Une bonne raison d'apprendre l'allemand

Alain-Xavier Wurst
Journaliste
Publié le 22/08/2009 à 13h41


Currywurst (Kent Wang/Flickr).

A la question « pourquoi diable faudrait-il apprendre l’allemand », je répondrais tout de go : pour mieux lire l’Autrichien Arthur Schnitzler dans le texte. Sa prose grivoise et légère réconciliera nos honorables lectrices et lecteurs avec la langue de Heine, avec laquelle le Français est fâché pour de multiples raisons, l’une d’entre elle, sinon la principale, étant la demi-finale de Séville 82, je me comprends.

Il semblerait cependant que depuis l’avènement du groupe Tokio Hotel, un grand nombre de jeunes gens et surtout de jeunes filles françaises veuillent se mettre subito à l’allemand, et si possible en cours particulier avec le chanteur Bill, dans la « Zimmer 483 ». C’est sûr, ce n’est pas avec Modern Talking qu’on aurait eu cette tentation.

Il y avait bien eu les « 99 Luftballons » de Nena, mais un seul tube n’aura pas suffi... Même si à la Route du Rock cru 2009, on y a eu droit entre chaque concert -une version en partie francisée d’ailleurs, pas mal du tout. Pour ceux que ça intéresse, Nena est devenue entretemps grand-mère et prévoit une grande tournée à partir d’avril 2010 en Allemagne, en Autriche et en Suisse.

Et puisqu’on est dans les bonnes nouvelles, je vous signale, dans un autre genre et avec quelques mois de retard certes, que Sandra a sorti son album « Back to life » en mars de cette année. Oui, Sandra. La rivale de Sabrina, si vous préférez. On a beau dire, les années 80, quand même, c’était du lourd. Et garanti sans silicone.

L’Autrichien rit, l’Allemand non

Revenons à Schnitzler. Schnitzler peint une société de galants, de danseuses et de porteurs d’uniformes, dont les affaires de cœur s’entrecroisent avec insouciance et cruauté, loin des pesanteurs romantiques chères aux Allemands. Ces derniers ne se sont en effet toujours pas remis du suicide de Werther.


« Reigen » d’Arthur Schnitzler (DR).

Je vous conseille ardemment le recueil « Reigen », série de pas de deux dans la Vienne du début du XXe siècle, dont le ton badin ravira un esprit français. C’est donc à cela que l’on distingue l’Autrichien de l’Allemand : le premier rit, l’autre non. Une autre particularité est que l’un mange de la Wienerschnitzel, l’autre préfère la Currywurst -cette dernière fait indéniablement partie de l’identité allemande, un musée à Berlin lui est d’ailleurs consacré depuis peu.

« Comme disait Karl Valentin, un humoriste allemand, “ce qui sépare les Allemands des Autrichiens, c’est la langue commune” », me dit Jochen, répondant à ma question sur la psychologie des deux nations :

« Les Autrichiens sont des Allemands sans sentiment de culpabilité nazie. Ils sont plus enjoués et politiquement plus incorrects que nous. Ils nous agacent et se moquent de nous en permanence. Ils sont de manière générale plus créatifs et ont un humour plus prononcé. Mais ils ne construisent pas de voitures, ce qui fait qu’on ne peut pas prendre cette ethnie véritablement au sérieux. »

Je retourne la question à Florian, un ami autrichien, à quelques jours d’intervalle :

« Les Allemands sont fainéants. Leur humour est très différent du nôtre. Ils n’ont aucun “schmäh”. »

Le « schmäh », explique Florian, c’est cette attitude face à la vie, cette disposition humoristique du Viennois qui lui permet de résoudre les conflits entre personnes. « Les Allemands sont très bureaucratiques, très dogmatiques. Ils se soumettent à l’autorité avec bonheur. Ils regardent vers la Prusse, nous, vers les l’Italie. » Il se reprend : « Non, vers les Balkans. »

« Nous, nous avons hérité de cette bureaucratie monarchique, qui est une bureaucratie de théâtre avec laquelle on peut toujours s’arranger. La séverité de la loi est adoucie par une certaine négligence. »

Ce ne sont pas les personnages de Schnitzler qui diraient le contraire. « En ce qui concerne le passé nazi, les Autrichiens se sont arrangés pour faire porter le chapeau aux Allemands, » reconnait Florian, qui ne sait rien des réponses de Jochen. Et de conclure :

« Comme disait Karl Kraus, un humoriste autrichien, “ce qui sépare les Autrichiens des Allemands, c’est la langue commune” ».

Tout est dit, non ?

Photo : Currywurst (Kent Wang/Flickr).

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  • A déménagé le 13-10-2012 2
    • Posté à 14h00 le 22/08/2009
    • Internaute 85164
      non connue

    Ça serait pas plutôt la guerre de14 et celle de 39-45 ? ? ?
    Et je dirais même plus ,« ce qui sépare les Allemands des Autrichiens, c’est la langue commune »

    • Anonyme répond à A déménagé le 13-10-2012 2

      tt ça a commencé à Leipzig 1813 (ils nous ont botté le cul) , puis en 1870 (j’en parle mêmepas), puis en 1914 (on l’a fini à l’arrache) enfin en 1940 (on avait des coéquipiés) , faut pas pousser non plus , hein , ils nous ont bien cassé les pieds . On est pas vindicatifs mais .....Séville82 c’est la goutte d’eau.......

  • Compte supprimé le 21 janvier 2
    • Posté à 14h08 le 22/08/2009
    • Internaute 17993

    Très très classe, l’association entre votre nom et l’illustration.

  • zelectron
    • Posté à 14h15 le 22/08/2009
    • Internaute 12718

    @Alain-Xavier Wurst

    Currywurst absolument pas c’est la Bratwurst ! vous devriez avoir honte.

    p.s.
    moi je m’en fout, je suis Européen mes copains sont Italiens, Hollandais, Autrichiens, Anglais, Allemands, Serbes et Croates, et les autres aussi : ça va comme ça ?

  • AC-89-
    • Posté à 14h26 le 22/08/2009
    • Internaute 39476

    Monsieur Saucisse, on écrit bureaucratie en français.
    Herr Wurst, bitte schreiben bürokratie nur in deutsch.

    • Alain-Xavier Wurst
      Alain-Xavier Wurst répond à AC-89-
      Journaliste
      • Posté à 14h42 le 22/08/2009
      • Journaliste 88205
        Journaliste

      Vous avez bien sûr raison. Comme on dit, « malgré tout le soin apporté à nos produits, il se peut... »
      Ach.

    • compte sup. à la demande du riverain 25.08
      • Posté à 12h38 le 23/08/2009
      • Internaute 34833
        chat de garde

      Vous vouliez dire « auf “ Deutsch ?
      Je vois que le (la ) signaleur fou a frappé ! Il montre là sa volonté de nuire, je faisais juste remarquer qu’on dit auf Deutsch, et non in deutsch !
      Qu’il signale, on prend son plaisir comme on peut !

  • martine silber
    martine silber
    journaliste et blogueuse
    • Posté à 14h29 le 22/08/2009
    • Journaliste 65011
      journaliste et blogueuse

    et en contre point thomas berhardt...
    à part ça lire en vo est tjrs un plaisir

  • Bartabasco
    Bartabasco
    Qui es-tu diantre ?
    • Posté à 14h30 le 22/08/2009
    • Internaute 78344
      Qui es-tu diantre ?

    Un ami suisse francophone m’avait dit que les germanophones étaient un peu choqués par la fainéantise des français

    ...
    et carrément anéantis par celles des italiens en service militaire.

    (obligatoire 2-3 semaine par an il me semble jusqu’à un certain âge)

  • Marie-Sophie Keller
    Marie-Sophie Keller
    Ex-Rue89 mais toujours fan
    • Posté à 14h43 le 22/08/2009
    • Internaute 26936
      Ex-Rue89 mais toujours fan

    « L’Autrichien rit, l’Allemand pas »

    Sûrement n’avez-vous jamais essayé de faire s’amuser des Autrichiens à une fête d’anniversaire : -) Ils s’attablent et descendent une bière après l’autre, au mieux obtenez-vous quelques soupirs ponctués de « ah jo »... tandis que les Allemands savent avoir l’alcool exubérant voire dansant.

