Ella vu, ella aimé

Chaque mercredi (ou presque), et puis les weekends, aussi, la sortie cinéma à ne pas rater.

« This is England » : la dérive d'un môme devenu skin

Publié le 10/10/2007 à 11h39

Thomas Turgoose dans This is England (DR).

Le jeune réalisateur anglais Shane Meadows est encore trop peu connu en France, malgré une filmographie déjà remarquée dans son pays et un passage à la Quinzaine des réalisateurs en 2002. Son cinéma social, engagé, ressemble beaucoup au films de Mike Leigh ou de Ken Loach. Tous trois « travaillent » tout ensemble l’homme, dans ses failles, dans sa beauté, et le contexte politique qui les influence. Dans son neuvième film, This is England, Meadows brosse un portrait de l’Angleterre des années 80.

C’est l’époque de la lutte des classes et de la violence économique. Celle de la peur des immigrés, du chômage, de la crise du logement, du nationalisme féroce sur fond de guerre des Malouines. Celle enfin, engendrée entre 1979 et 1990, par la politique de Margaret Thatcher.

Un garçon de 12 ans, Shaun (prénom bien proche de celui de son inventeur, soit dit en passant) vit seul avec sa mère dans une banlieue sordide. Son père vient de mourir au combat. Un tableau malheureux, donc, au moins autant que ce petit garçon. Jusqu’à ce qu’un jour, rentrant d’une école où ses camarades le martyrisent, il fasse la connaissance d’un groupe de skinheads plus âgés, désoeuvrés mais prêts, eux, à l’écouter. Alors il intègre leur bande, adopte leurs pratiques ; il boit, fume, expérimente tant qu’il peut. Bien intentionnée, une skin de dix ans son aînée, l’initie au patin. Avec la langue : « T’embrasses comme un homme de 40 ans, toi ! Ca te plaît, quand même ? “

La situation en elle-même est d’abord angoissante. On voudrait le trouver à sa place, ce bambin, et pas parmi ces dégénérés fêtards, même ‘peu’ dangereux. Elle devient carrément menaçante lorsque Shaun décide de suivre un dénommé Combo, fanatique, raciste et dangereux. Parce qu’il y a skins et skins. Et parce qu’il y a ces enfants, ces jeunes paumés, qui ne savent pas, plus, qui se raccrochent à des valeurs qu’eux-même ne s’expliquent pas.

La charge est lourde contre la Dame de fer, dont le fantôme hante encore les mémoires. Elle porte, grâce à tous ces éléments qui font qu’un film est réussi : des personnages et des situations loin des stéréotypes, portés par le ton juste des acteurs ; un rythme de montage original et percutant : un grain et une photo made in England ; et, last but not least, cette volonté féroce d’ouvrir les yeux des spectateurs. L’espoir est là, pas loin.

This is England de Shane Meadows - Grande-Bretagne - 1h38 - Avec Thomas Turgoose, Stephen Graham, Joseph Gilgun... - bande-annonce

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  • Anonyme

    Il aurait pu aussi devenir rapeur. Les skins et les
    rapeurs ne sont pas de gauche.
    Ils n’ont quand même pas tous les défauts !
    C’est juste un petit trou du cul avec une tête à
    claques !

    • Anonyme

      chai pas où t’as grandi mais deja rappeur ca s’ecrit avec 2 p et si on voyais ta tete on pourrais peut etre juger nous memes si toi aussi tu serais pas par hazard comme lui... trop facile de juger depuis son ecran d’ordinateur portable...

  • Anonyme

    Enfin un film qui ne mettra pas tout les « types » de Skins dans le même panier, car la grande majorité des Skins ne sont absolument pas raciste, mais plutot de gauche (classe ouvrière), et totalement anti-fascistes.
    Juste quelques Skins il y a quelques temps déja, sont sortis du « lot » en devenant racistes, ce qui a alimenté les idées reçues.

