Défaire le nœud psychologique qui rend Anouk malade

Docteur Nathalie
Oncologue
Publié le 11/11/2009 à 09h59

J’ai revu Anouk récemment en consultation pour lui expliquer l’évolutivité de sa maladie dans le foie. Et cette fois, pas de son, pas de lumière ou seulement :

« Bon, alors comment on fait maintenant, quel traitement, peut être une IRM pour préciser les lésions ? »

Non seulement elle devançait ma réflexion mais c’était si froid, si cartésien, presque plus insupportable pour moi que pour elle... Je ne comprenais pas pourquoi on allait dans le mur. Son stoïcisme me mettait mal à l’aise et m’interpellait en même temps.

J’ai pensé que ce comportement ne l’aiderait pas. Je ne voulais pas la faire craquer, je voulais seulement comprendre pour pouvoir enfin l’aider.

Alors je l’ai poussée dans ses retranchements. La situation était compliquée, on allait se donner les moyens de freiner cette évolution tumorale mais je lui ai simplement dit qu’il me semblait que quelque chose ne nous aidait pas, peut être sa difficulté à communiquer.

On a reparlé de sa fille dont je prenais des nouvelles régulièrement et qui devait arriver le soir même chez elle pour passer la semaine. Et puis, je ne sais pas pourquoi mais je lui ai dit :

« Une si bonne mère comme vous êtes a du recevoir beaucoup d’amour pour le transmettre avec autant de force et de joie. »

Et là, dommage... elle m’a expliqué en sanglotant qu’elle pensait que sa mère était morte pour lui faire payer le décès de son père.

Une grande pause s’est installée entre nous et j’ai repris ses mains. J’ai longtemps écouté ses pleurs et je lui ai répondu que ce mécanisme de réflexion ne participait pas à cette paix intérieure dont nous avions souvent parlé. Qu’il fallait démêler ce nœud à tout prix parce qu’il « la rendait malade ». Pour elle et pour sa fille, il était raisonnable de s’occuper de cela et que sa combativité serait d’autant plus efficace.

Je connais mes limites et si j’écoute beaucoup mes patients, je sais que je n’ai pas les compétences d’un psychothérapeute. Je l’ai donc encouragée à consulter.

Plus fortes après cette pause, nous avons décidé ensemble des prochaines étapes de son traitement.

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  • Six renards
    Six renards
    Esclave heureux de la FPT
    • Posté à 10h15 le 11/11/2009
    • Internaute 73359
      Esclave heureux de la FPT

    C’est quoi cette manie d’aller voir un psy au moindre problème, les gens ne sont plus capables d’accepter le fait d’avoir une vie imparfaite qui n’est pas faite que des sommets du bonheur ?

    A quand le droit d’être malheureux quelques temps et qu’on nous foute la paix ?

    • taki
      taki répond à Six renards
      • Posté à 11h31 le 11/11/2009
      • Internaute 27208

      « Ma mère est morte pour me faire payer le décès de mon père »

      C’est surement un « moindre » problème. Alors quand quelqu’un se casse la jambe, on lui dit : vous allez bien être capable d’avoir une vie imparfaite, prenez une sucette ça ira mieux ?

    • Azza
      Azza répond à Six renards
      Ingénieur en informatique (...)
      • Posté à 11h42 le 11/11/2009
      • Internaute 25467
        Ingénieur en informatique (...)

      Personne ne vous demande rien a vous !

    • mish
      mish répond à Six renards
      ça va, merci
      • Posté à 14h07 le 11/11/2009
      • Internaute 38002
        ça va, merci

      C’est quoi cette manie d’aller voir un oncologue à la moindre tumeur ? ?
      Voyez quand je transpose que votre question devient un peu ridicule. Si on a le droit d’être malheureux, en deuil, cela ne nécessite pas forcément de consulter un psy. Mais quand on a un blocage, un mal être qui ne passe pas, qu’on en souffre au jour le jour et que cela nous empêche de vivre « normalement » il vaut mieux consulter.

    • Soye
      Soye répond à Six renards
      Grouillot
      • Posté à 22h42 le 11/11/2009
      • Internaute 6826
        Grouillot

      Quelle intolérance !
      Tu devrais tenter de changer de point d’observation. De là où tu es, tu vois le monde d’une façon que tu décrètes seule possible, seule valide. Incontournable. C’est la bonne puisque c’est toi qui le dis.

      Change ton angle de vue. Essaie une seconde d’aller te glisser derrière cette femme pour regarder par dessus son épaule et adopter sa propre vision.
      Tu n’imagines pas à quel point tu vas t’enrichir.

      Soye
      (qui n’a pas de psy, n’en a jamais eu besoin mais admet que son modeste avis n’est pas une loi absolue).

  • Vuedechezmoi
    Vuedechezmoi
    utopiste
    • Posté à 10h17 le 11/11/2009
    • Internaute 63037
      utopiste

    Oui... les mots des meaux, puis... l’espoir qu’un jour notre médecine moderne admette enfin que la chimie et les rayons seuls ne font que repousser les meaux organiques. L’occident est terrorisé devant l’immense champs vibratoire du vivant.... toujours 1er champs atteint avant toute détérioration physique...

    • tecole74hs
      tecole74hs répond à Vuedechezmoi
      passe repasse trépassera...
      • Posté à 11h47 le 11/11/2009
      • Internaute 59167
        passe repasse trépassera...

      Quand les maux nous font monter la moutarde (de Meaux) au nez, nous n’avons plus que les mots pour maudire le sort.

    • Erg
      Erg répond à Vuedechezmoi
      Citoyen malgré lui
      • Posté à 12h33 le 11/11/2009
      • Internaute 53895
        Citoyen malgré lui

      Entre être terrorisé et incrédule, il y a un monde...

    • TAZeur
      TAZeur répond à Vuedechezmoi
      • Posté à 15h16 le 13/11/2009
      • Internaute 82780

      QUI délivrera à Anouk de salutaires doses massives de CHLORURE DE MAGNÉSIUM ?

      RÉFÉRENCES : Dr Delbet, Dr Robinet, Dr Neveu.

  • Albufera
    Albufera
    Observateur.
    • Posté à 10h34 le 11/11/2009
    • Internaute 29241
      Observateur.

