Chez Jean Matouk

Un blog sur l’économie, la finance, et quelques autres sujets d’actualité, par Jean Matouk.

Banques : les bonus des traders sont inutiles pour l'économie

Jean Matouk
Economiste
Publié le 10/08/2009 à 15h23

Les bonus que Goldmann Sachs et BNP Paribas ont provisionnés sur leurs comptes trimestriels posent deux types de question. Comment les deux banques, et d’autres, ont-elles réalisé des profits suffisants pour justifier le versement de tels bonus à leurs traders ? Sont-ils économiquement, sinon moralement, fondés ?

Les banques ont facilement gagné de l’argent sur les marchés

Les montants provisionnés ne sont pas les mêmes : un peu plus de 11 milliards de dollars pour la banque américaine sur les deux premiers trimestres, et 1 milliard d’euros pour la française. Goldman Sachs a annoncé un bénéfice, au second trimestre, de 3,4 milliards soulignant même que ses équipes de traders ont généré « 46 journées de bénéfices supérieurs à 100 millions de dollars ».

La banque américaine avait pris la précaution préalable de rembourser par anticipation au Trésor américain les 10 milliards de dollars reçus dans le cadre du plan Tarp (février 2009) de sauvetage des banques américaines. BNP Paribas, par contre, n’a pas remboursé les 5,1 milliards d’euros d’actions de préférence que l’Etat a souscrit à son capital pour renforcer ses fonds propres. Son bénéfice semestriel est de 3,5 milliards.

  • Comment de tels résultats ont-il été possibles durant ces deux premiers trimestres 2009, alors que les banques étaient présentées comme « au bord du gouffre » à l’automne 2008 ?
  • Ces bonus devraient-ils être promis donc versés ?

D’abord, toutes les banques n’étaient pas au bord de la faillite ! Un grand nombre d’entre elles ont dû provisionner dans leurs comptes les pertes sur les titres issus des titrisations en cascade des « subprimes », mais la plupart pouvaient le supporter. Cela faisait baisser leurs fonds propres, et c’est pourquoi les Etats ont apporté des capitaux à beaucoup de banques. Pour faire remonter leurs niveaux de fonds propres par rapport à leurs concurrentes ! Mais elles restaient bien vivantes, sauf quelques unes.

Ensuite, depuis plusieurs mois, à partir du niveau très bas où elles étaient tombées, les Bourses sont reparties à la hausse. L’indice de la Bourse de Paris, le CAC 40, par exemple, qui était à 2500 points début mars, est aujourd’hui à 3500.

Sur la même période, le DOW Jones de New York est passé de 6300 à 9300 points. Dans des phases haussières de ce type, les possibilités de gains cumulatifs sont élevées et fréquentes. Surtout pour les « traders » qui passent leur temps devant leurs écrans, achètent et revendent éventuellement dans la même journée.

C’est la Bourse qui a permi aux banques d’amasser du capital

C’est donc sur les Bourses que les banques ont gagné de l’argent, et pas, contrairement à ce qu’espérait le grand public, en se remettant à faire leur métier traditionnel, c’est-à-dire en prêtant de l’argent. En effet, la crise économique a tari la demande de crédit des entreprises comme des ménages ; de plus, prêter aux entreprises est risqué. Les faillites sont plus fréquentes et les banquiers, dans ce cas, y laissent des plumes.

Nombre de banques anglo-saxonnes par exemple, continuent de provisionner des pertes sur crédits immobiliers passés. Pour eux, le risque de marché, actuellement, est plus tentant que le risque de prêt aux entreprises. Les gains, aussi, sont plus rapides.

Le cœur sur la main, les dirigeants de nos banques françaises affirment qu’elles prêtent ce qu’on leur demande, mais on leur demande moins et, souvent, ceux qui leur demandent un soutien en trésorerie sont au bord de la faillite. Le Premier ministre a eu beau leur demander à nouveau de soutenir les entreprises hier à Matignon, la « préférence » implicite pour les marchés va continuer.

Si les traders n’obtiennent pas de récompense, ils vont chez le concurrent

Les « traders » qui opèrent pour elles sur ces marchés vont donc continuer à vendre et acheter de plus belle. Le riverain, étudiant de HEC, qui a « justifié » les provisions faites pour les bonus à ces traders a donc raison : s’ils doivent être versés, ils doivent être provisionnés dès maintenant dans les comptes.

Les dirigeants des banques nous disent : si les bonus des « traders » ne sont pas conséquents, ils iront chez le concurrent. Mais cet argument renvoie le problème au niveau international, et, par conséquent, aux décisions du G20.

Pour aller plus au fond du problème, on peut poser la question : à quoi servent « économiquement » les marchés ? Sont-ils utiles à l’économie réelle, donc à l’emploi ? Ce sont les grandes entreprises qui se financent sur les marchés ; les PME , qui fournissent le plus gros de l’emploi, ne peuvent se financer que par le canal bancaire.

Les banques peuvent se refinancer sur les marchés pour prêter aux PME

Les banques se refinancent sur les marchés si les dépôts qu’elles reçoivent n’y suffisent pas. Et par l’entremise des grandes entreprises, et des Etats, les marchés financiers sont quand même utiles à l’économie réelle. Le marché dit « primaire », sur lequel les entreprises émettent des actions et des obligations, permet de financer leurs investissements ; de son côté, grâce à l’émission de ses obligations, les OAT en France, l’Etat paye des fonctionnaires (qui consomment), investit (dans des infrastructures) ou, comme dans les plans de relance, aide directement le tissu industriel.