    • Anonyme

      les S H A RP

      skinheads against racism practice (un truc comme ca)

      c est l extreme droite qui a un moment bien apres le debut du mouvement qui a influencé un nouveau mouvement skin raciste, mais beaucoup de skin son antiracistes : les sharp

      • Anonyme

        Skin Head Against Racial Prejudice

      • Anonyme

        C’est skinheads against racial prejudice.

    • Anonyme

      il me semble même que les premiers skins était noir !
      Le mouvement skin est né en Jamaïque je crois...

    • Anonyme

      La plupart des nationalistes ne sont pas racistes non plus, de toute manière.
      Seulement selon la gauche, pas vouloir se faire racketer par des groupes de racailles immigrées, c’est être raciste, mdr.

  • Anonyme

    super comparaison ! !
    entre un skin et un rappeur le seul point commun c’est à la limite qu’on peut entrer dans ce mouvement pour se forger une identité de groupe... mais ca reste 2 moyens d’expression complètement différents ! et etre un « petit trou du cul avec une tete a claque » ca aide peut etre à devenir skin (à condition d’avoir un rasoir sous la main) mais pour devenir rappeur il faut de l’ambition de la détermination et surtout de la passion... alors merci d’éviter de dire des conneries aussi grosses ca conmmence à se voir

    • Anonyme

      Pour info le mouvement skin est né bien avant la récupération par ces enculés de fachos.
      Au départ, le mouvement était apolitique - tendance (extrème)gauche.
      Dans les ann,ées 60, les skins trainaient avec les rude boys jamïcains et c’est en grande partie eux qui sont à l’origine du succès du reggae dans la classe blanche.
      Alors avant de se sentir obligé de dire des conneries dès que l’on entend le mot skin, il s’agirait d’abord de se renseigner allez voir sur Wikipédia, c’est assez complet).
      C’est avec ce type d’amalgammes de merde que l’on associe par exemple tous les musulmans aux extrémistes
      Moi je suis raide musique noire (ska rocksteady reggae funk soul jazz rap...) et je me sens beaucoup plus proche du mouvement skin (SHARP évidemment)que des petits trous du cul de la scene rap « bling bling » actuelle qui n’ont plus rien d’autre dans le caillou que la thune, le cul et chier sur tout ce qui ne leur ressemble pas : un peu comme... les fachos.

      • Ga
        Ga
        Dessineux
        • Posté à 17h15 le 10/10/2007
        • Internaute 16780
          Dessineux

        Merci.
        Il est bon de rappeler que si il y a bien un mouvement qui ne s’est jamais fait recuperer commercialement et qui a toujours survecu aux multiples modes qui se sont succédés, c’est bien celui des skinheads.
        et surtout evitez de stigmatiser ce mouvement à travers les exactions de quelques petits nazillons en mal de sensations, d’autant que ceux qui ce sont chargés de leur donner une leçon,ce sont des skins (ducky boys, redskins, etc)et surement pas les « rappeurs » qui eux ont vite fait de vendre leurs culs.

      • Anonyme

        Là, j’applaudis a deux mains, j’ai même plus besoin de parler.

      • Anonyme

        mdr ptdr meme !
        les skin inscrit au (lextreme) gauche
        c bien lé sharp é les red sa ! réécrire listoire a votre maniere !
        le mouvement skin na jamais été politiser sauf a partir de 1979 avk skrewdrivers
        alors le sharp est né car il avait peur de ce faire taper sur la geul par lé racaille car il été apo !
        non en effet les début du mouvement n’a jamai été de gauche ! meme plutot inscri vers un certian nationalisme , sans racisme, mais un narionalisme, les skinhead aimait leur pays , pas comme c’est bouffon de red ki son pire ke les facho !
        quand au début du mouvement en france, sa a tjr été natio ! je parle evidemen des VRAI skin et pas bone’s , mais regarder, sinkorps, west side boys ou encore l’infanterie sauvage dont le chanteur était vietnamien , ils etaient tous natio
        donc arrete de manipuler l’istoire !
        le mouvemen skin na rien a voir avk la politik et n’aura jamais rien a voir avk la politik ! ce ki n’empeche pas davoir des idé politik a coter ! mais vous lé sharp, vou lé red , vous lé bone’s vou nete ke de faux skin complexer de ne pa apartenir a kelk chose ! les sharp son sharp parceke les bon’s existe é les red son red pour pa se fair taper sur la geul ! mdr vou me donner envi de gerber ! tous autan ke vou ete !

