Panamericana

L'actualité des Amériques de Valparaiso à Tijuana.

Contre l'impérialisme yankee, libérons le commerce !

Michel Faure
Journaliste
Publié le 02/09/2009 à 17h18


Manifestation contre l’utilisation américaine prévue de bases militaires colombiennes en août 2009 (Enrique Marcarian/Reuters).

Les militaires ne sont pas très diplomates. Les américains ne font pas exception à la règle et le document du Pentagone dont a eu connaissance l’Associated Press selon lequel la moitié de l’Amérique latine serait à la portée d’un avion C-17 de transport de troupes sans nécessité de refaire le plein de kérosène à la base de Palanquero, en Colombie, en est l’illustration.

Est-ce à dire que cette réflexion logistique révèle une arrière-pensée stratégique de nature impériale de la part des Etats-Unis ?

Il est possible que le Pentagone et Hugo Chavez aient en commun la même nostalgie de la guerre froide, mais j’ai tout de même du mal à imaginer les Etats-Unis de Barak Obama se lancer dans de nouvelles aventures coloniales au Sud du Rio Grande. Par contre, les adversaires traditionnels de Washington, depuis Caracas jusqu’à Quito en passant par La Paz ou Buenos Aires, imaginent très bien, eux, de telles arrière-pensées.

Les bases US en Colombie, une menace directe selon la gauche

Dès lors la gauche latino-américaine dénonce l’accord, négocié entre Bogota -le seul et unique allié des Etats-Unis en Amérique du Sud- et Washington qui offre à l’armée américaine un bail de dix ans sur sept bases militaires dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogues et la guérilla. La gauche voit dans ces bases une menace directe de l’impérialisme yankee à l’encontre de l’indépendance des Etats d’Amérique latine, même si les Etats-Unis affirment que les troupes américaines ne franchiraient les frontières de la Colombie que si elles y étaient invitées par les pays concernés.

La vérité, c’est que l’indépendance de l’Amérique latine à l’égard de Washington se porte très bien dans les pays qui ne cultivent pas la paranoïa à l’égard des Etats-Unis et qui sont ouverts au commerce et aux investissements étrangers.

Les pays qui s’affranchissent véritablement de leur dépendance commerciale avec Washington sont ceux qui ont joué le jeu de l’ouverture des frontières et du commerce mondial, affirme une récente étude de la Fondation brésilienne Getulio Vargas et de l’institut allemand IFO que cite Breakingviews.com, dans un article paru dans le quotidien espagnol El Pais. A l’aube de ce XXIe siècle, une économie prospère et ouverte constitue un meilleur rempart contre l’impérialisme yankee que l’autarcie et les nationalisations d’entreprises étrangères.

De l’ouverture aux Etats-Unis à l’ouverture au monde

Au cours de ces dernières années, des pays comme le Pérou, le Brésil, le Chili ou la Colombie ont bénéficié des prix élevés des matières premières et de l’augmentation de la demande d’énergie et de minéraux de la part de la Chine, de l’Inde et d’autres pays émergents dont les économies ont connu une croissance rapide. Ces pays importateurs continuent pour la plupart à croitre, à un rythme moins soutenu, certes, mais toujours positif, malgré la crise.

Si celle-ci touchait à sa fin, ce qui est possible mais pas encore certain, les pays « ouverts » d’Amérique latine seraient en meilleure position que les pays « fermés » pour profiter de la reprise de l’économie mondiale et consolider ainsi leur avance.

Et plus intéressant encore : la propre croissance de ces pays « ouverts » dépend de moins en moins, au fil des années, de leurs échanges avec les Etats-Unis, traditionnellement dominants dans l’ensemble de l’Amérique latine. Comme souvent, la gauche brésilienne montre la voie, et la gauche bolivarienne regarde ailleurs : le premier partenaire commercial du Brésil, aujourd’hui, n’est plus Washington, mais Pékin.

Le paradoxe de ce discours sur l’indépendance, dès lors, c’est qu’il est émis par les dirigeants des pays les moins aptes à le mettre en pratique, tels le Venezuela, l’Argentine, la Bolivie ou l’Equateur. Ils sont si rétifs à l’égard des échanges et si méfiants à l’encontre des investissements étrangers que leurs économies sont affaiblies et donc plus dépendantes que d’autres des revenus de leurs exportations vers les Etats-Unis.

Photo : manifestation contre l’utilisation américaine prévue de bases militaires colombiennes en août 2009 (Enrique Marcarian/Reuters).

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  • kevangel
    kevangel
    Chercheur
    • Posté à 18h38 le 02/09/2009
    • Expert 24356
      Chercheur

    Quel beau discours, j’en ai les larmes aux yeux ! Ainsi le libre-échange total serait le garant de l’indépendance, de la prospérité et du bonheur. La doctrine néolibérale n’est donc pas morte, elle sévit encore sur les chroniqueurs de rue89, tels Michel Faure et Hugues Serraf. Le plus drôle c’est qu’à chaque fois ces gens se considèrent de gauche en sortant des énormités pareilles.
    Car ce sont des énormités ! Quand je lis que l’Argentine est un pays fermé et qu’il aurait tout à gagner au libre échange, je crois rêver. Michel Faure ne se souvient-il pas qu’il y a moins de 10 ans le libéralisme imposé de force par le FMI et les USA a saigné le pays et l’a conduit à la ruine ? Allez donc dire aux argentins que le libéralisme économique apporte le bonheur, on va rigoler.