    L’Autrichien - ce n’est que mon sentiment - est déprimé, un effet « bloc de l’est » sans doute : ni jamais très heureux, ni jamais très malheureux, toujours à râler ou se plaindre.

    Il n’a en outre pas nettoyé sa conscience collective de la 2e Guerre mondiale et éprouve encore aujourd’hui un sentiment ambivalent à ce sujet, contrairement à ce qui s’est passé en Allemagne. Des générations de jeunes Allemands ont appris la culpabilité et désappris la fierté nationale, ça n’a pas eu lieu en Autriche, où l’extrême droite et le racisme s’affichent bien plus ouvertement et « légitimement » qu’en Allemagne.

    L’Autrichien est complexé par rapport à l’Allemand auquel il se réfère tout le temps (alors que l’Allemand ignore l’Autrichien - ce qui doit agacer, c’est sûr). Sans doute ne digère-t-il pas que pour le reste du monde, Hitler soit Allemand et non pas Autrichien, alors qu’il a été son principal produit d’exportation : -) (tout en se défaussant sur l’Allemand soi-disant « envahisseur » quand ça l’arrange). Et sans doute est-il aussi pesant à la longue d’être constamment réduit à Sissi et Fanz-Jo, qui sans Romi Schneider auraient eux aussi sombré dans l’oubli depuis longtemps d’ailleurs...

    Il souffre aussi du complexe de l’ancien empire devenu un gros village et en veut à l’Allemagne d’être aussi écrasante à côté. Et Vienne, capitale démesurée par rapport au pays est certes créative, mais ce n’est pas Berlin et la capitale autrichienne n’est d’ailleurs pas représentative de la mentalité générale.

    Ok, l’Autriche a son « Schmäh », et Tex Rubinowitz dont les dessins absurdes dans Falter ne manquent pas de charme, mais c’est en Allemagne qu’est né Lien : et c’est bien avec lui qu’on a le fou rire.

  • LePassantQuiPAsse
    LePassantQuiPAsse
    Mouhai !
    • Posté à 14h57 le 22/08/2009
    • Internaute 88297
      Mouhai !

    Qui a dit : Les autrichiens ont reussi l’exploi de faire croire au monde que Mozart était autrichien et Hitler Allemand ?

  • Fald
    Fald
    Vieux (con)vaincu
    • Posté à 15h16 le 22/08/2009
    • Internaute 76678
      Vieux (con)vaincu

    L’Allemand ne rit pas, et pour le démontrer, on cite Karl Valentin, un mec qui a appris au reste du monde à écrire des sketchs qui ne soient ni des clowneries de cirque ni des comédies en cinq actes. Je ne dis pas qu’on n’aurait pas eu Coluche et Devos sans Karl Valentin, mais il faut savoir rendre à César ce qui est à Jules.

    Quand on connaît les Allemands, on sait qu’ils aiment rire, et pas seulement autour d’une saucisse. Bien sûr, la bourgeoise parisienne qui s’assoit à table dans l’espoir de maigrir, elle ne peut que fuir devant cette cuisine de paysans et de chasseurs. Mais si on aime rigoler en se mettant des bonnes choses derrière la cravate, alors on peut aller en Allemagne. Et comme ils ont vraiment adopté les diverses cuisines de leurs immigrés, on peut aussi y manger léger, et en rigolant. Et quand un Allemand vous reçoit, vous risquez la cirrhose longtemps avant l’ennui.

    Et très important pour moi : ce sont d’excellents viticulteurs, eh oui, et peut-être les meilleurs boulangers du monde.

    Quant aux humoristes, je ne connais pas les plus récents en détail car pour le peu que j’en ai vu, je leur reprocherais la même chose qu’aux nôtres : n’osant pas faire de satire de fond contre le système social et politique, ils servent toujours la même variante de sketch sur leur vie privée et sexuelle. C’est un peu comme les films pornos et les églises baroques, quand on en a vu un, on les a vus tous. Mais pour ceux à qui ça plait et qui sont légions puisque les salles sont pleines, ce qui se fait en Allemagne vaut bien ce qui se fait en France.

    Il faut dire peut-être aussi une chose : l’humour allemand repose souvent sur une ironie qui ne fait pas péter de rire tout de suite ou sur un absurde un peu surréaliste qui échappe aux Français. La kolossale rigolade bien grasse n’est peut être pas toujours du côté du Rhin que l’on croit.

    A part ça, il n’y a pas que l’humour intello dans la vie. Un certain Otto (Otto Waalkes), originaire des très austères et protestantes côtes de la Mer du Nord fait marrer les Allemands depuis 40 ans.

    Et les dessins animés de Werner ! Werner, c’est une espèce de Gaston Lagaffe, mais en plus de fainéant et maladroit, il est ivrogne, chauffard, ..., bref, tout pour plaire. C’est le mec, quand il répare un tuyau, on est sûr de l’inondation, sauf que généralement, le tuyau ne transporte pas que de l’eau, si vous voyez ce que je veux dire... Pas vraiment du Walt Disney. Et lui, il vient des bords de la Baltique.

    Mer du Nord et Baltique. Je précise, car au vu de l’article ci-dessus, on dirait que l’humour vient d’Autriche, fait une petite incursion en Bavière et ne remonte pas plus haut que Munich.

    Pour les plus vieux, vous pouvez toujours aller voir sur Youtube les sketchs de Wolfgang Neuss (Berlinois) et les chansons de Georg Kreisler (un Autrichien à l’humour très noir et très percutant).

    Etc. etc.

    Ceci dit, ce n’est pas parce qu’on manquerait de chanteurs et d’humoristes de langue allemande que les jeunes Français ne l’apprennent plus.

    Si les jeunes Français ne font plus d’allemand, c’est à cause d’un tas d’arguments plus cons les uns que les autres. Difficulté, alors que ses règles de bases ont inspiré la grammaire de l’espéranto, et surtout inutilité, alors que dans les offres d’emploi demandant la maîtrise de deux langues, 100% demandent bien sûr l’anglais, mais 60% l’allemand en plus.

    Chez les moins de quarante ans, ceux qui n’ont pas fait d’anglais se comptent sur les doigts de la Vénus de Milo. Ah si, je connais une fanatique de musique classique, devenue pianiste professionnelle, qui a tenu dès le collège à faire allemand et italien. L’exception confirmant la règle. Mais à quelques unités près, les 100% d’anglais, on les a. Par contre, on est extrêmement loin des 60% d’allemand.

    Or, pour raisons de comptabilité à court terme, nos gouvernants ont depuis 30 ans tout fait pour uniformiser les langues à l’école sur anglais-espagnol. Les options comme le choix des langues sont l’empêcheur de tasser les élèves au maximum dès la 6ème. Nos ministres et administrateurs peuvent tenir tous les discours pédagogiques qu’ils veulent, leurs actions concrètes visent toujours à mettre le maximum d’élèves devant le minimum de profs dans le minimum de locaux.

    Vous l’aurez compris, je suis prof d’allemand. J’arrive à la fin de mon anti-carrière, je pourrais donc me dire « après moi le déluge », mais j’ai du mal.

    Mais bon ! si la masse des jeunes ne veulent faire que de l’anglais et de l’espagnol, qu’ils le fassent et ne viennent pas pleurnicher quand ceux qui ont fait de l’allemand leur piquent les emplois. Car j’en connais plusieurs qui ont eu leur premier CDI à 21 ou 22 ans uniquement parce qu’ils sont capables de correspondre et de téléphoner en allemand. Tant pis pour les autres, c’est cynique mais c’est comme ça.

    Juste pour le plaisir, puisque j’ai nettement plus d’années derrière moi que devant, je finirai sur une note de nostalgie selon Karl Valentin : « Früher war sogar die Zukunft besser », c.a.d. « Autrefois, même l’avenir, il était mieux ».