  • Anonyme

    Très bon film, surtout les differents types de « skins » (la premiere bande a juste le style, l’autre est franchement inquietante).

  • Anonyme

    Film que les défenseurs du modèle britannique, les jeunes français qui vont travailler en GB et qui en louent le système, doivent voir absolument. C’est aussi cela la Grande-Bretagne, mais cet aspect des choses, on ne le voit que rarement.

    Je me rappelle du portrait d’un gamin dans un documentaire de la BBC vu sur la chaîne britannique il y a quelques années sur les gosses des banlieues : il n’allait jamais à l’école, passait sa journée à narguer la police avec ses potes, comme il était petit et vif il se faufilait et se planquait facilement dans les batiments et ruines du quartier. Il était aussi capable de voler des voitures en forçant les serrures et en les faisant démarrer.

    Ah, petit détail : ce gamin était âgé de 6 ans.

    Véridique.

  • Anonyme

    Attention en effet à ne pas confondre les skinheads, qui sont contre le racisme, et les boneheads, personnages violents et d’extreme-droite, qui sont souvent assimilés à des skin alors que cela n’a rien à voir. Il est important de faire la distinction.

    • Anonyme

      Tout a fait d’accord. Et je pense qu’il serait bon désormais que les journalistes puissent ancrer (encrer) dans les esprits que skinheads = sharp et boneheads = nazi punks.
      Rien n’est plus préjudiciable que ces amalgames, souvent racistes. Musulmans = terroristes. Catholiques = intégristes. Protestants = WASP... Et je ne vois pas où cela peut mener, à part justifier les thèses un peu limites et faciles de Samuel Huttington.

      Par exemple, et pour ramener tout cela à la politique française, nous avons eu une bonne illustration durant la dernière campagne présidentielle : Ségolène Royal avec son coup du drapeau dans chaque famille de France et la Marseillaise apprise par coeur est plutôt skin ; Nicolas Sarkozy avec son ministère de l’immigration et son « La France on l’aime ou on la quitte », plus bonehead (quoique sa volonté de descendre faire un tour d’honneur avec les rugbymen après le 1/4 de fianle et en être empêché par les flics est très skin).
      jeandd

  • Anonyme

    Voila enfin un film grand public qui leve un coin de voile sur le mouvement skinhead, totalement apolitique et anti raciste a ses origines. la musique skinhead ? le reggae, le rock steady et le ska. si une partie de la mouvance skin s’est radicalisée a droite dans les années 80, puis à gauche en réaction, une partie a decidé de rester apolitique et traditionnelle. aujourd’hui les skins de gauche se nomment redskin ou RASH (red and anarchist skinhead) et se retrouvent dans la LCR, la CNT et les partis avoisinants... les fafs ou boneheads sont a l’extreme droite et les apolitique se separent entre les apos antiracistes (SHARP : skinhead against racial prejudice) et les apos qui mangent a tous les rateliers... plus ceux qui veulent eviter toute politique.

    le mouvement skin est populaire, la biere et la baston en sont des composantes importantes tout comme la musique (reggae, ska, oï...), et les loisirs populaires (foot). une devise des skins (notamment de gauche) : hais et fiers. posez vous la question de ce qui peut pousser des jeunes antifascistes a integrer un mouvement que 99% des gens considerent comme fasciste et raciste... ? ils sont fiers de leur origines proletaires, ils sont fiers de leur look et de l’histoire de leur mouvement. fier de se battre pour leurs idées et leur classe, aux cotés des travailleurs et des laissés pour compte.

