Le Yéti, voyageur à domicile

Chroniques d'un voyageur à domicile qui ne voulait pas conquérir le monde, mais être conquis par lui.

La finance internationale, folle comme le fut la vache

Le Yéti
yetiblog.org
Publié le 06/09/2009 à 11h09


A Séoul en juin 2008, une vache en carton représente la maladie issue du bœuf importé des Etats-Unis (Jo Yong-Hak/Reuters).

« La vache et la finance folles », tel est le titre d’un extraordinaire billet publié sur le blog du sociologue-anthropologue Paul Jorion. Il est l’œuvre d’un certain Jean Fosseprez, vétérinaire de son état. Celui-ci n’y va pas par quatre chemins :

« La crise actuelle ressemble davantage à une crise sanitaire type vache folle qu’à une crise économique classique. »

« Au risque de surprendre (continue tout de go notre praticien), je dirais que la crise de la vache folle trouve son origine dans les accords de Bretton Woods en 1944. »

En 1944, explique-t-il, les accords de Bretton Woods donnèrent de fait aux Etats-Unis un quasi monopole sur la culture du soja. Ce qui contraignit les Européens, soucieux d’échapper à cette dépendance, à se tourner au petit bonheur la chance vers ce qui leur tombait sous la main : les farines animales.

« La deuxième date clé est le choc pétrolier de 1973. L’augmentation du prix des hydrocarbures incite les industriels du Royaume Uni à restreindre –voire à annuler– les (pourtant nécessaires) traitements thermiques et/ou chimiques des farines animales. »

La logique infernale est enclenchée : apparition d’une neuropathie bovine qui conduit à abattre des troupeaux, lesquels finissent en cendres… dans les farines animales qui nourrissent leurs congénères survivants ! Et ainsi de suite.

Quand apparut évidente l’implication des farines animales dans ce qui tournait à la catastrophe, les producteurs britanniques s’ingénièrent, rentabilité quand tu nous tiens, à refourguer en douce les stocks restants de pitances infestées à leurs collègues d’outre-Manche et d’ailleurs. Force devait rester « à la loi… du marché » !

Le paradoxe du sacro-saint libre-échange, c’est que sa seule loi consiste à tout dérégulariser au nom de la liberté... du marché ! Et de facto à tout dépénaliser. « Nous avons toujours respecté la règlementation en vigueur ! » clamèrent d’une seule voix innocente les industriels pris la main dans les farines. Facile, quand celle-ci n’a plus rien de réellement contraignant.

« Déjà Lehman Brothers perçait sous la vache folle », assène Jean Fosseprez. En clair, après les vénéneuses farines animales, les actifs toxiques des banques ! Et de conclure :

« Une dernière question pour la route : quel est, aujourd’hui, le degré d’empoisonnement du système financier mondial ? […] Je dirais, à cet égard, que la période actuelle est comparable aux années 1988-92 de la vache folle. Période où l’on sait la toxicité des produits, mais où rien d’efficace n’est mis en œuvre pour s’en prémunir de manière globale. »

Bien sûr, je vous vois venir ! Le rapprochement avec la pandémie A (H1N1), dite en son temps « grippe porcine », vous démange le réflexe immunitaire. Ne serait-ce que parce que cette dernière serait née au Mexique, dans un des plus grands élevages industriels de porcs aux pratiques douteuses et aux appétits féroces.

Ces pauvres petits êtres humains sont indécrottables (devez-vous penser), incapables de retenir les leçons du passé, regardant défiler à vitesse de plus en plus supersonique les bégaiements en rafale de l’Histoire. Sacrifiant à des rites qu’ils ont entièrement inventés (le « culte du profit, faut-il être bête !), mais auxquels ils finissent par se soumettre comme des benêts, au point de s’en empoisonner l’existence, au propre comme au figuré.

