Cabinet de lecture

L'actualité des livres, par Hubert Artus.

Le Kindle 2 sort, l'édition face aux défis du livre électronique

Publié le 18/10/2009 à 14h17


Ce lundi débute la commercialisation mondiale du Kindle d’Amazon, deux ans après le premier lancement aux USA. Ce livre électronique s’est imposé selon de nombreux experts comme un produit leader aux Etats-Unis.

Pour le premier semestre 2009, l’Association des éditeurs américains chiffre à 42 millions d’euros le total des ventes de ce secteur, soit une hausse de 149,3% sur un an.

Le Kindle 2 coûte 190 euros. Selon Amazon, il contient l’équivalent 1 500 livres ou journaux, qui se téléchargent sans fil via le réseau téléphonique 3G en moins d’une minute.

Un livre téléchargé y coûtera en moyenne 7 euros à parution (contre 20-25 euros pour la version papier), et 5 euros une fois qu’il est disponible en poche.

Les téléchargements ne sont disponibles pour le moment qu’en anglais, faute d’un accord avec des éditeurs d’autres langues (ce à quoi on travaille d’arrache-pied, du côté d’Amazon).

En France, surtout depuis l’offensive de Google dans le domaine, les éditeurs accélèrent le passage au numérique.

En 2008, la commission Patino pointe le retard français dans le domaine

Le rapport Patino a ouvert la voie en 2008. C’est Christine Albanel, alors ministre de la Culture, qui l’avait commandité au président de Télérama et du Monde interactif (aujourd’hui à la tête de France Culture) afin de réfléchir au devenir numérique de l’édition

Le rapport pointait le retard du secteur en matière de numérisation et de mutation économique (droits d’auteur, prix de vente, TVA). De retour de la Foire du Livre de Francfort, le directeur général du groupe Flammarion Gilles Haeri, membre de la commission à l’époque, reprécise les objectifs du rapport et ses attentes côté pouvoirs publics :

  • « Un taux de TVA de 5,5%, pour être cohérent avec le papier et surtout permettre une baisse du prix des livres numériques (l’économie réalisée par l’absence d’impression représente à peine 10% du prix, ce qui est insuffisant) »
  • « Donner aux éditeurs les moyens légaux de fixer le prix du livre numérique (les “e-libraires” n’ayant pas le droit de baisser les prix, comme le fait Amazon aux Etats-Unis) »
  • « Soutenir le principe du droit d’auteur. Ceci est urgent. »

En 2009 la commission Gaymard défend le principe du « prix unique du livre »

Lors du débat sur la loi de modernisation de l’économie, l’an passé, certains députés avaient déposé des amendements qui menaçaient le prix unique du livre en France. Toute l’édition s’étaient soulevée, et certains députés aussi, Hervé Gaymard.

Christine Albanel lui a alors demandé de diriger une commission pour évaluer les effets de la loi Lang sur le prix unique. Conclusion : Gaymard demande au gouvernement de ne rien changer à ce texte de 1981. Et demande une exonération de taxe professionnelle pour « les librairies labellisées » et une exonération du délai de paiement.

« Le maintien de la loi sur le prix unique de 1981 est [un enjeu] majeur : elle a permis le maintien d’un réseau très dense de librairies, plus de 3 500. » (Voir la vidéo)

Dans ce rapport, on trouve un historique du prix du livre en France, une étude et évaluation de la loi de 1981, les mesures urgentes à prendre dans le secteur du livre, et une table des matières du numérique. L’ancien ministre de l’Economie explique :

« On a déjà des “readers” [comme le Kindle 2, ndlr], qui se vendent de plus en plus. Mais on ne
peut pas dire qu’il y a eu la révolution technologique équivalente au
iPod pour la musique en ligne. »

Gaymard fait aussi le lien entre la numérisation et un concept encore peu évoqué : l’impression à la demande. Et fait le tour des secteurs de l’édition, diversement affectés par les évolutions en cours.

« On vend beaucoup de guides touristiques ou de livres de cuisine, bien que sur Internet vous trouviez toutes les recettes que vous vouliez. On peut avoir un secteur très numérisé, mais où le papier se tient bien. » (Voir la vidéo)

Pour le livre, il y a désormais trois grandes plateformes numériques en France :

  • le pionnier Numilog, propriété d’Hachette qui dispose donc des oeuvres de Lattès, Stock, Fayard, Grasset, etc)
  • ePlateforme (tout le groupe Editis, plus les éditeurs de Media participations, qui possède Dargaud, Dupuis et Lombard)
  • le tout nouveau né Eden Livres (Entreprise de distribution de l’édition numérique ; union entre La Martinière/Le Seuil, Flammarion et Gallimard, lancée juste avant Francfort).

Selon Gilles Haeri, Flammarion « propose pour l’instant 300 livres environ dispos en e-book : romans, docs, collections de fond en littérature (GF) et essais (Champs) ». Mais surtout : « désormais, toutes nos nouveautés seront disponibles systématiquement sur e-book ».

« Sur la question de la TVA, tout le monde semble d’accord : harmoniser à 5.5% »

Virginie Clayssen, en charge du numérique au Syndicat national de l’édition, rappelle que le livre électronique est fiscalement désavantagé face à son équivalent papier :

« Le livre imprimé bénéficie d’une TVA au taux réduit de 5,5%, alors que le taux de TVA est habituellement de 19,6%. Ce taux de TVA s’applique à tous les livres qui correspondent à la définition fiscale du livre. Cette définition exclut de fait le livre numérique, auquel s’applique donc un taux de TVA de 19,6%. “

Elle poursuit :

‘Sur la question de la TVA, tout le monde semble d’accord : harmoniser à 5.5%. Dans un entretien à la revue Livres Hebdo de cette semaine, le secrétaire d’Etat à l’Economie numérique Nathalie Kosciuski-Morizet confirme que c’est clairement’ la position du gouvernement, ‘que nous allons défendre au sein de l’Union européenne’.”