  • Anonyme

    Voila enfin un film grand public qui leve un coin de voile sur le mouvement skinhead, totalement apolitique et anti raciste a ses origines. la musique skinhead ? le reggae, le rock steady et le ska. si une partie de la mouvance skin s’est radicalisée a droite dans les années 80, puis à gauche en réaction, une partie a decidé de rester apolitique et traditionnelle. aujourd’hui les skins de gauche se nomment redskin ou RASH (red and anarchist skinhead) et se retrouvent dans la LCR, la CNT et les partis avoisinants... les fafs ou boneheads sont a l’extreme droite et les apolitique se separent entre les apos antiracistes (SHARP : skinhead against racial prejudice) et les apos qui mangent a tous les rateliers... plus ceux qui veulent eviter toute politique.

    le mouvement skin est populaire, la biere et la baston en sont des composantes importantes tout comme la musique (reggae, ska, oï...), et les loisirs populaires (foot). une devise des skins (notamment de gauche) : hais et fiers. posez vous la question de ce qui peut pousser des jeunes antifascistes a integrer un mouvement que 99% des gens considerent comme fasciste et raciste... ? ils sont fiers de leur origines proletaires, ils sont fiers de leur look et de l’histoire de leur mouvement. fier de se battre pour leurs idées et leur classe, aux cotés des travailleurs et des laissés pour compte.

    • Anonyme

      je suis etonné de lire que les skinheads ne sont pas racistes

      mais je ne connais finalement pas grand chose a ce mouvement

      Cdlt

      • julielanne
        julielanne
        Intermittente polyvalente, (...)
        • Posté à 17h00 le 10/10/2007
        • Internaute 12617
          Intermittente polyvalente, (...)

        D’où l’interêt de se renseigner : c’est vraiment fascinant quand on s’y penche un peu !

         
        • Ga
          Ga répond à julielanne
          Dessineux
          • Posté à 17h03 le 10/10/2007
          • Internaute 16780
            Dessineux

          ...et une culture musicale qui fait du bien par ou ça passe, allez jeter un oeil chez Trojan Records.

        1 autres commentaires
  • Anonyme

    Je me souviens d’un reportage sur les skin head au Japon : ce sont des Japonais, qui se rasent le crâne, écoutent du reggae, se chaussent en Dr Marteen’s, etc. Bref ils mènent une en dehors de la société (de consommation).
    J’ai trouvé cela très exotique.

    • Anonyme

      Désolé, mais être skinhead n’a rien d’exotique. C’est un choix de vie radical. Pour faire simple, appelons skinhead les RASH, SHARP et autres traditionnels, et contentons nous de Bonehead pour les racistes, fascistes. Etre skinhead démontre un esprit de classe et une volonté de faire changer les choses, d’etre a la pointe des luttes sociales dans son pays. Etre skinhead c’est revendiquer son appartenance au prolétariat et son dégout de l’exploitation et des inégalités. Etre skinhead c’est apprécier la bonne musique, un style qui a l’epoque s’opposait aux hippies et une appartenance à un territoire, une famille. Etre skinhead c’est affirmer à la bourgeoisie qu’on en a que faire de ses idées reçues et de ses jugements de valeur. C’est etre pret a se battre pour ses idées et c’est faire reculer le fascisme, le racisme, l’oppression et l’exploitation partout ou ils se trouvent.

  • Anonyme

    Encore une fois tout le monde a tout faux !

    non les skins ne sont pas politisés , un rash ou un abruti zieg heileur de bas étage n’est pas un skin .

    On peut etre skin et avoir ses idées politique sans en faire étallage (tout en sachant quand même ou se trouve ses intèrets)
    Non les skins ne sont pas tous des oi ! y aussi des purs tradi qui sont branchés reggae ska soul et c’est tout (oui ya des skins qui aiment pas la oi !).
    Non les skinheads ne sont pas a la pointe du progrès social ! faut pas déconner ! imagine une bande de skins faire la révoltution lol là jme casse du pays !
    La turlutte finale a grand coups de paraoboots cirés et triplex whaou.

