California dreamin'

Le regard de la journaliste française Armelle Vincent sur la Californie et le Mexique.

Discours d'Obama sur la sécu : « Le temps de l'action est venu »

Armelle Vincent
Journaliste
Publié le 10/09/2009 à 11h47

En direct et en prime time, le président américain a tenu au Congrès son discours clé sur la réforme du système de santé.


Un agent de sécurité du Congrès regarde l’intervention d’Obama sur la santé le 9 septembre 2009 (Yuri Gripas/Reuters).

Je ne sais pas si les Américains attendaient avec trépidation le discours de Barack Obama devant le Congrès mercredi soir, mais moi oui. L’été a été brutal pour le projet de réforme du système de santé proposé par le Président. On a entendu d’invraisemblables balivernes, véhiculées par le noyau dur républicain, sur les horribles conséquences qu’entraînerait une réforme.

Par exemple que les papis et mamis malades passeraient devant des « commissions de la mort » composées de bureaucrates qui choisiraient ceux qui méritent d’être soignés… ou non. Qu’on attendrait des mois avant de recevoir des soins ou un traitement vital. Qu’on aurait une médecine socialiste, quelle horreur. Que ce qu’on a en ce moment est parfait. Si adéquat d’ailleurs que 62% des faillites dues à des dépenses de santé frappent des gens couverts par une assurance maladie.

Mercredi matin, un Américain me disait :

« Pour ce qui est de la réforme de la santé, l’espoir est mort en août. »

Depuis plusieurs semaines et les « town hall meetings » qui ont permis aux républicains de se regrouper et de disséminer des mensonges éhontés et scandaleux sur le projet de réforme du Président, on entend de plus en plus de démocrates exprimer leur profonde déception.

Il faut dire qu’Obama a l’air de reculer sur presque tout, au nom du compromis. On commence à se demander s’il a des tripes. Tandis qu’il tergiverse pour tenter de rallier des républicains à sa cause, ces derniers ne cessent au contraire de le rejeter. Ils n’ont que faire, eux, des concessions. Obama continue pourtant de les courtiser.

Pendant le discours, des membres de l’aile républicaine se sont levés pour applaudir. Avec un sourire qui en disait long sur sa satisfaction d’être enfin apprécié, Obama a commenté : « Here you go, here you go. » (Voir la vidéo)

Je me suis dit que son problème était de vouloir être aimé de tout le monde. Ruth Felner, qui a fait campagne pour Obama, s’exclame :

« C’était un beau discours, comme d’habitude. Mais je n’y ai pas cru une seconde. J’ai envie de dire : d’accord, et maintenant ? Je n’ai plus d’illusions. Ils nous a eus. »

Un article récent de Business Week nous a appris que Tom Daschle, l’ex-sénateur démocrate pressenti pour occuper le poste de secrétaire d’état à la santé est en fait consultant pour United Care, le puissant lobby des assureurs. Il touche de l’argent en échange de conseils éclairés (il connait le sénat comme sa poche et est proche du gouvernement) sur la meilleure manière de faire capoter la réforme !

Le même Daschle prétend depuis des années avoir la conviction qu’un système public égalitaire est la seule solution morale. Il y a de quoi être écœuré. Et nombreux sont les démocrates qui le sont.

« Quelle trahison ! Quelle amère déception ! Pour qui travaille en fait Obama ? Qui le paie ? »

En ce moment, on entend ça tous les jours. De la bouche de ceux qui ont voté pour lui.

Mais mercredi soir, en écoutant le discours, certains ont repris espoir. Un pointage de CNN montre un résultat surprenant. Deux Américains sur trois, parmi ceux qui ont regardé le discours, seraient maintenant en faveur de la réforme ! En matière de cote de popularité, Obama a fait un bond soudain de 14 point en deux heures.

On reconnaît bien là son talent d’orateur.

« Je ne suis pas le premier président à mener ce combat, mais je suis déterminé à être le dernier », a-t-il immédiatement annoncé.

On a entendu le récit de plusieurs anecdotes terribles. Comme l’histoire de cette femme atteinte d’un cancer du sein qui s’est vue refuser un traitement sous prétexte qu’elle n’avait pas signalé qu’elle avait eu de l’acné à l’adolescence ! Le temps qu’elle se batte pour obtenir des soins, sa tumeur avait doublé de volume.

Chaque jour, 14 000 Américains perdent leur assurance maladie, a expliqué Obama. Dans certains cas, ils ont perdu leur emploi. Dans d’autres, leur assureur s’est débarrassé d’eux après un mauvais diagnostic et des années de cotisations et de primes mensuelles exorbitantes.

« Le temps des chamailleries est bien fini, a dit le Président. C’est maintenant le temps de l’action. Aucune personne ne devrait plus jamais être ruinée parce qu’elle tombe malade. »

Un concept qui va de soi en France, mais pas ici.

Photo : un agent de sécurité du Congrès regarde l’intervention d’Obama sur la santé le 9 septembre 2009 (Yuri Gripas/Reuters).

  • 17061 visites
  • 73 réactions
Vous devez être connecté pour pouvoir commenter : ou créez un compte
  • herisson66
    herisson66
    arbitre libre
    • Posté à 12h06 le 10/09/2009
    • Internaute 43508
      arbitre libre

    UNe chose est maintenant avérée pou rles américains : ils pensent le changement de politique de santé vital, vu les difficultés, et fondamental , du point de vue d’une autre vision des domaines publics. après tout il a beaucoup à gagner et si peu à perdre, les investiseurs ou actionnaires auront bien d’autres niches pour se refaire une santé, la roue tourne.