Et les voilà, tremblants effarés, qui essaient de se protéger de la nouvelle pandémie galopante à échelle internationale, avec de dérisoires kleenex, des savonnettes pour les mains, et en s’interdisant d’embrasser plus avant leurs congénères…

Photo : à Séoul en juin 2008, une vache en carton représente la maladie issue du bœuf importé des Etats-Unis (Jo Yong-Hak/Reuters).

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  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 13h01 le 06/09/2009
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Très bon résumé de l’article de Jean Fosseprez.
    Pour apporter ma petite pierre à cette démonstration, je rajouterais les propos de J. Attali sur les CD, qui sont « le feu qui couve sous la marmite )
    Les CDS (dérivés sur événement de crédit ou en anglais Credit Default Swaps) sont des contrats financiers de protection, entre acheteurs et vendeurs. Les CDS sont considérés comme une des causes de la chute, le 15 septembre 2008, de American International Group (AIG) qui en possédait pour 54 milliards de dollards. Les CDS, travaillés hors bilan et hors bourse, permettaient de contourner toutes les règles prudentielles. Il sont largement vus comme une des grandes sources de la crise financière la plus grave depuis 1929.
    Le marché des CDS est passé de 6,396 milliards de dollars américains à fin 2004 à 57,894 milliards à fin 2007.
    Source Wikipédia
    Ce sont de véritables bombes à retardement

    • padiran
      padiran répond à padiran
      Chroniqueur Grolandais
      • Posté à 17h03 le 06/09/2009
      • Internaute 5159
        Chroniqueur Grolandais

      ha que c’est bon de se sentir aimer sur rue89 ! Merci au multcomptes

      • Saheyus
        Saheyus répond à padiran
        Nightfall, quietly it crept and (...)
        • Posté à 22h50 le 06/09/2009
        • Internaute 28231
          Nightfall, quietly it crept and (...)

        Mon constat n’est pas différent du votre. Mais je m’étonne que des gens aient le temps et le courage de se créer plusieurs comptes, de faire des connexions-déconnexions, et des votes, tout ça pour essayer d’asseoir leurs idées.
        Ca me dépasse.

    • tlaloc
      tlaloc répond à padiran
      Retraité
      • Posté à 17h42 le 06/09/2009
      • Internaute 47359
        Retraité

      Je suis d’accord avec vous

      • tlaloc
        tlaloc répond à tlaloc
        Retraité
        • Posté à 17h43 le 06/09/2009
        • Internaute 47359
          Retraité

        d’accord avec le premier post

  • L amer Denis
    L amer Denis
    Lavendière du Portugal
    • Posté à 13h16 le 06/09/2009
    • Internaute 88820
      Lavendière du Portugal

    Excellent article. Le lien vers le blog de P. Jorion est à lire absolument.
    Cupidité quand tu nous tiens... Y a quand même deux français dans le peloton de tete des cupides : DSK et P. Lamy

    • pablico
      pablico répond à L amer Denis
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 11h33 le 07/09/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      la cupidité (à cette échelle surtout) génère un déséquilibre. et quand il y a déséquilibre il y a toujours cassage de gueule.. et depuis toujours.

      en se moment les déséquilibres sont nommés bulles.. qui finissent par éclater... le fait d’avoir changé de nom au déséquilibre, a aussi déséquilibré la perception de ce danger.

      on devrait chasser les bulles...dès leur formation. les dénoncer. c’est la source de tous les ennuis et crises. Mais non personne ne dit rien.

      NB/ la prochaine bulle qui va péter sera celle des déficits et dettes des états mondiaux..

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 14h53 le 06/09/2009
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    Pas grand chose de nouveau qui n’ait déjà été dit ailleurs. Le Yéti est meilleur en compilateur qu’en analyste politique (Iran). Peut-on s’embrasser sur la bouche dans les petits matins brumeux ? ... Ah la la, où va t-on ma brav’ dame...

