Chez Jean de Maillard

Jean de Maillard, magistrat, décrypte l'actualité judiciaire.

EADS, Medef : les affaires reprennent... Elles allaient mal ?

Jean de Maillard
Magistrat
Publié le 08/10/2007 à 17h30

Quel est le point commun entre l’affaire Gautier-Sauvagnac, que les observateurs avertis s’accordent à considérer comme un financement occulte des syndicats par le patronat, et l’affaire EADS, goinfrage obscène par une clique d’initiés sur la dépouille d’une bête industrielle moribonde, sous l’oeil endormi de l’Etat et de ses serviteurs ?

Ne cherchez pas plus loin, je suis sûr que vous avez trouvé : la connivence de nos « élites », pour le pire et rarement le meilleur. Au nom de la République et en fait sur son dos.

Mon propos ne se veut pas moral, et moins encore moraliste. Il y a longtemps que j’ai renoncé à croire en la bonté naturelle de l’homme, surtout l’homme de pouvoir, et que je ne cherche plus à changer l’humanité. Le problème est ailleurs, dans la manière dont nous nous accommodons, tous autant que nous sommes, de l’incontournable médiocrité de ceux qui nous gouvernent.

Le pouvoir est une comédie, peu reluisante mais qui a son utilité

Que l’on me comprenne bien : je n’ignore pas à quel point le pouvoir est une comédie, il m’est arrivé plus d’une fois d’en contempler le peu reluisant spectacle. Une comédie qui a pourtant son utilité car le pouvoir doit agir d’abord sur le terrain symbolique, qui l’institue en surplomb de la société qu’il commande. Une comédie que l’on doit se jouer aussi entre soi, gens de pouvoir, surtout dans une démocratie qui se résume en fin de compte à n’être qu’un mode pacifié (et alterné) de transmission du pouvoir.

Il n’y a rien de nouveau dans ces ballets simulés, où l’on préserve toujours plus soigneusement ses adversaires -on a toujours besoin d’un adversaire pour exister dans la concurrence pour le pouvoir- que ses « amis », ceux qui sont là pour vous priver des joies de la conquête à leur propre profit.

Le dégoût qu’on peut ressentir pour les jeux du pouvoir n’empêche donc pas de reconnaître qu’ils soient dans certains cas nécessaires, ou du moins inévitables. La question n’est pas là. Elle est dans la manière, disais-je, dont on s’en accommode.

Quand la connivence atteint aussi les syndicats et l’opposition

Or notre pays a cette particularité que la fracture entre le peuple et ses institutions -et donc ses élites- est tel qu’il n’existe aucune régulation pour empêcher que ce qui est nécessaire au fonctionnement de la comédie du pouvoir ne soit pas en même temps ce qui la rend insupportable.

La seule possibilité qu’il y a de faire surgir, chez nous, un scandale est l’accident ou la catastrophe. Je parle d’accident ou de catastrophe pour désigner la révélation, le plus souvent fortuite, qui porte à la connaissance de l’opinion publique ce que l’ensemble des élites -je dis bien l’ensemble- s’entend pour lui cacher.

Et quand je parle des élites, qu’on ne s’y trompe pas : ce ne sont pas seulement les membres des conseils d’administration du CAC 40, les ministres ou les parlementaires, la jet set et le show biz. Ce sont aussi, et c’est là que l’affaire Gautier-Sauvagnac est intéressante, les syndicats et les partis d’opposition, tous unis dans la connivence.

Dans les années 80, les sidérurgistes marocains mis à la retraite

Qu’on me pardonne de raconter une anecdote que j’ai personnellement vécue. Dans les années 80, la sidérurgie était en crise, et il a fallu liquider les aciéries dont l’Europe n’avait plus alors besoin. Problème : comment se débarrasser des milliers de salariés (le secteur de la sidérurgie étant un employeur de masse qui faisait vivre des régions entières) ? On sollicita, très normalement, l’Union européenne pour subventionner ce qu’on n’appelait pas encore du doux euphémisme de « plans sociaux ». Mais quelqu’un eut un jour une idée aussi perverse que géniale. Plusieurs centaines, sinon quelques milliers, de Marocains -et peut-être d’autres nationalités, je ne l’ai jamais su- faisaient partie des effectifs qu’il fallait licencier. Mais licencier est un vilain mot, qui passe mal, tandis que mettre à la retraite, ou en pré-retraite, est un geste qui trouve toujours grâce aux yeux des syndicats.

L’idée géniale fut donc la suivante : le Maroc avait (j’ignore s’il l’a toujours) cette particularité de ne pas posséder de registres d’état civil. Le droit marocain se contente par conséquent de certificats délivrés par des témoins pour déterminer l’âge de ses sujets.

On accorda ainsi très libéralement, dans les semaines précédant l’inscription sur les listes de licenciement, un congé pour les travailleurs marocains qui le souhaitaient, pour passer une semaine ou deux de vacances au pays. Et ils revenaient vieillis de 10 ou 20 ans, certificat en main qu’on s’empressait d’inclure dans leur dossier pour les faire passer de la liste des licenciés à celles des heureux préretraités.

Aujourd’hui encore, ces ex-travailleurs en pleine forme continuent de toucher la pension d’une retraite qu’on leur souhaite très longue, financée en bonne partie par les subventions européennes.

