Chinamerique

Les relations internationales en vues croisées de Washington et Pékin.

Réforme politique : quel avenir pour Hong Kong ?

Thomas Baïetto
Etudiant à Pékin
Publié le 09/03/2010 à 17h39


Musée d’histoire : « Demain, un meilleur Hong Kong » Jiang Zemin, président chinois, fête la rétrocession (Thomas Baïetto)

Shenzhen-Hong Kong : une frontière, deux monnaies, deux drapeaux. Deux pays ? Non, un. Et, selon la formule consacrée, deux systèmes. Vraiment ?

Liberté de la presse, dalaï lama : les spécificités de Hong Kong

Dans le MTR (RER local) qui me conduit de la frontière au cœur de la ville, je me plonge dans le South China Morning Post du jour (le 9 janvier). De langue anglaise, ce quotidien est le fleuron de la presse de Hong Kong et demeure relativement indépendant à l’égard de Beijing, malgré les sympathies de son propriétaire.

A la une, une manifestation devant le « Legislative council » -le parlement local- contre le projet de train à grande vitesse Guangzhou-Hong Kong. En pages intérieures, le meurtre d’un jeune serveur ouïghour -minorité musulmane et turcophone du Xinjiang par un client han - thnie majoritaire en Chine dans un restaurant de Shenzhen. En juillet dernier, le meurtre d’ouvriers ouïghours près de Guangzhou avait provoqué une véritable émeute dans les rues d’Urumqi, la capitale du Xinjiang.

Deux informations importantes donc, que CCTV et les autres médias continentaux n’ont certainement pas relayées. Le lendemain, pause dans un cybercafé où, pour la première fois depuis des mois, je peux me connecter en un clic sur Facebook. Détour ensuite par une librairie anglaise de la ville.

Bien en vue, un livre interdit sur le continent, « Prisoner of the State », les mémoires de Zhao Ziyang, l’ancien secrétaire général du PCC démis et placé en résidence surveillée pour s’être opposé à l’envoi des chars sur la place Tiananmen en 1989. Sur un rayon, « Chinese Politics in the Hu Jintao era » de Willy Lam, lui aussi interdit. Dans un coin, le sourire et les mains jointes du dalaï lama.

Malgré le droit de vote, Beijing a le dernier mot

A première vue donc, Hong Kong est bel et bien à des années lumières du continent. Pourtant, le diable communiste est dans les détails. Depuis 1997 et son retour dans le giron chinois après un siècle et demi de colonisation britannique, la région administrative spéciale est régie par une mini-constitution, la « basic law “. Celle-ci assure à ses résidents libertés et droits fondamentaux, dont le droit de vote.

Mais ce dernier est dilué dans un système institutionnel complexe. Le chef de l’exécutif est élu par un collège de 800 grands électeurs, composé de représentants des circonscriptions professionnelles et d’organisations religieuses, du ‘Legislative council’ mais aussi des représentants de Hong Kong aux deux assemblées chinoises (l’ANP et la CCPPC). Pour être candidat, il faut au préalable réunir le soutien de 100 membres du collège. Celui-ci est ensuite invité à choisir parmi la liste ainsi établie.

Le ‘Legislative council’, quant à lui, est composé de 60 ‘lawmakers’. Parmi ces derniers, 30 sont élus par les circonscriptions professionnelles, représentant 220 000 électeurs, 30 sont élus directement par les résidents hongkongais -3,3 millions- via des circonscriptions géographiques. De plus, 15 représentants ‘ professionnels ’ suffisent à exercer un véto sur les propositions de loi soutenues par 30 représentants ‘ géographiques ’. Concrètement, cela permet à une minorité de 10 197 électeurs - la base électorale des 15 petites circonscriptions professionnelles - de s’opposer aux 3,3 millions de citoyens hongkongais !

Bref, le système est ainsi fait que Beijing n’a guère de mal à imposer ses hommes et ses choix.