Mais ceux qui ont acheté ces actions et obligations doivent ensuite pouvoir les revendre, pour qu’elles redeviennent « liquides » comme on dit en Bourse. C’est parce qu’ils savent qu’ils auront cette possibilité, qu’ils achètent action et obligations. C’est le marché dit « secondaire », condition de fonctionnement du marché primaire. Bref, le marché financier classique, avec ces deux composantes, est économiquement utile.

La sphère financière est devenue démesurée par rapport à la sphère réelle

Depuis une vingtaine d’années, les marchés financiers se sont gonflés bien au-delà de ces marchés « classiques ». Les financiers ont follement développé les « instruments dérivés » des actions et obligations (connus dès le XVIIe siècle pour les tulipes aux Pays-Bas, et au XVIIIe en France- Law- et Grande Bretagne- South Seas company- pour les premières actions) ; ils ont inventé la titrisation des crédits bancaires ; ils ont inventé les instruments de couverture des portefeuilles, qui, utilisés en sens inverse, ont généré les « hedge funds » ( hedge= couverture en anglais).

Les financiers spéculent sur les faillites des entreprises par les « CDS » ; les marchés financiers se sont connectés sur les marchés à terme de marchandises, si bien que blé comme pétrole deviennent des actifs que l’on peut mettre dans les gros portefeuilles. La sphère financière a donc gonflé bien au-delà du volume nécessaire « classiquement » à la sphère réelle. Et c’est cela qui est éminemment dangereux et critiquable.

Pas besoin de nouveau G20, si c’est pour que tout recommence

Pourtant, tous les praticiens sérieux savent que le métier du prêt aux entreprises, surtout aux PME, et plus encore d’intervention au capital de celles-ci (ce que font les banques) est bien plus difficile que l’application de règles mathématiques, complexes mais programmées, et que l’étude des graphiques de l’analyse technique dont se servent les traders.

Si l’on voulait vraiment réorienter les banques vers l’économie réelle, on devrait plutôt imaginer des bonus pour les cadres de banque qui analysent avec soin les comptes des PME, les conseillent, les orientent et les appuient dans leur développement.

Au moment du G20 de Londres, notre Président, avec quelques autres, nous avait fait miroiter l’idée de « moraliser » le capitalisme, critiquant précisément cette folle « financiarisation ». Les participants se sont engagés à mieux encadrer les activités financières et spécifiquement, les rémunérations et bonus des traders.

A priori, rien de tout cela n’est en cours. La finance se redéveloppe principalement sur les marchés financiers et sur les compartiments les plus spéculatifs et économiquement inutiles. Les bonus des traders s’envolent à nouveau, préparant, si un « stop » n’y est pas mis, une nouvelle crise financière gravissime dans moins de cinq ans.

Puisqu’il aime les opérations médiatiques, pourquoi Nicolas Sarkozy ne conditionne-t-il pas publiquement sa participation au prochain G20 de Pittsburg à des mesures vraiment concrètes pour réorienter l’activité des banques vers l’économie réelle.

Les contribuables n’ont pas à payer ces grands spectacles, où les plus hauts dirigeants politiques se congratulent et s’entre-promeuvent médiatiquement, préparés par de nombreux voyages et réunions de « sherpas », si l’aboutissement est un retour à la case départ.

  • 16817 visites
  • 51 réactions
Vous devez être connecté pour pouvoir commenter : ou créez un compte
  • lorgnette
    lorgnette
    jardinière
    • Posté à 15h43 le 10/08/2009
    • Internaute 80698
      jardinière

    Que deviendraient des boîtes comme Ferrari, Lamborghini, Porshe, Bmw, Mercedes, Rolex,...et le groupe Partouche ou la chaîne Barrière si on supprimait les bonus des traders ?

    • feepeter
      feepeter répond à lorgnette
      salarié
      • Posté à 16h09 le 10/08/2009
      • Internaute 86430
        salarié

      ils baisseront leurs tarifs ....

    • onapatouvu
      onapatouvu répond à lorgnette
      perdu pour la science
      • Posté à 16h25 le 10/08/2009
      • Internaute 85117
        perdu pour la science

      Pourquoi, elles te manqueraient ?

  • Geckocha
    Geckocha
    agnostique méthodologique
    • Posté à 15h47 le 10/08/2009
    • Internaute 85845
      agnostique méthodologique

    Assez clair et bien vu !
    Merci pour cette analyse qui rappelle des clés de compréhension des mécanismes économiques actuels.
    Le rappel que la spéculation (achat et revente dans le but de faire une plus-value) permet au marché secondaire d’être d’autant plus liquide aurait été un plus.
    Celui rapide des conséquences de la transformation des matières premières en produits financiers sur le coût de l’alimentation également.
    Il est vrai cependant qu’il est difficile dans ce cas de ne pas s’égarer.

    Pour approfondir, je conseillerai la lecture du livre de Karl Polanyi « La grande transformation », qui explique brillamment le procesus de passage à l’économie de marché dans les sociétés industrielles au 19e siècle, et ses conséquences sociales. Ecrit pourtant en 1944, cet ouvrage aide à comprendre les biais de fonctionnement de l’économie de marché au travers du recul de l’anthropologie.