  • blablablaetblablabli
    blablablaetblablabli
    patati et patata
    • Posté à 12h07 le 10/09/2009
    • Internaute 38523
      patati et patata

    Avec ces crétins de rednecks le président Obama n’a pas fini,meme pour le sdf américain la réforme de la santé est une idéologie communiste,en fait l’américain préfére crever que d’etre solidaire de son prochain ,c’est ça la mentalité de pionnier.
    Le protestantisme est une vrai calamité sur terre,celui qui né pauvre c’est est bien fait pour sa gueule et ce lui qui est né riche c’est que c’est dieu qui l’a voulu ! !

    C’est ça les states !

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à blablablaetblablabli
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 15h49 le 10/09/2009
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Vous évoquez le protestantiste, coupable selon vous d’avoir permis aux gens d’interpréter la pauvreté ou la maladie comme un mal venant du ciel, donc du Dieu tout puissant...donc acceptable comme un mal « mérité » en haut lieu.
      - Un mal venant de Dieu,...seul capable, évidemment, de savoir (puisqu’il serait à l’origine de toute vie) lequel est digne de vivre bien, et lequel ne le serait pas.

      C’est en fait le « Créationnisme dur » qui est à l’origine de cette interprétation, et aux USA, il fait aujourd’hui un retour en force,...et contre toute logique !
      - Au delà de tout ça, c’est LA RELIGION dans son principe même qui est la cause de toutes les aberrations comportementales des hommes.

      ¤ Les Cultes Déistes, qui prêchent généralement la solidarité et l’amour du prochain, se trouvent être paradoxalement la source de tous les égoïsmes.

      • Vuedechezmoi
        Vuedechezmoi répond à Yvon le Zébulon
        utopiste
        • Posté à 12h03 le 11/09/2009
        • Internaute 63037
          utopiste

        Vous vous emmêlez quelque peu les arpions cher Zébulon me semble-t-il... ( ?). Les « créationistes » n’ont rien à voir dans tout ça et je ne suis pas certaine que la recherche d’une entité comme bouc émissaire fasse avancer le dossier. L’homme est un esprit qui ne peut vivre que « relié » (d’où le terme religion, issu du latin « religare »). C’est précisément parce qu’il n’est plus relié à quoi que ce soit que l’homme post moderne flotte ainsi au gré des annonces, des rumeurs, des effets médiatiques globalisés. Le capitalisme, dans sa forme actuelle extrême (ultra ou néo capitalisme) finit par devenir une sorte de gigantesque aspirateur à énergie. Il absorbe et recycle absolument tout, le meilleur et surtout depuis peu, le pire. Pas un seul individu qui ne se sente pas menacé par quelque chose, si possible d’indéfinissable afin de ne pas être maîtrisable par le pecus vulgum. La fabrique à angoisse, mise en place et en bon fonctionnement depuis le 11/09/2001 n’est pas le fruit d’un hasard de pauvres types barbus et musulman. La relation, cher Zébulon, c’est le pouvoir et le fric et son temple central est la FED. Ses temples filialisés sont nombreux : banques transcontinentales et institutions non démocratiques telles que le FMI, l’OMS et l’OTAN. Il faut être obtu pour ne pas voir l’évidence du « programme de mondialisation ».
        Une seule solution, cher Zébulon : responsabilité et courage individuel d’abord, puis solidarité des peuples. Nous détenons une ADM (arme de défense massive !) efficace : notre décision libre de cesser de consommer tout ce qui nous balance. Mais... l’étrangeté de l’humain c’est que plus il est mis en esclavage et plus il s’entête à justifier et donc à pérenniser ses bourreaux et ce, par la continuation de ses comportements réflexes !

        Etonnant et pathétique...
        Obama n’est qu’un joli leurre. Ne pas l’avoir compris dès son élection donne la dimension du conditionnement aux mass médias.

         
        • Yvon le Zébulon
          Yvon le Zébulon répond à Vuedechezmoi
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
          • Posté à 13h15 le 11/09/2009
          • Internaute 65781
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

          Votre commentaire me plait bien, mais j’ai noté cette petite phrase dans laquelle vous dites :
          - « l’homme est un esprit qui ne peut vivre que relié (d’où le terme religion), issu du Latin religale
          ....et cette phrase m’inspire cette réflexion :

          ¤ Un mot n’est qu’un mot, crée à partir d’un besoin, et dans le cas que vous citez...ce besoin qu’ont précisément certains profiteurs de ‘relier’ les gens à leurs décisions et leur arbitraire...

          Ce n’est pas parce que le mot MERDE existe, qu’il faut vivre dedans !

        1 autres commentaires
    • InitiativeDharman
      InitiativeDharman répond à blablablaetblablabli
      Berger dans les nuages
      • Posté à 18h13 le 10/09/2009
      • Internaute 56651
        Berger dans les nuages

      Un peu simpliste non ?
      Et pourquoi pas brûler le drapeau américain pendant qu’on y est ?
      On peut être fiers nous autres avec notre Sarkozy...
      Ou notre Le Pen au deuxième tour...

    • Marie-Hélène
      Marie-Hélène répond à blablablaetblablabli
      fout rien al païs
      • Posté à 22h31 le 10/09/2009
      • Internaute 74251
        fout rien al païs

      la Suède, la Norvège, l’Islande, les Pays-Bas, la Finlande... (j’en oublie), sont des pays protestants mais on l’on y trouve un haut niveau de protection sociale. Absolument rien à voir avec les Etats-Unis ! !

