Restez assis les enfants !

Le blog de Nestor Romero, ancien enseignant qui, toujours, cherche à penser l'école.

Un film pour se plonger dans les idées du pédagogue Philippe Meirieu

Nestor Romero
Ancien enseignant
Publié le 18/10/2009 à 16h24

Je viens de voir un très beau film : « A contre-voie : Philippe Meirieu pédagogue », de Thierry Kübler, présenté jeudi soir à l’initiative du Café pédagogique et de la mairie de Paris, en présence de Philippe Meirieu.

Bien sûr, avant la projection on s’inquiète, on redoute l’hagiographie, le convenu, la banalité. Mais, en l’occurrence on est rassuré dès les premiers plans. Et je crois que Philippe Meirieu a raison quand, à l’issue de la projection, il rend hommage au réalisateur en affirmant que le film, au-delà de sa personne, atteint à l’oeuvre d’art.

Les deux principes fondamentaux : éducabilité et liberté

Le décor est celui d’une salle de théâtre vide dont les rangées de fauteuils écarlates sont parcourues par des trains, toutes sortes de trains qui se croisent, roulent en tout sens ou vont, peut-être, à contre-voie comme le fait souvent le pédagogue lui-même.

Lui, dans cet univers où les fauteuils semblent attendre, comme assoupis, dans un silence soudain fracassé par le fer du chemin, lui, parle de pédagogie et de... politique. Il parle simplement, clairement, sans le moindre soupçon de cette codification, parfois irritante il est vrai, que certains se plaisent à qualifier si élégamment de « pédagogisme ».

Ainsi pose-t-il d’emblée les deux principes fondateurs de la pédagogie en démocratie, l’« éducabilité » et la liberté :

  • Educabilité : tout être est éducable
  • Liberté : nul ne peut contraindre qui que ce soit à apprendre s’il ne le décide pas lui-même

Et c’est à partir de ces deux principes, dont on voit bien comment ils peuvent se contrarier, puisque la liberté inclut le refus d’apprendre, que se déploie la pratique pédagogique, laquelle consiste à créer les conditions, les situations, le mode de vie dirai-je pour ma part, qui donnent envie et permettent ainsi acquisitions et éducation.

La pédagogie est nécessairement politique

Et puis, dans ce théâtre entre les fauteuils duquel déferlent des trains qui parfois sont des jouets, comme pour ne pas oublier que l’on parle d’enfants, il est question de motivation, de cette notion dont on ne sait jamais trop de quelle manière en rendre compte, de la nécessité d’enseigner tous les savoirs en tant que culture, ce qui n’est pas si simple, et de ce couple indissociable et pourtant problématique : pédagogie et démocratie.

Car, affirme Philippe Meirieu, la pédagogie est politique, nécessairement politique au sens le plus noble du terme, celui qui confère au citoyen la charge du bien commun, ce qui implique évidemment l’éducation de ce citoyen, c’est-à-dire, me semble-t-il la capacité de se déterminer en liberté et (donc ?) en raison.

Mais alors il est amené à expliciter sa position politique et ainsi à rappeler que « formé » dans le catholicisme social, il est proche d’un PS qu’il juge pourtant très sévèrement, particulièrement sur la question scolaire et éducative.

De sorte qu’il affirme se sentir proche également de tout ce courant coopératif, anarcho-syndicaliste, anarchiste autogestionnaire pourvu, dit-il, qu’il soit débarrassé de ses oripeaux utopiques (et, dirai-je pour ma part, de ses archaïsmes anti-étatiques que l’histoire a condamnés).

Les enseignants doivent se saisir de leur métier et s’autogérer

Ce qui concrètement se réalise par l’interpellation des enseignants pour qu’ils se saisissent de leur métier, pour qu’ils « autogèrent » leur établissement en toute liberté dans le cadre d’un contrat (Proudhon oblige) formalisé dans un « cahier des charges » qui garantit la cohérence et l’unité de l’institution éducative tout entière.

Et c’est ainsi, avec un tel projet auquel il est possible de travailler quotidiennement et collectivement, que ce métier, si désespérant pour certain(e)s, peut en devenir passionnant.

Puis Philippe Meirieu nous parle d’éthique et de pouvoir en une sorte de réflexion à voix haute dont le ton nous laisse percevoir qu’ici, l’intime vient d’être effleuré.

Enfin, la table ronde qui suit la projection et qui rassemble autour de François Jarraud (rédacteur en chef du café pédagogique), Colombe Brossel (adjointe au maire de Paris), Nathalie Broux (professeure de lettres en Seine-Saint-Denis) et Patrick Rayou (pofesseur à Paris VIII) donnera l’occasion à Philippe Meirieu de revenir sur politique et pédagogie pour conclure à la forme interrogative.

Comment contrer la commercialisation et la marchandisation de l’enseignement ?