    • jyeden
      jyeden répond à kevangel
      khmer vert ( age des caverne, (...)
      • Posté à 19h00 le 02/09/2009
      • Internaute 20631
        khmer vert ( age des caverne, (...)

      ils sont heureux mais ne le savent pas
      il faut leur expliquer
      c’est tout

    • zorbeck
      zorbeck répond à kevangel
      • Posté à 21h19 le 02/09/2009
      • Internaute 9110

      Il ne faut pas tout confondre non plus, la réalité économique est quand même un peu plus compliquée que ce que vous en dites. Ce que le FMI et les US ont imposé à l’Argentine tient d’avantage de l’impérialisme que du libéralisme, et le point d’appui était justement la faiblesse des exportations argentines : tout ce que l’Argentine a réussi à exporter à ce moment là, avec l’aide du FMI en quelle que sorte, ce sont les capitaux qui fuyaient le pays...Ramener le libéralisme à cela est un peu court.

      En fait, vous pointez indirectement sur une faiblesse involontaire de l’article qui permet la confusion entre libéralisme économique (au sens de libre échange et ouverture sur le commerce international) - et impérialisme US (les bases militaires) en juxtaposant les 2 sans les dissocier. Tous les pays qui se sont ouverts sur le commerce en bénéficient sur le long terme, les exemples asiatiques (Chine, Inde, Malaisie,...) et maintenant sud-américains en sont des exemples patents. Évidemment, le libéralisme US n’en est pas vraiment un, car les US sont surtout une puissance militaire, qui fait que p.ex. le FMI ou la banque mondiale n’oseront jamais imposer aux US les mesures d’ajustement budgétaire qu’ils ont pu imposer à l’Argentine et qui en toute logique économique s’imposerait aux US (ce qui n’est d’ailleurs pas possible tant que le $ est une monnaie de réserve, mais ca ne durera pas). Tout comme l’invasion de l’Irak pour s’approprier la 2eme réserve de pétrole de la planète n’a pas grand-chose à voir avec le libéralisme, le concept d’impérialisme ou de banditisme international suffit amplement à la caractériser.

      Sur le fond, je suis d’accord avec le sens de l’article, et j’ai beaucoup d’admiration pour Lulla qui a su dépasser ses œillères idéologiques et donner au Bresil un élan économique inattendu, principalement par son commerce avec la Chine. L’exemple à suivre est bien là, même si ca déplait aux partisans du protectionnisme tricolore bien de chez nous...

      • kevangel
        kevangel répond à zorbeck
        Chercheur
        • Posté à 21h26 le 02/09/2009
        • Expert 24356
          Chercheur

        Attention quand même à bien dissocier la croissance économique et l’amélioration du niveau de vie. Parce que dans de nombreux pays la croissance ne profite qu’à une élite tandis que la majorité continue à s’appauvrir, tout en étant de plus en plus pressurisée par un marché mondialisé.

         
        • zorbeck
          zorbeck répond à kevangel
          • Posté à 22h31 le 02/09/2009
          • Internaute 9110

          La pression du marché mondialisé, c’est nous qui la subissons faute de nous adapter ou de trouver de nouveaux marchés. Pas eux (je songe aux pays que j’ai cité). Pour comparer valablement, il faut comparer la distribution statistique des richesses sur le long terme, et non se limiter à regarder la richesse des plus riches, aussi scandaleuse fut-elle. Et dans ce cas, si on compare les distributions statistiques, le libéralisme économique est toujours gagnant, surtout si on le compare aux solutions collectivistes refermées dans ses frontières. Ce qui ne veut pas dire non plus qu’il suffit d’ouvrir les frontières pour que tout se passe bien, il y a un équilibre à trouver. Les Chinois p.ex. ne laissent pas le contrôle majoritaire (actionnariat) à l’étranger, comme le font d’ailleurs tout autant les US qui se découvrent des intérêts stratégiques chaque fois qu’une de leurs grosses boites risque de tomber sous actionnariat étranger (selon l’éternel principe « faites ce que je dis, pas ce que je fais »)...

          A la limite, je veux bien reconnaitre que la mondialisation menace l’emploi en France, faute d’investir dans les produits du futur, et préférer p.ex. subsidier notre agriculture qui en réalité ne représente aucun emploi du futur. Mais de là à fantasmer que le commerce et le libéralisme sont des dangers pour le tiers-monde, c’est en fait voir son propre ventre comme le nombril du monde...

          • leo s
            leo s répond à zorbeck
            (...)
            • Posté à 10h03 le 03/09/2009
            • Internaute 73621
              (...)

            Un peuple qui abandonne son imaginaire à l’économisme se condamne à des libertés précaires.

            • zorbeck
              zorbeck répond à leo s
              • Posté à 22h29 le 03/09/2009
              • Internaute 9110

              Encore faut-il avoir le luxe d’un ventre plein pour pouvoir l’affirmer.

        3 autres commentaires
    • Michel Faure
      Michel Faure répond à kevangel
      Journaliste
      • Posté à 11h26 le 04/09/2009
      • Journaliste 82928
        Journaliste

      L’Argentine a été ruinée par la corruption de Menem et de sa clique plus que par le libre échange. Un peso qui valait un dollar, c’était une illusion et une escroquerie qui n’a pas favorisé, c’est le moins que l’on puisse dire, les exportations argentines. S’il a bien existé une politique anti-libérale en Argentine dans les années 90, ça a bien été la politique monétaire d’un peso déraisonnablement surévalué par une politique de parité que ne dictaient pas les marchés, mais la seule volonté politique de Menem : d’où la désinsdustrialisation rapide du pays, la chute de ses exportations. Ne parlons pas non plus de sa politique de privatisations. Menem a remplacé des monopoles publics par des monopoles privés, et j’imagine a touché sa commission au passage. Si vous appelez ça libéral, franchement, je crois que vous vous trompez. C’était particulièrement anti-libéral, au contraire.

