Theatre et Balagan

Chronique ambulante d'un amoureux du théâtre, d'un amateur de l'Est et plus si affinités.

Festival d'Aurillac (1/3) : le soir où la ville est devenue folle

Publié le 24/08/2009 à 10h39


spectacle final aurillac 09 photo jpt

Jamais peut-être le festival d’Aurillac (24e Festival international de théâtre de rue, du 19 au 22 août) qui vient de s’achever n’avait connu une telle folie. Deux soirs durant, les frapadingues de Générik Vapeur et les non moins givrés catalans du Xarxa teatre associés pour l’occasion ont écrit l’une des pages légendaires du théâtre de rue.

Un gros trône grotesque

Légendaire car s’y mêlent l’indescriptible, le volatile éphémère, l’unique et l’inoubliable. De ces deux ou trois heures de liesse intense, il ne restera pas grand-chose : une pitoyable traînée de poudre faites de chroniques forcément fautives et parcellaires, des photos qui falsifient le mouvement en instantané esthétique. Mais comme ce fut grand !

Tout commença le dernier soir, sur une vieille place du centre d’Aurillac, par un fauteuil gigantesque, décoré de breloques, dont des chapelets de tête d’ail pour chasser le diable concurrent de cette soirée qui allait se révéler démoniaque. Un homme prend place sur ce gros trône grotesque, c’est le père Ubu, on le reconnaît à la spirale molle qui orne son ventre, un petit air d’accordéon et c’est parti.

Le paysan vertical

On est au pied de l’Eglise saint Géraud et voilà t-y pas que du haut du clocher, un paysan de naguère a décidé de labourer son champ, à savoir la face nord de l’église. Succédané de charrue en main, il descend à la verticale, accompagné par une musique d’enfer qui ne cessera guère jusqu’à la fin de la soirée et qu’il faut imaginer systématiquement accompagnée par des pétarades en tous genres, des hurlements de sirène, des explosions, des fumigènes.


aurillac 09 sepctacle de fin 2 photo jpt

A peine arrive-t-il en bas que le convoi s’ébranle. Le père Ubu tiré par deux cordes enflammées ouvre la marche toisant la foule de ses borborygmes, suivi par la musique live (perçu, synthé) juchée sur un ou deux chars à moteur, vient ensuite une carriole où une jeune paysanne, fourche en main, nourrit la foule et macule de paille les ruelles étroites de la vieille ville où l’on se faufile.

Derrière la paysanne, un type tire un échafaudage de chaises, un autre un amas de valises, une femme traîne en file indienne trois ou quatre landaus où veillent des télés et mappemondes allumées, des hommes au regard fauve soulèvent avec peine des ballots plus gros d’eux sur lesquels ils s’affalent en hurlant.

Images possibles d’exode (rural), ambiance de carnaval sans âge assurée, mais ces gueux-là sont aussi des artistes du théâtre de rue, condamnés à l’errance sans fin. Ici et là accrochés aux murs des masques de diable font sortir de la lumière par leurs yeux, ailleurs sur un calicot disposé en travers d’une ruelle, ondulent des images vidéo d’actualité.

De la paille au cornflakes

Place de l’hôtel de ville, le convoi arrive à son port. Commence le ballet constructiviste et chaplinesque du travail à la chaîne absurde de valises qui ne partent d’un point que pour y revenir, un déluge de boites de corn flakes met fin à la séance. Et c’est reparti à travers d’autres ruelles.


aurillac spectacle final 3 photo jpt

Cette fois la société de consommation est à la fête : les corn flakes remplacent la paille (on reste en famille) sur les pavés ancestraux et sur les têtes de la foule encore plus nombreuse et mêlée (habitants du Cantal, vacanciers, festivaliers, pros de chez pros et routards bouteille et pétards en main avancent de concerve). Des hommes portant des machines à laver sur leur dos proposent des démonstrations express aux passants tandis que des pétards éclatent sous leurs pieds. Là-bas, loin devant, le père Ubu continue à éructer mais on n’entend rien.