    Je m’ interroge sur votre approche de la maladie : voilà maintenant que vous voyez des noeuds psychologiques à défaire que la patiente désemparée -essentiellement confrontée à la mort et à sa disparition- ne va pas tarder à voir elle aussi en se découvrant névrosée par la faute de sa mère. Le vrai noeud est celui -coulant- de la corde passée autour du cou de la patiente qui s’ appelle ici cancer. L’ accompagnement des patients atteints d’ un cancer aussi respectable et éprouvant qu’ il soit est la porte ouverte aux petites cuisines psychologiques et psychanalytiques dont on peut se demander si elles ne sont pas là pour rendre supportable l’ épreuve au soignant : vous concluez en écrivant vous sentir « plus forte ».... vous aussi. Les fameux noeuds à défaire ne sont-ils pas une forme de soucis dilatoire pour oublier l’ essentiel qui est la disparition ? Pourquoi pas, à condition de ne pas remplacer une souffrance par une autre généralement matinée de ressentiment.

    • taki
      taki répond à Albufera
      • Posté à 13h10 le 11/11/2009
      • Internaute 27208

      Le système immunitaire d’une personne heureuse est plus fort. La combativité est un facteur important face à toute maladie. De même s’impliquer dans le soin de sa maladie est un facteur d’efficacité du traitement.
      Sans toujours comprendre le fonctionnement, ce sont des faits avérés. Tout comme l’effet placebo.
      Est ce étonnant ? Pourtant tout le monde sait que l’humeur influe sur l’équilibre hormonal (et inversement). Et personne ne dirait que l’équilibre hormonal est indépendant du système immunitaire. Sans parler des liens avec le système neurologique sympathique ...

      Toute maladie n’est pas provoquée par des trouble de la psychée, et il ne faut pas se focaliser la dessus. Une personne très combative va récupérer plus vite d’une fracture du tibia (parce qu’elle s’investira plus dans la réeducation, bougera plus...). Mais c’est clair qu’on ne va pas envoyer toute personne fracturé dans une psychanalyse. Toute maladie est complexe, et joue à plusieurs niveau, et il faut reconnaitre les facteurs et influencer ceux qui sont accessibles. Le tout sans acharnement, le thérapeute doit proposer, pas imposer.
      Le patient doit avoir même le droit de rester malade (tant qu’il n’est pas un grave danger pour autrui, et qu’on est pas dans un régime fachiste).

      Et puis il y a la fin ... Dans le traitement palliatif d’un cancer, l’accompagnement et prise en charge psychologique est primordiale, elle permet au gens de partir plus sereinement, c’est mieux pour eux, c’est mieux pour la famille, c’est plus facile pour faire le deuil.

      • Nekrobastard-
        Nekrobastard- répond à taki
        médecin à Lunéville
        • Posté à 17h17 le 11/11/2009
        • Internaute 32615
          médecin à Lunéville

        euh....en fait il y eut des études comparants les patients au bon moral, combatifs.. et ceux plus deprimés etcetc... ayant un cancer :
        -pas de modification de l esperance de vie en fonction du groupe
        -moins d effets secondaires ( ressentis) dans le groupe des « combatifs »....

        quelques exemples

        BMJ. 2002 Nov 9 ; 325(7372) : 1066.

        Influence of psychological coping on survival and recurrence in people with cancer : systematic review.
        Petticrew M, Bell R, Hunter D.

        MRC Social and Public Health Sciences Unit, Glasgow G12 8RZ. mark@msoc.mrc.gla.ac.uk

        Comment in :

        BMJ. 2003 Mar 15 ; 326(7389) : 598 ; author reply 598.
        BMJ. 2003 Mar 15 ; 326(7389) : 598 ; author reply 598.
        Evid Based Nurs. 2003 Jul ; 6(3) : 88.

        OBJECTIVE : To summarise the evidence on the effect of psychological coping styles (including fighting spirit, helplessness/hopelessness, denial, and avoidance) on survival and recurrence in patients with cancer. DESIGN : Systematic review of published and unpublished prospective observational studies. MAIN OUTCOMES MEASURES : Survival from or recurrence of cancer. RESULTS : 26 studies investigated the association between psychological coping styles and survival from cancer, and 11 studies investigated recurrence. Most of the studies that investigated fighting spirit (10 studies) or helplessness/hopelessness (12 studies) found no significant associations with survival or recurrence. The evidence that other coping styles play an important part was also weak. Positive findings tended to be confined to small or methodologically flawed studies ; lack of adjustment for potential confounding variables was common. Positive conclusions seemed to be more commonly reported by smaller studies, indicating potential publication bias. CONCLUSION : There is little consistent evidence that psychological coping styles play an important part in survival from or recurrence of cancer. People with cancer should not feel pressured into adopting particular coping styles to improve survival or reduce the risk of recurrence.

        PMID : 12424165 [PubMed - indexed for MEDLINE]

        PMCID : 131179

        Psychother Psychosom Med Psychol. 1997 May ; 47(5) : 163-9.

        [Do psychological factors modify survival of cancer patients ? I : Review of the literature]
        [Article in German]

        Faller H.

        Institut für Psychotherapie und Medizinische Psychologie der Universität Würzburg.

        The present paper addresses the question whether psychological factors influence the course of the disease in cancer patients. Studies investigating this issue are reviewed from a methodological point of view. The main objective is to design guidelines for future research. The review begins with Greer’s and his co-workers’ study on breast cancer patients. They demonstrated that ways of coping called fighting spirit and denial are predictive of longer survival. However, axillary lymph node status and oestrogen receptor status could not be controlled, because these measures had not been assessed on a routine basis at the time of diagnosis. The Greer study has been stimulating a series of replications. Moreover, investigations into patients with various other cancer sites including melanoma and lung cancer have been performed. In general, results were inconsistent. Studies with positive findings are contrasted by those with negative results. Within positive findings, results were partially contradictory. Moreover, most of the investigations suffered from serious methodological limitations rendering interpretation difficult. The following methodological conclusions can be drawn : Testing of a priori hypotheses instead of multiple retrospective tests ; prospective design to prevent that psychological predictors turn out to be indicators of the somatic state of the patient ; multi-method and longitudinal assessment of coping and adaptation ; homogeneous sample ; taking into account all known biological prognostic factors ; multivariate statistical analysis.

