Chez Jean Matouk

Un blog sur l’économie, la finance, et quelques autres sujets d’actualité, par Jean Matouk.

Qui se sucre sur les fruits et légumes ?

Jean Matouk
Economiste
Publié le 08/08/2009 à 13h53

Comme chaque été ou presque, les producteurs de fruits se plaignent des prix d’achat trop bas à la production, qu’ils estiment inférieur de 0,10€ à 0,30€ le kilo par rapport à leur coût de production.

Le consommateur-téléspectateur les plaint, mais quand il fait ses courses, aussi bien dans les grandes surfaces (et plus encore dans leurs « déclinaisons » récentes des centres-villes) que dans les marchés, il ne constate aucune baisse des prix.

Le producteur déclare ne vendre qu’à 80 centimes le kilo de pêche ou brugnon, mais le consommateur continue à le payer, en moyenne, 2,5/2,75€. Et, bien qu’à un degré moindre, les légumes frais donnent souvent lieu aux mêmes manifestations.

Les ventes au déballage sur les parkings des grandes surfaces, avec le chou-fleur à 0,75€ et le plateau de brugnon à 1€ ont été de bonnes opérations publicitaires pour les « hypers » , mais des palliatifs sans lendemain. Que se passe-t-il en vérité ?

0,60€ à la production, 2 ,75€ à la consommation ?

En premier lieu, il est exact que, dans les conditions normales, la main d’œuvre de cueillette est, en France, 45% à 48% plus chère qu’en Espagne ou en Italie. 12€-13€ de l’heure en France contre 7 en Espagne. L’écart est plus large que l’écart moyen des salaires (environ 25% à 30% en moyenne en 2003 (OCDE), ce qui n’a pas dû beaucoup changer).

Les producteurs de fruits espagnols doivent donc bénéficier d’avantages annexes, auquel cas la Commission européenne, si sourcilleuse, devrait intervenir, ou bien le Gouvernement espagnol ferme plus les yeux sur le travail « au noir », notamment marocain. On comprend que le ministre français de l’Agriculture envisage lui aussi une baisse des charges sociales. On y revient plus loin.

En second lieu, la marge totale absorbée par les circuits commerciaux reste incompréhensible. Dans une tribune d’août 2007 (sur son blog De quoi je me M.E.L.), Edouard Leclerc donne « son » coût d’exploitation pour fruits et légumes, à partir de pommes Golden à 2,08€, nectarines blanches à 2,75€, abricots Bergeron à 2,38€, carottes à 1,06€ et courgettes à 1,64€, tous produits en France.

Il chiffre sa marge brute à 36% sur les pommes, 27% sur les nectarines, 44% sur les carottes 19,7% sur les courgettes, mais affirme perdre de l’argent sur les abricots (-13,26%). Moyenne grossière : 20% !

En reprenant le chiffre de 0,80€ le kilo de pêche (confirmé par l’interview d’un arboriculteur des Pyrénées orientales dans Le Monde) sachant , par ailleurs , que le prix trié et mis en cagette, est de 1,30€ , selon la même source , une fois retirée la marge moyenne de 20% exposée par Leclerc, et en supposant que tous les détaillants l’appliquent, soit environ 0,26€ (appliquée au 1,3€), ou est passé l’euro ou l’euro et demi d’écart par rapport au prix de vente moyen au consommateur ?

Le fameux problème des circuits commerciaux reste entier. Et il serait douteux que l’actuel gouvernement y change quoi que ce soit. C’est une bonne part de sa clientèle électorale.

Les prix freinent la consommation de fruits et légumes frais

Par ailleurs, la consommation de fruits qui augmentait régulièrement entre 1950 (40 kilos par habitant) et 1990 (72 kilos) diminue progressivement depuis la fin des années 90 ; celle de légume ne progresse plus (60 kilos en 1950 - 119 kilos en 1995), selon une étude de la Direction générale de la Santé.

C’est une évolution contraire à celle constatée dans d’autres pays européens, et nous sommes loin derrière l’Espagne et l’Italie. La consommation de légumes surgelés, et de plats préparés contenant des légumes, augmente, ce qui réduit d’autant celle des légumes frais ; ces deux mouvements complémentaires sont évidemment liés à un déclin de la cuisine domestique.

Mais pour les légumes comme pour les fruits, le maintien des prix élevés des « frais » est aussi un frein à la consommation. Ce frein, dans une situation de concurrence forte de la part des pays du Sud de l’Europe, entraîne une surproduction, qui explique le maintien de bas prix à la production.... et de belles marges à la distribution.

On nous ressasse qu’il faut manger « au moins cinq fruits et légumes par jour », y compris d’ailleurs les surgelés. Or, selon la source précitée (DGS), la sous consommation de fruits (un ou moins par jour) et légumes (1,5 ou moins par jour) concerne plus de 70% de la population adulte (12-75 ans) française.

Sans doute prend-on l’habitude de ne pas manger assez de fruits et légumes ! Sans doute les produits concurrents offerts par les industries agro-alimentaires à base de céréales et de produits laitiers (mais aussi de sucre, sel et graisses trans... qui menacent notre santé), ainsi qu’une publicité malsaine en direction notamment des enfants, avec les distributeurs automatiques de ces mêmes produits, expliquent-ils cette désaffection relative. Mais l’impératif sanitaire est surtout entravé, pour les moins aisés d’entre nous, par les prix.

Une autre organisation agricole est possible

Le ministre a raison de dire qu’il faut obéir à la demande de la Commission européenne de faire rembourser par les producteurs de fruits et légumes les 500 millions (380 plus les intérêts) versés par le Gouvernement français avant 2002.

Il sait, en effet, que c’est nécessaire pour engager dans de bonnes conditions la prochaine réforme de la Politique agricole commune (au-delà de 2013). Depuis cinquante ans, dans un mouvement initié par de Gaulle, et constamment soutenu par le RPR, notamment par Jacques Chirac, pour « défendre » un monde agricole fidèle client électoral, la France a clairement diminué son poids dans tous les autres domaines de négociation.