Serons-nous capables de rétablir le lien entre pédagogie et politique afin d’éviter la dévitalisation de l’Education nationale vers laquelle nous conduisent tous ces artifices que sont les « soutiens » extra-scolaires gratuits ou payants ?

Car si l’on ne parvient pas à arrêter cette dévitalisation, alors nous aboutirons nécessairement à la commercialisation, à la marchandisation de plus en plus prononcée de l’enseignement.

Il ne restera plus alors de l’Education nationale qu’une technostructure évaluatrice en charge de stimuler toujours plus une compétition dont on sait bien quelles en seront les victimes. Telle est la question posée aujourd’hui impérativement à tous les enseignants, à tous les citoyens.

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  • Hemenate
    • Posté à 17h36 le 18/10/2009
    • Internaute 856

    « Les enseignants doivent se saisir de leur métier et s’autogérer »

    Quoi qu’on en pense le principe de toute autogestion c’est la sortie du domaine public....

    Rappelons donc que l’Éducation nationale n’est pas une entreprise privé, et que c’est à la collectivité qu’il incombe de trancher les choix éducatifs, et non aux enseignants.

    Pourvu que ça dure.

    Donc, plus précisément, qu’entends M. Meirieu par « cahier des charges » ?

    • nord.mand
      nord.mand répond à Hemenate
      Prof Seine Maritime
      • Posté à 18h17 le 18/10/2009
      • Internaute 29066
        Prof Seine Maritime

      « c’est à la collectivité qu’il incombe de trancher les choix éducatifs, et non aux enseignants. »

      Certes MAIS le liberté pédagogique est inscrite noir sur blanc dans les textes officiels.

      Et dans ce domaine, une fois notre porte de classe refermée (ou pas) nous sommes DEJA des autonomes autogestionnaires.

      Quant aux choix éducatifs, il me semble absolument stupide de croire encore qu’on puisse imposer les MEMES attentes à partir des MEMES exigences pour les élèves d’une école primaire de Neuilly et ceux d’une autre école située dans les quartiers nord de Marseille, ou les élèves d’Henri IV comme ceux d’un lycée de Mantes la Jolie.

      L’ECOLE n’existe pas ! Il existe DES ecoles ! Mais hélas UN SEUL moule. Ceux qui n’y entrent pas dégagent purement et simplement.

      150 000 élèves sans aucun diplôme PAR AN depuis des années ! ! !

      Et tout « va bien »...

      Lien

      • Hemenate
        Hemenate répond à nord.mand
        • Posté à 18h33 le 18/10/2009
        • Internaute 856

        « Et dans ce domaine, une fois notre porte de classe refermée (ou pas) nous sommes DEJA des autonomes autogestionnaires. »

        Je suis au courant, et c’est selon moi bien regrettable.
        D’où mes interrogations quant à un élargissement de cette liberté.

        « L’ECOLE n’existe pas ! Il existe DES ecoles ! »

        D’accord avec vous, il n’empêche que la prise en compte de ses spécificités doit être effectuée au niveau national.

        « Ceux qui n’y entrent pas dégagent purement et simplement. »

        Tout à fait d’accord avec vous.
        D’où selon moi la nécessité de la suppression du collège unique et l’établissement de véritable filière de niveaux, afin que l’enseignement soit adapté aux besoins des élèves.

         
        • kawouede
          kawouede répond à Hemenate
          • Posté à 20h07 le 18/10/2009
          • Internaute 27995

          Des « filières de niveaux » ça c’est le retour à l’ancien régime avec le triomphe des privilèges (lesquels existent mais masqués actuellement), on n’est pas obligé d’en arriver là et ce n’est pas en tout cas ce que dit Meirieu (heureusement).

          • Hemenate
            Hemenate répond à kawouede
            • Posté à 20h20 le 18/10/2009
            • Internaute 856

            Je ne vois pas en quoi des filières de niveaux impliquent le « triomphe des privilèges » ?

            En revanche, ce qu’on peut observer c’est que c’est bien le système égalitariste actuel qui, en tirant le niveau vers le bas, permet la reproduction des élites.

        2 autres commentaires
    • Nestor Romero
      Nestor Romero répond à Hemenate
      Ancien enseignant
      • Posté à 18h36 le 18/10/2009
      • Expert 5556
        Ancien enseignant

      Bonjour,
      Non, je ne pense absolument pas que le principe de toute autogestion soit la sortie du domaine public. Il me semble même que ce peut être exactement le contraire.
      Quant à ce que M. Meirieu entend par « cahier des charges » (je n’ai fait que reproduire son propos) on peut toujours lire ses livres ou aller faire un tour sur son blog.
      Ceci dit il y a une bourde dans le titre de cet article. La rectification ne va pas tarder je pense.
      Bien cordialement,
      N.

