Le bazar des entreprises

Un blog de l'économiste Gilles Le Blanc, professeur à Mines ParisTech. Il décrypte la stratégie des entreprises, l'état de la concurrence, la (non) politique industrielle.

La taxe carbone, plus qu'un impôt : un nouveau modèle pour l'économie

Gilles Le Blanc
Economiste
Publié le 04/09/2009 à 11h30

« Nouvel impôt », « contrainte supplémentaire pour les entreprises »,
« inefficacité », « injustice sociale »... Les critiques contre le projet de taxe carbone du gouvernement pleuvent, ouvrant des oppositions internes aux partis et des coalitions d’intérêt inédites. Alors que l’urgence de lutter contre le réchauffement et l’épuisement des ressources naturelles fait l’objet désormais d’un large consensus, on peut s’en étonner.

La polémique, parfois teintée de surenchère médiatique, tient en partie à ce que le sujet reste abordé principalement sous l’angle fiscal alors qu’il s’agit d’une question économique beaucoup plus large. En particulier, la dimension industrielle mérite une attention particulière.

Tous les secteurs et activités sont concernés

Au départ, un objectif général largement partagé : modifier les comportements afin de réduire la consommation d’énergie, de ressources fossiles et l’émission de CO2 et de polluants divers. Cela passe par la mise au point de produits, de technologies et de services « verts ».

Puis ensuite de favoriser leur diffusion et leur adoption générale par l’ensemble des populations, condition nécessaire pour infléchir réellement le réchauffement climatique en cours. L’enjeu est donc considérable : rien moins que d’inventer un nouveau modèle économique, car tous les secteurs et activités sont concernés (agroalimentaire, industrie, transport, logement, loisirs...).

Le débat actuel porte sur la meilleure et la plus juste façon d’y parvenir. Pour cela, il faudra créer de véritables marchés avec des productions de masse, accessibles à l’ensemble de la population, au lieu des quelques niches existant actuellement réservées aux plus fortunés ou mieux informés.

L’histoire de l’industrie nous montre quels mécanismes puissants peuvent être mobilisés pour y parvenir. Ils sont au nombre de deux :

  • Les économies d’échelles. Il s’agit de la baisse du coût de production à mesure que le volume augmente. L’automobile, l’électroménager et, plus récemment, les appareils numériques en fournissent des exemples spectaculaires.

    Par la standardisation et l’automatisation, des biens initialement de luxe se sont banalisés avec leur production de masse. Il fallait 3 700 heures de travail au salaire minimum pour acquérir une 2 CV en 1949 contre 1300 en 1990.

  • Les effets de réseaux. Dans le second cas, illustré par les réseaux de voie ferrée, d’électricité ou dans les années 90 de téléphonie mobile, c’est l’intérêt du produit ou service (les économistes parlent d’« utilité ») qui augmente lorsque le nombre d’utilisateurs s’accroît.

    A un niveau de prix donné, plus il y a d’abonnés au téléphone mobile, plus il sera intéressant d’y souscrire car on pourra toucher plus de personnes et l’utiliser dans des buts variés (privés, professionnels).

Ce petit détour nous permet de reposer la question de la taxe carbone. Il ne faut pas l’envisager comme un impôt punissant ceux qui consomment ou produisent mal mais comme le moyen de permettre la création de nouveaux marchés de masse, seule condition pour que les biens « verts » deviennent accessibles à la totalité de la population.

Et pour cela, enclencher, par des investissements rationnels, les dynamiques d’économies d’échelle et de réseau évoqués plus haut.

On rétorquera qu’il n’a nul été besoin d’introduire semblable taxe pour que l’automobile et les écrans plats deviennent abordables. Effectivement, là réside la spécificité de la question environnementale, et le rôle associé de la taxe.

La taxe : une incitation à « produire vert »

Car, si le gain proposé par le nouveau produit « automobile » ou « écran plat » par rapport aux alternatives existantes est évident, tangible et valorisé économiquement par le consommateur, pouvant justifier un écart de prix, un bien « vert » ne dispose pas des mêmes atouts.

Son intérêt est en effet différé (les économies accumulées au cours du temps) et collectif (tout le monde vivra mieux si on consomme de tels biens). La taxe vise précisément à introduire, dès maintenant, cet intérêt de façon monétaire, en pénalisant les produits moins sobres en énergie. Ce biais est certes artificiel, mais il est légitimé par l’objectif poursuivi et l’incapacité du marché à y répondre seul.

Pour ces raisons, on comprend que la taxe doit être :

  • générale, porter sur l’ensemble des énergies y compris l’électricité

  • progressive, pour aménager une transition et donner des éléments prévisibles pour engager des investissements lourds

  • compensée intégralement pour les ménages les moins favorisés (pour éviter d’évidentes injustices).

Dans ce cadre, il devient économiquement rationnel pour des entreprises, dans une logique de profit, de se lancer dans la R&D et les investissements nécessaires à une production de masse de produits « verts ».

