L'Europe, l'Europe, l'Europe

Un blog tenu par Eric L'Helgoualc'h, pour s'y retrouver entre les centaines de décisions que l'Europe prend chaque année à Bruxelles, les enjeux de pouvoir qu'elle représente et la façon dont elle dessine notre avenir commun, sans qu'on soit toujours d'accord. L'Union européenne mérite qu'on s'y intéresse de près.

Un spectre hante le Parlement européen : l'anticommunisme

Eric L Helgoualc h
Journaliste
Publié le 18/11/2009 à 14h59

Ce n’est pas la chasse aux sorcières, mais ça y ressemble. En cette période de commémoration intensive de la chute du Rideau de fer, il n’est pas bon de voir mentionnée sur son CV toute forme de compagnonnage avec l’idéologie marxiste-léniniste.

Candidat à un poste de commissaire européen, le Tchèque Stefan Fuele se voit reprocher son passage dans un institut moscovite longtemps réservé aux meilleurs étudiants des républiques soeurs. Massimo d’Alema, en lice pour le portefeuille de Haut représentant pour la politique extérieure de l’UE, déplait à Varsovie à cause de son appartenance passée au Parti communiste italien.

Dans le même temps, le Parlement européen ne perd pas une occasion de célébrer la dissidence, la liberté des peuples et la démocratie retrouvée, avec force expositions photo et projections de films. Des événements qui accueillent parfois Jerzy Buzek, président du Parlement et ancienne figure de Solidarnosc, en vedette américaine.

« On n’en finit plus de célébrer la “fin de l’empire”, comme ils l’écrivent »

Jean-Luc Mélenchon, architecte du Front de gauche devenu eurodéputé, écrivait-il sur son blog le 9 septembre :

« En ce moment il y a une orgie anti-communiste au Parlement européen. Ici, on n’en finit plus de célébrer la “fin de l’empire” comme ils l’écrivent sur leurs fichus panneaux d’exposition. Car il y a une exposition sur ce sujet en ce moment dans les couloirs.

Et en avant les panneaux et les panneaux ! Solidarnosc, le pape Jean-Paul II et ainsi de suite à tous les carrefours de ce palais impersonnel de la réaction néolibérale qu’est l’Union européenne.

Beerk ! C’est tellement obsédant et grossier que ça rendrait presque sympathique les perdants de cette histoire, puisqu’elle est présentée presque sur le même ton que l’on utiliserait pour parler des nazis. Insupportable ! »

La « lustration », pour débarrasser la vie publique des apparatchiks après 1989

Un bon exemple d’incompréhension européenne sur la façon d’appréhender les événements de 1989.

Pendant la transition démocratique, certains des nouveaux Etats membres issus du bloc soviétique ont en effet adopté des lois dites de « lustration », visant à débarrasser la vie publique des personnalités ayant collaboré avec le régime communiste. Vingt ans après, cet état d’esprit est loin d’avoir disparu.

En 2007, Bronislaw Geremek s’était vu menacé par Varsovie de se voir retirer son mandat d’eurodéputé car il refusait de signer une déclaration sur ses relations éventuelles avec le Parti.

Pendant ce temps, de ce côté-ci de l’Europe, c’est comme si rien ou presque ne s’était passé. Il y a bien eu la publication en 1997 du « Livre noir du communisme », avec son lot de chiffres vertigineux sur les massacres perpétrés au nom de l’idéologie marxiste.

Mais le Parti communiste français a conservé son appellation, et Alain Badiou ne récolte que de molles protestations quand il redonne crédit à l’hypothèse communiste.

L’expérience communiste, repoussoir commun pour les pays de l’Est

C’est la question de la mémoire collective européenne qui est posée. A l’Ouest, cette mémoire s’est patiemment bâtie sur la condamnation de la Shoah. A l’Est, c’est le souvenir de l’expérience communiste qui dans la plupart des cas sert aujourd’hui de repoussoir.

Dans le sillage d’Hannah Arendt, certains penseurs ont tenté de renvoyer dos à dos les deux totalitarismes. Synthèse séduisante, mais non dénuée d’ambiguïtés (par exemple lorsqu’elle conduit un Ernest Nolte à réduire le nazisme à une réaction quasi-légitime au bolchévisme).

Leur embrayant le pas, le Parlement a tenu en avril 2009 à adopter une résolution visant à faire du 23 août, date anniversaire du Pacte germano-sovétique, une journée européenne de commémoration des victimes des crimes nazis et communistes. Pour se garder de toute polémique, les eurodéputés ont rappelé le caractère unique de l’Holocauste.