      • Hemenate
        Hemenate répond à Nestor Romero
        • Posté à 18h46 le 18/10/2009
        • Internaute 856

        Bonjour,

        « Non, je ne pense absolument pas que le principe de toute autogestion soit la sortie du domaine public. »

        Pourtant c’est dans la nature même du mot.

        L’autogestion signifie gestion par soi-même :
        A partir du moment ou cette autogestion n’est pas effectué dans le cadre d’une circonscription électorale on sort du domaine public.

         
        • Nestor Romero
          Nestor Romero répond à Hemenate
          Ancien enseignant
          • Posté à 19h10 le 18/10/2009
          • Expert 5556
            Ancien enseignant

          Pardon Hemenate mais autogestion signife, à mon sens : gestion de la cité par les citoyens eux-mêmes. Autrement dit, il s’agit de la plus haute expression de la démocratie et, par là même, de l’horizon vers lequel tendre sans cesse.
          N.

          • Hemenate
            Hemenate répond à Nestor Romero
            • Posté à 19h34 le 18/10/2009
            • Internaute 856

            Ce sont les citoyens, par l’intermédiaire de leurs représentants, qui décident de la politique éducative.

            Si on admet une autogestion des professeurs, on admet alors que leur volonté prime la volonté publique.

            La politique éducative est alors bien sortie du domaine public, puisqu’elle n’est plus confiée aux citoyens mais aux professeurs.

            L’autogestion ne participe du domaine public que lorsqu’elle fait l’objet d’un vote de l’ensemble des citoyens, on appelle ça la démocratie.
            Une autogestion des professeurs signifie l’absence de vote sur la politique éducative, on est donc bien sorti du domaine public, c’est tout ce que je voulais dire.

          • admirateur-
            • Posté à 19h41 le 18/10/2009
            • Internaute 32111

            à autogestion je préfère « politique » : qui concerne le citoyen.
            Il serait temps de rendre sa valeur à ce mot plutôt que lui tourner le dos
            autogestion jusqu’à présent signifie « gestion de l’entreprise par ses employés » -c’est pas pareil
            sinon il y a la commune de paris mais la c’est la démocratie ouvrière ou tito ?

        3 autres commentaires
    • Bernard Girard
      Bernard Girard répond à Hemenate
      Enseignant blogueur
      • Posté à 18h36 le 18/10/2009
      • Expert 31637
        Enseignant blogueur

      L’EN n’est certes pas une entreprise privée puisqu’il s’agit, selon la formule consacrée, d’un service public d’éducation. Le problème est que, depuis pas mal d’années, les politiciens en charge de l’éducation ont eu la fâcheuse manie de faire passer leurs propres intérêts (par idéologie, par opportunisme) avant l’intérêt des élèves. Les programmes de primaire, la suppression du samedi matin, les évaluations en CM2 ont été décidés arbitrairement par Darcos, sans aucune concertation sinon celle de quelques copains à lui. Où est le service public dans ces conditions ?
      Il faut également rappeler que la liberté pédagogique est inscrite dans la loi. Que des enseignants - peu nombreux, à vrai dire - s’en emparent est la moindre des choses.

      • framboise92
        framboise92 répond à Bernard Girard
        je choisis la campagne, la (...)
        • Posté à 18h40 le 18/10/2009
        • Internaute 24519
          je choisis la campagne, la (...)

        exactement !

      • admirateur-
        • Posté à 18h57 le 18/10/2009
        • Internaute 32111

        La liberté pédagogique, certes mais le corps des inspecteurs a, théoriquement, la charge de contrôler que, dans le cadre des programmes nationaux (le droit à un même enseignement sur tout le territoire de la République) les objectifs nationaux sont respectés.
        C’est pourquoi je suis aussi d’accord pour dire que l’autogestion c’est l’éclatement ultime du service public.
        Le rêve du catholicisme social, autrement dit le corporatisme le plus profond

         
        • framboise92
          framboise92 répond à admirateur-
          je choisis la campagne, la (...)
          • Posté à 19h17 le 18/10/2009
          • Internaute 24519
            je choisis la campagne, la (...)

          Ne vous inquiétez pas, les professeurs savent ce qu’ils font et ce qu’ils doivent faire !
          En particulier que ce programme ne peut être appliqué sans leur savoir-faire, leur tri et leur pédagogie qui existe bien ancrée dans leurs préparations, leurs remises en cause, leurs recherches et leur sérieux.
          Car ce programme est un leurre.
          C’est ainsi que cela se passe à l’EN.
          Quant aux inspecteurs, ils sont là beaucoup d’entre eux ne connaissent pas la réalité et apprennent d’avantage en voyant nos classes que par leur titre d ’inspecteurs ».