Mais elle en dit pas clairement si elle est soutenue par Bercy…

Reste que la question des droits d’auteur et baisse de la TVA sont les deux obstacles à lever très vite. Hervé Gaymard résumé les priorités que le secteur devra par ailleurs garder en tête pour réussir sa mutation :

“Il faut une offre légale, facilement téléchargeable, transférable sur tous les supports, sans DRM. IL faut que le prix soit de 20 à 30% inférieur à celui du livre papier.” (Voir la vidéo)

Virginie Clayssen conclut :

“ Si l’on souhaite que se maintienne une diversité d’offres, et une multiplicité de modes d’accès au livre dans un monde où de plus en plus de livres seront disponibles en numérique, il convient de protéger celui-ci tout comme on a protégé le livre imprimé. ”

Pour le livre, rapport sur l’économie du livre et son avenir d’Hervé Gaymard - éd. Gallimard/ La Documentation française - 220p. - 17€.
Le devenir numérique de l’édition, du livre objet au livre droit de Bruno Patino - éd. La Documentation française - 91p. - 11€.
Les 100 mots de l’édition de Serge Eyrolles - éd. PUF - coll. Que sais-je ? - 125p. - 9€.
Les Cahiers de la libraire, “Qu’est-ce qu’un livre aujourd’hui ?” - collectif - éd. de la Découverte - 112p. - 15€.
N’espérez pas vous débarrasser des livres de Jean-Claude Carrière et Umberto Eco - éd. Grasset - 332p. - 18.50€ (je reviendrai sur ce livre dans ce blog).

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  • monOpinion-
    monOpinion-
    Coon & Friends
    • Posté à 14h49 le 18/10/2009
    • Internaute 22434
      Coon & Friends

    Quelle horreur technologique, ce « Kindle ». La culture entre les mains d’un organisme privé est une régression. L’invention de l’imprimerie avait pour but de diffuser le savoir, aujourd’hui avec ce livre électronique, la diffusion du savoir est subordonnée à une entité toute puissante prenant ses décisions au gré des fluctuations de la bourse.
    Je ne suis pas contre le principe du livre électronique, mais que ces livres en questions soient publiés dans un format ouvert, et que l’on puisse encore en disposer librement une fois qu’Amazon sera en faillite, ou que les États-Unis auront été envahis par la Chine ! Le format devrait être interopérable, c’est-à-dire que nous devrions avoir le droit de lire un livre n’importe où, que se soit sous notre ordinateur sous Linux, ou sur le dernier appareil vendu par un concurrent d’Amazon.

    • Avril
      Avril répond à monOpinion-
      • Posté à 15h10 le 18/10/2009
      • Internaute 24503

      c’est pour placer de la pub interactive dans les pages.

    • pierrejcallard
      pierrejcallard répond à monOpinion-
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 16h59 le 18/10/2009
      • Internaute 3366
        http://www.nouvellesociete.org

      Je ne comprends simplement pas pourquoi je m’embarrasserais de ce gadget, quand je puis lire gratuitement les dizaines de milliers - bientôt les millions - de volumes disponibles sur le web, via mon écran de portable Mac qui est plus plat, n’est pas sigificativement plus lourd et me donne toutes les autres fonctions d’un ordi. Quelqu’un peut m’éclairer ?

      Lien

      Pierre JC Allard

      • jersey_boy
        jersey_boy répond à pierrejcallard
        expat
        • Posté à 20h01 le 18/10/2009
        • Internaute 73205
          expat

        « Éclairer » est le juste mot.

        La technologie utilisée par le Kindle fournit une expérience visuelle identique à la lecture sur papier (parfait pour les yeux), au contraire des autres méthodes numériques (comme votre écran) qui utilisent un éclairage par l’arrière.

        Quant à l’encombrement (semblable à un livre de poche) et au poids, ils sont significativement moindres que pour un portable.

        C’est une technologie superbe et si ce n’était le prix encore trop élevé, je m’en procurerais un.

         
        • beauregar
          beauregar répond à jersey_boy
          • Posté à 21h41 le 18/10/2009
          • Internaute 8336

          @ Jersey boy : Merci. Je reste ouvert. Mais à moins de 1,5 kg pour mon Mac, je suis sceptique et, sans doute affaire d’habitude, je trouve la lecture à l’écran plus facile que celle d’un livre dont l« éclairage » varie avec l’intensité de la source externe

          PJCA

          • jersey_boy
            jersey_boy répond à beauregar
            expat
            • Posté à 22h47 le 18/10/2009
            • Internaute 73205
              expat

            Kindle : 692 grammes.

          • Tyrian
            Tyrian répond à beauregar
            Informaticien
            • Posté à 22h52 le 18/10/2009
            • Internaute 61861
              Informaticien

            La lecture sur écran est nettement plus fatiguant pour les yeux que la lecture sur livre, c’est biologique.

            Une chose pourquoi vous avez tant besoins de citer la marque de votre ordinateur (ça ne concerne que pas que vous) ?

        • Ellington
          Ellington répond à jersey_boy
          • Posté à 14h24 le 19/10/2009
          • Internaute 27898

          Lorsque je pars à la plage avec un livre de poche dans mon sac, lorsque je glisse le livre que je suis en train de lire dans la poche de mon manteau, je ne crains pas de perdre ou dégrader plus de 10 euros...

          Aurai-je envie de faire de même avec un appareil à 200 euros ?

          De plus, quand j’ai terminé de lire ce même livre et que je le prête ou le donne à un ami, est-ce que je commets un délit vis à vis du droit d’auteur ?

          • jersey_boy
            jersey_boy répond à Ellington
            expat
            • Posté à 16h13 le 19/10/2009
            • Internaute 73205
              expat

            Votre portable coûte probablement plus de 10 euros et pourtant je suis sûr que vous ne le laissez pas chez vous quand vous allez à la plage.

            Peut-être même sortez-vous parfois la voiture du garage malgré les risques très réels de rayer la carrosserie.

            Quant aux 200 euros du Kindle, c’est le prix actuel. Quand son usage se généralisera et que des produits concurrents feront leur apparition, ce prix baissera beaucoup plus.