Démocratiser les produits « verts »

Sur la dimension sociale et de justice, il ne faut pas se voiler la face. Les inégalités environnementales et sociales vont de pair. Les ménages les plus défavorisés, ceux qui subissent le plus les effets de la crise actuelle, n’ont/n’auront pas les moyens d’accéder aux biens et services « verts » tant que ceux-ci ne seront pas fabriqués à très grande échelle et que leur prix n’aura pas été abaissé (ou leur utilité augmentée) par des économies d’échelle (et des effets de réseaux) suffisants.

L’exemple de la voiture électrique illustre bien ce double processus. Seul le passage à des grands volumes de production permettra de réduire l’écart avec le prix des véhicules existants. Mais on oublie souvent aussi l’aspect investissement, qui concerne les effets de réseaux.

Car il faudra bien recharger en énergie son véhicule électrique soit sur des stations dédiées, soit par un échange standard de batteries. A l’instar des milliers de stations services qui maillent notre territoire, un réseau de points de recharge suffisamment dense est nécessaire pour que chacun, compte tenu de sa localisation et de ses trajets, puisse y accéder.

L’effort d’investissement sera considérable mais peut aussi aller très vite, comme dans la téléphonie mobile, dès lors qu’une demande de masse émerge. L’enjeu de la taxe est ainsi de fournir le signal fort, crédible et prévisible du futur marché de masse à venir, incitant les acteurs économiques à investir à grande échelle.

L’alternative à la taxe carbone pose des problèmes

L’alternative proposée par certains consisterait à taxer les profits des entreprises par exemple pétrolières (ou électriques ?) qui bénéficient du prix croissant avec la rareté des ressources épuisables. Si on maintient l’objectif affiché d’une orientation environnementale, il faut aller au bout du raisonnement.

Cela signifie que ce sera l’Etat, collectant le produit de cette taxe, qui pilotera l’offre et la demande de produits « verts », par des outils multiples (subventions à la R&D et l’investissement, incitations fiscales à la consommation par une TVA réduite). Le dispositif sera sans doute complexe mais est imaginable.

Ce qui pose plus fondamentalement problème, c’est la capacité de l’Etat à faire les bons choix. Car nous ne sommes pas seuls, et d’autres pays s’engageant dans la même direction des produits, des standards et des technologies vont progressivement s’imposer au plan mondial.

Notre histoire est malheureusement jalonnée de grands projets technologiques, bâtis avec les meilleures intentions du monde, mais qui se sont révélés de cuisants et coûteux échecs.

Le rôle de la puissance publique en matière d’impulsion, de soutien, de réglementation est incontestable, et plus que jamais dans ce modèle à créer de l’économie verte.

Mais la définition précise des produits et des technologies résulte d’un jeu complexe, d’expérimentation et d’interactions entre l’offre et la demande, qui ne peut être géré et planifié entièrement par des administrations.

Plutôt que de prélever 1 ou 2 milliards d’euros de taxes sur les profits de Total, il serait ainsi souhaitable que, compte tenu du niveau et de la progression affichée de la taxe, avec ses conséquences prévisibles sur la réduction des marchés de l’entreprise et l’émergence parallèle de nouveaux marchés, celle-ci s’engage, dans son intérêt bien compris, dans des investissements de 1 ou 2 milliards dans l’offre de produits « verts » innovants !

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  • Waldeck
    Waldeck
    Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
    • Posté à 11h39 le 04/09/2009
    • Internaute 36864
      Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

    -« Plutôt que de prélever 1 ou 2 milliards d’euros de taxes sur les profits de Total... »

    On a compris,on ne touche surtout pas à Total et ses profits !

  • eskimo
    • Posté à 12h01 le 04/09/2009
    • Internaute 24163

    blabla, pour protéger la couche d’ozone on a pas mis une taxe sur les aérosols avec CFC, on les a juste interdit (protocole de Montréal 1987) ...

    Sinon on serait encore en train de regarder le trou s’agrandir en argumentant pour augmenter le cout de cette taxe ... qui de surcroit ne baisserait pas la marge par produit de l’entreprise qui la produit....

    • sup. à la demande du riverain 24.09.09
      • Posté à 15h25 le 04/09/2009
      • Internaute 30981

      Le capitalisme lave plus vert, c’est connu. Il ne s’occupe que de son cul et de celui de ses nouveaux Dieux vivants que sont : LES CHEFS D’ENTEPRISES !

      Quant au réchauffement climatique, TOTAL et Cie, à 30€ la tonne de CO2 ils doivent bien se marrer !

      Et les déchets nucléaires d’AREVA qui finissent de le ramblais utilisé pour les terrains de jeux où jouent nos enfants, ils ne sont pas taxés, ils sont recyclés. C’est mieux.

  • r_v
    r_v
    • Posté à 11h57 le 04/09/2009
    • Internaute 9634

    Encore une fois, on oublie qu’il est aussi possible de détaxer les produits verts au lieu de surtaxer les produits polluants (un peu comme le fait d’enlever année retraites supp aux femmes plutôt que de les donner a tous le monde)...le problème est le déficit croissant français qui ne cesse d’augmenter au détriment du pays, des contribuables futurs mais pour le plus grand bonheur des multinationales aidées mais qui licencient quand-même, des grands patrons, des copains et des ISFistes !

  • eskimo
    • Posté à 12h01 le 04/09/2009
    • Internaute 24163

    non mais j’hallucine sur le raisonnement présent dans cet article ...