  • coatl
    coatl
    SR
    • Posté à 16h18 le 10/08/2009
    • Internaute 50522
      SR

    Article beaucoup plus sérieux que la tribune de l’étudiant de HEC.
    Mais de grâce, arrêtez avec ce genre d’affirmation sur le ton de l’évidence : « si les bonus des “ traders ” ne sont pas conséquents, ils iront chez le concurrent ».
    Lisez cet article de Bernard Guerrien : « Ces traders qu’on s’arrache » sur la page :
    Lien

    • Colimateur
      Colimateur répond à coatl
      .
      • Posté à 17h40 le 10/08/2009
      • Internaute 79102
        .

      En effet, une banque embauchera-t’elle des traders à l’infini simplement parce qu’ils sont moins payés chez les concurrents ? Le bon trader ne partira que s’il trouve une place ailleurs... Mais au fait...qui est un bon trader ? Avant sa bourde monumentale, Jérôme Kerviel était très bien payé et considéré comme un bon trader...combien de « bons » traders ont vu venir la crise financière ? En réalité, ce qui fait la force d’un trader, c’est d’être parvenu à persuader tout un système qu’il est indispensable alors qu’il n’en est rien.

  • coatl
    coatl
    SR
    • Posté à 16h22 le 10/08/2009
    • Internaute 50522
      SR

    Sur l’utilité de la finance, Frédéric Lordon explique bien comment les bénéfices marginaux du système sont devenus inférieurs aux coûts pour la collectivité. (« Jusqu’à quand ? Pour en finir avec les crises financières », Raisons d’agir 2008).
    Mais cela ne vous empêche pas d’affirmer cela comme une évidence incontestable...

  • onapatouvu
    onapatouvu
    perdu pour la science
    • Posté à 16h22 le 10/08/2009
    • Internaute 85117
      perdu pour la science

    Sans flagornerie, bravo pour cet article qui recentre (enfin) le débat sur les questions importantes.
    Discuter sans fin sur une « bulle financière », comme nous y invite NS pour camoufler son inefficacité économique, n’avance à rien.
    Les banques françaises ont toujours été frileuses pour financer l’économie réelle, notamment l’innovation ; c’est pourtant bien là qu’il serait utile qu’elles prennent des risques.
    Le fonds stratégique d’intervention (je ne me souviens pas du nom exact) est-il opérationnel ? Quelle action a-t-il menée ? Les petites et moyennes entreprises vont-elles en bénéficier ? Nicolas, s’il te plaît, réponds moi.

  • Servais-Jean
    • Posté à 16h25 le 10/08/2009
    • Internaute 4591
      43

    Il n’y a pas que les bonus des traders qui sont inutiles, c’est leur fonction qui doit être remise en cause.
    Ce sont des chasseurs de bonnes affaires et le système bancaire est tellement pourri que ces braves gens peuvent même jouer, à travers les ventes à découvert, sur les baisses de marché.
    C’est un peu comme si un Casino acceptait vos mises sur le gagnant de l’année en jouant bien sûr sur le Casino. Ça c’est réservé aux patrons et aux gros actionnaires qui sont toujours gagnants, pas au petit peuple qui lui doit encore sortir son argent.
    Mais est-il encore possible de remettre les banquiers sur les rails ou devons nous baisser les bras et prendre une carte à l’UMP pour enfin avoir une part du gâteau ?

    • Madiran
      Madiran répond à Servais-Jean
      (Business Analyst)
      • Posté à 18h52 le 10/08/2009
      • Internaute 16911
        (Business Analyst)

      L’ensemble des l’argent (virtuel) gagné par les traders des banques depuis environ 30 ans donne un résultat négatif ! !

      En effet l’argent gagné par les traders depuis 30 ans est inférieur à l’argent perdu durant cette même période.

      (Dont deux bulles financières, avec la dernière qui se chiffre en milliers de milliards d’Euros, pour le moins !
      On nomme ceci « crise »…Les Américains nomment ceci non pas « crise » mais « crash » !
      Question : Pourquoi ?)

      En clair, si l’on supprime les traders (et c’est un consultant américain qui l’écrit) grosso modo on y perdrait pas ! ! Loin de là

      • Servais-Jean
        Servais-Jean répond à Madiran
        43
        • Posté à 23h27 le 10/08/2009
        • Internaute 4591
          43

        Non car au pire le coup est nul car aux affaires traitées par un trader correspond un autre trader dans une autre banque. Ce que l’un permet de gagner l’autre permet de le perdre. Le seul gagnant dans ces affaires ce sont les traders et les banquiers eux même, ça leur permet de justifier leurs salaires exorbitants.

      • Barbeuz
        Barbeuz répond à Madiran
        jeune diplômé
        • Posté à 08h37 le 11/08/2009
        • Internaute 52779
          jeune diplômé

        J’aimerai bien vous croire : source ?

  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 17h26 le 10/08/2009
    • Internaute 53186
      inconsolable

    Les bonus des traders sont surtout complètement étrangers à la crise.

    Mais leurs jours sont comptés, après l’assèchement des marchés, l’avenir des banques est plutôt aujourd’hui vers le chantage à la crise systémique et le racket à grande échelle.