        PMID : 9265197 [PubMed - indexed for MEDLINE]

         
        • taki
          taki répond à Nekrobastard-
          • Posté à 17h46 le 12/11/2009
          • Internaute 27208

          La deuxième étude indique que le facteur psychologique ! seul ! n’est pas un critère pertinent de la durée de survie. Je suis d’accord avec ça. Et que pour le reste les donnée ne permettent pas de sortir des affirmations. Mouaif ...
          Quand au premier article, un état de l’art de 13 études retenue, ça m’a titillé un peu, et puis en lisant l’article lui même et pas son abstract (merci pour la référence) Lien on s’aperçoit que les études citées sont bien loin d’être aussi tranchée que le résumé !

          Surtout si on regarde pour l’esprit combatif et le moral (espoir, anxiété).

        1 autres commentaires
  • framboise92
    framboise92
    je choisis la campagne, la (...)
    • Posté à 10h34 le 11/11/2009
    • Internaute 24519
      je choisis la campagne, la (...)

    Malaise vagal : urgent, demandons un psy !

    • framboise92
      framboise92 répond à framboise92
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 14h09 le 11/11/2009
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      Espérons que le noeud qu’il nous a mis à l’estomac ne dégénèrera pas en cancer !
      Depuis 2007, j’ai le noeud à cause de 53% de mord-moi le .... !

  • Gotch
    • Posté à 10h37 le 11/11/2009
    • Internaute 15306

    Moins un consulte un médecin, mieux on se porte. Croyez-en ma femme, qui est malade depuis plus de 25 ans et a enfin tout récemment accepté d’être aidée par un centre anti-douleur. Cela ne la rend absolument pas davantage prête à avoir souvent la visite, ne serait-ce que d’un généraliste. Pour mémoire, il y a presque 20 ans qu’elle n’a pas mis le pied par terre : vivre allongée, elle connaît.

    Je suis la seule personne qu’elle accepte. Même nos enfants sont reçus avec réticence. Mais dans sa tête, çà va maintenant. Évidemment, dans vingt ans nous en serons peut-être au même point, alors la mort, c’est loin.

    Tout cela pour dire que la meilleure façon de rendre service à cette dame est peut-être de la laisser tranquille, comme l’observe Six Renards.

  • Majesté
    Majesté
    On respire enfin
    • Posté à 10h53 le 11/11/2009
    • Internaute 77564
      On respire enfin

    Je ne suis pas certain que le « couvercle » soit la meilleure des solutions.

    Il est vrai que notre civilisation, depuis l’aube du christianisme, nous a toujours dit qu’en cas de malheur, il faut accepter la destinée, parce que c’est la volonté de Dieu, et continuer d’avancer, sans se poser de questions.

    A l’époque actuelle, influencés en plus par la cartésianisme, puis par la vision anglo-saxonne de « l’action » plutôt que de la réflexion profonde, nous continuons à emmagasiner toutes sortes de stress et de traumatismes, en les niant ou en leur attribuant une cause physique, extérieure, observable.

    Résultat : il nous est impossible de vivre sans somnifères, stimulants, anti-dépresseurs, etc.

    Beaucoup d’autres cultures que la nôtre intègrent le côté humain dans leur diagnostic, avec souvent des résultats que nous n’avons pas à leur envier.

    A force d’individualiser la maladie, nous avons fini par oublier le pouvoir de l’écoute, des liens humains et sociaux, de l’échange.

    Souvent, cette chape mise sur les émotions conduit à des maladies psycho-somatiques. Parfois, dans des cas extrêmes, au suicide.

    Plusieurs employés de France Télécoms auraient pu témoigner de l’enfer de la solitude, si on avait pris la peine de leur tenir la main et de les écouter.

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 10h57 le 11/11/2009
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    Pourquoi ce texte ? La Rue découvre que parfois la maladie, dont le cancer, peut avoir des causes psy ? mais ce n’est pas nouveau, ma bonne dame. Et puis ? une fois qu’on a trouvé le noeud, on est guéri ? mais non, on sait de quoi on meurt ...

    • tecole74hs
      tecole74hs répond à caro
      passe repasse trépassera...
      • Posté à 11h56 le 11/11/2009
      • Internaute 59167
        passe repasse trépassera...

      Pourquoi ce texte ? parceque tout le monde n’a pas la même conscience ou la même vision de la vie, et que pour la majorité des gens la maladie est une forme de fatalité, de même que j’ai du mal à expliquer à mes patients que le déni face à leur problématique personnelle peut les amener à tomber physiquement malade. La Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC) elle, soigne le corps physique et psychique sur un même plan.

      • caro
        caro répond à tecole74hs
        délinquante avérée
        • Posté à 12h53 le 11/11/2009
        • Internaute 6484
          délinquante avérée

        je suis tout à fait pour la médecine globale qui « soigne le corps physique et psychique sur un même plan », pour moi, c’est l’homéopathie par une homéopathe très versée aussi dans la médecine chinoise d’ailleurs.
        Cette approche globale de la maladie n’est pas du tout évoquée dans le texte puisque le médecin, certainement à l’écoute de ses malades, mais désemparée, veut envoyer Anouk chez un psy. Pour tous les cas de cancer dans ma famille très proche, médecins oncologues différents, services hospitaliers différents, aucun n’a proposé cette approche globale du cancer. De toute façon, certains l’aurait acceptée, d’autres pas, ç’aurait été leur choix, même si l’issue aurait été certainement la même dans leur cas. Les malades ne sont pas tous prêts à se remettre en cause, il faut beaucoup de courage.

        Caro, une « patiente » pas du tout patiente quand elle est malade ... heureusement pour les médecins, ce n’est vraiment pas souvent ...

         
        • Compte supprimé le 4 janvier 3
          • Posté à 13h50 le 11/11/2009
          • Internaute 41144

          « Les malades ne sont pas tous prêts à se remettre en cause, il faut beaucoup de courage. »

          Ouh là ! Donc si les malades sont malades, c’est de leur faute... Je reconnais bien là l’idéologie douteuse des homéopathes et autres adeptes des médecines « alternatives » plus ou moins charlatanesques. Tant qu’à donner dans la magie, l’homéopathie, ça marche moins bien que les sorciers africains ou les guérisseuses bien de chez nous.