    Y a t il une étude qui montre le tarif à partir duquel on arrête d’utiliser du pétrole ? ? Non parce qu’il a pas mal augmenté depuis 30 ans hein ... et en dépit d’une légère stagnation de la consommation en 2008 pas d’effet sur les habitudes.

    Alors certes : « Ce qui pose plus fondamentalement problème, c’est la capacité de l’Etat à faire les bons choix. »

    mais la capacité du marché à aboutir à des optimums écologiques voire la capacité des États à réguler les marchés par des seuls mécanismes de rencherissement de certains produits n’est pas plus démontré.

    Je conseille pour la généalogie de cette croyance en un ordre libéral le cours de Michel Foucault intitulé Naissance de la biopolitique.

  • falstaff
    falstaff
    Petit joueur de ukulélé.
    • Posté à 12h49 le 04/09/2009
    • Internaute 58081
      Petit joueur de ukulélé.

    Peut-être à tort, j’ai le sentiment que votre confiance au marché est excessive, la crise financière est là pour nous montrer les limites du système libéral. J’espère plus de l’intervention de la puissance publique, sans doute pas celle en place, pour réorienter les prélèvements. On peut très bien imaginer les transports en commun gratuits, des centrales solaires de production d’eau chaude collectives, des chauffages collectifs utilisant la biomasse ou la géothermie…
    Ce qui ne veut pas dire que je doute de l’initiative individuelle, simplement je ne crois plus aux mesures incitatives pour l’entreprise. Mais s’il y a demande, il y aura offre et si la prise de conscience est forte, alors l’offre sera de qualité. Et là j’en reviens à la puissance publique, à ses missions d’information et d’éducation.

    • Pascal Riché
      Pascal Riché répond à falstaff
      Redchef Rue89
      • Posté à 13h09 le 04/09/2009
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      Utiliser l’instrument de l’impôt pour contrecarrer les tendances naturelles du marché (vers plus de pollution, plus d’injustice...), ce n’est pas précisément « faire confiance au marché ». C’est refuser le tout-marché (mais sans verser dans le tout-Gosplan)...

      • Gotch
        Gotch répond à Pascal Riché
        • Posté à 15h38 le 04/09/2009
        • Internaute 15306

        En tout cas, si vraiment l’État voulait un effet dissuasif, et en même temps récupérer un argent qui lui manque bien, au lieu de 14 euros la tonne, c’est 200 euros qu’il devrait imposer. Y compris, par équivalence, sur l’électricité nucléaire. Mais je doute que, selon ses priorités non affichées, mais effectivement évidentes, il ose ainsi toucher à l’industrie et à ses profits, de même qu’aux grands services non étatiques.

        A moins, que, par un tour de passe-passe, il augmente encore les inégalités en rendant aux puissants avec la main gauche, sur un prétexte quelconque, les fonds collectés avec la main droite.

      • eskimo
        eskimo répond à Pascal Riché
        • Posté à 15h55 le 04/09/2009
        • Internaute 24163

        Oui cela semble logique dis comme cela, et bien équilibré. Mais ce n’est pas si simple. Les tenants du tout marché savent que le marché a besoin d’institutions qui le garantissent.

        Voici ce qu’écrit Foucault quand il étudie en 1978 les théories du néolibéralisme :

        « il faut gouverner pour le marché, plutot que gouverner à cause du marché ».
        « Le néo libéralisme ne va donc pas se placer sous le signe du laissez faire, mais sous le signe d’une vigilence, d’une activité, d’une intervention permanente. »

      • falstaff
        falstaff répond à Pascal Riché
        Petit joueur de ukulélé.
        • Posté à 17h15 le 04/09/2009
        • Internaute 58081
          Petit joueur de ukulélé.

        Je suis assurément crédule et j’ai compris qu’il ne s’agissait pas d’un impôt mais d’une contribution, que l’argent était prélevé en fonction du CO2 émis et redistribué en fonction des économies sur les émissions.
        Au travers d’un jeu complaisant d’exonérations et de redistributions, je crains que les décisions restent l’apanage des puissances économiques et servent leurs intérêts avant tout.

      • christobal0094
        christobal0094 répond à Pascal Riché
        citoyen du monde
        • Posté à 02h16 le 05/09/2009
        • Internaute 77671
          citoyen du monde

        Pas d’accord.

        cette taxe est d’abord une approche de recuperation politique : inutile, injuste et a court terme car le prix du petrole va augmenter.
        taxer c’est ne pas agir sur le fond.

        j’ai rarement lu un article passer aussi soigneusement a cote de la question.

        l’enjeu n’est pas le bonheur des entreprises mais un nouveau model de societe, et bien sur de consomation et de production. Il s’agit de prevoir et organiser au niveau de l’etat.