          • admirateur-
            • Posté à 19h18 le 18/10/2009
            • Internaute 32111

            d’ailleurs le niveau monte, monte, monte... et y’a pas de souci à l’éducation nationale

            • framboise92
              framboise92 répond à admirateur-
              je choisis la campagne, la (...)
              • Posté à 19h42 le 18/10/2009
              • Internaute 24519
                je choisis la campagne, la (...)

              ni dans cette société qui ne fait pas cas des difficultés (parmitoutes les classes sociales) et qui utilise la répression, la télévision, et son écoute quotidienne à vous en faire oublier de réfléchir, la consommation etc...
              Ni cette suppression de moyens pour les aides et les remédiations qui existent dans d’autres pays .
              Vos arguments montent comme le vent qui passe...celui de la casse.

              • admirateur-
                • Posté à 19h44 le 18/10/2009
                • Internaute 32111

                Remarque en passant : ça fait 30 ans que Meirieu sévit tantôt dans les ministères de droite comme de gauche, tantôt au CNDP tantôt à l’INRP... croyez pas que la casse c’est un peu lui quand même ?

                • Bernard Girard
                  Bernard Girard répond à admirateur-
                  Enseignant blogueur
                  • Posté à 19h55 le 18/10/2009
                  • Expert 31637
                    Enseignant blogueur

                  Ca fait plus de 7 ans qu’une droite pure et dure gère l’EN. On en voit le résultat...
                  Philippe Meirieu n’a jamais été ministre : Darcos, Robien, Fillon, Ferry, eux, si !

                  • Hemenate
                    • Posté à 20h13 le 18/10/2009
                    • Internaute 856

                    Il n’empêche que Darcos, Robien, Ferry et Fillon ont tout comme Jospin, Bayrou, Allègre ou Lang, appliqué les théories de « l’enfant apprenant » de Meirieu.

                    Et effectivement on en voit le résultat.

                    • Bernard Girard
                      Bernard Girard répond à Hemenate
                      Enseignant blogueur
                      • Posté à 20h29 le 18/10/2009
                      • Expert 31637
                        Enseignant blogueur

                      « L’enfant apprenant » signifie tout simplement que si c’est l’enseignant qui enseigne, c’est l’élève qui apprend et que si l’on ne sait pas comment il apprend ou pourquoi il refuse d’apprendre, l’enseignant enseigne dans le vide.
                      En niant cette évidence, en caricaturant la pédagogie, les derniers ministres de l’EN, surtout Darcos et Robien, ont fait perdre plusieurs années à un système éducatif qui n’en avait pourtant pas besoin.

                      • framboise92
                        framboise92 répond à Bernard Girard
                        je choisis la campagne, la (...)
                        • Posté à 20h40 le 18/10/2009
                        • Internaute 24519
                          je choisis la campagne, la (...)

                        Je crois que beaucoup de posteurs devraient faire la classe. Ils verraient ainsi la difficulté de devoir décortiquer les notions et faire de la pédagogie différenciée.
                        Ils verraient les progrès fulgurants que l’on fait dans ma zep.
                        Alors, si vous avez une recette miracle, passez le concours et allez la montrer, braves gens !
                        Un enfant n’est pas un entonnoir dans lequel on déverse un savoir. L’enseignant fait autant de psychologie que d’enseignement en analysant les compétences, les difficultés, (ou les facilités !) et le comportement de chaque élève. Il cherche. Il remédie et c’est un véritable parcours de combattant.
                        Il sait combien il a réussi sur certains anciens élèves, alors, ne le jalousez pas. Il s’en moque. Il connaît sa valeur, pour peu qu’il ait travaillé avec tout son coeur et son abnégation.
                        Ce métier est le plus beau du monde malgré tout.
                        Le plus critiqué, le plus quantifié....tellement que cela devient caricatural.

                        • Hemenate
                          Hemenate répond à framboise92
                          • Posté à 20h50 le 18/10/2009
                          • Internaute 856

                          « Ils verraient ainsi la difficulté de devoir décortiquer les notions et faire de la pédagogie différenciée. »

                          Ne serait-ce pas plus facile avec des classes de niveaux ?

                          « Un enfant n’est pas un entonnoir dans lequel on déverse un savoir. »

                          Mais bien sur que si !
                          Et c’est à partir du savoir que se structure la réflexion, pas l’inverse.

                          • framboise92
                            framboise92 répond à Hemenate
                            je choisis la campagne, la (...)
                            • Posté à 21h05 le 18/10/2009
                            • Internaute 24519
                              je choisis la campagne, la (...)

                            Un entonnoir est un objet.
                            Un élève est un êtr humain avec des affects et un passé qui bien souvent, même chez les blondinets relègue ce que lui dit le professeur dans des sphères lointaines ou son esprit navigue.