La morale de cette petite histoire est la suivante : les syndicats auraient pu ne pas accepter ces entorse à la morale du travail. Mais aucune confédération ne broncha. Et comme un bienfait n’est jamais perdu, certains syndicats gagnèrent de nouveaux permanents, en pleine forme et déjà retraités, donc payés sans que les fonds syndicaux n’aient à en souffrir. Et nul n’en entendit plus parler. Escroqueries, corruption ? Quels vilains mots : petits arrangements entre amis, tout simplement.

Le silence de Tracfin, la cellule antiblanchiment, sur l’affaire Gautier-Sauvagnac

Changement d’époque, mais pas de moeurs, l’affaire EADS soulève quelques questions que je n’ai vue posées nulle part et notamment celle-ci : pourquoi a-t-il fallu attendre si longtemps avant que Tracfin se décide à dénoncer les faits à la justice ? Les prélèvements d’argent liquide de M. Gautier-Sauvagnac duraient, paraît-il, depuis 2000, et probablement depuis bien plus longtemps. Tracfin, la cellule antiblanchiment chargée de dénoncer les pratiques de blanchiment à la justice, a attendu l’automne 2007 pour faire ce à quoi elle est censée servir.

A-t-il fallu sept longues années à ses limiers pour comprendre que retirer 200 000 euros en liquide, toutes les semaines ou même tous les mois, méritait une enquête plus poussée ? Personne ne croira un seul instant qu’on n’a pas pris, pour le moins, le temps de la réflexion pour aboutir à cette fâcheuse lenteur.

Cela me rappelle une autre affaire : celle de Roland Dumas qui, pendant qu’il était ministre des Affaires étrangères, déposait régulièrement des valises de billets sur le comptoir de son agence bancaire, place Monge à Paris, demandant au banquier d’avoir l’obligeance de les convertir... en valises d’autres billets.

Le directeur de la succursale fit alors ce qu’il devait faire : il avisa immédiatement sa hiérarchie de l’étrange manège. Que fit la direction de la banque ? Ce qu’on fait toujours en France : rien. Motif : on ne dénonce pas à Tracfin un ministre en exercice...

L’affaire finit en eau de boudin, la justice n’ayant jamais jugé bon de s’en occuper sérieusement. Plus grave était sans doute l’affaire des bottines, qui s’acheva d’ailleurs, elle aussi, par une relaxe de Roland Dumas.

Un sentiment d’impunité né de l’indulgence de l’opinion publique

On a beaucoup jasé, durant les années 90, sur la corruption et quelques juges isolés -Jean-Pierre, Eva Joly, Van Ruymbeke, Courroye...- ont jeté un mince rayon de lumière sur les pratiques douteuses du monde politique. Celui-ci s’en est toujours tiré, d’abord en niant l’évidence et en criant au complot des juges, mais aussi en invoquant un argument plus subtil : à part quelques brebis égarées, cette corruption n’avait pas pour but l’enrichissement personnel, mais le fonctionnement des partis, donc de la démocratie. On a toujours porté au crédit (si j’ose dire) de ceux qui s’étaient fait prendre la main dans le sac, le fait qu’ils renflouaient les caisses de leur parti plutôt que la leur.

Or, le problème est précisément que l’opinion publique accepte d’accorder son indulgence à ces pratiques collectives, sans voir que le niveau de connivence dans lequel notre pays se complaît est l’une de ses tares, qui constituent le vrai « mal français ». Nos élites ne sont ni plus ni moins vertueuses que celles des autres pays, mais ce qui change entre ici et ailleurs est la façon dont on traite ceux qui se font prendre la main dans le sac.

Disons pour simplifier qu’il y a une façon américaine et l’autre continentale, qui tiennent à la différence de culture entre les pays latins et les pays nordiques. Les Etats-Unis n’ont rien à nous envier en matière de turpitudes, mais il existe une différence entre eux et nous : tant pis pour ceux qui s’y font prendre.

Jeff Skilling, l’ancien directeur général d’Enron, a été condamné à vingt-quatre ans et quatre mois de prison pour ses malversations, sans compter les 45 millions de dommages et intérêts à verser à ses victimes. A-t-on entendu parler en France d’une seule journée de prison pour les prédateurs du Crédit lyonnais ? On s’est contenté de créer un fonds de « défaisance », mot élégant pour désigner une structure chargée de payer avec l’argent des contribuables les conséquences du désastre financier.

Chez nous, la connivence est dans les gènes de la République. Les pouvoirs politique, économique et social, toutes tendances confondues, s’entendent toujours comme larrons en foire pour faire circuler les importuns qui voudraient bien savoir tout ce qui se fricote en secret pour notre plus grand bien. Hélas, non seulement ils n’en sauront rien, mais le système n’est pas près de se réformer.

On s’est débarrassé des juges encombrants, mais les « affaires » continuent

Depuis quelques années, les « affaires » semblaient moins nombreuses. Il y a bien eu les ennuis de Jacques Chirac, reportés judiciairement pour cause d’immunité présidentielle, mais rien de bien sérieux depuis la fin des grandes affaires vers la fin des années 90.

On s’est bien sûr empressé, dans les cercles des pouvoirs et dans les rangs des élites, de chanter partout que s’en était fini, même si l’on avait d’ailleurs toujours dit que cela n’avait jamais commencé et que tout était invention de petits juges aigris.

La vérité est qu’on s’est débarrassé des juges encombrants, qu’on a muselé les autres et qu’on a repris en main une magistrature qui, dans son ensemble, ne demandait que cela. Plus de juges, plus d’enquêtes, plus de scandales.

Sauf qu’il existe toujours quelques accidents et quelques catastrophes. Rien n’est jamais parfait.

