Patrick Jarreau

La course à l'Elysée et autre actualité politique vue par l'ancien directeur de l'information du Monde.

Pendant les affaires, les députés vous refont la maison

Patrick Jarreau
Journaliste
Publié le 20/10/2009 à 17h13

Moins amusants que les feuilletons Clearstream ou la Défense, mais bien plus lourds de conséquences, trois redécoupages sont en cours : celui des circonscriptions législatives, celui de la fiscalité locale et celui des collectivités territoriales.

Suivant la leçon que m’avait donnée un confrère il y a longtemps, j’ai toujours refusé l’expression « classe politique », porteuse d’un antiparlementarisme ou d’un poujadisme sournois. Les quelque 550 000 élus à tous mandats que l’on dénombre en France ne forment pas une classe sociale, encore moins une caste, pas même un milieu. Cette armée d’active de la République est composée d’hommes et de femmes divers géographiquement, professionnellement, socialement, culturellement et d’abord, bien sûr, politiquement. Dans leur majorité, ils ne sont pas indemnisés pour le temps qu’ils consacrent à la collectivité.

Il n’en est pas moins vrai que certains sujets, qui nous concernent tous, sont parfois accaparés de façon quasi corporative par les élus, qui en discutent entre eux sans se soucier beaucoup d’informer l’électeur. Sans doute est-il souhaitable que les gens compétents puissent travailler à l’abri de « l’agitation politicienne », mais quand il s’agit de l’exercice de la démocratie (conditions d’élection des députés), de la répartition de la charge fiscale (réforme de la taxe professionnelle) et de celle des pouvoirs locaux (réforme territoriale), l’intérêt général est en jeu.

Des circonscriptions intouchées depuis 1986

Les députés votent mardi sur le redécoupage des circonscriptions. En fait, ils ne votent pas sur le redécoupage lui-même, mais sur un projet de loi ratifiant l’ordonnance du 29 juillet, qui redessine les circonscriptions. Comme dit Alain Marleix, secrétaire d’Etat aux collectivités locales, apparatchik chevronné et expert de la carte électorale à l’UMP, on ne peut pas demander aux députés de tracer eux-mêmes les contours des territoires sur lesquels ils sont élus !

Pendant vingt-trois ans, pas plus la gauche que la droite n’a touché aux circonscriptions dessinées en 1986 par Charles Pasqua -avec Alain Marleix déjà aux ciseaux-, alors que la population nationale augmentait et que certains départements gagnaient des habitants tandis que d’autres en perdaient, ce qui créait des disparités criantes (écart de un à six entre la circonscription la moins peuplée et la plus peuplée).

Pour opérer un redécoupage réclamé de longue date par le Conseil constitutionnel, la droite joue à fond la carte de la référence juridique et morale incontestable : commission indépendante et avis du Conseil d’Etat. En outre, le PS ayant saisi le Conseil constitutionnel sur la loi autorisant l’ordonnance, la juridiction suprême a rendu, en janvier, une décision contraignante, à laquelle le gouvernement assure s’être conformé. Comme les socialistes saisiront de nouveau le Conseil, sur la loi de ratification cette fois, on verra s’il estime avoir été obéi.

Taxe professionnelle : expliquer la réforme aux élus UMP et calmer leurs angoisses

Mardi aussi, les députés commencent à discuter en séance publique du projet de budget 2010, document affecté de deux hypertrophies spectaculaires : son déficit (116 milliards d’euros) et son kilométrique article 2, consacré à la suppression de la taxe professionnelle. Je ne vais pas faire le malin, les finances locales étant pour moi comme les géométries non euclidiennes (déjà que l’euclidienne...).

Christine Lagarde a tiré de sa retraite l’ancien sénateur centriste et breton Yves Fréville, 75 ans à la Noël, pour expliquer la réforme aux élus UMP et essayer de calmer leurs angoisses. Fréville est de ces geeks des impôts locaux qui rassurent un peu leurs collègues parce qu’ils leur donnent l’impression de pouvoir tenir tête aux cerveaux de compétition et aux puissants ordinateurs de Bercy, identiquement programmés pour réduire les dépenses de l’Etat en transférant des charges sur les communes, les départements et les régions.