        7 autres commentaires
    • aliocha
      aliocha répond à monOpinion-
      • Posté à 11h38 le 20/10/2009
      • Internaute 21517

      Tout ce que le Kindle va récolter, c’est un piratage massif du fond d’Amazon quand on pourra cracker leur format moisi et le passer sur des vrais formats de lecture, comme l’epub.

  • mick69
    • Posté à 15h01 le 18/10/2009
    • Internaute 2907

    Bof, il n’y a pas vraiment de retard français. Cette nouveauté technologique présente l’inconvénient pour l’instant d’être trop chère et non prioritaire dans le budget du citoyen lambda

    Quant aux éditeurs, on comprend qu’ils soient frileux devant cette future révolution

  • Gisor
    Gisor
    semeur de troubles
    • Posté à 15h11 le 18/10/2009
    • Internaute 33512
      semeur de troubles

    Bonjour,

    Une émission très intéressante sur ce sujet : Lien

  • charlesanastase
    • Posté à 15h14 le 18/10/2009
    • Internaute 30689

    un gadget pour les personnes agées et pour les parents qui veulent faire lire leurs enfants...

    Pour moi non merci, les livres sont sacrés, et ce n’est pas parce que je lis le journal sur internet (et oui rue89 est ce qu’il y a de mieux dans la matière) que je vais me mettre a lire Goethe ou Platon sur un ecran de calculatrice...

    Au secours...

    • PoG
      PoG répond à charlesanastase
      Etudiant.
      • Posté à 15h51 le 18/10/2009
      • Internaute 70681
        Etudiant.

      Le livre, ça a son élégance (c’est même foutrement beau, je trouve, un bouquin), jusqu’à ce que ça jaunisse, ce corne, s’arrache, brule ou soit mouillé. Ça prend de la place, ça bute des arbres, c’est moins facilement transportable et c’est tellement l’image même de l’ennui pour les enfants.

      Oui aux livres électroniques, marre des gens qui n’acceptent pas le progrès.

      • patatepirate
        patatepirate répond à PoG
        • Posté à 16h44 le 18/10/2009
        • Internaute 93273

        Etes-vous sûr de l’argument écologique ? Pas sûr que la production de ces livres électroniques soient tellement verte.

        Ne peut-on pas envisager un monde où on laisse le choix aux lecteurs ?
        Les librairies, les éditeurs... ont beaucoup à faire pour « se moderniser » et accueillir les nouvelles technologies. Mais pour l’ancien étudiant que j’étais, je me vois mal à l’époque bosser des centaines de textes devant un écran sans pouvoir les gribouiller, ouvrir plusieurs livres devant moi, etc.
        La qualité des écrans de ces kindle et autres a encore beaucoup à évoluer pour remplacer la clarté et la netteté d’une belle page, d’un beau papier, d’une belle encre.
        La facilité de transport, ok : personne ne pourra prendre autant de livres dans les mains qu’avec un kindle ou autre.
        L’argument de l’ennui : ne généralisez pas des expériences singulières. Les gens ne vont pas lire Proust ou Hugo plus facilement sur un ordinateur portable !
        Pour un (éternel) étudiant, la gymnastique qui consiste à se lever chercher un livre dans sa bibliothèque est un plaisir quasi sacré. S’asseoir avec le livre dans les mains, le crayon coincé entre les doigts aussi.
        Oui au livre électronique mais non à la mort du livre papier.
        Et quitte à passer sur un support numérique, il faut que les textes s’y prêtent : le livre électronique offre les possibilités d’Internet : recherche sur Google en cours de lecture, liens hypertextes, illustrations, films sur le contexte historique de l’histoire, etc. les horizons sont vastes.

         
        • Compte supprimé le 21 janvier 2
          • Posté à 20h53 le 18/10/2009
          • Internaute 17993

          Perso, quand j’ai pas d’idées, je vais voir mon Libraire. On déconne, on refait le Monde, et il me refile un truc que je ne connaissais pas et qui me fait une nuit blanche (là il vient de me fourguer 1600 pages de nouvelles de I.B. Singer chez Stock, et je sens que ça va me scotcher pendant deux semaines). Ça ne m’empêche pas, évidemment de lui acheter du Manchette, du Ramuz, du De Gaulle ou du Victor H. en pléiades, histoire de lui faire le plein de son 4x4 Cayenne (rires). Ces readers, c’est possible que ce soit cool pour lire Flaubert sur la ligne 6. Parce que franchement, Mme Bovary ou L’Éducation Sentimentale sur un écran LCD 9 pouces, c’est la même émotion et on chiale pareil. Mais si ça devait lui mettre UN SEUL CHEVEU en risque pour sa crèmerie, je m’abstiendrai.
          PS : Je suis désolé, j’aime bien renifler le papier. L’odeur de l’encre et du papier, c’est probablement le seul truc qui n’ait pas changé depuis 1/2 siècle. C’est tout ce qu’il nous reste.

        • PoG
          PoG répond à patatepirate
          Etudiant.
          • Posté à 19h07 le 18/10/2009
          • Internaute 70681
            Etudiant.

          Bah, on a le choix non ?

        2 autres commentaires
      • leo s
        leo s répond à PoG
        (...)
        • Posté à 18h24 le 18/10/2009
        • Internaute 73621
          (...)

        « c’est tellement l’image même de l’ennui pour les enfants. »

        faut pas généraliser ainsi jeune homme

        apparemment vous ne connaissez rien en littérature jeunesse.

         
        • PoG
          PoG répond à leo s
          Etudiant.
          • Posté à 19h07 le 18/10/2009
          • Internaute 70681
            Etudiant.

          Y’a pas plus de 5% des enfants qui lisent autre chose que de la bd ç_ç.

          • SupercalifragilistiC
            SupercalifragilistiC répond à PoG
            J'représente mon cul pas un (...)
            • Posté à 14h11 le 19/10/2009
            • Internaute 62369
              J'représente mon cul pas un (...)