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  • weezer
    • Posté à 17h42 le 08/10/2007
    • Internaute 17575

    Très instructif...merci.

    • Anonyme répond à weezer

      eads et les régimes spéciaux de retraite ? ? ?

      je suis ouvrier d’état , l’un des soit disant prévilégiés
      ma retraite est un fond de pension géré par la caisse des dépots et consignations
      tient ; en voici un rassourci ; moi le prévilégié
      syndiqué et militant pour une retraite par répartition , . on m’aurrait menti

      en fin de compte un fond de pension , qu’il soit américain ou français , c’est pareil jouer à la bourse, la retraite des salariés à la roulette russe
      et lorsque l’état rempli le chargeur au maxi !

      d’après les infos , la caisses des dépots et consignations viennent de faire un investissement au profit de messieurs « les parachutes en or de chez EADS » ,

      par un étrange raccouci , cela devrait donner à nos saigneurs un argument , contre la remise en bourse de nos retraite , de celles de nos enfants et de celles de nos parents , mais NON ils continuent encore et encore

      c’est vraiment le bordel , en France depuis les dernières élections
      à croire que leurs CV ne seraient que des faux ?

      et ont-ils au moin un CAP , cela n’est meme pas sure ?

      • Anonyme

        EADS, Medef : les affaires

        il devient necessaire de faire passer un concour à notre « déclarer élite de la nation “

        comme notre regretté Bourville , le disait , mon fils est un con : à un minitre .
        réponse du ministe : c’est pas grave il serat secrétaire d’état
        réponse de de notre regret humouriste : il faut passer un concourt
        réponse du ministre NON ‘ surtout pas ; trop difficil .
        pour les pros de la fot , je me mais dans la po du fil de lailite , sait pas fasil
        ils sont si bon

         
        • Anonyme

          Dernières nouvelles de la Sarkosie : tout va très bien pour la Droite décomplexée, merci !

          Sarkozy nous avait promis de nous faire oublier 68, mais apparemment la Droite décomplexée va beaucoup plus loin.
          Si les théoriciens de 68 voulaient dépasser celles des lois morales qui paraissaient hors d’âge et injustement contraignantes, il apparaît que certains membres de la Droite décomplexée d’aujourd’hui ont décidé de se placer carrément au-dessus de toutes les lois et des institutions. C’est du moins ce que nous montre l’actualité.

          Première nouvelle : Cécilia Sarkozy ne sera pas « contrainte “ de témoigner devant la commission d’enquête parlementaire sur la libération des infirmières bulgares, selon Pierre Moscovici, socialiste, qui devrait présider ladite commission. On est donc obligé de constater que le Parti Socialiste lui-même cautionne le fait que cette dame, qui n’a aucune fonction officielle, se place au-dessus des institutions de la République. On ne peut guère faire mieux dans l’esprit de consensus …

          Deuxième nouvelle : Neuf membres du ‘ réseau Pasqua comparaissent à partir d’aujourd’hui pour détournement présumé de fonds au préjudice de la Sofremi, organisme sous la tutelle du ministre de l’Intérieur de l’époque, un certain Charles Pasqua. Cependant, celui-ci ne sera pas inquiété en raison de son immunité parlementaire.

          Troisième nouvelle : Deux autres comptes bancaires ont été découverts par la brigade financière qui enquête sur les retraits de fonds suspects qu’avait opérés Denis-Sauvagnac, haut responsable du Medef. Les enquêteurs estiment que les retraits de fonds, jusqu’alors estimés à 5,6 millions d’Euro pourraient être beaucoup plus importants , deux ou trois fois plus. Trois perquisitions menées la semaine dernière ont permis de saisir entre 400 000 et 500 000 Euro en liquide.

          Bref, si ceux qui nous gouvernent ne mettent pas plus d’ardeur à punir ceux qui transgressent impunément tous les principes de la morale sous prétexte qu’ils occupent des positions privilégiées, les simples citoyens que nous sommes pourraient être amenés à penser qu’il faudra un jour ou l’autre qu’ils fassent la justice eux-mêmes.

          Lien

          • Anonyme

            C’est quoi ce petit facho au dessus ? ...
            Il se croit ou pour vouloir faire justice au nom de la morale et au nom des autres ? ...
            Dans un western ? ...dans la Taiga ? ...

            • Anonyme

              Associer « facisme » à « justice » et « morale » : on comprends pourquoi t’as zéro votes !

          • Anonyme

            C’est quoi ce petit facho, la-haut ? ...
            Pour qui se prend-il pour parler au nom de la morale et au nom des autres ?
            Dans un western ou dans la taiga ? ...

          • Anonyme

            Tous les Che guevara de salon se montent un peu le bourrichon on dirait...
            Bientot l’épuration les cocos ? ...

            • Anonyme

              Par Courageux anonyme 13H25 09/10/2007
              le Che...
              Tous les Che guevara de salon se montent un peu le bourrichon on dirait...
              Bientot l’épuration les cocos ? ...

              on peut réver
              et si tous les che guevara du macadam se donner la mains , ils seraient nombreux , à ORLY , avec leurs malettes de billets ,les donneurs de lecons, pour demander une place pour le paradie made in USA

              attention uniquement les grosses malettes , pour les autres ! ! !

        • Anonyme

          Il y a des progrès à faire en orthographe... la communication en sera facilitéé ! ! !