Par curiosité, on peut cliquer sur le tome 2 du rapport établi par Gilles Carrez, rapporteur général de la commission des finances de l’Assemblée -300 pages avec le débat dans ladite commission- pour se faire une idée de l’effroyable complexité du sujet. Or il y va de beaucoup de choses : de la compétitivité des entreprises industrielles, des ressources des communes, de la répartition de la charge fiscale entre les entreprises et les ménages, notamment.

Pour résumer ( !), l’actuelle TP, inventée par Jacques Chirac en 1975 et plusieurs fois modifiée depuis, est payée par les entreprises industrielles et de service à partir d’un certain chiffre d’affaires. Elle porte pour une part sur leurs terrains et bâtiments, pour une autre sur leurs investissements (ce second volet l’a fait qualifier d’« impôt imbécile » par François Mitterrand, qui aimait bien se payer la tête de Chirac). La contribution économique territoriale, par laquelle le gouvernement propose de la remplacer, portera toujours sur le foncier, mais plus sur les équipements, remplacés par la valeur ajoutée.

La TP coûte 26 milliards d’euros aux entreprises ; sa remplaçante ne leur coûtera que 18 milliards. L’Etat versera la différence aux collectivités locales en 2010, mais ensuite de façon dégressive, ce qui a amené à Alain Juppé et un peu plus tard à François Baroin, l’un maire de Bordeaux, l’autre maire de Troyes et tous deux UMP, à accuser le gouvernement de -je cite- « se foutre du monde ».

Nicolas Sarkozy a néanmoins maintenu, dans Le Figaro, que les collectivités locales doivent aussi faire des économies et que recruter 36 000 fonctionnaires de plus, en 2008, alors que les tâches qui leur incombent sont restées inchangées, n’est pas raisonnable.

Communes, départements... et ménages pénalisés ?

La réécriture de l’article 2 proposée par Gilles Carrez (UMP) est considérée comme un progrès par Didier Migaud, le socialiste qui préside la commission des finances. La gauche votera quand même contre une réforme qui, à ses yeux, pénalise les communes et les départements (surtout) ainsi que les régions (moins), qui risque de conduire les unes et les autres à ponctionner davantage les ménages (taxes foncières et taxe d’habitation) et qui bénéficie indifféremment à toutes les entreprises, qu’elle soient non délocalisables (grandes surfaces, garages, assureurs, etc.) ou industrielles, alors que seules ces dernières ont besoin d’être aidées face à la concurrence extérieure.

Mardi aussi, Nicolas Sarkozy a annoncé les grandes lignes de sa réforme des collectivités territoriales, inspirée par les travaux de la commission pluraliste qu’a présidée Edouard Balladur. En lieu et place des actuels conseillers régionaux et généraux, on élira dans les départements, à partir de 2014, des conseillers territoriaux compétents à la fois pour la région et pour le département. Ils seront élus au scrutin uninominal à un tour, sauf pour un cinquième d’entre eux, qui le sera à la représentation proportionnelle. Cette bizarrerie électorale ne s’explique que par le fait que, dans les rapport des forces actuel, l’UMP arrive en tête dans les premiers tours, mais n’a pas de réserves pour affronter les seconds tours.

La réforme créera un nouveau statut, celui de métropole, qui permettra aux grandes agglomérations de devenir des collectivités à part entière, sans privilège de la ville-centre et avec des compétences actuellement détenues par l’Etat, la région ou le département.

Le redécoupage territorial donnera peut-être lieu à plus de débats publics que les deux autres. Ce serait bien que l’on puisse s’intéresser aussi à ce qui est vraiment important.

  • 6648 visites
  • 30 réactions
Vous devez être connecté pour pouvoir commenter : ou créez un compte
  • admirateur-
    • Posté à 17h29 le 20/10/2009
    • Internaute 32111

    Sous couvert de rationalisation et de simplification, le projet des métropoles consiste à remplacer les instances républicaines et démocratiques que sont les communes et les départements voire les régions, par des organismes de gestion calqués sur le modèle de l’EPAD dirigé par des gens nommés et non plus élus.
    C’est ce qui met en place très clairement autour du Grand Paris avec l’Etablissement Public à vocation Industrielle et Commerciale.
    Sans doute ailleurs aussi déjà.