  • unagi-
    unagi-
    卑語
    • Posté à 18h55 le 02/09/2009
    • Internaute 24252
      卑語

    Selon le président de la Réserve fédérale américaine (FED) Ben Bernanke, la récession serait possible dans le premier semestre de l’année en cours. Plusieurs experts supposent que la récession américaine peut dégénérer en crise économique globale.

    « Des pays, tels que le Venezuela, l’Argentine et l’Equateur pourraient ne pas ressentir cette crise et son impact sur leurs économies seraient plutôt insignifiant », a estimé l’ambassadeur lors d’un point de presse dans la capitale russe.

    Selon le diplomate vénézuélien, toute une série de structures financières internationales indiquent que les Etats d’Amérique Latine, indépendants de l’économie américaine, pourront tenir face à la crise.

    « Il n’y a pas longtemps la Banque interaméricaine de développement (BID) a timidement déclaré qu’une crise économique mondiale se répercuterait différemment sur les pays d’Amérique Latine », a rappelé Alexis Rafael Navarro Rojas.

    Et d’ajouter que, selon la BID, l’Amérique Latine n’était plus monolithique sur le plan économique.

    Les experts de la Banque interaméricaine de développement signalent que les pays dont l’économie est plus liée aux Etats-Unis souffriraient davantage de la crise.

    Le Fonds monétaire international (FMI) en est venu à la même conclusion, déclarant que l’impact de la crise ne serait pas le même sur tous les Etats.

    Lien

  • fidesien
    fidesien
    ouvrier
    • Posté à 19h09 le 02/09/2009
    • Internaute 61414
      ouvrier

    Michel FAURE ne cesse de nous vendre la démocratie colombienne ou le PEROU contre les régimes de la gauche radicale d’Amérique et fait nouveau même les régimes plus modérés.
    La Colombie c’est 50% des syndicalistes assassinés par an dans le monde.
    La Colombie ou les assassinats sont à 90% du fait des paramilitaires ou de l’Etat selon Amnesty International
    ET UNE MISERE ECONOMIQUE bien sur pas pour tout le monde

    • zorbeck
      zorbeck répond à fidesien
      • Posté à 21h27 le 02/09/2009
      • Internaute 9110

      Le problème principal de la Colombie, ce sont les US, et plus précisément la prohibition aberrante des drogues en vente (illéfgle) aux US. Si les Américains avaient le courage de légaliser leur consommation, ils rendraient caduques les énormes profits engendrés par son traffic, et la mafia qui va avec...

      • leo s
        leo s répond à zorbeck
        (...)
        • Posté à 10h39 le 03/09/2009
        • Internaute 73621
          (...)

        ça s’appelle un raisonnnement à la
        choisir entre la peste et le choléra

        en cette période de rentrée des classes
        constater
        que le niveau de zorbek baisse
        est une évidence

         
        • zorbeck
          zorbeck répond à leo s
          • Posté à 11h30 le 03/09/2009
          • Internaute 9110

          la légalisation des drogues (et non leur depenalisation), j’ai deja ecrit pas mal la dessus et c’est le seul moyen d’éradiquer les mafias planétaires qui en vivent, et qui sont devenues, par le jeu de l’offre et de la demande, une plaie pire encore que la consommation.
          Le tout est de fixer un prix acceptable, cad qui compense les couts medicaux associés d’une part (comme le tabac en France), et qui soit suffisamment bas pour eviter la surivie de la contrebande.
          Je sais, dit platement comme ca, ca choque, mais c’est la seule solution pour qui veut bien y reflechir. On finira bien par y arriver, et vu le conservatisme tricolore, disons avec un siècle de retard pour la France, en première approximation.

          • stephaneerard
            stephaneerard répond à zorbeck
            développeur MDD
            • Posté à 11h44 le 03/09/2009
            • Internaute 49989
              développeur MDD

            Entièrement d’accord.... Plein le cul de cette hypocrisie constante sur la cannabis, l’alcool, les clopes, etc.....
            Le pire c’est que, comme bien trop de décisions « politiques », elles sont totallement infondés.
            Tiens par exemple, existe-t-il un scientifique qui dise que l’alcool est bon pour l’homme ? bon alors pourquoi il est en vente ? et pourquoi le cannabis est interdit ? ? LOBBY ? ? Ben tiens..... Quand on voit ce qu’on peut faire avec du chanvre........ des attardés, des dégénérés mentaux nous sommes.....

        2 autres commentaires
      • Crr
        Crr répond à zorbeck
        • Posté à 14h23 le 03/09/2009
        • Internaute 13934

        La France (et l’Europe) aussi devrait légaliser.
        Dans l’histoire, les « méchants », ce sont tous les états occidentaux, et dits « en voie de développemen

        La France est le plus rétrograde qui soit sur le sujet.

  • Anonyme

    « ... [...] j’ai tout de même du mal à imaginer les Etats-Unis de Barak Obama se lancer dans de nouvelles aventures coloniales au Sud du Rio Grande. “

    cruel manque d’imagination ou aveuglement partisan.. ?
    Vénézuela, Bolivie, Honduras...

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 19h50 le 02/09/2009
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    c’est Chavez qui dérange hein ?
    mais il est coriace le bougre

    lorsqu’un coup d’état rampant a été mené contre lui, on a pas trop entendu les médias occidentaux

    • leo s
      leo s répond à jyeden
      (...)
      • Posté à 20h34 le 02/09/2009
      • Internaute 73621
        (...)