        • Anonyme

          Par Courageux anonyme 19H57 08/10/2007
          > > > EADS, Medef : les
          EADS, Medef : les affaires

          il devient necessaire de faire passer un concour à notre « déclarer élite de la nation “

          comme notre regretté Bourville , le disait , mon fils est un con : à un minitre

          c’est pas Bourville , mais un autre

          aller cherche ,

        8 autres commentaires
      • Anonyme

        il n’y a aucun journaliste qui donne monsieur SARKOZI tutulaire d’un CAP, meme pas d’un BEP

        il doit faire partir des sans diplome sortie du système à un age avancé

      • Anonyme

        Coluche à dit « un pour tous tous pourris » comme il à raison.

         
        • Anonyme

          Comme quoi il est plus grave d’embraaser un tableau
          que de voler la France

        • Levieu
          • Posté à 12h46 le 09/10/2007
          • Internaute 14941

          comme quoi ilest plus grave d’embrasser un tableau
          que de voler l’Etat

        2 autres commentaires
      • Anonyme

        Par Courageux anonyme 19H25 08/10/2007
        > > EADS, Medef : les affairesTu peux aller cherché ton brevet si tu ne la pas daja fais ! !
        c’est vraiment le bordel , en France depuis les dernières élections
        à croire que leurs CV ne seraient que des faux ?

        et ont-ils au moin un CAP , cela n’est meme pas sure ?

        c’est pas con
        et si on appliquer le code du travail à nos politques
        un CDD de 5 ans , et tu pars avant ,
        pour CV falsifier
        en quelques sortes, tu n’as pas les compétences de ton CV , tu est licencier pour faute grave , et pour un fonctionnaire , sans allocation chomage et sans droits à la retraite .
        tolérance zéro , d’accord pour tous , et surtous pour les « monstreurs » d’exemples

      • Anonyme

        Par Courageux anonyme 19H25 08/10/2007
        > > EADS, Medef : les affaires

        HO ; c’est pas possible , les génies à la tete de la france , ne seraient que des sous produits du système scolaire

        pas celui de la France , non , certainement des immigrés made in USA ,

        genre Master of univercity d’un village isolé, d’un coin perdue des USA
        ou les diplomes sont payants

    • Anonyme répond à weezer

      à weezer - 08/10/07 - 17h42 Très instructif vous avez raison... mais ô combien déprimant. Avez-vous lu le dernier livre de Madame Joly : « la force qui nous manque » ? Elle est conseillère contre la corruption et le blanchiment d’argent en Norvège mais on sent en la lisant qu’une partie de son coeur et de son esprit est restée préoccupée par ce qui se passe en France ; je me demande ce qui lui adviendrait si elle était encore chez nous sous les dérives sarkoziennes et de son entourage bien pires encore que celles qui ont eu lieu sous Chirac... En tout cas merci à ce magistrat d’avoir le courage d’exprimer ces vérités qui risquent de lui coûter cher. Suzb.

      • Borderie
        • Posté à 08h20 le 09/10/2007
        • Internaute 14126

        Livre remarquable que celui d’Eva Joly ! Ce n’est certainement pas notre Garde des Sceaux, la pauvre Rachida Dati, entrée à l’Ecole de la Magistrature sans en passer le concours (elle n’en n’aurait pas été capable selon l’avis des rares magistrats qui l’ont observée lors de sa météorique carrière judiciaire...) qui serait susceptible d’exprimer aussi clairement une opinion sur la Justice ou plus simplement d’exposer une idée originale ou personnelle. Elle n’est que le haut-parleur, bafouillant, en plus, de notre Président. Qui l’a entendue s’exprimer au Sénat, lorsque parlant des actes de délinquance commis par les jeunes, elle a employé à plusieurs reprises le mot « conneries » (à l’effarement général ? ...

         
        • jjezfm
          jjezfm répond à Borderie
          Internaute
          • Posté à 09h48 le 09/10/2007
          • Internaute 9633
            Internaute

          votre commentaire m’interpelle

          il y a en effet contradiction avec ce que le personnage public Rachida Dati nous donne à voir (psychologie rudimentaire, langage et culture limités ?) et le fait qu’elle ait fait l’Ecole de la magistrature.

          je me disais aussi : pour avoir eu le concours, elle doit quand même être plus intelligente qu’elle n’en a l’air...
          Mais non, même pas ? !
          elle est rentrée comment, alors ?

          merci

          • Anonyme répond à jjezfm

            Il y a 3 voies d’entrées à l’ENM : deux concours, l’un externe (pour tout le monde, qui fournit la très large majorité de chaque promotion), l’autre interne (réservé aux fonctionnaires titulaires depuis au moins 4 ans), et la « 3e voie » (qui n’est pas un concours), qui permet d’entrer sur recommandation de 3 « personnalités influentes ».
            Dati est entrée par cette 3e voie sur recommandation de Simone Veil, d’Albin Chalandon et (sans doute) d’une 3e personne dont j’ignore le nom.
            Cette « 3e voie », quand on est mal élevée (comme moi), on l’appelle piston !

        • Anonyme répond à Borderie

          Borderie,

          « la pauvre Rachida Dati, entrée à l’Ecole de la Magistrature sans en passer le concours (elle n’en n’aurait pas été capable selon l’avis des rares magistrats qui l’ont observée lors de sa météorique carrière judiciaire...) »

          Voila bien la un « mec » car je suppose que vous en êtes un ? Bien « macho » bien « beauf », qui croit qu’avec une « paire de couilles » on est le roi du monde ! !

