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Kouchner : magouille sans frontières

Colcanopa
Dessinateur
Publié le 04/02/2009 à 12h39

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  • brazz
    • Posté à 13h31 le 04/02/2009
    • Internaute 40271

    En dehors du personnage de K. assez irritant car plein de certitudes et de bonne conscience, mais qui fait par ailleurs ressortir notre mauvaise conscience.. En dehors de l’aspect donc hyper médiatique du couple un peu trop célèbre... il y a quand même un problème de fond.
    Ce problème, qui me mets mal à l’aise car cela pose des problèmes de crédibilité et de motivations personnelles, c’est celui de l’existence de personnages, mi écrivains, mi journalistes, les deux à la fois sans toutefois franchement en être, qui vivent de l’écriture d’ouvrages se présentant comme des enquêtes ou des dénonciations, des sortes de chevaliers blancs sempiternellement au service de la vérité étouffée par les puissants. Certes, le travail d’investigation existe et c’est même la véritable part noble du journaliste, mais voilà, qui dit journaliste dit journal, média, enfin une structure professionnelle commanditaire du travail et une rédaction à même de l’apprécier et d’en être responsable.
    A côté de cela, il y a des personnes qui s’engagent dans un combat personnel, pour ou contre tels ou tels faits, qui en deviennent en quelque sorte des spécialistes, dans une espèce de croisade bien ou mal fondée, peut importe, mais réellement les engageant dans leurs convictions profondes. Il y a eu aussi, par exemple des écrivains qui se sont mis ainsi au service d’une cause qui les avait touchés d’une façon ou d’une autre.
    Enfin, moins nombreux -heureusement- il y a des gens qui font profession d’investiguer et d’écrire un peu sur n’importe qui ou n’importe quoi pourvu que la cible soit connue, et ainsi le livre vendable et rémunérateur ; et ainsi au fil des ans élaborent une œuvre disparate dont le seul dénominateur commun, le fil rouge, est la dénonciation systématique, avec son cortège d’approximations plus ou moins invérifiables, parfois proches de la rumeur, et de procès jugeant au final plus la forme que le fond. En résumé, la motivation étant de « faire un coup ».
    Cela met mal à l’aise car on en retire à la longue un vague dégout... de l’auteur, et on se pose ensuite de plus en plus de questions autant sur les mis en cause que sur les auteurs de ces livres.
    Il est bien sur hors de question de pratiquer la censure, quelle qu’elle soit, mais, comme il faut se méfier des tabloids et magazines people comme on dit, il convient d’être vigilants vis à vis de tout ce qu’on peut qualifier quand même d’ouvrages de caniveau !

  • tropre
    tropre
    Congé parental
    • Posté à 14h12 le 04/02/2009
    • Internaute 61091
      Congé parental

    Rien de nouveau dans le livre de Péan, il suffit de parler avec des immigrés venant de pays danslesquels Bernard Kouchner a fait des actions après 70 pour s’appercevoir du décalage entre la réalité et sa retranscription par les médias français.
    Les mieux placés pour parler de Bernard Kouchner sont les gens de chez MSF (surtout les anciens) et là la désilusion ne date pas d’hier.
    Les convictions créatrices de son personnage sont foulés du pied par lui même qui ne peut s’empêcher de différencier les victimes.
    Il y a les bons opprimés et les mauvais, il y a les mauvais oppresseurs et les bons.
    La raison de cette mutation intellectuelle n’est pas à chercher dans l’âge (écoutez Roni Brauman), mais surement dans un altruisme qui n’est certainement pas le trait majeur de sa personnalité.
    C’est son discours litaniques qui ,mis en face de ces actes, est dérangeant. Il devrait je pense beaucoup moins s’exprimer, cela permettrait à des gens plus convaincus et moins égocentriques d’être entendus.

  • Hugues Serraf
    Hugues Serraf répond à serbo
    Chroniqueur
    • Posté à 14h57 le 04/02/2009
    • Internaute 26641
      Chroniqueur

    C’est une manière de présenter les choses. Essayez plutôt comme ça : avoir une activité professionnelle bâtie sur son expérience de l’humanitaire. Ca sonne différement et c’est le cas de l’immense majorité des humanitaires, qui ne font pas toute leur carrière dans une ONG mais valorisent ensuite cette expérience ailleurs. Je ne vois pas en quoi c’est déontologiquement condamnable. Après l’humanitaire, quels sont les métiers que l’on a le droit d’exercer ?

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