    • Ehim
      Ehim répond à admirateur-
      http://ehim.over-blog.com
      • Posté à 09h50 le 21/10/2009
      • Internaute 9598
        http://ehim.over-blog.com

      Le préambule : « Suivant la leçon que m’avait donnée un confrère il y a longtemps, j’ai toujours refusé l’expression “ classe politique ”, porteuse d’un antiparlementarisme ou d’un poujadisme sournois. Les quelque 550 000 élus à tous mandats que l’on dénombre en France ne forment pas une classe sociale, encore moins une caste, pas même un milieu. », m’a dissuadé de lire la suite de l’article, et pour cause :
      En effet, si l’on compare la répartition des catégories socio-professionnelles au sein de l’Assemblée Nationale à celle qui existe dans la population, on constate que :
      - 60,5% des députés sont cadres ou appartiennent aux professions intellectuelles supérieures alors qu’ils sont 7,6% dans la population,
      - 8 ,7% sont commerçants, artisans ou chef d’entreprise, alors qu’ils ne sont que 3,1% dans la population,
      - 1,7% des députés sont des employés, alors qu’ils représentent 16% de la population
      - 0,7 % sont des ouvriers, alors qu’ils sont 14,1 % dans la population
      - Seules les professions intermédiaires sont représentées à leur juste taille (14,6% des députés pour 12,4% dans la population).

      On constate donc que l’Assemblée Nationale est composée à 70% de gens qui ne représentent que 10% de la population (cadres, professions intellectuelles supérieures, commerçants, artisans et chefs d’entreprises). Quant aux ouvriers et employés, ils sont 30% dans la population, mais 2,4% des députés.

      Quant à ceux qui appartiennent aux organes de décision gouvernementaux sans avoir jamais eu à dépendre du suffrage populaire (chefs et membres des cabinets ministériels, hauts fonctionnaires, etc.), il est certain qu’une analyse de leurs origines socio-culturelles serait encore plus significative .

      Les pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires sont donc maintenant, comme à la veille de 1789, aux mains d’une caste qui monopolise tous les pouvoirs économiques, financiers, politiques et - temps modernes obligent - médiatiques ; caste qui, de plus, ne donne aucun espoir à ceux qui n’y appartiennent pas de voir leur descendance avoir un jour accès à un niveau élevé de responsabilités : le pourcentage d’enfants de classes populaires qui accèdent à l’enseignement supérieur n’a cessé de diminuer depuis 1982. Et on trouve malheureusement dans ces réseaux du pouvoir des gens affublés de toutes les étiquettes politiques.

      Lien

      • spartak
        spartak répond à Ehim
        (comité libertaire lyophilisé)
        • Posté à 10h23 le 21/10/2009
        • Internaute 84113
          (comité libertaire lyophilisé)

        Tout pareil que ehim.
        Monsieur le journaliste, si « classe politique » vous provoque des éruptions cutanées de populisme, le comité Spartak-Millau a la solution rêvée : employez le terme de « gouvernance », non dans son non-sens actuel, mais dans son acception première, usitée notamment par notre illustre compatriote Emile Pouget, splendide anarcho-syndicaliste originaire de Pont-de-Salars (Aveyron) et plume enjouée du Père Peinard, journal sur lequel vous avez peut-être fait un exposé pendant vos études de sciences politiques.
        Vous pouvez le prendre dans tous les sens que vous voulez, mais la professionnalisation de la politique n’a rien de démocratique : elle structure la chose publique en vase clos, c’est inexorable.
        Et c’est précisément amalgamer toutes les formes d’antiparlementarisme (ce que vos études de sciences politiques vous ont appris à coup sûr, par contre) qui relève du conservatisme antidémocratique.

        La vraie « gouvernance » dans le texte :

        Lien

      • Chuck Norris
        Chuck Norris répond à Ehim
        • Posté à 10h49 le 21/10/2009
        • Internaute 32284

        Dans ce cas-là, on peut parler d’une « classe » pour les députés, mais ce que défend l’auteur c’est l’idée d’une hétérogénéité inconmensurable de l’ensemble des élus.
        Qu’y a-t-il en commun entre un Patrick Devedjian (président du 92, de l’Epad, Ministre, ponte de l’UMP) ou tout autre cumulard professionnel, et l’écrasante majorité des dizaines de milliers de conseillers municipaux, aux origines sociales ou géographiques reflétant bien davantage la diversité de la population ?

