Prise de baecque

Journal de bord culturel d'Antoine de Baecque, historien et critique, passionné de cinéma.

L'origine de Courbet au Grand Palais

Publié le 13/10/2007 à 11h27

L’origine du Monde (Courbet, 1866)

Evidemment, le lieu à ne surtout pas manquer durant la visite de l’exposition Courbet est la rotonde dédiée à « L’Origine du monde » . On y trouve le tableau de 1866, commandé par le mécène érotomane Khalil Bey, premier propriétaire de l’œuvre, qui possédait l’une des plus belles collections érotiques du moment. La toile est ici présentée avec les deux « caches » aménagés par Jacques Lacan, son dernier propriétaire, tableaux qui servaient à masquer la peinture aux yeux des visiteurs du psychanalyste, « Le Château de Blonay », un autre Courbet, et un panneau signé André Masson.

Car « L’Origine du monde » n’a rien perdu de son pouvoir sidérant et malaisant. Impossible d’y échapper, le tableau, sexe en cadrage serré, sans fioriture ni aucune des allégories généralement dévolues à ce genre, est un fragment choc et une image de pure provocation, une forme de vérité à laquelle on n’échappe pas quand on lui fait face.

Auscultation, scrutation, fétichisme, examen anatomique, le spectateur ne sait trop où se situer, et c’est ce trouble qui se précipite vers lui à toute vitesse, d’autant que la position du corps de la femme (anonyme), jambes écartées selon un angle à 90 degrés, donne une forte impression de perspective tandis que la chair contraste crûment avec la crinière noire qui surmonte la fente du sexe, elle-même comme une fêlure dans le tableau : un coup de ciseau sombre dans notre regard.

Depuis dix ans, on peut voir ce tableau au Musée d’Orsay. Ce n’est pas le cas des 120 autres tableaux de cette grandiose exposition, venus de partout dans le monde ainsi que des musées français de province (saluons ici le beau travail du Musée Fabre de Montpellier).

Il s’agit sûrement de l’une des plus importantes expositions de ces dernières années, en tous les cas celle qu’attendait Gustave Courbet, celle que son génie orgiaque et gargantuesque méritait. Car l’on reconnaît enfin au Grand Palais ce Courbet qui fut le peintre le plus célèbre de son temps, et que les travaux des historiens d’art ont fini par remettre à sa place : peut-être le plus grand artiste de la seconde moitié du XIXe siècle, période qui n’en manqua pourtant pas.

Militant de la Commune

Plus de mille œuvres, des scandales à foison, un appétit d’ogre pour tout, la vie, les femmes, le peuple, la chair, la boisson, la nature, et une boulimie de travail qu’il mettait au profit d’une seule obsession : être le plus grand. Il y a chez Courbet une certitude, un narcissisme, une volonté surtout, qui, alliés au talent pur et au travail incessant, en font l’artiste le plus jalousé et le plus admiré, le plus décrié et le plus loué, de l’histoire de l’art français.

C’est donc une bonne idée de tout faire démarrer sous l’autoportrait géant accroché à la façade du Grand Palais, en immense reproduction, ce « Désespéré » de jeunesse, les yeux fixes et exorbités, les traits délirants, comme s’il regardait l’effroi qui semble être au plus profond de lui-même.

L’accrochage thématique est ensuite très stimulant, et les cimaises rouges brique/verts amende rendent fort bien l’intensité à l’œuvre chez Courbet. D’emblée, les autoportraits frappent. Courbet surenchérit dans le genre en se mettant en scène souvent de manière excentrique, baroque, grimaçante, costumée, carnavalesque, en situation gênante, voire bizarre.

La fin, c’est la Commune, pour laquelle ce républicain amoureux du populo et peu habile politiquement milita ouvertement, demandant en pacifiste intransigeant la destruction de la colonne Vendôme, monument impérial exaltant la guerre contre l’Europe. En s’engageant pour la Commune de Paris, comme Vallès mais contre la plupart des intellectuels, artistes et hommes politiques du temps, Courbet expie sa propre culpabilité de n’être que peu intervenu lors de la Révolution de 1848.

Mais il va le payer au prix fort. Mis au ban de la société, jugé, emprisonné six mois à Sainte-Pélagie, condamné à rembourser le monument détruit, donc à la faillite, il s’exile en Suisse, où il mourra malheureux, solitaire, énorme, alcoolique, en 1877, à 58 ans.