Pro-Beijing vs pro-démocratie : la (confuse) bataille de la réforme

Toutefois, le principe de la réforme de ce système est acquis. Mais quelle réforme, et dans combien de temps ? Les autorités centrales et leurs relais hongkongais évoquent la possibilité d’instaurer le suffrage universel pour le chef de l’exécutif et le ‘Legislative council’ à l’horizon 2017 et 2020, sans vraiment préciser la manière dont elles comptent le mettre en place.

Les partis pro-démocratie trouvent le calendrier proposé trop lent et réclament des progrès significatifs -plus de siège élu directement, des garanties pour 2017 et 2020- dès 2012, date de la prochaine légistative.

Cinq ‘lawmakers’ issus de leur rang ont d’ailleurs démissionné fin janvier pour provoquer des législatives partielles dont ils entendent faire un véritable référendum sur la réforme politique. Elles auront lieu le 16 mai prochain et s’annoncent compliquées puisque d’une part, trois partis pro-démocratie sur cinq ne cautionnent pas la manœuvre et que d’autre part, il est peut probable que le chef de l’exécutif, Donald Tsang, tienne compte du résultat. Sauf si l’un des cinq venait à perdre son siège...

Ce bras de fer politique se joue dans un climat tendu. Un certain nombre d’incidents survenus ces derniers mois montre que l’ombre de Beijing fait un peu plus que planer sur la ville.

Beijing n’est jamais loin

Ainsi, le South China fait le récit d’un incident survenu le 27 décembre sur le pont qui sépare la région administrative spéciale du continent. Venus protester contre la condamnation du dissident Liu Xiaobo à onze ans de prison, quatre manifestants et deux journalistes se sont fait traîner du côté continental du pont par la police chinoise, avant d’y être retenus trois heures. Symbolique -la police chinoise n’a pas le droit d’opérer sur le sol hongkongais- cette affaire a provoqué une vive polémique.

Le 9 janvier, sur la télé de l’hôtel, j’aperçois l’une des jeunes figures du mouvement pro-démocratie, l’étudiante Christina Chan, à la sortie des locaux de la police. Interpellée dans la matinée, elle est soupçonnée d’avoir participé à l’agression d’une policière lors de la marche pour la démocratie du 1er janvier. Mais les circonstances de l’arrestation -en public, par des officiers du ‘Crime and triad bureau- portent à croire qu’il ne s’agissait ni plus ni moins que d’un avertissement.

Début février, c’est la mystérieuse suppression par Facebook de groupes de discussion s’opposant à des partis des deux bords qui a provoqué l’indignation de la classe politique.

Enfin, le 6 mars, lors d’une rencontre avec les représentants l’Assemblée nationale populaire, le plus haut représentant de Beijing à Hong Kong, Peng Qinghua, a qualifié l’initiative des cinq lawmakers ’ de défi flagrant à la ‘basic law’.

Quel avenir pour Hong Kong ?

Bref, si la place d’Hong Kong à l’avant-garde de la réforme politique chinoise ne peut être contestée, la région administrative spéciale est pour le moment à la croisée des chemins. L’importance du choix qui sera fait dans la décennie à venir, entre véritable démocratie et statu quo pro-Beijing, ne saurait être sous-estimée. Une mise en place réussie du suffrage universel à Hong Kong serait un signal fort et ouvrirait la voie à une réforme politique sur le continent. A contrario, son échec conforterait le parti communiste chinois dans son immobilisme en la matière.

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  • sylvain B
    • Posté à 18h13 le 09/03/2010
    • Internaute 855

    la fin de l’article aurait été plus juste si au lieu de penser HK comme le laboratoire de la démocratie en Chine, il était plus centré sur l’idée des limites de HK pour modifier la politique chinoise en matière de liberté où, malgré les formes démocratiques , la ville/état est complétement sous contrôle et sans vrai pouvoir par rapport à Pekin, .
    Quand et Comment, personne ne peut le dire, mais si demain , il y a fractures et mouvements en chine, c’est vers Pekin et les grandes villes qu’il faudra regarder.

