Dopage et rugby, témoignages d'un long parcours commun

Publié le 13/10/2007 à 12h18

Les instances de l’ovalie, qu’elles soient internationales ou nationales, réfutent la contamination par le dopage de leur sport au prétexte que les valeurs du rugby sont antinomiques avec la triche sous toutes ses formes.

Ces mêmes instances se répandent dans les médias pour vanter l’éthique de leurs ouailles en s’appuyant sur la rareté des cas positifs.

Comment peut-on affirmer de telles inepties quand on sait qu’il existe trois possibilités de contourner le contrôle :

Des substances interdites indécelables ou non sanctionnables (hormone de croissance, transfusions autologues, ACTH, EPO biosimilaires, etc.)

Des substances « borderline » qui sont utilisées comme des dopants pour soigner la performance mais qui ne sont pas interdites et donc recherchées (Néoton®, Actovégin®, hormones thyroïdiennes, etc.)

Des AUT (Autorisation d’usage à des fins thérapeutiques) souvent détournées en traitements abusifs autorisés avec des substances dopantes.

En réalité, un observateur impartial et indépendant ne peut, dans le sport de haut niveau, qu’assimiler un contrôle négatif à la très probable preuve du contraire.

Le cycliste américain septuple vainqueur du Tour de France, Lance Armstrong, ne met-il pas en avant ses 300 contrôles sans nuage, tout comme l’athlète américaine Marion Jones s’appuyait, depuis des années, jusqu’à ses récents aveux, sur ses 80 tests « complètement » négatifs pour affirmer haut et fort qu’ils ne se sont jamais dopés ? Tout récemment, l’International rugby board (IRB) a introduit les contrôles antidopage sanguins dans l’arsenal antitriche. Ces tests ont été pratiqués pour la première fois le 8 octobre sur des joueurs des équipes de France et d’Afrique du Sud. Les Bleus ont été contrôlés en France après leur retour de Cardiff. Rappelons qu’à ce jour, les contrôles sanguins permettent de détecter la pratique de transfusions sanguines homologues, c’est-à-dire avec un donneur compatible (même groupe ou 0 et même rhésus) mais pas les autologues (avec son propre sang) et la prise d’hémoglobines de synthèse peu utilisées en raison des risques de réactions allergiques.

Que l’IRB ajoute qu’à la fin de l’année, la prise d’hormones de croissance pourra également être décelée de manière rétroactive ne va pas fondamentalement changer les habitudes des tricheurs. Les possibilités de passer à travers les larges mailles du contrôle s’apparentent à la fameuse ligne Maginot de la Seconde Guerre mondiale ! Pour illustrer que dopage et rugby ont un long parcours commun, nous proposons la liste, non exhaustive, des témoignages enregistrés depuis que les contrôles existent.

En France, le premier contrôle antidopage organisé dans le rugby remonte à janvier 1978 et concernait la rencontre de deuxième division entre CASG et Clamart. Les joueurs étant prévenus à l’avance, les analyses furent... négatives ! Depuis, que de phrases contradictoires sur ce thème. Petit florilège :

Amédée Domenech (FRA), international de 1954 à 1963 (52 sélections) : 1. « Le doping ? Vous plaisantez mon bon monsieur ! Je n’y toucherai jamais. C’est comme une maîtresse, après, on ne peut plus s’en passer... » (Tonus, 1963, n° 89, 15 février, p. 1)

2. « Aujourd’hui, il y a prescription. Oui, j’avoue que je me suis chargé pour ce match (France-Springboks 1961 à Colombes : 0-0). Des cachous, j’en avais pris plus qu’il n’en fallait ! Ce que c’était ? Non, pas de la tisane d’Epernay. Du Maxiton® (amphétamine, ndlr). J’avais un peu forcé la dose. Deux jours après, je sautais encore les haies. » (L’Equipe, 15 octobre 1992)

Serge Simon (FRA), international en 1991 (2 sélections), champion de France 1991 et 1998 et médecin : 1. « Oui, j’ai pensé à me doper mais je sais ce qui m’arrête. Je ne me supporterais pas d’avoir fait un bon match sous produit. J’aurais l’impression que mon père me regarde et me dit : ’Tu es une ordure.’ »
(L’Equipe, 08.01.1998)

2. « Quand j’ai débuté, on me parlait effectivement des matches à Captagon®. Les anciens en prenaient deux, trois, quatre pour une partie. Quand tu sais que ce sont des amphétamines, tu te dis que ce n’était pas de la gnognote… » (L’Equipe, 8 janvier 1998)

