Cabinet de lecture

L'actualité des livres, par Hubert Artus.

L'abécédaire de la rentrée littéraire (2/2) : de G à Z

Publié le 21/08/2009 à 10h25


Un chat joueur (OldMainstream/Flickr)

Cette rentrée offre de réelles découvertes et des déceptions, comme chaque année, mais plus de confirmations que les précédentes : l’arrivée à maturité de romanciers qui, dorénavant, sont des auteurs importants. Voici le deuxième volet de l’abécédaire de la rentrée littéraire.

Le roman francophone retrouve le monde. Les livres lus en cette rentrée confirment une chose : la littérature ouvre un sillon nouveau. Faisant de plus en plus confiance en des récits qui mêlent fiction et non-fiction, psychologie et voyage. La littérature ose enfin envisager ce pour quoi elle est faite : boxer le réel.

G comme « Géants Non Nobélisés » (GNN)

Devrons-nous pour toujours vivre dans un monde où Joyce Carol Oates et Philip Roth, plusieurs fois annoncés en finale, n’ont pas les grâces de l’Académie Nobel ? Le 1er octobre sort en France leurs nouveaux romans respectifs.

« Fille noire, fille blanche » (Philippe Rey) fait revenir la romancière dans les années 70, dans l’Amérique des campus, et Joyce Carol Oates revient sur les tensions raciales. Un roman psychologique et démoniaque.

Chez Roth, c’est le retour du double : Nathan Zuckerman, alter ego de Roth, revient dans le New York post-11 septembre. Dans une Amérique qui va replonger en apnée : en novembre 2004, Bush est réélu. « Exit le fantôme » (Gallimard) est un grand Roth. Aussi parce que c’est une réponse en tous points -littéraire, politique, romanesque- somptueuse à « L’Ecrivain fantôme » (1979), une des premières aventures de Zuckerman.

H comme Haïti

Dany Lafferrière a toujours parlé de l’exil, de l’humour, des femmes, de la colère (souvenez-vous de « Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer »).

Mais Laferrière n’avait jamais écrit de fiction en y mélangeant ses propres poésies. Laferrière n’avait jamais parlé si intimement son l’exil. Donc « L’Enigme du retour » (Grasset) est le plus beau roman de Lafferrière.

I comme incendie


« Guide de l’incendiaire des maisons d’écrivains en Nouvelle-Angleterre » (Albin Michel) révèle un écrivain ironiste, l’Américain Brock Clarke. Un homme est accusé d’avoir cramé la maison de l’écrivain Emily Dickinson. Soudain, d’autres maisons de célèbres écrivains brûlent aussi...

Fable cynique sur le statut des Lettres, ce livre rappelle directement l’humour des meilleurs John Irving et est une vengeance littéraire contre cette Amérique en quête éternelle de coupables.

L comme Los Angeles

C’est l’autre ville de la rentrée. Outre « L.A. Story » de James Frey, « L.A. Noir » (Le Cherche-Midi), premier roman du scénariste Tom Epperson, plonge dans cette période où l’Amérique abandonnait la Prohibition, au début des années 30, quand la mafia dût passer du trafic d’alcool à la came.

« Vendetta », le nouveau R.J. Ellory (Sonatine), se déroule en partie à L.A., et entièrement dans la mafia.

O comme Ovaldé

Car « Ce que je sais de Vera Candida » est mon plus gros coup de cœur de la rentrée française.

P comme perdus

Une femme, pour PPDA (un cru honnête) et ses « Fragments d’une femme perdue » (Grasset). Son propre père pour Sorj Chalandon dans une superbe « Légende de nos pères » (Grasset), dont Pascal Riché a parlé en avant-première.

S comme « Sépharade“et comme soi (dépassement de soi)


‘Sépharade’, c’est le titre du nouveau roman d’Eliette Abecassis (Albin Michel). Où celle qui a offert de subtils livres sur le féminisme est ici parvenue à faire le roman-monde qui mêle histoires des croyances, des inconscients religieux, de l’histoire d’une religion (juive) dans le monde. Ecrit simplement, c’est le genre de fictions qu’on a envie de lire sur les religions.

Le dépassement de soi concerne deux livres superbes. ‘L’Homme qui ne savait pas dire non’, où Serge Joncour imagine Beaujour,

personnage symptomatique de notre époque consensuelle, qui n’a pas le pouvoir de dire non. Lorsqu’il rencontre une femme à son travail, il va bien devoir apprendre. Joncour, cocasse comme toujours, compose ici l’histoire d’un homme qui trouve sa voix.