      En effet
      Faure pourrait nous donner quelques nouvelles
      en provenance de Honduras.

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 20h13 le 02/09/2009
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    PICOLE ?

    La libéralisation du commerce après Lien ? ? ? ! ! !

    Tu fais dans le 28e degré de l’ironie, ma petite Rue ? Ou as-tu un peu trop forcé sur la picole ?

    • zorbeck
      zorbeck répond à Le Yéti
      • Posté à 07h22 le 03/09/2009
      • Internaute 9110

      Où avez vous lu un hymne aux bonus des traders ? L’article que vous référencez est le meilleur que j’aie lu sur la question, et explique justement pourquoi imposer les bonus des traders est une demi-mesure populiste qui ignore le problème de fond, à savoir la révocation du « Glass Steagall Act » qui a conduit à la situation actuelle où les aventures des banques dans les marchés de produits dérivés sont financées par le contribuable...Où voyez vous un hymne la-dedans ? L’article explique d’ailleurs tres bien que les traders ne font que suivre les consignes qui leurs sont données, et que le cadre législatif, c’est un cran au-dessus qu’il faut le placer au lieu de crier haro sur le baudet comme l’incite le Petit avec les succès que l’on sait...

      Quant à la libéralisation du commerce, il profite sur le long terme à tous ceux qui le pratiquent. Les cas du Bresil et de la Chine est d’ailleurs un tres bon exemple, ca peut donner de l’espoir à tous les pays qui souffrent des barrières commerciales érigées par les pays riches. Ceux-ci préfèrent, sous des dehors de bonne conscience et par une parfaite hypocrisie, taxer le travail des pauvres du tiers-monde : c’est de fait ce que nous faisons par nos barrières commerciales sur leur produits manufacturés ( mais pas les matières premières - sauf le petrole, un cas particulier - que nous pillons allègrement)...

      • Le Yéti
        Le Yéti répond à zorbeck
        yetiblog.org
        • Posté à 08h42 le 03/09/2009
        • Internaute 6095
          yetiblog.org

        1/ Lord Adair Turner, éminente personnalité patronale britannique qui s’est distingué récemment en proposant la Lien, a aussi déclaré qu’une grande partie des transactions financières de la place de Londres étaient « socialement inutiles » ! Donc, ce qui est inutile et nuisible, on vire !

        2/ C’est ça ! Allez donc expliquer ce qu’ils en pensent, aux Chinois de Pékin qui se trimballent un nuage hautement toxique au dessus du crâne à cause des excès industriels !
        Une libéralisation qui profite à qui ? Vous pouvez nous fournir le code du travail en Chine ? Et contre qui ? Les délocalisations, vous avez entendu parler ?
        Sauf erreur, vos pays-miracles, ils ne seraient pas non plus frappés par la fameuse crise, des fois ? Je me suis laissé dire que la bourse de Shangaï n’était pas au mieux, que le chômage avait commencé son sale petit travail de sape libéral...

         
        • zorbeck
          zorbeck répond à Le Yéti
          • Posté à 10h54 le 03/09/2009
          • Internaute 9110

          1. Je n’ai rien contre la taxe Tobin, sauf qu’elle est beaucoup plus compliquée à mettre en place que de restaurer la sepration entre banques d’epargnes et d’investissement. On pourrait aussi par la meme occasion eviter le cumul des mandats dans les C.A. des grosses banques (et pourquoi de toutes les grosses boites), ca permettrait de reduire le copinage, les conflits d’interet et l’engraissement du top management qui n’a rien à envier à celui des traders.

          2. Les Chinois n’ont pas l’air de s’en plaindre et le code du travail chinois a fait des progres depuis l’epoque marxiste. Une chose est sure pour tous ceux qui ont visité la Chine : ils haissent tous Mao et cette epoque révolue. Quant aux pays frappés par la « fameuse crise », plus ils ont d’échange entre eux (ex Chine - Brésil) moins ils ont de problèmes. Bien sur, le fait que la bulle spéculative US et anglaise ait éclaté leur procure un handicap pour leurx exportations, mais sur le long terme ils sont gagnants. Quant aux délocalisations, ils n’ont pas l’air de s’en plaindre, il ne faut pas prendre, comme je l’expliquais plus haut, son propre ventre pour le nombril du monde (comme c’est si souvent le cas avec le discours altermondialiste en Occident, mais pas au Bresil p.ex., ne me demandez pas pourquoi)

          • Le Yéti
            Le Yéti répond à zorbeck
            yetiblog.org
            • Posté à 11h01 le 03/09/2009
            • Internaute 6095
              yetiblog.org

            « Quant aux délocalisations, ils n’ont pas l’air de s’en plaindre »

            Ah, ça, c’est sûr ! Ce n’est pas les Chinois qui se plaignent des délocalisations. Mais ceux qui dans les pays occidentaux ont perdu leurs boulots juste pour des soucis de rentabilité qui ne profitent qu’à une petite bande sans scrupules.

            Occidentaux, Chinois ou Brésiliens, c’est pareil. Au bout du compte, les « progrès » sont ceux des profits de quelques-uns obtenus au prix du sacrifice de toutes les protections sociales des populations. Ce genre de « progrès », le mieux est de lui botter le cul au plus vite !

            D’ailleurs, même pas la peine, il est en train de mourir de lui-même. Bon débarras !

            • zorbeck
              zorbeck répond à Le Yéti
              • Posté à 11h20 le 03/09/2009
              • Internaute 9110

              « Occidentaux, Chinois ou Brésiliens, c’est pareil ».