                            Non, les classes de niveaux ne sont pas la panacée. Nous nous accommodons très bien d’ateliers en maternelle. C’est très enrichissant pour tous. La difficulté vient que cela n’est pas suivi en primaire pour la sacro-sainte date de savoir lire .
                            Chaque élève progresse à son rythme et j’ai fait passer en cp des élèves de moyenne section qui savaient lire. Ils ont eu une scolarité excellente. Un est même passé en ce1 en milieu d’année.
                            Donc, c’est possible !
                            La disparition progressive des rased va se ressentir même chez les classes moyennes . Sachez que tout élève peut avoir des difficultés. ne serait-ce qu’à cause du divorce de ses parents, etc...et de handicaps de lenteur ou d’autre que l’on est là pour discerner.
                            Des tas de familles qui habitent dans la zone pavillonnaire et qui viennent dans ma rep ne s’en plaignent pas.Bien au contraire, ils apprécient l’apprentissage de la solidarité et le mélange de cultures.
                            il est vrai qu’au collège, ça se gâte un peu !

                      • Hemenate
                        • Posté à 20h45 le 18/10/2009
                        • Internaute 856

                        Effectivement « l’élève apprenant » c’est faire passer le savoir au second plan en se focalisant sur l’élève.
                        C’est considérer qu’il faut avant tout susciter l’intérêt de l’élève avant d’enseigner, ce qui est une pure connerie.

                        La pédagogie dans une juste mesure est utile à l’enseignement, mais en confondant « ennui » et « paresse » elle n’a malheureusement pas attendu Darcos pour se caricaturer.

                        • framboise92
                          framboise92 répond à Hemenate
                          je choisis la campagne, la (...)
                          • Posté à 21h08 le 18/10/2009
                          • Internaute 24519
                            je choisis la campagne, la (...)

                          L’intérêt ne veut pas dire manque de rigueur, mais, au contraire, pédagogie plus riche qui embrasse tous les esprits qui errent !
                          Vous êtes bien mal renseigné sur ce qui se passe actuellement dans les écoles !

                          • Hemenate
                            Hemenate répond à framboise92
                            • Posté à 22h04 le 18/10/2009
                            • Internaute 856

                            Détrompez vous, cela ne fait que quelques années que j’ai quitté l’école.

                            J’ai « appris » l’Histoire avec des études de documents, les langues avec des commentaire de textes, etc...

                            Bref j’en suis un pur produit de l’école actuelle, par conséquent je ne pense pas être moins renseigné que vous sur le sujet.

                            Sinon par rapport à votre autre message, c’est caricatural mais c’est pourtant bien cela :
                            Un ENFANT est un être humain avec un passé un affect, etc...
                            Un ELEVE est bien un objet qu’il faut remplir de connaissance.

                  • lancetre
                    • Posté à 21h10 le 19/10/2009
                    • Internaute 18658

                    Il me semble que vous en oubliez un, dans votre liste de ministres.

                    Celui dont Meirieu fut le bras armé.

                    Vous ne vous rappelez pas ?

                    Il traitait les profs de mauvaise graisse ...

  • Atacama-
    Atacama-
    sur terre
    • Posté à 20h03 le 18/10/2009
    • Internaute 64050
      sur terre

    Je n’ai pas vu le film, comme on dit parfois dans ces colonnes, mais la casse de l’EN sous Claude Allègre (celui qui affirmait que les maths ne servaient à rien vu qu’il existait des calculatrices et qu’en français il suffisait que les élèves apprennent à écrire une lettre) soutenu très activement par Meirieu, je l’ai bien vue. D’autres aussi peut-être ?

    • framboise92
      framboise92 répond à Atacama-
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 20h11 le 18/10/2009
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      Je ne crois pas que vous ayez bien compris Mérieu.
      Mais bon...inutile de continuer.
      ciao
      assez pour moi !

    • kawouede
      kawouede répond à Atacama-
      • Posté à 20h12 le 18/10/2009
      • Internaute 27995

      Pfff, toujours l’argument simpliste et faux Meirieu-Allègre, même combat. Meirieu s’est un peu fait piéger par Allègre comme il l’a dit je crois, en tout cas on ne peut pas faire l’amalgame entre la politique d’Allègre (surtout, ses propos insultants à l’égard des profs) et le projet de Meirieu concernant le lycée - qui n’a pas, à l’époque, été mené jusqu’au bout.

      • Atacama-
        Atacama- répond à kawouede
        sur terre
        • Posté à 20h24 le 18/10/2009
        • Internaute 64050
          sur terre

        Aurais-je parlé ici des propos insultants d’Allègre à l’égard des profs ? Non, je n’ai parlé que de son mépris affiché pour la formation intellectuelle des élèves, à une époque où Monsieur Meirieu le soutenait activement de sa « science de l’éducation ».