            Hummm...peut être parce que leurs parents mettent des télés ou consoles dans leur chambre non ? Peut être parce que leurs parents eux mêmes ne lisent pas ?

            Mais dire que c’est à cause du format...

            Vous dites plus haut « marre des gens qui n’acceptent pas le progrès »...mais peut être qu’il y a différents types de progrès non ?

            Personnellement je pense qu’il y a un peu de progrès utile et beaucoup trop de progrès totalement inutile !

            Et votre argument écologique, j’espère que c’était une blague ou une provocation...

        2 autres commentaires
      • Xa_chan
        Xa_chan répond à PoG
        (nippon ni mauvais)
        • Posté à 00h26 le 19/10/2009
        • Internaute 23695
          (nippon ni mauvais)

        Au contraire, j’aime les livres neufs, mais j’aime aussi énormément les livres en bouquinerie, jaunis, cornés, parfois rescapés d’une inondation ou d’un mauvais entretien. On sent que le livre a vécu, qu’il est passé entre d’autres mains, qu’il a bourlingué, qu’il a été important (ou pas) pour d’autres personnes. Ca crée un lien, je trouve.

        Rien à voir avec la froideur d’un écran.

        Et puis, le coup de « ça bute des arbres », je vois pas trop, là, si les arbres sont issus de forêts gérées de manière responsable, ce que de plus en plus d’éditeurs choisissent.

        Les livres, image même de l’ennui ? Tout dépend de l’éducation qu’on a. Il y avait toujours des livres ouverts chez mes parents, et je n’ai jamais considéré le livre comme « image de l’ennui ». Au contraire, ça avait plutot l’image de « compagnon indéfectible quand les copains sont pas là » ou l’image de « promesse de longues nuits de lecture en cachette » quand il y avait école le lendemain.

        Oui aux livres électroniques, à condition que cela ne devienne pas le seul choix disponible. Marre des gens qui imposent le « progrès » sans laisser d’alternative.

    • Fabienne Gallaire
      Fabienne Gallaire répond à charlesanastase
      Journaliste
      • Posté à 00h48 le 19/10/2009
      • Journaliste 24285
        Journaliste

      Les problématiques écologiques sont toujours difficiles à formaliser : à partir de combien de livres de poche (certes issus d’une industrie polluante -blanchissement au chlore et transport- mais « renouvelable » car il ne s’agit pas de forêts primaires) non achetés amortit-on le coût environnemental de l’électronique (plastique, métaux lourds, solvants) liés à la fabrication d’un seul lecteur de livre électronique ?
      Je n’ai pas trouvé d’estimations convaincantes pour l’instant.

    • Fabienne Gallaire
      Fabienne Gallaire répond à charlesanastase
      Journaliste
      • Posté à 00h46 le 19/10/2009
      • Journaliste 24285
        Journaliste

      Vous faites bien de mentionner le fait que le lecteur d’ebook peut être une solution pour les personnes dont la vue baisse, et qui supportent mal le rétroéclairage de l’écran : voilà un support qui permet de s’émanciper du triste catalogue de l’édition en gros caractères.

      Par ailleurs : un écran de calculatrice, à cinq ou six pouces de diagonale ? Belle bête : c’est approximativement la taille d’un livre de poche...

    • DBL8
      DBL8 répond à charlesanastase
      Retraité
      • Posté à 08h53 le 19/10/2009
      • Internaute 19562
        Retraité

      Lorsque des revues ET hebdomadaires seront dispo sur ce genre d’appareil cela intéressant, d’ici là...

  • sefero49
    sefero49
    Soldat mugissant
    • Posté à 15h16 le 18/10/2009
    • Internaute 12260
      Soldat mugissant

    Sera-t-il possible de pirater ? ?

    • Vlobulle
      Vlobulle répond à sefero49
      • Posté à 15h56 le 18/10/2009
      • Internaute 52643

      On peut envoyer ses propres livres dessus, donc oui, il est déjà possible de pirater des livres. Comme avec tous les ebook readers existant.

  • yooy
    yooy
    in situ
    • Posté à 15h27 le 18/10/2009
    • Internaute 86360
      in situ

    ce qui est intéressant c’est de voir qui achète le kindle aux USA, pas mal de technophiles qui ne lisent pas et - c’est très significatif - les technophiles qui lisent, eux n’en ont pas ou bien ... ne s’en servent pas.
    Je pensais que ça me servirait au moins pour la lecture d’article scientifique ou du journal... et non en fait c’est fastidieux car pour les premiers je préfères mon netbook.. et pour les seconds aussi (la prise de note n’est pas aussi aisé sur les ebook)

    • Hubert Artus
      Hubert Artus répond à yooy
      Rue89
      • Posté à 18h26 le 18/10/2009
        rédacteur
      • Journaliste 56
        Rue89

      Selon les informations transmises par des auteurs et éditeurs américains, le Kindle touche plus de monde que ce que vous avancez…

      • patatepirate
        • Posté à 18h39 le 18/10/2009
        • Internaute 93273

        Avez-vous justement plus de données quali et quanti sur le sujet ? (sujet fort intéressant d’ailleurs)

        La contrainte même d’un support supplémentaire ne vise-t-elle pas une cible aisée ou en tout cas de moutons du high tech ?
        Je veux dire par là : on nous dit Super vous avez 1000 livres dans la poche. Sauf que j’ai toujours un livre sur moi, pas 1000 lectures en même temps. Et ça me fera toujours au contraire un appareil de plus dans les poches. Pourquoi ne pas investir dans le format plutôt que dans le support ? Envahir les Palm, les portables, les iPhone, les ordinateurs... pourquoi exiger l’achat d’un appareil ? A ce prix là, j’achète d’occasion plusieurs bouquins par an...
        D’ailleurs, tiens un argu de plus contre le grand livre numérique de ce type : vous tuez les bouquinistes et le marché de l’occasion avec ça.
        A noter : il y a une problématique similaire en ce moment dans le jeu vidéo avec les jeux à télécharger et la pseudo disparition annoncée des jeux sur support.

