à la rue de familles avec enfants, au nom d’une amélioration économique prévu pour la Saint Glinglin et qui n’arrivera jamais. Au nom d’une vision mécaniste de l’économie, vous êtes prêts à justifier l’intolérable. Vous envisagez l’économie comme autonome par rapport aux sphères politiques et sociales alors qu’il n’en est rien. L’économie n’est que ce qu’on décide collectivement d’en faire. Vous pensez l’économie sous contrainte : « les investisseurs étrangers vont penser ceci... les marchés financiers vont réagir comme cela... les finances publiques n’y tiendront pas... » alors qu’il me semble que la caractéristique de la puissance publique c’est qu’elle ne doit avoir de contrainte que la constitution qui l’encadre et la voix du peuple qu’elle gouverne. Je comprends parfaitement la logique de votre raisonnement économique mais pardonnez-moi de ne pas partager le projet de société qui en découle.
              En outre je pourrais tout à fait retourner dans l’autre sens la logique du long terme en disant : « interdisez les licenciements, à court terme des entreprises vont peut-être en baver, mais à long terme vous verrez qu’elles s’adapteront » juste un exemple rhétorique pour montrer a quel point depuis trente ans se sont toujours les salariés qui s’adaptent pour assurer la stabilité des entreprises.

              • pmithrandir
                pmithrandir répond à CitizenSim
                http://www.jaiuneidee.net
                • Posté à 16h46 le 16/01/2013
                • Internaute 90097
                  http://www.jaiuneidee.net

                En fait, comme je l’ai suggéré, je vis a l’étranger. Et il y a une corrélation entre la facilité de trouver un job et la rapidité pour le perdre. De la même façon, plus on se fait vite expulsé d’un logement, plus on en trouve un facilement sans la moindre garantie.

                C’est un fait, qui découle de la propension des gens individuellement a garantir leur arrières. Si une famille crève dehors, ca m’embête moins que si c’est la mienne que l’on met à la porte parce que je ne rembourse plus mon prêt. On fait tous passer nos proches avant les autres.

                de plus, je vois dans la voix et le pouvoir du peuple une limite importante. Il faut financer les souhaits avec quelque chose, force de travail, impot, etc... et pour l’instant, je ne vois pas de financement suffisant pour obtenir ce que l’on veut.

                Si vous interdisez les licenciements, vous verrez toutes les TPE refuser des contrats pour e ^pas prendre de risque. Employer un premier salarié, c’est attendre un chiffre d’affaire multiplié par deux au moins pour que ca soit rentable. Si on a un contrat qui nous donne 80% de plus, on doit le refuser. A 100% on doit aussi si on a pas d’engagement sur le long terme, et on commencerai a réfléchir à 150%. Dans le cas contraire, une fois le contrat fini, on reste avec potentiellement un salarié qui ne fait rien, et finalement deux personnes sans travail.

                Pour ce qui est du logement, ne croyez pas que les logements pour famille avec enfant restent vides... ils sont bien vite rempli par une autre famille. Le seule effet que l’ont voit, a court et long terme, c’est un tri. Les meilleurs appartements vont a ceux qui payent le mieux, et les personnes qui choisissent d’autres factures se retrouvent dans des logements moins bien placés.
                Dans un marché qui ne bouge pas(pas de construction, pas de destruction) on donne un logement aux personnes qui paye. Personnes qui auraient été à la rue dans le cas contraire.
                Si j’ai 100 logements et 110 personnes qui en veulent un, je préfère que les 100 logements soient avec des bon locataires, et laisser les autres dehors, plutôt que de laisser un locataire sérieux dehors en infligeant un indésirable a un propriétaire.

                L’avantage comme je l’ai dit précédemment étant que ce faisant, on encourage l’augmentation du nombre de logement, par la création de programme immobilier privé rentable et garanti. Donc, au bout de quelques années, on a 110 logements pour 110 personnes, voir 115 pour 110.
                Et à partir de l’équilibre, c’est les propriétaire qui se battent entre eux pour obtenir et retenir les bons locataires. Nouvelle peinture a chaque changement de locataire, meubles de cuisines neufs, rénovations soignées, etc... les options ne manquent pas.

              • Bernardo Z
                Bernardo Z répond à CitizenSim
                Europe ? Salope ! Tu t'es (...)
                • Posté à 20h30 le 16/01/2013
                • Internaute 196411
                  Europe ? Salope ! Tu t'es (...)