        Et ça, c’est co-présenté par qui ? (certes à une époque où Allègre était bien en cour) : Lien

         
        • Bernard Girard
          Bernard Girard répond à Atacama-
          Enseignant blogueur
          • Posté à 20h40 le 18/10/2009
          • Expert 31637
            Enseignant blogueur

          Le rapport Langevin-Wallon remonte à 1947 - Philippe Meirieu est né 2 ans plus tard... - préconisait, entre autres choses, d’étendre la scolarité obligatoire à 18 ans à une époque où nombre d’enfants étaient mis au boulot à 14 ans. Il faudrait avoir honte de cette proposition ?

          • Atacama-
            Atacama- répond à Bernard Girard
            sur terre
            • Posté à 21h15 le 18/10/2009
            • Internaute 64050
              sur terre

            Ce n’est pas après le rapport Langevin-Wallon que j’en ai, mais après ceux qui l’ont co-présenté, comme je l’ai écrit (voir ci-dessus), et que je « connais », à savoir Messieurs Allègre et Meirieu. C’est au nom de ces derniers qu’on a tant tenté de m’obliger à faire lire Harry Potter (dans le meilleur des cas) à des élèves de sixième « en difficulté », alors qu’il s’est révélé, suite à une initiative que je me suis permise, que non seulement ils préféraient Le Médecin malgré lui, mais aussi que leurs COMMENTAIRES étaient un peu plus intéressants pour eux qu’à propos de la première...oeuvre... citée.

            • framboise92
              framboise92 répond à Atacama-
              je choisis la campagne, la (...)
              • Posté à 21h15 le 18/10/2009
              • Internaute 24519
                je choisis la campagne, la (...)

              C’est certain que tout le monde peut se tromper. Les chercheurs sont aussi parfois décalés. mais, sur le fond, Mérieu est un serviteur de l’école publique et laisse aux professeurs le respect qu’ils méritent.
              Si l « Le médecin malgré lui » plaît ; et bien, continuez à le faire étudier, Non ?
              Il est vrai aussi que dans les années 1980, il y avait quelques cafouillages dans certains essais de la pédagogie (maths moderne, etc ; .). Mes enfants ont appris tous les os de la patte d’un mammmouth au détriment de Molière. Vrai de vrai ! Cela m’a fait grincer des dents. Mais le prof collègue continuait son Molière (camarade de ma fille qui n’était pas dans la même classe).
              C’est aussi aux profs. de faire la part des choses.
              Ma fille est prof cela ne l’a pas gênée et elle lit du Molière quand cela lui chante.

              • Atacama-
                Atacama- répond à framboise92
                sur terre
                • Posté à 21h29 le 18/10/2009
                • Internaute 64050
                  sur terre

                Effectivement, Meirieu est un serviteur.

                J’espère pour elle (et pour ses élèves) que votre fille réussira à transmettre un peu du savoir qu’elle tente de transmettre. Bonne chance à elle (comme à ses élèves).

                • framboise92
                  framboise92 répond à Atacama-
                  je choisis la campagne, la (...)
                  • Posté à 21h42 le 18/10/2009
                  • Internaute 24519
                    je choisis la campagne, la (...)

                  Merci,
                  C’est gentil !
                  Elle est bien partie. Elle se donne (trop à mon goût !) !
                  Bon courage à vous !

                  • Atacama-
                    Atacama- répond à framboise92
                    sur terre
                    • Posté à 22h06 le 18/10/2009
                    • Internaute 64050
                      sur terre

                    Merci de votre merci qui est gentil aussi, mais on va finir hors-sujet, donc j’y reviens (au sujet) en résumant : ce Philippe Meirieu n’est pas quelqu’un d’honnête intellectuellement. Quand on a dit ce qu’il a dit (naguère) après avoir fait les études qu’il est supposé avoir faites, on ne l’est pas, intellectuellement honnête.

                    • framboise92
                      framboise92 répond à Atacama-
                      je choisis la campagne, la (...)
                      • Posté à 08h27 le 19/10/2009
                      • Internaute 24519
                        je choisis la campagne, la (...)

                      Je reviens ce matin.
                      Vous savez, rassurez-vous. Ma fille a toujours été excellente en orthographe, en grammaire et en calcul et sa scolarité s’est très bien passée malgré l’épisode du mammouth .Elle a eu d’autres profeseurs qui lui ont fait ausi connaître de solides bases.
                      S’il –-eût été–- préférable dans le années 1980 qu’on ne se précipitât pas ... sur certaines nouveautés, elle a eu l’occasion dans d’autres classes d’étudier les classiques et manie aussi –-la règle de trois ! –
                      Quand à la pédagogie, ses premières études en STAPS lui ont fait découvrir la physiologie, elle connaît la psychlogie et la réflexion sur la pédagogie. Un professeur n’est pas une encyclopédie, il doit aussi connaître son savoir faire de professeur et s’adapter aux niveaux des élèves pour remédier. Elle est une excellente pédagogue.
                      J’ai écouté Chatel, il fait des fautes à beaucoup de mots en parlant.
                      Quant à Mérieu, il fait partie de ceux qui cherchent et il faut des pesonnes comme lui pour faire défendre l’école dans tout ce qu’elle représente de pédagogie.
                      Un chercheur qui ne cherche pas ne peut pas se tromper ni revenir sur ses réflexions ! ! ! ! ! ! !
                      Voilà.