« Le titre de réalisme m’a été imposé »

Entre ces deux bornes, qui sont aussi celles de l’exposition du Grand Palais, il y a dans cette vie hors du commun la fascination pour la banalité de la vie populaire, dont Courbet fait son miel à sa façon, c’est-à-dire jusqu’au scandale.

Fils de marchand et notable jurassien, il s’est formé quasi tout seul en arrivant à Paris de sa Franche-Comté natale, copiant laborieusement les maîtres du Louvre. Puis il connaît ses premiers succès avec des scènes de genre, des portraits et autoportraits, et sa réputation de « réaliste » s’accroît tout en l’ennuyant.

C’est en 1855 qu’advient son premier manifeste : il expose ses toiles dans un pavillon entièrement consacré à lui-même et à sa gloire, en marge du Salon officiel. Dans le catalogue, il écrit :

« Le titre de réaliste m’a été imposé comme on a imposé aux hommes de 1830 celui de romantiques. Les titres, en aucun temps, n’ont donné une idée juste des choses ; s’il en était autrement, les œuvres seraient superflues. »

Ces œuvres, précisément, provoquent scandale sur scandale, au point que Courbet en fait une stratégie consciente : il provoque pour attirer l’attention, il choque pour effrayer le bourgeois mais aussi pour le fasciner. En ce sens, il est extrêmement moderne dans sa manière d’être peintre, de concevoir son métier, ce qu’il peut et doit rapporter, ce qu’il monnaye en gloire et célébrité, autant que dans sa technique picturale (il travaille très matériellement ses toiles, au couteau, presque comme de la barbaque…).

Ainsi de « Un enterrement à Ornans » (1851), toile immense, sombre, terreuse, aux dimensions d’une peinture d’histoire mais où le seul grand homme est le peuple du village, puisqu’on ne sait pas qui on met en terre ni de qui ce cortège chante les louanges.

Ainsi encore des « Baigneuses » (1853), où le classique de la femme au bain est littéralement explosé par l’appétit de chair et la représentation d’une femme nue aussi magnifique qu’énorme et gigantesque ; et ces « Demoiselles des bords de Seine » (1856), où Courbet se permet de montrer deux superbes prostituées affalées, allanguies, rêveuses, provocantes.

Il y a enfin « L’Atelier » (1854), l’une des toiles sur laquelle le XIXe siècle a le plus glosé, grande image cryptée, où le peintre organise les mondes concurrents de ses amis bohèmes (dont Baudelaire) et de ses ennemis, politiciens et adversaires travestis comme pour un bal costumé ridicule.

Esprit libre dans un corps énorme

Courbet est alors jeune, célèbre, il en impose et il s’impose : des dizaines de caricatures des années 1850 et 1860 le montrent comme un ogre aussi génial que malcommode. Lui n’en fait qu’à sa tête, sachant organiser sa gloire par le scandale et la provocation, continuant à peindre la chair des femmes et la vérité du peuple, soutirant ce qu’il lui faut de fortune aux puissants en les portraiturant comme il l’entend.

Voici un esprit libre dans un corps énorme, un art sans limites qui élargit les cadres du commun et du convenu, un homme qui redonne au populaire sa grandeur et sa dignité. Et l’exposition du Grand Palais, ambitieuse, foisonnante, restitue à sa façon cet appétit de vivre, cette manière de « sentir la chair » , pour reprendre une des expressions favorites de Courbet.

Gustave Courbet, Galeries nationales du Grand Palais, tous les jours sauf mardi, du 13 octobre au 28 janvier. Accès : M° Franklin-Roosevelt ou Champs-Elysées-Clemenceau. Renseignements : 01 44 13 17 17 (serveur vocal) ou sur le site officiel du Grand Palais.

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  • Anonyme

    vous suscitez l’envie

    • Anonyme

      vendredi 12 octobre 2007

      L’origine du monde

      Reportage de Laetitia Cherel autour du tableau de Gustave Courbet « l’origine du monde ».

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    • Dominique MAMERE
      Dominique MAMERE
      Professeur d'Histoire- (...)
      • Posté à 15h16 le 13/10/2007
      • Expert 19131
        Professeur d'Histoire- (...)

      Elle aurait pu au moins se dépiler (ou il aurait pu au moins la dépiler quand il l’a peinte). Moi ça me donne la nausée. Si je veux voir du porno, il suffit de chercher certains mots-clés sur Gougueule. Beurk.