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 12h48 le 04/09/2009
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    Encore un allumé de la voiture electrique

    et ce mec là est professeur et economiste

    et pas professeur des écoles ! ! !

    qu’on se le dise :
    si on veut rouler à l’electricite il faut construire un parc nucléaire supplémentaire equivalent à la moitié du parc existant (pour la France)
    pour ça il faut prendre la décision et commencer à construire (ça prend du temps)
    il n’est pas sur que les Français soient d’accord pour ça

    si on produit de l’electricité avec une des energies fossilles, c’est un gaspillage honteux
    quand aux alternatifs (éoliens, solaires) personne ne reve que ça pourra suffire à faire rouler nos voitures

    • Tassin
      Tassin répond à jyeden
      Inquiet
      • Posté à 15h12 le 04/09/2009
      • Internaute 70606
        Inquiet

      Surtout que la voiture électrique ou thermique consomme autant.
      Si on veut faire des économies d’énergie, c’est en diminuant le poids, la taille, la puissance des voitures.

      Physiquement, on besoin d’autant d’énergie pour faire avancer 1 tonne à 90km/h qu’elle soit électrique ou chimique.

      Le rendement (excellent) du moteur électrique est plombé par le rendement déplorable des centrales (40% en moyenne).

      • umff
        umff répond à Tassin
        ...
        • Posté à 20h22 le 04/09/2009
        • Internaute 83477
          ...

        C’est chaque fois un plaisir de vous lire.

        Même si en france le nucléaire nous donne un petit avantage certes les centrales ont le même rendement - Carnot va te faire foutre ! - mais émettent moins de co2

         ; -)

         
        • tlaloc
          tlaloc répond à umff
          Retraité
          • Posté à 12h00 le 06/09/2009
          • Internaute 47359
            Retraité

          et le Co2 dépensé pour l’extraction et le traitement du minerai d’uranium pour en faire le combustible pouvant aller dans les centrales et le coût en Co2 des déchets ?

          • umff
            umff répond à tlaloc
            ...
            • Posté à 16h03 le 06/09/2009
            • Internaute 83477
              ...

            en cycle de vie une centrale nucléaire émet 6g/kwh

        2 autres commentaires
  • inuit
    inuit
    grand nord
    • Posté à 13h07 le 04/09/2009
    • Internaute 82484
      grand nord

    « en pénalisant les produits moins sobres en énergie[...]
    Pour ces raisons, on comprend que la taxe doit être :
    - générale, porter sur l’ensemble des énergies y compris l’électricité »

    –> donc, on dissuade de consommer le gaz et l’électricité afin de favoriser... heu ? ? ... la chaudière à bois ? dont le prix baissera grâce à l’économie d’échelle réalisée par la quantité produite et vendue...
    bah ouais, c’est pas con... si, c’est très con...

    l’ensemble de l’article est aussi abérant que l’exemple

    • Pascal Riché
      Pascal Riché répond à inuit
      Redchef Rue89
      • Posté à 13h12 le 04/09/2009
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      pas seulement la chaudière à bois : toutes les énergies renouvelables, et surtout les économies d’énergie (et les produits qui les favorisent)...

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 14h12 le 04/09/2009
    • Internaute 82025
      non connue

    Pardon d’être si direct, mais vous soignez une morsure de vipère par une injection de venin :

    La production de masse, comme vous dites, entraîne 3 choses :
    - la limitation du nombre de sites de production, pour permettre à des investissements lourds d’être rentables. Ça veut dire au final plus de transports, moins d’emplois, plus de délocalisations.
    - la limitation de la durée d’exploitation des biens : si une « collectivisation » des méthodes de production (=fabriquer plusieurs bidules à la fois pour baisser le coût individuel) permet effectivement de baisser le PRI (prix de revient industriel), elle rend plus difficile une maintenance manuelle a posteriori, et donc la capacité de faire durer le bidule.
    - la limitation du nombre d’emplois créés, ce qui fabrique à la pelle beaucoup plus de populations incapables d’acheter quoi que ce soit, que de population profitant de la baisse du PRI. C’est tout le drame de notre époque, et c’est le paradoxe du progrès.

    Je le dis pour la Xième fois dans la Rue : la solution n’est pas la baisse des coûts, la solution est l’allongement de la garantie, donc de la durabilité des biens produits :
    - moins de production = moins de pollution, de consommation énergétique, de matières premières (à partager entre les 5 continents)
    - moins de recyclage = un meilleur recyclage, moins de pollution, de consommation énergétique
    - plus d’emplois (maintenance, recherche, production haut de gamme)
    - des emplois de meilleure qualité : en haut de gamme, l’expérience est valorisée.
    - des emplois mieux répartis (maintenance)

    • christobal0094
      christobal0094 répond à A déménagé le 02-02-2012-2
      citoyen du monde
      • Posté à 02h35 le 05/09/2009
      • Internaute 77671
        citoyen du monde

      vous avez parfaitement raison.
      ce sont les pistes a suivre et une nouvelle economie doit etre axee sur le plein emploi et les activites de proximite.

      l’avenir a court terme c’est des la sortie de crise (eventuelle ?) une flambee des prix du petrole qui sera repercutee a la pompe.

      ca rend cette taxe encore plus stupide.

      mais l’avantage de cette poudre aux yeux est de culpabiliser les individus qu’on traite de pollueurs, ce qui est vrai, mais auquel on ne fournit pas d’alternatives et encore moins un autre model de vie.

      et je parle pas de l’ineluctable Pic de Production.