Surgissent des bœufs écorchés

On arrive enfin place du square, poumon géographique du festival. Surgissent d’énormes bœufs écorchés (en carton pâte) qui, chargés sur le dos, fendent la foule tandis que des flammèches se multiplient au dessus des têtes. Une sorte d’Amazone se bat avec le père Ubu à coups de barbaque et terrasse le vieux dictateur d’opérette. Tout devient fou.


aurillac 09 spectacle finl 4 photo jpt

Un homme joue du piano debout mais à vingt ou trente mètres du sol en haut d’un gigantesque élévateur de chantier, le piano se penche, les partitions s’envolent, le piano tombe, l’homme aussi. Stupeur, applaudissements, explosions. A peine si l’on aperçoit qu’un un autre homme passe au-dessus de nous accroché à un fil fendant le déluge de feux d’artifices et de tourniquets d’étincelles brûlantes qui viennent picorer les peaux nues de la foule devenue houle. Passe une voiture de pompiers dont le toit brûle, censé peut-être vouloir éteindre un gigantesque € enflammé qui surplombe le paysage. Voilà ce que j’ai vu. Et je suis loin d’avoir tout vu !

Apothéose ? Sans aucun doute. Mais dans cette folie somptueusement organisée par deux compagnies passées maîtres en la matière, on peut se demander si on ne voit pas poindre quelque chose qui oscille entre le chant du cygne et une envie de mordre toujours intacte. Car que nous martèlent-ils ces artistes qui, comme toujours, nos parlent de guerre, de dictature, d’exode et d’exil, d’injustice, de pièges de la consommation ? Bougez vous, foutez le feu. Pour de faux, pour de vrai. Une telle soirée, par sa force, balaie ces considérations car le monde est beau quand la folie devient collective.

Photos : Jean-Pierre Thibaudat

Aller plus loin
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  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 11h00 le 24/08/2009
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Le festival de rue d’Aurillac, c’est MAGIQUE.... ! !

    Lien

  • spleenlancien
    spleenlancien
    Manant, de passage sous le (...)
    • Posté à 11h31 le 24/08/2009
    • Internaute 78672
      Manant, de passage sous le (...)

    Ca fout les boules d’avoir raté un truc pareil !

  • Thibal
    Thibal
    Etudiant
    • Posté à 12h06 le 24/08/2009
    • Internaute 85521
      Etudiant

    « le déluge de feux d’artifices et de tourniquets d’étincelles brûlantes qui viennent picorer les peaux nues de la foule devenue houle »... et qui ont laissés des trous dans mon pull !

    Performance hallucinante qui plonge le public au cœur de l’espace scénique. J’avais encore jamais vu quelque chose de semblable !

  • Almaviva31
    Almaviva31
    Artiste
    • Posté à 12h32 le 24/08/2009
    • Internaute 86282
      Artiste

    Il faut ABSOLUMENT que les organisateurs du Off d’Avignon aillent voir le festival d’Aurillac ! ! ! ! on y retrouve ce qui faisait le charme et l’énergie du festival d’Avignon.
    Celui-ci n’est plus qu’une grande foire de la vulgarité où le taux de remplissage des salles est devenu l’étalon du talent et de la qualité artistique.
    Les compagnies doivent se saigner, les salles sont louées entre 5000 et 10 000 € le créneau horaire ( 2H au plus et je ne parle pas des appartements !) les seuls gagnants sont les propriétaires des qui font leur blé pour l’année ( certains sont même intermittents et en vivent sans honte les 11 mois suivant )
    OUI ! VIVE AURILLAC Où LA CRÉATIVITÉ ET L’ARROGANCE SONT ENCORE DE MISE ! ! !