    • Dellie
      Dellie répond à blablablaetblablabli
      Infirmiere
      • Posté à 08h24 le 13/09/2009
      • Internaute 89978
        Infirmiere

      Seulement en partie... une habitude de mettre tous les habitants d’un pays dans le meme sac ! Dommage.

  • Fanya
    Fanya
    penseur libre enraciné à Gauche (...)
    • Posté à 12h11 le 10/09/2009
    • Internaute 55815
      penseur libre enraciné à Gauche (...)

    Et « pitchoune » prends en de la graine et « ton royaume » de merde doit payer ses dettes à la sécu et toi et tes copains en priorité avce des pénalités de retard et on attendra pas l’avis d’une commission de « régularisation » ! comme indiqué pour les fraudeurs ! ! ! !

  • penabranca
    • Posté à 12h12 le 10/09/2009
    • Internaute 62583

    Au pays du struggle for life et de la chaise électrique, les discours d’Obama sont d’une bravitude qui ferai bien d’inspirer nos politiciens.

    • mauser
      mauser répond à penabranca
      • Posté à 16h28 le 10/09/2009
      • Internaute 4683

      Nous avons de hommes ou de femmes politiques en France des nom En dehors d’un poignée de cheavaux de retours se battant pour l’accés à la mangeoire donnez moi un simple tribun un petit agitateur .

  • pierrejcallard
    pierrejcallard
    http://www.nouvellesociete.org
    • Posté à 12h13 le 10/09/2009
    • Internaute 3366
      http://www.nouvellesociete.org

    Obama est habile et le vrai Establishment est avec lui, sans quoi il n’aurait pas été élu. La réforme de la santé, c’est mettre au pas une classe sociale de petit-riches bourgeois dont les médecins sont les éléments emblématiques. C’est son plus gros défi, car ce sont eux qui alimentent le réseau de corruption à tous les niveaux qui est la démocratie à l’américaine. Si la réforme passe, ce sera la vraie révolution sociale aux USA. Si elle ne passe pas... peut-être la révolution. Tout simplement.

    Lien

    Lien

    Pierre JC Allard

  • rodikol
    rodikol
    dindon de la force
    • Posté à 12h16 le 10/09/2009
    • Internaute 89098
      dindon de la force

    Excellent article. J’aime Obama pour différentes raisons, la principale étant qu’il incarne l’Espoir. Puisse-t-il faire plier les différent lobbies qui pullulent à Washington.

    • ThePhysicist
      ThePhysicist répond à rodikol
      Critique avisé
      • Posté à 13h56 le 10/09/2009
      • Internaute 40931
        Critique avisé

      C’est quoi la différence entre l’Espoir et l’espoir ?

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 12h29 le 10/09/2009
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Le Président Barak Obama aura beaucoup de difficulté à établir son plan relatif à la santé publique, dans les mentalité US...
    - surtout chez tous ceux qui s’imaginent encore définitivement à l’abri du malheur ! (autant dire des cons, très nombreux, comme partout ailleurs).

    Mais je suis convaincu qu’il y parviendra, pour une raison simple :
    - Un pays ne peut fonctionner socialement sur la base de l’égoïsme global !

    S’il devait rater son coup, il y aura probablement du grabuge !

  • .Lycurgue.
    .Lycurgue.
    Etudiant
    • Posté à 12h27 le 10/09/2009
    • Internaute 89523
      Etudiant

    Oui, c’est vrai que la mentalité anti-socialiste en Amérique est presque innée, le culte de l’indépendance vis à vis de la société. ça a des fondements historiques remontant à la colonisation.

    les Etats Unis vive à crédit et Malgré tout Obama se lance dans cette réforme, une réforme essentielle dans une société de l’inégalité et une surtout une promesse de campagne.

    D’ailleurs qu’est ce que c’est que ces politiques qui se mettent à vouloir entreprendre ce qu’ils ont promis ? ? ? jamais vu ça.

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 12h44 le 10/09/2009
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    Le président Obama est connu pour ses beaux discours. Et certains, en France ou ailleurs, prennent encore ses paroles pour argent comptant. Il est vrai que son projet de CMU était le point clé de sa campagne, question sur laquelle son prédecesseur démocrate Clinton s’était cassé les dents. Il ne serait pas le premier élu à ne pas tenir ses promesses, de la même façon, que, jusqu’à présent ses paroles n’ont guère été suivi d’effets. Il s’en tirera par une réformette et la montagne aura ainsi accouché d’une souris.
    Mis à cette place par les banquiers qui l’avait choisi comme candidat - voyez aujourd’hui qui compose l’équipe présidentielle - le Président Obama n’est-il pas là où il est pour dorer la pilule aux Américains - et aux autres, Arabes compris ?
    Une oeuvre, plus discrète, elle, réussit à se mettre en place sans trop d’opposition au Congrès : la guerre en Afghanistan.

  • Françaisehélas
    • Posté à 13h07 le 10/09/2009
    • Internaute 28448

    Madame, monsieur les journalistes, j’aimerais qu’on parvienne à m’expliquer pourquoi les américains ne sont pas favorable à un système de santé public.
    J’avoue que jusqu’à présent, j’ai bien lu tous vos articles, comme une brave petite fille, mais le fond du problème, l’idéologie exprimée, ou la bataille médiatique, enfin tout ce qui forge l’opinion, ça je n’ai pas compris. Et je voudrais bien comprendre. Est-il possible de faire un article là dessus ?