        Il y a donc une « classe » des élus les plus hauts placés (est-ce normal ou anormal quand on vante la méritocratie, le débat serait trop long), mais en aucun cas une « classe politique » regroupant l’ensemble des élus du pays dans un ensemble homogène et indistinct...

    • I.P
      I.P répond à admirateur-
      Flat4
      • Posté à 10h14 le 21/10/2009
      • Internaute 25391
        Flat4


      Sous couvert de rationalisation et de simplification, le projet des métropoles consiste à remplacer les instances républicaines et démocratiques que sont les communes et les départements voire les régions, par des organismes de gestion calqués sur le modèle de l’EPAD

      Au niveau des communes vous avez déjà voté pour un membre du conseil d’une communauté urbaine ? Moi jamais, et pourtant ils ont bien plus de pouvoirs que les conseillers municipaux que j’élis.
      Alors niveau démocratie on a vu mieux que les communes.

      Par contre je vous accorde que le scrutin uninominal à un tour pour region+département avec le même élu c’est du foutage de gueule grand format.

      • admirateur-
        admirateur- répond à I.P
        • Posté à 12h09 le 21/10/2009
        • Internaute 32111

        et à Ehim.

        on ne jette pas le bébé avec l’eau du bain. Qu’il serait bon de se débarasser d’une couche, d’une strate d’élus politiques qui considèrent qu’ils font carrière plutôt que « servir le peuple », je suis entièrement d’accord avec vous. Mais la réorganisation territoriale ne fera que renforcer la « carriérisation » de la politique et tendra inévitablement à transformer cette couche en classe (cf la famille Sarko).
        En soi, le système démocratique et républicain fondé sur les acquis de 1789 n’est pas devenu mauvais parce que d’aucuns l’ont perverti et il est bien préférable au système qui risque de prévaloir avec cette « réorganisation ».
        Personnellement, il m’est arrivé d’être conseiller municipal et d’avoir participer à l’élection d’un conseil de communauté urbaine... ensuite ce conseil s’entoure d’une nuée d’experts choisis sans délibération et qui vont dans le sens du poil du président de la communauté sans possibilité de contrôle. la dérive est là ; l’étendre aux départements, aux régions, bref à tous les échelons politiques ne me semble pas aller dans le bon sens !

  • beuhrète-
    • Posté à 18h00 le 20/10/2009
    • Internaute 75660

    Cette phrase c’est pour vous moquer dites moi ?

    Les quelque 550 000 élus à tous mandats que l’on dénombre en France ne forment pas une classe sociale, encore moins une caste, pas même un milieu. Cette armée d’active de la République est composée d’hommes et de femmes divers géographiquement, professionnellement, socialement, culturellement et d’abord, bien sûr, politiquement. Dans leur majorité, ils ne sont pas indemnisés pour le temps qu’ils consacrent à la collectivité.

    Ou faites vous parti de cette Nomenklatura d’incompétents, de cumulards, j’en passe et des meilleurs ?

    • beuhrète-
      beuhrète- répond à beuhrète-
      • Posté à 18h02 le 20/10/2009
      • Internaute 75660

      Pardonnez moi j’ai oublié cette question Ils font parti de quoi alors ?

      Des bénévoles............. ?

      • nahera
        nahera répond à beuhrète-
        • Posté à 23h03 le 20/10/2009
        • Internaute 6180

        Ben oui. La grosse majorité des élus est composée des conseillers municipaux bénévoles ! !

         
        • Enki
          Enki répond à nahera
          alchimiste
          • Posté à 09h43 le 21/10/2009
          • Internaute 9562
            alchimiste

          ... qui se tapent des kilomètres et des heures de réunions excitantes pour que nos gosses aient une crèche, pour qu’on ramasse nos poubelles, que notre rue soit cablée, etc...

          ... qui doivent faire avec des citoyens/consommateurs qui n’ont jamais été assister à un conseil municipal pour savoir ce qui s’y passe, qui n’ont jamais sacrifié un week-end pour tenir un bureau de vote, à qui ne viendrait pas l’idée de s’engager et s’inscrire sur une liste, mais qui passeront leur vie à râler.

          • vecchia
            vecchia répond à Enki
            ouvrier
            • Posté à 11h31 le 21/10/2009
            • Internaute 54814
              ouvrier

            Bravo ! ! ! tous le monde y veut ! ! mais personne y va ! ! !
            prenez vous meme les choses en mains citoyens .