Et, sauf changement clair de notre politique agricole nationale, nous assisterons, lors des négociations prochaines, à une répétition de ces marchandages européens globalement défavorables à la France.

Aujourd’hui encore, les producteurs de fruits et légumes seront, d’une façon ou d’une autre, subventionnés à peu près à niveau égal des sommes éventuellement remboursées, par baisse des charges sociales ou remise des intérêts d’emprunt.

Comme on l’a fait depuis cinquante ans, faute d’une réelle planification courageuse des mutations agricoles au départ, la décimation lente, politiquement tolérable, de ce secteur agricole après d’autres, va être géré par ce Gouvernement comme les précédents, en liaison étroite avec la FNSEA et le Crédit agricole.

Or une autre organisation agricole nationale, d’ailleurs soutenue par l’Union européenne, serait possible et même souhaitable, au vu de deux tendances lourdes et irrésistibles : le goût pour le « bio » et le « coefficient carbone » des transports à longue distance.

Elle serait de nature à soutenir les revenus des producteurs et à augmenter le niveau de consommation de produits frais. Il faudrait élaborer un grand projet de « relocalisation » de la production de fruits et légumes près des centres de consommation, ou, pour des raisons de climat, à la distance la plus faible possible.

Et il faudrait, en même temps, que ces productions péri-urbaines déjà relancées à San Francisco -on voit même à Détroit des maraîchers s’installer au centre ville sur les friches industrielles- soient toutes orientées vers un « bio », d’autant plus crédible qu’il serait éventuellement « visible » pour les consommateurs, et, évidemment, moins « chargé » en carbone de transport.

De nouvelles formes coopératives, comme les Amap , sont particulièrement indiquées à cette fin. Des débuts de réalisation de ce type de circuits « courts », laissant de bons revenus au producteur avec des prix plus faibles à la consommation, existent un peu partout. Les généraliser n’est qu’une question de volonté politique et ce devrait être une composante du grand « plan » que financera l’emprunt public.

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  • Servais-Jean
    • Posté à 14h27 le 08/08/2009
    • Internaute 4591
      43

    Pas grand chose à voir avec l’article ....quoi que

    Lien

  • Di
    Di
    • Posté à 14h37 le 08/08/2009
    • Internaute 8231

    Vous commencez par dire que la main d’œuvre est plus chère ici qu’en Espagne. Okay. Vous oubliez de dire que les espagnols, pour que leurs fruits et légumes soient sur nos marchés, ils ont aussi le transport à payer. J’habite le Midi, justement à côté de producteurs de melons, brugnons, etc. - le transport de ces marchandises jusqu’au Carrefour ou Leclerc local ne devrait donc pas coûter trop. Pourtant, je paie le kilo de brugnons comme si j’habitais Paris ou Lille, alors que les producteurs touchent des clopinettes.

    • jmax
      jmax répond à Di
      • Posté à 15h35 le 08/08/2009
      • Internaute 3111

      habitant dans une région productrice, on constate l’effet Rungis : les fruits et légumes coûtent moins chers après passage par Rungis que directement chez le producteur. A Lorient, on constate aussi le même phénomène avec le poisson plus cher à la barque du pêcheur qu’au super-marché du coin. Il faudrait qu’un jour toute la filière arrête de prendre le consommateur comme uniquement un portefeuille tout juste bon à raquer

      • envert94
        envert94 répond à jmax
        • Posté à 16h36 le 08/08/2009
        • Internaute 56778

        Dans le circuit de la grande distribution la filière dont vous parlez s’appelle « une centrale d’achat » qu’elle soit régionnale ou nationale.

         
        • jmax
          jmax répond à envert94
          • Posté à 17h04 le 08/08/2009
          • Internaute 3111

          et le paysan qui veut me vendre deux fois plus cher qu’au supermarché, il fait partie de quelle filière ?

          • mick69
            mick69 répond à jmax
            • Posté à 17h40 le 08/08/2009
            • Internaute 2907

            Quelque soit le produit, ça coûte cher pour un producteur de le vendre au détail et c’est plus simple de vendre l’ensemble de la production à petit prix à un grossiste

          • Utilisateur désinscrit à sa demande
            • Posté à 17h55 le 08/08/2009
            • Internaute 70482
              nc

            Es-tu certain de ce que tu avances ?

            Vivant dans une région des plus rurales, je peux certifier que c’est absolument faux, archi-faux.

            Deux fois le prix du supermarché ? N’importe quoi !

            Viens faire ton marché par chez nous (le Lot), et tu comprendras vite : les prix sont très nettement moins chers qu’au supermarket, et ce en toutes saisons.

            • Brédala
              Brédala répond à Utilisateur désinscrit à sa demande
              NB : dernières lignes dans " (...)
              • Posté à 19h07 le 08/08/2009
              • Internaute 63792
                NB : dernières lignes dans " (...)

              Peut-être dans le Sud du Lot, mais dans le Nord de ce beau département...
              Je peux t’archi-assurée que
              le kg de fruits et légumes des petits et moyens producteurs locaux est plus cher que le même kg espagnol ou même provençal au supermarché ou chez les primeurs au marché.
              Après y’a moyen de s’entendre avec des papys-super-jardiniers qui ont de magnifiques potagers pas (trop) traités et qui en temps de surabondance te filent du très bon matos au black.
              ça fait combien de temps que tu n’as pas accompagné Annie aux courses ; -) ?

              EDIT
              En général, j’ajouterai que même en pleine saison il est très fréquent de trouver des fruits et légumes surgelés nettement moins chers que ces mêmes fruits et légumes frais.
              ça encourage pas à la consommation raisonnée !