    Extrait de l’article : Lien
    Un récent article paru dans l’hebdomadaire Der Spiegel et intitulé « Le retour de la cupidité — les banques rouvrent le casino mondial » donne un bref aperçu de la question. L’article cite un influent ancien banquier qui a déclaré, « Il y a quelques années, les banques d’investissement devenaient riches grâce à l’argent de leurs clients. Lorsque ces ressources devinrent trop faibles, elles se retournèrent sur l’argent de leurs actionnaires. A présent, elles se sont procuré le plus important réservoir que le monde puisse offrir : l’argent des contribuables. »

  • nono le simplet
    nono le simplet
    nihil scio nisi scio quod nihil (...)
    • Posté à 17h30 le 10/08/2009
    • Internaute 9767
      nihil scio nisi scio quod nihil (...)

    on est repartis à la case départ , juste avant la crise ... l’argent des banques vient des marchés , les marchés remontent , donc on paye les traders , normal .
    C’était une crise pour rien , par contre la prochaine ,qui devrait pas tarder, va faire une sacrée vague et j’ai dans l’idée qu’on va pas attendre 5 ou 6 ans cette fois parce que le fruit est pourri , il va finir par tomber de l’arbre ...

    • Madiran
      Madiran répond à nono le simplet
      (Business Analyst)
      • Posté à 18h54 le 10/08/2009
      • Internaute 16911
        (Business Analyst)

      L’argent des banques ne vient pas des marchés ! !

      Croire cela est carrément stupide, et le mieux est que vous le savez parfaitement !

      Les marchés remontent, et on paye les traders : C’est « Vrai » !

      Mais en fait on les paye en argent réel, pas en virtuel ! ! Dommage.

      Mais pour autant la richesse d’une banque ne vient pas de l’augmentation des valeurs en bourse !

      Cette augmentation est purement factuelle.

      Une preuve ?

      Mais simplement, après cette soi disant crise, on se met à parler « d’économie réelle ».... Pourquoi ?

      Parce que la valeur des marchés ne reflète en aucun cas « l’économie réelle ».

      Sinon les banques pour être renflouées, se seraient simplement contentées d’argent virtuel au lieu de prêts tangibles effectifs et garantis par les états !

      Bon ! Je pense qu’il n’est pas nécessaire d’en dire plus à des gens qui savent pertinemment que l’économie boursière est totalement artificielle.

      • Locaterre
        Locaterre répond à Madiran
        (ex-croissant)
        • Posté à 09h45 le 11/08/2009
        • Internaute 80220
          (ex-croissant)

        « Mais en fait on les paye en argent réel, pas en virtuel “
        Comment faire la distinction entre argent réel et virtuel ? Il n’y a plus d’équivalence ou de parité avec un métal précieux, alors le réel et le virtuel ne se confondent-ils pas ?

         
        • Chele
          Chele répond à Locaterre
          • Posté à 11h02 le 11/08/2009
          • Internaute 15104

          Le salaire mensuel versé sur le compte du trader est déjà de l’argent bien réel.
          Les bonus annuels sont aussi payés sur leurs comptes bancaires, donc utilisable tout de suite. Bon, j’imagine qu’ils achètent aussi des actions (donc argent virtuel), pas sûr qu’ils bouffent tout dans l’année qui suit.

          Concernant la parité billet / métal précieux, alors là, il y a longtemps que ça a dû se compliquer ce truc. Et pour tous les systèmes monétaires de la planète.
          Mais a priori, la planche à billet n’est plus utilisée par les grands états sinon on aurait des dévaluations régulières.
          Ou alors je suis complètement neuneu, ce qui ne m’étonnerait pas.

          • frederic43
            frederic43 répond à Chele
            • Posté à 11h51 le 11/08/2009
            • Internaute 39426

            >Mais a priori, la planche à billet n’est plus utilisée par les grands états >sinon on aurait des dévaluations régulières.

            Heu si, la planche à billets c’est les Etats Unis qui la détiennent. Et c’est la le drame : ils peuvent s’endetter indéfiniment (demandez au Chinois qui ne savent plus quoi faire de leurs dollars). Tous ceux qui ont du dollar possèdent une monnaie de singe : mais tant que personne ne dira le « Roi est nu », la catastrophe attendra (ou le contraire, quand la catastrophe arrivera, on dira que le Roi est nu ; -) )

            Catastrophe = inflation exponentielle en dollar (comme en 29 avec le Mark)

        • Madiran
          Madiran répond à Locaterre
          (Business Analyst)
          • Posté à 22h23 le 11/08/2009
          • Internaute 16911
            (Business Analyst)

          Je pvous propose une façon claire de faire la diifférence entre argent virtuel et argent réel ... !
          - Je vous propose d’^étre payé en argent réel, par exemple en vrais billets de 20 et 50 Euros....
          - Ou bien je vous propose d’être payé (Peut être 10% de plus ! !) en argent virtuel, c’est à dire en actions kalashnikof, ou en actions de compagnie de café...etc...

          Comme ce mois ci vous devez payer un loyer et payer votre épicier que choississez vous ?

          (Si vous n’avez pas de loyer à payer et si votre frigo et congélateur est plein pour lonrtemps, alors vous pouvez prendre le risque... de travailler avec de la monnaie que vous aurez « peut être ». (A moins que vous ne puisssiez compter sur vos copains ou amis ! Qui bientôt ne seront plus vos copains !)

          Voilà le différence entre la « vraie » et la l’argent viruel.

          Vous le saviez, je pense....