  • Naradamuni
    Naradamuni
    sans
    • Posté à 15h04 le 06/09/2009
    • Internaute 30050
      sans

    Après le G20 de Londres, aucune mesure n’a été prise de manière à faire face et arrêter le scandale. En effet, il ne s’agit pas aujourd’hui d’une crise cyclique, mais d’une crise de tout le système financier, économique, social et culturel, à l’échelle mondiale. Il n’y a pas de reprise ou de « rebond » ; simplement, les établissements financiers empochent des sommes énormes avec l’aide des gouvernements des Etats, au détriment des citoyens (baisse des dépenses publiques) et des contribuables (ponctions au détriment des classes moyennes). Ils jouent à faire monter la bourse pour en extraire des bénéfices, des bonus et des commissions sans précédent.

    Cependant, c’est du court terme. Dès l’échéance d’octobre (fin de l’année fiscale américaine), la pyramide spéculative risque de s’effondrer.

    Et les bulles d’exploser....

    Seul, au minimum, le retour aux conceptions économiques qui, de Franklin Roosevelt à Charles de Gaulle en passant par Pierre Mendès-France, ont inspiré les politiques de croissance forte du New Deal aux Etats-Unis et d’après-guerre en Europe, nous permettra d’éviter la désintégration économique et sociale .

    Aujourd’hui, pour éviter le pire, pour ne pas inviter les pandémies, les émeutes et la faim à la table du monde qui vient, il faut s’y mettre de toute urgence. Les dirigeants ont failli, le peuple doit donc entrer en scène, sans violence et avec la perspective du bien commun et de l’avantage des générations futures. Pas demain, mais ici et maintenant. Le reste n’est que bavardage sur le pont du Titanic.

    Lien

    • nemo3637
      nemo3637 répond à Naradamuni
      Déchoukeur
      • Posté à 17h38 le 06/09/2009
      • Internaute 44521
        Déchoukeur

      « Seul, au minimum, le retour aux conceptions économiques qui, de Franklin Roosevelt à Charles de Gaulle en passant par Pierre Mendès-France, ont inspiré les politiques de croissance forte du New Deal aux Etats-Unis et d’après-guerre en Europe, nous permettra d’éviter la désintégration économique et sociale . »

      Argument intéressant...mais obsolète : les Etats-Unis et la Grande-Bretagne - pour ne prendre que ces deux exemples de « pays riches » - ont un capital et un potentiel industriel aujourd’hui réduit (mis à part l’industrie militaire) qui ne leur permettraient pas, dans la logique du système actuel, d’orienter l’économie vers une production de biens. On ne peut retourner à une étape qui appartient bel et bien au passé.On préfère aujourd’hui produire de la finance. C’est plus rentable (« pour qui ? » : arrêtez de poser des questions stupides...)
      Seul la Révolution Economique et Sociale permettra la satIsfaction des besoins réels.

  • affreuxjojo
    • Posté à 15h07 le 06/09/2009
    • Internaute 29421

    Là, le Yéti, je topadonf !

  • toukostyle
    toukostyle
    trimard
    • Posté à 15h31 le 06/09/2009
    • Internaute 87859
      trimard

    Très bon cet article,tout est dit,la base de tout ce merdier c’est la cupidité.Désarmant de connerie,on est dans la merde parce que certains d’entre nous ne veulent pas partager le gâteau avec leurs voisins.C’est bien toute cette merde,c’est que le début,les responsables continuent dans la même logique,rien n’a changé.Au contraire,tout commence la chute va continuer,s’amplifier et quand on y sera jusqu’au coup,ce sera la faute de personne,pourtant,il faudra bien rassasier la vindicte populaire.Des têtes tomberont,ça aussi c’est cyclique.Il suffit d’attendre que de plus en plus de personnes perdent ce pourquoi ils bossent et que la machine capitaliste viennent leur prendre le fruit de leur labeur au nom du libre échange,de la spéculation, de la logique du marché,et de la loi du plus fort.A cet instant le rien,le vide matériel incitera à la remise en question et à l’action.Tous les discours des bonimenteurs du g20,du g25 du g pouet pouet,des comissions de régulation et du foutage de gueule n’y pourront plus grand chose.Il faudra payer,et cash avec ça !