    • lioe
      lioe répond à Fald
      berlin
      • Posté à 16h13 le 22/08/2009
      • Internaute 6423
        berlin

      Bonjour

      Merci de votre post et de l amour que vous portez a l Allemagne !

      Juste une petite chose, lorsque vous parler de boulangerie, vous voulez dire Patisserie peut etre ? : -)

      IMit freundlichen Grüßen

      • Fald
        Fald répond à lioe
        Vieux (con)vaincu
        • Posté à 18h33 le 22/08/2009
        • Internaute 76678
          Vieux (con)vaincu

        Non, non ! je veux bien dire BOULANGERIE. La pâtisserie est réputée, par contre le pain allemand est trop ignoré. En réalité, il faut dire LES pains. Il y en a une multitude.

        Le Français est trop habitué au pain blanc et recule parfois devant ces pâtes qui vont du gris clair au marron foncé, et ils ont tort.

        Ein « reichliches Frühstück », comme l’annoncent volontiers les propriétaires de chambres d’hôtes. ÇA, c’est du petit déjeuner ! ! !

        Personnellement, je ne reviens jamais d’Allemagne sans faire mes provisions dans une boulangerie. Et je maintiens : les boulangers français ne peuvent s’aligner qu’assez loin derrière leurs collègues allemands.

         
        • Danielle29
          Danielle29 répond à Fald
          Soutien à amonhumbleavis
          • Posté à 22h33 le 22/08/2009
          • Internaute 30791
            Soutien à amonhumbleavis

          J’espère que vous avez goûté le « pumpernickel » authentique, pain de seigle de Wesphalie, qui est un vrai régal. Sinon, n’attendez plus !

        1 autres commentaires
    • Dan51
      Dan51 répond à Fald
      • Posté à 16h15 le 22/08/2009
      • Internaute 12803

      La satire politique est toujours à l’honneur en Allemagne. Toutes les semaines sur 3Sat - en voici quelques émissions :

      Lien

      es élections législatives approchent et un artiste a réussi un coup de génie, tout le monde en parle et rigole :

      Lien

      Le Nouvel Obs publie aussi une vidéo avec les vrais politiques qui font partie du film et espèrent profiter du succès de l’artiste. Sauf un qui prend la chose trop au sérieux et devrait perdre pas mal de points :

      Lien

      Un article du très sérieux journal Die Zeit Lien le montre devant la Chancellerie. Et la FAZ
      Lien
      lui consacre un long article.

      Kerkeling n’est pas le seul, mais le plus réussi. Il y en a aussi d’autres qui font rire en ces temps de crise où Angela Merkel jouit d’une immense popularité. Le groupe autour de Sonneborn qui a créé un « parti » pour reconstruire le Mur de Berlin.

      Ils utilisent tous la dérision et l’humour pour faire passer quelques messages importants aux politiques qui ne font plus rire...

      Et voici le vrai Hape Kerkeling Lien alias Horst Schlemmer, candidat à la Chancellerie.

      Il parle 5 langues couramment dont le français et s’engage pour une école sans racisme et avec courage pour éduquer au « courage civil »... plus de 600 écoles y participent.

      Lien

      C’est loin des lieux communs stupides contenus dans cet article ! ! !

      • Fald
        Fald répond à Dan51
        Vieux (con)vaincu
        • Posté à 10h30 le 23/08/2009
        • Internaute 76678
          Vieux (con)vaincu

        Danke für den Tipp !

    • Atalante
      Atalante répond à Fald
      Illusionnée
      • Posté à 18h27 le 22/08/2009
      • Internaute 24533
        Illusionnée

      Ah non, ah non ! Pas d’accord ! Bien sûr que ça parait difficile l’allemand, quand à onze ans vous le prenez, curieux et motivé, comme LV1 et que le premier mot qu’on vous apprend, c’est Merschweinchen ! Et que dès la première leçon, vous vous demandez, les yeux ronds et la langue pendante, ce que vous avez bien pu faire pour mériter de devoir apprendre des déclinaisons quand vos copines chantent John Lennon en cours d’anglais !

      Problème de pédagogie sûrement...On nous apprend la grammaire avant de nous donner envie de parler. J’ai aimé l’allemand toute ma scolarité, la langue elle même, ses sonorités, l’allemagne, ses habitants, sans réussir à vaincre ma hantise de parler, par peur de ne pas utiliser le datif correctement.

      Aujourd’hui, j’habite à Hambourg et je maudis ce satané prof de collège qui a si bien su me décourager dès la première heure, et m’a obligé à cravacher, une fois adulte, pour obtenir un niveau correct, alors que mes profs d’anglais m’ont fait adorer leur matière dès le début.

      • Fald
        Fald répond à Atalante
        Vieux (con)vaincu
        • Posté à 19h17 le 22/08/2009
        • Internaute 76678
          Vieux (con)vaincu

        Et inversement pour d’autres qui se seront embêtés en anglais. Je suis toujours surpris qu’on ne chante pas plus en cours d’anglais, vu le répertoire qui existe. Vous avez eu de la chance.

        Ceci dit, ce n’est pas toujours évident de faire chanter les élèves. J’essaye car j’aime ça et c’est le meilleur moyen de joindre l’utile à l’agréable pour travailler la prononciation, mais ce n’est pas toujours évident. Faut dire qu’actuellement, j’ai plutôt des « grands », un peu inhibés.

        La déclinaison, il faut voir comment on la prend. Toutes les langues varient leurs articles et leurs pronoms. Sinon, il n’y a pas de phrase possible. En français, on fait cela par contraction « le au du » ou comme on peut, en allemand par déclinaison « der den dem », pas de quoi fouetter un chat.

        Au contraire : imaginez un Allemand qui se demande quand il faut mettre « je ou moi » pour « ich », « me ou moi » pour « mich », « me ou à moi » pour « mir », expliquez lui aussi pourquoi « me » et « moi » servent deux fois dans des fonctions différentes. En fait, il y a toujours variation, et « absence de déclinaison » est une formulation aimable pour « sac de noeuds ».

        Petite statistique : tous les verbes allemands à tous les temps de tous les modes, c’est un peu moins de 200 variations. En Anglais, un peu plus de 200. En Français, un peu plus de 2600.

        Chaque fois qu’un Français se plaint qu’une langue étrangère est difficile, il n’a qu’à avoir une pensée émue pour les étrangers qui se coltinent avec la sienne.

        Le problème, par contre, c’est que les quelques difficultés de l’allemand se montrent dès le début de l’apprentissage. Un élève de sixième qui ne connaît pas ses fonctions (sujet, objet, etc.) en français aura vraiment du mal à démarrer. Mais est-il normal de sortir du primaire sans les connaître ? De même, les seules difficultés de conjugaison sont au présent de l’indicatif. Donc au début.

        En fait, nous avons un gros problème de maîtrise du français chez nos gosses. Ne plus faire d’allemand (ou de latin) est juste un moyen de casser le thermomètre au lieu de guérir la fièvre.

        Sinon, je ne sais pas quand vous avez été élève, mais je pense que c’était dans les années 90 quand un des personnages du manuel le plus vendu avait un cochon d’Inde. Le massacre des notes par les intégristes de la déclinaison de l’épithète aurait déjà dû appartenir au passé. Là, par contre, vous n’avez pas eu de chance.

        Depuis longtemps, pour corriger, on se demande si un germanophone comprendrait ce que le candidat raconte, et la note monte dès que la réponse est oui, même s’il manque un n ou un e presque inaudible à l’oral à la fin d’un adjectif.

        Rassurée ?