                Il vit à l’étranger, il parle (beaucoup) donc de ce qu’il connaît (peu)... : -)

        5 autres commentaires
    • La luciole
      La luciole répond à pmithrandir
      Inspecteur de nuages
      • Posté à 23h22 le 16/01/2013
      • Internaute 113252
        Inspecteur de nuages

      « Je trouve que l’on évolue aussi sur la méthode. Les patrons ont vu qu’ils pouvaient être écoutés par le gouvernement socialiste... »

      Ce n’est pas la 1ère fois que les patrons sont écoutés par les « socialistes ».

  • shaher
    shaher
    pas du matin...
    • Posté à 12h36 le 16/01/2013
    • 173753
      pas du matin...

    Tout reste à faire ? Alors faites, et efficacement : plutôt que de rouspéter, à raison, dans votre coin pour une efficacité nulle auprès du gouvernement, travaillez de concert avec ceux qui partagent cet avis. Unité, comme dirait Filoche. On pense ce qu’on veut par ailleurs du FdG, mais sur ce point-là, vous êtes d’accord. Alors prenez vos responsabilité, quitte à désobéir à l’Etat-major, restez aux PS mais discutez entre vous ! Prenez des décisions communes que vous défendrez ensemble. Affichez-le médiatiquement pour donner ce signal d’unité en dehors des cercles militants ! Mobilisez !

    Jusque là, en effet, les jeux consistaient à dire la même chose (fiscalité, TSCG, code du travail etc.), mais en prenant soin de ne pas se mélanger :
    - les uns de l’extérieur auxquels le gouvernement se contente de répondre, sans même aborder le fond de leurs réclamations : « vous êtes dans l’opposition »,
    - les autres de l’intérieur, selon le rituel désormais établi du « nous soutenons l’action du gouvernement, mais... » qui permet au gouvernement de répondre, sans même aborder le fond contenu dans le « mais... » : « vous soutenez le gouvernement ? C’est très bien ».

    Sortez de ce jeu à la con ! Ca marche pas, et nous on a besoin de trucs qui marchent !

  • Freemat
    Freemat
    Master 2 Histoire
    • Posté à 13h11 le 16/01/2013
    • Internaute 133446
      Master 2 Histoire

    Lutte des classes : comme Sarkozy, Cahuzac et le PS insultent la mémoire de Jaurès Lien

    • karlM
      karlM répond à Freemat
      Précaire
      • Posté à 22h38 le 16/01/2013
      • Internaute 21378
        Précaire

      « La couverture santé “.... ’C’est pas la sécu ça ?

  • Le funambule
    Le funambule
    A l'ouest
    • Posté à 13h47 le 16/01/2013
    • Internaute 196669
      A l'ouest

    « Le très libéral Wall Street Journal y voit même une victoire pour les employeurs français dans la mesure où l’accord permet d’assouplir le temps de travail et les rémunérations. Il tempère cependant en notant que la baisse du chômage n’est pas pour autant assurée. »

    Si vous saviez combien le médèfe s’en fout de la baisse du chômage.

    Son objectif, c’est pas ça. Son objectif, c’est bien de pouvoir asservir ses salariés à ses choix, pouvoir les virer comme il l’entend, les payer moins et les faire travailler autant qu’il le souhaite.

    Le chomdu, de toutes façons, il arrange bien le patronat, en mettant ce qu’il faut d’angoisse dans la t^te des employés, qui pensent plus à la pérennité de leur emploi qu’aux conditions dans lesquelles il l’exercent.

    • dentologue
      • Posté à 17h33 le 16/01/2013
      • 185965

      « Le chomdu, de toutes façons, il arrange bien le patronat, en mettant ce qu’il faut d’angoisse dans la t^te des employés, qui pensent plus à la pérennité de leur emploi qu’aux conditions dans lesquelles il l’exercent. »

      Oui bien évidemment et d’ailleurs sinon ils se seraient pas senti obligé de parler de « création de droits rechargeables à l’assurance-chômage » . On voit pas comment on peut à la fois parler de résorber le chômage et en parallèle mettre en place quelque chose pour qu’il perdure.

      Il y a bien quelque chose d’incohérent la dedans, une certaine forme de non-dit...

      • Le funambule
        Le funambule répond à dentologue
        A l'ouest
        • Posté à 17h43 le 16/01/2013
        • Internaute 196669
          A l'ouest

        Non dit et fortement pensé.Le salarié est jetable de nos jours.