    • pierrejcallard
      pierrejcallard répond à Françaisehélas
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 13h49 le 10/09/2009
      • Internaute 3366
        http://www.nouvellesociete.org

      @ Françaisehelas :

      NOVLANG. Les Américains ont été tellement abêtis par le lessivage de cerveaux de la démocratie médiatique américaine qu’ils ne font plus les liens de cause à effets, sauf ceux dont on leur a dit qu’ils étaient « corrects ».

      Présentement, vous avec l’équivalent du PNB de la France qui va vers un système de santé qui coute le double de celui des autres pays développés, laisse 15% de la population sans protection et arnaque les autres autant qu’il peut

      Mais ce sont ceux qui profitent de ce systeme qui sont les premiers contributeurs au financement de tous les candidats de tous les partis politiques et à tous les niveaux.

      Mettre en place un autre systeme, c’est mettre un clou dans le cercueil de la corruption. Je ne crois pas qu’aucune parti n’y soit parvenu sans une révolution

      Pour uncoup d’oeil sur j’effet Obama, voyez ce lien.

      Lien

      Pierre JC Allard

      • Françaisehélas
        • Posté à 14h56 le 10/09/2009
        • Internaute 28448

        Je n’ai pas envie d’un énième rappel sur ce que sont ces affreux-américains-qui-ne-comprennent-rien-à-la-vie, mais d’un texte explicatif sur le pourquoi du comment, et sans les préjugés ridicules qui vont avec, merci.

         
        • ThePhysicist
          ThePhysicist répond à Françaisehélas
          Critique avisé
          • Posté à 15h43 le 10/09/2009
          • Internaute 40931
            Critique avisé

          Pour le comprendre, c’est vrai qu’il fallait en fait lire les commentaires des articles en question.
          ––––––––
          Pour faire court :
          Il y a un background historique, qui est que les américains blancs ne voulaient pas payer des impôts qui aideraient les noirs pauvres.

          Il y a un background économique qui est la peur du communisme, donc d’un État dirigiste, d’une société où l’égalitarisme prévaut aux dépens des libertés individuelles.

          Il y a un background culturel, qui est que l’Etat n’est pas une assistante sociale (« Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande ce que tu peux faire pour ton pays »), que l’ascension sociale passe par le mérite et la réussite.
          ––––––––

          Maintenant la vision que l’on a du système de santé amerloc est assez biaisée.
          Aux USA la plupart des employeurs fournissent une couverture maladie à leur employés. Les très pauvres sont couverts (Medicaid).
          Le problème se pose pour la low-middle income class qui travaille mais dont l’employeur ne fournit pas une couverture maladie (travailleurs pauvres quoi).
          Et c’est ça qu’Obama essaie de changer en proposant une mutuelle publique à but non lucratif (mais non subventionnée) qui serait un peu moins chère (grace à une masse salariale plus faible et moins de bureaucratie) que les autres justement pour cette low-middle income class.

          C’est un peu caricatural mais ça apporte quelques éléments.

          • Françaisehélas
            • Posté à 15h45 le 10/09/2009
            • Internaute 28448

            Merci, c’est clair et concis. Merci beaucoup

          • macjack
            macjack répond à ThePhysicist
            bûcheron
            • Posté à 17h47 le 10/09/2009
            • Internaute 45039
              bûcheron

            Non, au contraire, ThePhysicist, je pense que c’est très bien vu, surtout pour aussi peu de lignes.
            Merci de l’explication.

          • Armelle Vincent
            Armelle Vincent répond à ThePhysicist
            Journaliste
            • Posté à 17h59 le 10/09/2009
            • Journaliste 36910
              Journaliste

            La plupart des employeurs fournissent en effet une assurance maladie sauf que la part de cotisations payées par leurs salariés est de plus en plus élevée et que 48% d’Américains sont actuellement sans couverture.

            • ThePhysicist
              ThePhysicist répond à Armelle Vincent
              Critique avisé
              • Posté à 18h15 le 10/09/2009
              • Internaute 40931
                Critique avisé

              Oui mais là, vous entrez dans les détails ! :)

            • Yvon le Zébulon
              Yvon le Zébulon répond à Armelle Vincent
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
              • Posté à 19h20 le 10/09/2009
              • Internaute 65781
                L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

              Et j’imagine volontier que même totalement malfichus, les pauvres assurés ne doivent guère être tenté par l’arrêt de maladie tel que nous le connaissons en France...

              Vu que l’employeur est forcément à la fois juge et partie, dans la mesure où les assurances souscrites lui sont totalement redevables !
              Comme cela se fait pour les voitures :

              - 3 accidents, cherchez un autre assureur !
              - Trois arrêts de maladie, et c’est la porte assurée...sans couverture !

              ...et ne comptez pas pouvoir à un prix acceptable, vous assurer ailleurs !

              • alaixih
                • Posté à 20h37 le 10/09/2009
                • Internaute 19775

                Le système est relativement simple. Grace au droit de faire remplir des questionnaires médicaux avant de signer un contrat avec une assurance, les assureurs n’assurent que ceux qui leur rapportent et pas ceux qui leur coutent. En gros ils n’assurent que ceux qui sont en bonne santé... C’est le seul moyen de gagner de l’argent.

                En gros faire du profit en limitant les charges. C’est le principe. Appliqué à la santé cela fait que si tu n’as pas assez d’argent pour te payer une bonne assurance et que tu es gravement malade tu meurs.