    • Brédala
      Brédala répond à toukostyle
      NB : dernières lignes dans " (...)
      • Posté à 17h14 le 06/09/2009
      • Internaute 63792
        NB : dernières lignes dans " (...)

      « ...la base de tout ce merdier c’est la cupidité.... »

      Oui...mais c’est aussi, à cause de l’ignorance crasse du plus grand nombre !
      Des personnes privilégiant leurs portables, voitures, fringues, coiffures...et autres colifichets, au détriment de l’essentiel, comme la nourriture, l’eau.

      Des millions de personnes achètent des barquettes de viandes, décolorées, édulcorées, torturées, à 1,50€ le kilo au supermarché…sans parler des saucisses herta et autres horreurs...
      Personne n’est obligé d’acheter ça !
      Et de continuer ainsi à pousser à la roue !

      Ce n’est pas une histoire d’argent mais de priorité, de bon sens et aussi de culture.

      • nemo3637
        nemo3637 répond à Brédala
        Déchoukeur
        • Posté à 17h41 le 06/09/2009
        • Internaute 44521
          Déchoukeur

        « Des millions de personnes achètent des barquettes de viandes, décolorées, édulcorées, torturées, à 1,50€ le kilo au supermarché…sans parler des saucisses herta et autres horreurs…
        Personne n’est obligé d’acheter ça !
        Et de continuer ainsi à pousser à la roue ! “

        Réflexions de ‘riche’ : on voit que vous n’habitez pas outre-mer !

         
        • Brédala
          Brédala répond à nemo3637
          NB : dernières lignes dans " (...)
          • Posté à 20h20 le 06/09/2009
          • Internaute 63792
            NB : dernières lignes dans " (...)

          On trouve toujours plus pauvre que soit...
          Mais comme je l’écris, tout n’est pas une question d’argent !

          Je ne connais pas l’outre-mer, expliquez-nous où ça en est, suite aux grandes manifs d’il y a quelques mois...
          Comment se passe le quotidien, quel est le prix des denrées alimentaires en ce moment ?

          • nemo3637
            nemo3637 répond à Brédala
            Déchoukeur
            • Posté à 21h22 le 06/09/2009
            • Internaute 44521
              Déchoukeur

            En outre-mer on vit en « consommateur captif ». Ce serait un peu long à expliquer. Disons qu’on n’a pas le choix et qu’une saucisse herta fait parfois figure de met de luxe.
            ’On trouve toujours plus pauvre que soit’... un peu réducteur et trop facile à dire. Il y beaucoup de gens en France qui se contente de la junk food parce qu’ils n’ont pas les moyens - ou l’éducation - de s’achEter du bio.
            Dans les Antilles le mouvement social de février-mars a permis quelques acquis qui n’ont pas encore été tous rongés malgré les menaces de Madame Planchat, la secrétaire d’état à l’outre-mer.
            Un article pour Rue89 a été envoyé récemment. Mais il n’a pas été publié. Vous trouverez néanmoins quelques aricles publiés auparavant par Rue89 sur mon compte ;
            Et si vous étiez une - bien rare - riveraine à vous intéressez à ce qui s’est passé à la Martinique, je ne saurai que vous recommander la lecture de « Matinik Doubout » (6 euros - Editions Alternative Libertaire).

            • Brédala
              Brédala répond à nemo3637
              NB : dernières lignes dans " (...)
              • Posté à 22h46 le 06/09/2009
              • Internaute 63792
                NB : dernières lignes dans " (...)

              « ’On trouve toujours plus pauvre que soit’… un peu réducteur et trop facile à dire. Il y beaucoup de gens en France qui se contente de la junk food parce qu’ils n’ont pas les moyens - ou l’éducation - de s’achEter du bio. »

              Vous avez lu mes commentaires en diagonale, et vous y répondez à côté. Ne me faites pas dire, ce que je n’ai pas dit, ni suggérer...ça ne m’intéresse pas.

              J’espère que la Rue, publiera les infos sur la Martinique, ça fait bien longtemps que les médias ne nous en ont pas parlé...