Le débat agite le Parlement européen depuis l’entrée dans l’Union de nouveaux membres issus de l’ancien bloc soviétique. En 2004, le Parti populaire européen s’était divisé sur l’opportunité de confier des postes à haute visibilité à d’anciens membres du Parti communiste.

L’année suivante, plusieurs parlementaires centre-européens avaient profité d’une initiative du commissaire Franco Frattini visant à condamner l’usage de la svastika pour tenter d’obtenir également la criminalisation des symboles communistes. Refus de la Commission.« Deux poids, deux mesures », avaient-ils protesté.

Vaclav Havel invite à tourner la page

Pas simple de tracer une frontière étanche entre devoir de mémoire et stratégie politique. Comment savoir si les reproches adressés à une personnalité publique sur ses engagements passés ne sont pas un prétexte pour se débarrasser d’un adversaire dans la course au pouvoir ?

C’est pourquoi un Vaclav Havel s’est toujours montré réticent à l’idée d’un jugement collectif des comportements à cette période. L’ancien président tchécoslovaque a d’ailleurs pris la défense de son compatriote Stefan Fuele, déclarant en marge de son discours au Parlement européen, la semaine dernière :

« L’appartenance au Parti communiste ne peut être considérée comme un crime. Sept millions de personnes ont appartenu au Parti communiste tchécoslovaque. Je ne pense pas qu’il soit possible de les exclure pour toujours de la vie publique. »

Pas sûr que la parole du vieux sage suffise à clore le débat.

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  • ysengrimus
    • Posté à 15h09 le 18/11/2009
    • Internaute 12674

    Oh, ces euro-dénégations vont bien vite voir se profiler leur contraire. Elles reviendront, les révolutions. Oui mais aussi…

    Lien

    Elles se révolutionersont, les révolutions.

    Paul Laurendeau

  • Le Putsch
    Le Putsch
    Konopsoproctotrype putatif
    • Posté à 15h14 le 18/11/2009
    • Internaute 76118
      Konopsoproctotrype putatif

    Il faudrait commencer par rappeler que les victimes du « communisme » n’en sont pas : ce sont des victimes du socialisme d’État, ce qui est bien différent, et renvoie à l’aliénation causée par l’accumulation, qu’elle soit centralisée (socialisme d’État donc) ou diffuse (« anglo-saxonne »). Dire « communisme » est bien plus facile que de s’interroger sur les racines systémiques de l’oppression et de la terreur stalinienne, je m’en doute bien.

    Je trouve compréhensible mais réellement catastrophique et dommageable qu’il y ait à l’Est cette confusion entre nazisme et socialisme d’État. La violence nazie est intentionnelle, alors que la violence socialiste est majoritairement fonctionnelle : elle est bien décidée volontairement par des dirigeants, mais alors qu’il est dans la nature de l’idéologie nazie (je parle bien des idéologies ici) d’être violente (hiérarchie raciale / « vitalisme » guerrier), il n’est pas dans la nature de l’idéologie marxiste, si tant est qu’on puisse parler d’idéologie pour quelque chose d’aussi vaste, d’être violente. La violence a été le fait des leaders sanguinaires qui l’ont interprétée.

    C’est faire du jésuitisme intellectuel d’assimiler deux formes de violence qui, si elles sont quantitativement assimilables, n’ont pas du tout les mêmes origines.

    • mao-tse-toung-
      mao-tse-toung- répond à Le Putsch
      grand démocrate réformateur
      • Posté à 15h33 le 18/11/2009
      • Internaute 41681
        grand démocrate réformateur

      « C’est faire du jésuitisme intellectuel d’assimiler deux formes de violence qui, si elles sont quantitativement assimilables, n’ont pas du tout les mêmes origines . »

      Ben voyons, allez donc expliquer cela aux millions de victimes ! ! !
      Encore une façon d’excuser l’inexcusable .
      Car là encore plus qu’ailleurs, c’est le résultat hélas que l’on compte .
      Quelle que soit la méthode ou l’idéologie .

      • Le Putsch
        Le Putsch répond à mao-tse-toung-
        Konopsoproctotrype putatif
        • Posté à 15h44 le 18/11/2009
        • Internaute 76118
          Konopsoproctotrype putatif

        Justement, non.
        Lors d’un procès, la victime en tant que telle n’est pas prise en considération. C’est au nom de l’intérêt général que la décision est rendue. La victime, en l’occurrence, est morte : nous devons nous souvenir et savoir ce qui s’est passé si tant est que cela soit possible, mais toujours conserver un regard d’historien, c’est-à-dire un regard qui ne se fasse pas leurrer par les préjugés et les mauvaises définitions.