              • Utilisateur désinscrit à sa demande
                • Posté à 19h35 le 08/08/2009
                • Internaute 70482
                  nc

                On est... à l’ouest : -)

                Alors, en fait tout dépend des marchés : Prayssac, à quatre bornes de chez nous, c’est devenu un peu l’arnaque à touristes, depuis quelques années... mais si tu pousses ta charrette à quinze bornes jusqu’à Monsempron-Libos (près Fumel, dans le 47), là c’est carrément pas cher du tout. C’est un gros bourg moche où les gens ne sont pas riches, voilà tout. Et Montcuq n’est pas mal non plus ; et Cazals aussi.

                Ça fait au moins trois ans que je n’ai pas été au marché avec Annie, mais je suis très au jus des prix pratiqués : on fait plein de conserves, donc forcément on fait très gaffe à la qualité et au prix de la cagette, et puis on a (elle a) un super jardino.

                Et je te crois sur parole.

                [Tous des sauvages, dans le nord, miladioù : -))) ]

              • fidal
                fidal répond à Brédala
                guide de tourisme
                • Posté à 13h00 le 09/08/2009
                • Internaute 50600
                  guide de tourisme

                Wouhaa,encore un effort et vous allez commencer à comprendre....

                • Brédala
                  Brédala répond à fidal
                  NB : dernières lignes dans " (...)
                  • Posté à 15h29 le 09/08/2009
                  • Internaute 63792
                    NB : dernières lignes dans " (...)

                  Aaaaaah...me voilà totalement rassurée !
                   : -D

            • jeffouletofou
              • Posté à 20h24 le 08/08/2009
              • Internaute 43444
                cddiste

              he he je peux vous affirmez que certains producteurs de viande, fromage ou fruit et legumes vendent leurs produits en direct beaucoup plus cher qu’en GD

              sur la region auvergne c’est assez flagrant et ça me limite franchement dans mes achats direct à la ferme.
              ben voui j’aime me deplacer, faire 90 bornes (aller) à travers des routes de merde mais quand vous payez le sauciflard 18 euro/kg ou le jambon à 15 roro du kg (sachant qu’ils le vendent en carcasse à 2.6 du kg) ça fait mal au cul...

              pour bien vous en rendre compte

              Lien

              ça fait peur tres tres peur.

              on dit de la gd que se sont des voleurs, franchement jme dis que les cul terreux ici le sont tout autant si ce n’est plus.

              • envert94
                envert94 répond à jeffouletofou
                • Posté à 21h25 le 08/08/2009
                • Internaute 56778

                Je préfère engraisser un cul terreux, qu’une centrale de grande distribution investissant en Asie, qui nous vends des produits fabriqués on ne sait comment, on ne sait par qui...

                Je préfère engraisser un cul terreux, qu’un groupe de distribution qui file 39M€ d’indemnités à un PDG pour mauvais résultats...

                • jeffouletofou
                  jeffouletofou répond à envert94
                  cddiste
                  • Posté à 22h55 le 08/08/2009
                  • Internaute 43444
                    cddiste

                  pfff envert faut pas voir mon message sous cet angle.

                  je ne suis pas riche hein....
                  on dit tout le temps et logiquement que si l’on va à la source en reduisant les intermediaire c’est pour payer moins cher.. les cul terreux se plaignent des prix de la gd, est ce une raison pour faire payer une FORTUNE parce que c’est bien de sa don t’il sagit un produit qu’ils ont eux meme produit, transforme ....

                  tu trouves ça logique toi de payer du sauce à 18 roro ? ? du boeuf à 20 euro le kg en allant le chercher chez le producteur ! ! ! , c’est plus cher que certains mago dont la viande provient aussi de petits elevages, des tomates qui ont pousse en terre à 3.90/kg .....

                  moi pas du tout, maintenant si tu es pret à financer un chouille ma conso de produit du terroir, tu le dis, je te file mon numero de compte et attend avec impatience ton premier virement : p

                  la VRAI et SEULE solution pour manger « sain » et peu cher voir gratuit c’est de revenir à la cueillette.
                  une activite et des connaissances oubliees/perdu par nos grand parents lors des 30 glorieuse.

                  mais dans se cas, les agriculteurs aussi seront de grand perdant.

                  • Marie-Hélène
                    Marie-Hélène répond à jeffouletofou
                    fout rien al païs
                    • Posté à 23h13 le 09/08/2009
                    • Internaute 74251
                      fout rien al païs

                    Je suis d’origine auvergnate (du 63) ou je reviens en vacances 2 ou 3 fois par an et sinon, j’habite en Provence et je peux vous dire que les produits fermiers en Auvergne sont bien moins chers qu’ici et souvent de meilleures qualité...
                    Il faut dire qu’ici, c’est très touristique et que comme on dit en Provence, les gens ont pris une tête comme une coucourde...

            • CMOI.12110
              • Posté à 11h43 le 09/08/2009
              • Internaute 76055
                Technicien Sup

              J’habite pas loin de chez vous ( le 12 ) et 27 bornes de Figeac, et je peux vous dire que dans les marchés on paye les produits plus chers qu’a Casino qui est juste de l’autre coté de la place du marché, et je ne comprends pas pourquoi les producteurs s’en prennent a la gd sur les marges alors qu’en vente directe ils sont plus cher qu’elle. Je ne défends pas la gd loin s’en faut

          • laury68
            laury68 répond à jmax
            Retraité
            • Posté à 21h28 le 08/08/2009
            • Internaute 50402
              Retraité

            Vous avez raison mais on peu l’appeler le paysan jaloux il est vrai qu’il
            ce propage de plus en plus ! ses paysans qui prenne les consommateurs
            pour des abruties ! ! !

        • Yvon le Zébulon
          Yvon le Zébulon répond à envert94
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
          • Posté à 22h07 le 09/08/2009
          • Internaute 65781
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

          Ce qui veut dire que lorsque la centrale d’achat prends tout son rôle dans la filière, y compris en fixant les prix payés aux agriculteurs, les clients consommateurs sont la plupart du temps gagnants !