    Choix de vie radical , encore une fois c’est rigolo, tu peux etre skin sans etre un apôtre de la violence aveugle « seul contre tous » « hais et fiers ». Y a des skins qui bossent tranquille (et pas forcément a l’usine avec la paire de bretelles et les docs). Y a des skins qui ont des enfants (si si ) une famille (ouaaaa) et qui ont un chien aussi (et pas forcément un bulldog anglais). Un skin peut aussi aller a la plage et regarder TF1.En plus y a même des skinheads en costards ( est-ce des petits bourgeois friqués ?)

    Etre skin c’est loin des images d’épinal que dressent d’un coté comme des deux autres (jmet les oi ! au milieu ) ! chaque bande est différente ! y a autant de skins que de façon d’etre skins : entre les skins oi ! , rash , sharp, tradi , scooter skins etc etc (j’en passe et des meilleurs) y a des différences et des points communs !

    • Ga
      Ga
      Dessineux
      • Posté à 17h28 le 10/10/2007
      • Internaute 16780
        Dessineux

      Il eut été opportun de lire un peu ce qui a été dit au dessus avant de clamer que tout ce qui a été dit est faux.
      De plus vous synthetisez un peu, puisque votre vision parle plus particulierrement des Skins d’aujourd’hui, occultant ainsi tout ce que cela à put etre, et ce depuis le debut de mouvement en angleterre ou quelques fils de dockers ont emprunté les looks de leurs papas...
      c’est certes un constat assez realiste de ce que sont devenus certains skins aujourd’hui, mais surement pas le reflet de ce que represente ce mouvement qui pour moi est musical avant tout.

  • Anonyme

    L’origine du mouvement est sujet a plusieurs interprétation, il est bien là le problème.

    Déja faut comprendre que les premiers skins étaient très jeune, écoutaient du reggae car musique nouvelle.
    De plus entre les skins londonien branché foot et ceux du nord plus branché musique...

  • Anonyme

    Bon, faut quand même compléter et revenir au film :

    il se passe en 1983, à cette époque, il n’y a pas de redskin ou de naziskin etc... juste des skins.
    A cette époque, les idées politiques n’ont rien à voir avec le mouvement. On est skin et c’est tout. Une partie est récupérée par l’extreme droite, l’autre s’en tient à la culture skin originelle, bière, ska/reggae, rock’n’roll, baston des fois et surtout amitié toujours.

    Le réalisateur est lui-même un ancien skin.

    Pour l’un des commentaires : ceux que tu cites et qui ont fait la chasse aux skins fachos dans les 80’s en France, les Ducky Boys, les Red Warriors etc... n’étaient en aucun cas skinheads, puisqu’à cette époque, la quasi-totalité des skins francais étaient du mauvais côté de la barrière, donc le mot « skinhead » signifiait juste « facho » (et c’est encore malheureusement le cas dans la tête de beaucoup de monde aujourd’hui...). C’était des Redskins (et non pas des redskinheads comme aujourd’hui, skins de gauche, antiracistes), c’étaient des redskins donc, un mouvement issu des cités et qui a été parmi les premiers à expérimenter le hip hop. Une fois les fafs éliminés, certains redskins sont devenus skins SHARP, puis certains autres sont devenus redskinheads (ce qu’on appelle redskins maintenant).

    Ce film illustre bien le « clash » entre les skins traditionnels et ceux qui ont dérivé vers la politique, et du mauvais côté...

    Ne pas oublier qu’il y a des skins déclarés à gauche A CAUSE de ceux qui se sont déclarés à droite...
    La politique n’est pas une composante de base du mouvement, elle l’est devenue plus tard...

    Comme dirait l’autre, skinheads are reggae people...

    Oi ! (et pas de « ï » à oi ! svp :) )

  • Anonyme

    Si le film est à la hauteur de la critique, il ne doit pas être fameux. Elle(la critique) me rappelle le style d’une amie qui est journaliste mais qui balance des tournures stéréotypées comme un élève de cinquième le ferait dans une rédaction.
    Cela dit, le film a l’air passionnant.