        3 autres commentaires
  • Homere elmero
    Homere elmero
    communiste primitif
    • Posté à 17h07 le 06/09/2009
    • Internaute 87706
      communiste primitif

    Il me semble qu’il y des nazeurs intempestifs.

    Pas grave, continue le Yeti, nous te lisons.

    • Naradamuni
      Naradamuni répond à Homere elmero
      sans
      • Posté à 19h51 le 06/09/2009
      • Internaute 30050
        sans

      Oui, la vengeance des naseurs, le yéti leur ayant récemment décoché quelques remarques.

      Un moyen de se sentir exister ?
      Remarqué, c’est réussi !

      BON ARTICLE YÉTI ! !

  • Victor Led Zep
    Victor Led Zep
    Professeur PC
    • Posté à 19h57 le 06/09/2009
    • Expert 56022
      Professeur PC

    Mais non tout va bien ! !
    C’est juste ces gauchistes qui ont tout cassé quand ils étaient au pouvoir, la crise vient du fait que les entreprises ne sont pas assez libre et que le code du travail est trop dur. Il faut vite cesser de défendre les employés et de les assister ! oui c’est cela, on assiste trop tous ces feignants alors qu’ailleurs ça travaille dur et bien et qu’enfin, oui enfin, les entreprises créent de la richesse à l’etranger ! Alors que chez nous, cette volonté ’socialisme’, ’humanisme’ est arrivé au bout !

    Quand comprendrez vous donc que les spéculateurs et autres traders construisent notre avenir ? un avenir merveilleux de travail libéré, un jour Ophtalmologiste, l’autre Maçon pour finir Policier ! Rendez vous compte ! Marx a voulu la répartition commune du travail et l’ultralibéralisme l’a fait ! Enfin nous nagerons dans le bonheur du travail vite fait et nous serons heureux d’être en famille le mardi aprés midi. il y aura moins de divorce grace à la compétitivité de nos entreprises qui fera un bon grace au 45h de travail hebdomadaire !

    Alors je vous le demande ! Arretez de critiquer l’action libérale du gouvernement actuel...

    • toukostyle
      toukostyle répond à Victor Led Zep
      trimard
      • Posté à 11h11 le 07/09/2009
      • Internaute 87859
        trimard

      C’est vrai merde ! ,heureusement qu’on a Parisot,la precarité de l’emploi c’est une bénédiction.On reste de cette façon en veille permanente et on se défonce à mort pour des tafs de branques.

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 10h53 le 07/09/2009
    • Internaute 82025
      non connue

    D’abord, je suis particulièrement surpris par l’activisme immature et finalement insignifiant (30 « nazes », c’est petit petit) des anonymes, si « pudiques » sur leurs contre-arguments.

    Concernant l’analyse actuelle, je ne partage pas ce goût pour la détestation de tout ou partie de la population, fût-elle d’obédience financière.

    « Malheureusement », le monde n’est pas peuplé de salauds, mais seulement de cons.
    C’est ce qui rend le combat bien plus difficile.

    La crise actuelle n’est pas le fait de « méchants ». Elle est juste l’aboutissement d’un système, qui générait quelques grosses richesses, et qui ne perdurait politiquement que par la perfusion permanente de crédits, destinés aux 80% qui y perdaient au change.

    Plus de crédits, plus de système. La boîte de pandore est ouverte.
    Le système n’était pas diabolique. Il ne marche pas, c’est tout.

    • toukostyle
      • Posté à 11h22 le 07/09/2009
      • Internaute 87859
        trimard

      Hélas,je pense que tu fais erreur,le monde est bel et bien fourni de pourritures,de charognes et vautours axés uniquement sur leur petite personne.De plus le système,est bâti pour favoriser l’exploitation de l’homme par l’homme(je sais c’est bizarre).J’ajouterais que ce principe est la pierre angulaire du capitalisme,corollaire,luxe et surabondance pour quelques uns,difficulté,pauvreté voire la mort pour les autres.