              C’est exactement contre ce genre d’affirmation que je m’insurge.

              Ce n’est pas pareil parce qu’au depart les uns sont riches et les autres pauvres, et que les uns s’appauvrissent relativement alors que les autres s’enrichissent. Voilà écrit en peu de mots l’essentiel de la situation qui déplait tellement aux belles ames occidentales qui en realité n’ont d’autre soucis que de perreniser leur propre confort...

              Quant à la mort du capitalisme ou du libéralisme, vous n’etes pas le premier ni le dernier prophète à l’enoncer. Comme contrairement à d’autres idéologies il est capable de se reformer, bonne chance avec vos prophéties.

              • Le Yéti
                Le Yéti répond à zorbeck
                yetiblog.org
                • Posté à 11h29 le 03/09/2009
                • Internaute 6095
                  yetiblog.org

                Dites à un rmiste français qu’il est riche ! Son seul avantage, par rapport à un de ses collègues africains, c’est qu’il ne meure pas de faim.

                Mes « prophéties », comme vous dites (je ne suis pas le seul à les formuler : cf. les analyses d’un prix Nobel comme Joseph Stiglitz) auront leurs réponses dans les quelques années qui viennent. Sinon les quelques mois.

                Nous verrons qui de mes « prophéties » (argumentées dans mes différents articles) ou de vos certitudes (où sont vos arguments à vous) auront gain de cause.

                • zorbeck
                  zorbeck répond à Le Yéti
                  • Posté à 21h41 le 03/09/2009
                  • Internaute 9110

                  Mes arguments à moi vous en trouvez quelques uns exposés ci-dessus. Je ne refuse pas le débat mais il me parait difficile tant le mot « libéralisme » ou « commerce international » font figure de gros mots ici, pour des raisons complexes qui ont une base historique incontournable, à la fois du coté de la tradition catholique et de son prolongement marxiste qui associent toute idée de profit, voire de réussite personnelle, à l’incarnation du mal sur terre, et pour qui toute critique constructive du libéralisme vire à l’hérésie. J’ai eu l’énorme chance de ne pas me limiter au cours de ma vie à un environnement franco-francais, et j’ai donc parfois du mal à comprendre les réactions épidermiques des que des concepts pareils sont abordés.

                  Exemple type de cécité : vous attaquez un article (Lien), excellent d’ailleurs, qui explique, de manière factuelle et parfaitement compréhensible, en quoi le ramdam médiatique autour des primes et autre bonus est un emplâtre sur une jambe de bois, et vous en faites « un hymne aux bonus des traders », cad un parfait contresens, alors que le fond est ailleurs, à savoir une critique de l’inexcusable prise de risques permise par la non-séparation des activités de marché de celles de crédit, le tout financé, capitalisé même, par le contribuable (et ceci n’a rien de libéral, encore faut-il s’en apercevoir).

                  Autre exemple : je n’ai jamais dit que le sort d’un RMIste est enviable, je me contente de constater que pour quelques centaines de millions d’hommes et de femmes sur terre son sort est envié. Si notre seule réponse est de taxer les produits manufacturés du tiers-monde, cela permettra de sauver la mise pendant un certain temps, mais seulement pendant une durée limitée... D’autant plus que d’autres que nous commencent à pouvoir se développer sans que nous puissions conserver un rôle dominant, c’est exactement ce que l’article ci-dessus tente de dire, et c’est très précisément cette perte de contrôle implicite qui provoque en réalité les réactions épidermiques sur tout ce forum, bien plus évidemment que le sort peu enviable des creves-la-faim du tiers-monde qui n’interviennent dans votre discours que comme justificatif d’un statuquo illusoire. Si nous ne sommes pas capables d’investir dans des produits ou services du futur (que nous pourrons vendre) et nous reformer, alors effectivement nous finirons par disparaitre.

                  Un dernier mot quand même (ce n’est pas à vous que je m’adresse pour ceci) : ne confondez pas impérialisme et libéralisme, c’est une confusion commode et beaucoup trop fréquente que je laisse aux marxistes adeptes du MD (ils ne le sont pas tous, fort heureusement). Sans partager votre catastrophisme et bien qu’adepte d’Obama, je crois effectivement que les US ont trop largement vécu au-dessus de leurs moyens, et je crains comme la peste le retour potentiel des neo-cons dans une confrontation violente avec la Chine comme sortie de crise...

              • Tassin
                Tassin répond à zorbeck
                Inquiet
                • Posté à 13h46 le 03/09/2009
                • Internaute 70606
                  Inquiet

                « Comme contrairement à d’autres idéologies il est capable de se reformer »

                J’adore cet argument, la « réforme du capitalisme » ou encore mieux « la moralisation du capitalisme » ! Comme si un trader dont le métier est de gagner de l’argent en prenant des risques allait refuser de gagner de l’argent « par morale »... un beau coup de comm’ politique !

                • zorbeck
                  zorbeck répond à Tassin
                  • Posté à 07h18 le 04/09/2009
                  • Internaute 9110

                  Et vous, si votre employeur vous propose une augmentation de salaire, vous allez la refuser par morale, genre « parce que l’argent c’est sale » ?

                  Si l’employeur (la banque) du trader « dont le metier est de gagner de l’argent » n’était pas capitalisé par l’état quand le marché se retourne contre une prise de risque insensée, vous croyez qu’il pourrait se permettre de continuer à distribuer des primes mirobolantes ?