        Comment voulez-vous compter et donc assimiler statistiquement des réalités très différentes ? La passion doit céder la place à la raison, sinon nous ne sommes plus dans les cadres du raisonnement universitaire mais du lynchage public.

         
        • Jean-Marc Proust
          Jean-Marc Proust répond à Le Putsch
          chargé de communication
          • Posté à 14h36 le 19/11/2009
          • Internaute 17359
            chargé de communication

          Bravo à Konopsoproctotrype putatif pour son formidable résumé du communisme et de ses apôtres : « Lors d’un procès, la victime en tant que telle n’est pas prise en considération ».
          On peut même considérer que le complément circonstanciel « Lors d’un procès » est facultatif.

        1 autres commentaires
      • guerzit-
        guerzit- répond à mao-tse-toung-
        Incomprenant majeur
        • Posté à 15h44 le 18/11/2009
        • Internaute 28472
          Incomprenant majeur

        « c’est le résultat hélas que l’on compte »

        Bah voui parce que comme disait ma grand-mère : qu’importe le flacon tant qu’on à l’ivresse...

      • Spiripotain
        Spiripotain répond à mao-tse-toung-
        promeneur écoutant
        • Posté à 20h01 le 18/11/2009
        • Internaute 49037
          promeneur écoutant

        Le simplisme ouvre la porte à toutes les démagogies. Quant à la méthode, qui compte pour si peu à vos yeux, elle est hélas ici déterminante. Ce n’est pas la même chose de décréter l’extermination systématique de peuples au moyen de techniques élaborées à cet effet ou d’éliminer tout ses opposants, fussent-ils des millions. Staline, Mao et consorts se sont servis du socialisme pour régner par la terreur. Hitler, lui, a voulu éradiquer des peuples entiers. Ce n’est pas la même chose et ce ne sera, j’espère, jamais la même chose. On peut condamner les uns et les autres, mais refuser de comprendre - c’est à dire d’analyser et de distinguer - est lourd de conséquences. Il n’y a pas lieu d’excuser quoique ce soit, je suis d’accord. Mais il y a urgence à comprendre et à éviter les amalgames. C’est pourquoi le terme « totalitarisme » me semble inopérant (et passablement ambigu).

    • Sissi des bois
      Sissi des bois répond à Le Putsch
      ...
      • Posté à 15h56 le 18/11/2009
      • Internaute 53905
        ...

      La violence n’est pas dans la nature de l’idéologie communiste, du moins pas plus que dans d’autres système y compris la démocratie, mais il y a toujours des mécontents auxquels il faut imposer les décisions collectives. Là où l’argument est vicieux c’est que l’on oublie la notion de révolution. La violence est nécessaire pour renverser l’ordre social, il en résulte une mise à l’index, non pas d’une idéologie ou d’une autre mais du renversement de l’ordre établi. « La révolution c’est pas beau parce que ça engendre la violence ».
      Ben oui. Normal que la classe sociale au sommet dise cela, ce n’est pas nouveau puisque la violence non exercée par le pouvoir en place est susceptible de faire basculer la société cul par dessus tête.

      Le point de votre parallèle qui est discutable c’est de séparer les violences du national socialisme et du socialisme. Elle sont assimilable en ce sens qu’elles ont été vendues comme nécessaires à un moment précis et qu’elles sont justifiées par le futur annoncé. L’avènement du paradis prolétarien pour l’un et le Reich de mille ans pour l’autre. Dans les deux cas il s’agit de révolution. Seuls changent les boucs-émissaires.
      La vrai différence c’est que les coupables qu’il faut faire disparaitre résultent, pour le communisme d’une classe sociale précise désignée par une théorie économique solide et reconnue en tant que théorie par tous, et pour le national socialisme d’un délire mystico-raciste à fonction propitiatoire. Le premier peut se contenter d’une suppression sociale, le second implique une suppression physique. Dans l’un il y a mise au pas d’opposants qui se définissent eux-même comme opposants, dans l’autre élimination d’opposants désignés par le système et qui n’ont pas choisi leur place.

      NB : Je précise que ce raisonnement peu paraître assez froid et odieux. C’est normal puisque c’est un raisonnement. Inutile de crier sur l’absence d’émotion qui en émane et sur le détachement apparent pour les victimes.

      • Crepitus
        Crepitus répond à Sissi des bois
        Retraité
        • Posté à 16h01 le 18/11/2009
        • Internaute 85789
          Retraité

        Il peut aussi se poser la question, non pas des personnes, mais de l’histoire ; que l’ancienne classe dirigeante veuillent reconquérir ses privilèges quoi de plus normal... Seulement, le problème comme dans toutes les révolutions, ou presque, ce sont les interventions extérieurs qui ne peuvent amener qu’à une radicalisation extrême de la révolution. Bien sûr, je ne cherche pas à réécrire l’histoire mais, que ce serait-il passé si les occidentaux ne s’en étaient pas mêlés ?