                      « obtenue à Paris, il devient professeur de philosophie en lycée. Il décide d’enseigner à l’école primaire et passe le CAP d’instituteur[6], puis enseigne le français en collège. Il passe une thèse d’État en 1983 en sciences humaines. Philippe Meirieu devient professeur en sciences de l’éducation à l’Université Lumière-Lyon 2.

                      De 1990 à novembre 1993, il a été membre du Conseil national des programmes[5]. En parallèle, il crée en 1991 la collection Pédagogies chez ESF éditeur. Encore aujourd’hui, il est le directeur et l’un des principaux auteurs de cette collection. »

                      Lien

                      NB : m’encadrer et me mettre naze, je trouve cela d’un nul ! (je parle à rue89 !)
                      Bien à vous.

        7 autres commentaires
      • lancetre
        lancetre répond à kawouede
        • Posté à 14h17 le 21/10/2009
        • Internaute 18658

        Vous pourriez produire un document, un seul, dans lequel Meirieu ferait son mea culpa au sujet de sa collaboration avec Allègre ?

        Au moins citer une source précise ?

        Ce serait intéressant, car c’est bien cet épisode qui suscite la fureur dans n’importe quelle salle des profs lorqu’on prononce le nom de Meirieu...

        Meirieu piégé ? Il est trop fin renard, et Allègre est trop balourd, pour que ce scénario tienne la route.

        La vérité est plus simple : Meirieu éprouve de la HAINE pour le savoir et ceux qui le transmettent.Il a trouvé un ministre qui lui permettait enfin d’humilier ceux qui ont fait de vraies études (pas des diplomés en « sciences de l’éducation », qui se contentent de cogiter sur le travail des autres !).Il en a donc profité, avec délectation, durant trois ans...

    • lancetre
      lancetre répond à Atacama-
      • Posté à 21h12 le 19/10/2009
      • Internaute 18658

      Présent !

      J’atteste que tout ce que vous écrivez est parfaitement exact.

      Meirieu : des plumes et du goudron !

      Il est à la véritable pédagogie ce qu’est Tartuffe à un curé sincère.

  • Oxy-more
    Oxy-more
    acrobate au cirque EN
    • Posté à 06h24 le 19/10/2009
    • Internaute 42711
      acrobate au cirque EN

    ah non ! pas Mérieu, on a eu assez de mal à se libérer de ses réformes à la noix, et de son pédagogisme, laissez nous travailler.

    « Si les pédagogues ne sont pas détournés vers d’autres proies, il arrivera que les instituteurs sauront beaucoup de choses, et que les écoliers ne sauront plus rien du tout. » disait ALain dans ses propos sur l’éducation.

    • Bernard Girard
      Bernard Girard répond à Oxy-more
      Enseignant blogueur
      • Posté à 12h45 le 19/10/2009
      • Expert 31637
        Enseignant blogueur

      Des « réformes » Meirieu (Au fait, il serait peut-être temps de savoir écrire son nom sans l’écorcher) ? Quelles réformes peuvent-être attribuées à un enseignant chercheur qui, au passage, n’a jamais exercé la moindre fonction politique, alors que le système éducatif crève de son conservatisme et de réformes jamais appliquées ?

      • admirateur-
        • Posté à 13h12 le 19/10/2009
        • Internaute 32111

        Aucune..., puisque cet homme n’a eu et n’a aucune influence alors ne parlons plus de lui, laissons le retourner à l’anonymat qu’il n’a jamais souhaité quitter

      • lancetre
        • Posté à 21h01 le 19/10/2009
        • Internaute 18658

        Vous MENTEZ effrontément !

        Chacun sait que Meirieu fut le bras droit du ministre Allègrrrrr.

        C’est Meirieu qui est responsable, et coupable, de la création des IUFM.

        Trouvez- moi un seul jeune prof qui soit content d’être passé par ces machines à décerveler !

        Humiliés par des gens qui n’enseignent pas, et n’ont aucune culture,contraints à faire des crèpes ou la ronde, de jeunes enseignants, durant des années,ont souffert dans les IUFM.