                Je pense que le droit des citoyens de vivre est plus important que le droit de choisir son assurance. Pourtant le système américain pense lui ( du moins la droite conservatrice ) que la liberté de choix est la plus importante. Ou d’une façon détournée que les personnes qui n’ont pas les moyens de se payer une assurance ne le peuvent pas parce qu’ils ne sont tout simplement pas assez bons pour le faire ou pas assez travailleurs.

                Or la santé ne dépend pas de la volonté. Sinon on ne mourrait pas. Ensuite, les revenus sont avant tout et aux états unis comme ailleurs une question d’éducation qui coute sauf rares cas elle même de l’argent. Ne peut donc avoir une bonne éducation que celui qui en a les moyens....

                Le système américain a le génie de faire croire à chacun que son bonheur ne dépend que de lui même et que si le bonheur ou la réussite n’arrive pas par conséquent ce n’est qu’à cause de lui.

                Pour ma part, j’attends après le « rêve américain “ le réveil américain.

                • Yvon le Zébulon
                  Yvon le Zébulon répond à alaixih
                  L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
                  • Posté à 13h27 le 11/09/2009
                  • Internaute 65781
                    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

                  Belle conclusion par votre dernière phrase !

                  De fait, le système Américain est un système complètement pourri probablement hérité de la période esclavagiste des débuts de cet Etat.
                  - Quand je pense que la France cherche à le copier !

                  Pour la petite anecdote :
                  Autrefois, dans les « plantations » en Louisiane et ailleurs, les esclaves n’étaient nourris (en viandes) qu’avec les viscères des animaux d’élevage, les Maîtres se réservant les beaux morceaux...
                  ° Aujourd’hui, les tripes sont un plat excellent, pauvre en graisses et tout aussi riche en protéïnes, que les blancs ont fini par accepter dans leur assiette, à la vue de la musculature de ces gens (esclaves donc) qui n’étaient alimentés qu’avec cela...
                  - Les home training et autres clubs de mise en forme n’existaient pas, et nul à l’époque n’avait supposé que l’exercice physique (intense et imposé, évidemment) de ces noirs importés d’Afrique était à l’origine de leur superbe.

            • Françaisehélas
              • Posté à 08h31 le 11/09/2009
              • Internaute 28448

              qu’englobe les 48% exactement (c’est un pourcentage énorme !) oO :
              tous ceux sans employeurs ?
              une partie des employés aussi, car l’employeur ne cotise pas ?

              et qu’elle est la part des entreprises qui ne cotisent pas ?

        • pierrejcallard
          pierrejcallard répond à Françaisehélas
          http://www.nouvellesociete.org
          • Posté à 00h44 le 11/09/2009
          • Internaute 3366
            http://www.nouvellesociete.org

          Françaisehelas : Désolé de vous décevoir. Je vous répète, toutefois, que si vous ne comprenez pas que le vote de chaque membre du Congres ou du Senat sur chaque projet de loi est à vendre en faveurs, en promesses en menaces ou au comptant, vous ne pouvez rien comprendre aux soubresauts de la politique américaine.

          C’est ainsi qu’après que le plan Paulson - 700 milliards de dollars de cadeau aux banques - ait été rejeté, on l’a représenté et fait accepté une semaine plus tard pour 850 milliards, y ayant ajouté ce qu’il fallait pour convaincre ceux dont on avait besoin pour qu’il le soit.

          Obama n’aura sa majorité que s’il « persuade » les législateurs de l’appuyer, ce qui n’est pas si différent des derniers empereurs romains plaidant leur cause auprès de la garde prétorienne. il l’aura si ses commanditaires estiment que l’affaire en vaut le prix Le reste est propagande et procédures.

          Congres et Senat sont la corruption institutionnalisée... mais il sont aussi la démocratie.

          Lien

          Pierre JC Allard

        10 autres commentaires
  • Jaycib
    Jaycib
    Désagrégé de l'Université
    • Posté à 13h18 le 10/09/2009
    • Internaute 37053
      Désagrégé de l'Université

    Je ne suis pas sûr que les riverains comprennent le risque que prend Obama avec son projet de réforme, ainsi que son manque de finesse politique. Il a annoncé durant sa campagne que la réforme de l’assurance santé serait une priorité absolue et IMMEDIATE de son mandat en dépit du contexte de crise. La conséquence est qu’une grande partie de la population américaine, qui se sent menacée de toutes parts, refuse désormais tout impôt nouveau, fût-ce pour la bonne cause.

    Il eût été opportun pour le président de différer son projet de un à deux ans (au moins) et d’attendre une hypothétique reprise avant de le mettre sur le tapis. Au lieu de cela, il a cru que ce projet (sous quelle forme ? les détails étaient loin d’être au point ; c’est encore le cas aujourd’hui) passerait sans problème du fait de la grande popularité du président. Cette erreur pourrait lui coûter d’autant plus cher qu’il nie l’évidence, reprenant les arguments de ses conseillers financiers sur l’imminence d’une sortie de crise. Il a même dit avant son discours d’hier que la relance portait déjà ses fruits, ce que contredisent les statistiques et le vécu des gens.

    Je n’irai pas jusqu’à dire que la réforme souhaitée par Obama est un match perdu d’avance, car nous ne savons même pas le contenu effectif du projet. Il a été question d’une secteur public de l’assurance maladie concurrençant les assurances privées, ce qui était une approche suicidaire au vu de l’énorme endettement de l’Etat fédéral. Une réplique du système à l’allemande – où les assureurs privés jouent un rôle déterminant – aurait été préférable, mais Obama a été mal aiguillé, mal conseillé, trop confiant dans sa bonne étoile. Ses appels du pied incessants en direction d’une minorité républicaine hostile traduisent cet excès de confiance avec éclat.