                  Le problème n’est pas le trader, mais ceux qui le couvrent à travers la non-séparation des activités de marché de celles de credit. Ce n’est pas parce que vous taxez le trader que vous aller resoudre quoi que ce soit, à moins de gober tel quel le populisme du Petit. Bien sur qu’une grande partie des transactions financières de la place de Londres sont « socialement inutiles », encore faut-il en comprendre le mécanisme et attaquer le probleme à sa source, pas à sa peripherie. Mais c’est evidemment plus facile de brandir un bouc emissaire, ca permet de gagner des elections.

                  • Tassin
                    Tassin répond à zorbeck
                    Inquiet
                    • Posté à 10h15 le 04/09/2009
                    • Internaute 70606
                      Inquiet

                    Donc on est bien en train de raconter la même chose, la moralisation du capitalisme, et la limitation du bonus des traders sont du flan !

                    Il faut obliger les banques à ne s’occuper que de leur ancien métier : le crédit !

                    • zorbeck
                      zorbeck répond à Tassin
                      • Posté à 11h59 le 04/09/2009
                      • Internaute 9110

                      « Il faut obliger les banques à ne s’occuper que de leur ancien métier : le crédit ! “

                      Oui, bien sur.

                      Mais le tout est de choisir comment le faire. Venir s’en prendre aux traders comme le font 99% des intervenants, c’est marcher dans le petit jeu du Nain de l’Elysee et ne pas s’attaquer au probleme de fond, qui est celui exposé dans l’article critiqué par le Yeti ci-dessus..

                      • Tassin
                        Tassin répond à zorbeck
                        Inquiet
                        • Posté à 14h00 le 04/09/2009
                        • Internaute 70606
                          Inquiet

                        On est bien d’accord. Et mon 1er commentaire allait dans ce sens. Les appels présidentiels à la « moralisation » et aux bonus sont des coups de pub pour repeindre la façade sans changer les meubles.

        10 autres commentaires
      • kevangel
        kevangel répond à zorbeck
        Chercheur
        • Posté à 09h30 le 03/09/2009
        • Expert 24356
          Chercheur

        « Les cas du Bresil et de la Chine est d’ailleurs un tres bon exemple »
        Effectivement, ces exemples montrent comment le libéralisme économique tire les acquis sociaux des pays riches vers le bas sans améliorer d’un iota la condition sociale dans les pays en développement.
        En fait ça ne profite qu’aux patrons et aux actionnaires.

         
        • zorbeck
          zorbeck répond à kevangel
          • Posté à 11h07 le 03/09/2009
          • Internaute 9110

          « les acquis sociaux des pays riches » sont en partie financées par les taxes que nous imposons aux pays du tiers-monde.

          Que leur condition sociale ne s’améliore pas et qu’un retour en arrière s’impose, allez donc l’expliquer aux Chinois ou aux Brésiliens. C’est bizarre comment le discours altermondialiste de participants tels que ceux du Brésil ou de l’Inde est inaudible en France...

        1 autres commentaires
  • Machiavel
    Machiavel
    voisin oisif
    • Posté à 20h21 le 02/09/2009
    • Internaute 21001
      voisin oisif

    On dirait un article écrit en 1997, je n’imaginais pas qu’on puisse encore afficher une telle candeur économique.

    Lien

  • leo s
    leo s
    (...)
    • Posté à 20h31 le 02/09/2009
    • Internaute 73621
      (...)

    « A l’aube de ce XXIe siècle, une économie prospère et ouverte constitue un meilleur rempart contre l’impérialisme yankee que l’autarcie et les nationalisations d’entreprises étrangères. »

    Ainsi lorsque mon voisin achète de l’aïl bio venant d’Argentine ou des cerises à Noël il lutte contre « l’impérialisme yankee » (il vous laisse la responsabilité de l’expression).
    Nonobstant, votre raisonnement, dit-il ne prend pas en compte la production de CO2 qui en résulte.

    Oui, vraiment, mon voisin trouve le tissage de votre argumentaire cousu d’un fil blanc qui de plus s’effiloche.

    C’est dur , par les temps qui courent de se faire l’avocat de la marchandisation du monde, l’apôtre du commerce à tout va.

    Ha ! Chavez, Morales ces galeux par qui vient tout le mal...

  • johanjohan
    johanjohan
    johan
    • Posté à 21h04 le 02/09/2009
    • Internaute 58574
      johan

    « même si les Etats-Unis affirment que les troupes américaines ne franchiraient les frontières de la Colombie que si elles y étaient invitées par les pays concernés. »

    Si les Etats-Unis l’affirment...

    « j’ai tout de même du mal à imaginer les Etats-Unis de Barak Obama se lancer dans de nouvelles aventures coloniales au Sud du Rio Grande »

    C’est en effet très difficile à imaginer de la part d’un pays qui occupe militairement au moins deux pays (Irak et Afghanistan, vous vous souvenez ?).

    Nous pourrions continuer ainsi jusqu’à ce qu’il ne reste pas une seule phrase de votre article qui ne croule sous le ridicule. Mais ce serait un peu fatigant et répétitif.

    Cependant, une question personnelle, dans votre jeunesse vous étiez Mao ou gauchiste ? Vous semblez être atteint de ce curieux virus d’anciens gauchistes qui ne jurent que par le libéralisme, de manière tout aussi dogmatique que lorsqu’ils appelaient à la Révolution culturelle.

    • leo s
      leo s répond à johanjohan
      (...)
      • Posté à 21h23 le 02/09/2009
      • Internaute 73621
        (...)

      Le articles du sieur Faure
      ressemblent
      à la maison de paille du premier
      des trois petits cochons.

      Mêm’ pas nécessaire d’avoir un souffle de loup pour la faire crouler
      car le ridicule inhérent y suffit.