         
        • Tyrian
          Tyrian répond à patatepirate
          Informaticien
          • Posté à 23h21 le 18/10/2009
          • Internaute 61861
            Informaticien

          « Envahir les Palm, les portables, les iPhone, les ordinateurs… pourquoi exiger l’achat d’un appareil “
          Ce n’est pas le même confort de lecture.

          Par contre oui, passer le Kindle qui est franchement fermé est plutôt une arnaque, mais il y a d’autre e-reader. Pour finir, les 2 supports vont probablement vivre en parallèle pendant un très long moment. Rien que pour l’aspect ‘collector’ du livre.

        • Xa_chan
          Xa_chan répond à patatepirate
          (nippon ni mauvais)
          • Posté à 00h33 le 19/10/2009
          • Internaute 23695
            (nippon ni mauvais)

          Ha, mais par principe, tout éditeur est CONTRE le marché de l’occasion, car ce sont des flux financiers qui lui échappent totalement !

          Pas étonnant que Sony lance la PSPGo par exemple, sur laquelle on ne peut que télécharger les jeux. On ne peux plus les revendre ni même les prêter aux amis, histoire que ça fasse vendre des exemplaires supplémentaires...

        2 autres commentaires
  • Aiki
    Aiki
    http://largument.over-blog.com
    • Posté à 15h37 le 18/10/2009
    • Internaute 85718
      http://largument.over-blog.com

    Je ne suis pas contre le principe de l’existence des e-books, ou de leurs support type Kindle dans la forme. En effet, le Kindle est plus mince, il prend donc moins de place sur les étagères qu’un livre, il peut contenir plusieurs ouvrages et on peut transporter le Kindle facilement sans qu’il se montre trop encombrant dans un sac ou dans une poche. En théorie je pourrais trouver le concept intéressant, peut-être même séduisant...

    mais dans le fond le sujet pose bien plus de problèmes.

    D’abord, la récente affaire dans laquelle a été impliqué Amazon est un sérieux point négatif pour les e-books et les Kindles : il est possible qu’une tierce personne les efface à distance. Je refuse d’acheter un e-book dont le contenu un beau matin disparaît parce que l’éditeur ou la plateforme commeriale a décidé qu’il ne devait plus exister !

    Ensuite vient un problème d’ordre écologique : le papier est biodégradable et peut être recyclé, les composants électroniques, non. De plus l’autonomie de ce support (le Kindle) est (comme pour tout matériel électronique, temporaire, alors à moins que le Kindle fonctionne à l’énergie solaire, il lui faudra des piles ou de l’électricité, ces deux sources d’énergies sont très polluantes. Les piles sont extrêmement toxiques pour l’environnement et l’électricité est fourni en grande partie grâce à l’activité des centrales nucléaires, et ces mêmes centrales génèrent des tonnes de déchets qui ne sont pas biodégradables et qui sont, là encore, d’une toxicité redoutable pour la nature.

    Puis survient le problème économique : un kindle coûte plus de 100,00 euros quand un livre coûte entre 5 et 30,00 euros (et pourtant 30,00 euros c’est déjà beaucoup, BEAUCOUP trop cher et cela prive les plus démunis de la culture... Quid alors d’un Kindle à plus de 100,00 euros -qui dans le meilleur des cas descendrait jusqu’à 50, si l’inflation ne gonfle pas davantage son prix !). 100,00 ou même 50, c’est un prix de dingue, qui plus est en période de crise et d’inégalités croissantes !

    Arrive aussi le problème lié au format : Du temps où les 33 tours existaient, il était possible de faire des pochettes dépliantes, très artistiques, il y avait des picture disc, des disques transparents, etc... Bref, tout un pannel de présentations diverses et originales. Avec l’arrivée du CD, c’était terminé : tous les disques devaient avoir une pochette de même taille, un disque couleur métallique, extrêmement sensible (beaucoup plus qu’un vinyle), ne supportant pas le moindre contact des doigts avec la partie lisible. Si certains s’aventuraient encore à faire des pochettes originales, leur format réduit et unique en limitait considérablement l’expression. Le CD a remplacé le vinyle unilatéralement, sans envisager une seule seconde la co-existence. Ce sera pire encore pour le Kindle. Le support exclu toute originalité et limite l’ouvrage à son contenu, écartant par là même l’objet. Le kindle est standard, invariable et banni toute notion de diversité esthétique au profit d’une conception purement utilitaire à l’esthétique, certes, design, mais basique et standard.

    Un autre soucis survient : la durée de vie. Un livre peut être lu et relu pendant des siècles, et même, si l’on est soigneux, bien plus encore ! Un Kindle a une durée de vie de 5 ans tout au plus avant de le remplacer pour pouvoir continuer de lire ses e-books.

    Encore un soucis majeure : la licence. Si l’organisme qui gère les licence a un bug, un virus, si l’entreprise fait faillite, etc. comment récupérer l’ouvrage pour lequel on a payé une licence lorsque notre Kindle tombe en rade ? Ce problème ne se pose pas avec le livre. La licence enfin, c’est l’interdiction pure et simple du prêt et de la revente. Comment prêter un e-book sans prêter son Kindle tout entier ? Comment uploader un e-book ou une musique vers un Kindle ou un Ipod si la licence ne fonctionne que pour une machine ? Comment revendre si l’e-book ne nous plaît finalement pas ?

    Enfin, survient également le problème du tout dématérialisé : on veut remplacer tout ce qui est matériel par du virtuel : musiques, films, livres, etc. L’argument le plus largement utilisé est le gain de place. Les appartement riquent bientôt de devenir drôlement jolis : totalement vides, sans trace de vie, plus d’étagères, plus de livres, de CD, de DVD, de télé, de chaîne, de lecteur DVD, lus rien qu’un lit (et encore ! Pourquoi ne le virtualiseraient-ils pas lui aussi ?) et des murs vides. Tout ça pour quoi ? Les objets ont une valeur intrinsèques. N’avez-vous jamais ressenti de la satisfaction et même un certain plaisir à contempler votre collection de disques/livres/BD/DVD/VHS/K7 ? N’avez-vous jamais ressenti une certaine fierté devant votre nouvelle chaîne Hi-Fi ?