        2 autres commentaires
  • Claude Lebrun
    • Posté à 18h46 le 20/10/2009
    • Internaute 17829

    « circonscriptions dessinées en 1986 par Charles Pasqua -avec Alain Marleix déjà aux ciseaux » :

    En fait, celui qui a réalisé le découpage (le charcutage ?) des circonscriptions en 1986 était un jeune énarque du cabinet de Charles Pasqua, Hervé Fabre-Aubrespy, qui a fait depuis lors une carrière assez moyenne (en comparaison des « services » rendus) comme conseiller d’Etat, député européen UMP et maire de Cabriès (13).

    Fabre-Aubrespy a été nommé en juin 2008 conseiller au cabinet du Premier ministre François Fillon en charge de la législation électorale. Sa riche expérience sera mise à profit afin de superviser, cette fois à partir de Matignon, le nouveau découpage des circonscriptions.

    Lien

  • mecheri
    mecheri
    profession libérale
    • Posté à 20h49 le 20/10/2009
    • Internaute 90113
      profession libérale

    Avec la nouvelle réforme présidentielle, envisagée sur les collectivités locales, je crains entre autres que les places « réservées aux minorités visibles » soient - plus encore - réduites à peau de chagrin. Il est à craindre en effet que le Casting politique soit encore plus limité en faveur des élites et notables en tout genre, et ce quelles que soient leurs immenses qualités.
    Dans tous les cas, j’espère de tout coeur que la prochaine composition des listes aux régionales tiendra compte des électeurs issues de l’immigration, et ce depuis X générations.
    Ces gens pour le moins nombreux et qui se mobilisent de plus en plus au niveau politique ( Voire élections municipales de Colombes ) aspirent seulement à être dignement entendus pour bâtir une société meilleure et plus juste !
    Clairement, je souhaite que les politiques aient le courage, cette fois-ci de matérialiser leurs principes affichés à des actes concrets ..
    Pour mémoire, il est dit dans la déclaration des droits de l’Homme de 1789 que les postes doivent être attribués au mérite et selon les capacités de chacun.
    Enfin, le peuple et le citoyen que je suis aimerions voir pointer quelques nouvelles têtes à des postes éligibles, ne serait-ce que pour apporter un sang neuf et de l’espoir pour un avenir meilleur ...

    • I.P
      I.P répond à mecheri
      Flat4
      • Posté à 10h16 le 21/10/2009
      • Internaute 25391
        Flat4


      Avec la nouvelle réforme présidentielle, envisagée sur les collectivités locales, je crains entre autres que les places « réservées aux minorités visibles » soient - plus encore - réduites à peau de chagrin.

      Minorité visible c’est le nouveau nom du PS ?

  • expat
    • Posté à 21h20 le 20/10/2009
    • Internaute 25627

    Qu’est-ce que c’est que ces 36000 nouveaux employes locaux ? ? ? ? ?
    sur toute la France ?

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 22h18 le 20/10/2009
    • Internaute 82025
      non connue

    Merci pour l’article, il y a du grain à moudre, en effet.

    - le redécoupage électoral souffre forcément de préjugés défavorables, on se souvient trop bien du charcutage de Pasqua : buffet froid comme à son habitude.

    - la suppression de la TP aurait eu un sens si tout le volume avait été reporté sur le foncier et sur la Valeur Ajoutée. Mais il y a des copains à servir...
    On aurait pu baisser le coût des transports SNCF, par exemple (la SNCF fait partie des grands gagnants, car elle a des investissements lourds) pour faire enfin de la sauvegarde de l’environnement qui ne soit pas du pipeau. Mais on va faire casquer les contribuables locaux. Facile, quand on sait que l’opposition est la plus à plaindre dans cette affaire, et qu’il ne faut surtout pas augmenter les impôts - en tous cas, pas si ça se voit...

    • I.P
      • Posté à 10h18 le 21/10/2009
      • Internaute 25391
        Flat4


      - la suppression de la TP aurait eu un sens si tout le volume avait été reporté sur le foncier et sur la Valeur Ajoutée. Mais il y a des copains à servir...