‘La Délicatesse’, le meilleur David Foenkinos (Gallimard). L’histoire d’une femme en deuil, et qui à sa grande surprise va le dépasser. L’histoire d’un homme de peurs, qui à sa grande surprise va se dépasser. Un roman qui dépasse la fiction, par une créativité intense.

T comme ‘très gros coups de cœur’ (TGCC)

  • ‘Trois femmes puissantes’ de Martie NDiaye
  • ‘La Délicatesse’ de Davis Foenkinos (Gallimard)
  • ‘L’Homme qui ne savait pas dire non’ de Serge Joncour (Flammarion)
  • ‘Les Enfants de Las Vegas’ de Charles Bok (L’Olivier)
  • ‘La Faculté des rêves’ de Sara Sridsberg (Stock)
  • ‘Le Prisonnier’ d’Anne Plantagenet (Stock)
  • ‘Honecker 21’ de Jean-Yves Cendrey (Actes Sud)
  • ‘Mathilda Savitch’ de Victor Lodato (Liana Levi)
  • ‘Ce que je sais de Vera Candida’ de Véronique Ovaldé (L’Olivier)
  • ‘L.A. Story’ de James Frey (Flammarion)
  • ‘Mal Tiempo’ de David Fauquemberg (Fayard)

V comme ville et comme Vollmann


La ville, personnage de la littérature, s’il en est. Citons, outre les berlinois évoqué plus haut, le nouveau Richard Price, ‘Souvenez-vous de moi’ (Presses de la Cité), que je vous signalais en juin, et dont nous reparlerons vite.

Citons les très belles ‘Heures souterraines’ de Delphine de Vigan (Lattès), où l’auteur qui avait tant parlé d’amour et d’anorexie, parle ici d’amour toujours et de la condition humaine dans les villes modernes, celles où nous vivons quasi effacés.

William T. Vollmann, un des plus grands auteurs yankee vivants et ancien reporter (notamment en 1982 avec des islamistes afghans), est aussi un des tout meilleurs ‘écrivains reporters’ de l’époque. ‘Pourquoi êtes-vous pauvres ?’ (2008) était un tour du monde des précaires, SDF, gens de la rue et victimes économiques.

Voici le ‘Livre des Violences’ (Tristram), une enquête de terrain critique de l’activité terroriste, défensive, militaire et policière, combinée avec certaines pensées d’ordre plus général, sur les moments où la violence pourrait être appropriée.

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  • ubik45
    ubik45
    Partout et nulle part
    • Posté à 10h48 le 21/08/2009
    • Internaute 9643
      Partout et nulle part

    « L’abécédaire de la rentrée littéraire (2/2) : de G à V » . A lire au commissariat ! ! !

  • Villo
    Villo
    Dessinateur
    • Posté à 13h38 le 21/08/2009
    • Internaute 42217
      Dessinateur

    La rentrée littéraire c’est beaucoup ça...Lien

  • andrew toney
    andrew toney
    étudiant à Dijon
    • Posté à 13h43 le 21/08/2009
    • Internaute 32989
      étudiant à Dijon

    Et Vincent Message avec Les veilleurs ? le premier que je vais lire pour cette rentrée.

    • Hubert Artus
      Hubert Artus répond à andrew toney
      Rue89
      • Posté à 13h51 le 21/08/2009
        rédacteur
      • Journaliste 56
        Rue89

      Bien aimé ! Il en sera question. Qu’est-ce qui vous a attiré vers ce livre ?

      • andrew toney
        andrew toney répond à Hubert Artus
        étudiant à Dijon
        • Posté à 10h39 le 22/08/2009
        • Internaute 32989
          étudiant à Dijon

        J’ai lu pas mal de choses enthousiastes sur le livre. Un polar philosophique dense qui reste dans une optique de littérature de connaissance (sur les institutions, la système administratif et judiciaire) avec des préoccupations essentiels de gauche. Je m’intéresse souvent aux nouveaux écrivains. J’ai de la chance, on m’a offert ce roman hier.

  • Villo
    Villo
    Dessinateur
    • Posté à 13h45 le 21/08/2009
    • Internaute 42217
      Dessinateur

    Fils de pub
    icone des tags rentrée, littérature, Frédéric Beigbeder, grasset, coup médiatique, pub
    Avatar
    Par idéal
    le 19/08/2009 à 15 : 22, vu 880 fois, 8 nombre de réactions
    Info non vérifiée par la rédaction du Post.