    • Ella Marder
      Ella Marder
      Rue89
      • Posté à 21h23 le 11/10/2007
      • Internaute 2307
        Rue89

      Merci du commentaire. J’apprécie, vraiment.
      Tâchez de lire les autres, de critiques, par cette même élève de cinquième, avant de la fustiger gratuitement.

  • carwin
    • Posté à 19h11 le 10/10/2007
    • Internaute 14730

    Ça a l’air pas mal.
    Le même thème a déjà été traité, avec un jeune Tim Roth, dans le film suivant :
    Lien

  • Anonyme

    Pour info les premiers skinhead étaient des mods qui se définissaient eux même comme « hard mods » en réaction à l’autre branche du mouvement qui s’enfoncait vers le psychédélisme dans l’angleterre circa 1966/67. On peut d’ailleurs y voir là une continuité radicale du mouvement mod originel puisque ces premiers skinhead écoutaient exclusivement de la musique noire (ska, rocksteady, soul, r’n’b...)et traînaient dans les clubs jamaïcains des quartiers prolos avec les « rude boys ». L’industrie s’est ensuite emparé de cette avant-garde avec la promotion du skinhead reggae. Pour info aussi, ces premiers skins se sont ensuite laissé pousser les cheveux au début des années 70 lorsque sont apparus les Suehead...
    Le film de Shane Meadows traite en fait du revival mouvement skinhead, au début des années 80, qui verra alors naître de nouvelles ruptures dont la dérive faf qui pollue l’image du mouvement original dans la culture populaire. Dommage.

  • Anonyme

    Au-delà du film et de l’analyse du mouvement skin et des années 80 sous la dame de fer, je me demande s’il ne faut pas voir un prémisce de la violence qui risque de s’instaurer dans la jeunesse de notre pays qui vit désormais sous la patte d’une poignée de réactionnaires (aux Etats-Unis, on appelle leurs alter-egos les faucons de la Maison-Blanche, moi je trouve plutôt que ce sont des vrais cons, mais enfin, c’est à chacun d’apprécier) .

  • Emile Mordacs
    • Posté à 22h24 le 10/10/2007
    • Internaute 19048

    Bonjour à tous,

    Pas encore vu le film, bien qu’impatient. En revanche avant tout commentaire il faut préciser que le mouvement skin ne se résume pas à ses dérives d’extrême droite, loin s’en faut.

    Quelques précisions (tirées du fanzine « barricata ») :

    C’est en Grande-Bretagne, à la fin des années 60, que le mouvement skinhead voit le jour. Il est le résultat de la rencontre entre les hard mods anglais et les rude boys jamaïcains.
    Les hard mods constituaient la frange prolétaire des mods qui, à cette époque se dirigeaient vers la mouvance hippie. Ces mods purs et durs refusaient d’intégrer un mouvement instigué et supporté principalement par les enfants des classes bourgeoises. En effet, comment parler de paix, de spiritualité, de délires mystiques et psychédéliques, alors que partout ne règnent qu’injustice économique et violence sociale. Ces mods ne pouvaient se reconnaître dans les facéties bourgeoises d’une jeunesse dorée en mal de sensations fortes.
    C’est donc tout naturellement dans leurs quartiers, dans leurs rues, qu’ils ont rencontré les immigrants jamaïcains et antillais, et plus particulièrement les rude boys.
    De cette rencontre multiraciale et multiculturelle, et de ce refus de compromis avec la bourgeoisie marquant l’affirmation de l’appartenance à la working class, nait le mouvement skinhead. Par essence, anti-raciste et prolétaire.
    A ces débuts, le mouvement n’est pas politisé. Si ce n’est, comme pour toute autre partie du prolétariat, certains ayant pris conscience de l’intérêt de classes et de la nécessité de la lutte et de l’engagement.
    C’est aussi de cette époque que date le look skin : Un mélange de fringues destinées à singer les bourgeois et de tenues de travail. C’est ainsi qu’apparaissent pour la première fois le port des chaussures de sécurité (tels les Doc Martens), en référence aux origines prolos.