          « selon l’avis des rares magistrats qui l’ont observée » ée, serait-ce des magistrats émasculés ou des trans... ?

          Bien sur R. Dati, elle a tout les défauts, « elle copine avec les Sarko » et en plus d’être une femme elle est d’origine « immigrée ». On veut bien que les immigrés s’intègrent, mais faut pas pousser, « qu’ils restent à leur place... »

          « Tu vois, j’ suis pas un homme,
          Je suis le roi de l’illusion
          Au fond, qu’on me pardonne
          Je suis le roi, le roi des cons »

          « Je suis un homme de cro-magnon
          La, la la, la...

          • Anonyme

            Ca commence à bien faire, ce n’est pas parce que Dati est une femme (j’en suis une, j’ai le droit de critiquer alors ?) et une fille d’immigré (je suis une arrière petite fille d’immigré, j’ai le droit de critiquer alors ?) que tout ce qu’elle fait est automatiquement merveilleux et qu’on n’aurait pas le droit de pointer ses pourtant visibles carences ! Y compris le fait qu’elle n’ait pas passé le concours de l’ENM, ce qui est de notoriété publique. Je ne vois au demeurant pas le rapport avec le fait que le commentateur précédent soit un homme : les femmes sont largement majoritaires aujourd’hui à l’ENM.

            Par ailleurs, vous vous rendez ridicule en voulant pointer une faute de français qui n’en est pas une, mon cher (ou ma chère, plutôt ?) ! « les magistrats l’ont observée », éE, oui, car lorsque l’auxiliaire utilisé est « avoir », le participe passé s’accorde avec le COD (qui est bien « l’ », représentant Mme Dati), si celui-ci est placé avant le verbe, et non le sujet (« les magistrats »).

          • Anonyme

            La promotion canapé, ça existe ! Arrête de rêver !

            • Anonyme

              CA du 09/10/07 - 12 h. 43
              Pourquoi lorsqu’une femme réussit, pense-t-on d’abaord que c’estr une promo « canapé » ? Je ne trouve ça ni juste ni correct... Et même si je ne l’apprécie pas pour ses décisions prises avant tout pour suivre la voie tracée par Sarko et sosn entourage, je ne pense pas qu’elle est « nulle »... sinon Madame Veil ne l’aurait pas cautionnée. N’est-ce pas un peu machiste de décider que seule la promo canapé permette la promo tout court ? Suzb.

        6 autres commentaires
    • Anonyme répond à weezer

      Article effectivement très intéressant.
      J’ajouterais cependant un point, j’aimerais savoir si vous etes d’accord. Vous parlez des connivences entre élites, ce que j’approuve. Mais vous ne précisez pas que cela se fait avec l’indifférence du peuple pour qui c’est le cadet de ses soucis. Je ne dis pas que les gens ont raison bien au contraire, mais ils pensent que les magouilles au sommet de l’état ce n’est pas si grave. Pourquoi me direz-vous ? J’y ai longuement réfléchi et je pense que la réponse c’est l’identification. Comme les élites ne font pas partie de leur monde, ils n’arrivent pas à leur en vouloir : « Ils ont bien raison ma bonne dame, à leur place j’en profiterait aussi, etc. etc. »
      Par contre à contrario les gens sont infiniment jaloux de leur voisin. Ca les choque 100 fois plus que leur collègue ait 10€ d’augmentation plutot que de voir le patron de la boite piquer 1 million dans la caisse. Ca les choque plus de voir un RMIste gagner 450€ par mois sans rien faire plutot que voir un fils de milliardaire gagner 100000€ par mois en se dorant la pilule sur son yacht et sans jamais avoir travaillé de sa vie. Je trouve ca dramatique mais c’est malheureusement la réalité. Les gens sont jaloux des personnes de leur niveau social, mais jamais des élites. C’est comme si les gens avaient définitivement renoncé à la devise « Egalité » de notre République.

      • Jean de Maillard
        Jean de Maillard
        Magistrat
        • Posté à 08h24 le 09/10/2007
        • Internaute 9399
          Magistrat

        Votre remarque est très judicieuse. Peut-être faut-il y voir une application de ce qu’écrivait La Boétie sur la servitude volontaire : les tyrans et les dictateurs ne règnent pas par la terreur, mais parce que le peuple intègre les principes de sa domination comme une nécessité. Toutes proportions gardées, la distance entre nous et les élites marque cette même altérité du pouvoir, à laquelle nous sommes résignés et nous sommes effectivement beaucoup plus sensibles aux micro-inégalités ou injustices que nous côtoyons qu’à celles qui, autrement plus grandes et plus graves, sont commises par ceux que nous pensons instinctivement comme d’une autre nature que nous-mêmes.

         
        • JP_JP
          JP_JP répond à Jean de Maillard
          • Posté à 12h50 le 09/10/2007
          • Internaute 18274

          Information en continu où un fait pousse rapidement l’autre vers la sortie, lassitude devant des phénomènes récurrents ?
          Il est très courant, pour ne pas dire systématique, qu’à l’occasion d’une discussion au cours de laquelle on aborde un détournement de fonds, un délit d’initié ou autre gâterie, mes interlocuteurs me répondent : « bah ! ils font tous ça ! ».
          Et donc sinon de justifier le délit, pour le moins de l’ignorer volontairement, choix totalement assumé de démission collective.