    « Un roman français », tel est le titre du nouveau Beigbeder. Tirage 60 000 exemplaires et titre non moins exemplaire ; Nous reconnaissons bien là l’ex-pubeux et son art d’habiller les produits. La classe le titre mais par contre la polémique qui accompagne la sortie est nettement moins chicos.

    Moins chic mais d’une efficacité redoutable puisque dans le petit milieu germanopratin il n’y a que de ce livre dont on parle pour cette rentrée ; Je devrais plutôt écrire qu’il n’y a qu’une seule affaire pour remplir les pages « culture » des magazines préférés de nos adorables bobos qui rentrent de leurs vacances dans le Lubéron.

    Le précédent bouquin de Fred, écrit à deux mains avec l’inénarrable BHL, avait fait un flop compte tenu de l’artillerie médiatique qui avait entouré sa sortie alors, cette fois, il ne fallait pas se louper.

    Là c’est du sérieux, du littéraire comme scandale car on parle de censure, oui oui, de censure ! Figurez-vous que pas moins de quatre pages de « l’oeuvre begbeidesque » aurait été caviardées ! C’est grave quand même ! L’éditeur, Grasset, aurait été contraint, sous la pression, de faire disparaître les mots terribles de l’auteur à l’encontre de Jean-Claude Marin (procureur de la République) ; Il faut savoir que ce dernier avait infligé à Fred une nuit supplémentaire de dépôt après son arrestation pour usage de stupéfiant sur le capot d’une voiture. Vous n’imaginiez tout de même pas que l’écrivain allait benoîtement sniffer confortablement installé au creux d’une banquette en moleskine bien à l’abri dans son club privé favori, là où il n’avait aucune chance de se faire gauler ! Vous n’y pensez pas, le truc aurait été complétement inexploitable pour un auteur de sa dimension. Tandis que là, nous sommes carrément dans le film ; Beigbeder, vêtu de blanc, penché élégamment sur la capot blanc de la Bentley de 53 (au hasard pour faire plaisir à Francky) et portant la neige immaculée à hauteur de sa narine frémissante avec à ses côtés, deux magnifiques créatures en tailleur rouge et là, pas de bol : « You’re under arrest guy ! ! ! » (pour MB).

    Je voulais faire court mais là, ce n’est pas possible car je dois à l’écrivain en question de faire quand même un peu littéraire pour vous narrer son plan média. Quelques journalistes et libraires auraient reçu des exemplaires in extenso et selon la rumeur, Fred, afin de consommer sa vangeance, au lieu de tremper sa plume dans du bon virtiol première pression à froid aurait utilisé un acide frelaté, une dope coupée avec du sirop d’orgeat et il n’y avait pas de quoi, selon certains lecteurs, faire fonctionner la guillotine à manuscrits mais bon, ça arrange tout le monde, l’auteur, les médias, l’éditeur, le procureur Marin qui n’est pas le premier matelot venu puisqu’il est quand même le procureur de la République de Paris et un petit coup de pub ne peut pas nuire (après ça peut faire un bon bouquin) et moi je ne suis pas mécontent non plus de pouvoir faire un petit post sympatoche et j’allais vous oublier, vous, mes fidèles lecteurs lettrés, si toutefois vous n’avez pas été découragés par la longueur du billet.

    Allez, pour vous recompenser je vous mets en prime le dessin qui va avec.

    Pour le dessin c’est sur LePost.fr Lien

  • madame rosa
    • Posté à 13h50 le 21/08/2009
    • Internaute 87849
      bof

    Je suis très influençable. Donc, dès parution dans ma librairie préférée, j’achète vos 11 coups de coeur. Beaucoup de flouze. J’espère que nous aurons les mêmes goûts. Parce que les romans que je commence et ne termine pas, ça revient cher...et chez moi, il y en a un paquet à la suite de chacune de mes incursions en librairie !
    A moins que vous ne remboursiez ?

  • LeLapin
    LeLapin
    Infopigiste
    • Posté à 14h05 le 21/08/2009
    • Internaute 31149
      Infopigiste

    Comment ? Un abécédaire qui censure un dictionnaire ? ? ? :)
    Sort aussi à la fin du mois le Dictionnaire amoureux du Ciel et des Étoiles, de l’astrophysicien Trinh Xuan Thuan. Lien

  • Villo
    Villo
    Dessinateur
    • Posté à 14h42 le 21/08/2009
    • Internaute 42217
      Dessinateur

    Ha, j’allais oublier, merci pour cet abécédaire !