  • guerzit-
    guerzit-
    Incomprenant majeur
    • Posté à 14h23 le 04/09/2009
    • Internaute 28472
      Incomprenant majeur

    « inventer un nouveau modèle économique... créer de véritables marchés avec des productions de masse »

    Ouahou le nouveau modèle économique ! ! ! ! Ca m’épate

    Vous êtes sûr qu’il s’agit pas plutôt d’étendre le modèle économique actuel à toutes les sphères de la société, si ce n’est déjà fait, ne plus laisser un cm² qui soit indépendant de la logique supérieure de cout-profit et cie ?

    Parce quitte à inventer un nouveau modèle économique, autant s’interroger sur notre appétit de produit de consommation à modérer, autant s’intéresser à la logique spectaculaire en cours qui ôte toute valeur aux choses, aux idées, autant se demander si c’est bien en appliquant à une production soit-disant verte des vieilles recettes rances et néfastes que les choses vont s’améliorer...

    Vous ne voulez pas changer de modèle économique... Vous voulez le rendre plus efficace encore... En nous faisant croire que seule la consommation efreinnée sauvera me monde, comme si la autorégulation de l’économie libérale permettait aux sociétés de fonctionner...

  • Tassin
    Tassin
    Inquiet
    • Posté à 14h49 le 04/09/2009
    • Internaute 70606
      Inquiet

    Bravo pour la contradiction :

    « Alors que l’urgence de lutter contre le réchauffement et l’épuisement des ressources naturelles fait l’objet désormais d’un large consensus, on peut s’en étonner. »

    Suivi un peu plus loin de :

    « Pour cela, il faudra créer de véritables marchés avec des productions de masse, accessibles à l’ensemble de la population, au lieu des quelques niches existant actuellement réservées aux plus fortunés ou mieux informés. »

    Un bel hymne au capitalisme vert cet article !
    Soyez écolo, achetez une voiture neuve !

  • Manololespiedsdanslo
    • Posté à 15h18 le 04/09/2009
    • Internaute 88768
      Impresario

    ....« L’exemple de la voiture électrique illustre bien ce double processus. Seul le passage à des grands volumes de production permettra de réduire l’écart avec le prix des véhicules existants »....

    Ça fait combien de temps que tout le monde sait que la voiture pollue, ca fait combien de temps que politiques, industriels réunis font la sourde oreille et continus à produire des voitures qui fonctionnent à l’essence....
    Ça fait combien de temps que des personnes que l’on qualifie d’écolos post « soixantehuitard » attardés alertent les pouvoirs publics sur ce problème !

    Et maintenant qu’ils ont le feu au derche, la seule solution qu’ils ont trouvée c’est une taxe, une taxe qui plus est, que nous devons payer, comme un effort collectif.... alors que les responsables ne sont autres que les différents chefs d’état, ministres et patrons des grandes industries françaises qui se sont succédés depuis trop longtemps.... sans oublier les médias qui trop peu souvent se sont fait l’écho de ces « soixantehuitard » préférant arguer que le marché de l’automobile allait bien, qu’il générait toujours autant d’emploi, que.......

    Ca fait combien de temps que la voiture électrique existe ? pourquoi n’ont ils pas anticipé ?

    Et puis tout cette argent collecté il va servir à quoi ? En plus j’entendais sur france inter (The Vox Populi Radio) (journal de 14h00 ce vendredi 4 sept) que le Président instaurait la taxe et promettait de baisser d’autres impôts pour palier à cette taxe... A quoi ca sert de taxer d’un coté et de retirer de l’autre ?

    A mon grand regret en matière d’environnement je suis un fervent défenseur de la « Théorie du Nénuphar » Lien alors ils peuvent nous sortir des taxes, des pactes, des, des.... Mais tout ceci est une belle fumisterie si l’on veut vraiment lutter contre le réchauffement et nettoyer tout ça il faut tout stopper maintenant.... sinon c’est même pas la peine.

    Et puis un dernier truc qui illustre la nullité de notre Président, il a prestement commandé pour offrir à son homologue Américain, le film de Yann Arthus Bertrand « Home » si il avait su que les américains avait sortis un film qui s’intitule « Hearth Days » il se serait abstenu
    Lien d’ailleurs je n’en ai pas entendu beaucoup parlé de ce film dans les médias français.....

  • umff
    umff
    ...
    • Posté à 17h04 le 04/09/2009
    • Internaute 83477
      ...

    Bien.

    Effectivement la taxe carbone doit faire changer les comportements ! Les acteurs économique qu’ils soient particuliers, entreprises, ou l’état seront incité à consommer moins produire mieux ou dépenser autrement que se soit en volume tout simplement (moins d’énergie) ou en orientant leurs dépenses dans des produits moins énergivore.

    Mais elle n’a pas que cet utilité.

    Elle doit aussi habituer le marché et ses clients (nous) à un prix qui sera quoi qu’il arrive de plus en plus haut - c’est mathématique - . Le faite d’augmenter le prix artificiellement avec une taxe permet de donner un signal prix très important qui dit : Attention l’année prochaine se sera encore plus chère faite attention a vos investissements et à vos dépenses.