    Tout cela ne sera plus possible si le virtuel remplace tout le matériel.

    Imaginez un peu le cadeau « Joyeux anniversaire ! Tiens je t’offre un numéro de licence pour que tu puisse télécharger tel ouvrage sur ton Kindle (mais je ne te garantis pas que tu pourras le garder bien longtemps. Ne t’inquiète pas, il te suffira d’acheter une nouvelle licence pour avoir à nouveau ton ouvrage (si l’éditeur ou la plateforme n’ont pas décidé de l’effacer complètement du marché !)

    De plus cet aspect pourrait ravir ceux qui voudraient censurer les ouvrages un peu trop subversif... Hop ! Ils disparaissent ! On les efface !

    Il ne faudrait pas être leurré. Ce progrès technologique n’en est pas un. Il en a seulement l’apparence. Un style moderne avec une bonne com assurant la vente du produit, mais un véritable progrès (technologique ou non) est censé résoudre plus de problèmes qu’il n’en pose. C’est exactement le contraire avec tout ce qu’on essaie de nous vendre sous l’angle du virtuel aujourd’hui. Ce n’est donc pas un progrès, loin s’en faut !

    • Aiki
      Aiki répond à Aiki
      http://largument.over-blog.com
      • Posté à 15h46 le 18/10/2009
      • Internaute 85718
        http://largument.over-blog.com

      Et puis un livre, un disque, un DVD, que j’aime, c’est autre chose pour moi qu’un « truc qui prend de la place » !

    • Au sud de nul part-
      Au sud de nul part- répond à Aiki
      Situation
      • Posté à 16h07 le 18/10/2009
      • Internaute 57434
        Situation

      Bonjour,

      Je trouve votre commentaire remarquable.

      Sinon, le marché de la collection va s’étendre : avis aux petits malins : achetez des livres, éditions limitées, édition originales, grand papier, etc....D’ici quelques poignées d’années, ces ouvrages se révèleront très rémunérateurs. ( :)). Rien à voir avec le 1,5 % d’un livret ou le gigantesque 4 ou 5 % d’’un placement quelconque...

      Todeti

      • Aiki
        Aiki répond à Au sud de nul part-
        http://largument.over-blog.com
        • Posté à 17h26 le 18/10/2009
        • Internaute 85718
          http://largument.over-blog.com

        Merci pour ton compliment sur mon commentaire. ; o))

        A propos du reste, Non, cette époque n’arrivera pas si l’on s’y oppose.

        Les commerciaux n’ont pas à nous imposer leurs choix. Si on refuse cette uniformisation fade et dépossédante, absurde et malhonnête, ils ne pourront pas nous l’imposer, car ce qu’ils recherchent avant tout, c’est de vendre leur camelotte. S’il n’y a pas d’acheteur ou peu sur la proportion, si nous dénonçons le tout virtuel, le virtuel exclusif, si nous n’exigeons pas que pour chaque objet virtuel l’équivalent en matériel soit disponible, ils auront trop à perdre financièrement pour mener à bien leurs projets minables.

        Il n’y a pas de fatalité, sauf si nous nous résignons. Il ne tient qu’à nous de ne pas le faire.

         
        • Au sud de nul part-
          Au sud de nul part- répond à Aiki
          Situation
          • Posté à 18h45 le 18/10/2009
          • Internaute 57434
            Situation

          Je suis un peu plus pessimiste.

          Dans l’article il est bien précisé qu’il faut réduire les coûts pour que le livre papier disparaisse. Il faut que livre électronique soit économiquement moins cher de 20 %. Comme pour tous les appareils électronique, il faut d’abord imposer un support, puis il faut ensuite que le consommateur en change régulièrement...Le livre est envisagé non dans sa matérialité propre, mais comme un contenu, au même titre qu’un jeu vidéo (je joue, je le précise, je ne condamne pas le jeu vidéo ( :)), ou une fiche cuisine. C’est de la matière indifférenciée, échangeable : la révolution du livre électronique, c’est, je le crains, d’abord l’imposition économique d’un support. Comme pour le portable : au départ, quelques uns en avait, maintenant, on en est arrivé à imaginer faire une loi débile pour en interdire la présence en classe...Bref, maintenant, on ne plus s’en passer....Il a fallu une dizaine d’années.

          Le petit souci, que seul un esprit chagrin comme le mien éprouve à l’idée du fin programmé de la matérialité du livre, est qu’une technique, un outil technique, n’est jamais neutre ; il n’est pas quelque chose qui n’amène pas avec lui un autre comportement, une autre manière de sentir, etc...bref, une autre esthétique.
          Ca n’est pas condamnable en soi ; à condition d’en avoir un peu conscience et de ne pas croire que la technique, le consommateur moyen en fait ce qu’il veut, qu’il en est le maître...( ;)) De cela, il est rarement question au sujet du livre électronique.

          Ainsi, je ne m’étonnerai guère que ce type d’outil s’impose rapidement : aujourd’hui, chacun se doit (c’est une sorte d’impératif catégorique) d’être léger, sans attache (soi-disant..), pour « être » plus mobile...A quoi bon s’encombrer d’une bibliothèque et d’être attaché par la mémoire à du vieux papier ? C’est bien trop lourd, bien trop encombrant.
          Et puis, franchement, n’est-ce pas un peu ringard d’aimer lire un texte sur une beau tirage papier ou de se garder avec soi ses premiers livres de poches où sont parfois griffonnés de petits mots ? Non, vraiment, tout cela, c’est du fétichisme et du sentimentalisme qui n’a pas lieu d’être : un livre est fonctionnel avant tout, ou distrayant, à la rigueur ; un livre ça ne sert à rien : c’est seulement l’information qui compte. On l’achète, on la consomme, elle est utile un moment et puis on n’y revient plus.

