Angela Merkel s'enquiert des municipales françaises
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Le blog du dessinateur Colcanopa sur Rue89
Un « rééquilibrage » ? Tiens donc ! Alors « l’ouverture », la « rupture », « LA » réforme (un R majuscule provoquerait une confusion historique, mais nul doute qu’il en faudrait un dans cette réthorique là), n’auraient finalement conduit qu’à celà : un banal « rééquilibrage » ? Alors même qu’on attendait plutôt une adhésion populaire enthousiaste,une levée en masse des énergies nationales,un ébaubissement général, et toutes ces sortes de choses qui devaient à jamais tourner la page jaunie des ringardises de naguère et d’antan. Ben oui,d’accord Dalun, on « rééquilibre » : arrondi même à 50/50 si vous voulez, la balle au c... oups ! le centre, ça n’existe pas. Donc : 50/50, face à face, point barre. RV au prochain baston !
Et oui Colcanopa ! Même pas marqué ! Même pas mal !
Mais ils auraient compris le message, et ne cessent de prétendre que les français sont impatients (ou très très bêtes) de voir les réformes suivantes mises en oeuvre :
Retraites = 41/42 ans de cotisations
Sécurité sociale : démantèlement
Privatisation : Aréva
TVA sociale
Augmentation de la CSG, CRDS
Etc., etc....
Ces imbéciles sont tellement pressés que le gouvernement aille plus vite et plus fort qu’ils ont voté pour l’adversaire...étonnant non ?
C’était en filigrane dans « messages clés et éléments de langage » que les ministres avaient à réciter sur les plateaux télés depuis une semaine.
Angela merkel peut discuter avec des gens comme Roland Ries, le nouveau Maire de Strasbourg dont Sarkozy ferait bien de s’inspirer
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Le discours de la méthode
Même si la présidence de la CUS reviendra à un non-Strasbourgeois, en l’occurrence Jacques Bigot, Roland Ries ne gouvernera pas en « tandem », synonyme de confusion, estime-t-il. Il sera pleinement maire, donnera d’importants pouvoirs à ses adjoints et accordera une place prééminente à la concertation avec les habitants, avant les décisions.
DNA : Quel est votre état d’esprit au lendemain de la victoire ?
Roland Ries : J’éprouve un grand bonheur d’avoir réussi à mener à bien une entreprise qui n’était pas gagnée d’avance. Beaucoup de personnes, au sein du Parti socialiste même, pensaient que ce serait difficile.
Mais deux événements ont accéléré les choses :
- le contexte national et la vague rose qui s’est renforcée entre les deux tours de scrutin ;
- la relation du « tandem » à la population. La méthode du « tandem » et son fonctionnement ont été mal perçus.
Vous pensez que ce sont les personnes qui sont en cause, en l’occurrence Fabienne Keller et Robert Grossmann, ou le choix d’une direction à deux ?
- Fabienne Keller et Robert Grossmann ont un certain rapport au pouvoir ; ils ont la conviction que le suffrage confère une supériorité et cela, les citoyens le supportent de plus en plus mal.
Une décision doit venir après la concertation et non avant. Il existe aujourd’hui une aspiration réelle des citoyens à être intégrés au processus de décision.
La place d’Austerlitz a été la caricature de cette dérive du « tandem » : on a décidé de la fermer à la circulation un matin, après un tragique accident et après seulement, il y a eu des réunions avec les riverains, les commerçants ou les guides...
« Pour ceux qui ont une
conception bonapartiste
du pouvoir, tout recul
est un signe de faiblesse.
Ce n’est pas ma conception »
Vous pensez que Fabienne Keller et Robert Grossmann se sont grisés de leur pouvoir ?
- Ils ont une conception bonapartiste du pouvoir, qui est celle d’une certaine droite, qui sacralise l’autorité, qui veut que le pouvoir ne recule jamais.
A l’époque où j’étais maire, il m’est arrivé de reculer sur des dossiers, à la demande de l’opposition. Pour ceux qui ont une conception bonapartiste du pouvoir, tout recul est un signe de faiblesse. Ce n’est pas ma conception.
Vous voyez, tout cela n’est pas qu’une question de personne, il s’agit de conceptions différentes du fonctionnement d’une collectivité.
Le style Ries en quelques mots ?
- Accorder une réelle délégation de pouvoir aux adjoints, pour que ces élus ne soient pas seulement des personnes qui fassent remonter des informations, mais qui soient en situation de décider et, évidemment, en me rendant compte de leurs décisions.
Mais on peut très bien imaginer que je sois amené à assumer des décisions que je ne partage pas à 100%. Tout est une question d’équilibre, de dialogue, de gestion des contradictions, dès lors que la confiance règne. C’est cette confiance qui est importante.
« Un tiers des adjoints
viendra de la société civile »
Combien aurez-vous d’adjoints et quelles seront leurs délégations ?
- J’ai toute la semaine pour préparer le premier conseil municipal ; je rencontrerai les personnes que je compte retenir, mais je n’irai pas jusqu’au maximum, à savoir 19 ou 20 adjoints. Par contre, il y aura, comme la loi le permet, six adjoints de quartier.