          Nous faisons le projet d’aller sur Mars, une fois la Terre bouzillée...

          Les Martiens, eux, espèrent bien faire le contraire, car on est cons !

          ° L’agriculteur « libéré » prendrait-il les clients pour des pigeons ?
          ...je ne suis pas loin de penser que c’est possible.

          • envert94
            • Posté à 10h44 le 10/08/2009
            • Internaute 56778

            tp : //anti.grande.surfaces.over-blog.com/

            Ce qui veut dire que la centrale d’achat à supprimé les intermédiaires...mais à garder ses marges (celle des intermédiaires).
            CQFD

            • Yvon le Zébulon
              Yvon le Zébulon répond à envert94
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
              • Posté à 11h47 le 10/08/2009
              • Internaute 65781
                L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

              Sauf que du producteur au consommateur, il n’y a pas d’intermédiares...

              ° Et c’est plus cher quand même...pour des légumes crottés de boue....même s’il ne s’agit pas de produits Bio ni spécifiques :

              - Donc, lequel se fiche de lequel qui se fiche de qui.. ?

        16 autres commentaires
      • jeffouletofou
        jeffouletofou répond à jmax
        cddiste
        • Posté à 22h38 le 08/08/2009
        • Internaute 43444
          cddiste

        .

    • madrid
      madrid répond à Di
      • Posté à 14h29 le 09/08/2009
      • Internaute 24463

      Bonjour
      En Espagne, l’équivalent du SMIC Français est de 660 euros brut par mois.
      À savoir :
      * Ce salaire de référence, donc 660 euros /mois ne concerne que 1% de la population active, donc il n’est pas considérée comme une référence économique ou d’une base salariale comme en France
      * Ce salaire peut être payé sur la base de 14 mois/an, tout dépends des conventions collectives et des secteurs d’activités.
      * Le salaire moyen à Madrid est de 1000 euros.
      * En Période 4 ans, le (SMIC) Espagnol a augmenté de plus de 30 %.
      * Les salaires en Espagne sont indexés sur l’inflation.
      =====================
      Hier à Madrid :
      Une opération coup de point a été menée par des agriculteurs au centre ville qui sont venus vendre leurs produits directement aux consommateurs.
      Exemple : Un plateau de pêche ( 4kg env) vendu à 1 euros, prix du Kg acheté à Carrefour 1€60 le même jour.
      * Le paysan-vendeur affichait une pancarte :
      Je vends Kg de pêche, au central d’achat de Carrefour-Madrid, 11 centimes.
      =====================
      Ce que l’on peut encore trouver à Madrid, peu en France, est que chaque quartier a pratiquement son marché couvert, fruits, légumes, poissons, viandes et charcuteries.
      Quant aux horaires d’ouverture …ils sont assez larges, de 9h à 20h env.
      Dans ces marchés les prix sont inférieurs, en moyenne, de 15 % au prix pratiqués dans la grande distribution.
      **
      À voir :
      Envoyé spéciale : Rouge tomate.
      Documentaire : We feed the world.

      • compte supprimé 23
        compte supprimé 23 répond à madrid
        ...
        • Posté à 22h54 le 09/08/2009
        • Internaute 59139
          ...

        Bonjour !

        J’ai mis les liens plus loin pour « we feed the world » , ainsi que ceux de deux docs sur Almeria que vous devez bien connaitre ... quoi qu’ici , de l’autre côté des pyrénées certains d’entre nous lisent les étiquettes , et malgrés les prix alléchants et la beautée quasi artificielle , par exemple , des poivrons , passent leur chemin devant le lieu de provenance –-> andalousie ( donc , Almeria )

         
        • madrid
          • Posté à 23h55 le 09/08/2009
          • Internaute 24463

          Bonsoir
          Merci pour les liens
          Il me semble que les produits d’Alméria sont davantage expédiés en Europe que consommés en Espagne, je n’ai pas de chiffres qui infirment ou confirment.
          En tout cas à Madrid beaucoup de fruits et légumes proviennent de notre région surtout lorsque ceux-ci sont vendus sur le marché.
          **
          Dans les grandes surfaces on trouve des Dalidas, mais l’hiver,ces tomates qui résistent à une chute de 2 m, à 200 touchés par jours, 15 jours de stockage etc etc ..mais n’ont aucun goût.

        1 autres commentaires
      • inuit
        inuit répond à madrid
        grand nord
        • Posté à 10h42 le 10/08/2009
        • Internaute 82484
          grand nord

        il me semble, mais vous le confirmerez (ou pas), que les impôts sont prélevés à la source en Espagne, ce qui modifierait les données sur les salaires

  • tvargentine-
    • Posté à 14h43 le 08/08/2009
    • Internaute 17486

    Un très bon article sur la problématique du lobby des agriculteurs en France et des intermédiaires,sans parler des hypermarchés qui comme CARREFOUR voulait se transformer en société financière pour indexer les prix en temps réélle sur les cours mondiaux ? ? ? ?

    Nous avons beaucoup d’argent en France mais mal réparti et qui serait plus utile a permettre l’émergence de société coopérative
    et non financière

    Lien

    • laury68
      laury68 répond à tvargentine-
      Retraité
      • Posté à 21h39 le 08/08/2009
      • Internaute 50402
        Retraité

      Bien sur les producteurs sont un peu fautif dans ce procédés il y avait
      dans le temps bien plus de coopératives mais les producteurs déjà a l’époque trouvais que cela leurs « mange » les marges alors que maintenant
      ce sont les centrales d’achats qui font la lois et il ne leurs reste que des
      clopinettes .Je pense qu’une des solutions ce sont les groupements de consommateurs qui achètes leurs panier dans les AMAP il commence
      a en avoir a travers toute la France .