         
        • Sissi des bois
          Sissi des bois répond à Crepitus
          ...
          • Posté à 16h38 le 18/11/2009
          • Internaute 53905
            ...

          Probablement la même chose malheureusement.

          Les exemples de révolutions passées ont ceci en commun qu’elles se sont déroulés sous l’impulsion d’un petit nombre qui a réussi à entrainer une bonne partie de la population en la plaçant souvent devant le fait accompli. La circulation des idées, les avancées techniques et la politisation de la majorité étaient balbutiantes. Les forces contre-révolutionnaires internes étaient donc assez fortes et violentes pour provoquer d’elles-mêmes une rétorsion du nouveau pouvoir. D’autant plus que les postes clefs d’officiers de l’armée sont occupé par des personnes issus de l’ancien régime et que bien souvent les moyens du pouvoir révolutionnaires sont embryonnaires.

          Mais vous avez raison, les interventions extérieures conduisent a un combat pour la survie qui ne permet pas la demi-mesure. D’un autre coté le facteur de cohésion qui apparaît lors d’une invasion étrangère au sein du pays n’est pas à négliger non plus. La révolution française a profité de cet effet.
          L’un dans l’autre je ne sais pas trop si c’est bénéfique ou non mais les choses seraient bien différentes aujourd’hui. De même, si la révolution bolchevique avait réussi en Allemagne en 1919 je pense que l’image la plus répandue du communisme ne serait pas la même. Ce pays était considérablement plus avancé que la Russie à la même époque et disposait d’une classe ouvrière bien plus nombreuse. Les alliés seraient probablement quand même repartis illico au combat.

        1 autres commentaires
      • Le Putsch
        Le Putsch répond à Sissi des bois
        Konopsoproctotrype putatif
        • Posté à 16h23 le 18/11/2009
        • Internaute 76118
          Konopsoproctotrype putatif

        Vous avez raison de souligner l’importance du phénomène révolutionnaire en tant que tel.
        Je pense qu’on peut le définir par le sacrifice du jour présent en vue de permettre des lendemains meilleurs.
        Vous avez raison de dire qu’elles ont été vendues à un moment nécessaire en vue d’un meilleur futur. Et loin de moi l’idée de contester cela.

        Mon point est de dire que oui, elles ont été vendues, mais par qui : par des dirigeants. La violence est le fait d’hommes, pas d’idéologies, et certaines interprétations du marxisme ont en effet été utilisées pour justifier un régime de terreur qui n’avait d’intérêt que pour le dirigeant (mécanisme de terreur comme « fuite en avant »). C’est à cause de cette fuite en avant que l’on passe de la suppression sociale à la suppression physique, mais cette suppression physique n’est pas le but des mécanismes administratifs mis en place en vue d’opérer la suppression sociale.
        Pour faire simple : l’administration du Goulag suivait des objectifs économiques (appliquait le programme du Gosplan), pas des objectifs en termes de vies humaines.

        Enfin, pas de raison de vous inquiéter de la froideur de votre raisonnement : c’est la seule option valable à votre disposition pour formuler un raisonnement valable scientifiquement (même si nous ne sommes que de vulgaires riverains d’un site Internet). ;)

         
        • Sissi des bois
          Sissi des bois répond à Le Putsch
          ...
          • Posté à 17h09 le 18/11/2009
          • Internaute 53905
            ...

          Là où nous divergeons c’est que je ne pense pas que la violence proviennent des hommes au pouvoir à ce moment là. Non pas qu’ils n’aient pas leur part de responsabilité mais que d’autres auraient probablement finis par agir de même. J’exclus le stalinisme toutefois car là il ne s’agissait plus de violence dans le cadre d’une révolution mais pour permettre à un homme et une classe dirigeante restreinte de conserver le pouvoir.

          Nous sommes donc d’accord sur le fait que le communisme ne porte pas de violence en lui-même mais que c’est bien le fait de bouleverser l’ordre en place en combattant le pouvoir qui conduit nécessairement à la violence en réaction de la contre-révolution. Ce ne sont donc pas les dirigeants de la révolution en tant qu’individus qui ont envoyé le communisme dans cette direction, ce sont les dirigeants en tant que tel par leurs fonctions.
          J’ai donc bien peur que cette violence est inéluctable car elle résulte de la prise du pouvoir précédemment au mains de la classe dirigeante.