    Quel que soit le résultat du combat sur l’assurance maladie, Obama est en passe de perdre tous ses paris : (1) la reprise économique n’est pas au rendez-vous escompté par lui, il n’y a qu’une reprise BOURSIERE ; il s’est mépris sur la profondeur de la crise ; IL N’A PAS LA COMPREHENSION DE L’ECONOMIE MONDIALE QU’ON ATTEND D’UN PRESIDENT DES ETATS-UNIS ; (2) le bourbier afghan est désormais comparé à celui du Vietnam, et il est de fait impossible d’imaginer quelle stratégie permettrait aux USA et à l’OTAN de se tirer d’affaire à bon compte ; (3) la situation en Irak est presque au-delà de tout contrôle, contrairement à ce qu’espérait le président.– les attaques terroristes fratricides se sont installées à mesure que les troupes américaines se retiraient des grandes villes ; (4) en ce qui concerne le conflit israélo-palestinien, la poursuite de la colonisation israélienne dans les territoires cisjordaniens a mis à bas l’option fondamentale de l’administration américaine – le gouvernement Netanyahou n’en fait qu’à sa tête et inflige camouflet sur camouflet à Obama ; de fait, les dirigeants israéliens prennent Obama pour un amateur ; ils n’ont peut-être pas tort ; (5) le projet d’un « dialogue » avec l’Iran n’est plus qu’un voeu pieux ; la récente élection iranienne et la reprise en main par Ahmadinejad et les conservateurs, après une période de flottement, le démontre avec éclat.

    Peu à peu, le mythe d’un super-président américain s’estompe. La crise est naturellement un facteur déterminant de son impuissance. Mais ce n’est pas tout. Obama n’est pas naïf, il est tout simplement insuffisamment informé, et surtout mal entouré. La confiance dans sa bonne étoile – celle-là même qui l’a si bien servi jusqu’après son élection – est désormais un travers que chacun, même dans son propre camp, perçoit avec acuité.

    En politique étrangère, Obama risque, par sa volonté irénique indomptable, de passer pour un nouveau Wilson, l’homme des grands principes mis à mal par la réalité. Mais il y a pire sur le plan intérieur. L’ombre qui se profile de manière de plus en plus menaçante est celle de Hoover, le président américain auquel on attribue la paternité politique de la Grande Dépression des années 30.

    Bien sûr, une bonne partie de tout cela est « la faute à pas de chance ». Il faudrait un génie politique à Washington pour surmonter les différents écueils. En ce moment, Obama démontre au contraire ses singulières limites. Ce n’est pas un discours de plus – fût-il brillant – qui le sauvera.

    • usern4m3
      usern4m3 répond à Jaycib
      (none)
      • Posté à 13h42 le 10/09/2009
      • Internaute 60204
        (none)

      (Pardon Jaycib, j’ voulais juste ajouter un commentaire...)

      « Un concept qui va de soit en France »...

      ... pour l’instant,
      et surtout grace aux associations suivant la maladie...

      Longo maï !

      • ThePhysicist
        ThePhysicist répond à usern4m3
        Critique avisé
        • Posté à 13h53 le 10/09/2009
        • Internaute 40931
          Critique avisé

        Un concept qui va de soit en France, mais pas ici.
        Un concept qui va de soie en France, mais pas ici.
        Un concept qui va de soi en France, mais pas ici.
        Un concept qui va de soua en France, mais pas ici.

        Choisissez la bonne aurtoghrafe.

    • nemo3637
      nemo3637 répond à Jaycib
      Déchoukeur
      • Posté à 13h43 le 10/09/2009
      • Internaute 44521
        Déchoukeur

      « Obama n’est pas naïf, il est tout simplement insuffisamment informé, et surtout mal entouré. »

      Pas plus que Bush ou que d’autres présidents américains à qui il n’a jamais été demandé d’être des « lumières », tout au contraire. C’est en réalité tout un brain-trust qui entoure le président et qui, de fait, décide, en accord avec le Congrès. La vision présidentielle américaine n’a rien à voir avec la conception française on l’on choisit une personne cultivée - Sarkozy est une exception ! - qui a un vrai pouvoir de décision.
      Par contre, il est sûr qu’il y a beaucoup d’indécision dans l’équipe présidentielle face à la crise.
      Le projet de CMU fut un argument important qui permit de remporter la victoire électorale. SI elle n’est pas appliquée du fait des oppositions, le président pourra toujours, en dernier recours, reporter ledit projet, et se présenter en victime....

    • rodikol
      rodikol répond à Jaycib
      dindon de la force
      • Posté à 13h52 le 10/09/2009
      • Internaute 89098
        dindon de la force

      Cher Jaycib,

      Ton analyse ne manque pas de pertinence.

      Obama : peut-être ce que l’on appelle le Courage en politique.

      • ThePhysicist
        ThePhysicist répond à rodikol
        Critique avisé
        • Posté à 14h09 le 10/09/2009
        • Internaute 40931
          Critique avisé

        C’est quoi la différence entre le Courage et le courage ?

         
        • Yvon le Zébulon
          Yvon le Zébulon répond à ThePhysicist
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
          • Posté à 19h32 le 10/09/2009
          • Internaute 65781
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

          Tu veux savoir quelle différence entre « Courage » et « courage » ?