      • Beber biterrois
        • Posté à 22h23 le 13/10/2007
        • Internaute 17390

        ...et puis une goutte de fond de teint pendant qu’ on y est, non ?

      • Compte supprimé le 3 janvier 3
        • Posté à 23h37 le 13/10/2007
        • Internaute 10904
          in angulo

        Chère Dominique Mamere,

        D’abord, convoquons ce bon vieux Saint-Paul quand il dit : « Je sais et je suis convaincu, par Notre seigneur Jésus, qu’il n’y a rien de sale en soi, mais celui qui pense que quelque chose est sale, cette chose est sale en lui. »
        « L’origine du monde » de Gustave Courbet est d’abord un morceau de peinture, un dispositif technique : de la toile, du liant, des pigments.
        Courbet peignait avec un même bonheur les ciels, les vagues, les fruits, les femmes, les rochers.
        Avec un même amour.
        Un même ressenti.
        Si physiquement engagé, si complètement « projeté » dans ce qu’il faisait qu’il en devenait, le temps du « faire », ce qu’il peignait.
        Pour arriver à ses fins, Courbet utilisait tout ce qui lui tombait sous la main : brosses bien sûr mais aussi couteaux de peintre, chiffons... et ses doigts. Chaque instrument venant répondre au mieux à l’urgence de l’instant.
        Ce tableau n’a pas grand-chose à voir avec l’excitation sexuelle et la
        pornographie dont vous parlez. Dérangez-vous, venez constater par vous-même, vous verrez comme « l’origine du monde“est étrangement neutre de ce point de vue.
        Sa puissance est ailleurs.
        Certainement pas dans ce que ce tableau représente.

        Vous dîtes ‘Gougueule’, comme un mélange de ‘goule’, et de ‘gueule’, ‘ Symbole chtonien de la bouche d’ombre, entrée béante de l’au-dessous, qui dévore chaque soir le soleil et le jour pour les rejeter sur terre à l’aube. Il est le passage entre jour et nuit, mort et vie, et donc l’entrée comme la sortie des initiations, traditionnellement considérées comme des digestions (...)(Dictionnaire des Symboles)

        A considérer la série des source de la Loue’, ‘source du Lison’ et autre ‘grotte Sarrazine’ à Nans-sous-Sainte-Anne dans le Doubs, Courbet a décidément peint beaucoup de ‘gueules’...

        Pour ma part, si parmi tous ses chefs-d’oeuvre, je devais n’en choisir qu’un, ce serait un tout petit tableau (25x38 cm)” de 1862 appartenant au Musée du Petit-Palais : on y voit un âne de profil qui mange dans une écuelle.
        Sujet insignifiant mais duquel se dégage une puissance infinie.

        Merci à Antoine de Baecque et Rue89 pour ce très bel article.

         
        • Dominique MAMERE
          Dominique MAMERE répond à Compte supprimé le 3 janvier 3
          Professeur d'Histoire- (...)
          • Posté à 01h20 le 14/10/2007
          • Expert 19131
            Professeur d'Histoire- (...)

          Je suis « cher », pas « chère », même si mon nom prête à confusion.

          Je ne sais pas de quelle puissance qui se dégage de tableau tu parles. Je ne perçois rien de tout ça, je ne suis pas un artiste, je suis un « intellectuel de gauche ».

          • Compte supprimé le 3 janvier 3
            • Posté à 02h50 le 14/10/2007
            • Internaute 10904
              in angulo

            Au temps pour moi, monsieur Mamère.

          • Intellectuel de Gauche
            • Posté à 06h30 le 14/10/2007
            • Internaute 19314

            Mais bien-sûr !

          • Anonyme répond à Dominique MAMERE

            Ca n’évoque rien pour toi ? Même pas les moustaches de ton grand frère Noël ?

          • Anonyme répond à Dominique MAMERE

            Un intellectuel de gauche, ça veut dire quoi ?
            Ce tableau représente la nature, au même titre qu’une rose ou un sexe masculin. Il semble qe les hommes soient plus sensible à cette vue Normal. Un intellectuel c’est un con qui s’ignore.

          • Anonyme répond à Dominique MAMERE

            Bravo, voici la façon de penser pour réussir le CAPES ou l’agrégation. Lorsque Nicoléon parle d’en finir avec le relativisme de 68, il n’a pas bien regardé qui réussit les concours aujourd’hui...