3. « Si l’un des gars de l’équipe en prend, il est éjecté du groupe. Le rugby est un sport collectif de combat. Tu as forcément un besoin d’identification et de solidarité avec tes potes. »
(L’Equipe, 08.01.1998)

4. « La seule fois où je me suis vraiment ’dopé’ remonte à 1985. J’avais 17 ans. Je venais d’intégrer l’équipe de Nice. Mes débuts en première division. J’allais enfin me mesurer à mes ’glorieux aînés’. Nous jouions contre Tarbes. Un ancien me proposa un comprimé de Captagon®, une amphétamine très en vogue dans le rugby de l’époque. J’avais tellement à cœur d’honorer mes débuts dans la cour des grands que je n’eus pas un instant d’hésitation. » (« Paroles de dopés » – Paris, éd. J.C. Lattès, 2000. – 210 p (p 12)]

5. « Il y a quatre ou cinq ans (1995-1996), j’ai été victime d’un de ces lumbagos qui vous clouent sur place et vous donnent l’impression d’avoir tout à coup 100 ans. C’était avant un match sans grande importance mais, comme je l’ai déjà dit, je voulais tenir mon poste coûte que coûte. Cette fois, la volonté ne suffisait pas. Je dus prendre de la cortisone par voie orale pour être en état de m’aligner. Ma prestation fut évidemment très moyenne. J’effectuai le service minimum mais l’essentiel était de jouer. J’avais pris un produit pour rapprocher mes performances de ce qu’elles étaient habituellement. Pas pour les améliorer. » (« Paroles de dopés » – Paris, éd. J.C. Lattès, 2000. – 210 p -p 11-)

Se poser encore la question de savoir si telle ou telle spécialité sportive est touchée par le dopage, relève d’une démarche intellectuelle totalement obsolète. L’usage de produits dopants existe depuis la nuit des temps, au même titre que le vol, le mensonge, la tricherie et fait partie de la nature humaine et non de telle pratique sportive.

Or, d’un aveu unanime, les présidents, médecins et joueurs de la planète ovalie affirment : « Il n’y a pas de dopage dans mon sport » et avancent comme argument massue à la soi-disante absence des pilules de l’effort sur les stades du Top 14 : « Les valeurs du rugby associant le respect des autres et des règles sont antinomiques avec la triche du dopage » et « Les dopants perturbent la concentration, la lucidité, la rapidité d’analyse et la maîtrise de la gestuelle, qualités cardinales du rugbyman moderne ».

Ce dernier argument est loin d’être partagé par le physiologiste François Ruff : « Le dopage n’épargne aucun sport en principe. Qu’il soit d’adresse ou non, qu’il soit ou non de durée variable. Car on peut prendre un dopage à la carte, par doses successives et en mélangeant les produits suivant les effets qu’on en attend. »

Dans les sports encore « épargnés », la seule certitude est qu’ils sont surtout beaucoup moins contrôlés que le cyclisme ou l’athlétisme, considérés par les médias et le public comme les parangons des sports de tricheurs. A l’heure actuelle, et compte tenu des larges mailles du filet des radars antidopage, un « préparateur » sans scrupules peut garantir à n’importe quel sportif un effet dopant. Il pourra jouer à volonté sur la gamme de produits ainsi que sur leur dosage, ce dernier faisant justement la différence entre l’effet « bénéfique » et les troubles dus à l’abus.

Qui peut affirmer que le dopage est absent des terrains de rugby, alors que la morphologie et les capacités physiques des joueurs ont explosé ces dix dernières années ? Tout l’arsenal dopant peut être utilisé, des anabolisants aux transporteurs d’oxygène, en passant bien entendu par les stimulants et les euphorisants !

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  • Val201
    Val201
    Etudiant
    • Posté à 13h57 le 13/10/2007
    • Internaute 18804
      Etudiant

    Je ne crois pas que la surmédiatisation à laquelle on assiste en ce moment va améliorer ce constat...

  • Anonyme

    Calculez le taux d’asthmatiques chez les sportifs et comparez le avec le taux d’asthmatiques dans la population !

    • Anonyme

      Il n’est peut-être pas anormal qu’il y est plus d’asthmatiques parmi les sportifs si l’on veut bien admettre qu’en respirant par la bouche, lors d’efforts intenses, on augmente l’absortion d’allergènes... et les risques de devenir allergique et asthmatique. C’est une hypothèse !