          • Locaterre
            Locaterre répond à Madiran
            (ex-croissant)
            • Posté à 23h14 le 11/08/2009
            • Internaute 80220
              (ex-croissant)

            « argent réel, par exemple en vrais billets de 20 et 50 Euros…. »

            Question de néophyte : Est-elle si réelle que cela cette monnaie, en vrais billets, puisque « derrière » cette monnaie, il n’y a plus rien de physique (or)... ?

            Sans parité or, l’argent papier n’a pas plus de valeur, réelle, qu’une valeur de confiance... confiance réservée, selon vos propos suivants, aux banquiers et aux imbéciles...

        4 autres commentaires
  • Maxine
    • Posté à 18h11 le 10/08/2009
    • Internaute 39224

    « Si l’on voulait vraiment réorienter les banques vers l’économie réelle, on devrait plutôt imaginer des bonus pour les cadres de banque qui analysent avec soin les comptes des PME, les conseillent, les orientent et les appuient dans leur développement. »

    Très bien vu mais pour avoir de la famille qui fait précisément ce boulot, on en est très très très très loin. C’était même hallucinant de voir le différentiel entre sa rémunération ridicule et l’autorisation de prêt qui dépendait de son autorité. De plus avec les barèmes de notion du risque rigide, il n’ya plus de place pour une analyse autonome de la situation et des potentialités d’un projet.

  • Madiran
    Madiran
    (Business Analyst)
    • Posté à 18h32 le 10/08/2009
    • Internaute 16911
      (Business Analyst)

    Quyestions que vous posez : « Sont-ils économiquement, sinon moralement, fondés ? »

    A poser simplement une question de « morale » à une banque, il me semble que quelque chose pose question.

    A part en première de page de « Gala » ou de « Paris Match ».... Pourquoi donc associer banque et morale ?

    • Locaterre
      Locaterre répond à Madiran
      (ex-croissant)
      • Posté à 09h41 le 11/08/2009
      • Internaute 80220
        (ex-croissant)

      « Pourquoi donc associer banque et morale ? “On nous dit que l’économie est une affaire de confiance (d’engourdissement de l’esprit...), alors une, petite, dose de morale, cela pourrait (nous) aider... à garder confiance... je plaisante, évidemment, faire cohabiter finance et morale, il ne peut s’agir que d’un oxymore...
      Nous savons, pour l’avoir suffisamment entendu, que le capitalisme et autre succé-da(m)né est a-moral... ne nous étonnons pas que les exécutants, et les exécuteurs, le soient également...

      • Madiran
        Madiran répond à Locaterre
        (Business Analyst)
        • Posté à 22h40 le 11/08/2009
        • Internaute 16911
          (Business Analyst)

        Arretons de nous gausser !

        Le crédit est une affaire qui permet à un préteur d’asseoir ce qu’il voit comme crédibilité en un client à rembourser sa dette ! !

        Ceci n’a rien à voir avec la confiance !

        A part les banquiers, je ne vois personne qui parlerait de « confiance » entre un client et une banque ! !

        A part les banquiers... et les imbéciles !

         
        • Locaterre
          Locaterre répond à Madiran
          (ex-croissant)
          • Posté à 08h05 le 13/08/2009
          • Internaute 80220
            (ex-croissant)

          Bonsoir...
          Etonnante votre réaction...
          Vous argumentez sur le crédit... en avait-il été question précédemment ? Je ne crois pas.

          Mon intervention tentait simplement de confirmer la vôtre... Seriez-vous hermétique au second degré ?

          Quant à la multitude de points d’exclamation...

        1 autres commentaires
  • amakaya
    amakaya
    Salut les oufs !
    • Posté à 19h06 le 10/08/2009
    • Internaute 58170
      Salut les oufs !

    La solution est simple : suppression des ventes à découvert ! ! !
    Voilà la solution miracle... rien de plus. Mais les professionnels de la finance et les politiciens dirons non, comme d’habitude.

    • Chele
      Chele répond à amakaya
      • Posté à 11h04 le 11/08/2009
      • Internaute 15104

      « Ventes à découvert ».

      C’est quoi, ça ?

  • Jean Matouk
    Jean Matouk
    Economiste
    • Posté à 20h00 le 10/08/2009
    • Internaute 1101
      Economiste

    Merci à tous de m’avoir lu.

    A Coati

    Mais justement, je conteste cet argument. Je cite les banques ; je ne les approuve pas

    A Maxine

    Je parle d’expérience ; je sais combioen il est difficile d’évaluer la probabilité de gain ou de perte d’une entreprise, notamment en fonction de la personnalité du décideur. Je pense sincèrement qu’il faut trouver une solution pour récompenser le chef de guichet, d’agence ou de groupe d’agences qui accompagne et favorise le développement d’une PME.

    A Geskocha

    Je me suis abondament servi de la « Grande transformation » dans mon « Humanité à la croisée des chemins » Nous manquons aujourd’hui de perspectives longues qui sont les seules valables. J’ai tenté de le faire dans le livre précité.

    A Anastase
    On ne pêut pas écrire que les « bonus des traders sont complètement étrangers à la crise ».Le cas Kerviel prouve le contraire. La soif de gain a pousssé à imaginer des produits financiers de plus en plus sophistiqués et dangereux et les traders à les utiliser de manière de plus en plus dangereuse, pour peu que les middle officer ne les contrôlent pas d’assez près.

    A Amakaya

    Il ne suffirait pas de supprimer les ventes à découvert. Subsisteraient les excès de la titrisation, les CDS ...