          • Anonyme répond à Dominique MAMERE

            Professeur d’histoire serait donc synonyme d’intellectuel de gauche ?
            Et pour apprécier l’art il faudrait être soi-même artiste ?
            Curieux raisonnement en vérité

        • Anonyme répond à Compte supprimé le 3 janvier 3

          votre texte m’aide à approfondir la compréhension de l’artiste et de son oeuvre. Merci brogilo.

        • pikasso02
          • Posté à 14h09 le 16/10/2007
          • Internaute 10134

          Bonjour Brogilo
          D’accord avec ton article. Le rapprochement entre la « Source de la Loue » et « L’Origine du Monde » ne me semble pas fortuit.Par la composition, cette peinture me fait penser à un paysage. Courbet semble avoir peint le sexe féminin avec le même plaisir que les fentes dans les rochers. Il suffit de regarder ses peintures. « Le Gour de Conches » du musée de Besançon est une peinture anthropomorphe. Elle représente une cascade, mais aussi des dizaines de têtes humaines qui se fondent et confondent avec la nature.Comme un jeu. Cézanne aimera surtout dans ses aquarelles, mêler corps et paysages, au point pour le regardeur de ne plus savoir ce qu’il regarde.« Mêler des épaules de collines avec des courbes de femmes » (Je ne suis pas sûr de la citation de Cézanne, mais vous m’aurez j’espère compris. Picasso continuera ce jeu.

          Lien

          • Compte supprimé le 3 janvier 3
            • Posté à 20h12 le 16/10/2007
            • Internaute 10904
              in angulo

            @ pikasso02,

            Ce que tu dis, j’aurais aimé le dire en tous points. Notamment à propos de l’anthropomorphisme du Gour de Conches, mais ça faisait trop long.
            Faut pas lasser les gens.
            Ca fait plaisir de rencontrer un vrai connaisseur par le biais du web.
            Rue89, ça doit servir aussi à ça, à la confrontation des points de vue et pas seulement à s’envoyer des invectives à la tête. Malheureusement, il y a beaucoup de branlotins dans le monde de l’art (voir la catastrophe Demian-West ici même).
            Je ne suis pas sûr non plus de la citation de Cézanne, mais en substance, ça dit bien ce que tu écris.

            Bien à toi.

        10 autres commentaires
    • Servais-Jean
      • Posté à 03h48 le 14/10/2007
      • Internaute 4591
        43

      Et son tableau retrouvé récemment « nu couché » est aussi pour le moment au musée d’Orsay.
      Un autre pur chef-d’oeuvre.

    • Anonyme

      l’envie de quoi ? de baiser, de l’embrasser, de la toucher ?

      • Compte supprimé le 3 janvier 3
        • Posté à 16h20 le 14/10/2007
        • Internaute 10904
          in angulo

        Pardonnez-moi, mais il me semble que vous en restez un petit peu trop à la consistance matérielle des choses...

        Comme l’a dit quelqu’un ici, citant Magritte : « Ceci n’est pas une pipe ».

  • René B.
    • Posté à 11h43 le 13/10/2007
    • Internaute 8952

    Merci pour ce super article qui donne grande envie de voir l’expo. Quel personnage !

  • Anonyme

    Simple poesie, grandiose et d’un realisme a la nuance pres, ce tableau exprime sans etat d’ames apres tout le degre de reconnaissance que merite ce « lieu de passage » qui nous permet a tous, petit et grand de ce Monde, de passer d’un etat a un autre...et d’embrasser le souffle de la vie.

  • Anonyme

    Encore une photo de Chabal ?
    Marre du rugby ! !
    C.M.

    • adaunis
      • Posté à 12h31 le 13/10/2007
      • Internaute 4255

      En tant qu’Artiste Peintre, je trouve celle là au poil...

      • Anonyme répond à adaunis

        .

        « En tant qu’Artiste Peintre »...

        Curieux.

        En tant que regard je l’inspire.

        .

         
        • Anonyme

          Mon oeil, oui c’est ça, vous l’aspirez !

          • Anonyme

            Un regard entier prend sur lui la vie, la mort... et les petits poils.

            Un regard « intéressé » est un regard mort-né.