      • Anonyme

        Y’a aussi celle que les anti-asthme étant dopants, ils se découvrent des problèmes X pour charger la mule. Et un véritable asthmatique fait pas le tour de France à vélo ou la coupe du monde de rugby !

    • Anonyme

      Votre comparaison est fallacieuse... Pour être plus juste, il faudrait mettre face-à-face :

      1/ le pourcentage d’asthmatiques chez les sportifs de haut niveau qui s’entraînent dehors toute l’année par n’importe quel temps (les cyclistes notamment, qui se livrent l’hiver à des entraînements sous la pluie pendant six ou sept heures)
      2/ non pas le pourcentage d’asthmatiques de la population française en général, mais celui, par exemple, des ouvriers qui travaillent sur des chantiers dehors toute l’année et par n’importe quel temps.

      On trouverait alors des proportions d’asthmatiques assez proches.

  • Anonyme

    Castagnède, lui même le déclarait à Stade 2, voila quelques temps. Avoir pris, des produits pour augmenter le masse musculaire, il craignait des conséquences sur les reins, principalement.

    Thèvenet, le cycliste, affirmait s’être dopé, suite à l’affaire Vinrenque pendant le tour de France.

    Pour dire, tout le monde le sait, le dopage existe, d’ailleurs, ceux qui l’ont dénoncé ont disparu du milieu sportif, si l’on peut dire sportif ! ! ! ! .

  • Anonyme

    Et dire qu’il y aura toujours des vierges effarouchées pour se scandaliser de ce que tout le monde sait chaque jour un peu plus : le fric et la dope sont les moteurs du sport de compétition. Point à la ligne.

    • Anonyme

      En effet........point a la ligne !

  • Anonyme

    Curieux certains sport sont touches et presque tous sont découvert dope(le cyclisme en est l’exemple) et d’autres sans aucun dopage même pas au sirop de menthe.

    Le foot-ball au hasard jamais un seul dopage même minime rien a l’eau claire certifies pure. Bon de temps en temps il y a un jeune qui brusquement décède sur le terrain d’un arrêt brusque du cœur mais ce n’est pas de dopage.

    Qui y crois a part l’innocent aux quarante enfants ?

    Les Italiens ont commence une croisade anti dopage dans leurs équipes de foot rapidement arrêtée car ils n’ont jamais rien trouve et cela ennuyer les joueurs pour rien si si si c’est vrai promis jure craché.

    Curieusement au plus il y a d’argent en jeu au moins il y a de problèmes de dopage consternant sidérant.

    Ainsi fot-ball néant Rugby environ zéro tennis rarement (pourtant certaines féminines sont sacrement barraquées body buldé au yaourt certainement).. et puis le vélo payés des clopinettes ou là ils sont tous dopes

  • Anonyme

    Il faut encore insister sur le dopage et, comme le fait Mondenard ici, rappeler les faits.
    A défaut de preuves directes, ce sont eux qui permettent de se rapprocher d’une prise de conscience.
    Par exemple, on peut parler du rôle des grands laboratoires. Le cas de l’hormone de croissance est exemplaire. Son attribution donnant lieu à des sélections drastiques (pour donner une échelle, 100 personnes sont traitées chaque année en France), on a donc une idée de la population concernée à l’échelle mondiale. Or la production est TRES supérieure à ces besoins. Personne dans les milieux médicaux ne doute de l’usage fait du surplus.
    D’autres faits convergent vers les mêmes conclusions.
    Si en plus on se retrouve dans une configuration du type Balco, ça permettra de refaire le coup de Montgomery et Jones. Pourquoi pas avec Armstrong, l’un des pires tricheurs de l’histoire qui, rappelons-le au passage, était soutenu pendant sa carrière par le deuxième groupe pharmaceutique mondial ?
    Dernière chose : les journalistes peuvent aussi enquêter aux bonnes sources et recouper eux-mêmes.
    Nous avons en France des chercheurs très au courant mais qui sont plutôt interviewés à l’étranger. Je pense ainsi à quelqu’un de la Pitié-Salpétrière que j’ai vu(e) interviewé(e) sur une BBC World - je crois - il y a quelques années, mais jamais sur une chaîne française.

  • Anonyme

    Vous avez vu le regard de crtains joueurs français, au début de la demi-finale de rugby ? Ou bien ils sont cons comme des balais (hypothèse envisageable) ou bien ils étaient chargés comme des portefaix. Les Anglais, j’ai moins remarqué... C’est peut-être pour çà qu’ils ont fini par gagner, après un match nul à chier.