    • Franck EINSTEIN
      Franck EINSTEIN répond à Jean Matouk
      Situation géographique, sociale (...)
      • Posté à 00h53 le 11/08/2009
      • Internaute 78133
        Situation géographique, sociale (...)

      A Jean Matouk

      Tu sais donc combien il est difficile d’évaluer la probabilité de gain ou de perte d’une entreprise, notamment en fonction de la personnalité du décideur

      Pour avoir pratiqué les décideurs ces 25 dernières année, en tant que technicien anonyme, alibi de décision arbitraires

      J’ai développé le sentiment que les décideurs
      Décident à l’inconscient, en un quart de dixième de seconde
      Ne s’écartant pas trop de la philosophie des titres du Figaro

      A moindre risque en quelque sorte
      Mais avec l’aplomb que l’on attend d’un décideur

      A mon sens, ils véhiculent une caricaturale image du père
      Alibi de l’incompétence de toute une profession
      Pour garantir leur situation sociale plutôt favorable

      Je sais combien il est difficile d’évaluer la probabilité de gain ou de perte d’une entreprise, notamment en fonction de l’absence de personnalité du décideur

      Selon toi, notre divergence d’opinion sur ce point de détail
      Relève-t-elle
      - De ma participation à l’entreprise en tant que travailleur
      - De ta participation à l’entreprise en tant que travailleur
      - D’une paranoïa génétiquement mienne que l’INSERM ne tardera pas à mettre en évidence
      - Du fait qu’étant journaliste tu n’aurais éventuellement connu l’entreprise que par la lecture du fig’
      (Ouais, je sais, il y a aussi BFM, BFM TV, Bloomnerg TV, TF1, France 2 quand le gouvernement est libéral, ton DG adjoint, ton PGD, un actionnaire croisé dans les chiottes, etc. etc.)

      Tout ça pour dire que je trouve ta présentation de l’Entreprise résolument optimiste
      Si ce n’est un poii consensuelle

      Tu me rétorqueras que montrer des « méchants » du doigt
      Est facile et confortable
      Et n’influe en rien sur le système

      J’en convient

      Faudra-t-il donc éveiller en eux la crainte pour que le monde change enfin ?
      A ton avis...

    • sheeldon
      sheeldon répond à Jean Matouk
      • Posté à 08h59 le 11/08/2009
      • Internaute 21367

      bonjour

      a jean matouk

      « On ne pêut pas écrire que les “ bonus des traders sont complètement étrangers à la crise ”.Le cas Kerviel prouve le contraire. La soif de gain a pousssé à imaginer des produits financiers de plus en plus sophistiqués et dangereux et les traders à les utiliser de manière de plus en plus dangereuse, pour peu que les middle officer ne les contrôlent pas d’assez près. »

      ce petit livre chez raison d’agir dit exactement le contraire de ce que vous dites .

      Lien

      cordialement

    • coatl
      coatl répond à Jean Matouk
      SR
      • Posté à 11h49 le 11/08/2009
      • Internaute 50522
        SR

      C’est vrai, excusez-moi, j’étais un peu échaudé par la tribune de l’autre jour : « la BNP a raison »... et un ou deux articles qui ont suivi.
      Vos prises de position sont honnorables.

      Des assertions très contestables (comme « la finance est utile pour l’économie » ou « il est normal de payer les financiers en milliards d’euros ») ont pris avec le temps la force de l’évidence et il faut croire que cette crise ne suffit pas à en faire démordre certains croyants.

  • Franck EINSTEIN
    Franck EINSTEIN
    Situation géographique, sociale (...)
    • Posté à 23h52 le 10/08/2009
    • Internaute 78133
      Situation géographique, sociale (...)

    Si à l’instar d’unE ministre
    J’étais rétribué à raison de

    14.000 Euro mini pour unE ministre à plein temps
    21.000 Euro pour unE ministre « pas à plein temps »
    (Source France-Cul - 93.5)

    Plus une moyenne de 20.000 de défraiement par ministrE
    (Source ce fameux rapport qui fût moins médiatisé en France que celui sur les défraiements de députés anglais - Parus la même semaine - On se demande encore pour quelle raison)

    Je penserais aussi que les bonus ne motivent pas les salariés
    A se casser le luc
    A ignorer la Loi
    A risquer le modèle sur lequel ils reposent
    (Mais moins que leurs actionnaires ou cardes dirigeants)
    Pour obtenir leur part variable

    He ben non...
    C’est la raison pour laquelle j’apprécie particulièrement
    L’ironie mordante de l’article ci-dessus
    Pas vous ?

  • Sacha25
    • Posté à 08h54 le 11/08/2009
    • Internaute 24877

    Les bonus doivent être taxés à 95% pour celui qui les reçoit et pour celui qui les donne, donc 2 fois

  • Olif _archipolak
    Olif _archipolak
    varsolidaire a la bonne cause
    • Posté à 09h00 le 11/08/2009
    • Internaute 34150
      varsolidaire a la bonne cause

    Moi je prefere le monopoly, c’est des sous vraiment fictifs, qui sont pas soutirés a des bonnes gens (et qui pourraient servir a autre chose), et au moins quand quelqu’un perd, ya pas d’usine qui ferme.