    • Guy Valte
      Guy Valte répond à Almaviva31
      Parisien abonné au gaz
      • Posté à 12h57 le 24/08/2009
      • Internaute 24462
        Parisien abonné au gaz

      mille fois oui ! Il faut quitter Avignon, complètement corrompu. l’animation de ville est un besoin vital pour tout le monde. (ne pas l’oublier au moment de négocier) Avignon est devenu le Rungis du théâtre et des brigands. souvenez vous que des commerçants d’Avignon ont envisagé des procès contre les théâtreux qui s’étaient mis en grève, ça aussi c’est inoubliable.

      • Billyglou
        Billyglou répond à Guy Valte
        culturel
        • Posté à 18h16 le 24/08/2009
        • Internaute 52787
          culturel

        attention aux généralisations hatives, il n’y a pas que çà dans le Off d’Avignon, il y aussi des lieux avec une éthique, une vraie programmation, des artistes pas affairistes...

        et puis se plaindre que dans notre pays chaque été des milliers de gens viennent dépenser de l’argent et de l’énergie uniquement pour jouer ! Vous ne vous rendez pas compte de la chance que nous avons en France ! Ces gens qui se saignent pour jouer ils cherchent un autre idéal que la conso de Corn Flakes...

        et à Aurillac il n’y en n’a pas qui se saignent et qui jouent gratuitement en espérant décrocher un contrat ?

        Allons messieurs ne jetez pas tout comme çà, le théâtre c’est aussi dans des théâtres et tout çà se complète et ne s’oppose pas

         
        • Almaviva31
          Almaviva31 répond à Billyglou
          Artiste
          • Posté à 19h24 le 25/08/2009
          • Internaute 86282
            Artiste

          Je n’en veux nullement aux artistes et n’oppose pas le théâtre de rue aux représentations en salle mais les deux festivals sus-cités. Je fais personnellement le festival d’Avignon depuis 15 ans en tant qu’artiste et je fais parti de ceux qui paient pour jouer. Je suis donc en mesure d’apprécier ce qui ,à mes yeux, est une détérioration du festival off. Beaucoup de compagnies laissent des plumes dans le festival . Les diffuseurs de plus en plus pressés par leurs directeurs des affaires culturelles sont obligés de remplir leur saison avec des spectacles référencés par la presse parisienne et passent à côté de cie inventives qui n’attireraient pas lors de leur premier passage un public considérable. Le festival cautionne un « maquignonnage » néfaste à la prise de risque et aux propos non polissés .

        1 autres commentaires
  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 15h51 le 24/08/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    C’est cool de parler du Théatre, comme on le nomme simplement par là bas. C’est cool, car c’est le seul truc qui se passe dans le coin, c’est le seul moment où l’on est content d’habiter dans ce trou tellement trou qu’on parlerait plus d’appendice vermiculaire que de trou du cul du monde : D

    Le théâtre de rue, ses spectacles, sa came. Fini la ville de vieux, voici une ville festive pour un temps bien trop limité.
    En plus ça fait plaisir de lire que ça le fait grave, car il fut un temps, il y a cinq dix ans de cela, où on avait l’impression que cela était en train de mourir.

    • Mac-Sim
      Mac-Sim répond à Keldan
      Informaticien
      • Posté à 23h43 le 26/08/2009
      • Internaute 88625
        Informaticien

      Quel dommage de lire de tels commentaires...

  • Zibel
    Zibel
    (soulagée mais vigilante depuis (...)
    • Posté à 16h32 le 24/08/2009
    • Internaute 4355
      (soulagée mais vigilante depuis (...)

    Marrant... j’ai vu les barjos de Générik vapeur et les Xarza en 2008aux Fest’arts de Libourne : ils se seraient pas rencontrés là-bas, des fois ?

    Pour ceux qui aiment le theatre de rue : allez à Libourne ! ! (fin juillet)

  • deere
    deere
    employé
    • Posté à 18h22 le 24/08/2009
    • Internaute 87610
      employé

    allez a machin allez a ceci
    moi je suis de la moi je suis d ailleurs par ci ^par la
    mais on s en fou mais contre fou
    de libourne !