Robert Herrmann sera premier adjoint, je l’ai dit. Il y aura deux adjoints Verts, mais les délégations ne sont pas encore déterminées.
Enfin, nous retiendrons pour la constitution de l’équipe exécutive les mêmes proportions que pour la liste, un tiers des adjoints viendra de la société civile.
Et pour la CUS, quelle sera la distribution des rôles ?
- Jacques Bigot sera le prochain président de la CUS. Le maire de Strasbourg pourrait être le premier vice-président. Catherine Trautmann pourrait assumer la deuxième vice-présidence avec des délégations que nous définirons avec elle (probablement l’économie et les universités).
Vous avez la conviction que vous pourrez travailler en confiance avec Jacques Bigot ?
- Nous avions jusqu’à présent un double « tandem », l’un à la ville, l’autre à la CUS. Ce système n’a pas été pertinent. C’est terminé.
Il y aura désormais un maire et un président de la CUS exerçant pleinement leur fonction.
Le débat au sein du conseil de CUS est censé être moins politique que celui de la ville et les intérêts de Strasbourg ne sont pas forcément convergents avec ceux des 27 autres communes. Il est donc souhaitable que le maire de Strasbourg ne soit pas le président de la CUS.
Reste la question de l’administration commune à la ville et à la CUS. Cela va sans doute poser quelques problèmes, mais nous ne la remettrons pas en cause.
« L’administration devra
obéir à un système
de double commande »
D’ailleurs, le fonctionnement de l’administration ne doit pas déterminer les choix politiques, bien au contraire. L’administration devra obéir à un système de double commande et rien ne peut, de toute façon, se faire sans l’aval de Strasbourg. Là comme ailleurs, il faudra trouver des points d’équilibre. Il faut éviter de personnaliser les choses et gérer les contradictions.
Il y a sept ans, vous aviez critiqué le sort réservé à certains collaborateurs de l’administration communautaire après l’alternance...
- Je ne fonctionnerai pas comme cela : fonctionnaires et contractuels resteront en place. Je ne changerai que la tête, au plus haut niveau de l’administration. J’attends en revanche des fonctionnaires et des contractuels qu’ils soient loyaux à mon égard. Je les jugerai sur leurs compétences et sur la loyauté dans leur travail. Je n’ai pas à m’occuper du reste.
Allez-vous réintégrer les fonctionnaires qui ont été mis au placard depuis 2001 ?
- Je ne peux pas accepter que des fonctionnaires soient payés sans avoir d’activité professionnelle. Ce système malsain est inacceptable pour le contribuable strasbourgeois.
L’audit financier
avant l’été :
« Je veux voir clair
dans les comptes »
Avant votre élection, vous aviez promis le lancement d’un audit. Qu’en est-il ?
- Je vais commander très rapidement un audit financier dont la fonction sera de m’indiquer mes marges de manoeuvre financière. Il y a une « insincérité » dans les comptes : je veux y voir clair et savoir quels sont les amortissements à prévoir. Il m’importe de connaître les répercussions sur le budget de fonctionnement.
L’audit sera réalisé par un cabinet indépendant et il sera publié quels que soient les résultats. C’est une affaire de deux mois. En juin, nous aurons ainsi la possibilité de voter un budget supplémentaire pour corriger tel ou tel aspect du budget primitif.
Vous remettrez en question le projet de la municipalité sortante de lancer un système de bateaux-bus parcourant l’Ill, baptisé Illéo ?
- J’ai toujours manifesté mon scepticisme sur cette question et j’attends les résultats de l’étude commandée par la municipalité sortante. Les premiers résultats ne seraient pas pertinents.
Que ferez-vous du parc des expositions ? Restera-t-il au Wacken ou déménagera-t-il à Eckbolsheim ?
- La démarche engagée par le « tandem » n’est pas bonne. Avant de vouloir déménager, il aurait fallu définir le concept de foire. L’avenir est-il à des salons grand public ? L’option du déménagement est-elle la seule possible ? Est-elle la meilleure possible ? Je souhaiterais que l’on ait une réflexion en amont sur le concept. Selon la réponse, on aura une architecture différente et une localisation différente. Dans ce dossier, il n’y a pas de cliquet irréversible.
Quid de la cité judiciaire ?
- Je l’ai dit pendant la campagne : mon option serait de garder la cité judiciaire en coeur de ville, mais je n’ai pas le pouvoir de décision. J’aimerais bien être consulté par la Chancellerie.
Propos recueillis
par Christian Bach
et Dominique Duwig
pour les Dernières Nouvelles d’Alsace
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A ceci s’ajoute la proposition d’une véritable colaboration franco-allemande au sein de l’Eurodistrict transfrontalier où Monsieur Grossmann et Madame Keller ont été durant de nombreuses années sur cours de confrontation.
Finalement, il est triste de constater que Madame keller a subi avec un peu plus de 41 Pour cent des voix une défaite sévèere alors que Bockel à Mulhouse, le laboratoire de l’ouverture, a été réélu ave cle même pourcentage et il considère que c’est une belle victoire.
Note Les notes de blogs ne sont pas toutes mises en forme par l'équipe de Rue89 contrairement aux articles du site.
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Le peuple a remarqué que la droite ne veut rien remarquer,c’est « remarguable » !
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