    La taxe doit aussi amortir la hausse naturelle (celle qui découle de la raréfaction)

    Avant /Après
    prix HT sortie de raffinerie : 0,20 /0,40
    TIPP : 0,63 /0,63
    TVA : 0,17 /0,20
    Prix à la pompe : 1,00 /1,23 

    Vous voyez qu’avec des taxes (déjà existante) si le prix sortie de raffinerie double c’est à dire augmente de 100% le prix à la pompe n’augmente que de 23%. Dit autrement, plus la TIPP augmente, et plus nous sommes insensibles aux variations des prix à l’importation (donc à un choc pétrolier).

    Pour l’industrie et l’économie en générale c’est très important que les prix ne fluctuent pas trop fortement. En 2008 le baril de brute a augmenter de 200% passant de 50 dollars en 2007 à 150 dollars en aout 2008 et pourtant à la pompe il n’a augmenter que de 50 % passant de 1€ à 1.50 €

    C’est une très grande utilité de la taxe carbone : lisser la hausse du prix. C’est pourquoi elle doit augmenter lentement mais surement.

    Elle doit également faire en sorte que la consommation diminue. Au niveau mondial la consommation mondiale de pétrole a baissé de 0,6% en 2008 c’est la première fois qu’un tel phénomène se produit depuis 1993. Pour la france d’après les chiffres publiés le 9 juin par l’Union française des industries pétrolières a publié des chiffres montrant que la consommation de carburant a chuté de 4 % sur les cinq premiers mois de 2009, après avoir baissé de 5 % au second semestre de 2008.

    En plus de cela la taxe permettra de garder une partie de l’argent des Français sur le territoire pour qu’il soit redistribué je préfère ça plutôt qu’il aille grossir les caisses des pays pétroliers.

    Sinon pour en terminer avec se message le faites de réduire les charges sur le travail ou la production pour faire peser l’impôt sur la pollution est une excellente chose cela rends notre économie plus compétitive sur le long terme ! Il faut savoir que l’énergie vaut 1000 fois moins que le travail humain !

    • Gotch
      Gotch répond à umff
      • Posté à 17h31 le 04/09/2009
      • Internaute 15306

      « qu’il aille grossir les caisses des pays pétroliers »....
      Pardon ?

      Les caisses des satrapes locaux ?

      Ou les caisses des compagnies pétrolières ?

      Parce que les pays producteurs, s’ils en bénéficiaient réellement, depuis le temps çà se saurait....

      • umff
        umff répond à Gotch
        ...
        • Posté à 09h13 le 05/09/2009
        • Internaute 83477
          ...

        Ce que vous ne savez pas n’existe pas, c’est ça ?

        Les pays producteurs raflent 1000 milliards de dollars en manne pétrolière en 2008.

        Par exemple pour un pays dont la production n’a pas bouger depuis 2004 ces revenues ont été multipliés pas 4 

        petite histoire :

        - De 1970 à 1982, la manne est multipliée par 40 : elle passe de 5 milliards de dollars à 200 milliards.
        - De 1982 à 1986/87, la manne diminue (en raison de la baisse des cours) et varie en fonction des années entre 56 et 60 milliards de dollars.
        - Les années 1990 à 2003 sont caractérisées par une remontée ainsi qu’une forte fluctuation des cours : la manne remonte à 100 milliards de dollars par an.
        - Depuis, elle augmente pour atteindre 200 milliards de dollars en 2003 et près de 400 milliards en 2005 et 1000 milliards en 2008 selon les estimations, franchissant ainsi un record !

    • Tassin
      Tassin répond à umff
      Inquiet
      • Posté à 11h34 le 05/09/2009
      • Internaute 70606
        Inquiet

      100% d’accord.

      Par contre je continue de penser que cette taxe n’est pas destinée à faire baisser la consommation des véhicules (et donc d’énergie), c’est simplement un impôt de plus, et qui favorise le nucléaire par la même occasion.

      Si on avait voulu faire des économies de pétrole dans les voitures, on aurait tout simplement fait une loi limitant à 1000kg et 50kW les voitures particulières neuves. 40% de gain de consommation garantis !

      Et cette mesure aurait été socialement juste, ce qui n’est pas le cas du tout de cette taxe carbone.

      Mais bon, on sait que la justice sociale n’est pas dans le programme du gouvernement.

      • umff
        umff répond à Tassin
        ...
        • Posté à 12h35 le 05/09/2009
        • Internaute 83477
          ...

        Je tiens avant tout a dire que je ne comprends pas cette phrase

        « Mais bon, on sait que la justice sociale n’est pas dans le programme du gouvernement. »

        Je suis d’accord avec elle sur bien des plans (bouclier fiscal pour ne citer que lui) mais cette taxe n’est pas une idée de Sarko ni même de Hulot elle est bien plus ancienne et le gouvernement ne fait que la reprendre. En fait elle à été je crois largement détaillées dans le rapport du club de Rome dans les années 60. Je persiste et signe cette taxe est social ! ; -)

        Pour ton idée de « normer » les voitures ce n’est pas la bonne solution puisque réduire la consommation de manière « technique et unitaire » ne réduit pas la consommation d’ordre globale.

        Je m’explique avec plusieurs exemples.