  • Machiavel
    Machiavel
    voisin oisif
    • Posté à 15h48 le 21/08/2009
    • Internaute 21001
      voisin oisif

    Conseil intempestif pour les amis des félins (suite à l’illustration de cet article).

    Lien

  • Albufera
    Albufera
    Observateur.
    • Posté à 19h49 le 21/08/2009
    • Internaute 29241
      Observateur.

    « La littérature ose enfin envisager ce pour quoi elle est faite : boxer le réel » Il fallait un sacré culot pour écrire une telle énormité en septembre 2009 en nous parlant, cerise sur le gâteau, des romans de PPAD, beigbeder et consorts. Hugo et Céline et bien d autres apprécieront : les caveaux du Père Lachaise vont se transformer en tourne-broches. Et si avant d’ écrire à la légère cette énormité -avec beaucoup d’ enthousiasme, c’ est une circonstance atténuante - mr Hubert Artus lisait (en plus de PPDA et Beigbeder) le maître livre de Philippe Roussain « Misère de la littérature, terreur de l’ histoire » ? Je ne suis pas loin de penser que cette tentative du Cabinet de Lecture de nous faire prendre des vessies médiocres pour des lampadaires de la littérature correspond sur un autre registre à cette farce de citer sans rire Jaurès sans ne jamais l avoir lu alors qu’ on est de droite tout en piétinant La Princesse de Clève sans jamais n y avoir rien compris. Le supplément estival de la Quinzaine littéraire consacré à la critique a bien raison de pleurer sur la médiocrité assassine de la presse.

    • Hubert Artus
      Hubert Artus répond à Albufera
      Rue89
      • Posté à 22h52 le 21/08/2009
        rédacteur
      • Journaliste 56
        Rue89

      Vous m’avez mal lu, et n’avez pas compris mes buts. PPDA et Beigbeder sont des livres qui paraissent à la rentrée. Un article sur la rentrée doit les évoquer.
      Aurez-vous remarqué que j’évoque aussi d’autres livres ? Je ne pense pas, auquel cas votre mauvaise foi eût été drôle et provocatrice, et non aigrie comme elle l’est.
      Figurez-vous que j’ai lu, il y a longtemps, l’ouvrage que vous citez.
      C’est pourquoi votre ton n’a rien à faire dans les comments de Rue89, car il n’élève pas les débats. L’agressivité ad nominem n’a pas sa place ici. merci de cesser cela, et de le faire ailleurs.
      Le ton de quelqu’un qui aime le livre est plus serein, plus tolérant, plus emprunt de hauteur d’esprit que celui que vous permettez d’utiliser, ici, à mon égard.

      • Albufera
        Albufera répond à Hubert Artus
        Observateur.
        • Posté à 10h46 le 22/08/2009
        • Internaute 29241
          Observateur.

        Il ne s’ agit pas d’ une attaque ad-nominen mais d’ un commentaire qui vous ai adressé, ce qui me semble plus juste que d’ écrire des généralités ou de se villipender entre commentateurs : vous signez un article en risquant la tomate et il se trouve que je vous en envoie un cagette. Je ne suis pas aigri mais scandalisé qu’ on puisse lire sur Rue 89 une soit-disante rubrique littéraire qui n’ est au fond qu’ une prolongation par d’ autres moyens de la publicité autour d’ auteurs qui encombrent les télévisions et les pages soit-disant culturelles de n’ importe quel magazine en étranglant le reste. Effrayé oui, lorsque je constate ce qu’ est devenu le livre et la librairie pas seulement aux Etats-unis mais en Europe avec une critique qui s’ est transformée en publi-reportage. Ne me faites pas croire que la liste que vous présentez constitue ce qu’ il faut retenir de la rentrée littéraire avec plus de 500 livres publiés : c’ est un peu comme si les films de Max Pécas représentaient la fine fleur de la sélection du prochain festival de Cannes. Je me permets enfin de parler de hauteur de débat en vous écrivant qu’ une des bonnes façon de l’ élever en matière de littérature est de ne pas se situer au niveau de l’ anecdote -Beigbeder insulte un procureur : c’ est vraiment très intéressant- mais de rendre compte de ce que fait l’ auteur.