          A la limite, dans un avenir radieux, celui du progrès fabuleux dont l’imminence est toujours retardé par quelques évènement fâcheux, une puce d’écoute directement greffée près de l’oreille serait préférable. Vive la légèreté ! ( et vive les gentils ouvriers (français, chinois, indiens, ou martiens, peu importe...) qui nous fabriqueront toujours pour moins cher un support pour une culture utile, immédiatement accessible, recyclable (en un clic...), et légère, légère, comme un produit light. ( :))).

          P.S : je le maintiens, le petit malin qui mise sur l’achat de vieux livres aujourd’hui se fera un joli magot pour ses vieux jours....Les riches, ou moins riches, collectionneurs, eux, ne disparaîtront pas.

          Todeti

        • Troll-en-folie
          Troll-en-folie répond à Aiki
          Parano chronique
          • Posté à 02h14 le 19/10/2009
          • Internaute 87214
            Parano chronique

          Bien d’accord avec vous. Comme disait Coluche : « Quand on pense qu’il suffirait que les gens n’achètent pas, pour que ça ne se vende pas ».

          Mais ces « produits » sont dans la logique de notre hyper-consommation, on crée des besoins pour nous pousser à consommer toujours plus.

        2 autres commentaires
    • Vlobulle
      Vlobulle répond à Aiki
      • Posté à 16h13 le 18/10/2009
      • Internaute 52643

      Le « progrès technologique » ici, c’est l’encre électronique utilisée pour l’affichage de ces appareils. C’est récent et ça permet des choses que les affichages existants ne permettaient pas : avoir un affichage non-rétro éclairé, à extrêmement faible consommation et sans limite d’angle de vue. Ce qu’on en fait n’a pas grand chose à voir avec la notion de progrès. En particulier la plateforme de DRM qu’Amazon permet (et non « impose ») d’utiliser sur son Kindle n’est certainement pas lié à l’encre électronique : les autres readers ne la proposent pas et s’en portent très bien.

      Sinon j’ai été ravi de jeter ma collection de VHS pour les remplacer par des divx, ravi de jeter ma collection de CD pour les remplacer par des mp3, et je suis ravi de petit à petit me débarrasser de mes livres pour les remplacer par leur pendant dématérialisé. Ce qui ne me fera pas pour autant critiquer mes amis qui ont des tours de CD bien garnies. Tout est une question de gout.

      • Aiki
        Aiki répond à Vlobulle
        http://largument.over-blog.com
        • Posté à 17h12 le 18/10/2009
        • Internaute 85718
          http://largument.over-blog.com

        Que tu sois ravi, je suis content pour toi, mais l’ennui, c’est qu’une VHS ou un DVD, un CD ou un vinyle, se rapportent à des souvenirs. Tu feras moins le malin quand tu n’auras plus la musique parce que tu as perdu ta licence ou que ton Ipod est mort, cette musique que tu voudrais bien avoir à nouveau et pour laquelle tu as payé ta licence et pour laquelle il te faudra en payer une autre, quand tu devras payer une nouvelle licence pour un logiciel ou un jeu payé et téléchargé en ligne quand tu auras un nouvel ordinateur ou que tu déménageras, tu feras moins le malin quand tu auras une pile de disques Verbatim qui se ressemblent tous les uns aux autres parce que tu as rejeté l’idée d’avoir l’objet (CD ou DVD de commerce) au profit de ton unique contenu sous licence, tu feras moins le malin quand tu n’auras plus aucun e-book parce que ton Kindle est HS...

         
        • Vlobulle
          Vlobulle répond à Aiki
          • Posté à 17h59 le 18/10/2009
          • Internaute 52643

          Je ne vois pas trop le rapport avec la défaillance matérielle. Si mon magnétoscope tombe en panne, je ne peux plus lire de VHS non plus.

          Ni avec les DRM, je n’ai jamais acheté de contenu protégé par ce genre de restrictions. Et si d’aventure mes supports de stokage venaient tous à défaillir simultanément (on est jamais à l’abri d’une catastrophe nucléaire, après tout), je ne vois pas trop ce qui m’empêcherait de télécharger ce que j’ai perdu. Mis à part la loi peut-être.

          Je suis par contre tout à fait d’accord pour la composante souvenir. C’est un peu comme les albums photo, j’imagine que de nombreuses personnes ont encore des cartons qui en sont remplis. D’autres n’ont plus que Facebook ou Flickr.

          • Aiki
            Aiki répond à Vlobulle
            http://largument.over-blog.com
            • Posté à 18h36 le 18/10/2009
            • Internaute 85718
              http://largument.over-blog.com

            Mais d’après toi, pourquoi crois-tu qu’ils font tout cela si ce n’est pour un meilleur contrôle et gagner toujours plus de fric ? Tu crois qu’ils font ça pour tes beaux yeux, peut-être ? Tu crois qu’ils le font par pur altruisme ? Pour nous simplifier la vie à tous ? Bien loin d’eux cette idée. Ils pensent à engranger toujours plus de profit. C’est une motivation sempiternelle de l’industrie du disque, de l’édition et du cinéma. Ils seraient bien trop contents que tu doives payer deux fois (ou plus) pour avoir le droit de continuer d’écouter ta musique. C’est parce qu’il y a un risque que ça les intéresse. Mais justement, côté téléchargements, ils font tout pour s’opposer à la légalité de celui-ci (à moins qu’ils le fassent payer), y compris prôner et créer des lois intrusives. Avec le principe des licences, les musiques, films, livres, ils n’ont plus besoin de DRM, parce que le numéro de licence lié au type de licence, genre OEM, cela suffit pour que l’arnaque se referme sur toi. Avec les licences et les traques menées par les industriels contre le marché de l’occasion et le prêt, tu seras obligé de payer pour pratiquement chacun des problèmes que tu rencontreras avec ta machine ou avec ta licence. Aucun rapport avec les DRM qui ont été le plus souvent abandonnés depuis longtemps.