        Premièrement : une voiture de 1000 kg et de 50 Kw pour 1L de cylindrée consomme 4 ou 5 litre/100 Km ce qui n’est pas beaucoup moins qu’une autre et j’en veux pour preuve la voiture de ma sœur qui a une « aygo » je crois qu’elle correspond à peu près à ses caractéristiques. Une grosse berline Allemande consomme tout autant.

        Deuxièmement : il faut beaucoup moins d’essence en 2009 qu’en 1974 pour faire avancer une voiture de 50 CV, dans le même temps :
        le parc d’automobiles a plus que doublé en France (il est passé de 14 à 35 millions si je ne m’abuse.) la conso de carburant a augmenté de 100 % en 30 ans

        Même je t’accorde qu’il est monté en gamme : pour la seule décennie 1990 - 2000 la puissance moyenne des véhicules neufs vendus a augmenté de 20% (de 55 à 67 kW), avec pour conséquence que depuis 1985 (date du contre-choc : les prix du pétrole sont partis à la baisse) la consommation par véhicule neuf vendu ne baisse plus. Je constate que c’est le prix du brut qui incite les consommateurs et les fabricants à faire des efforts sur la consommation de pétrole. Avec le bonus malus et les prix de 2008 (150 dollars) cela se démontre encore plus la tendance est repartie à la baisse. Cf : vente de petite voiture (aygo, 107 etc)

        Troisièmement : le kilométrage moyen annuel a augmenté (de 13.000 à 14.000 km par an de 1974 à 2000) preuve s’il en est que le prix joue beaucoup sur la consommation. Je n’ai pas les derniers chiffres précis pour cette dernière décennies mais la tendance devrait se confirmer.

        Pour terminé sortons un peu des voitures pour rentrer dans le « matérielle » en général.
        Pour ta maison tu achètes un tv super économique, un ordinateur giga économ’, une super frigo 4 étoiles écolo à mort, un four qui ne consomme rien, une machine à pain de faible puissance, un home cinéma ultra écolo, un lecteur DVD super économique, un congélateur qui ne bouffe quasi rien, un fer à repasser super économique, un lave vaisselle et un sèche linge méga économique.

        Avec tout ses appareils « économes » (dont les voitures) qui ont vu réellement leur consommation unitaire baisser depuis 30 ans et bien la consommation mondial de pétrole a augmenté de 50%.

        Ce sont les comportement des consommateurs qui sont la clef du problème et pour ça rien ne peut remplacer le prix pour le modifier la technologie ne pourra pas grand chose.

        Sinon au passage j’aime bien vos com vous êtes un des rare à donner des chiffres et un des rare à si connaître un minimum.

         
        • Tassin
          Tassin répond à umff
          Inquiet
          • Posté à 23h25 le 05/09/2009
          • Internaute 70606
            Inquiet

          Je suis d’accord avec tout. Notamment le fait qu’un appareil consommant moins d’unités d’énergie conduit à plus d’appareils donc plus d’énergie. C’est très bien expliqué dans les bouquins de Jancovici par exemple que vous semblez connaitre.

          Je veux dire que cette taxe est anti-sociale car elle enfonce encore plus les gens en situation de précarité. Pour les salariés moyens c’est une très bonne mesure par contre, pas assez élevée comme taxe cependant.

          Et la limitation de la conso moyenne des véhicules doit être compensée par la hausse des prix du carburant évidement. Sinon on se retrouve dans la situation « moins d’énergie par unité = plus d’unités ».

          Ce que le gouvernement cherche à faire par cette taxe, c’est non pas limiter la consommation des voitures vendues, c’est continuer à vendre des tank de 2 tonnes avec tout l’équipement de confort inutile et 200kW sous le capot. Mais... électriques !

        1 autres commentaires
  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 08h25 le 05/09/2009
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    toutes les caisses d barnum subissent l’effet de serre

    donc il faut la taxe ma couille, merci ... ma couille

  • marie 75
    • Posté à 14h44 le 05/09/2009
    • Internaute 3563

    Nicolas Sarkozy tente de sauver la taxe carbone
    FRANCE | Le président inflige un camouflet à son premier ministre et doit persuader sa majorité d’accepter la fiscalité « verte ».

    JEAN-NOËL CUÉNOD | 05.09.2009 | 00 : 00, tribune de geneve

    La cacophonie devient une tradition dans la gouvernance sarkozyenne. Mais avec la taxe carbone, les contradictions ont pris un tour encore plus tonitruant que d’habitude. Sans doute faut-il y voir la perte de crédibilité de la parole des ministres. Et surtout, du premier d’entre eux, François Fillon.

    En effet, dans une interview au Figaro Magazine, le chef, si l’on ose dire, du gouvernement français avait annoncé que cette taxe serait fixée à 14 euros la tonne. £Mais jeudi soir, Nicolas Sarkozy a infligé un camouflet sonore à son premier ministre en expliquant à la dirigeante des Verts Cécile Duflot que « rien n’avait été décidé, ni sur le montant de la taxe ni sur les modalités de compensation ».