    • yoz
      yoz
      • Posté à 15h04 le 16/10/2007
      • Internaute 1985

      Celle là elle est bonne : il suffit de regarder la gueule d’un sportif et on sait s’il se dope ou pas !
      Tant que vous y êtes, donnez nous quelques noms ! Je crois que ca porte un nom : de la diffamation.

  • le baron
    • Posté à 08h18 le 14/10/2007
    • Internaute 18812

    Je pratique le sport depuis 45 ans à titre amateur d’abord ; il est ensuite devenu la base de ma profession dans des unités d’élite. Pour suivre des stages extrèmes suivis de sélections encore plus extrêmes comment ne pas utiliser des produits dopants quand les efforts durent plusieurs semaines ! (amphétamines essentiellement, mais il existe aussi des coktails détonnants accessibles dans le commerce comme il est facile de fabriquer un engin explosif avec des produits également accessibles dans le commerce ! ! !).
    Dans les tranchées, au débarquement,en alagérie, au vietnam, en irack et ailleurs on se dope ! ! ! mais qui demande des résultats ou des persormances ?

  • Anonyme

    Les joueurs sont responsables de ce qu’ils font mais nous qui admirons ceux qui sont capables de réaliser des choses impossibles et de devenir -en certains domaines - des surhommes sommes commanditaires de leurs actes.

  • Anonyme

    Les joueurs sont responsables de ce qu’ils font mais nous qui admirons ceux qui sont capables de réaliser des choses impossibles et de devenir -en certains domaines - des surhommes sommes commanditaires de leurs actes.

  • Anonyme

    La citrouille anglaise s’est transformée en carosse. Croyez vous aux contes de fées ? ? Alors que cette equipe anglaise etait à l’agonie depuis 4 ans, battue par toutes les nations majeures (Elle avait fini par dégringoler au classement IRB comme un boulet dans un puit sans fond). Alors qu’elle a été etrillée par les sudafs 36-0 il y a 15 jours et en grande difficulté contre les Etats Unis et les Tonga. Alors qu’elle avait accumulée une liste impressionnante de joueurs blessés au lendemain de son sacre australien de 2003, dont un Wilkinson tellement usé a 23 ans qu’on se demandait pas si il etait deja perdu pour le sport (il avait aligné une quinzaine de matchs en 4 ans), voila nos amis anglais qui ressortent du chapeau pour les quarts et les demies alors que personne n’aurait parié une goutte d’urine sur eux. Une performance stupéfiante que Lance Armstrong apprecierait, lui qui a si souvent transformé sa citrouille en carosse.

    • Anonyme

      Vous dites : « La citrouille anglaise s’est transformée en carosse. »
      A moins que ce ne soit l’équipe de France qui se retrouve à son vrai niveau compte tenu des consignes de match.
      Quand un entraîneur vous met en tête que ce match ne peut pas être perdu, vous avez une confiance anormale dans le gain futur du match.
      L’entraîneur a fait ses choix pour motiver ses joueurs, et il a eu tout faux.
      Le dopage est programmé, et c’est aussi pour ça que les entraîneurs demandent le rassemblement des joueurs des semaines avant la competition.
      Notre président, dopé lui même pour tenir le rythme, a donné carte blanche à Laporte, et ça n’a pas été suffisant. C’est finalement rassurant de savoir qu’ils sont tous dopés, et qu’à ce jeu, les anglais restent les « meilleurs ».
      Et dire que le plan était de faire « passer » des valeurs bien de chez nous côté terroir ... et boumbadaboum, le cassoulet a caillé !
      Ce genre d’histoire, la défaite d’une équipe devenue symbole du pouvoir, me porterait presque à croire en l’existence d’une supra cohérence.
      Dieu vs Sarko ?

  • Anonyme

    Que de portes ouvertes enfoncées.

    Il y a plus de 40 ans Guy Béart, je crois, chantait à peu près : « Le tour, donc le sport, est un spectacle et dans le spectacle il n’y a pas de miracle ».

    Les poëtes ont toujours raison.

  • merle-moqueur
    merle-moqueur
    GRRRRRRRRRRRR (...)
    • Posté à 14h07 le 14/10/2007
    • Internaute 17922
      GRRRRRRRRRRRR (...)

    la dope dans le sport ou ailleurs et partout,et alors,,,y’en a marre de vos comments de moralistes de supermarche.toujours a parler de fric,mais vous ne bossez pas gratuitement,tous autant que vous etes.vous voulez du spectacle ou du sport de haut niveau,vous l’avez.j’ai essaye de grimper un col en velo en buvant de l’eau claire,resultat : je pissais tous les 200m.vous voulez la proprete chez les autres et chez vous,c’est commment ? quant au dr Mondenard..a quand la retraite,pepe ?