        Rappelons nous cette forte pansée de la dame Parisot :

        « La vie est précaire, l’amour est précaire, pourquoi le travail ne serait pas précaire ? »

        Sûr qu’elle m^me connait la précarité, après avoir hérité la belle usine de meubles de son papa, comme beaucoup de ses copains qui partagent son idéal de précarité pour tous...

    • La luciole
      La luciole répond à Le funambule
      Inspecteur de nuages
      • Posté à 23h46 le 16/01/2013
      • Internaute 113252
        Inspecteur de nuages

      « Le chomdu, de toutes façons, il arrange bien le patronat, en mettant ce qu’il faut d’angoisse dans la t^te des employés, qui pensent plus à la pérennité de leur emploi qu’aux conditions dans lesquelles il l’exercent. »

      Le point d’angoisse des patrons (et donc de non-angoisse des salariés) s’appelle le nairu.
      Au delà, l’augmentation de salaire et les demandes des travailleurs deviennent trop fortes.

      Pour info : il a été atteint en 2000 suite à la réduction du temps de travail. Heureusement pour les patrons, (malheureusement pour les travailleurs) c’est vite retombé.

      • Le funambule
        Le funambule répond à La luciole
        A l'ouest
        • Posté à 00h02 le 17/01/2013
        • Internaute 196669
          A l'ouest

        Franchement ça fait frémir. Penser qu’on envisage seulement une société, dite « parfaite’, dans laquelle, structurellement, on décide qu’il y aura tant d’exclus... Et on nous parle de civilisation, “supérieure” qui plus est !

        Moi, j’appelle ça la barbarie du 20ème. Et je ne crois pas que le 21ème soit moins barbare, à voir comment il démarre.

         
        • La luciole
          La luciole répond à Le funambule
          Inspecteur de nuages
          • Posté à 15h18 le 17/01/2013
          • Internaute 113252
            Inspecteur de nuages

          En 2000, la réduction du temps de travail avait été calculée pour éviter de dépasser le Nairu. (ce qui n’était pas fait avant pour les autres avancées sociales car le NAIRU était encore mal maitrisé).
          Voilà pourquoi les accords RTT de 2000 prévoyaient une contre partie (type flexibilité horaires) pour garantir le risque de non-dépassement du Nairu.

          Le plein emploi, faut oublier. Ce n’est pas viable pour l’économie actuelle.

          A remarquer au travers de l’accord qualifié d’« historique » de mardi et des discussions précédant cet accord :
          la prise en compte du chômage définitif.
          Il fait parti maintenant du plan de carrière. Cette période de chômage devenu la norme (bien expliqué plus haut par dentologue) permettra de faire pression sur le salarié (angoisse que vous avez très bien décrite) pour qu’il accepte plus facilement un changement.
          Mais il reste encore un point délicat au patronat à régler : Celui des personnes sortants d’études et n’ayant pas encore travaillé. Non confronté à l’angoisse du chômage, ils ne veulent pas se remettre en question par rapport à leurs diplômes. La plupart exigent un travail en fonction de leur formation. Le patronat a-t-il déjà une solution ? Je pense que cela ne saurait tarder.

          • Le funambule
            Le funambule répond à La luciole
            A l'ouest
            • Posté à 16h20 le 17/01/2013
            • Internaute 196669
              A l'ouest

            Quand m^me b^te ça, vouloir avoir un boulot correspondant à notre qualification. Comme si Lagardère ou Messier étaient qualifiés.

            Non mais on croit r^ver. Faire des études c’est bien. Mais faut accepter le boulot qu’on vous donne. Bon boulot si on a des réseaux, un peu plus incertain si on sort d’une cité par exemple.

        2 autres commentaires
  • CitizenSim
    CitizenSim
    Au monde
    • Posté à 13h58 le 16/01/2013
    • Internaute 114259
      Au monde

    Votre crédibilité et celle des « militants de la Motion 4 “ Oser Plus loin, plus vite ” » ne sortirait que grandie d’une démission collective du parti socialiste. Vous feignez d’être surpris par la politique droitière du gouvernement. En restant au parti socialiste vous prêchez dans le désert, et donnez à ce qui est devenu le nouveau grand parti de la droite parlementaire une pseudo-caution sociale démocrate pendant que le gouvernement que vous vous perdez à soutenir peut continuer à œuvrer pour le compte du Medef !

    Sur le fond vous avez tout de même raison dans l’analyse de cette mascarade d’accord syndical sur l’emploi.

    • shaher
      shaher répond à CitizenSim
      pas du matin...
      • Posté à 14h24 le 16/01/2013
      • 173753
        pas du matin...