          Les réactionnaires de tous poils ont donc beau jeu de hurler en désignant les méchants qui exécutent à tour de bras alors que nos sociétés sont toutes issus de révolutions sanglantes qui se sont déroulés dans un plus ou moins lointain passé. Ce mépris pour les idées et pour les hommes est d’autant plus insupportable qu’il éclabousse jusqu’au fondement de notre république dont les symboles sont la prise d’assaut d’une forteresse et l’exécution d’une famille royale. De même, notre hymne national n’est pas une balade guillerette.

        1 autres commentaires
      • Tokani
        Tokani répond à Sissi des bois
        Oldmole
        • Posté à 19h14 le 18/11/2009
        • Internaute 71184
          Oldmole

        « Le premier peut se contenter d’une suppression sociale, le second implique une suppression physique. “ dis tu en parlant des effets du communisme et du nazisme...
        Tu as raison les Koulaks morts de faim ou par balles ; les ouvriers est Allemands de 53 et autres Cambodgiens génocidés devraient faire la distinction...
        Imaginons un instant l’attitude du modérateur de la Rue si un supporter du nazisme defendait le bilan de l’Hitlerisme de cette maniere sur la Rue ? ? ? ?
        Relire la très belle discussion entre deux grands Historiens Nolte et Furet ...

         
        • Sissi des bois
          Sissi des bois répond à Tokani
          ...
          • Posté à 07h31 le 19/11/2009
          • Internaute 53905
            ...

          Relire surtout la phrase.

          A aucun moment je ne parle ici d’effets ou de conséquences mais de ce qui est énoncé par les idéologues de chacun des deux bords avant « application ».
          Le verbe « pouvoir » placé a cet endroit permet de préciser tout à la fois que c’est une possibilité théorique et que justement les choses ne se sont pas déroulées de cette manière.

          Ainsi, la phrase sur le bilan et sur les personnes mortes est absolument hors sujet.

        1 autres commentaires
      • Spiripotain
        Spiripotain répond à Sissi des bois
        promeneur écoutant
        • Posté à 20h08 le 18/11/2009
        • Internaute 49037
          promeneur écoutant

        Depuis, il me semble que le socialisme ait évolué. Je ne me réfère pas au pitoyable socialisme à la française, mais à ce qu’inventent chaque jour les socialistes vénézuéliens, péruviens, mexicains, boliviens, etc... Le sous-commandant Marcos, un jour je ne sais plus quand, a dit que quelqu’un qui avait porté les armes ne pouvait ensuite assumer les responsabilités du pouvoir. Il avait parfaitement raison. Il y a nécessairement conflit avec les classes possédantes et celles-ci ne se laissent jamais débarquer sans moufter. Mais ce conflit ne passe pas nécessairement par les armes ou, du moins, ceux qui ont porté les armes doivent se retirer à temps. C’est peut-être là un des problèmes des expériences passées du socialisme.

      • Yawn
        Yawn répond à Sissi des bois
        amateur d'eau
        • Posté à 20h16 le 18/11/2009
        • Internaute 35717
          amateur d'eau

        Je ne partage pas tous les points de votre raisonnement mais il y en a un qui me fait particulierement reagir qui est celui des coupables designes.
        Dans l’ensemble, le nazisme s’est limite a ses cibles favorites (groupes bien diversifies ce qui a permis de massacrer pas mal de monde).
        Les regimes communistes ne se sont pas limites aux bourgeois (ou a la noblesse dans les pays ou elle existait). Ils ont su massacrer allegrement les masses laborieuses, que ce soit en URSS, en Chine ou au Cambodge, pour prendre 3 pays ou le nombre de morts dus au regime depasse le million.

         
        • Kereven
          Kereven répond à Yawn
          • Posté à 21h01 le 18/11/2009
          • Internaute 29900