            • Tyrian
              Tyrian répond à Aiki
              Informaticien
              • Posté à 08h11 le 19/10/2009
              • Internaute 61861
                Informaticien

              Vous plantez sur une chose. Ils ne font pas ça par plaisir. Ce n’est pas un groupe bien organisé. Ils le font avant de se faire dépassé par la technologie (ce qui s’est passé dans le domaine de la musique). Et au final, ils sont en train de perdre pied. Les ereaders permettent à n’importe qui de se faire publier s’il a envie, il n’a qu’à créer le PDF correspondant et le mettre en téléchargement sur un blog. Donc à l’inverse de ce que vous dîtes, ce qui se passe est générateur d’une nouvelle liberté.

              Oui ils font voter des lois, qui n’ont strictement aucuns effets, voir favorise un développement technologique. Tous les DRM sont dégagés très rapidement. Certains comme O’Reilly n’en mettent même pas (surtout qu’ils se sont rendu compte que plus un de leur livre était téléchargé, plus il se vendait également...). Contrairement à ce que tu dis, les DRM et les licences sont intimement liés. Comment tu veux faire respecter la licence sans le DRM ? Il n’y a guère que sur une utilisation commerciale et très visible que tu peux faire respecter une licence sans DRM.

          • Aiki
            Aiki répond à Vlobulle
            http://largument.over-blog.com
            • Posté à 18h34 le 18/10/2009
            • Internaute 85718
              http://largument.over-blog.com

            Quant à ton problème imaginaire avec ton magnetoscope, la VHS ou le DVD que tu as acheté, tu l’as toujours entre les mains. Et le magnetoscope, tu peux le faire réparer ou mieux encore le réparer toi-même. Avec l’ipod ou le kindle, les composants sont si petits que tu ne peux que le faire réparer. Alors c’est gratuit jusqu’à ce que tu sortes de ta garantie et là, après, tu casques. Tu devras alors racheter un autre ipod et une autre licence. Je me souviens que, dans les années 80, avec les VHS et les k7 audio, quand ces deux supports avaient un problème, je les réparais moi-même en les dévissant. Puis, dans les années 90, ils ont retiré les vis et ont soudé les deux faces du support... Pourquoi, à ton avis, si ce n’est pas pour nous obliger à racheter la VHS ou la K7 audio ?

            En revenant au sujet de l’article : tu pourrais réparer ton Kindle ? Avec les livres tu ne rencontrais jamais tous ces problèmes. Alors où est le progrès technologique dans cette histoire ?

            Y en a-t-il un ? Et n’y a-t-il pas plus sûrement une grosse stratégie commerciale masquant bien mal une volonté de contrôle ?

            • Tyrian
              Tyrian répond à Aiki
              Informaticien
              • Posté à 08h14 le 19/10/2009
              • Internaute 61861
                Informaticien

              Les VHS crèvent en quelques années. Idem pour les DVD et CD (environs 10 ans de vie en moyenne). Les 3 là sont des formats très médiocres en durée de vie. Donc mauvais exemple, ainsi tu as plus de chance de garder un fichier numérique sur différents disques dur que sur un disque.

              Pour le reste, vous confondez le lecteur avec l’objet lu... Ce qui n’a rien à voir.

        5 autres commentaires
      • Aiki
        Aiki répond à Vlobulle
        http://largument.over-blog.com
        • Posté à 18h44 le 18/10/2009
        • Internaute 85718
          http://largument.over-blog.com

        « avoir un affichage non-rétro éclairé, à extrêmement faible consommation et sans limite d’angle de vue. »

        Ah parce que tu penses que c’est un progrès, ça ? Avec les livres, tu pouvais faire cela sans problème et ça te revenait bien moins cher. Un problème de luminosité ? Oriente ta lampe. Un problèmre de consommation ? Achète des ampoules à moindre puissance.
        Et avec les livres, aucun problème lié à l’angle de vue.

        Enfin, me soutiendrais-tu que les livres consomment plus d’énergie que les kindle ? !

        Ce n’est pas un argument. Et même si ça l’avait été, tu aurais quoi ? Deux avantages sur combien d’inconvénients avec les livres, disques, DVD ou VHS ?

      • slave1802
        slave1802 répond à Vlobulle
        Technicien telecom
        • Posté à 08h49 le 19/10/2009
        • Internaute 58485
          Technicien telecom

        Tout est un question de gout ?

        Tu crois que si tu te pointes dans une bibliothèque, on va gentiment te télécharger le livre que moi, je pourrais louer en version papier ?

        J’achète un livre, je peux le prêter à qui je veux même s’il finira en poussière.
        Tu achètes un fichier, tu crèveras avec mais personne d’autre que toi ne pourra en profiter !

        Sacré progrès pour l’actionnaire, mais à part ça...

    • Tyrian
      Tyrian répond à Aiki
      Informaticien
      • Posté à 23h26 le 18/10/2009
      • Internaute 61861
        Informaticien

      Les livres modernes ne peuvent plus être lu pendant des siècles, très loin de là, ce n’est plus le même papier. A l’inverse on est capable de faire des mémoires numérique ayant une durée de vie largement supérieur. Bien sûr cela a un coût.

      Pour toutes les histoires d’objets, je dirais chacun ses goûts. Personnellement dans un livre, 2 choses m’intéressent : la facilité de lecture et le contenu. Les e-readers apportent les 2 de manière plus efficace que n’importe quel livre classiques. Ils peuvent offrir une interactivité qu’aucuns livres ne peut apporter. Mais encore une fois, chacun ses goûts non ?

    • Fabienne Gallaire
      Fabienne Gallaire répond à Aiki
      Journaliste
      • Posté à 01h03 le 19/10/2009
      • Journaliste 24285
        Journaliste

      Ces problèmes de DRM sont intéressants et complexes, mais n’oublions pas l’énorme corpus disponible pour les lecteurs d’ebooks *autres* que le Kindle, qui lui est terriblement bridé (une liste assez complète : Lien ).
      Lien, par exemple, ou le site du Lien, font rêver : des dizaines de milliers d’œuvres du domaine public disponibles au téléchargement...

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