         
        • Atalante
          Atalante répond à Fald
          Illusionnée
          • Posté à 16h30 le 23/08/2009
          • Internaute 24533
            Illusionnée

          Touché ! J’ai bien appris l’allemand avec Axel und Sabine, ainsi que Strubbel le cochon d’Inde qui était tout le temps weg. ;)

          Oui, je suis rassurée, en même temps j’avais compris assez tôt que mon prof était un « intégriste de la déclinaison de l’épithète », avec des méthodes vraiment étranges, comme par exemple de ne jamais nous donner la traduction des mots que l’on devait noter dans nos cahiers et en nous interdisant de les chercher dans le dictionnaire, il fallait en deviner le sens selon le contexte. Hum, hum. Je sais pas vous mais moi, ado, jouer au jeu des devinettes avec « warscheinlich », au demeurant mot trés utile, ça me gonflait.

          Enfin, l’important est que j’ai gardé la foi et réappris l’allemand plus tard ! Et mon boss s’en fout si je mets -en à la fin d’un adjectif au lieu de -e, donc je vis ma vie de germanophone bancale plutôt sereinement.. :)

        1 autres commentaires
      • Scotian
        Scotian répond à Atalante
        • Posté à 05h50 le 23/08/2009
        • Internaute 71808

        Perso, j’ai fait des années d’allemand sans rencontrer « Merschweinen ». Au contraire, je trouve (avec le recul) que mes bouquins d’allemand était mieux foutus que ceux d’anglais.

         
        • Atalante
          Atalante répond à Scotian
          Illusionnée
          • Posté à 16h32 le 23/08/2009
          • Internaute 24533
            Illusionnée

          Vous n’avez donc pas appris avec Grenzenlos, sinon vous l’auriez renconré dès le premier cours. :)

        1 autres commentaires
    • Compte supprimé le 4 janvier 3
      • Posté à 23h32 le 22/08/2009
      • Internaute 41144

      Merci pour votre texte délicieux, mon cher collègue.

      Si j’osais, je vous rappelerais que la fin quasi inéluctable de l’enseignement de l’allemand dans le secondaire est en bonne partie due aux professeurs d’allemand eux-mêmes. Car c’est largement eux qui ont fait à cette belle langue sa réputation de « difficulté » (on se demande presque comment les Allemands eux-mêmes arrivent à l’apprendre !) - ça leur a en effet permis d’user et d’abuser d’un « privilège » pendant des années : n’avoir que de « bons élèves ». D’autre part, si moi-même enfant j’adorais « die Loreleï » et les histoires de Siegfried tuant le dragon, le monde a changé et les germanistes se sont mis aux méthodes modernes bien longtemps après les anglicistes - ils ont continué à travailler à partir de textes de Goethe bien après que nous ayons abandonné Shakespeare (lors des premières années d’enseignement), et pour beaucoup à l’enseigner presque comme une langue morte.

      Il ne faut pas oublier en outre que l’allemand a bénéficié pendant 40 ans d’un traitement de faveur, qui lui a permis d’être choisi comme « l’autre » première langue, à cause des accords franco-allemands de l’immédiat après guerre.

      Apparemment, Tokyo Hotel vous a apporté du sang neuf ! Tant mieux, mais qu’est-ce qu’il ne faut pas faire, quand même... Et autant dire qu’au box office, depuis les Beatles, la balance ne penche guère en votre faveur.

      Enfin, pour vous consoler, les jeunes Allemands semblent manifester le même désintérêt envers le français que nos jeunes compatriotes envers leur langue : le français « langue difficile », ça marche aussi outre-Rhin, comme d’ailleurs outre-Manche et outre-Atlantique, où les élèves se ruent sur l’espagnol autant que chez nous.

    • Ming_xuan
      Ming_xuan répond à Fald
      Traducteur spécialisé
      • Posté à 02h34 le 23/08/2009
      • Internaute 48307
        Traducteur spécialisé

      Excusez-moi, mais parler du facteur utile de l’allemand (100-120 millions de locuteurs) surtout en le comparant a l’espagnol (dans les 350 millions de locuteurs si je ne m’abuse), c’est un peu exagere, surtout si l’on considere que les Allemands ont beaucoup de facilites a apprendre l’anglais par rapport a nous et donc qu’on peut sans doute communiquer dans cette langue avec eux dans bien des situations- en tout cas c’est mon experience a l’etranger avec eux. Peut-etre que l’allemand n’est pas si dur a apprendre que ca, mais par rapport a l’espagnol, langue latine et transparente, ca ne fait pas le poid, c’est juste naturel que les petits Francais choissisent cette langue plutot que l’allemand et ca n’a plus grand chose a voir avec l’histoire entre les deux pays...
      Peut-etre que les non-germanophones ratent quelques offres d’emploi interessantes a l’echelle europenne, mais si on voit plus grand, je ne crois pas que ca serve a grand chose de parler allemand, effectivement. Il y a bien d’autres options interessantes pour les jeunes Francais a mon avis.

      • Barbeuz
        Barbeuz répond à Ming_xuan
        jeune diplômé
        • Posté à 11h12 le 24/08/2009
        • Internaute 52779
          jeune diplômé

        350 millions de locuteurs pour l’Espagnol, certes, mais c’est 40 millions en Europe et le reste en Amérique latine et centrale... (en gros). Et le principal partenaire commercial de la France c’est... l’Allemagne... Donc niveau boulot, y’a vraiment pas photo.
        Après si on voit « plus grand », il suffit d’apprendre l’anglais pour se balader (presque) n’importe où sur la planète en baroudeur (sans trop sortir des sentiers battus, sinon on tombe sur du quechua, de l’aymara, et là c’est la cata :) ).

        Quand on choisit les 2 langues étrangères à l’école, on pense toujours en terme d’utilité, de beauté et de facilité. Tout le monde s’accorde sur le 1er critère, pour le deuxième, des gouts et des couleurs ont ne discute pas... Par contre chercher la langue la plus facile, c’est pas forcement très malin. On se précipite sur l’espagnol ou l’italien que l’on peut comprendre en 6 mois et maîtriser en 2 ans... Quel gâchis... Autant profiter d’avoir des cours et la « contrainte scolaire » pour s’ouvrir à d’autres vocabulaires et grammaire (allemand, japonais, chinois, etc...)

        Sinon, je rejoins tous les propos sur le manque de pédagogie affolant des profs d’allemand, j’ai commencé à apprécier cette langue en classe préparatoire (après... 8 ans !) à cause du dyptique grammaire grammairienne - listes de vocabulaire (3e année d’allemand : l’omoplate, la feuille d’érable, etc...)

         
        • Ming_xuan
          Ming_xuan répond à Barbeuz
          Traducteur spécialisé
          • Posté à 13h12 le 24/08/2009
          • Internaute 48307
            Traducteur spécialisé

          « Autant profiter d’avoir des cours et la “ contrainte scolaire ”... »

          Ah oui, parlons-en des resultats obtenus par la contrainte scolaire dont vous parlez, avec encore une fois l’anglais que beaucoup d’entre nous ont etudie au moins 7 ans, et pour quels resultats ? Le niveau moyen des Francais au terme du cycle secondaire n’est rien moins que deplorable dans l’immense majorite des cas. Je prends mon propre exemple : bac L option anglais renforce, on peut dire que j’en ai bouffe sous toutes les formes pendant des annees. Au final, 17 de moyenne sur ma premiere et ma terminale pour des resultats du meme ordre au bac. Des commentaires de texte et du vocabulaire obsolete, ca oui pas de probleme, mais si je n’avais pas eu la chance de vivre a l’etranger je n’aurais sans doute jamais eu la possibilite de m’elever jusqu’a parler et ecrire couramment dans un registre de langue adapte a mes interlocuteurs.
          Si pour reprendre Fald il faut tant de temps et d’effort pour apprendre a parler un anglais tout juste correct, c’est aussi peut-etre parce que l’enseignement des langues en France est archaique ! J’ai affaire dans mon pays d’accueil, la Chine, a des gamins d’une dizaine d’annee qui peuvent soutenir une conversation simple en anglais, apres 2 ans d’etude a raison de 2 ou 3 h par semaine, ca devrait peut-etre nous faire reflechir sur nos methodes.