    En 1977 éclate la tempête punk, et avec elle le mouvement skinhead connaît un renouveau.
    Mais là aussi, alors qu’une partie de la scène keupon tourne vers le plastic punk (aujourd’hui appelé MTV punk) où la rebellion n’est plus qu’une simple vue de l’esprit, avant de devenir un produit commercial de plus, quelques groupes (tels SHAM 69 ou THE BUSINESS) se radicalisent plus sur des positions de classe et une expression working class. C’est la naissance de la Oi ! (Oi ! : Abréviation argotique cockney de « Hey you ! »).
    Et c’est à cette période qu’entrent en jeu les idées d’extrême-droite.
    De tout temps, l’extrême-droite a recruté dans le Lumpen-proletariat. Et le mouvement skinhead n’a pas échappé à cette règle. D’autant que l’absence d’idéologie politique précise dès le début du mouvement a fortement contribué à faire passer certaines idées puantes chez certains. Le National Front, et consorts, a donc tout naturellemnt tenté de récupérer cette scène dans laquelle se trouvaient des jeunes exploités ayant envie de réagir, mais sans véritable conscience ni culture politiques. Apparaissent dès lors les « skins » fachos, que les skinheads appellent Boneheads.

    A cette fin des années 70 et début 80, c’est aussi le revival ska avec le mouvement 2-TONE (tels THE SPECIALS, BAD MANNERS ou MADNESS). Ce renouveau permet aux skinheads de (se) rappeler les racines et origines du mouvement en portant le damier noir et blanc SKA, symbolisant l’antiracisme et l’unité.
    Mais les médias, toujours à l’affut du sensationnel, voient dans la dérive de certains une putain d’aubaine. Dès lors, pour l’ « opinion publique », le mouvement skinhead est assimilé aux errements sanglants et criminels de quelques groupuscules boneheads.
    En réaction à cet amalgame, fruit de la course à l’audience des mass-media, se créent des tendances comme les SHARP (SkinHeads Againt Racial Prejudice - Skinheads contre les préjugés raciaux) ou encore les RASH (Red and Anarchist SkinHeads). Au sein de ces derniers s’affirme bien la nécessité d’un engagement politique radical et d’une veritable transformation sociale et économique, et de ne plus simplement se contenter d’un anti-racisme bon teint et de principe.

    Plus d’infos et illustrations :
    Lien

  • Anonyme

    je ne peux que remercier ce film qui est un bijou, et comme il a été dit, pointe bien la différence entre skinheads et boneheads. Et la bande son est un vrai bonheur. Un régal, en somme .

  • Anonyme

    Le « Chai pas », le « si t » et tout ce genre de choses…
    Lorsque les choses ne peuvent se dire que comme ça on devrai à l’avenir se taire.
    Ssssht !
    La pensée s’accompagne de la forme.
    Les vagissements grossiers témoignant d’inculture de la sorte ne devraient plus franchir la sphère privée de l’Elysée.

    Ok ?

  • Martov
    Martov
    documentaliste/journaliste
    • Posté à 13h38 le 11/10/2007
    • Journaliste 14843
      documentaliste/journaliste

    Je pense que la critique cinéma ne peut comprendre ce genre d’oeuvre, car le background culturel lui échappe , surtout en france ou la culture skinhead est restée extrêmement minoritaire et marginale dans la culture populaire au sens large.

    • Anonyme répond à Martov

      Martov, je suis d’accord avec toi, la critique portera uniquement sur la technique et non sur le fond, pas grand monde ne connait l’histoire de la working class anglaise, ainsi que ses tenants et aboutissants. En France, ni la skinhead attitude ni les musiques caraibes ne font partie de la culture nationale. Le carnaval de Notting Hill, c’est effectivement à Londres, pas Paris.

    • Anonyme répond à Martov

      Merci ! ! ! il fallait que cela soit dit ! !

      Christophe

  • Anonyme

    ma réaction d’ancien skinhead a ce film se trouve ici

    Lien

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