          Je ne souhaite pas entrer dans un détail comptable, cependant, le communisme a duré 70 ans en gros et a touché a peu près la moitié de l’humanité. Le nazisme a duré 12 ans et n’a touché qu’un quart de l’humanité. Le bilan est à peu près le même quantitativement.
          Je considère donc que le nazisme a été une machine à tuer, puisque l’idéologie nazie s’est fonde sur la mort des « untermensch », ce qui n’est pas le cas du communisme, qui n’a pas tué partout avec autant de violence. Seulement, avec Staline et l’élimination de Trotski, c’est un homme qui devient un assassin et toujours pas l’idéologie. Au Cambodge, c’est un groupe qui s’engage dans une folie meurtrière. En Chine c’est un incapable complètement cinglé qui, par des décisions irréalistes (révolution culturelle), provoque la mort de ses concitoyens, sans intention préalable de la donner.
          La dérive communiste ne tient pas de l’idéologie (tous les états communistes n’ont pas le même palmarès morbide), mais de la folie de dictateurs sanguinaires. Le fascisme par contre, a une volonté d’extermination (Amérique du Sud, Allemagne, Italie, Japon…) et d’asservissement des peuples.
          Rien n’excuse les crimes des dictateurs communistes, ils sont aussi abjects que ceux des nazis et autres fascistes. Mais l’idéologie, encore portée aujourd’hui dans de nombreux militants, n’a pas pour objet l’extermination massive.
          Ensuite, on oublie souvent de replacer la naissance du communisme politique dans son contexte. Que ce soit en Chine, en Russie, les révolutions ont mis un terme à une politique bien plus néfaste pour les peuples.
          Enfin, comme disait Denys Arkand (le réalisateur canadien), si l’on doit comparer quantitativement, la colonisation des Amériques c’est 250 millions de morts à la hache, des peuples définitivement supprimés, le 20° siècle fut donc moins meurtrier que d’autres siècles mais tout aussi sauvage. Enfin que dire du capitalisme aujourd’hui, qui créé tant de famines dans le monde, alors que nous avons les moyens d’y mettre un terme immédiat…
          Le problème n’est pas l’idéologie communiste, mais la manière dont le pouvoir s’exerce dans un état socialiste (ou pas).

          • Yawn
            Yawn répond à Kereven
            amateur d'eau
            • Posté à 02h37 le 19/11/2009
            • Internaute 35717
              amateur d'eau

            Comme vous dites, se lancer dans un detail comptable ne serait pas sain. Mais pour ce qui concerne les genocides commis en Amerique du Nord et du Sud, j’avoue que je ne sais pas d’ou vient le chiffre de 250 millions de morts « a la hache ». L’hypothese haute que je connaissais jusqu’ici etait a 100 millions de morts, y compris les populations mortes des maladies importees par les envahisseurs europeens. Cela s’est fait sur toutes les conquetes du continent americain depuis 1492 jusqu’au massacres des indiens aux Etats-Unis. C’est donc plutot sur 4 siecles qu’il faut envisager ces genocides.
            J’ai donc tendance a penser que le 20e siecle a ete plus meurtrier que les autres, du simple fait que les techniques modernes permettent des massacres en masse.

            S’agissant du fascisme, tout comme le communisme (mais a l’inverse du nazisme), il n’inclut pas en lui-meme une volonte d’extermination. Si les regimes fascistes ont commis des crimes de guerre, c’est assez different de genocides. Ca n’en rend pas ces regimes moins criminels. C’est une nature differente.

        • Sissi des bois
          Sissi des bois répond à Yawn
          ...
          • Posté à 15h33 le 19/11/2009
          • Internaute 53905
            ...

          Je suis d’accord avec vous en fait Yawn. Il y a une différence notable entre les ennemis dénoncés comme tels et les personnes qui se retrouvent dans les victimes constatées. Cela n’invalide pas le raisonnement puisque je n’abordais que le sujet de la première catégorie.
          Il faut toutefois distinguer les premières victimes qui sont en fait les opposants désignés avant la révolution et celles qui subissent un triste sort lorsque le nouveau pouvoir est en place parce qu’elles ont conservées les idéaux de la première heure qui ne sont plus compatibles avec les intérêts de la nouvelle classe dirigeante qui verrouille son pouvoir.

        3 autres commentaires
      • peut-être
        • Posté à 06h29 le 19/11/2009
        • Internaute 26676

        Propovitch stu niet NB vitimious niet orovich brejnev vdka raspoutine KGB slovitch et un poil au nez dans vod ka
        ja

      • Jean-Marc Proust
        Jean-Marc Proust répond à Sissi des bois
        chargé de communication
        • Posté à 14h37 le 19/11/2009
        • Internaute 17359
          chargé de communication

        « Dictature du prolétariat ».
        C’est pas un tout petit peu violent malgré tout ?

         
        • Sissi des bois
          • Posté à 10h36 le 20/11/2009
          • Internaute 53905
            ...

          Pas plus violent que « Dictature de la majorité » quand on parle de démocratie mais moins hypocrite.
          Après tout il était question à l’époque d’avoir une classe prolétarienne majoritaire et cette dictature est celle du prolétariat sur les autres classes sociales, pas une dictature en son sein.

          Il faut prendre garde en tout domaine au sens des expressions et non des mots qui les composent. C’est un travers courant de dire « oh, c’est une dictature alors ! Bouh, les vilains. »
          Que ne dirait-on pas de cul-de-sac avec de telles réductions.