         
        • Hubert Artus
          Hubert Artus répond à Albufera
          Rue89
          • Posté à 11h10 le 22/08/2009
            rédacteur
          • Journaliste 56
            Rue89

          C’est bien ce que je dis : vous avez mal lu. il s’agit, comme à chaque rentrée (janvier - septembre) de faire une recension, un bilan subjectif, avant d’aller plus au fins.
          Que vous confondiez article global et propagande est dommage... pour vous.
          Enfin, il ne vous est pas permis, dans les comments, de prétendre que j’écris des articles pour recevoir des tomates, et de prétendre m’envoyer des cagettes. Je n’ai rien contre la violence, absolument rien, mais elle se fait en privé, pas en public donc pas sur des listes de comments.

          • comptesupà la demandeduriverain22oct
            • Posté à 12h07 le 23/08/2009
            • Internaute 62405
              ...

            Votre travail est souvent intéressant, Hubert, et donne envie de lire - sur le polar, dernièrement, c’était drôlement instructif et fouillé. Il donne aussi envie parfois de vous engueuler. Vous prenez la parole, vous prenez ce risque, vos écrits sont publics... Plus fouillé que ce genre-là donc. Où il y a, comme le fait remarquer le lecteur pas content avec qui vous avez engagé le fer, ce côté effectivement publi-reportage, ou « embedded », on sent les attaché(e)s de presse, les éditeurs, les auteurs même, tout près de votre épaule, je vous assure. Et je dois dire que j’ai lu bien des auteurs cités ici, habitués des rentrées littéraires, c’est souvent bien médiocre et surtout survendu.

        2 autres commentaires
    • Emmanuel1
      Emmanuel1 répond à Albufera
      • Posté à 12h40 le 23/08/2009
      • Internaute 32309

      Ne pourriez-vous pas exprimer votre désaccord avec un peu moins d’agressivité ?

  • Albufera
    Albufera
    Observateur.
    • Posté à 12h27 le 22/08/2009
    • Internaute 29241
      Observateur.

    La violence symbolique est également forte (pour la tomate, il s’ agit d’ une métaphore : il y a aussi la pomme cuite). Le mal qu’ on nous fait... Quant on prend la parole dans l’ espace public, il faut s’ attendre à être loué mais aussi critiqué. Mais il est vrai que plus personne n’ accepte la critique : ni les auteurs, ni ceux qui pensent-sans rire- être critiques ! Je peux faire semblant de critiquer les bouquins en rapportant la petite histoire mais je n’ accepte pas la critique. L’ industrie du livre a rejoint celle du cinéma avec son cortège de navets encensés. Encore un petit effort et va fera passer pour de la diffamation tout esprit critique. Je ne parle pas de propagande (il faudrait qu’ un but soit défini par quelqu’ un ) mais d’ une publicité délétère (qui est un effet de système écervelé : l’ attaché de presse saborde le travail du directeur de collection ) qui laisse penser qu’ il suffit d’ une petite histoire et de passages télé pour faire de la littérature. Et bien non !

    • Peter Baggs
      Peter Baggs répond à Albufera
      • Posté à 17h34 le 22/08/2009
      • Internaute 29059

      Je comprends pas bien là, Roth, Oats, Joncourt, c’est du Max pecas ?

  • Anonyme

    eh bien ça me permet de constater qu’il existe toujours une différenciation dans la littérature. Celle qui est jugée « noble » et les autres.
    cette liste permet déjà d’écarter un bon paquet de ce qui va sortir pour se consacrer à ceux dont on ne parle pas.

  • cerbère.
    cerbère.
    bibliothécaire
    • Posté à 11h55 le 23/08/2009
    • Internaute 53033
      bibliothécaire

    Il est dommage que vous occultiez des éditeurs dont la réputation n’est plus à faire. Je pense à Verdier, Minuit, José Corti, Christian Bourgois.

    Pierre Silvain avec « Julien Letrouvé colporteur » m’avait enthousiasmé . Et apparement je n’étais pas le seul.

    Qu’ en est-il de son roman qui va sortir ?

    Qu’ en est-il du dernier Laurent Mauvignier ou du dernier Robert Alexis qui ont reçu pour leurs précédents romans un bel accueil ?