          • Anonyme répond à JP_JP

            Non vous avez tort. Car les fraudeurs du RMI ou du chomage sont également très courants dans la tete des gens (et beaucoup plus courants dans les JT) et pourtant ca les choque malgré tout. Dans ces cas-là ils ne diront pas : « bah ! ils font tous ça ! ». Pourquoi ? Je pense bien que c’est une question de nature. Les élites paraissent effectivement de nature différente au peuple et celui-ci leur accepte donc tout. Par contre il refuserait la même chose à quelqu’un de plus proche socialement. ca n’a rien à voir avec la récurrence ou non.

            • Anonyme

              Entièrement d’accord. Peut-être parce que, quand il s’agit des « élites », ou plutôt des puissants de ce monde, c’est bien « ils ». Quand il s’agit de petits fraudeurs au Rmi, c’est bien plus proche du « nous ». « Ils », les puissants, magouillent tous, alors qu’« ils » le fassent, mais « je » ne magouillerais pas alors qu’« ils », les petits, ne le fassent pas !

              Bref, ce sont deux « ils » différents.

        3 autres commentaires
      • Anonyme

        à CA du 8/10/07 - 23h12. Vous avez malheureusement raison cher CA... trop souvent c’est la réaction de monsoeir et/ou madame « tout le monde »... on est souvent presque à la limite de l’admiration pour les grosses magouilles... sauf cependant si le responsable d’une entreprise qui licencie 500 personnes s’adjuge un parachute doré... Quant à être choqué par ce que perçoit le Rmiste sans rien faire c’est aussi parce que celui qui travaille et ne toutche pas beaucoup plus que ledit Rmiste trouve ça parfaitement injuste... mais si c’était lui qui en profite il accepterait difficilement la critique. bien trop de gens sont ainsi faits... et c’est par ces gens-là que Sarko a été élu... ils étaient persuadés qu’il supprirmerait ce qu’ils considèrent comme un abus... Que pensentt-ils maintenant ? Suzb

    • Anonyme répond à weezer

      Vous qualifiez d’élites, les pauvres erres du show-biz et de la Jet set....J’en ai les dents qui grincent.
      Que l’on y fourre les gens du medef, du gouvernements, les « politiques, passe encore. Ils sont sensés occuper ces places.
      Mais quelle élite pour jonnhy H, doc gyneco, bigard, barbelivien ? Pauvre élité et pauvre France si c’ets le cas. Pour moi, elite a ce sens d’être au-dessus du lot pour ce que l’on peut y apporter de pensée, d’un plus qui se remarquerait. Le show biz et les peoples ne sont à mon sens que de pauvres gens qui profitent de la médiocrité ambiante pour capter le regard de ceux qui mécontents d elurs pauvre vie se contentent de vivre au travers des magazines de la vie des stars.
      Non, Monsieur, le show-biz et les peoples ne sont pas des élites.

      D’éutre part, vous parlez d’un pouvoir symbolique qui serait en position de surplomb par rapport aux citoyens.
      J’aurais envie d’y ajouter une parole de Gérard Miller (le psy de la TV) qui , lors d’une conférence avait ajouté qu’il y avait une autre donnée, essentielle à mes yeux, pour que cela fonctionne : l’équidistance.
      le pouvoir doit être en surplomb , mais également en position d’équidistance pour que chacun puisse s’identifier.
      C’est justement ce point là qui est en faillite. Il y en a qui sont plus près du pouvoir que d’autres.
      Gageons que Bollore, Lagardere, Forgeart etc... sont plus près que nous. Peut-être un effet de l’échelle sociale ?

      • Jean de Maillard
        Jean de Maillard
        Magistrat
        • Posté à 08h29 le 09/10/2007
        • Internaute 9399
          Magistrat

        Quand Michel Drucker reçoit la famille Chirac ou Rachida Dati, où est la politique, où est le show biz ? La politique n’est-elle pas d’ailleurs en train de ce showbizer à grande allure ?

      • jjezfm
        jjezfm
        Internaute
        • Posté à 09h56 le 09/10/2007
        • Internaute 9633
          Internaute

        vous dîtes

        « Pour moi, elite a ce sens d’être au-dessus du lot pour ce que l’on peut y apporter de pensée, d’un plus qui se remarquerait »

        Pour moi, c’est beaucoup plus simple, l’élite n’existe pas, c’est un non-sens. Riche, « puissant » ou pas, nous avons tous exactement la même valeur et nos vies présentent toutes le même intérêt

        je définirais donc l’élite comme ceux qui se proclament comme ayant une valeur différente (et supérieure, évidemment) des autres, mais qui se gourent lourdement.
        Au moment de rendre leur dernier soupir comme chacun d’entre nous, qui sait, ils comprendront peut-être ?

    • Alice77
      Alice77 répond à weezer
      • Posté à 11h02 le 09/10/2007
      • Internaute 11594