    • Locaterre
      Locaterre répond à Olif _archipolak
      (ex-croissant)
      • Posté à 09h52 le 11/08/2009
      • Internaute 80220
        (ex-croissant)

      « je prefere le monopoly, c’est des sous vraiment fictifs » Le sont-ils plus que ceux de notre vie quotidienne... n’est-ce pas l’acceptation de la régle du jeu et la confiance des joueurs les uns envers les autres qui leur donnent leur valeur d’échange... quelle différence avec le système monétaire actuel ?

  • Chele
    • Posté à 10h30 le 11/08/2009
    • Internaute 15104

    Très intéressant, cet article.

    Sauf le paragraphe sur « les spéculations sur les faillites des entreprises par les CDS ». Wikip ne m’a pas aidée.

    Pourquoi joue-t-on sur la possible de faillite de telle entreprise ? Pas pour la racheter puisqu’elle n’existera plus. Ou alors si elle se casse la figure, le concurrent a la valeur de ses actions qui montent, c’est ça ? Ça veut dire qu’on achète bidule en espérant que machin se vautre pour valoriser les actions achetées ? Mais les entreprises n’ont pas vocation à faire faillite comme ça, sans arrêt.
    Comprends pas.

    Et pour le blé qu’on met dans les portefeuilles. Je croyais que c’était comme ça depuis toujours.
    Et il jouent à quoi là-dessus ? Sur des tsunami noyeurs d’épis ?

    Comprends pas.

    • milou83
      milou83 répond à Chele
      neant
      • Posté à 10h51 le 11/08/2009
      • Internaute 69244
        neant

      vu qu’on ne parle pas de dividende sur les actions, c’est encore une bulle speculative sur les action,car il n’y aura pas de dividende versés aux actionaires. c’est une bulle !

  • Simon147896325
    Simon147896325
    en lévitation au dessus du nain
    • Posté à 12h18 le 11/08/2009
    • Internaute 78808
      en lévitation au dessus du nain

    Très bonne analyse.

    « Si l’on voulait vraiment réorienter les banques vers l’économie réelle, on devrait plutôt imaginer des bonus pour les cadres de banque qui analysent avec soin les comptes des PME, les conseillent, les orientent et les appuient dans leur développement. »

    Voilà ce qu’il faut faire, certainement. Mais l’économie REELLE, celle des citoyens, intéresse-t-elle nos politico-fourbo-magouillo-menteurs ?
    Je suis bien certain que mon Député-Maire s’en fout complètement, très occupé qu’il est à spéculer sur l’immobilier de notre commune.

  • Contestatairieux
    Contestatairieux
    (un de ces fameux travailleurs (...)
    • Posté à 12h47 le 11/08/2009
    • Internaute 37969
      (un de ces fameux travailleurs (...)

    Bah, oui, on nous ment depuis 200 ans, depuis l’avènement du capitalisme ! Hé quoi ? Qui a crût aux paroles des chantres du libéralisme quant à sa moralisation ? Les mêmes se gavent et continueront à se gaver !
    En parallèle, hausse du chômage, on casse le service publique et ton patron grossit son porte feuille en grosses coupures.
    Le cynisme est un choix politique et de société.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 15h51 le 11/08/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    à quoi servent « économiquement » les marchés ? Sont-ils utiles à l’économie réelle, donc à l’emploi ?
    C’est amusant, j’aurais dit la même chose mais utiliser le terme « commerce » au lieu de « emploi ».
    Certainement parce que je me passerais très facilement de travailler mais jamais d’être approvisionné en marchandises et services.

    Mais je suis bien d’accord avec la suite.
    La bourse est utile dans sa forme « investir dans une société en échange de part ». Mais la spéculation qui est devenue la norme aujourd’hui en est devenu le cancer.
    C’est comme les vingt couches d’emballage autour d’un gâteau ou les quarante logiciels autour d’un driver.

  • cassino
    cassino
    Auteur
    • Posté à 19h02 le 11/08/2009
    • Internaute 25023
      Auteur

    Dire que les banques spéculent en Bourse avec les titres des grandes entreprises pour se procurer des fonds (fictifs) pour prêter aux moyennes et petites entreprises relève de l’élucubration d’un illuminé de droite. Les banques ont leurs fonds propres constitués par les dépots des clients. Quand ça ne suffit pas elles font appel au réescompte. Le système de l’emprunt est un puit qui se vide et se remplit (avec les remboursements) sans cesse. Comment faisaient les banques de dépôt quand (avant 1990) elles n’avaient pas accès à la Bourse ? Ce qui ne va pas dans le système c’est que les fonds propres des banques (l’argent réel) soient en partie utilisés à la spéculation financière (au sens large, car il n’y a pas que la Bourse).
    Si l’argent investit provenait uniquement de personnes physiques en dehors de la Banque, alors les Banques auraient pu perdre tout ce qu’elle voulait, en quoi cela les gênerait de perdre l’argent des autres ?