          • caro
            caro répond à Compte supprimé le 4 janvier 3
            délinquante avérée
            • Posté à 14h38 le 11/11/2009
            • Internaute 6484
              délinquante avérée

            je parlais du cas très spécifique des différents cancers, tels que j’ai pu les observer dans ma famille. Il y a des cancers et autres maladies complètement indépendants du psychisme des malades.
            Parfois il serait intéressant de savoir pourquoi telle personne développe une maladie, alors que d’autres, parfois dans les mêmes circonstances, ne la développent pas.

            Je connais des charlatants allopathes ...

            EDIT : un bon médecin est un médecin qui doute, cherche, écoute, il n’est pas, comme vous, bardé de certitudes. Si guérir relevait d’une science exacte, ça se saurait.

            • Compte supprimé le 4 janvier 3
              • Posté à 16h26 le 11/11/2009
              • Internaute 41144

              De là à dire que les patients devraient « se remettre en cause »...

              Je ne connais pas de médecins bardés de davantage de certitudes que les homéopathes et autres acuponcteurs. Ils sont aussi sûrs d’eux que les guérisseurs et guérisseuses du fond de nos campagnes - et pas plus efficaces. S’ils doutaient, ils s’apercevraient que leur perlimpimpin n’a jamais - je dis bien jamais - fait scientifiquement la preuve de sa supériorité par rapport à l’effet placebo.

              Mais bon, on a le droit inaliénable de croire à ce qu’on veut. Car c’est de l’ordre de la croyance, pas de la science.

        3 autres commentaires
  • mathias
    mathias
    mangeons bio et local : -)
    • Posté à 11h02 le 11/11/2009
    • Internaute 44310
      mangeons bio et local : -)

    Merci pour ce court article simplement courageux et tellement rare, écrire cela c’est encore aujourd’hui prendre le risque d’être traîné dans la boue.

    Merci aussi à Rue89 pour ce choix éditorial courageux lui aussi.

    Internet est une révolution de l’information aussi pour cela.

  • Lohiel
    Lohiel
    http://twitter.com/Lohiel
    • Posté à 11h07 le 11/11/2009
    • Internaute 38391
      http://twitter.com/Lohiel

    Même les médecins allopathes les plus stricts constatent que la survenue du cancer semble souvent liée à un événement traumatisant (le deuil d’un proche par exemple) ou qu’il est plus courant chez certains types de personnalités... c’est curieux mais c’est comme ça.

    Dans les années 70, l’oncologue (absolument pas porté sur les médecines alternatives) qui avait soigné une personne de ma famille, jeune et décédée en deux mois d’un cancer fulgurant, nous avait fait part de son désarroi devant le phénomène, par ces mots : « le cancer, depuis le temps que j’en vois, je sais que c’est une maladie de l’âme »...

    Et effectivement, en ce qui nous concernait, il s’agissait bien de quelqu’un qui n’avait jamais réussi à vivre vraiment, après plusieurs événements terribles pendant son enfance, dans les années 40.

    Ce n’est pas la seule cause, c’est clair, et c’est celle sur laquelle il sans doute est le moins facile d’agir, mais il n’est pas possible non plus de la nier parce qu’elle ne semble pas rationnelle.

    • A déménagé le 2 mai 2011
      A déménagé le 2 mai 2011 répond à Lohiel
      Délinquante au coin de la rue
      • Posté à 11h37 le 11/11/2009
      • Internaute 26137
        Délinquante au coin de la rue

      Une de mes connaissances a développé un cancer des ovaires après avoir fait une IVG (un peu par obligation, séparation récente et son ex-compagnon ne désirait pas l’enfant)

      Personne ne sait au juste si ce cancer découle vraiment de son geste (punition de son âme pour avoir refusé le bébé ?)

      Juste une énorme culpabilité pour ceux qui sont restés.

      • Dormeurduval
        • Posté à 12h14 le 11/11/2009
        • Internaute 85028
          Etudiant

        Salut Elisa ! Les femmes qui ont subi une IVG ont plus de risques de contracter plusieurs types de cancers (ovaires, col de l’utérus)... Le traumatisme psychologique post-avortement n’arrange rien, pour l’avoir vu de près, mais je ne pense pas que ce soit une cause directe.

        Concernant l’article :

        « Et puis, je ne sais pas pourquoi mais je lui ai dit : “ Une si bonne mère comme vous êtes a du recevoir beaucoup d’amour pour le transmettre avec autant de force et de joie. ” »

        Nous aussi on ne sait pas. C’est dingue comme votre réplique arrive à pic. Et je ne sous-entends rien.

    • tecole74hs
      tecole74hs répond à Lohiel
      passe repasse trépassera...
      • Posté à 12h01 le 11/11/2009
      • Internaute 59167
        passe repasse trépassera...

      Tout aussi peu rationnel mais pertinent :
      Lien

  • yabonn
    yabonn
    Chez moi
    • Posté à 12h07 le 11/11/2009
    • Internaute 95672
      Chez moi

    Un peu comme Albufera, je comprends mal l’idée que vous vous faites de vote rôle.

    Une patiente vous fais une certaine impression. Vous basez ensuite votre pratique sur cette impression. Je m’étonne :
    - de ne voir dans votre récit aucune méfiance envers vos propres impressions
    - de voir qu’une telle impression, non examinée, oriente votre pratique.

    Je suis inquiet pour la prochaine patiente pas assez expansive à votre gout : aura t elle, elle aussi, un « comportement » ? Vu les positions relatives du soignant et du soigné, je ne sais pas comment vous pouvez espérer faire la différence entre votre subjectivité et votre norme - imposée au patient.

    « Plus fortes après cette pause »

    Excusez moi, mais dans le cadre de votre pratique, il s’agit du patient.

    (edits de clarté)

  • A déménagé le 25 octobre
    • Posté à 12h36 le 11/11/2009
    • Internaute 33755

    Anouk, aimez !