  • POIFONFA
    POIFONFA
    Comédien
    • Posté à 18h42 le 24/08/2009
    • Internaute 88447
      Comédien

    Alors là je tombe des nues, comédien et acteur des arts de rue depuis 10 ans, fan de Générik (Taxi, Théâtre d’une rue...) et beaucoup moins de Xarxas.
    Je tombe des nues car voici le plus mauvais spectacle des Générik, peut-être le plus mauvais du festival qui se retrouve encensé sur mon journal préféré ; les bras m’en tombent.
    Qu’avons nous vu : une allitération de clichés tout droit sortie des années 80, (ouh le pouvoir pas bien, à grand renfort de photo de guerre associé à Sarkho sur le final).
    Des erreurs scènographiques indignes comme des roues enflammées invisibles car de tailles ridicules...
    Des blancs pesants d’une longueurs impénétrables, bon d’accord c’est de la rue, j’excuse.
    Bref de l’ennuie, de l’ennuie, de l’ennuie profond, vous avez dit chaos ! ! Je dirais tohu bohu inutile et a oublier au plus vite.
    Merci M. Songy d’arrêter vos activités d’entremetteur de collaborations artificielles. Si Xarxas et Générik avaient voulu s’amuser ensemble et nous amuser, il l’aurait fait d’eux même comme des grands. Mais il appaire ici que les deux protagonistes n’ont su que superposer cahin-caha deux ébauches de vague spectacle.
    Bon je suppose que je dois accepter le point de vue des personnes qui ont appréciés mais je l’avoue, je me force.

    Vivement le prochain spectacle de Générik Vapeur, vite vite... et vive Aurillac !

  • gévaudanais
    gévaudanais
    Ne répondons pas à caniveau (...)
    • Posté à 18h59 le 24/08/2009
    • Internaute 29935
      Ne répondons pas à caniveau (...)

    J’étais à Aurillac, d’accord pour dire que les deux spectacles dont vous nous parlez étaient excellents, mais j’espère que dans vos prochains articles vous nous raconterez le reste, parce qu’Aurillac c’est surtout tous ces petits spectacles dans les cours d’écoles.
    Si tu nous lis, Clémentine Carabosse, tu as été géniale.

    • PMPfromWDE
      • Posté à 11h29 le 28/08/2009
      • Internaute 11732

      Clémence Carabosse pas Clémentine Autain ou Célarié… :)

  • ARFF
    • Posté à 22h37 le 24/08/2009
    • Internaute 32520

    ces compagnies se saignent pas, elles ont des subventions, et pas mal . ça fait 20 ans que ça dure, et elles savent garder leurs privileges bien jalousement !
    (à leur place j’aurais sans doute fait pareil remarquez)

    • Nicholas K
      Nicholas K répond à ARFF
      Communication
      • Posté à 19h39 le 26/08/2009
      • Internaute 88453
        Communication

      alors pardon, mais non ! même si je n’ai pas du tout apprécié la prestation, je ne peux pas laisser dire que les grosses compagnies reposent sur leurs subventions. c’est simplement faux. les budgets sont proportionnels à la taille des créations, et la plupart de ces grosses compagnies sont proportionnellement beaucoup plus dépendante de la diffusion que bien des petites compagnies programmées. N’en reste que le statut est toujours une association loi 1901 à la base - donc pas de profit, pas de bas de laine - si une grosse somme rentre, c’est qu’elle est aussitôt dépensée dans la création, la diffusion ou le travail de recherche. Les grosses compagnies sont dans une situation tout aussi délicate et fragile que leurs petites soeurs...

  • Oliviercollet
    Oliviercollet
    étudiant
    • Posté à 22h37 le 24/08/2009
    • Internaute 70962
      étudiant

    Excellent article mais simple question : pourquoi faire une série sur le festival d’Aurillac sans dire un seul mot du festival Chalon dans la rue de Chalon sur Saône ? un événement similaire, également très bien organisé avec d’excellents numéros et spectacles, un off surprenant... Le tout pour la 23ème année consécutive. Seulement une de moins qu’Aurillac... Voilà, c’est dit.