      Pourquoi démissionner ? Le PS n’est pas réduit au courant social-libéral, qui est minoritaire et qui pourtant gouverne aux postes clés. Mais il faut que les motions 3 et 4 dépassent la culpabilisation qui est entretenue dès qu’ils s’affichent au diapason du FdG. Ils faut qu’il discutent avec eux et qu’ils se réunissent autour d’un projet politique commun et concret.
      Si la direction PS en prend prétexte pour les virer, non seulement elle se plantera, mais en plus se sera de sa responsabilité.

      • CitizenSim
        CitizenSim répond à shaher
        Au monde
        • Posté à 14h46 le 16/01/2013
        • Internaute 114259
          Au monde

        C’est une stratégie possible, optimiste, et qui sans doute vaut la peine d’être tentée, mais je ne crois pas une seconde en ses chances d’aboutir. Pendant des années Montebourg et Peillon ont tenté de changer le parti de l’intérieur, ils ont fini par se confondre avec les éléphants socio-libéraux.
        Quant à votre dernière phrase je suis assez d’accord mais je ne crois pas que la direction du PS prendra ce risque. Après tout c’est bien pratique pour la direction du parti d’avoir un groupe de dissidents agités en son sein, ça leur permet de donner l’illusion qu’ils sont de gauche et de se congratuler de laisser le débat s’épanouir au sein du parti.

  • erichon
    erichon
    sur ma chaise
    • Posté à 14h14 le 16/01/2013
    • 184642
      sur ma chaise

    Est ce qu’ Hollande aura droit au chomdu en 2017 ?

  • erodote
    erodote
    ancien observateur
    • Posté à 15h23 le 16/01/2013
    • Internaute 187995
      ancien observateur

    Comment peut on saluer avec satisfaction un accord qui prévoit la baisse des salaires alors que tout augmente ( tarif EDF GDF transport etc...) Les bailleurs vont aussi se faire du souci quant à l’augmentation probable des loyers impayés. Sur quoi table- t -on pour compenser cette perte de pouvoir d’achat ? Cette réforme Sarkozy que personne ne voulait , qui à été stoppée par Hollande pour des raisons électorales , nous revient en pleine gueule avec un petit goût amer de traité Merkozy

  • Bretagne
    Bretagne
    Sceptique
    • Posté à 17h17 le 16/01/2013
    • Internaute 74906
      Sceptique

    En restant à l’intérieur du PS, vous donnez votre caution à cet accord scandaleux, et dans le même temps vous défendez le sophisme qui veut qu’il existe une véritable opposition à l’intérieur du PS ! BOU ! Allez vous cacher !

  • nono le simplet
    nono le simplet
    gauchiste placide
    • Posté à 15h42 le 16/01/2013
    • Internaute 9767
      gauchiste placide

    il est quand même dommage que l’on omette souvent, volontairement ou pas, de dire que cet accord est issu d’une négociation de déroulement normal entre le MEDEF et les 5 grands syndicats et devait être voté par au moins 3 syndicats et que le gouvernement n’a rien à voir là dedans !
    le gouvernement n’aurait eu à intervenir que si un accord n’avait pas été trouvé, ce que redoutait le MEDEF ...
    alors, si on doit faire des reproches à quelqu’un c’est bien aux 3 syndicats CFDT, CGC et CFTC, qui ont signé cet accord ...

  • Lucius Sergius
    Lucius Sergius
    Citoyen
    • Posté à 15h44 le 16/01/2013
    • Internaute 28239
      Citoyen

    Si Parisot parle d’« accord historique », c’est plus que suspect par définition...
    Quand des gens, considérant que négocier c’est surtout accepter ce qu’ils exigent, sont contents, c’est qu’il y a fort à parier que la partie adverse se soit bien faite avoir dans les grandes largeurs.
    L’« accord » historique » fait penser à la consultation sur l’école : on fait bavarder des gens plus ou moins (plutôt vraiment moins) concernés et représentatifs pour donner un vernis démocratique à ce qui s’est décidé depuis longtemps dans les coulisses entre gens privilégiés de bonne société... : -))) Et qui est prévu pour être une bonne arnaque pour ceux qui travaillent.
    Comme ça après si ça râle on peut dire qu’il n’y a rien à redire, qu’il y a eu « débats » et « accords »...
    C’est la démocratie nordique « à la française »... : o)))
    Et puis des syndicats ayant un esprit traditionnellement collaborateur en vue d’obtenir des retours positifs en échange, chez nous ça se fait quasiment toujours avoir. Dans le contexte historique français où le patronat a lui aussi ses petites habitudes qu’il n’a pas changées d’un iota depuis plus d’un siècle, c’est simplement du syndicalisme jaune devant, marron derrière...