      Et puis la réforme de la taxe d’habitation avec la revalorisation des valeurs locatives de référence servira à boucher le gouffre laissé par la suppression de la TP.
      À part ça les impôts des ménages ne vont pas augmenter.

      • Monique 91
        Monique 91 répond à I.P
        ( retraitée )
        • Posté à 11h19 le 21/10/2009
        • Internaute 33804
          ( retraitée )

        Ce sont les impôtds locaux qui vont augmenter.. et ces impôts ne sont pas indexés sur les revenus .. ( la Gauche devait le faire mais c’est passé aux oubliettes !)

        C’est donc, encore une fois, la « France d’en bas ».. qui va être mis à contribution..
        Braves gens, on ne va pas tout de même toucher au « bouclier fiscal » et à toutes les exonérations patronales .. on vous le répète si on touche aux plus riches, vous risquez de perdre votre emploi .. Si, si ... ce cadeau aux plus riches, on vous le répète ; c’est pour vous protéger du chômage ! !

        On ne peut plus s’étonner que le plus grand parti de toutes ces démocraties « malades », c’est le parti de l’ABSTENTION.. La France d’en haut, choisit ainsi ses élus parmi les siens..

        Il ne nous reste plus qu’à espérer un sursaut « citoyen » ou alors, c’est LA RUE qui parlera ! !

         
        • I.P
          I.P répond à Monique 91
          Flat4
          • Posté à 12h21 le 21/10/2009
          • Internaute 25391
            Flat4


          Il ne nous reste plus qu’à espérer un sursaut « citoyen » ou alors, c’est LA RUE qui parlera ! !

          C’est trop tard, les gens sont trop habitués à leur petit confort.

        1 autres commentaires
  • Monique 91
    Monique 91
    ( retraitée )
    • Posté à 23h58 le 20/10/2009
    • Internaute 33804
      ( retraitée )

    Ce qui est le plus choquant, c’est ce « suffrage de liste ? “ à un seul tour ! ( car si je ne me trompe pas, dans un scrutin uninominal, on vote pour un candidat et non pas pour une liste ?) avec une petite dose de proportionnelle...comme pour les municipales..

    Un article de Marianne , montrait très bien comment tout en étant minoritaire, on peut gagner les élections ! ! .. il suffif d’arriver en tête avec 25 % ou même 30% .. et on obtient la majorité des sièges ! ! puisqu’il n’y pas de 2ème tour ! ! .. Ils ne vont pas oser ! !

    Déjà pour les Européennes, l’UMP avait réussi, par sa communication, à dire que s’ils étaient en tête, ils avaint gagné les élections .. et c’est ce que tous les commentaturs ou presque ont dit .. alors que c’était faux ! !

    Finalement, Ils n ’ont qu’à supprimer les élections.. et se ‘coopter’ entre eux

    • Lairderien
      Lairderien répond à Monique 91
      • Posté à 09h06 le 21/10/2009
      • Internaute 22751

      Mais si il ose et c’est même le vrai fond de la réforme, car sauf à imaginer que tous les partis d’opposition actuels décident de présenter des listes uniques, en 2014 les trois quarts du territoires se retrouveront mécaniquement avec ce scrutin à un tour, dans les mains de l’UMP, avec seulement 30% des voix !

      Ce sera même pire probablement que pour les européennes.

      Par ailleurs parallèlement, avec le reste de la réforme toute la décentralisation est de fait remise en cause, petit à petit. la concentration du pouvoir est largement en marche.

    • spartak
      spartak répond à Monique 91
      (comité libertaire lyophilisé)
      • Posté à 11h01 le 21/10/2009
      • Internaute 84113
        (comité libertaire lyophilisé)

      Un article de Marianne qui « montrait très bien » quelque chose ?
      Quand est-ce que ce phénomène s’est produit ?
      (juste pour rire)

      • la champenoise
        la champenoise répond à spartak
        • Posté à 22h00 le 21/10/2009
        • Internaute 27942

        C’est arrivé concernant la f... du chef vénéré de Lefebvre !