      • A déménagé le 02-02-2012-2
        • Posté à 18h28 le 07/09/2009
        • Internaute 82025
          non connue

        Bien sûr que ce système est l’horreur. Mais certains (notamment les anglo-saxons) y ont cru sincèrement, c’est ce que je voulais dire.
        Et ce système est si injuste que seul le crédit permettait de le faire tenir socialement.
        Pour autant, je ne suis pas haineux, mais lucide. Je regarde sereinement tout s’écrouler comme une grosse merde. 30 ans que ça devait arriver...

         
        • toukostyle
          • Posté à 22h00 le 07/09/2009
          • Internaute 87859
            trimard

          « Je regarde sereinement tout s’écrouler comme une grosse merde. 30 ans que ça devait arriver… »
          je plussoie,d’autant plus que je regarde dans la même direction,une bière à la main et une clope au bec.

        1 autres commentaires
  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 13h17 le 07/09/2009
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    Certains « s’étonnent » que des articles désarmant de platitude, se fassent nazer.
    Il n’y a pas de complot mais seulement sans doute l’exaspération de voir mettre en avant des faux problèmes et de fausses analyses, du réchauffé destiné en fin de compte à nous faire prendre des vessies pour des lanternes.
    Les groupies et les « multi comptes » n’y changeront rien.
    Ni la rédaction de Rue89, encadrant soigneusement les « posts » qu’elle juge convenable...

    • Le Yéti
      Le Yéti répond à nemo3637
      yetiblog.org
      • Posté à 14h56 le 07/09/2009
      • Internaute 6095
        yetiblog.org

      COMPTES

      Voyons voir : 39 votes sur le billet à l’heure qu’il est ; dont la moitié en « nazage ».

      Donc, 20 « personnes » maximum « exaspérées de voir mettre en avant des faux problèmes et de fausses analyses ».

      20 « nazages » sur 1662 visites (1,20 %) au moment où j’écris ce commentaire, c’est supportable... surtout si en plus ces 20 nazages sont l’œuvre d’un seul individu, deux/trois au maximum en « multicomptes ».

      N’est-ce pas, mister nemo3637, dit « bisque-bisque-rage »... qui s’offre le luxe de 20 votes (coincidence ?) quasiment tous « top » dans un commentaire aussi anodin que Lien ?

      [Rires]

      • nemo3637
        nemo3637 répond à Le Yéti
        Déchoukeur
        • Posté à 15h54 le 07/09/2009
        • Internaute 44521
          Déchoukeur

        Non, c’est pas moi.
        Qui se sert de plusieurs pseudos pour écrire des posts dans Rue89 ? On peut s’en reparler...
        Mais c’est vrai : je pense que ces nazages sont méritées - en dépit du soutien inconditionnel de la rédaction - et que ce que tu écris, fait de compilation, est plutôt plat et matoukesque.
        La force de ma pensée sans doute...qui pour l’occasion ne m’a pas inspiré de plus long commentaire. Autant aller lire les textes à leur source.
        Cela me fait plutôt rigoler. Aucune rage, bien au contraire !

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 16h20 le 08/09/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Je comperais la crise plus facilement à la grippe du halouf qu’à la valche folle.
    L’ESB on la choppe pas si on veut pas manger de boeuf, et un mec qui file pas de farine à ses bêtes aura un cheptel sain.

    Par contre, la grippe de par son état de grippe, s’en fout qu’on mange pas de cochon, même un végétarien kascher peut la chopper. Et même si on élève ses cochons dans des conditions parfaites, suffit qu’ils ramènent à la maison une truie pour une partie de jambe en l’air pour qu’ils attrapent le microbe.

    La crise c’est pareil, car même si on a pas d’actions, pas de crédit, pas de travail, on voit l’usine d’à côté fermer et les chômeurs finissent par prendre d’assaut notre potager pour manger carottes, choux, caniche et même les gosses.
    La meilleure solution d’échapper à la grippe comme à la crise, c’est de vivre sans aucun lien avec le reste de l’humanité.

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