  • Anonyme

    Pour quelles obscures raisons s’opposerait-on à la conservations d’échantillons d’urine de nos champions ? La fin serait, qqs années après la victoire, de détecter la présence de produits à l’époque insoupçonnés... ?

  • Anonyme

    A l’évidence, la sauce anglaise était meilleure que la soupe française.

  • Anonyme

    Sera-t-il efficace dans la lutte anti dopage ?
    Il a au moins un avantage, il connait les combines, de là à les dénoncer....

    • Bernard_du_Nord
      • Posté à 19h42 le 14/10/2007
      • Internaute 4766

      Je suis « le Courageux anonyme de 19H40 ».
      Désolé, j’ai oublié de me logger.

  • Anonyme

    Je voudrais juste signaler, à propos de l’accroissement de masse musculaire, que celui-ci correspond à la période de professionalisation du rugby. Quand on passe de quatre entraînements hebdomadaires à 2/jours, c’est sûr que ça change le physique. (je tire ça de la discussion d’un « c’est dans l’air » récent sur le rugby)
    Après, de là à dire qu’il y a forcément dopage, il y a un pas que je ne franchirai pas sans preuve...

    • Anonyme

      Et tu les obtiens comment les preuves d’une transusion autologue, de biosimilaires ou de dopage genetique puisqu’on te dit que c’est indetectable (voire non inscrit sur la liste des produits dopants pour les EPO biosimilaires)

      • geranon
        • Posté à 21h00 le 15/10/2007
        • Internaute 2340

        Indétectable, ca ne veut pas dire qu’on ne peut pas en prouver l’usage. Demandez à Marion Jones et à Richard Virenque.

  • Anonyme

    Bah, lire qu’un contrôle négatif est à lui seul une preuve de culpabilité résume bien la rigueur scientifique de l’article...
    L’augmentation de la masse musculaire est certes impressionnante, mais correspond à une intensification titanesque du travail musculaire associée à la généralisation de la créatine, substance autorisée mondialement.
    Bien sûr que dans tous les sports et quel que soit le niveau les joueurs prendront de quoi se stimuler, et ce n’est pas un médecin comme M. De Mondenard qui me contredira quand je dis que celà n’est pas réservé au sport ! Par exemple, la cocaïne et autres stimulants circulent largement dans les facs de médecine pendant les périodes d’examens...
    De là à dire que le dopage sous-tend de manière systématique la préparation physique d’équipes entières, alors là on tombe dans le délire le plus total !

  • C. Creseveur
    C. Creseveur
    D'actualité, de dessin surtout
    • Posté à 14h17 le 15/10/2007
    • Internaute 7715
      D'actualité, de dessin surtout

    Evidemment, comme le dit Péhème plus haut le dopage est programmé. Et pour cette coupe du monde les anglais moribonds ont probablement eu un meilleur programme que les français.
    Parce que sur le terrain la fatigue était manifestement partagée, tout comme le manque de réussite (qui n’explique pas tout, parce que techniquement on a vu de bien mauvaises choses comme des piteuses cocottes, qui sont pourtant un des points forts des bleus !).

    Enfin je voudrais signaler le manque terrible d’esprit sportif de notre président de la République qui est si prompt à attirer les caméras en début de match, mais qui se volatilise dans la défaite.

  • Anonyme

    Pour revenir sur la prise de masse des rugbymen ces dernieres années. Ceci correspond en effet a la professionalisation du sport, et la mutliplication des entrainements.

    Mais surtout a la pratique généralisé de la musculation, chose qui n’existait pas il y a encore quelques années. Sans exagérer, la popularisation des entrainements uniquement musculaire n’était pas une chose évidente : la musculation « naturelle » (le fameux joueur cassoulet) fesait integralement partie du mythe et de la tradition du rugby.

    En caricaturant le discours des anciennes générations : « la muscu, c’est pour les tapettes ».

    Maintenant, du dopage, peut etre, surement meme, comme helas partout. Mais a un niveau similaire au cyclisme, certainement pas ! La où le dopage peut etre un plus dans bcp de sports, il est devenu incontournable dans le cyclisme, meme amateur.

    Bien evidement, professionalisation = argent.