        1 autres commentaires
    • Louis Lepron
      Louis Lepron répond à Le Putsch
      Journaliste
      • Posté à 15h57 le 18/11/2009
        rédacteur
      • Journaliste 40018
        Journaliste

      Il est compréhensible que communisme et nazisme n’aient pas les même racines idéologiques. Mais en quoi est ce catastrophique de comparer deux idéologies qui auront engendré tant de morts ? Vous dites que cela est dommageable parce que les deux idéologies sont différentes : oui mais pourquoi ? Allez jusqu’au bout de votre idée.

      Pour moi c’est bien beau d’aller chercher les origines d’idéologies tel que le communisme et le nazisme. Il n’en reste pas moins que ces idéologies, qu’elles soient différentes ou non, on fait des millions de morts au 20ème siècle et qu’un ancien communiste de l’Europe de l’est me sera tout aussi répugnant qu’un ancien nazi.

      • guerzit-
        guerzit- répond à Louis Lepron
        Incomprenant majeur
        • Posté à 16h13 le 18/11/2009
        • Internaute 28472
          Incomprenant majeur

        Si le seul critère est le nombre de mort, on peut aussi comparer la mise en oeuvre de la solution finale par les nazis à la peste noir, la famine, et on finira pare insulter le temps qui passe, ce gros salaud de tueur...

      • Le Putsch
        Le Putsch répond à Louis Lepron
        Konopsoproctotrype putatif
        • Posté à 16h42 le 18/11/2009
        • Internaute 76118
          Konopsoproctotrype putatif

        Très simple : c’est dommageable de mettre dans le même panier nazisme et » communisme » alors que les causes et les modes de fonctionnement sont différents.
        C’est encore plus dommageable quand on pense que pour le nazisme, la violence était une fin en soi : en le confondant avec le socialisme d’État, on affaiblit la mémoire historique de ce phénomène spécifique.

        Enfin, méfiez-vous de la volonté de dire d’un individu que ses actions sont entièrement guidées par sa volonté : l’ « ancien communiste de l’Europe de l’Est » peut être un ancien chef d’une police secrète tout autant qu’un individu qui a adhéré parce que c’était la seule solution pour accéder à l’emploi qu’il voulait. N’oubliez pas qu’avant 1989, on ne savait pas que le Rideau de fer allait se briser.

         
        • Bardamu
          Bardamu répond à Le Putsch
          difficile
          • Posté à 23h49 le 18/11/2009
          • Internaute 25491
            difficile

          Pas simple du tout.

          Je ne vois pas pourquoi il serait interdit de comparer nazisme et communisme, sutrtout au motif que la violence nazie serait « intentionnelle » et la violence communiste « fonctionnelle ».

          En gros, cela revient à dire que les communiste ont été sanguinaires « à l’insu de leur plein gré ». Ce qui est ridicule.

          Le nazisme repose sur l’extermination souhaitée de l’ennemi de race.

          Le communisme repose sur l’extermination souhaitée de l’ennemi de classe.

          Dans les deux cas, il y a volonté d’annihilation d’une partie de la population.

          Le parallèle est donc fondé, et scientifiquement très éclairant : ils nous renseigne sur ce qu’est la structure d’esprit totalitaire.

          Donc, l’oukase selon lequel communisme et nazisme ne doivent surtout pas être comparés cache (mal) des préoccupations idéologiques.

          Il faut sauver le soldat coco, en somme. Trop tard.

          • Sissi des bois
            Sissi des bois répond à Bardamu
            ...
            • Posté à 10h53 le 20/11/2009
            • Internaute 53905
              ...

            Ce n’est pas vraiment cela.
            Le fait de prêter à ceux qui chicanent sur la différence majeure entre les deux principes une intention idéologique est généreux mais il serait encore plus prodigue de leurs donner le bénéfice du doute de l’objectivité. Sinon, il est facile de répondre que les personne qui amalgament les deux cherchent à discréditer l’un avec l’autre dans un grand melting-pot des horreurs de l’histoire.
            Votre phrase de conclusion est d’ailleurs assez éloquente sur ce point.

            Le communisme repose sur l’élimination progressive par mouvement naturel, après la révolution, des classes qui ne sont pas le prolétariat. Il n’est pas question d’extermination d’individus dans la théorie. La pratique nous a cependant montré que cela a souvent fini ainsi.

            Le nazisme repose sur une « purification » de la société par l’élimination d’individus désignés comme non désirable dans la société nouvelle. cette distinction se fondant sur des critères de nature l’extermination est inéluctable.

            Entre une théorie justement appliquée qui engendre des millions de morts et une théorie non appliquée tournant à la dictature qui engendre des millions de morts il n’y a pas de différence si l’on regarde le résultat. Il y en a une fondamentale si l’on se propose de raisonner sur les prémisses.