          * Juste une mise en valeur du mot grâce à la majuscule, car il s’agit du même type de « licence littéraire » que d’écrire Président au lieu de président, Mardi au lieu de mardi, ou Madame au lieu de madame.. !

          - La subtilité mon cher, rien que la subtilité !
          Certains écrivent avec leurs pieds, d’autres avec leur Esprit !

          - Note que j’ai mis une majuscule à « Esprit ».
          L’Ame aussi, peut avantageusement s’écrire avec une majuscule, s’il ne s’agit pas de l’âme d’un canon obusier ou d’un canon de fusil !

        • alaixih
          alaixih répond à ThePhysicist
          • Posté à 20h41 le 10/09/2009
          • Internaute 19775

          Je dirais que la différence est minuscule.

          • Yvon le Zébulon
            Yvon le Zébulon répond à alaixih
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
            • Posté à 13h29 le 11/09/2009
            • Internaute 65781
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

            Subtile et humoristique réplique !

    • ThePhysicist
      ThePhysicist répond à Jaycib
      Critique avisé
      • Posté à 14h08 le 10/09/2009
      • Internaute 40931
        Critique avisé

      « Il eût été opportun pour le président de différer son projet de un à deux ans (au moins) “
      Il n’aurait sans doute pas pu à cause des élections de mi-mandat qui fait perdre en moyenne 30 siège dans la chambre des représentants et 4 siège au sénat au parti du président.
      Une telle réforme nécessite un political power énorme, ça n’est faisable qu’en début de mandat ou après une confirmation aux midterm elections.

      ‘(1) la reprise économique n’est pas au rendez-vous escompté par lui’
      Ça c’est faux.
      Lien
      par exemple (voir les communiqués de la FED et du trésor américain), et les chiffres de destruction d’emploi en nette baisse.
      Sauf que les américains attendent une baisse du chômage, alors que celle ci ne peut pas arriver avant un bout de temps étant donné le gouffre dans lequel ils étaient. La récessions est passée, l’activité reprend, les destructions d’emploi diminuent fortement, mais les embauches ne sont pas encore là et n’arriveront pas avant 6 mois.

      ‘(2) le bourbier afghan’
      Ça c’est vrai. L’afghanistan est devenue ‘sa’ guerre, et pour l’instant, ca va mal.

      ‘(3) la situation en Irak est presque au-delà de tout contrôle’
      Plus personne n’en parle....

      ‘(4) en ce qui concerne le conflit israélo-palestinien [...] les dirigeants israéliens prennent Obama pour un amateur
      Ca c’est vrai : Obama n’a pas été assez fort sur ce sujet, Netanyaou voit très bien que le Congrès le soutient lui et non Obama, donc il a les mains libres ce qui fait passer Obama pour un faible.

      (5) le projet d’un dialogue ’ avec l’Iran n’est plus qu’un voeu pieux”
      Ça pour l’instant on en sait rien...

      “. Il faudrait un génie politique à Washington pour surmonter les différents écueils.”
      En tout cas on a bien fait d’éviter Sarah Palin.... à moins qu’elle ne revienne en force aux prochaines élections, et là ca serait la vraie cata : /

      • Jaycib
        Jaycib répond à ThePhysicist
        Désagrégé de l'Université
        • Posté à 15h21 le 10/09/2009
        • Internaute 37053
          Désagrégé de l'Université

        [Doublon, désolé ! ]

         
        • ThePhysicist
          ThePhysicist répond à Jaycib
          Critique avisé
          • Posté à 15h33 le 10/09/2009
          • Internaute 40931
            Critique avisé

          Pour l’économie nous ne sommes pas d’accord, et j’imagine qu’il sera dur de trancher car nous ne sommes pas omniscients, nous ne possédons que les chiffres publiés et les avis des différents analystes.
          Vous y voyez un « complot » de Wall Street, moi non ; je pense que le plan de relance (massif !) commence à produire son effet même si le gros de son action ne commencera qu’à la fin de l’année.

          Sur Israël : je ne dis pas que les membres du congrès sont derrière Netanyahou, je dis surtout que la majorité démocrate n’est pas prête à apporter un soutien sans faille à Obama sur les positions qu’il a affichées au début de son mandat.
          Ce qui de facto laisse le champ libre à Netanyahou pour continuer la colonisation et donc affaiblir Obama sur ce dossier.

          « les nouvelles annonces provocatrices portant sur une accélération plus rapide que prévue des capacités d’enrichissement d’uranium le montrent. »
          L’Iran souffle le chaud et le froid depuis un certain temps. Il y a les effets d’annonce d’Ahmadinejad et Khameyni, et de l’autre coté le rapport de l’AIEA de la semaine dernière qui indique que la production d’uranium enrichi a diminué et que l’Iran accepte un contrôle pour strict...

          « Sarah Palin n’a pas été candidate à la présidence. »
          Merci j’avais remarqué :)

          « Les Américains ne choisiront pas le camp de la vocifération et de l’irrationalité totale. “
          Si c’est mêlé à un discours religieux, ca peut passer (sans doute pas pour Palin à cause de sa fille&co, mais un(e) autre de la droite ultra-conservatrice oui).

          ‘Vous semblez sûr de votre fait en ce qui concerne les élections législatives de mi-mandat. Je ne partage pas nécessairement vos attentes à ce niveau. Tout dépendra des événements d’ici leur échéance.
          Le political power après l’élection présidentielle est à mon avis le seul permettant ce genre de réforme, à moins d’un raz-de marée électoral à mi-mandat qui n’est pas près d’arriver....