    • kevangel
      kevangel répond à johanjohan
      Chercheur
      • Posté à 21h24 le 02/09/2009
      • Expert 24356
        Chercheur

      Ce phénomène des anciens maoistes qui passent à droite est vraiment incroyable. D’autant plus qu’il ne fait pas d’exception, ils sont tous devenus des néoconservateurs. Et d’ailleurs c’est marrant, parce que même en Chine le parti communiste est devenu de droite, comme quoi il y a une logique.
      N’ayant pas connu cette époque, je me demande si le maoisme a vraiment été un jour à gauche.

    • Michel Faure
      Michel Faure répond à johanjohan
      Journaliste
      • Posté à 11h31 le 03/09/2009
      • Journaliste 82928
        Journaliste

      J’étais plutôt libertaire, Johanjohanjohan. La liberté et le commerce entre les hommes, ça m’a toujours semblé à gauche (Mao, pas du tout, par contre, tous ces mecs habillés pareils et brandissant le petit livre rouge, ça me donnait froid dans le dos).
      Par ailleurs, ce n’est pas Obama qui a envahi l’Irak et l’Afghanistan.

    • chris 2
      chris 2 répond à johanjohan
      Artiste
      • Posté à 18h52 le 03/09/2009
      • Internaute 87831
        Artiste

      Plus le Pakistan ! N’oublions pas le Pakistan aussi, dont les populations civiles sont exterminées par les gros bombardiers US et les drones armés.

      Et oui ils font la guerre aussi là -bas !

      Comme si aussi derrière le Coup d’ État au Honduras ne se profilait pas la CIA ! Nous avons la preuve dorénavant que la base Américaine a servit à l’atterrissage de l’avion qui emportait clandestinement la nuit le Président démocratiquement élu, M.M.Zélaya vers le Costa -Rica.

      Oui, effectivement on a beaucoup de mal à imaginer que les États-Unis de Barak Obama se lance dans de nouvelles aventures coloniales au Sud du Rio Grande ... mais il le fait ! ! !
      Où alors c’est vraiment un fantoche, une belle image pour faire gober les mouches. Vous paraissez décidément et indirectement le sous-entendre M.Faure, dans vos propos bien naïfs au vu de la situation présente.
      On peut effectivement se poser la question du pouvoir aux USA : Est -ce M.Obama qui le détient en bonne partie ? Bof, on en doute de plus en plus, oui.

      Aux dernières nouvelles le FMI ( !) finance la dictature de R.Micheleti ! Il vient de filer au gouvernement félon 160 Millions de dollars et compte lui en refiler 150 millions la semaine prochaine. Le FMI aide Micheletti ! ! ! Le mec qui a renversé il y a trois mois la démocratie au Honduras !

      J’entends déjà les cris de M. Michel Faure :

      La liberté ! La liberté ! la liberté !

      Mais la liberté de qui ?

      Du président démocratiquement élu M. M.Zélaya séquestré dans la nuit et viré par avion manu militari ?

      La liberté des assassinés par les sbires de Micheletti et l’armée qui tire dans la foule ?

      Celle des journalistes tués ou interdit de travailler quand ils ne sont pas pourchassés par les différentes milices de droite & d’extrême droite ?

      Le peuple Hondurien humilié qui voit ses libertés constitutionnelles abolies, son vote bafoué ?

      Trop drôle votre article ! Vraiment.

  • affreuxjojo
    • Posté à 21h35 le 02/09/2009
    • Internaute 29421

    Une des failles de ce lamentable article est que de nombreux pays d’Amérique latine sortent de leur dépendance au USA en augmentant de façon significative leurs échanges. Sauf qu’ils sont passé du vol manifeste de leurs richesses par les USA, vol organisé par des dictatures militaires assistées, armées et corrompues par les USA (voir à ce sujet la découverte, après sa mort, des innombrables comptes secrets de Pinochet), à des systèmes équitables d’échanges entre-eux.
    L’auteur de l’article comprendra peut-être un jour que les politiques sociales (ou de gauche) en Amérique Latine ne sont pas basées sur le refus des échanges, mais sur le refus des échanges inéquitables et déséquilibrés.

    Pour finir, je reprends une phrase de l’article de Michel Faure : « une économie prospère et ouverte constitue un meilleur rempart contre l’impérialisme yankee que l’autarcie et les nationalisations d’entreprises étrangères ». Grâce à MIchel Faure, nous aurons appris que pour les pays et les peuples d’Amérique Latine, il vaut mieux être riches, bien portants et indépendants que pauvres, malades et sous la botte. Encore merci pour cette stupéfiante découverte.

    • Michel Faure
      Michel Faure répond à affreuxjojo
      Journaliste
      • Posté à 11h45 le 03/09/2009
      • Journaliste 82928
        Journaliste

      Je ne comprends pas du tout votre agressivité. A part vos qualificatifs sur mon papier, je suis tout à fait d’accord avec vous Vu le ton que vous employez, ça m’ennuie un peu, d’ailleurs.

  • nayko
    nayko
    Troubadour urbain
    • Posté à 00h57 le 03/09/2009
    • Internaute 14789
      Troubadour urbain

    M. Faure, je crois qu’une bonne lecture de « veines ouvertes de l’amérique latine » d’Eduardo Galeano s’impose. Cette partie du monde a vécu le libre échange forcé durant des siècles. Avec parfois des conséquences dramatique, comme par exemple la guerre de la triple alliance contre la Paraguay, entièrement financée par le royaume uni, et qui a mis le pays à genoux tout ça parce qu’il se refusait au libre échange justement.
    Sauf votre respect, il n’y a pas si longtemps, la Bolivie ou le Venezuela était dans le système de libre commerce que vous décrivez. On ne peut pas dire que les résultats aient été très bénéfique pour les plus humbles. Quand aux nationalisations, je souhaite de tout coeur que beaucoup de pays suivent l’exemple bolivien et nationalise l’eau. Si vous pensez qu’il vaut mieux laissé le bien commun aux mains de Coca ou Nestlé, libre à vous.