    Le rubgy est réellement un sport propre dans ses valeurs, évidement il y a eu recours a des stimulants par certain. Mais des programmes complets de dopage comme dans le cyclisme et comme (on suppose, surtout en italie) dans le foot pro... Non, du moins pas encore !

    Mais l’argent fera comme elle le fait toujours. Elle remplacera les vrais objectifs sportif par une pompe a fric. Le dopage de masse viendra, je n’en doute pas, et je le regrette.

    Juste une question de temps.

    • Anonyme

      Vraiment aveugle, tu sais qu’il d’attrper un golfeur, qui le croirais.
      Je te mets au defi de prendre le même volume que certains rugbymen en si peu de temps avec un yaourt et une banane.

  • laurent_68
    laurent_68
    défendons la presse libre
    • Posté à 21h25 le 15/10/2007
    • Internaute 10238
      défendons la presse libre

    Bonsoir,
    les sujets concernant le dopage me font toujours sourire , tant la volonté des instances du sport de se voiler les yeux est évidente.
    les prélevements devraient etre faits réguliérements mais de façon aléatoire (et pas uniquement lors des compétitions)durant toute la carrière d’un sportif.
    De plus, on recherche uniquement la substance interdite, alors qu’il faudrait aussi chercher sa forme métabolisée (certaines substances peuvent se métaboliser en quelques dizaines de minutes dans l’organisme et c’est le métabolite ainsi formé, et non recherché systematiquement, qui devient la substance dopante).
    Pour finir, les limite de détection des substances sont souvent fixées au alentours de 5 à 50 nanogrammes par millilitre de sang (si on en croit Science et Vie, me semble t’il) ; or, les spectrometres de masses actuels permettent des detection de l’ordre de 2 à 20 picogrammes...soit 1000 fois plus petit ? ! ? ! ! ! !

    Concernant l’asthme cité par des lecteurs précédents, je cotoie le monde agricole ou les gens sont exposés aux intempéries toute l’année..et l’asthme y est une maladie quasi-inconnue.

  • René B.
    • Posté à 21h29 le 15/10/2007
    • Internaute 8952

    J’aime bien les démystifications. Cet article en est une et c’est bienvenu en un moment où le rugby est paré de toutes les vertus et devient une référence à l’idéologie au pouvoir.
    Pour avoir pratiqué ce sport dans ma jeunesse au poste de deuxième ou troisième ligne je puis vous affirmer que certains entraîneurs avaient une rigueur morale très douteuse lorsqu’il vous fixez comme objectif de démolir tel joueur de l’équipe adverse jugé trop dangereux.
    L’ambiance dans certains vestiaires ou lors de troisième mi-temps évoquait parfois les comportements primaires des hordes de « bipèdes »... et les fameuses valeurs vantées aujourd’hui y étaient cruellement absentes.
    Bien entendu résumer le rugby à ces comportements désolants serait une profonde injustice. Mais ils existent et il serait également injuste de les ignorer et d’idéaliser ce sport à des fins d’instrumentalisation politique. Comme beaucoup d’activités humaines le rugby est ce que les hommes qui le pratiquent et le regardent en font. Le meilleur comme le pire.

  • Anonyme

    Dopage, oui et non,
    quand j’étais rugbyman cadet et junior de niveau national (Reichel) pour les connaisseurs, avant les matches les plus importants, nos éducateurs, tous professeurs diplômés, nous faisaient prendre de la Coramine Glucose.
    Flessel a été suspendue plusieurs mois pour avoir pris la même chose. Alors oui, effectivement ce serait du dopage. Je suis sur qu’aucun de nous ne le pensait il y a 30 ans.
    Trop jeune et trop innocents...
    Et pourtant.
    Je ne crois pas que beaucoup d’entre nous en aient souffert plus tard, mais quelques uns continuent à prendre tout bout de champ. Pour se rassurer ?

  • Anonyme

    Il ne faut pas etre dupe malgré tout ce que l’on entend a droite et à gauche, il est évident qu’un etre normalement constitué ne peux passer 80 minutes à se faire bouchonner .

  • Anonyme

    Question : Combien de temps faut il a un etre normalement constitué pour se remettre d’un claquage muscilaire ?

    Robinson, lui, s’en remet en moins de 10 jours. Miraculeux ? non, stupéfiant !

  • Anonyme

    Le dopage ! oui je me dopés ,comment je fusses être champion de France et de Navarre au bilboquet .Je vous en bouche un coin hien ?

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