  • 14240
    14240
    retraité
    • Posté à 18h41 le 09/03/2010
    • Internaute 95774
      retraité

    HONG KONG....

    A une des plus fortes concentrations d’établissements bancaires dans le monde. 71 des 100 plus grandes banques au monde ont une opération à Hong Kong. À la fin de Septembre 2004, il y avait 133 banques agréées, 42 restricted-licence et 36 banques de dépôts des entreprises en activité, soit un total de 211 établissements autorisés, avec 1295 succursales locales.. 186 de ces 211 établissements autorisés sont la propriété d’intérêts de 31 pays.. En outre, il y a 85 bureaux de représentation locale de banques étrangères à Hong Kong.

  • Holocrate
    Holocrate
    Douteur plus que douteux
    • Posté à 19h29 le 09/03/2010
    • Internaute 97427
      Douteur plus que douteux

    Mais pourquoi diable l’auteur parle-t-il de « continent » en parlant du reste de la Chine ? Que l’on sache, la plus grande partie de Hong Kong se situe aussi sur le continent, non ?

    Pour le reste, espérons que d’ici 2047, le « poison démocratique » ait eu suffisamment de temps pour percoler... sur le « continent », justement, et y participer à une libération politique plus qu’en retard sur le « calendrier » du grand bon en avant économique.
    Sans quoi, ce sera comme pour le phénomène des plaques tectoniques : plus ils attendront, plus les tensions seront fortes et plus élevé sera le séisme social.

    • Dai_Anli
      Dai_Anli répond à Holocrate
      curieuse du cathay
      • Posté à 22h28 le 09/03/2010
      • Internaute 101805
        curieuse du cathay

      En fait en langue chinoise, il y a le concept de 中国大陆 (zhongguo dalu) qui signifie la chine continentale et qui n’inclut pas Hong-Kong. (Ce serait un peu comme France métropolitaine chez nous....).

      • Holocrate
        Holocrate répond à Dai_Anli
        Douteur plus que douteux
        • Posté à 09h41 le 10/03/2010
        • Internaute 97427
          Douteur plus que douteux

        Merci pour cet éclaircissement. : -)

  • chengyang
    • Posté à 21h20 le 09/03/2010
    • Internaute 38622

    Certes, à Hong Kong, le « droit de vote est dilué dans un système institutionnel complexe », mais il faut aller un peu plus loin pour comprendre la relative apathie politique des citoyens de la RAS de Hongkong et la faiblesse du taux de participation aux élections législatives (rarement supérieur à 50%).

    N’oublions pas d’abord l’ancien statut colonial de la ville, dont le mode de fonctionnement hiérarchique pendant 150 ans a laissé peu d’espace à la participation politique des Chinois. On s’inquiète légitimement aujourd’hui du fait que Beijing rogne certaines libertés, mais que ne s’est-on indigné, à l’époque du joug britannique, de l’absence de droits politiques accordés aux habitants de HK !

    La vision d’une société hongkongaise apolitique tient également au fait qu’elle a été un refuge pour tous ceux qui ont fui les régimes communistes asiatiques à partir des années 1950. La plupart de ces réfugiés nourrissaient alors une aversion tenace à l’égard du communisme, mais aussi de la politique en général, ce qui les a dissuadés de revendiquer une citoyenneté à HK ou de prendre part à la vie politique du territoire.

    Pour toutes ces raisons qui, on l’aura compris, ne tiennent pas toutes à l’influence de Beijing, il y a quelques raisons de douter de l’émergence d’une culture démocratique « à l’occidentale » sur le territoire de la RAS avant longtemps...

    • Dai_Anli
      Dai_Anli répond à chengyang
      curieuse du cathay
      • Posté à 22h29 le 09/03/2010
      • Internaute 101805
        curieuse du cathay

      Tout a fait d’accord avec vous ! La Chine étant par ailleurs à l’échelle d’un continent, la démocratie occidentale ne pourrait etre envisagée que par le biais d’une fédération. Or rien que pour ceci ZhongNanHai ne l’acceptera probablement jamais.