  • envert94
    • Posté à 14h54 le 08/08/2009
    • Internaute 56778

    Lien

    Michel Edouard Leclerc ce grand écologique avant l’heure qui se répand dans tous les medias, nous importe des pommes du Brésil (qui subissent 17 traitements afin qu’elles puissent faire le transport par containers…), nous importe des haricots du Vietnam et de Chine, des tomates du Maroc cultivées dans des serres éclairées 24/24 etc etc…
    Malheureusement, les exemples sont quasiment sans fin.
    Je vous rassure (ou plutôt pas) les autres enseignes de distribution font la même chose.
    Mais là ou le Michel Edouard fait fort, c’est qu’il parraine le « week end » de l’écologie au mois de septembre…à grand renfort de pub et de communication et gagne par là le cœur mais surtout le porte monnaie des consommateurs, qui ne peuvent que louer la vertu écologique de MEL…

    Bref, que demande la grande distribution à nos producteurs/éleveurs/fournisseurs Français ?
    C’est simple, de se mettre au cout du travail et de production Chinois, Brésilien, Marocain cela dépend bien sûr du produit que vous voulez lui vendre…
    C’est comme cela qu’elle procède également pour les produits non alimentaire…c’est ce qu’on appelle de la délocalisation forcée.
    Personne ne vous impose votre façon de consommer…c’est à vous de décider.

    • laury68
      laury68 répond à envert94
      Retraité
      • Posté à 21h47 le 08/08/2009
      • Internaute 50402
        Retraité

      Oui bien sur Edouard -Michel Leclerc fait cela de même que les autres
      il reste simplement a voir « Si » la fameuse taxe carbone va s’appliquer
      sur ses excentricités gustative et la les haricots du Vietnam s’est le pharmacien qui les auras enrayons ! ! ! !

      • jeffouletofou
        jeffouletofou répond à laury68
        cddiste
        • Posté à 22h29 le 08/08/2009
        • Internaute 43444
          cddiste

        la taxe carbonne ! !
        belle connerie mise en place et voulu par goldman sachs and co pour creer un nouveau marche ou TOUT le monde sera taxe pour le plus grand plaisir des banksters.

    • Marie-Hélène
      Marie-Hélène répond à envert94
      fout rien al païs
      • Posté à 23h23 le 09/08/2009
      • Internaute 74251
        fout rien al païs

      deux exemples édifiants de ce système débile :
      - la petite ville de Billom dans le Puy-de-Dôme, est réputé pour sa production d’ail (dorénavant labellisé si je ne me trompe pas).
      Il est effectivement de bonne qualité.
      A quelques pas de là, dans un hypermarché Cora, j’ai pu constater cet été, que l’on y vendait de l’ail... d’argentine !
      - dans la petite région des Baronnies, à cheval sur la Drôme et les Hautes-Alpes, il y a beaucoup de tilleuls et depuis fort longtemps, les gens du coin le récoltait pour le vendre sur le marché de Buis-les-Baronnies. Mais ils ne le récoltent plus depuis quelques années car on leur propose des clopinettes en échange et maintenant le consommateur du coin trouve dans les magasins du tilleul de
      Chine ! ! !
      Je suppose que l’on peut multiplier ces exemples à l’infini.

      • envert94
        • Posté à 10h40 le 10/08/2009
        • Internaute 56778

        Lien

        Bonjour Marie Hélène :

        C’est l’exemple sur l’ail que vous nous donner qui est malhereusement multipliable à l’infini...
        La grande distribution ne vend plus de façon « raisonnée » mais elle vend ce qui lui rapporte le plus...
        L’ail que l’on peut trouver à 1/4H de ses rayons ne l’interesse pas car il ne lui rapporte pas assez...

        Quand Carrefour Caen fait de la promo sur des pommes du Brésil à 1€ le kg c’est (pour moi) de la provocation pure et simple...

        Regardez la provenance des fruits et légumes, c’est hallucinant...
        L’Asie après avoir été le plus grand « bazar » du monde, elle devient « le plus grand grenier » du monde...

        Essayer de voir la provenance des ingrédiants de vos salades en conserves..des haricots en conserve, des aspèrges...

        La grande distribution vous/nous vends n’importe quoi, pas pas n’importe comment afin que cela lui rapporte toujours plus.

         
        • Homer555
          Homer555 répond à envert94
          • Posté à 18h06 le 11/08/2009
          • Internaute 45141

          Allons Envers... A peine je m’absente et déjà si prompt à oublier mes leçons ?

          L’ennemi de la GD à fortiori dans les fruits et légumes qui sont très périssables c’est le stock. D’où une règle simple : Trouver ce que le client demande et uniquement ce que le client demande. Si le client veut de l’ail AOC, la GD lui achète de l’ail AOC, si le client veut de l’ail bleue la GD lui trouve de l’ail bleue.

          J’aime pas l’ail, je préfère les tomates. Ça dérange personne ?
          Me voici chef de rayon et je doit choisir les produits à mettre dans mon rayon. Les challengers : A ma gauche, invaincue depuis 30 ans ! La reine des rayons ! J’ai nommée la tomate marocaine ! 0.10€ à l’achat, 1.99€ à la vente (1€89 de marge) ! A ma droite, la petite dernière, goutue et croquante ! La tomate de Charente, 0.80€ à l’achat, 2.69€ à la vente (1.89€ de marge) ! La vérité est que les clients loin de regarder la qualité, prennent systématiquement la moins chère, la moins chère et 3X la moins chère. Victoire par KO de la marocaine avec 5 palettes vendues ! ! ! La marge en valeur est la même, mais pas les volumes de vente. Bien sur tout le monde se dit qu’il suffit de vendre la charentaise à 1.99€. Malheureusement, le beurre, l’argent du beurre, le cul de la crémière et le fond de commerce... Nous parlons bien de marge brut, c’est à dire sans les frais de personnels, les frais d’énergies, les fournitures... D’autre me dirons qu’il suffit de ne pas acheter les marocaines et de ne proposer que la charentaise. Oui, sauf que mes clients se sont tirés au carrefour d’à coté qui lui vend des marocaine à 1.99€ avec des petites phrases assassines du genre : » Vous êtes trop chers par rapport à la concurrence, je part ! » ou « Pourquoi vous n’êtes pas capable de trouver des tomates à 1€99 comme carrefour ? » Hee oui, l’analyse de produit n’est pas le fort du client...