  • nono le simplet
    nono le simplet
    nihil scio nisi scio quod nihil (...)
    • Posté à 14h20 le 11/11/2009
    • Internaute 9767
      nihil scio nisi scio quod nihil (...)

    contrairement à la première cette deuxième intervention me gène ...
    pousser quelqu’un dans ses retranchements pour l’amener à suivre un traitement trés lourd qui , il me semble, ne va pas freiner grand chose , au stade ou se trouve la maladie ...
    en plus en la culpabilisant ...
    j’ai un peu l’impression qu’on s’éloigne du respect de l’individu et de sa maladie ...
    bien-sûr je peux me tromper sur les chances de guérison d’ Anouk mais de ce que j’ai lu les probabilités semblent proches de zéro et l’aide à lui apporter pourrait être moins intrusive dans sa vie privée ...

  • Bistouquet
    Bistouquet
    bonne
    • Posté à 15h21 le 11/11/2009
    • Internaute 39762
      bonne

    Mobilisation Générale pour l’Armistice

    Y aura-t-il une chronique, une seule, qui ne prêtera pas le flanc à un nouveau débat conflictuel, à de stériles controverses et à cette mauvaise humeur qui nuit tant au système immunitaire ?
    D’ailleurs rien ne prouve que le diabète soit pédophile, que la maladie d’Alzheimer soit antisémite, que l’infarctus du myocarde soit un terroriste autonome ou que le cancer soit philarmonique.

    Que chacun somatise comme il veut, « pathologise » comme il veut, se soigne comme il veut et meurt comme il veut.

    En ce jour de célébration de l’Armistice, ayons plutôt une pensée pour les acteurs de ce grand moment historique qui mit fin au carnage : le Maréchal Foch, l’Amiral Wemyss, l’héroïque chanoine Sarkozy, Ambassadeur du Saint Siège, le Comte Alfred von Oberndorff, le Capitaine de vaisseau Ernst Vanselow, etc.

  • egide
    egide
    Littéral
    • Posté à 16h13 le 11/11/2009
    • Internaute 45067
      Littéral

    Ce témoignage d’un épisode ordinaire de la lutte des médecins et des patients contre la maladie grave est vraiment précieux.

    Je crois qu’il faut le prendre pour ce qu’il est, une présentation subjective des épisodes forcément décousus de ces traitements, souvent au long cours.

    Et on ne sait pas, au moment où on les mets en place et par la suite entre les différents examens qui permettent d’ en reconnaitre l’efficacité, ce sur quoi ces traitements vont déboucher, peut-être une guérison, souvent une rémission, quelquefois, hélas, une déception car la maladie suit son cours comme si rien n’avait été fait et il faut alors essayer autre chose.

    D’abord la douleur due à la pathologie elle-même qui amoindrit le patient et mine sa résistance, épuise jusqu’à son désir de vivre.
    Ensuite les effets secondaires des traitement souvent très difficiles à supporter aussi et qui ajoutent aux maux.

    Enfin la terreur de l’entourage qui, parfois, ne parvient pas à surmonter l’effroi de la maladie et ne soutient pas, ne fait pas corps avec le parent malade et le fuit quasiment.

    Voilà ce qui attentent à la volonté de survivre malgré tout au cas où la pathologie elle-même ne suive son cours mortifère. Car le traitement n’a pas agi, car le courage et l’abnégation n’ont pas suffi.

    Une des naïvetés d’un certain cartésianisme amène à penser qu’une fois reconnu «  la  » cause du mal, on trouve alors le moyen de le guérir. Hélas. On voudrait que la médecine se réduise à cela la découverte des causes premières d’un cancer. Rien ne vérifie cela.

    Je dirais même que, dans certains cas, il ne vaudrait mieux ne pas le savoir afin d’avoir quand même une chance de guérir ne serait-ce que pour quelques années de vie supplémentaires. Sinon on se sentirait alors sûr de perdre précisément parce qu’on en saurait «  trop  ».

    Contre ces pathologies, et je l’écris à titre d’hypothèse pure, faute de ne pouvoir m’appuyer sur une quelconque compétence médicale, il semble que la recherche du remède possible, plausible même en regard de ce qu’on a identifié des caractéristiques du mal, me parait la voie de l’espoir le plus certain d’en parvenir à bout même si ce n’est que pour une période dont on ne peut espérer qu’elle soit la plus longue possible et vivable.

    L’augmentation statistique de la moyenne de vie des personnes atteintes de cancer serait alors le signe patent de l’aspect collectif, c’est à dire pour tous, de la lutte pour la vie dans une société moderne, la nôtre en l’occurrence. Tous ne sont pas atteint mais chacun peut l’être.

    C’est d’ailleurs en ce sens que ce témoignage importe de ce qu’il révèle d’une dynamique commune fondée sur le principe de vie.

    Je ne critique que le titre :
    Défaire le nœud psychologique qui rend Anouk malade
    Je crains, c’est juste de l’ordre de l’intuition, qu’il ne soit pas le reflet de la réalité, j’aurai préféré celui-ci :
    Défaire le nœud psychologique qui rend Anouk plus vulnérable à la maladie.

    • nono le simplet
      nono le simplet répond à egide
      nihil scio nisi scio quod nihil (...)
      • Posté à 17h54 le 11/11/2009
      • Internaute 9767
        nihil scio nisi scio quod nihil (...)

      –– il semble que la recherche du remède possible, plausible même en regard de ce qu’on a identifié des caractéristiques du mal, me parait la voie de l’espoir le plus certain d’en parvenir à bout même si ce n’est que pour une période dont on ne peut espérer qu’elle soit la plus longue possible et vivable ––-

      le problème est aussi que parfois le traitement est tellement lourd et mal supporté que le remède est pire que la maladie et pour les gens qui se savent perdus , un simple accompagnement pour diminuer au maximum la douleur est souhaité mais l’acharnement thérapeutique existe encore dans certains endroits et ce au mépris de la dignité du malade . La ligne est ténue et ça ne doit pas être facile tous les jours mais quand les chances de rémission sont proches du néant ...

  • george12
    george12
    Le vain haineux.
    • Posté à 16h12 le 11/11/2009
    • Internaute 95707
      Le vain haineux.