          • skirlet
            skirlet répond à Ming_xuan
            a
            • Posté à 20h40 le 24/08/2009
            • Internaute 88411
              a

            « Si pour reprendre Fald il faut tant de temps et d’effort pour apprendre a parler un anglais tout juste correct, c’est aussi peut-etre parce que l’enseignement des langues en France est archaique ! »

            Nan môssieu ! (ou madame, chais pas). Au contraire : y essaient de faire « moderne », avec une grosse pression sur l’oral, en délaissant les bases. Chez nous, c’était à la mode il y a plus de 20 ans - faire apprendre des phrases entières sans les analyser, faire parler les « apprenants » etc. Ça faisait un bel effet à la première vue... Il s’est avéré que la construction était fragile, car en dehors des phrases déjà apprises des gens étaient carrément désemparés, car l’assimilation généralisatrice est absente.

            Il n’y a pas de méthode miracle. Les langues, c’est beaucoup de temps et de travail, + la motivation, sans quoi ça ne marchera pas.

            • Ming_xuan
              Ming_xuan répond à skirlet
              Traducteur spécialisé
              • Posté à 00h28 le 25/08/2009
              • Internaute 48307
                Traducteur spécialisé

              N’importe quoi. J’ai 26 ans et ca m’etonnerait beaucoup que les programmes aient ete bouleverses depuis que j’ai quitte le lycee.
              Je suis persuade qu’il existe toujours un gros desequilibre entre la production ecrite/orale et que meme si on vous fait parler plus on continue a laisser passer absolument n’importe quoi pourvu que vous vous exprimiez. Pouvez-vous soutenir qu’on aurait enfin introduit l’usage de la phonetique corrective dans l’enseignement de l’anglais pendant le cycle secondaire ? J’en doute tres fortement.
              Quant au terme « apprenant » que vous moquez, il est apparu assez recemment et n’est pas lie a la methode traditionelle a laquelle vous semblez vouloir le lier. Je maintiens que l’enseignement de l’anglais chez nous reste jusqu’a preuve du contraire tres influence par la MT (grammaire-traduction, un modele herite de l’enseignement des langues mortes).
              Ce n’est pas parce qu’il n’existe pas de methode miracle comme vous dites qu’on ne doit pas chercher a ameliorer les notres.

              • skirlet
                skirlet répond à Ming_xuan
                a
                • Posté à 21h08 le 25/08/2009
                • Internaute 88411
                  a

                Je ne sais rien des programmes que vous avez suivies. Je vois ce qui se passe actuellement.

                « Pouvez-vous soutenir qu’on aurait enfin introduit l’usage de la phonetique corrective dans l’enseignement de l’anglais pendant le cycle secondaire ? »

                Pouvez-vous traduire du pédagol vers le français classique, svp ? .. Je me débrouille assez bien dans cette langue, mais pas parfaitement. « Phonétique corrective », quès aco ?

                « Quant au terme “ apprenant ” que vous moquez, il est apparu assez recemment et n’est pas lie a la methode traditionelle a laquelle vous semblez vouloir le lier. »

                Je ne lie rien du tout, ma scolarité n’était pas faite en France. Mais il est vrai que je trouve ce mot... disons, pédagolique : -) Même s’il n’est pas au niveau du « référentiel bondissant » : -)))

                « Ce n’est pas parce qu’il n’existe pas de methode miracle comme vous dites qu’on ne doit pas chercher a ameliorer les notres. »

                Ben, le cliché veut que les Russes seraient hyper super doués en langues... Eh bien, chez nous c’était du classique (alphabet, prononciation, grammaire, exercices, traduction etc.) D’ailleurs, je trouve que pour mon apprentissage personnel les méthodes comme ça ont été les plus efficaces. Parler, c’est le degré supérieur de la maîtrise linguistique, et avant il faut passer par la compréhension ecrite, expression écrite, compréhenstion orale et ensuite la vraie expression, et non la mémorisation bête des phrases toutes faites. Évidemment, ce n’est pas la peine de cloisonner ces étapes, c’est juste que chacune a le plus d’importance à son tour.

        4 autres commentaires
    • Dominique-C
      Dominique-C répond à Fald
      retraitée de l'Education (...)
      • Posté à 23h11 le 23/08/2009
      • Internaute 73647
        retraitée de l'Education (...)

      Un grand merci de votre contribution, Fald.

      En effet, c’est une vraie plaie ce manque de choix dans l’apprentissage des langues. On ne m’a pas donné le choix à moi non plus : dans mon collège (dans les années 60), il n’y avait qu’anglais 1 ère langue, et italien 2 ème langue.
      Il est surprenant que vous citiez l’espéranto, je ne savais pas que l’allemand avait influencé la construction de cette langue, mais à bien y réfléchir ce n’est pas illogique, puisque le père de Zamenhof (le créateur de la langue construite) était prof d’allemand.
      D’ailleurs, sans l’espéranto, je n’aurais sans doute jamais eu envie d’apprendre l’allemand ! Dans les années 90 (et même un peu avant), mes voyages en Europe Centrale, dans le cadre espérantiste, m’ont conduite à piger que l’allemand y était bien plus utile que l’anglais. C’est encore le cas aujourd’hui.
      Bien sûr, ma compétence est encore sommaire, mais l’avoir un peu étudiée avec Assimil a permis de corriger tous les a priori ou stéréotypes que j’avais autrefois.

      Je profite de cet article et des commentaires pour dire que tous les Européens devraient prendre conscience de l’appauvrissement culturel et linguistique que provoque la tyrannie du « tout-anglais ».

      Dans les medias et dans l’imaginaire collectif, il règne une énorme imposture. Mes voyages, notamment aux Pays-Bas (est et nord du pays, et pas seulement Hollande), en Pologne, en Tchéquie, m’ont fait clairement comprendre que beaucoup de leurs habitants y sont plus à l’aise en allemand qu’en anglais.

      On sait trop peu que l’enseignement de la langue anglaise a été le résultat d’une volonté politique, celle des vainqueurs de 44-45, que cela a été mis en place dans les années 60 par une volonté de « contrôle » de l’espace européen, de l’esprit de ses habitants. Robert Phillipson parle de la conférence anglo-américaine de 1961,
      Lien
      mais peu de gens ont eu écho de ceci. En outre, le psittacisme généralisé entretient le mythe de l’anglais « indispensable et facile ».
      J’ai souvent entendu des gens me dire qu’ils avaient appris l’allemand plus facilement que l’anglais, et ceci très récemment encore, lors des Journées d’été des Verts !
      Bien sûr ; l’allemand a souffert, dans l’esprit des gens de la génération du « baby boom », d’un « péché originel » : avoir été la langue des nazis.
      Mais bon sang, plus de 50 ans ont passé ! L’Allemagne d’aujourd’hui n’est plus celle d’Hitler, et le couple Franco-Allemand devrait oeuvrer à contrer l’influence du bloc USA-GB, y compris sur le plan culturel et linguistique.
      On devrait aussi dire plus souvent que Reinhardt Selten (prix Nobel d’économie) défend la diversité linguistique (et donc sa propre langue) en prônant l’expérimentation de l’espéranto comme __propédeutique__.
      Lien

      Merci aussi à Alain-Xavier Wurst pour son article.

      Une excellente raison d’apprendre l’allemand, c’est de consolider l’identité et la solidarité européennes.

      • Ming_xuan
        Ming_xuan répond à Dominique-C
        Traducteur spécialisé
        • Posté à 07h25 le 24/08/2009
        • Internaute 48307
          Traducteur spécialisé

        Vous avez certainement raison sur bien des points concernant l’anglais, qui n’est certes pas une langue facile a manier correctement. Cependant pour le meilleur et pour le pire, c’est la seule langue internationale et gageons que ce n’est pas pres de changer. Je ne sais pas si vous avez raison quant aux aptitudes des Polonais ou des Tcheques a parler allemand, mais pour les Hollandais ce n’est pas vraiment etonnant- il s’agit d’une langue germanique dont le « pot lexical » commun avec l’allemand est sans doute assez consequent- rien qu’en anglais, langue de la meme famille mais fortement infuencee par les langues latines a partir du 11e siecle, on compte environ 5000 mots !