      Concernant les syndicats, je veux bien vous suivre dans votre « dénonciation » d’une collission d’intêtrets entre les syndicats et le CNPF ou Medef. Que les boîtes françaises arrosent les partis politiques tous azimuts avant les élections n’est pas un scoop non plus. Par contre je voudrais alors que l’on m’explique pourquoi les patrons s’organisent (entreprises de moins de 20 salariés, délocalisations, etc.)pour éviter tout ce qui peut ressembler à un syndicat dans leur boîte. Pourquoi systématiquement dès que l’on dirige un syndicat ou en fait parti tout de suite le plan de carrière est à la poubelle, les syndicalistes plus ou moins placardisés. Pourquoi aussi malgré la présence de syndicats dans des boîtes rien n’avance, rien n’est obtenu, et leur droit de regards sur les affaires de l’entreprise est juste un droit de regard. Je voudrais savoir aussi pourquoi tant de patrons s’insurgent contre les syndicats, le syndicalisme, à la télé, à la radio partout en ce moment. Je voudrais savoir aussi pourquoi quand ceux ci se mettent en grève, voir le 18 ocvtobre prochain, ça enquiquine tout le monde. Je voudrais savoir aussi pourquoi les situations de harcèlemtns moral, sexuel et harcèlement physique se retrouvent moins dans les entreprises fortement syndicalisées. Je voudrais savoir pourquoi alors le grand rêve des patrons est : pas de grève ou service minimum ce qui revient au même, pas de droit du travail.
      Après tout la situation que vous dénoncez, les marocains vieillis pour qu’ils touchent une retraite convenable, ceci dans le silence des syndicats, n’est pas la pire des choses qui se soit passée en France. A la limite c’était le bon temps.Déguiser des licenciements en pré-retraite est un moindre mal par rapport à balancer les gens à la rue sans rien du tout, sauf une mise au hômage et après on glande jusqu’au minimum vieillesse.

      Moi Monsieur le Magistrat je pourrais aussi vous raconter des patrons « de droite » chez lesquels j’ai bossé en dissimulant soigneusement que j’avvais une maitrise de droit sinon ils ne m’auraient pas embauchée. Ces gens-là ne voulaient tout simplement pas payer les commissions que je devais percevoir en tant que commerciale. Ils ont tout essayé, me mettre en faute etc. Pour ne rien payer du tout. L’un d’eux m’a dit « ah vivement les élections » (86), la droite va revenir aux affaires et on pourra enfin virer le code du travail. Déchirer le code du travail.Un syndicat m’a aidée à trouver un avocat, et on les a baisés non seulement sur le non paiement des primes mais en plus, comme leur contrat de travail était totalement bison, et mal écrits, mal conçus, j’ai bénéficié pendant deux ans d’un cadeau des dieux : dédommagment d’une clause de non concurrence qu’ils avaient négligés de retirer. Tout ceci se passant évidemment dans les coulisses publicitaires d’un hebdomadaire d’opinion français.
      Bref. Où je veux en venir ? Il faut des syndicats, il faut les aider, mon dieu quand je pense aux syndicalistes que j’ai rencontrés et qui font un boulot nécessaire et qui en prennent plein la tête, au niveau particulier, j’ai vraiment envie de les soutenir, quoique que l’affaire à partir de laquelle vous écrivez puisse laisser penser. Il faut des gens qui aident à lire la loi, qui fournissent des avocats (grand et noble métier n’est-cepas Monsieur Sarko ?). Si vous saviez ce qui se passe dans les petites pme, les petites boîtes de province, les entreprises familiales, où lle principe premier c’est il vaut mieux payer aux prud’hommes plutôt que d’appliquer les lois sur le travail. Savez vous qu dans une des dernières boîtes où j’ai bossé, comme je suis une femme dragable et qu’on a envie de mettre dans sapoche, des patrons conseils aux prud’hommes, des gars du coin, m’ont dit plaide l’affaire ici, et on te fait un tarif de dommages intérêts au petit poil ? Je n’ai pas suivi ces « conseils » et me suis retrouvée gros jean comme devant. Mais là n’est pas la question. Il n’y avait pas de syndicats, il n’y en aura jamais, chez ces gens très proche de JF Copé, celui de Meaux.
      Quand j’ai découvert qu’il y avait enfin une division CGT sur le site dans lequel ma petite boîte avait créé sa petit entreprise (ah si Bashung savait !) j’étais très étonnée. Un peu comme quand les Bleus (dont je me fous super) ont étonné les français samedi soir en gagnant. Tellement contente que je les ai appelés pour les féliciter. Ils ont réussi à créer un syndicat à cet endendroit, c’est extraordinaire. Un taux de psychosomatisation dans ce « site » absolument hors compétition. Un endroit qui devrait bénéficier d’une cellule psychologique de soutien.
      Alors, décidément, allez bosser trois jours dans une petite boîte dans syndicat, et racontez moi tout, vous verrez, c’est édifiant. Monsieur le Magistrat bien protégé lui par des syndicats de fonctionnaires. Vous avez de la chance et ne crachez pas dessus, sous couvert de dire des vérités. Ce ne sont pas ces vérités qui font avancer le droit du travail. Le droit au travail.

      Pascale Mir

    • Anonyme répond à weezer

      Je ne me souviens plus bien dans quel article de Rue89 on en apprend plus sur le fonctionnement de l’assemblée nationale. On y apprenait surtout pourquoi l’assemblée était toujours vide. En fait d’après cet article, la mobilisation de l’opposition ne pouvait pas se faire sans être connue à l’avance par la majorité.
      Bon, très bien. Mais pourquoi donc ? est ce parce que ces messieurs de droite et de gauche ont usés leur fond de pantalon sur les mêmes bancs des « plus hautes écoles » soit de l’administration soit de la magistrature. Ne seraient ils pas devenus copains comme cochon sur ces mêmes bancs ? n’avaient ils pas des raisons de devenir amis puisqu’il me semble qu’ls avaient les mêmes désirs : « mettre leurs capacités au service de la France ». à moins que je sois naif et que leur projet commun n’ait été que le suivant : « s’en mettre le plus possible dans les poches en faisant croire à beaucoup de français que c’est pour leur bien ». Il n’y a qu’à voir le recours de notre cher président à la sphère de l’émotionnel. Depuis quand n’a t on pas entendue une de ses phrases les plus célébres « est ce que vous pensez que je peux laisser faire ça ? ». Rien que la tournure de la phrase ne nous laisse pas d’autre alternative qye de répondre « Non bien sur ». « vas y, tu as toute légitimité pour faire n’importe quoi ».
      pour en revenir à mon propos de départ sur l’inutilité de la classe politique, il est clair en plus que les hommes politiques sont au dessus des lois et pour cause c’est eux qui les votent. Quel est l’imbécile qui voterait des lois qui iraient à l’encontre de ces propres intérêts mais dans l’interêt du plus grand nombre ? ? ?
      Les honnêtes comptez vous.