    • Thomas Baïetto
      Thomas Baïetto répond à chengyang
      Etudiant à Pékin
      • Posté à 00h37 le 10/03/2010
      • Internaute 89717
        Etudiant à Pékin

      Effectivement, ce que vous dites sur le rôle des britanniques est très juste. Ils n’ont pas voulu donner aux Hong kongais de véritables institutions démocratiques.
      Sur le manque de culture politique, je ne suis pas aussi pessimiste que vous. Il y a tout de même une tradition de mouvements et marches démocratiques (la répression de Tiananmen en 1989 = 1 millions de Hongkongais dans la rue, sur une population de 5 millions). Ensuite, on assiste également à l’émergence de jeunes activistes, très radicaux, comme Christina Chan. Lorsque le président de l’association des étudiants de l’université de Hong Kong a critiqué le mouvement du 4 juin 1989, une procédure a été engagée et les étudiants l’ont destitué.

      • chengyang
        • Posté à 10h42 le 10/03/2010
        • Internaute 38622

        Et si l’émergence de « l’activisme », dont vous parlez, était justement l’un des symptômes de l’absence de société civile et de l’apathie politique du territoire ?

         
        • Thomas Baïetto
          Thomas Baïetto répond à chengyang
          Etudiant à Pékin
          • Posté à 15h48 le 10/03/2010
          • Internaute 89717
            Etudiant à Pékin

          C’est une question qui se pose. Mais, selon un édito du South China, cette génération post-80 que l’on voit s’agiter en ce moment est surtout une génération inquiète pour son futur, inquiète du creusement des inégalités et de la stagnation du processus démocratique.
          Leurs actes sont peut-être un peu confus et pas toujours très inspirés mais je peux vous assurer que pour quelqu’un qui fréquente des jeunes « continentaux », cet activisme d’une partie de la jeunesse hongkongaise est une bouffée d’air frais !
          Certes, relativement à la France, Hong Kong ne fait pas figure d’exemple ou de laboratoire. Mais Il faut lire cet article en ayant à l’esprit que le pays dont on parle est la République populaire de Chine :)

          • TienTien
            TienTien répond à Thomas Baïetto
            impavide devant les ruines de (...)
            • Posté à 07h39 le 11/03/2010
            • Internaute 86881
              impavide devant les ruines de (...)

            « Une génération inquiète pour son futur, inquiète du creusement des inégalités et de la stagnation du processus démocratique »

            L’activisme d’une partie de la jeunesse HKaise fait bien rire tous ceux qui connaissent cette partie du monde ! En effet, toutes les personnes non dupes se demandent -à juste titre- pourquoi ces manifestations « démocratiques » n’avaient quasi jamais eu lieu sous le joug colonial britannique, soit durant 150 ans et quelques.
            Il faut être légèrement lobotomisé pour croire en la spontanéité de ces manifestations censées titiller ZhongNanHai... Enfin, il n’est jamais trop tard pour relire les textes des accords signés entre Beijing et les British.

            • Thomas Baïetto
              Thomas Baïetto répond à TienTien
              Etudiant à Pékin
              • Posté à 16h23 le 11/03/2010
              • Internaute 89717
                Etudiant à Pékin

              Vous pouvez enfiler avec modestie le costume de « tous ceux qui connaissent cette partie du monde » et argumenter que puisque cela ne se passait pas hier - ce qui n’est d’ailleurs pas vrai, cf la manifestation monstre (1 sur 5 résidents dans la rue) de 1989 - cela ne peut pas se passer aujourd’hui.
              Libre à vous de le faire, je n’ai pas la prétention de « bien connaitre » la Chine, même si j’y vis depuis un an. Il faut toujours garder à l’esprit que l’on ne connait jamais vraiment un pays et que l’on n’a jamais fini d’apprendre.