          IRL, j’ai essayé (mais vraiment essayé pendant plusieurs années) de monter un rayon de bons vins, de mettre en avant les perles que savent faire nos producteurs. Le résultat ? Que peu de ventes et des stocks à n’en plus finir très longs à écouler... Je suis d’accord que la plupart des bons vins sont au minimum à 5-7€ mais à mon avis ça les vaut. Par contre les poupougnes à 2-3€ partent en quelques jours, indépendamment de leurs qualité. Donc au final, j’ai fini par me mettre dans le rang, à mettre en avant les poupougnes qui peuvent être vendue à 2-3€ (notamment les marques distributeurs qui sont très margées à cause des volumes d’achats) et j’ai gardé quelques perles, surtout pour ma consommation perso et quelques clients que je connais. Et depuis, l’argent rentre, les clients aussi, et je fonctionne sans stock. L’idylle commerciale quoi... Que peut on faire quand ce sont les clients eux même qui forcent pour que ce soit le moins cher sans penser à la provenance, la qualité...
          Au final, je me dis que le monde est bien fait, moi je fais les vins pas cher pour ceux qui veulent juste une bouteille qui ne fait pas honte avec les invités (la grande majorité), et les cavistes vendent les bonnes bouteilles pour connaisseurs. On a juste pas la même clientèle : une personne qui veut juste une bouteille pour le dimanche avec le bourguignon n’ira pas chez le caviste, et le connaisseur qui cherche un cheval blanc 2005 n’ira pas en GD, voila tout...

          Pour résumer, le jour où les clients irons chercher leurs ail AOC chez le producteur et que la GD se retrouvera avec son stock d’ail étrangère en train de pourrir, la GD se mettra à vendre de l’ail AOC. En attendant...

        1 autres commentaires
  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 16h16 le 08/08/2009
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    là j’ai pas compris :

    « Le fameux problème des circuits commerciaux reste entier. Et il serait douteux que l’actuel gouvernement y change quoi que ce soit. C’est une bonne part de sa clientèle électorale »

    que représente la clientèle electorale du circuit commercial ?
    ceux qui se mettent les sous dans la fouille ou ceux qui transportent les cagettes ?

    c’est un peu confus

    quand à relocaliser la production, ça commence à se faire. Mais ça se fera en dehors du gouvernement
    du moins en dehors de celui là
    tous ces sous enarques de pacotilles ne connaissent que les circuits intégrés (qu’on peut mettre en équation)

    le producteur local qui cueille le vendredi et vends le samedi matin au marché (et chez lequelle je m’approvisionne) ça les dépasse un peu

    et quelque part, j’ai l’impression que ça leur fait peur.....

  • Charles Mouloud
    Charles Mouloud
    Bras gauche de la Vénus de (...)
    • Posté à 17h22 le 08/08/2009
    • Internaute 12542
      Bras gauche de la Vénus de (...)

    Qui voulait assassiner Banana ?

    Les fruits exotiques victimes de racisme ?

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à Charles Mouloud
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 22h18 le 09/08/2009
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Quelqu’un pourra-t-il m’expliquer pourquoi les bananes de la Martinique sont plus chères à l’étal fruits sur leur propre lieu de production (martinique) que sur les étals de métropole, malgré les frais de transport et le passage par plein d’intermédiaires jusqu’à Rungis...puis leur transport vers les grandes surfaces.

      Le prix de la banane fruit (qualité identique) est environ 20 à 30 % plus cher à Fort de France qu’à Paris...et c’est pas une blague ! ....
      ...alors que vendue à Fort de France, elle n’aura pas bougée de l’ile.

      • compte supprimé 23
        • Posté à 23h18 le 09/08/2009
        • Internaute 59139
          ...

        Les taxes Yvon , les taxes ! ! !
        Bien que Territoires d’Outre-mer , (français) la Martinique , la Guadeloupe sont noyées , etouffées sous les taxes prohibitives !
        Ils ne sont pas descendus dans la rue il y a quelques mois pour « faire carnaval » ! mais pour sauver leurs peaux ! ! !

        Ne pas oublier non plus que les Gros propriétaires terriens sont des « groupes » ééénormes ! amis bien évidement des gouvernants de métropole qui leur accordent des largesses à filer le tournis et surtout la gerbe ! ! !

        Quand ce sont de « petits » producteurs locaux qui possèdent quelques hectares destinés aux plantations ou à l’élevage , quand vient l’heure des ventes , on leur brandit sous le nez que leurs productions sont impropres ( cause –-> les terres sont empoisonnées par les pesticides répandus à outrance par les Pères-Blancs ) ; alors ils perdent tout les « petits locaux » , et se voient obligés de vendre leurs terrains aux Gros ...
        et là , oh miracle ! les productions ne sont plus impropres à la vente et la commercialisation !
        Bin ouaih ! On a des Amis Hauts-placés que veux-tu !

        La « Pwofitation » , ça ne vous dit donc plus rien ? déjà ? ...

         
        • Yvon le Zébulon
          Yvon le Zébulon répond à compte supprimé 23
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
          • Posté à 08h21 le 10/08/2009
          • Internaute 65781
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

          Je connais bien les deux aspects du problème, puisque dans ma famille on est plutôt « propriétaire terrien » alors que dans celle de mon épouse, on est du coté « petits producteurs locaux ».

          ° Cela n’explique pas le tarif prohibitif d’un produit consommé sur place et qui n’aura engendré aucun frais de conditionnement, de transport, de murissage, de convoyage jusqu’à Rungis puis ailleurs.