    Cette fâcheuse manie de vouloir tout « psychologiser » ! Notre époque supporte très mal l’idée de la mort, alors elle s’essaie à toutes les tentatives afin d’évincer l’inacceptable ; qu’est-ce à dire ? Les médecins dont la bonne volonté devient risible dès qu’ils débordent sur un domaine qui n’est pas le leur disent et font n’importe quoi pour éviter de dire simplement : « votre cas est désespéré et je ne peux plus rien pour vous ». Sincèrement, quelqu’un qui va être confronté un jour ou l’autre à ça, (on va tous y passer, c’est certain), ne voudrait-il pas qu’on lui dise franchement les choses, plutôt que d’entendre encore l’hypocrisie générale par la bouche du médecin oncologue ? Sans déconner, pour une fois qu’on me dira une vérité sans enjeux économiques masqués, je ne serais pas fâché de l’entendre même si elle est mauvaise : on ne m’aura pas eu jusqu’au bout...

    • egide
      egide répond à george12
      Littéral
      • Posté à 16h24 le 11/11/2009
      • Internaute 45067
        Littéral

      Vous avez la naïveté de croire que les médecins «  savent  » ce qu’il en est vraiment.
      Ce n’est pas exact.
      Dans ce genre de maladies, les cancers, on ne sait jamais vraiment sauf dans les derniers jours.

      Je dirais que plutôt que cacher l’échéance fatale, ils auraient tendance à l’annoncer plus souvent qu’elle n’arrive.

      Chaque cas est particulier. On ne peut le mettre en perspective, pour chaque pathologie que dans le cadre de statistiques générales de survie moyenne.

      Tel cancer équivaut à tant d’années de survie en moyenne. Quelquefois, c’est moins, souvent c’est plus.
      Et ces moyennes de survie ont plutôt tendance à augmenter.

      Ce témoignage nous fait constater que tous les moyens sont bons pour gagner du temps.

      Et le «  moral  » du patient mais aussi celui des médecins et de l’équipe médicale a un véritable effet positif sur les résultats en terme de survie supplémentaire.

      Moi, dans ce cas là, je n’hésiterais pas à faire flèche de bois y compris du bois de la psychologie.

    • Tita
      Tita répond à george12
      oiseau
      • Posté à 18h43 le 11/11/2009
      • Internaute 7659
        oiseau

      Durant ma troisième année à la fac, j’avais un prof (un médecin) qui nous raconta cette anecdote.

      Un médecin désemparé devant le cancer de son patient lui proposa un produit X comme un produit miracle (disons simplement efficace). C’était en fait un placébo mais comme le médecin ne savait que faire, c’était toujours ça. Et miracle ! Le cancer du patient se résorbait !

      Malheureusement, comme beaucoup de malades, ce patient se tenait informé. Il lisait des revues médicales, des articles et c’est ainsi qu’il est tombé sur un article à propos du produit X. Il découvrait alors que c’était un placébo. Patatra : le cancer est revenu.

      Le médecin se dit que si ça a fonctionné une fois, pourquoi pas deux ? Il lui proposait alors un produit Y (un autre placébo) comme la dernière découverte merveilleuse. Et miracle ! Le cancer du patient se résorbait de nouveau ! Ouf !

      Malheureusement, ce patient tomba de nouveau sur un article au sujet du produit Y. Il découvrit que c’était donc encore un placébo et il mourut de son cancer peu après.

      Dire la vérité ?
      Si le médecin de cette anecdote l’avait fait, le patient serait mort bien avant et sans aucune chance de guérison. Ne soyons donc pas trop prompte à dispenser un jugement sévère sur les médecins qui ne la disent pas.

      Certes, dire la vérité (ou ce qui est pris comme telle) est un élément important dans la relation de confiance (relation sans doute utile pour que le patient suive les prescriptions et gagne quelques effets psychosomatiques de se savoir pris en main), mais cela dépend de la personnalité du patient et de celle du médecin. Imposer une règle (i.e., dire la vérité) indépendamment de ces différences peut nuire au patient. Pour l’heure, c’est donc au médecin de juger si oui ou non dire la vérité peut nuire ou pas et on n’a pas trouvé mieux.

  • Mariepaname
    Mariepaname
    journaliste sur bipolaire-info
    • Posté à 16h53 le 11/11/2009
    • Journaliste 59631
      journaliste sur bipolaire-info

    « presque plus insupportable pour moi que pour elle… Je ne comprenais pas pourquoi on allait dans le mur. Son stoïcisme me mettait mal à l’aise et m’interpellait en même temps. “

    C’est quoi cette volonté d’ingérence dans les états d’âme d’un patient quand on n’est pas, de son propre aveu, psychologue ? C’est quoi cette psychanalysation de la vie médicale qui devoie tout ce qu’elle touche depuis les années 70 ?
    Alors comme ça des conflits familiaux donnent le cancer ? Je regardais tout récemment le magazine de la santé sur France 5 et un cancérologue précisait bien que le stress ne donnait pas le cancer. Même son de cloche dans un numéro récent de C’est dans l’air.
    Les confilts familiaux ne donnent même pas de maladies mentales, ce sont les gènes qui sont en cause. Pour ce qui concerne l’autisme, c’est enfin reconnu sauf par la vieille garde psychanalytique, pour la bipolarité (maniaco dépression) plus de 4000 études l’attestent (je connais bien le sujet) et c’est la même chose pour la schizophrénie.

    Docteur Nathalie, quand une patiente rassemble toute ses forces pour faire face à une maladie mortelle, que ça vous mette mal à l’aise ou non, laissez la donc en paix. Et si ça vous pose un trop gros problème, allez voir une psychologue pour vous-même, votre métier n’est pas facile, tout le monde l’admet. Si vous vous sentez ‘aller dans le mur’, si ‘le stoïcisme’ d’une patiente vous insupporte vous avez besoin d’aide.
    Quand à votre patiente, elle en a sans doute besoin aussi mais c’est à elle de faire la démarche avec un BON ou une BONNE psychologue.
    Vous vous êtes peut-être trompée de voie ?