              En attendant, les faits sont là et Zhongnanhai est bien trop paranoïaque et à cheval sur la sécurité pour s’amuser à créer ses propres troubles. Pour mémoire, Christina Chan s’est rendu célèbre pour avoir arboré le drapeau tibétain lors du passage de la flamme olympique à HK. Pas vraiment le genre de chose que Zhongnanhai apprécie, même pour de faux ;)

              • TienTien
                TienTien répond à Thomas Baïetto
                impavide devant les ruines de (...)
                • Posté à 17h56 le 11/03/2010
                • Internaute 86881
                  impavide devant les ruines de (...)

                Vous faites semblant de n’avoir absolument rien compris à mon commentaire, pourtant écrit dans un Français correct !
                Il s’agissait de comparer les manifestations pro-démocratiques, (donc à forte connotation anti-Beijing) de ces dernières années avec leur absence totale durant la période coloniale. Que le gouvernement britannique ait dûment autorisé la « manifestation monstre » de 1989 n’étonnera que les idiots ou les dupes. Ne me dites pas que les HKais(e) manifestaient pour le droit de vote et plus de démocratie sous le régime britannique ! Un dernier mot pour vous dire que j’ai vécu un peu plus de 10 ans dans la province du Guangdong.

                • Thomas Baïetto
                  Thomas Baïetto répond à TienTien
                  Etudiant à Pékin
                  • Posté à 02h42 le 13/03/2010
                  • Internaute 89717
                    Etudiant à Pékin

                  Votre commentaire était certes rédigé dans un français correcte mais il était condescendant, élusif et insultant. Je m’interroge sur l’utilité de votre démarche. Pourquoi ne pas apporter calmement et de manière complète votre point de vue, votre expérience ?

                  Voilà pour la forme. Sur le fond, l’accord de rétrocession a été signé en 1987. En 1989 donc, les Hongkongais étaient déjà dans l’après GB et voyaient dans les événements de Tiananmen un aperçu de ce qui les attendait en 1997, lors de la rétrocession. Que les autorités britanniques aient vu cela d’un bon oeil, c’est hautement probable mais cela ne disqualifie pas les motivations de ces personnes. Lisez l’article de JP Béja que j’ai mis en lien (HK se souvient de Tiananmen pour marquer sa différence).

          • chengyang
            • Posté à 20h22 le 11/03/2010
            • Internaute 38622

            Oui, mais 1 pays 2 systèmes, ça reste d’actualité ...

            • Thomas Baïetto
              Thomas Baïetto répond à chengyang
              Etudiant à Pékin
              • Posté à 02h32 le 13/03/2010
              • Internaute 89717
                Etudiant à Pékin

              Certes, mais pas autant que l’on peut le croire au prime abord. Lorsque l’on touche au domaine politique et à la réalité du pouvoir, Beijing est là et le système n’est pas fondamentalement différent sur ces points-là. C’est le propos de cet article.

              • chengyang
                • Posté à 08h31 le 13/03/2010
                • Internaute 38622

                Désormais « 1 pays 1 système », si je vous suis bien ?
                Permettez moi d’en douter ! Il y a certes les pressions de Beijing dont vous parlez, mais pas de remise en cause globale du « système » et du statu quo de 1997. Par contre, le jour où les élections sont supprimées et le South China Morning Post fermé, on en reparle ...

                • Thomas Baïetto
                  Thomas Baïetto répond à chengyang
                  Etudiant à Pékin
                  • Posté à 11h43 le 13/03/2010
                  • Internaute 89717
                    Etudiant à Pékin

                  Non, je ne dis pas « 1 pays, 1 système » mais je pense que la frontière entre les deux systèmes est plus mince que ce que l’on peut penser a priori. « 1 pays, 1,5 système » me parait plus approprié en l’occurence :)

                  • chengyang
                    • Posté à 16h13 le 13/03/2010
                    • Internaute 38622

                    Jolie pirouette, mais « 1 système et demi », en l’occurrence, ça ne veut pas dire grand chose ...

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