  • shaka1
    shaka1
    multi fonctions
    • Posté à 09h36 le 21/10/2009
    • Internaute 93540
      multi fonctions

    pauvre politique, un fils a papa avance sans coups frairies, un ecolo shampouineur, vaguement cinéaste fait trembler nos chefs politique ! je ne parle pas de notre sonneur de sonnettes en marge de livre confession ! ! ! et maintenant un grand champion, qui en politique n’a d’expérience que celle de pièces jaunes, de tgv et de grands hotels !

    douce france

  • YoshiL7
    • Posté à 14h14 le 21/10/2009
    • Internaute 29840

    On peut admirer comment ce débat est amené (comme à chaque fois) : on sort une grosse évidence que tout le monde ne peut réfuter bien évidemment : il y a trop d’élus, la France championne du monde des élus (d’ou vient ce constat ?), il y a trop de conseils, le francais s’y perd, il faut faire des économies... une évidence implacable... et derrière on profite du coup pour faire passer toutes les arrières pensées bien calculées qui représentent les principaux intérets de la réforme... mais que les gens ne remarquent pas en majorité car ils en sont encore à accepter l’évidence qu’on leur a proposé...

    J’ai entendu dire nos politiques que nous serions les champions du monde en nombre d’élus... par contre, aucune source n’est cité pour argumenter... faut il les croire ? comme lorsqu’ils nous soutiennent que la France travaille moins que les autres, que la France a plus de vacance, que la France est p^us en grève que les voisins, que la France est moins productifs que les autres...

    Il faut faire des économies grace au fait de passer de 6000 a 3000 élus... mais les élus restants en tant que conseillers territoriaux vont ils demander double indemnité pour avoir dorénavant double compétence ? et finalement, alors que certains se battent pour le non cumul des mandats, la, on va mettre en place des politiques a double mandat ?

  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 11h08 le 21/10/2009
    • Internaute 53186
      inconsolable

    Vous voulez peut-être aux côtés de Jean-Pierre Pernaut, Laurence Ferrarri, David Pujadas, Jean-Pierre Elkabache, et Arlette Chabot, Lien ?

    Et bien continuez à dire les choses, vous êtes sur la bonne voie !

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 11h18 le 21/10/2009
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    NICOLAS CEAUCESCU, JE TE VOIS !

    Cette mise en place d’un jacobinisme à la botte, jointe à des projets pharaoniques très centralisateurs (le Grand Paris), à un interventionnisme médiatique débridé, et aux démangeaisons népotiques (la croquignolesque affaire Epad du fiston)... Vous savez quoi ?

    Ça me rappelle Lien et sa patibulaire dynastie de carnaval (plus que Poutine, comme cela vient d’être dit Lien, car Poutine est sinistre, lui, mais pas ridicule) !

    Rappelez-vous, Bucarest rasée au cinquième pour être reconstruite à la gloire du Conducător (dit aussi « génie des Carpates ») ;
    sa grande idée d’une « transformation nationale totale » ;
    sa femme Helena promue chercheuse universitaire de haute volée... avec des diplômes du niveau Foutriquet junior ;
    les frasques de son fils Nicu ;
    la presse muselée, les institutions aux ordres, le zèle policier...

    Aussi pervers. Et aussi grotesque.

    Le problème des dynasties à la Ceaucescu, c’est que ça ne se termine pas toujours très bien. Y compris pour les intéressés.

  • amatxo
    • Posté à 12h23 le 21/10/2009
    • Internaute 13121

    Merci pour cet article qui met l’accent sur les vrais problèmes et les décisions qui se trament en catimini,au-delà des « enfumages » que sont les « affaires ».Sachant que les parlementaires UMP sont majoritaires et votent « comme un seul homme » on peut effectivement craindre une prise de pouvoir -notamment par le re-découpage des circonscriptions et le vote au 1er tour -anti-démocratique du gouvernement en place et ce d’une manière durable...hélas !

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 13h49 le 21/10/2009
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    ► Un redécoupage électoral,
    c’est comme pour l’analyse de ce découpage :

    il ne faut pas les confier à des politiques engagés, sectaires, et interessés.

  • YoshiL7
    • Posté à 14h17 le 21/10/2009
    • Internaute 29840

    Peut on en conclure que la France ainsi redécoupée, des modes de scrutin revus etc vont faire que la carte de France sera repeinte de couleur bleue à l’avenir sans aucune autre couleur pour venir l’entacher ? on y va va tout droit donc...

Retour sur Rue89

Note Les notes de blogs ne sont pas toutes mises en forme par l'équipe de Rue89 contrairement aux articles du site.