    • nlnico
      • Posté à 14h34 le 13/10/2007
      • Internaute 17868

      merde ! je crois que je là connais ! mais j’ai un doute ...
      uhuhuhuhuh

      ALLEZZEZZZ CHABBAAAAALLLL

    • Intellectuel de Gauche
      • Posté à 06h35 le 14/10/2007
      • Internaute 19314

      Aux chiottes Charal, euh...Chabal.

  • Anonyme

    Ce tableau exposé au grand palais est un faux !
    Le vrai, l’authentique est chez moi.
    Dans ma chambre.
    Sous ma couette.

    • Anonyme

      En effet, ceci n’est pas une pipe !

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 12h57 le 13/10/2007
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    Merci de souligner l’aspect militant de la commune de cet artiste.

    blog actif et militant :
    Lien

  • Anonyme

    mais bon je ne sais produire que des billets sur ce qui me fait bondir, aujourd’hui le MEDEF

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  • Anonyme

    C’est vraiment agéable aujourd’hui d’ouvrir rue 89 , laissez cet article le plus longtemps possible à la une en plus je sais pas si c’est l’âge (57) mais j’apprécis de plus en plus les femmes bien en chair ! ! !

  • Anonyme

    c’est beau.

  • Anonyme

    Pourquoi le lieu « à ne pas manquer » ? On n’a pas attendu cette « révélation » pour admirer Courbet, et à en juger par les commentaires infantiles de certains lecteurs, on aurait mieux fait de le laisser chez Lacan.

  • Anonyme

    Merci aux créateurs de l’épilation « ticket de metro »

  • pikasso02
    • Posté à 16h28 le 13/10/2007
    • Internaute 10134

    Si cette peinture,« L’origine du monde » n’avait pas été retrouvée, pensez-vous que cette exposition aurait lieu ? Je pense que non. Et Courbet serait resté un des créateurs du réalisme. A ceux qui l’ignorent, Monet était un ami de Courbet. Ses premières peintures doivent beaucoup à Courbet. Et son « Impression, soleil levant », à l’origine du mot impressionnisme, doit aussi à Courbet, qui adorait peindre des couchers de soleil. Je crois que nous pouvons dire que Courbet eut au moins un élève.( A ceux qui sont passés voir Courbet, des paysages de petit format, format 20 X 30 cm environ, peints sur papier, sont-ils accrochés dans cette exposition ? Merci de me répondre)

  • Anonyme

    Mécanicien , aimant les belles voitures et les femmes rapides ,je suis toujours interressé par un bon carbu ! ! !

  • ras-la-patience
    • Posté à 17h17 le 13/10/2007
    • Internaute 10027

    ce n’est pas franchement une découverte (sans jeu de mot) tous ceux qui s’interessent à la peinture connaissaient ce tableau, mais il est intéressant de voir les commentaires imbéciles qu’il suscite encore ! et que ceux que ce tableau laisse indifférents continuent de se gaver de télé. chacun son choix...

    • Anonyme répond à ras-la-patience

      Dis donc ,c’est pas du Darfour que l’on parle là ,on peut rigoler quand même ou rue 89 c’est juste pour les gars sérieux qui se la pètent grave ! ! ! !
      Et puis les bons carbus ,il y en qui ne connaissent pas ! ! !

      Sinon Courbet ,j’aime mieux que Picasso ,tu vois j’en connais deux ! ! ! !

    • Maquisard
      • Posté à 20h17 le 13/10/2007
      • Internaute 18028

      Je soutiens mon camarade qui ne comprend pas votre indignation, cher ami.
      Il y a tellement de sujets qui font pleurer en ce moment que ça fait du bien de rire un peu.
      J’adore le commentaire « encore une photo de Chabal » !

      Oui, c’est vrai que la dame a l’intimité forestière... elle n’aurait pas grand succès en ces jours aseptisés ou le poil n’est supportable que sur la face d’un rugbyman médiatique.
      Personnellement il ne me dérange pas plus que ça à cet endroit... ah nostalgie quand tu nous tiens !

      signé : un chevelu barbu et fier de l’être

      • Anonyme répond à Maquisard

        Mon homme me préfère de loin à ce poilu célèbre. Les « forestières » te diront sûrement que leur succès n’est pas forcément lié à la nature de leur intimité...

        C’est comme pour les barbus...

         
        • Anonyme

          Qu’y pouvons-nous si, dans une société que la pédophilie taraude, la mode est aux vieux bébés.
          Le buisson, dans sa touffeur, cachait jadis un trésor. Il signalait le sexe de la femme autant que la Présence de Dieu.
          A amour brûlant, Buisson ardent.