          • Jaycib
            Jaycib répond à ThePhysicist
            Désagrégé de l'Université
            • Posté à 17h20 le 10/09/2009
            • Internaute 37053
              Désagrégé de l'Université

            Pour ce qui est du relativisme des positions des « experts », ainsi que je le disais plus haut, je vous conseille vivement de lire l’article suivant de François Leclerc sur le blog de Paul Jorion :

            Lien

        2 autres commentaires
      • Jaycib
        Jaycib répond à ThePhysicist
        Désagrégé de l'Université
        • Posté à 15h19 le 10/09/2009
        • Internaute 37053
          Désagrégé de l'Université

        Votre certitude de la reprise américaine est le fruit d’une imagination apparemment bien nourrie par la propagande de la Fed, du Trésor et des banques (avec leurs relais dans la presse), semble-t-il. Ni Bernanke à la Fed, ni Geithner au Trésor, ni surtout les projections des banques ne peuvent être prises au sérieux : c’est Wall Street qui parle, et elle veut désespérément préserver le statu quo, au mépris de la réalité. Les économistes scients et prescients (Roubini, Krugman, et surtout Stiglitz, qui avaient anticipé la crise, quoique moins bien que Paul Jorion, dont je vous conseille vivement de consulter le blog accessible depuis Rue89) ne sont pas du tout d’accord avec la « vision » de la Maison Blanche. Le fait que les Américains veulent à tout prix se remettre au travail (comme toujours...) ne change rien à l’affaire. Sur le fond (crédits aux entreprises, progression des prêts non remboursés, capacité exportatrice fortement entamée, faillites des petites entreprises), c’est bien le contraire qui prévaut.

        Vous semblez sûr de votre fait en ce qui concerne les élections législatives de mi-mandat. Je ne partage pas nécessairement vos attentes à ce niveau. Tout dépendra des événements d’ici leur échéance.

        La majorité du Congrès soutient le programme de colonisations de Netanyahou (et les divagations xénophobes de Lieberman) ? Vous en avez la preuve ? Si oui, laquelle ?

        J’admets que ma prévision concernant l’Iran est une supputation. Mais justement, pendant quelques mois, les Iraniens ont eu l’impression qu’Obama serait un président très fort, avec un soutien international non moins fort, y compris dans les pays arabes, alors qu’aujourd’hui sa faiblesse transpire de toutes parts. Ahmadinejad et Khameiny n’ont plus aucune raison de faire le gros dos, les nouvelles annonces provocatrices portant sur une accélération plus rapide que prévue des capacités d’enrichissement d’uranium le montrent. Que pourra faire Obama en réponse ?

        Sarah Palin n’a pas été candidate à la présidence. Si elle devait l’être, les Républicains seraient battus, n’en déplaise à Limbaugh et à d’autres commentateurs (surtout de la Fox). Les Américains ne choisiront pas le camp de la vocifération et de l’irrationalité totale.

        Ce qu’on ne peut prédire ni même entrevoir aujourd’hui, c’est l’évolution du contexte international, qui a fortement changé du fait de la crise. En cas de nouveau(x) conflit(s) armé(s) d’envergure, on peut s’attendre à tout, y compris à un désespoir saisissant de la population américaine lorsqu’elle aura compris que le « siècle américain » cher à George Kennan, c’est fini. L’empire américain, même s’il a encore de beaux restes (surtout au sein des universités), a vécu. C’est le drame shakespearien d’Obama : il n’avait pas compris le monde qui l’entoure. Quand on est président, il faut savoir porter son regard au-delà du Potomac et du lac Michigan.

      • jub
        jub répond à ThePhysicist
        chef de moi-même
        • Posté à 15h55 le 10/09/2009
        • Internaute 77600
          chef de moi-même

        30 siège ou 30 sièges ?
        4 siège ou 4 sièges ?
        La recessions ou La recession ?

        et là sa serait la vraie cata
        et là ça serait la vraie cata
        et là ca serait la vraie cata
        et lassa serait la vraie cata

        Trouvez la phrase correctement orthographiée.

         
        • ThePhysicist
          ThePhysicist répond à jub
          Critique avisé
          • Posté à 16h05 le 10/09/2009
          • Internaute 40931
            Critique avisé

          Personnellement je ne vois aucune erreur dans ces phrases. Je commente un article contenant une faute d’orthographe, il est bien normal que je fasse de même !

           :)

          PS : si j’ai mis la faute en commentaire, c’était pour la signaler.
          Ses articles contiennent généralement moins de fautes d’orthographe que ceux généralement publiés sur la rue....

          • jub
            jub répond à ThePhysicist
            chef de moi-même
            • Posté à 18h13 le 10/09/2009
            • Internaute 77600
              chef de moi-même

            Ses articles ? Mais de qui ? ;)

          • Armelle Vincent
            Armelle Vincent répond à ThePhysicist
            Journaliste
            • Posté à 18h34 le 10/09/2009
            • Journaliste 36910
              Journaliste

            Désolée pour la faute. Je me suis bien relue hier soir, mais elle m’a échappé.

        3 autres commentaires
      • A déménagé le 9-8
        • Posté à 17h28 le 10/09/2009
        • Internaute 5710

        qui fait perdre en moyenne 30 siège

        C’est quoi la différence entre 30 siège et 30 sièges ?

  • Go to the page
  • 1
  • 2
Retour sur Rue89

Note Les notes de blogs ne sont pas toutes mises en forme par l'équipe de Rue89 contrairement aux articles du site.