          * Ce sont les propres bananes Antillaises qui sont proposées en France à un prix inférieur à celui affiché à F. de France....
          ....pas les bananes du Costa Rica ou du Guatémala !

        1 autres commentaires
  • bonbon rose
    bonbon rose
    à croquer
    • Posté à 18h09 le 08/08/2009
    • Internaute 52604
      à croquer

    Prix coutant ou pas, j’ai connu les melons à 1 franc pièce (0.15 cent) l’été dans les années 90.

  • Jean Matouk
    Jean Matouk
    Economiste
    • Posté à 18h17 le 08/08/2009
    • Internaute 1101
      Economiste

    a Di , à jYeden et a tous

    On ne peut aborder tous les problèmes dans un seul article
    Effectivement, les prix ne reflètent aucunement la distance des lieux de production. C’est effectivement « l’effet Rungis », qui permet à une série dr’intervenants de se « sucrer ».

    Quels sont ces intervenants ? Tous ceux qui se trouvent sur le circuit entre producteurs et consommateurs dont, bien sûr, les détailants. Dans tous les domaines nombre d’entre eux ont profité du passage à l’euro en 2002 pour augmenter largement le coefficient multiplicateur de 6,56 et arrondir et depuis ils ajustent sur ce niveau ! Ce qui n’a pas ou peu été le cas des producteurs.
    Dans l’ensemble , les « petits commerçants » du secteur des fruits et légumes sont assez prospères. Mais il faut immédiatement ajouter qu’ils se lèvent vers trois/quatre heures du matin ! Ou se trouve l’étiage « juste » ?

    Je dois ajouter que je viens, à l’instant de trouver dans une grande surface de ma ville des pêches à 1,85€ le kilog en provenance des Pyrénées orientales. J’ai pu savoir qu’elles avaient été achetées « environ » 0,6€ chifre que j’avais obtenu précédemment avant celui du Monde de 0,8€ . Si j’ajoute les 0,5 de frais de tri mise en cagette... précédement déduits ( 1,3-0,8) , je parviens à une marge de 0,8€ , ce qui reste largement supérieur à celle évoquée par Leclerc !

    • societe00
      societe00 répond à Jean Matouk
      desabusé
      • Posté à 18h26 le 08/08/2009
      • Internaute 60668
        desabusé

      Dans vos calculs vous tenez compte de la TVA ? Les prix au comptoir pour le consommateur l incluent, mais lorsque les producteurs et les distributeurs parlent prix, en general ils sont hors TVA....

    • jyeden
      jyeden répond à Jean Matouk
      khmer vert ( age des caverne, (...)
      • Posté à 18h36 le 08/08/2009
      • Internaute 20631
        khmer vert ( age des caverne, (...)

      je parlais surtout des producteurs qui vendent directement

      les simples revendeurs ont aussi du mérite (la france qui se leve tot de sarko) mais ils vendent les memes produits que les supermarchés

      ce n’est pas l’etat qui relocalisera, mais la pression des consommateurs.
      et le courage des producteurs qui continuent tout de meme leurs métiers

      si vous vous apprivosionnez au marché en province regardez sur les cagettes la provenance des fruits et légumes (c’est quelquefois plus parlant que les etiquettes)

      des marchés il doit y en avoir un peu partout en province
      et au final, c’est mieux que le supermarché ou les fruits et légumes sont tripotés par tout le monde et ils sont parfois tellement « raffraichis » qu’ils en pourrissent avant d’arriver à maturité

      achet local ça permet aussi de manger des nectarines le jour meme de l’achat et pas attendre plusieurs jours que le fruit « en bois » devienne mur

    • Brédala
      Brédala répond à Jean Matouk
      NB : dernières lignes dans " (...)
      • Posté à 19h13 le 08/08/2009
      • Internaute 63792
        NB : dernières lignes dans " (...)

      @Jean Matouk,

      « Couic » des subventions dans vos calculs ? !

      • compte supprimé 23
        compte supprimé 23 répond à Brédala
        ...
        • Posté à 20h05 le 08/08/2009
        • Internaute 59139
          ...

        ah oui tiens , c’est vrai !
        Ou comment casser les prix des « tout petits » ...
        que dis-je , les casser , non ! les écraser !

      • castor74
        castor74 répond à Brédala
        auxiliaire de vie
        • Posté à 18h39 le 09/08/2009
        • Internaute 76554
          auxiliaire de vie