    « Couac » du PS à l’UMP

    Ce « couac » n’est que le dernier en date d’une série de propos contradictoires perçus tout d’abord au sein du Parti socialiste et maintenant dans les rangs de la majorité présidentielle. En effet, une grande partie des députés de l’UMP rechignent à accepter cette fiscalité « verte ».

    Raison pour laquelle le président Sarkozy a dirigé, hier, une réunion interministérielle sur cette taxe carbone afin de donner des directives claires. La chose ne semble guère aisée puisque cette réunion n’a abouti qu’à ce communiqué : Nicolas Sarkozy n’expliquera les modalités de la taxe qu’« au cours de la semaine prochaine ». Pour imposer cette taxe, l’Elysée doit surmonter trois écueils.

    ❚ L’impopularité. Selon un sondage TNS-Sofres, les deux tiers des Français s’y opposent. Certes, la taxe carbone a pour but de diminuer le réchauffement climatique en faisant payer à tous les utilisateurs d’énergie fossile (gaz, pétrole, etc.) un certain montant par tonne de gaz carbonique utilisée. Mais son application est source d’inégalités dans un pays dont la soif d’égalité paraît inextinguible. Car elle frappera le Nord plus que le Sud qui a moins besoin de se chauffer, les automobilistes des zones rurales et des banlieues plus que les citadins qui peuvent se déplacer en transports publics.

    ❚ La fixation du montant. Le président Sarkozy se prononcera à ce propos la semaine prochaine. A la source du projet, Michel Rocard avait proposé 32 euros la tonne de gaz carbonique. François Fillon a donc articulé le montant de 14 euros. La version Rocard risque d’être insupportable pour une grande partie des ménages. La version Fillon est trop légère pour corriger efficacement les habitudes.

    ❚ Les compensations. Pour adoucir les effets de la taxe, deux pistes principales se dessinent : soit une diminution de l’impôt sur le revenu avec des crédits d’impôts pour ceux qui n’y sont pas soumis ; soit une baisse des cotisations sociales. Dans les deux cas, moult problèmes techniques devront être résolus.

  • tlaloc
    tlaloc
    Retraité
    • Posté à 11h53 le 06/09/2009
    • Internaute 47359
      Retraité

    taxe carbone pour une famille ayant des revenus de 10000 euros par an etqui se chauffe au gaz, la ponction sur le pouvoir d’achat sera plus de 2,5%

    • umff
      umff répond à tlaloc
      ...
      • Posté à 13h44 le 06/09/2009
      • Internaute 83477
        ...

      tu oublies le chèque qu’elle devrait recevoir !

      et puis 2.5% cela me parait beaucoup, comment as tu obtenu ce chiffre ?

      Pouvons nous avoir un détail de ton calcul ou bien c’est du vent ?

  • Compte supprimé le 19 septembre
    • Posté à 11h59 le 06/09/2009
    • Internaute 88120
      voyeur averti

    @ Gilles le Blanc ..

    économiste vous ? ? ? ?

    merci pour m’avoir fait bien rire ...

  • Ishtar
    Ishtar
     ? ?
    • Posté à 16h59 le 06/09/2009
    • Internaute 26226
       ? ?

    « Plutôt que de taxer les profits de Total,il serait souhaitable que celle-ci s’engage sur des investissements innovants »

    Faire confiance à Total sur ce coup-là ?
    L’état serait dans son rôle s’il prélevait pour aider particuliers et professionnels à initier des produits « verts ».Car on l’a bien compris sans même se gaver des reportages alarmistes sur le climat : il y a urgence ...à agir et innover.
    Pour des gens comme Cohn Bendit,Rocard,l’état de notre planète justifie qu’on crée un impôt nouveau,impôt qui n’aura aucune incidence sur le réchauffement climatique mais remplira les caisses vides de l’état.
    Le prétexte pédagogique de cette taxe est le plus hypocrite alibi de cette attrape nigaud.
    Imaginons un instant qu’on nous impose de nous instruire sans nous mettre à dispo les livres nécessaires ou en les proposant à un prix prohibitif.Très peu de citoyens pourront se conformer à cette obligation.Ajoutons à cela une amende en cas de non respect de l’injonction.
    C’est en substance ce qu’il se passe avec la taxe carbone.

  • iFFLYG
    • Posté à 09h03 le 07/09/2009
    • Internaute 30165

    Je ne suis pas sur de suivre le raisonnement de l’auteur. Est-il en train de nous dire qu’il faut mieux prélever les 1 ou 2 milliards (ou plus) dans la poche des contribuables que dans la poche des Total et autres entreprises ? Il faudrait clarifier le discours. D’un côté on nous dit qu’il faut payer pour faire changer les comportements, d’un autre, qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter puisqu’elle sera compensée, donc elle ne coûtera rien. On se fout ne notre gueule ! Il faut arrêter d’être hypocrite sur la ’taxe carbone’ Sarkozy-Rocard, c’est un impôt au profit des pollueurs puisqu’ils n’y sont pas assujettis.
    Parmi les solutions à la pollution, il y a relancer le ferroutage. Je sais bien que ça déplait à Bruxelles. Mais il y en a marre de cette dictature technocratique. Qu’elle continue à légiférer sur le diamètre des concombres et des bananes et qu’elle nous foute la paix par ailleurs !

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