      • Fald
        Fald répond à Dominique-C
        Vieux (con)vaincu
        • Posté à 09h34 le 24/08/2009
        • Internaute 76678
          Vieux (con)vaincu

        Vi Rajtas. Mi ankaù lernis esperanton, sed mi forgesas ĝin ĉar mi ne parolas ĝin sufiĉe ofte.

        Je pense depuis longtemps en effet qu’on aurait dû (et qu’on devrait) adopter l’espéranto comme langue des « tâches ménagères » (commerce, diplomatie, tourisme, sciences, etc,) même si c’est aussi une langue de culture (oeuvres originales mais aussi les traductions les plus fidèles aux originaux).

        Contrairement à ce que dit Ming Xuan, et tant d’autres avec lui, l’anglais n’est pas et ne sera jamais langue internationale mais seulement langue nationale d’empire. Avec des répercussions énormes en matière d’inégalité entre les peuples.

        En outre, il faut beaucoup plus d’efforts et de temps pour arriver à baragouiner un vague globish que pour maîtriser correctement l’espéranto.

        Et comme la plupart des espérantistes aiment à devenir polyglottes, les profs de langues ne risqueraient pas le chômage si on enseignait la « lingvo internacia » en primaire. Linguistiquement, ce serait aussi la meilleure préparation à l’apprentissage de toutes les autres.

        Me voilà encore parti pour en mettre des pages, alors, stop !

        Sinon, je crois bien que Zamenhof était oculiste de profession et linguiste seulement, (si on peut dire !) en amateur. Mais vu son niveau de vie, il avait peut-être besoin d’exercer plusieurs métiers. A vérifier...

         
        • Ming_xuan
          Ming_xuan répond à Fald
          Traducteur spécialisé
          • Posté à 13h27 le 24/08/2009
          • Internaute 48307
            Traducteur spécialisé

          Je ne suis pas sur de comprendre exactement ce que vous entendez par langue « nationale d’empire » et je serais content de lire vos developpements sur le sujet meme si cela fait des pages ! Votre propos est interessant meme si je ne suis pas d’accord avec vous.

          Quant a l’esperanto, l’idee est louable, mais la dimension culturelle de cette langue que vous evoquez est pour le moins tres incomplete... Il ne suffit pas que certaines personnes se mettent a produire des oeuvres dans cette langue pour que la mayonnaise prenne ! Il me semble que choisir d’etudier serieusement une langue implique pour beaucoup d’apprenants une motivation integrative, un sentiment d’identification a un peuple et donc a sa culture, et cela on ne peut pas le fabriquer !

          • skirlet
            skirlet répond à Ming_xuan
            a
            • Posté à 13h59 le 24/08/2009
            • Internaute 88411
              a

            L’anglais est une langue nationale, car maternelle pour les uns et pas pour les autres ; une langue officielle des pays bien précis et non celle du monde entier - en gros, c’est une langue dominante du moment, mais aucunement internationale.

            Quand à vos propos concernant l’espéranto, il trahissent, hélas, une méconnaissance totale du sujet... Vous devriez peut-être préciser ce que vous entendez sous « la dimension culturelle ». Une langue construite devenue vivante, c’est déjà un phénomène culturel sans précédent.

            Le reste a bien fait rire mes pantoufles, comme on dit à Odessa : -)

            Dans le pays appelé « France », il n’y a pour ainsi dire aucune notion du choix des langues. C’est pratiquement toujours l’anglais - à la maternelle, au primaire, dans les collèges... Et vous imaginez que les élèves qui « choisissent » l’anglais présentent « une motivation integrative, un sentiment d’identification a un peuple et donc a sa culture » ? .. Par ailleurs, étant moi-même polyglotte, je pense que la motivation est une chose extrêmement importante, aléatoire, dont les raisons varient énormément, mais qui ne se commande pas et ne nécessite pas vraiment une identification avec un peuple.

            Oui, la motivation ne peut pas se fabriquer, et on a des milliers d’élèves à qui on a imposé l’anglais... Mais de l’autre côté : si, selon vous, l’espéranto ne peut pas susciter une motivation, au nom de quoi des milliers de gens l’ont étudié ou étudient ? Rares sont les pays qui le proposent dans le cadre scolaire, et il n’est obligatoire nulle part. Au nom de quoi les gens l’étudiaient en URSS, malgré le fait qu’il n’était pas bon être un espérantiste (même à mon époque, sous Brejnev, quand on ne risquait plus sa vie, mais la carrière - oui) ? Et on n’était pas des illuminés par une grande idée... La plupart des jeunes de mon âge le faisaient pour communiquer, et c’est un outil de communication très pratique. En 8 ans de français, je n’ai pas pu atteindre le même niveau que j’ai atteint en espéranto en trois mois... Et ce niveau, ce n’était pas un truc « globishoïde » mais une véritable communication.

            • Fald
              Fald répond à skirlet
              Vieux (con)vaincu
              • Posté à 17h36 le 24/08/2009
              • Internaute 76678
                Vieux (con)vaincu

              Si je comprends bien, celui qui écrit ce français-là est russe.

              Chapeau bas ! Et merci d’avoir pris le relais.

              Ceci dit, je suis de ces communistes qui regrettent le rendez-vous manqué de Lénine et de Zamenhof. Si on avait ajouté l’espéranto comme 22eme condition pour adhérer à la 3eme Internationale, elle aurait peut-être eu une autre gueule et une autre autre histoire.

              Mais bon ! Les « si » n’ont jamais fait revenir le temps en arrière.

              • skirlet
                skirlet répond à Fald
                a
                • Posté à 19h51 le 24/08/2009
                • Internaute 88411
                  a

                Vous comprenez bien : -) Je suis Russe (et « celle » : -)) Merci pour le chapeau, mais étant donné que j’habite en France depuis 18 ans, mon mérite est tout relatif... À mon arrivée, je parlais plutôt « façon aigle » : les yeux sont intelligents, mais sait rien dire : -))

                Je ne m’engagerai pas dans la discussion sur Lénine et le communisme (qui s’appelait « le socialisme » en URSS). Ma famille a subi pas mal de représailles de la part du régime, donc... J’ajouterai uniquement que Mme Kroupskaïa, l’épouse du susnommé Lénine, était très contre l’espéranto. Son point de vue avait-il déteint sur son époux, ou ils le partageaient tous les deux - je ne sais pas.

            • Ming_xuan
              Ming_xuan répond à skirlet
              Traducteur spécialisé
              • Posté à 01h37 le 25/08/2009
              • Internaute 48307
                Traducteur spécialisé

              Bon, je veux bien admettre que je connais mal mon sujet concernant l’esperanto. Peut-etre pourriez-vous me rejoindre pour dire qu’il est fortement improbable que cette langue vienne prendre la place de l’anglais de notre vivant...

              Les gamins du monde entier apprennent l’anglais. C’est une langue officielle dans environ 60 pays repartis sur les 5 continents. Vous pouvez bien jouer sur les mots, mais il est difficile de nier cet etat de fait, et ce n’est pas l’esperanto qui va changer la donne. D’ailleur, je ne suis pas si sur qu’il soit « legitime » de vouloir remplacer l’anglais par l’esperanto puisque c’est une langue construite avec d’autres langues indo-europennes (langues latines et germaniques en particulier). On pourait aussi considerer cela comme un imperialisme occidental pour reprendre un terme qui nous interesse.