    • Efim
      Efim répond à Oliviercollet
      metteur en songes
      • Posté à 09h54 le 25/08/2009
      • Internaute 49049
        metteur en songes

      même le plus mauvais des mauvais spectacles on en trouvera un ou une qui aura adoré.
      Même les meilleurs, il y en aura toujours un qui dira que c’était nul.
      L’unanimité, ça n’existe que rarement.
      MOi j’avais adoré la neige du studio de marseille à Amiens, (les anges)
      quelqu’un m rétorque que c’est du déjà vu qu’un groupe de Bruxelles fait pareil en mieux.
      L’important c’est que Solis parle enfin du théâtre de rue comme un véritable art et que Thibaudat adhère, ce sont des gens difficiles qui ne gobent pas n’importe quoi et qui parfois ne font pas les précieux dégoûtés ;
      Je n’y étais pas cette année à Aurillac , mais j’y suis allé plus de vingt fois, et j’en ai marre que l’on parle sans arrêt d’animation et d’amuseurs.
      Je crois que le théâtre est effectivement plus à Aurillac qu’à Avignon ( j’y étais cette année)
      Mais que malheureusement la presse nationale fait 700 articles sur Avignon et un seul ou deux sur Aurillac.
      Oui les deux jeunes commerciaux qui dirigent Avignon feraient bien de se brancher théâtre de rue.

    • Efim
      Efim répond à Oliviercollet
      metteur en songes
      • Posté à 09h54 le 25/08/2009
      • Internaute 49049
        metteur en songes

      même le plus mauvais des mauvais spectacles on en trouvera un ou une qui aura adoré.
      Même les meilleurs, il y en aura toujours un qui dira que c’était nul.
      L’unanimité, ça n’existe que rarement.
      MOi j’avais adoré la neige du studio de marseille à Amiens, (les anges)
      quelqu’un m rétorque que c’est du déjà vu qu’un groupe de Bruxelles fait pareil en mieux.
      L’important c’est que Solis parle enfin du théâtre de rue comme un véritable art et que Thibaudat adhère, ce sont des gens difficiles qui ne gobent pas n’importe quoi et qui parfois ne font pas les précieux dégoûtés ;
      Je n’y étais pas cette année à Aurillac , mais j’y suis allé plus de vingt fois, et j’en ai marre que l’on parle sans arrêt d’animation et d’amuseurs.
      Je crois que le théâtre est effectivement plus à Aurillac qu’à Avignon ( j’y étais cette année)
      Mais que malheureusement la presse nationale fait 700 articles sur Avignon et un seul ou deux sur Aurillac.
      Oui les deux jeunes commerciaux qui dirigent Avignon feraient bien de se brancher théâtre de rue.

    • Efim
      Efim répond à Oliviercollet
      metteur en songes
      • Posté à 09h54 le 25/08/2009
      • Internaute 49049
        metteur en songes

      même le plus mauvais des mauvais spectacles on en trouvera un ou une qui aura adoré.
      Même les meilleurs, il y en aura toujours un qui dira que c’était nul.
      L’unanimité, ça n’existe que rarement.
      MOi j’avais adoré la neige du studio de marseille à Amiens, (les anges)
      quelqu’un m rétorque que c’est du déjà vu qu’un groupe de Bruxelles fait pareil en mieux.
      L’important c’est que Solis parle enfin du théâtre de rue comme un véritable art et que Thibaudat adhère, ce sont des gens difficiles qui ne gobent pas n’importe quoi et qui parfois ne font pas les précieux dégoûtés ;
      Je n’y étais pas cette année à Aurillac , mais j’y suis allé plus de vingt fois, et j’en ai marre que l’on parle sans arrêt d’animation et d’amuseurs.
      Je crois que le théâtre est effectivement plus à Aurillac qu’à Avignon ( j’y étais cette année)
      Mais que malheureusement la presse nationale fait 700 articles sur Avignon et un seul ou deux sur Aurillac.
      Oui les deux jeunes commerciaux qui dirigent Avignon feraient bien de se brancher théâtre de rue.