        VOILA JE VOUDRAIS REPONDRE A TOUT LES INTERVENANTS DE CE SUJET BRULANT D ABORD MOI JE VOUS LE DIT JE SUIS FILS ET ARRIERE PETIT FILS DE PAYSANS ELEVEURS ET NON CULTERREUX J AIS ETE MOI MEME PAYSAN DURANT DES ANNEES JE PUIS VOUS DIRE QUE LORSQUE A L EPOQUE J EXPLIQUAIS AU CONSOMMATEUR LAMBDA CE QUE JE TOUCHAIS EN VENDANT DES VEAUX A 8 JOURS ET DES BETES SUR PIED ET BIEN LEUR REACTION ETAIT MAIS ALORS POURQUOI EST CE LA VIANDE EST SI CHERE LORSQUE NOUS L ACHETONS EN GRANDE SURFACE .....SIMPLE PARTIE DE L ETABLE LA VACHE LE BOEUF OU LE VEAU ONT TRANSITE ENTRE TRENTE SIX MILLE MAINS AUSSI CHACUN PRENDS SA COMM AU PASSAGE....PRENEZ UN EXEMPLE BIEN SIMPLE LE PORC ILY AS QUIELQUES ANNEES LES PIEDS DE PORC LA TETE PERSONNE N EN VOULAIT OR MAINTENANT LES PRIX ONT GRIMPE AUX ETOILES PAREILS POUR LA VOLAILLE DE QUALITE.....J AIS TRAVAILLE DURANT DOUZE ANS DANS L ELEVAGE INDUSTRIEL LORSQUE J ACCOMPAGNAIS LES CHAUFFEURS ROUTIERS AUX ABATTOIRS UNE FOIS LES CAMIONS DECHARGES JE ME TIRAUIS DANS UN PETIT COIN ET J ECOUTAIS JASER LES MAQUIGNONS....(MARCHANDS DE BESTIAUX) pour les non inities)IL DISAIENT PIS QUE PENDRE DES PAYSANS CAMP POUR LEQUEL JE SUIS TOUJOURS AVEC A L HEURE ACTUELLE....POUR LES PRODUCTEURS DE FRUITS ET LEGUMES C EST LE MEME TOPO ET PUIS QUAND ON ENTEND LE MINISTRE DE L AGRICULTURE ACTUEL DIRE QU IL EST A 100% AVEC LES DECISIONS DE SARKO 1 J AIS ENVIE D HURLER ET DE DIRE FAISONS UNE NOUVELLE JACQUERIE LE GRAND DRAMER CEST QUE LES GENS DE LA VILLE ONT PERDU LE LIEN TENU QUI LES RELIAIENT A LA TERRE ..BEAUCOUP D ENFANT N ONT JAMAIS VU UNE VACHE UNE BREBIS NI UN POISSON EN VRAI DE LEUR VIE ALORS IL SE FIE AUX CONNERIS QUE DEBITENT LES JOURNALISTES A LA TELE.....TOUT CE QUE CES DERNIIERS SAVENT DIRE C EST LES PAYSANS EN COLERE.....MEFIEZ VOUS GENS DU POUVOIR EN PLACE CE QUI S ET PASSE POUR LES OUVRIERS POUSSE A BOUT ARRIVERAS POUR LES PAYSANS A BOUT NOURRIR SON PROCHAIN EST UNE TACHE NOBLE ALORS DEFENDONS LA PENDANT QU IL RESTE QUELQUE SPECIMEN DE CETTE QUALITE SINON UN JOUR NOUS BOUFFEROND DES PILULES ET AUTRES COCHONNERIES AMIS DU SOIR BONSOIR.UN PAYSAN DE COEUR

         
        • Brédala
          Brédala répond à castor74
          NB : dernières lignes dans " (...)
          • Posté à 20h54 le 09/08/2009
          • Internaute 63792
            NB : dernières lignes dans " (...)

          Votre témoignage est très intéressant, mais POURQUOI PARLER SI FORT ? C’EST PAS DU TOUT EVIDENT DE VOUS LIRE !

          Ok, pour la Jacquerie, s’il faut réhabiliter le noble métier de paysan.
          Mais pas une de ses grosses colères, où les agriculteurs jettent ou brûlent leur marchandise, où les éleveurs de vaches déversent des hectolitres de lait sur les routes.

          Et puis il faudrait calmer ces trop grosses exploitations agricoles et d’élevage industriels qui fragilisent les terres et les bêtes, bourrant les uns de pesticides et les autres de médicaments dans une logique malsaine de surenchère interminable.

          Vous dites fort justement :
           » LE GRAND DRAMER CEST QUE LES GENS DE LA VILLE ONT PERDU LE LIEN TENU QUI LES RELIAIENT A LA TERRE ..BEAUCOUP D ENFANT N ONT JAMAIS VU UNE VACHE UNE BREBIS NI UN POISSON EN VRAI DE LEUR VIE »

          C’qui est aussi triste, c’est que certains « gros » agricu. semblent tout autant détachés de la vie de leur terre et de leurs bêtes. Et c’est presque plus grave...

          « ... SINON UN JOUR NOUS BOUFFEROND DES PILULES ET AUTRES COCHONNERIES... »

          Nous y sommes déjà ! Et je ne parle pas forcément de produits agro-alimentaires knaky herta et autres merdouilles.

          Les fraises andalouses en sont le plus illustre exemple, (d’autres internautes en parlent sur ce fil...)
          sans goût, sans vie, sans amour, cueillies dans la douleur par des ouvriers agricoles esclaves, mangées sans joies, payées 2 Eur les 500grs hiver comme été.
          ça fait des années que ça dure, de mémoire bien 20 ans, non ? Dès le début, on trouvait ça immonde...mais ça n’a rien changé...y’en a toujours.

          Revenir à des exploitations à taille humaine, des gros jardins en quelque sorte et des petits élevages, mieux gérables, plus vivables pour les professionnels, les bêtes, la terre, les enfants, les consommateurs.
          Les AMAP, sont une solution à portée de mains et de pieds !

          Salutations vespérales...

          • fidal
            fidal répond à Brédala
            guide de tourisme
            • Posté à 21h20 le 09/08/2009
            • Internaute 50600
              guide de tourisme

            Si ça te gène de le lire achète le figaro,là c’est léché et ça fait pas de bruit.

            • Brédala
              Brédala répond à fidal
              NB : dernières lignes dans " (...)
              • Posté à 22h36 le 09/08/2009
              • Internaute 63792
                NB : dernières lignes dans " (...)

              Et si vous retourniez terminer votre apéro, Fidal ?

              • fidal
                fidal répond à Brédala
                guide de tourisme
                • Posté à 22h44 le 09/08/2009
                • Internaute 50600
                  guide de tourisme

                On appelle pas ça un argument d’autotrité primaire,dans vot’e pays ?

        4 autres commentaires
    • Di
      Di répond à Jean Matouk
      • Posté à 22h05 le 08/08/2009
      • Internaute 8231

      Et qu’elles sont bonnes les pêches cette année ! Du moins celles de ma région (languedoc) ; -)

      Je crois que vous avez oublié de compter aussi le salaire des employés du supermarché, ceux qui mettent en place et les caissières. Bon, sur un seul kilo de pêches, ça ne doit pas représenter grand chose, m’enfin.

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