              Un des gros point fort de l’anglais et probablement LE facteur qui lui a donne la place qu’il occupe aujourd’hui, c’est sa capacite a evoluer rapidement en absorbant du vocabulaire a chaque fois qu’il y a eu rencontre avec une autre langue, le premier exemple etant la conquete de l’Angleterre par les Normands au 11e siecle. Ce caractere cameleon de l’anglais fait que chacun y trouve des elements interessants et en fait une langue passionnante a etudier.
              Que certains soient frustres parce qu’ils n’ont pas reussi a depasser un niveau elementaire dans cette langue je peux le comprendre, mais le viel argument use jusqu’a la corde qu’on ressert dans ce topic (j’assume ce terme) de l’uniformisation de la culture par l’anglais est une vaste connerie. Avec l’anglais, on n’a pas acces a une culture, mais a une multitude de cultures. Et quand bien meme on aurait acces qu’a l’Amerique, ce qui n’est pas le cas, ce serait toujours la meme chose. Cet internationalisme » de surface ne cacherait-il pas un anti-americanisme primaire ?
              En tout cas, vouloir remplacer cette richesse que procure la connaissance de l’anglais par une langue fabriquee, je trouve cela ridicule- c’est mon avis et cela n’engage que moi. Pour repondre a votre question, j’ai bien l’impression que vos esperantiste sont pour beaucoup anime par la haine de l’anglais.

              Effectivement comme vous le dites, on n’a pas le choix dans le systeme scolaire francais, j’aurais du preciser que je ne parlais pas d’un apprentissage fait dans le cadre des etudes primaires et secondaires, parce qu’a mon avis, on y apprend pas grand chose, en tout cas en termes de langues etrangeres, puisqu’on y est captif. Je n’ai jamais autant appris que depuis que j’ai quitte le lycee, c’est a dire depuis que j’ai choisi les langues et les methodes :)

              • skirlet
                skirlet répond à Ming_xuan
                a
                • Posté à 21h00 le 25/08/2009
                • Internaute 88411
                  a

                « Bon, je veux bien admettre que je connais mal mon sujet concernant l’esperanto »

                Félicitations, vous avez au moins le courage de l’admettre : -)

                « Peut-etre pourriez-vous me rejoindre pour dire qu’il est fortement improbable que cette langue vienne prendre la place de l’anglais de notre vivant… »

                Ça non, je n’ai jamais aimé jouer à Mme Soleil : -))) En URSS, il paraîssait absolument improbable que le système s’écroule, tellement il avait l’air stable, mais il s’est déglingué très rapidement...

                « Les gamins du monde entier apprennent l’anglais. »
                ...et le parlent très mal. Même en Inde où l’anglais est l’une des langues officielles. Tenez, un extrait du Nouvel Obs, l’entretien avec Tarun Tejpal :

                « La caste est une des failles les plus profondes qui divisent la société indienne. Mais il y en a des dizaines d’autres : la religion, la classe, la langue, l’ethnie... Par exemple, tous mes assassins sont victimes de la fracture linguistique qui fait de l’anglais le plus grand marqueur de classe en Inde. La classe supérieure, qui possède l’argent et l’éducation, est anglophone depuis trois cents ans. Que l’on soit intelligent, travailleur ou non, il suffit de connaître l’anglais pour appartenir à cette élite, en fait une infime minorité. J’ai appris l’anglais à ma naissance, je parle, le rêve, je pense, j’écris en anglais. Mais 90% des Indiens doivent fournir un effort gigantesque pour acquérir quelques bribes de cet outil de domination. Les anglophones sont en fait les nouveaux brahmanes, et j’ai vu de nombreux jeunes gens pleins de mérite détruits pour un manque de maîtrise de l’anglais. Leur estime de soi est en miettes, ils se sentent comme des nains face à cette langue. »

                « C’est une langue officielle dans environ 60 pays repartis sur les 5 continents. »

                Ça fait 4,68% de la population mondiale (les chiffres de la CIA). Pourquoi leur concéder le statut de maîtres linguistiques ?

                « On pourait aussi considerer cela comme un imperialisme occidental pour reprendre un terme qui nous interesse. »

                Premièrement, l’espéranto n’est pas une langue indo-européenne : sa grammaire présente des traits propres à d’autres langues, asiatiques y compris. Deuxièmement, il a le mérite d’être bien plus facile que l’anglais, et ne pas créer la fracture linguistique entre les natifs et les autres.

                « c’est sa capacite a evoluer rapidement en absorbant du vocabulaire a chaque fois qu’il y a eu rencontre avec une autre langue »

                Enfin, encore ces Normands ! .. Quel autre vocabulaire a-t-il absorbé dernièrement ? Le point positif que j’accorde aux anglophones, c’est ce qu’ils puisent dans leur propre vocabulaire pour créer des néologismes, tandis que les Français se contentent à prendre des mots anglais, même quand il n’y en a pas besoin.

                « Avec l’anglais, on n’a pas acces a une culture, mais a une multitude de cultures. »

                Ne faites pas rire mes pantoufles. Déjà une traduction directe de la langue source vers la langue cible est une chose délicate et imparfaite, alors s’il faut découvrir la culture russe en anglais... Franchement, les créations hollywoodiennes avec les « Russes » sont nulles, il ne se fatiguent même pas pour donner aux personnages des noms plausibles... Pareil pour les autres.

                « Et quand bien meme on aurait acces qu’a l’Amerique, ce qui n’est pas le cas, ce serait toujours la meme chose. »

                Du nord, vous voulez dire ?

                « Cet internationalisme » de surface ne cacherait-il pas un anti-americanisme primaire ? »

                Nous y voilà. Contester la place que l’anglais essaie de prendre et qui n’est pas la sienne, c’est l’anti... truc-muche. Et, notons, toujours primaire : -))) Par extension, ceux qui ne veulent pas étudier l’allemand sont des anti-allemands primaires. Enfin, posez cette question aux espérantistes natifs anglophones, ils vous expliqueront mieux que moi.

                « En tout cas, vouloir remplacer cette richesse que procure la connaissance de l’anglais par une langue fabriquee, je trouve cela ridicule- c’est mon avis et cela n’engage que moi. »

                La richesse est pour ceux qui maîtrisent la langue au niveau natif ou presque. Ensuite, personne ne vous demande de « remplacer » - on impose aux élèves l’anglais d’aéroport, tout juste pour se faire vaguement (et souvent très mal) comprendre, loin de toute dimension culturelle. Alors rien n’empêche d’avoir un outil de communication léger et pratique, et s’adonner à l’étude de la ou des langue(s) que l’on veut.

                « Pour repondre a votre question, j’ai bien l’impression que vos esperantiste sont pour beaucoup anime par la haine de l’anglais. »

                Cf plus haut, et épargnez-moi ce psychanalyse à deux balles, c’est un autre domaine où vous n’êtes visiblement pas compétent.

                « Je n’ai jamais autant appris que depuis que j’ai quitte le lycee, c’est a dire depuis que j’ai choisi les langues et les methodes :) »

                Tiens, ça nous fait un point commun : -) Même le français, je l’ai appris mieux en dehors des établissements scolaires,et les autres langues que j’ai étudiées n’étaient tout simplement pas proposées dans lesdits établissements. Ça ne confirme qu’une chose : il faut arrêter le gaspillage du temps des élèves, et leur permettre d’étudier une langue qu’ils souhaitent : rien ne vaut autant qu’une vraie motivation.

        6 autres commentaires
  • pinokio
    pinokio
    Etudiant.Enchainé
    • Posté à 15h40 le 22/08/2009
    • Internaute 73890
      Etudiant.Enchainé

    Ouu sinon venez en alsace, apprenez l’alsacien

    • jyeden
      jyeden répond à pinokio
      khmer vert ( age des caverne, (...)
      • Posté à 18h40 le 22/08/2009
      • Internaute 20631
        khmer vert ( age des caverne, (...)

      et la gastronomie en Alsace c’est tout de meme autre chose ! ! !

    • beuhrète-
      beuhrète- répond à pinokio
      • Posté à 11h19 le 23/08/2009
      • Internaute 75660

      Vous avez entièrement raison ex -habitant de la banlieue Parisienne - Noisy le sec dans le 93 que nous avons quittés en 1979 sans aucun regret, il m’arrive d’y retourner y faire des courts séjours (famille) mais le plus court possible, je ne regrette pas mon choix l’Alsace et les Alsaciens ont des caractères bien affirmés, un peu froid au début mais quand vous avez leurs confiances les Alsaciens savent vous le rendre, ils sont appréciés aussi par leur courage au travail.