    • framboise92
      framboise92 répond à Mariepaname
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 18h11 le 11/11/2009
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      les gènes ?
      Vous faîtes peur !
      Non, les névroses sont bel et bien créées par notre histoire sur un terrain, certes, plus ou moins fragile. Je ne peux laisser dire cela !
      Au secours !
      Quant au reste, je ne connais pas les diplômes de ce médecin ni ses capacités, mais pourquoi tirer dans le tas de ce qui peut paraître une aide ?
      Ciao
      je n’attends pas de réponse .
      les gènes ! N’importe quoi !
      Des gènes, certes, mais heureusement que l’histoire de tout un chacun n’est pas dictée que par les gènes, enfin, je le pense ! Ne pas tout mettre sur le compte des gènes.

    • egide
      egide répond à Mariepaname
      Littéral
      • Posté à 23h12 le 11/11/2009
      • Internaute 45067
        Littéral

      Ce que vous appelez psychanalysation de la vie médicale depuis les années 70 ne représente pas la réalité de l’impact de la psychanalyse parmi les médecins.

      La psychanalyse n’a jamais influencé la médecine et assez peu même la psychiatrie contrairement à ce qu’on a pu en dire.

      Par contre, la vulgarisation à tort et à travers des théories des psychanalystes a rencontré un vif succès et sert encore à des d’argumentaires pour des pseudo-thérapies ou des élucubrations sur les personnalités de tel ou tel aussi inexactes et absurdes que possibles. La psychanalyse fait toujours les frais de ces interprétations abusives et malhonnêtes.

      Ce que vous dites des facteurs génétiques de certaines maladies dégénératives où des troubles de la personnalité n’est toutefois pas exact.

      On n’a pas encore trouvé des causes probantes concernant certains symptômes associés généralement à quelques psychoses et à l’autisme.

      De nombreuses études mettent en relief par des études statistiques que des facteurs génétiques jouent certainement un rôle, ne serait-ce qu’en prédisposant des populations à des pathologies particulières.

      On constate, qu’en effet, certaines lignées ou population homogène ont des fréquences plus importantes de telles ou telles pathologies.
      D’ailleurs pas seulement que des maladies mentales.

      Néanmoins, en ce qui concerne les maladies que vous citez, on n’a pas identifié d’anomalie génétique qui les justifieraient complètement.

      • Mariepaname
        Mariepaname répond à egide
        journaliste sur bipolaire-info
        • Posté à 00h13 le 12/11/2009
        • Journaliste 59631
          journaliste sur bipolaire-info

        « La psychanalyse n’a jamais influencé la médecine et assez peu même la psychiatrie contrairement à ce qu’on a pu en dire. »

        L’article qui nous est proposé est emblématique de la pénétration du freudisme dans tout le corps médical.
        Les groupes Balint existent depuis des dizaines d’années.

        Les psychiatres étaient quasi obligés de suivre une analyse au cours de leurs études. Ca change enfin, heureusement. Les psychiatres que j’ai rencontrés pendant 30 ans avant celui qui me soigne réellement m’ont proposé des psychothérapies et même le divan alors que je souffre de troubles bipolaires (comme mon père, mon frère et une de mes nièces).

        Plus de 4000 études attestent de l’origine génétique de la bipolarité à ce jour (source : docteur Hantouche, expert international de la maladie, CTAH)

         
        • egide
          egide répond à Mariepaname
          Littéral
          • Posté à 07h45 le 12/11/2009
          • Internaute 45067
            Littéral

          Non. L’article qui est proposé touche à l’humanité, à la part subjective qui est une composante de la relation médecin/patient.

          Relisez et vous ne pourrez rien en tirer qui, de près ou de loin, fait référence à la psychanalyse.

          Non, les psychiatres ne sont pas obligés de suivre une analyse, ne le font ceux qui proposeront à leur patient une thérapie de type analytique et ils sont peu nombreux à le faire.

          Rien n’oblige quelque soit les problèmes auxquels on fait face de choisir une thérapie de type analytique. Si on consulte un analyste, il est normal qu’il propose une thérapie de type cure analytique.

          De plus, il ne faut pas confondre la cure analytique elle-même et les hypothèses concernant l’origine des troubles dont on souffre.
          Presqu’aucun psychanalyste sérieux oserait expliquer une maladie mentale sur ce qu’il perçoit du patient au cours des séances thérapeutiques.

          Même si des troubles psychiques résultent d’une maladie organique ou même d’une maladie d’origine génétique, une psychothérapie, alliée à d’autres traitements, peut faire partie d’un protocole de soin et aider le patient à surmonter les effets les plus gênants des symptômes qui influent sur son humeur ou son comportement.

          L’objectif de la psychothérapie n’a alors d’autre ambition que d’aider le malade à mieux surmonter les périodes les plus douloureuses lorsque les troubles psychiques sont les plus aigus.

          Et c’est sans doute cette incapacité à guérir qui est le plus difficile à admettre lorsque l’on suit une psychothérapie.

          Maintenant si une démarche thérapeutique n’aboutit à rien de positif, le patient est en droit d’interrompre la démarche.

          De là, à remettre en question la discipline dont cette thérapie est issue, il faut des compétences très solides en la matière. Et cela ne concerne pas les soins eux-même mais l’aspect le plus théorique donc aussi le plus complexe.

          • framboise92
            framboise92 répond à egide
            je choisis la campagne, la (...)
            • Posté à 07h48 le 12/11/2009
            • Internaute 24519
              je choisis la campagne, la (...)

            J’attendais qu’on me rassure. vous l’avez fait ;

          • Mariepaname
            Mariepaname répond à egide
            journaliste sur bipolaire-info
            • Posté à 14h29 le 12/11/2009
            • Journaliste 59631
              journaliste sur bipolaire-info

            Défaire le nœud psychologique qui rend Anouk malade
            Par Docteur Nathalie | oncologue | 11/11/2009 | 09H59

            Monsieur Egide, vous faites de jolies phrases mais elles sont pleines de contre-vérités.
            Ce n’est pas moi qui ai intitulé cet article qui nous est soumis par rue89 mais docteur Nathalie elle-même. Il me semble pourtant clair mais peut-être ne sais-je plus lire ?
            De même peut-être ai-je oublié que TOUS les médecins qui m’ont proposé une psychothérapie et ont raté mon diagnostic étaient PSYCHIATRES et que je les avais choisis parce qu’ils l’étaient ?
            Je dois aussi oublier que la plus freudienne d’entre eux, qui m’a poussée sur le divan, a dit à propos de mon frère : il n’a pas eu d’autre choix que de devenir fou (il venait de se suicider).