  • charlik
    charlik
    employé
    • Posté à 21h56 le 11/08/2009
    • Internaute 87403
      employé

    Après l’avis du financier amateur d’HEC d’hier, voici celui du lawyer de salon (de discussion) :
    Et si on attaquait les traders pour « enrichissement sans cause » ?
    D’après wikipedia (décidemment...) il faut 5 conditions :
    1) qu’une personne se soit enrichie - le trader au plus tard à la date de versement du bonus. Le bonus constituant 90% des revenus annuels du trader.
    2) qu’une autre personne ait subi un appauvrissement, une perte financìère reelle ou un manque à gagne - M. X ou l’entreprise Y, qui a vu son épargne s’effondrer ou son crédit revolving brutalement coupé.
    3) qu’il existe une relation de causalité entre l’appauvrissement et l’enrichissement - bon là ca commence à devenir un peu limite... mais plusieurs exemples me viennent à l’esprit : a) cas du trader qui a acheté le CDS d’une entreprise en vue de la mettre en faillite, b) trader qui a vendu a découvert les actions d’une entreprise,
    4) qu’aucune raison juridique ne justifie l’enrichissement de celui qui en a bénéficié - à part son contrat de travail ? ...
    5) que l’appauvri ne dispose d’aucune autre action judiciaire, que ce soit contre l’enrichi ou contre tout tiers, lui permettant de prétendre récuperer ce dont il s’est appauvri - c’est vrai qu’on pourrait d’abord attaquer Sarko en justice...

    Mais attaquer le trader de CDS, je trouve que ca pourrait marcher... mais malheureusement ( ?) il n’a pas encore trop d’entreprises francaises concernées, le cas le plus caricatural à l’heure actuelle étant Lyondell-Basel qui est anglais ou US. En outre, c’est un marché de gré à gré et les banques ne divulguent evidemment pas les noms des clients contre lesquels elles se protègent.
    Mais si on pouvait arriver à en épingler juste un seul des ces petits salauds pourris par le fric, ca ouvrirait une belle brèche !
    Et au fait, le dol ? ...

  • Elixir_bloque
    Elixir_bloque
    Maître des Hauts Céans
    • Posté à 22h18 le 11/08/2009
    • Internaute 87539
      Maître des Hauts Céans

    Il faut rappeler que les traders sont des commerciaux comme les autres.

    Leur mode de rémunération, est un fixe + un pourcentage sur les résultats... ou prime de résultats.

    L’analyse est faite dans les banques toutes les semaines. Avec les système informatiques, tout est « contrôlé ».

    Si les banques ont eu des rentrées sur certains trimestres, elles sont tenues de maintenir la rémunération globale de leurs commerciaux.

    ll faut démystifier ce job de trader : les golden boys, c’est terminé.

    Je pense qu’ils connaissent le risque à changer d’emploi, mais l’herbe est toujours plus verte de l’autre côté, et c’est aussi en temps de crise que l’on peut pousser son jeton.

    Cependant pour faire le lien avec un autre article, cette bonne santé subitement affichée est fort étrange. Ne seraient-ils pas encore nous faire le coup biblique de Jésus ressuscité ?

  • ahmed11
    ahmed11
    Shrine
    • Posté à 04h43 le 12/08/2009
    • Internaute 87557
      Shrine

    Well that’s excellent news Michael ! All we have to do now
    Lien
    Lien
    Lien
    Lien
    Lien
    Lien
    Lien
    Lien
    Lien
    Lien

  • ahmed11
    ahmed11
    Shrine
    • Posté à 04h44 le 12/08/2009
    • Internaute 87557
      Shrine

    Well that’s excellent news Michael ! All we have to do now
    Lien
    Lien
    Lien
    Lien
    Lien
    Lien
    Lien
    Lien
    Lien
    Lien

  • ahmed11
    ahmed11
    Shrine
    • Posté à 04h45 le 12/08/2009
    • Internaute 87557
      Shrine

    Well that’s excellent news Michael ! All we have to do now
    Lien
    Lien
    Lien
    Lien
    Lien
    Lien
    Lien
    Lien
    Lien
    Lien

  • reflexions
    reflexions
    observateur
    • Posté à 11h04 le 12/08/2009
    • Internaute 73953
      observateur

    « Les dirigeants des banques nous disent : si les bonus des “ traders ” ne sont pas conséquents, ils iront chez le concurrent. “

    Les banques peuvent toujours rembaucher tous les traders qui on été virés depuis un an non ?

    Très bon article.

    Vivement le retour à l’économie réelle...

  • Volpone
    Volpone
    humoriste involontaire
    • Posté à 11h48 le 12/08/2009
    • Internaute 54453
      humoriste involontaire

    Oui, la sphère financière détient en partie les rênes des pouvoirs occidentaux surtout aux USA ou la peméabilité entre le Trésor américain et les société privées est bien trop élévée.

    Corruption ? Cooptations d’élites ? Il sera difficile de décontaminer les milieux politiques...

    Enfin un pastiche du Figaro et de ses chroniqueurs sur les traders en lien. Désopilant et jubilatoire.

    Lien

  • tezuorc
    tezuorc
    Informaticien
    • Posté à 14h46 le 12/08/2009
    • Internaute 12745
      Informaticien

    Revenir à l’économie réelle, ça parait logique pour éviter les bulles financières qui finissent par exploser et dont les plus riches s’en sortent toujours le mieux (et les plus modestes râment).
    Pourquoi la finance ne revient pas vers une économie réelle ? Qui a intérêt à ne pas revenir à une économie réelle ?

  • héliotrope
    héliotrope
    Ecocitoyen débutant, chercheur (...)
    • Posté à 19h38 le 12/08/2009
    • Expert 2978
      Ecocitoyen débutant, chercheur (...)

    les traders sont tout simplement inutiles à l’économie.

  • Go to the page
  • 1
  • 2
Retour sur Rue89

Note Les notes de blogs ne sont pas toutes mises en forme par l'équipe de Rue89 contrairement aux articles du site.