          Dieu est mort, j’ai l’impression.

          b.

        1 autres commentaires
  • Anonyme

    « ceux que ce tableau laisse indifférents continuent de se gaver de télé » (Ras-la-Patience).
    Réponse typiquement française : si vous n’êtes pas de mon avis, c’est que vous êtes un crétin.
    Comment savez-vous que, si l’on ne s’excite pas (à tous les sens du terme) devant l’Origine du Monde, on se gave quand même de télévision ? Avez-vous confié à Ipsos le soin de faire un sondage sérieux ? Il se trouve que (1) le tableau de Courbet ne m’intéresse pas, sauf par sa valeur picturale, (2) je ne me gave pas de télé pour la simple raison que je n’ai jamais eu la télé de ma vie (et j’ai 86 ans).
    Pikasso 2 : « Si cette peinture,“L’origine du monde” n’avait pas été retrouvée, pensez-vous que cette exposition aurait lieu ? Je pense que non. Et Courbet serait resté un des créateurs du réalisme ».
    Au lieu de faire de l’histoire conjecturale, vous feriez mieux de poser la question aux organisateurs de l’expo : « Est-ce pour montrer l’Origine du Monde que vous avez organisé l’exposition ? » Ils vous foutront dehors, j’espère. Vous pourriez aussi demander aux visiteurs si c’est pour l’Origine du Monde (que l’on peut voir tous les jours, expo ou pas) qu’ils vont voir l’expo. On attend les réponses.
    R. Godement

    • pikasso02
      • Posté à 17h04 le 14/10/2007
      • Internaute 10134

      Je pose donc une autre question. Pour quelle raison expose-t-on Gustave Courbet en 2007 ? Célébrer la 130ème année de sa mort ? D’après vous, R.Godement, courageux anonyme de 21h17, et vous conservateurs, est-ce la raison ? 130 ? Vous en connaissez d’autres peintres qui ont vu la 130ème année de leur mort célébrée ? Allons ! Un peu de sérieux ! Il serait intéressant de savoir le pourquoi de cette exposition. Merci de me le faire savoir.

      • Anonyme répond à pikasso02

        Cher pikasso02,

        Connaissez-vous « Les demoiselles au bord de la Seine » que peignit Picasso d’après « Les demoiselles au bord de Seine » de Gustave Courbet ?

        Etonnante métamorphose, n’est-ce-pas ?
        Bien à vous.

        Brogilo (Passionné par la mimesis dans les oeuvres d’art)

         
        • pikasso02
          • Posté à 21h51 le 14/10/2007
          • Internaute 10134

          bonsoir Brogilo
          Je ne connais que sa reproduction. L’oeuvre est visible à Bâle. Picasso l’a plus pastiché que mimé. Picasso ne cache pas sa source. Il va même peindre son interprétation dans un format quasiment identique.100,5 X 201 cm pour 174 X 200 cm chez Courbet.Picasso a supprimé le feuillage ce qui réduit la hauteur. Une preuve supplémentaire qui nous montre que Picasso avait besoin d’un modèle. Merci de passer me voir.

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        • pikasso02
          • Posté à 22h02 le 14/10/2007
          • Internaute 10134

          J’aimerais compléter ma réponse. Il ne s’agit pas comme vous dites d’une métamorphose. Il y a métamorphose quand le modèle devient au final autre chose. Dans le cas présent, nous avons toujours deux femmes allongées, même si leurs formes sont différentes. A bientôt !

        2 autres commentaires
      • Anonyme répond à pikasso02

        Ce n’est pas à moi de répondre à ces questions ; comme je l’ai écrit, si vous voulez des réponses, adressez-vous aux organisateurs et aux visiteurs au lieu de faire des conjectures en l’air. R. Godement

  • Anonyme

    Si je me souviens bien, cela fait deux fois que cette peinture (ou plutôt ce détail d’une peinture plus grande) est proposée en une de Rue89.
    La dernière fois c’était totalement hors-sujet (à part le titre du tableau), là cela est d’évidence dans le sujet mais bon il faudrait se renouveler dans la provoc, non ?
    Changeons de face par exemple ; -)

    • Maquisard
      • Posté à 10h14 le 14/10/2007
      • Internaute 18028

      Petit détail : je ne crois pas que cette image soit un « détail d’un tableau plus grand ». C’est le tableau en entier.

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