  • isnogood
    • Posté à 01h40 le 03/09/2009
    • Internaute 39364

    Un vrai achi parmentier ce discour ! ! .

    Reprenons :
    - le président US est (sauf a prendre une balle...) une marionette, la politique US sera toujours facho ! .

    - les pays émergeant (chine inde) avec la mondialisation n’est qu’une version « améliorée » de l’esclavage, avant organisée par les états avec les colonies. Ce ne sont plus les états mais la « world compagny ».

    - l’intérêt de chacun fait le bonheur de tous est une religion, qui appliqué au système mondial donne le FMI... et des accidents comme l’argentine

    - exporter exporter c’est comme sauter sauter comme un cabri.... la politique ne se fait pas a la corbeille de Charles.... on change simplement d’’echelle.

    Heureusement qu’a cote de ce discours disons « obsolète » de nouvelles idées émergent....dommage qu’elle ne soit pas sur Rue89....

    Faite écrire les philosophes, un disait... il y a 50 ans on faisait de la politique, même si on se plantait ! , aujourd’hui on ne sait même plus en faire... l’économie marche tout seul.... y a plus d’idée....

    Emprunter et appeler des retraités (Rocard Juppé) pour les idées...
    Le monde a l’envers CQFD ! ! .

    Isnogood

  • starsss
    • Posté à 06h53 le 03/09/2009
    • Internaute 24513

    _c’est d’un sinistrosss !

    Lien

    voilà ce qu’ils vous disent ! _1 : 54_

    • starsss
      starsss répond à starsss
      • Posté à 09h38 le 03/09/2009
      • Internaute 24513

      _Aquel que rompe las reglas, la regla es rompele la cara,
      lechones que roban, picale la mano to encebara,
      para verle la cara soltando lagrimas de embuste,
      usted necesita insecticida,
      mosquitos que cargan el dengue y pervete boconeo,
      el respeto no se recupera a la hora del fogoneo,
      mi calle es calle y mi ciudad es peor,
      yo vengo de Ponce,
      mi calle es de nativa, arriba boricuaronce..._

      _Comprendras qui pourra ! _

  • Waldeck
    Waldeck
    Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
    • Posté à 08h45 le 03/09/2009
    • Internaute 36864
      Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

    -« Au cours de ces dernières années, des pays comme le Pérou, le Brésil, le Chili ou la Colombie ont bénéficié des prix élevés des matières premières ... »

    Non, la Colombie (et les autres républiques « bananières », aussi, je pense ) n’a pas bénéficié - pour sa population - des prix élevés que vous évoquez.

    Quelques privilégiés locaux, les Chrétiens Démocrates au pouvoir, corrompus par les firmes US implantées sur leur sol, bénéficient de grasses retombées tandis que la majorité de la population trime très dur, et pour rien, raquetée par la Mafia, les FARCS et persécutée par les groupes para-militaires et les Escadrons de la Mort.

    Les prix des denrées locales, parlons-en, les prix sont fixés par les grandes centrales d’achat US ( tu parles d’une liberté du marché !) et les petits producteurs locaux doivent subir leurs dictats.

    Pourquoi donc un paysan cultiverait de la coca , si le prix du café était plus intéressant ?

    Je pense monsieur Faure, que vos investigations journalistiques ne doivent pas vous amener trop loin de ces quartiers ultra-protégés où vit, repliées sur elle-même « l’élite » de Bogota.

    Si la vraie démocratie régnait en Colombie, il n’y aurait pas de misère, donc, pas de FARC ni de narco-trafiquants !

    Mais évidemment, ça déplairait fortement à vos amis (employeurs ?) US...

    • Keldan
      Keldan répond à Waldeck
      Now future & karpe diem
      • Posté à 10h19 le 03/09/2009
      • Internaute 5164
        Now future & karpe diem

      Si la vraie démocratie régnait en Colombie, il n’y aurait pas de misère, donc, pas de FARC ni de narco-trafiquants !
      La démocratie, solution contre le trafic de drogue... elle est bien drôle celle là...

      • Waldeck
        Waldeck répond à Keldan
        Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
        • Posté à 10h29 le 03/09/2009
        • Internaute 36864
          Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

        -« La démocratie, solution contre le trafic de drogue… elle est bien drôle celle là… »

        Oui, la « vraie » démocratie, avec une justice « juste » !

        Les Colombiens le valent bien...

        Ca vous ennuie, on dirait, ça vous empêche de passer au « plein temps » ?

         
        • Keldan
          Keldan répond à Waldeck
          Now future & karpe diem
          • Posté à 11h44 le 03/09/2009
          • Internaute 5164
            Now future & karpe diem

          Ce qui m’empêche de passer à plein temps, c’est d’avoir une activité rémunérée pour financer mes vices : D

          Ça serait très bien que les Colombiens aient une vraie démocratie, mais ça n’empêchera en rien le trafic de drogue. Suffit de regarder les pays qui sont démocratiques depuis pas mal de temps, et dans lesquels la drogue circule en masse.
          Pour preuve, les Californiens peuvent voter librement et avoir recours à la justice, mais leur état est le premier producteur mondial de marijuana et le trafic des drogues leur posent énormément de problèmes ...

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