      Pour en revenir au sujet de l’article pour ma part je n’apprécie pas tellement les Allemands peut être parce que je suis frontalier et que je vois bien leurs comportements , je trouve qu’ils se lâchent souvent en France ,ils se défoulent de leur rigueur mais souvent de façon exagérée.

      Il y avait un dicton en Allemagne et en Autriche d’ailleurs qui date d’une décénnie environ « vivre comme Dieu en France » .

      Nous savons tous que ce n’est plus du tout le cas.

      Pour ceux qui s’interressent à l’Alsace et à ses superbes produits voici deux liens de mon blog :
      Lien

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  • A déménagé le 13-10-2012 2
    • Posté à 16h00 le 22/08/2009
    • Internaute 85164
      non connue

    Dans ce plat traditionnel ne manque-t-il pas une boule jaune de l’autre côté de la saucisse ? ? ?

  • Dan51
    • Posté à 16h07 le 22/08/2009
    • Internaute 12803

    Pauvre article ! Nul, de la part d’une personne qui croit un Autrichien parlant de l’Allemagne.

    Le tout est une litanie de lieux communs, de préjugés que l’auteur gobe sans connaître les réalités...

    Triste, triste. Les Autrichiens sont beaucoup plus xénophobes et tristes que les Allemands. Il faut avoir vécu dans les deux pays pour voir les réalités que ce « journaliste » semble zapper totalement.

    En tout cas, en Allemagne, on rit beaucoup plus et on s’amuse beaucoup plus qu’en Autriche et même qu’en France ! ! !

    Il faudrait arrêter de véhiculer des préjugés incultes.

  • solstice
    solstice
    pigiste
    • Posté à 16h11 le 22/08/2009
    • Internaute 38451
      pigiste

    Alors moi, ce n’est pas le foot qui m’a fait préférer l’anglais et l’espagnol à l’allemand. Uno, je déteste le foot ; dos, les manuels d’allemand se sont très bien chargé du boulot...

    Notre prof d’anglais nous faisait « étudier » (si l’on peut dire) des chansons des Beatles... En plus, il était plutôt canon...

    Le prof d’allemand, outre son handicap sur le plan physique (laid, genre Allègre le mal nommé) affublé de costards immondes et de bottines à fermeture éclair qui faisaient « pouic pouic » sur le carrelage du couloir et nous prévenaient ainsi obligeamment de nous planquer à nos places après nos forfaits (remplissage de la boîte à craie de spaghetti recouverts du chiffon)...

    Le pire, c’était les textes choisis pour nous dégoûter de la langue de Gœthe (on ignorait tout de ce Schnitzler qui a l’air bien plus marrant). Au menu il y avait de la poésie (chiante), de l’humour (naze) et des textes sur la guerre (Fluchtversuck auf dem Concentrazion läger). Pardonnez cette orthographe hasardeuse, j’ai, vous l’avez compris, des circonstances atténuantes.

    Même passé en troisième langue (l’espagnol était nettement plus marrant), j’ai eu un lamentable 4/20 au bac en allemand, reflet absolu de ma moyenne. Rien que lire le texte était une souffrance, partagée par l’examinateur.

    Je n’ai plus l’âge de Tokio Hôtel mais, puisque mes enfants ont tous choisi espagnol en deuxième langue, je dois dire que je suis soulagée de ne pas avoir à écouter cette daube.

    Ce Schnitzler, il doit bien être traduit, non ?

     : D

    • yoye-2000
      yoye-2000 répond à solstice
      se leve tard et travaille mou
      • Posté à 16h52 le 22/08/2009
      • Internaute 48274
        se leve tard et travaille mou

      C’est vrai que j’ai un souvenir désastreux aussi des cours de schleu : un bouquin en bichromie avec les histoires de Renate et Klaus qui ont une nouvelle Moped ce qui déjà à l’époque faisait sérieusement ringard, puis ensuite les camps de concentration, L’Umweltverschmuetzung, le racisme, plus die Lorelei à se taper par coeur sans en comprendre un mot...
      Fallait avoir un sens aigu du masochisme pour pas avoir pris espagnol !

      Lien

      • Fald
        Fald répond à yoye-2000
        Vieux (con)vaincu
        • Posté à 20h07 le 22/08/2009
        • Internaute 76678
          Vieux (con)vaincu

        Yoye2000 et Solstice, tous les gosses réagissent à l’affectif, comme vous l’avez fait, et nous tous aussi.

        Solstice me rappelle un peu mon cursus en Math à partir de la 3ème. Pour elle, c’était l’allemand.

        Et en 6ème, j’étais content de ne pas être chez la prof d’espagnol qui hurlait dans la salle à côté, ni chez celui d’anglais qui filait des verbes à copier comme s’il en pleuvait.

        Personnellement, j’ai d’anciens élèves qui viennent me parler dès qu’ils me voient de loin, et d’autres, hélas au moins aussi nombreux, qui font le détour pour m’éviter. Pas que je sois méchant, au contraire, mais chacun a son caractère, et on passe ou on ne passe pas. Je me surveille, mais je ne me refais pas.

        Et vous n’avez jamais eu deux profs d’une même matière complètement différents ? Un adoré et un détesté ?

        Une fois adulte, on pourrait peut-être se montrer un peu plus rationnel.

         
        • solstice
          solstice répond à Fald
          pigiste
          • Posté à 09h33 le 24/08/2009
          • Internaute 38451
            pigiste

          « Et vous n’avez jamais eu deux profs d’une même matière complètement différents ? Un adoré et un détesté ? “

          Ah oui, complètement ! Je n’ai eu que deux profs d’allemand, et c’est surtout le contenu des livres qui était complètement raté...

          Des profs préférés -plein- ou détestés -moins-, j’en ai eu à la pelle et je mets une mention spéciale à deux profs d’histoire qui m’ont donné envie de partir en fac d’histoire sitôt le bac en poche...

          Autorité absolue -on entendait les mouches voler- et transmission du savoir dans la passion plus que dans la contrainte...

          Je pense qu’aucun élève n’a détesté l’histoire alors qu’on haïssait l’allemand à une exception près, la première de la classe qui avait des racines germaniques...

          Je partage votre idée de l’affectif. Même si c’est totalement irrationnel, c’est comme cela que l’on fonctionne. Un reste d’animalité sans doute.

          Mes enfants sont comme moi à leur âge : ils adorent ou détestent. Les profs feraient bien de se souvenir qu’ils ont une meute plus qu’une classe... Toutes les réformes ne serviront à rien si l’on ignore cette donnée du problème...

          ...Apprendre, c’est aimer !

        • Atalante
          Atalante répond à Fald
          Illusionnée
          • Posté à 15h22 le 26/08/2009
          • Internaute 24533
            Illusionnée

          J´ai eu deux profs d´allemand dans ma vie : celui du collège, un vieux fou complétement tapé, gesticulant, hurlant (alors que nous étions 9 dans son cours donc bon, ca devait pas être trop dur à gérer) et marmonnant, qui gribouillait des trucs illisibles au tableau. Traumatisant. :)

          Et une femme, au lycée, qui voyait bien que je m´intéressais à la langue, mais qu´à cause de mon prof de collège, je n´avais pas les bases, enfin surtout aucun vocabulaire, et qui m´a mis un marché en main : si je venais travailler mon allemand chez elle tous les samedis matins, gratuitement, elle me laissait monter son cheval l´après midi. La grande classe, le dévouement à l´état pur. Ca ne s´est pas fait pour différentes raisons et je suis restée nulle en allemand pendant des années mais quand même, chapeau bas.

          Et je ne parle pas de mon prof de francais de seconde, qui m´a tellement passionnée pour sa matière que j´ai choisi d´aller en 1ère littéraire pour ne pas lui faire de peine, vu qu´il enseignait dans cette filière et qu´aucun élève de ma classe de seconde n´avait choisi L. Je n´ai jamais regretté d´avoir choisi à l´affectif. : D

        2 autres commentaires
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