            Quand à » remettre en cause la discipline dont cette théorie est issue », comme vous dites, oui, il faut des compétences très solides. Mais elles existent. Vous avez aux USA les Freud scholars et nombre d’ouvrages et en France Mensonges freudiens et Le livre noir de la psychanalyse qui sont particulièrement bien documentés.

            « Presqu’aucun psychanalyste sérieux oserait expliquer une maladie mentale sur ce qu’il perçoit du patient au cours des séances thérapeutiques. »
            Comme je l’ai noté à propos de mon frère, les psychanalystes nient la maladie mentale. Ils nient que l’organe cerveau puisse être malade comme tout autre organe du corps. Ils s’obstinent à vouloir recueilir notre parole. Or s’ils avaient la moindre déontologie de MEDECIN, ils sauraient, car la loi leur fait obligation de se former et d’être au courant des recherches les plus récentes, que les paroles d’un bipolaire en phase maniaque n’ont pas plus de sens que le délire d’un grippé avec 40 de fièvre. Mais non, ils préfèrent vivre avec la parole d’un monsieur d’un autre siècle qui n’a jamais guéri personne, contrairement à ce qu’il a prétendu, les fameux cas qu’il relate encore vivants en ont fait foi.

  • Tita
    Tita
    oiseau
    • Posté à 17h54 le 11/11/2009
    • Internaute 7659
      oiseau

    Un(e) toubib n’a pas besoin d’être psychothérapeute pour écouter (simplement écouter) ses patients.

    D’ailleurs, même si je ne me souviens plus des références, je crois savoir qu’un étude a montré que si les médecins écoutaient seulement 5 minutes (15 ?) leurs patients, cette écoute était alors un facteur important dans la guérison.

    En même temps, savoir écouter ne doit pas devenir une relation psychothérapeutique. Ecouter, ce n’est pas dangereux. Ce qui l’est, c’est que dans cette relation psychothérapeutique, le patient décompense. Autrement dit, si suite à une relation psychothérapeutique, les défenses (tel que le refoulement, le soutien social, etc.) du patient s’écroulent, alors la décompensation apparait dans la réalisation d’un symptôme sévère (passage à l’acte, aggravation brutale ...).

  • vol19
    • Posté à 18h07 le 11/11/2009
    • Internaute 13492

    Tout ce que celà m’évoque c’est qu’il existe des espaces spécifiques pour un médecin pour échanger, travailler sur ses pratiques et les relations médecins/patients comme les groupes BALINT.
    Pas sûr qu’internet, voire un site généraliste soit l’espace le plus approprié pour ce type d’échange et de réflexions. Celà nécéssite un rapport présentiel, un cadre, une animation, un groupe, une expertise... ne mérite pas d’être transformé en voyeurisme morbide.
    Certainement, la charge considérable psychologique de certains médecins spécialistes est très lourde et nécessite de sortir de l’isolement, d’être soutenu dans un dispositif collectif.C’est certainement un problème qui concerne tout le monde d’ailleurs.

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 18h11 le 11/11/2009
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Devant le cancer, tout un chaucn devient humble et tout petit. Le généraliste dépassé devant les symptômes qu’il connait trop bien, envoi son patient au spécialiste et là commence le véritable chemin de croix car chacun possède un métabolisme propre qui justifie soit un traitement par rayonnement, soit par chimiothérapie ou par chirurgie et aussi en fonction de l’organe atteint
    Qui ne connait pas des athées pur sucre qui se tourne vers la religion parce que toutes les autres solutions ont échoué.
    Le cancer est une maladie à traiter de façon pluridisciplinaire et surtout en y associant des psychotérapeutes

    • sinclair
      sinclair répond à padiran
      • Posté à 22h20 le 11/11/2009
      • Internaute 2580

      Exact bien vu avec un bémol pour la dernière phrase lorsque vous développez ce genre d’affection vous voyez débouler outre les statisticiens le psychiatre et le prêtre. Heureusement ces deux derniers ne sont associes qu’a la demande du malade. A chacun de voir.

      • padiran
        padiran répond à sinclair
        Chroniqueur Grolandais
        • Posté à 22h48 le 11/11/2009
        • Internaute 5159
          Chroniqueur Grolandais

        Pour le psy, il devrait être associé depuis le début, afin d’évaluer la capacité de prise en charge personnel du patient, quant au prêtre, c’est à chacun de voir.
        Confronté au désir de suicide de quelqu’un de très proche, je me suis demandé comment « libérer » cette personne du poids de cette envie. La famille bien entendue, les amis, le psychologue et en dernier ressort bien qu’athée revendiqué, j’ai demandé à cette personne de consulter un prêtre.
        Une des portes de sortie possibles dans le drame de la maladie ou du suicide c’est la puissance de la parole, que celle ci vienne d’un professionnel, de la famille, ou d’une personne de foi. Bien que ne partageant absolument pas la foi en dieu ou autres phénomènes de foire, je dois reconnaitre la sincérité et la crédibilité des hommes d’église dans ces moments difficiles.

  • Pentelique
    Pentelique
    consultant biotechnologie
    • Posté à 18h59 le 11/11/2009
    • Internaute 28613
      consultant biotechnologie

    La psychothérapie décrite dans l’article est une démarche intéressante, mais cependant le noeud-qui-rend-malade n’est il pas un concept un peu trop simple et la psychothérapie qui aurait le rôle d’une machine à laver douloureuse est elle la bonne voie ?

    Pourtant l’accompagnement pour les cancers est sûrement très important :
    -au stade de l’annonce du diagnostic
    -au stade de la réduction du stress opératoire la veille de l’intervention, par exemple
    -au stade de la dépression souvent accompagnatrice,
    -au stade des effets secondaires des traitements chimio et lors de la pose des chambres de chimio.
    -et s’il le faut ,hélas, au stade de l’accompagnement terminal.

    La méthode : une hypnose éricksonnienne spécialisée en cancérologie. (Lien) - la recherche du matériel thérapeutique est faite par le patient et se fait sans ces moments pénibles de tension décrits. Il n’y a sans doute pas un noeud à comprendre mais une succession de noeuds à délier avec douceur,délicatesse respect et empathie dans l’inconscient souffrant.

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