    • Hubert Artus
      Hubert Artus répond à cerbère.
      Rue89
      • Posté à 13h32 le 23/08/2009
        rédacteur
      • Journaliste 56
        Rue89

      Je comprend votre réaction.
      Vous aurez compris qu’il s’agit d’une première recension globale.
      Vous avez remarqué, à la lecture du Cabinet de lecture, que je m’occupe régulièrement de Christian Bourgois, et m’intéresse à Verdier. Pour ce qui est de José Corti et de Minuit, il s’agit d’éditeurs qui, comme POL d’ailleurs, n’envoient des services de presse qu’à la presse « installée » (quelques quotidien et hebdos). Impossible de travailler sur leurs livres régulièrement.

  • oscar clandot
    • Posté à 18h31 le 23/08/2009
    • Internaute 16545

    Oscar Clandot et la bétonneuse du professeur Bourbier.Un titre, un livre, qui ne figure pas dans cette liste. Pourquoi on a pas prévenu Hubert Artus ? ? ? .

  • roger BOSCHER
    roger BOSCHER
    retraité
    • Posté à 09h29 le 24/08/2009
    • Internaute 88393
      retraité

    De roger BOSCHER
    retraité | 09H21 | 24/08/2009 |
    .« Ce n’est pas ton frère qui est mort, c’est toi ! Et tu prendras sa place dans cette école ! »

    Cette phrase inouïe, prononcée par ma mère en pleine détresse, me fit l’effet d’une déflagration !

    Mon frère venait de mourir noyé, l’équilibre familial de voler en éclats, mais je n’avais pas le temps de m’attarder sur ma peine, il me fallait d’urgence endosser l’identité du disparu, pour ne pas laisser perdre sa solde de gendarme garantie à vie.

    En quelques secondes, ma mère avait pensé la chose et me l’avait imposée, la ponctuant sans faillir d’un « c’est pour ton bien ! ».

    Voila le début de l’aventure de ce jeune homme, objet du roman « REVE D’ENVOL » d’HAYAT EL YAMANI, que j’ai aimé et que j’aimerai vous faire partagé.
    Détails sur : Lien ou sur Lien

  • wam
    wam
    mwa
    • Posté à 10h42 le 24/08/2009
    • Internaute 11861
      mwa

    et la trilogie berlinoise de philippe kerr ?

    • Hubert Artus
      Hubert Artus répond à wam
      Rue89
      • Posté à 11h04 le 24/08/2009
        rédacteur
      • Journaliste 56
        Rue89

      Ca n’est pas un livre de rentrée ! Cependant, vous serez ravi de constater que : Lien

      • Chou marin
        Chou marin répond à Hubert Artus
        sal'bête plein'd'poils
        • Posté à 20h31 le 25/08/2009
        • Internaute 12261
          sal'bête plein'd'poils

        Hello Hubert Artus !
        Merci pour la reponse, j’avais vu l’article en question, etant donne qu’apres avoir devore la trilogie la semaine derniere, j’ai google kerr a tout va, sans trouver grand chose helas !
        bon alors j’aurais bien aime si ce n’est pas trop demande un article sur cet auteur avec des reponses aux questions zessentielles que je me pose, a savoir : pourquoi ce succes soudain de la trilogie alors qu’elle a ete publiee il y a un bail ? ses autres bouquins sont aussi bons ? ca fait un malheur au Quebec ( des amis du quebec l’ont recommande a ma mere qui l’a achete en mayenne et je l’ai recu aux pays-bas...), ca prend aussi en France ? il est historien de formation (ca a l’air hachement documente, je suppose que c pas que de la gueule ? ! ?) ? son traducteur francais est aussi historien (chapeau pour la precision des notes de bas de page) ? ? ? ?

        quoiqu’il en soit amis de tous bords, ce polar est mieux que ne le laisse presager le 1er des 3, que j’ai trouve pas mal mais bon sans plus ; je ne sais pas si ca tient a la coherence de la trilogie, au cadre inedit (la seconde guerre mondiale perso j’en ai bouffe en litterature mais les points de vue berlinois en 1936, 1938 et viennois en 1947, c non seulement original, mais passionnant) ; peut etre au style assez chandlerien/hammettien finalement ; chais po, mais je vous le/s recommande vivement !

        ps : a bas qwerty

         
        • wam
          wam répond à Chou marin
          mwa
          • Posté à 20h35 le 25/08/2009
          • Internaute 11861
            mwa

          m...e c’etait pas de chou le message mais de wam...
          viens de me faire engueuler...

        1 autres commentaires
  • Raveline
    Raveline
    Etudiant
    • Posté à 12h43 le 24/08/2009
    • Internaute 88407
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