    • Anonyme répond à weezer

      ouais très instructif. Le malin de Sarko veut que la Justice aille « jusqu’au bout » pas par élémentaire évidence : il pourra ainsi fairs un super chantage au Medef et au(x) syndicat(s)si effectivement certains syndicalistes sont mouillés ; à tout le moins, il sera en mesure diminuer leurs pouvoir et autonomie et les aura encore plus à sa botte pour les regenter.

    • Anonyme répond à weezer

      EADS, MEDEF, IUMM, POLITIQUES tous dans le même sac.
      Ils sont avec ceux qui gouvernent, les seules issues pour eux :
      Non-lieu
      Vices de forme
      Surcits
      Etc ils passeront tous à coté.

      C.C

    • Anonyme répond à weezer

      nous ne croyons pas les affirmations de ceux qui nous disent ne pas avoir eu connaissance des difficultés de E A D S avant les annonces officielles : sont corrompus Chirac Sarkozy Breton Feorgeard etc....

  • Eric citoyen
    Eric citoyen
    « Casse ta tv » c'est ta seule (...)
    • Posté à 17h53 le 08/10/2007
    • Internaute 5352
      « Casse ta tv » c'est ta seule (...)

    Bonjour à toutes et tous,

    ...C’est vrai et c’est tant mieux.

    Mais là , nous sommes de plus en plus dans une République bannière que dans une République démocratique.

    Mon petit doigt me dit que cela va « plutôt » empirer et qu’à l’arriver nous allons trinquer.

    Reprenons le pouvoir !

    Millions de bésitos.

    Eric bloggeur Mulhousien

    Lien

    • Anonyme répond à Eric citoyen

      Casse ta tv » c’est ta seule chance ! comme tu dis et ceux qui peuvent alerter les pauvres personnes qui n’ont que çà comme source d’information soit prévenues, parce que là on va droit vers la révolte générale, il est hors de question de trinquer pour ces escrocs, dirigeants de l’ump compris ! ! !

      Viva la zappaterra ! ! ! ! ! ^^

    • Anonyme répond à Eric citoyen

      et si nous retrouvions les vertus de la vengeance ?

      • Anonyme

        T’inquiètes pas : L’impératrice Céci s’en charge.

    • Anonyme répond à Eric citoyen

      Justement on te di que le seul moyen d’exercer ton pouvoir, c’est de voter...
      et si tu votes pas, il faudra pas t’étonner de voir une dictature arriver. qu’est ce qu’on peut faire poussé par la peur. et les politiques ont bien compris qu’un des moteurs du comprtement humain c’est la peur. et on a toujours peur de ce qu’on connait pas autant dire qu’on a pas fini d’avoi peur.
      pour finir je voudrais finir par des paroles célèbres et célébrées (par une droite décomplexée qui n’a pas peur de pêcher les votes du front national et de recurrer les fonds de tiroir à la recherche d’électeurs) : « Aux armes citoyens... »
      Va falloir réfléchir peut être à trouver un autre moyen de fonctionnement moins pourri où l’on ne sera peut être pas forcément en sécurité.

  • Erbeddie
    • Posté à 17h57 le 08/10/2007
    • Internaute 17088

    Merci pour la clarté de la démonstration.Malheureusement je n’ai pas votre flegme ma tension continue de monter !

    • Anonyme répond à Erbeddie

      Moi non plus je n’arrive pas a accepter ! question de génération ? j’espère que non

      • Anonyme

        accepter ? ! ?

        J A M A I S

  • Anonyme

    > Tracfin, la cellule antiblanchiment chargée de dénoncer les
    > pratiques de blanchiment à la justice, a attendu l’automne
    > 2007 pour faire ce à quoi elle est censée servir.

    Si vous lisiez le canard enchainé, vous sauriez que tracfin avait alerté a 2 reprises le ministère de l’économie.

    • Jean de Maillard
      Jean de Maillard
      Magistrat
      • Posté à 18h49 le 08/10/2007
      • Internaute 9399
        Magistrat

      Cher anonyme de17h59 : ce n’est pas le ministère de l’économie et des finances que tracfin est chargé de prévenir, mais le parquet. La meilleure preuve de tout ce que je dis n’est-elle pas là ? Jean de Maillard

  • Anonyme

    Dégouté, écoeuré, à vomir : nos politiques décomplexés vivant grâce à l’argent de riches amis piqués dans la caisse de ceux qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts sont à mettre tous ensemble dans un sac et il faut leur taper dessus et on tabassera toujours un pourri.
    Et là haut ces enfoirés veulent nous faire leur numéro d’opérette de mauvais goût pour nous expliquer, à nous les connards, ces valeurs républicaines de la justice où Madame Ragot oeuvre à la dépénalisation des affaires avec notre extraordinairement intégre Président.

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