  • einna
    • Posté à 16h02 le 19/10/2009
    • Internaute 6227

    D’aucuns me jugeront sans doute idéaliste mais je pense - et l’expérience quotidienne (non je ne suis pas prof) me l’enseigne- que chacun d’entre nous peut apprendre, accéder au savoir. Mais que certaines conditions sont nécessaires.
    L’élève est avant tout un enfant, un sujet fait d’affects, de désirs, de blessures, bref fait d’une histoire où s’inscrit la question d’apprendre, de savoir or si le désir est une question individuelle, apprendre nécessite d’en passer par un autre, donc d’en passer par une relation au maître. Et généralement c’est là que ça coince. Si l’intérêt pour l’enfant est grand : qui est-il, qu’a t-il comme difficultés ? Pour transmettre quelque chose qui lui a servi dans la vie ou pour sanctionner l’autre, lui montrer son pouvoir ; comment va faire le maître quand l’enfant ne va pas atteindre les objectifs fixés par la classe, va t-il le sanctionner, le stigmatiser, le rejeter, le soutenir ? Va t-il malgré la difficulté lui reconnaître la capacité d’apprendre ou l’identifier à un « tu ne peux pas (puisque tu n’y arrives pas avec moi) ».
    Les enfants ont parfois besoin que l’adulte les soutienne, que l’adulte les porte dans un désir de réussite, que l’adulte s’investisse dans la relation d’apprentissage. Ayant écouté des enfants et entendu leur « il -elle ne m’aimait pas » quand parfois des années plus tard, ils évoquaient l’année d’école où ils avaient connu l’échec ou « il- elle m’a traité de bébé » ou encore « il-elle avait des chouchous et ne s’occupait pas de moi », je ne peux que penser que les enfants ont pour apprendre besoin que l’adulte témoigne un peu de ce en quoi il croit dans les capacités de ses élèves, peut-être est-ce tout simlplement celà la base de la pédagogie ?

    • framboise92
      framboise92 répond à einna
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 18h32 le 19/10/2009
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      Non, vous n’êtes pas idéaliste : être positif est la meilleure pédagogie qui soit !
      UN enfant a besoin qu’on soit bienveillant envers lui !
      D’où la difficulté de notre métier qui met nos nerfs à l’épreuve.
      Savoir, comprendre pourquoi le bas blesse, et ceci constamment !
      Nous avons des vies entre nos mains. Il faut les respecter. Elles sont différentes.

      • lancetre
        lancetre répond à framboise92
        • Posté à 20h55 le 19/10/2009
        • Internaute 18658

        Le bas ?

        Plutôt le bât, non ?

         
        • framboise92
          framboise92 répond à lancetre
          je choisis la campagne, la (...)
          • Posté à 21h18 le 19/10/2009
          • Internaute 24519
            je choisis la campagne, la (...)

          ça dépend si le bas est en soie ou en chanvre.
          pardon !

          • admirateur-
            • Posté à 08h44 le 20/10/2009
            • Internaute 32111

            Merci pour le fil
            De la conférence donnée à Narbonne, citons le meirieu lui-même :
            Depuis les années 1980/81, nous avons peu proposé d’idées nouvelles. La pensée éducative a été féconde en utopie, en propositions de toutes sortes avant 1968 ; il y a eu des textes extraordinaires, le congrès d’Amiens mais aussi « apprendre à être », des avancées fondamentales dans la réflexion. Bien avant l’arrivée de la gauche au pouvoir, il y a déjà une nouvelle vision de l’école et de l’éducation que Louis Legrand mettra en œuvre dans les collèges expérimentaux alors que c’est la droite qui gouverne. Tout cela va continuer à se développer avec l’arrivée de la gauche : les ZEP, les projets d’établissement, l’idée de la personnalisation de la pédagogie. Toutes ces idées étaient dans l’air depuis le début du siècle, elles se sont concrétisées pendant les années 60/70. J’ai tendance à penser que ces idées restent d’actualité mais qu’il faut les concrétiser à nouveau et qu’il faut revigorer la pensée éducative pour que nous ayons de nouvelles propositions pour faire avancer l’école dans des perspectives démocratiques.

            Que rajouter ? Il est bien l’homme qui s’est donné pour tâche d’en finir avec l’école de la république en y appliquant les plans de la droite

            • framboise92
              framboise92 répond à admirateur-
              je choisis la campagne, la (...)
              • Posté à 10h39 le 21/10/2009
              • Internaute 24519
                je choisis la campagne, la (...)

              Vous savez, je ne m’attache qu’aux paroles pertinentes de cet homme. Je ne cherche pas à savoir si c’est de gauche ou de droite. Le problème de l’autofinacement me dépasse. Néanmoins, Meirieu défend le démantèlement de l’école publique avec nous : suppressions de postes, horaires d’aide personnalisée, fin des rased.....masters et demandes d’emplois dans le privé parallèlement, performances des élèves honteusement mal présentées pour un public populiste, etc.... On ne peut nier qu’il a une action de résistance à cette véritable casse de notre école.

              Je peux me tromper, mais je vois ce qui se passe, je le vis !

        3 autres commentaires
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