  • ramoca
    ramoca
    moi
    • Posté à 10h44 le 25/08/2009
    • Internaute 70188
      moi

    Personnellement je l’ai trouvé magique ce festival !
    L’an passé il était quasi mort et cette année il y a quand même eue un nouveau souffle. Pour moi ça reste un des meilleurs festivals que j’ai fais même s’il manque quand même parfois de musique autre que la samba ! ! (au bou de 4 jours de 10h du mat à 6h30 du mat entendre la samba ça énerve un peu ;) Mais organisez un concert ! Tous dans la fosse (avec les chiens ! :)

  • shillom
    • Posté à 13h36 le 25/08/2009
    • Internaute 22134

    Ah Aurillac et son festival. Une ville magnifiée par la vie qui y renait, par des spectacles gratuits et de qualité, par une ambiance nonchalante des visiteurs se promenant dans les rues un verre ou une bouteille à la main.
    J’ai fait ce festival l’an dernier, et j’en garde un souvenir exceptionnel, de rencontres, de découvertes, de plaisir en somme... et d’un peu de pluie et de froid la nuit aussi ;)

    Cet article me rappelle que j’aurais dû y aller cette année, et que je dois y retourner au plus vite.

    C’est fou, pourquoi ne laisse-t’on pas les rues aux artistes un week end par mois, dans toutes les villes de France ? ! Ca devrait être obligatoire.

  • nattyspray
    nattyspray
    être humain
    • Posté à 18h58 le 25/08/2009
    • Internaute 88535
      être humain

    Pour moi le spectacle présenté par Générik Vapeur et Xarxa se résume à une débauche éhonté de moyen humain et technique qui ne mène qu’à un espèce de capharnaüm sans nom où les pseudos revendication anti-surconsommation sont noyés dans l’excès et le gaspillage... jeter près d’une tonne de nourriture propre à la consommation pour dénoncer le capitalisme on a vu plus cohérant comme démarche... je suis ressorti très décu de cette déambulation... Seul point fort au milieu de ce gargarisme d’égo et de démesure, le concert de détonation...

    • Nicholas K
      Nicholas K répond à nattyspray
      Communication
      • Posté à 15h13 le 26/08/2009
      • Internaute 88453
        Communication

      Absolument d’accord. Il est en effet positif de voir que Rue89 - dont j’apprécie d’ailleurs les rédactions en général - se penche ainsi en profondeur sur un spectacle de rue. Quel dommage que ce soit celui-là ! Vous seriez-vous par hasard laissé avoir par le plus petit dénominateur commun, cette dangereuse boussole journalistique... ?

      Une procession illisible (hauteurs insuffisantes, éclairage bordélique - tout de même, les règles de base du Théâtre de Rue !), un déluge de clichés néo-alter-mondialistes (cet échafaudage où s’agitent piteusement des « représentants » de la société de consommation alors que des pièces et billets vidéoprojetés leur tombent dessus...), le travail - tout de même fort joli - de Xarxa qui ne vient que meubler les innombrables trous... Qu’une compagnie aussi expérimentée et talentueuse que Generik se laisse embarquer dans pareille catastrophe,

      Quand on a vu dans le même festival le génial délire trash et mécanique de l’Odyssée de Titanyk, le petite merveille de poésie qu’est Flux du Théâtre du Centaure ou les diverses petites perles disséminées dans le Off, on se dit que des sujets d’article, il y en avait bien d’autres...

  • konica
    konica
    boucher
    • Posté à 11h32 le 26/08/2009
    • Internaute 88572
      boucher

    ce festival parait bien sympa mais vraiment domage que l on ai pas de bonnes photos. Avec un vrai photographe vous aurai pu nous faire rever un peu plus. Photographe reporter, un metier qui se fait de plus en plus rare.

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