    Il faut être réaliste, tout ce qui se fait en ce moment est systématiquement de la couillonnade pour les plus faibles, c’est du « marché » façon social-démocratie et ça reste avant tout du marché où s’impose la loi du plus fort. Il n’est absolument pas question de démocratie là-dedans, juste du simulacre pour essayer de calmer les rancoeurs, pour faire « comme ».

    • nada
      nada répond à Lucius Sergius
      • Posté à 18h50 le 16/01/2013
      • Internaute 25026

      C’est comme ces Catho en république laique, ils veulent passer en force !
      Je me mords la main ! Plus jamais je n’irais voter, il y a trop de cons dans ce monde ! Pire ennemi ? la croyance religieuse ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

  • the ghost
    the ghost
    expatrie
    • Posté à 17h10 le 16/01/2013
    • 173412
      expatrie

    Il n’y a que les salaries qui sont interesse a la lutte contre le chomage, les patrons eux veulent surtout garder leur argent pour le placer sur les marches financiers, maintenant que ce ne sont plus des humains qui font les achats ils esperent que les frais vont baisser et que ca sera plus rentable meme que de faire bosser les autres.

  • Communisty Manager
    Communisty Manager
    Franc-Tireur
    • Posté à 17h25 le 16/01/2013
    • Internaute 196465
      Franc-Tireur

    « Guerre extérieure contre les peuples, guerre intérieure contre les travailleurs »
    Lien

  • réactionnelle
    réactionnelle
    retraitée
    • Posté à 17h34 le 16/01/2013
    • Internaute 119991
      retraitée

    Triste, très triste tout cela ;

  • La phrase
    La phrase
    deshabillee
    • Posté à 18h08 le 16/01/2013
    • Internaute 195191
      deshabillee

    Faciliter les licenciements pour résorber le chômage ! Il fallait l’oser celle là. Le Medef l’a fait et le gouvernement s’en félicite. Dans le genre grotesque on a aussi eu droit à Michel Sapin affirmant que cet accord répondait à la peur de l’embauche ! C’était donc cela. Ce ne sont pas les salariés qui avaient peur, mais les patrons ! De qui se moque t-on ? Enfin pour ceux qui n’auraient pas lu l’accord en question (en lien sur le site ci après) et qui n’auraient pas bien compris : l’effort du capital en contrepartie de la baisse des salaires est résumé à la seule formule : un certaine symétrie des formes.... La phrase déshabillée - une certaine symétrie des formes Très jolie formule, non ?

  • Pas tripette.
    Pas tripette.
    Si j'aurais su, j'aurais po lu.
    • Posté à 20h51 le 16/01/2013
    • Internaute 117974
      Si j'aurais su, j'aurais po lu.

    Oh mais attends, tu vas voir de quoi il aura l’air « l’accord historique » dans pas longtemps.
    La CFTC et la CGC elles ont obtenus 6,53 et 2,32% aux dernières élections, fin 2012, dans les TPE. Bon, j’vais la faire courte, après ces résultats ces deux syndicats ne seront plus considérés comme représentatifs en 2013, dans le cadre de la LOI n° 2008-789 du 20 août 2008, sauf tripatouillage/repêchage. Lien
    Alors, peut-être que les parlementaires vont avaler ça, mais j’te dis que ça va être un peu plus rock ’n’ roll à faire admettre aux copains.

  • C. Creseveur
    C. Creseveur
    D'actualité, de dessin surtout
    • Posté à 19h16 le 16/01/2013
    • Internaute 7715
      D'actualité, de dessin surtout

    Cet accord ne va faire qu’accentuer la précarité et permettre aux patrons de licencier plus facilement.
    Chaque fois qu’on a négocié ce genre d’accords, le chômage s’est accru.

  • Señor Oulqo
    Señor Oulqo
    Gros con de droite
    • Posté à 19h26 le 16/01/2013
    • Internaute 195938
      Gros con de droite

    On va enfin pouvoir recommencer à faire de vrais plans sociaux, ce qu’on ne faisait plus vu qu’on ne pouvait pas choisir qui part et qui reste. Ce sera plus sain que toutes les approches déguisées actuelles, à condition qu’il y ait une bonne sécurité juridique prévue par la loi.

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