            Mais je reconnais que le raisonnement par inférence est tentant, puisque l’on arrive au même résultat c’est qu’il y a identité des causes. Rien de plus faux, c’est une erreur simple à faire car le raisonnement est simpliste.

        2 autres commentaires
      • inuit
        inuit répond à Louis Lepron
        grand nord
        • Posté à 17h43 le 18/11/2009
        • Internaute 82484
          grand nord

        le nazisme, c’est une idéologie mise en application à la lettre

        le communisme, c’est une idéologie qui a servi de pretexte pour aplliquer une toute autre politique
        on l’appelle aussi socialisme... si on met sur le dos des socialistes et communistes des intentions qui correspondent aux résultats passés... vous voyez un lien entre mao ou staline et buffet ?

        en ça, c’est incomparable

         
        • Bardamu
          Bardamu répond à inuit
          difficile
          • Posté à 21h03 le 18/11/2009
          • Internaute 25491
            difficile

          Le lien entre Staline et Buffet est évident : Mme Buffet a passé deux ans de sa vie à l’école des cadres du parti à Moscou, où on lui a enseigné la bonne doctrine.

        1 autres commentaires
      • spartak
        spartak répond à Louis Lepron
        (comité libertaire lyophilisé)
        • Posté à 18h21 le 18/11/2009
        • Internaute 84113
          (comité libertaire lyophilisé)

        D’accord avec Putsch, si l’on impute les morts de l’histoire de l’URSS et du Bloc de l’Est au « communisme », on simplifie les choses jusqu’au mensonge, un peu comme Guetta sur France-Inter chaque matin.
        Moi j’ai un problème avec la disqualification des expériences politiques au nom des morts, car alors quel est l’argument qui permet d’être républicain en France après 1914-1918, guerre sans fondement poursuivie coute que coute (pour prendre un seul exemple) ?
        Parmi les millions de morts de l’histoire de l’URSS, il y en a en outre 29 qui sont tombés pendant la lutte contre les nazis... fait historique précis et solide, donc embarrassant.
        On ne peut comparer les deux régimes, ni sur les tenants ni sur les aboutissants : Lénine n’a pas fait la Révolution pour perpétrer le meurtre de masse, quant Hitler voulait prendre le pouvoir pour « purger » l’Allemagne et le monde. La terreur stalinienne était à son sommet bien pire que ce qui a jamais existé en Allemagne, où si vous étiez dans les clous de l’ordre établi, rien de grave du fait du pouvoir ne pouvait vous arriver dans votre vie civile quotidienne, ce qui explique l’indifférence dans laquelle les persécutions ont été opérées... Le régime bolchevik a été un ennemi déclaré pour le camp occidental dès le premier jour, pas l’Allemagne nazie, etc., etc.

         
        • Tokani
          Tokani répond à spartak
          Oldmole
          • Posté à 22h07 le 18/11/2009
          • Internaute 71184
            Oldmole

          Staline et Hitler avaient un précédent institutionnel issu « des lumières » pour fonder leurs génocides respectifs : La convention Nationale Française qui vota la destruction de la Vendée en 1794 Hommes Femmes et enfants....

          • Cataphractaire
            Cataphractaire répond à Tokani
            Keodedour ar bed
            • Posté à 13h28 le 19/11/2009
            • Internaute 58787
              Keodedour ar bed

            Techniquement la convention a interdit lors de la loi, sur la guerre en Vendée, de tuer toute femme, enfant, vieillard ou homme sans arme. C’est le général Turreau qui, avec ses colonnes infernales a massacré des Vendéens au-delà de son mandat.

            Il faut lire Jean Clément Martin, historien de la Révolution.

        2 autres commentaires
      • Spiripotain
        Spiripotain répond à Louis Lepron
        promeneur écoutant
        • Posté à 20h12 le 18/11/2009
        • Internaute 49037
          promeneur écoutant

        Dans vos calculs, où range-t-on les victimes des bombes atomiques américaines ? Où range-t-on les millions d’africains morts de famine ? Où range-t-on les centaines de milliers de stérilisés ou de lobotomisés aux USA et dans les pays scandinaves dans les années 50 ? Où range-t-on les millions d’africains morts du Sida ? Du côté de la fatalité ou du côté de l’exploitation des peuples ?

         
        • Louis Lepron
          Louis Lepron répond à Spiripotain
          Journaliste
          • Posté à 13h41 le 19/11/2009
            rédacteur
          • Journaliste 40018
            Journaliste

          Ou voyez vous des calculs ?

          Là on parle des conséquences prouvées de deux régimes monstrueux. Que cela soit structurelle ou fonctionnelle, je comprends qu’il faille faire la différence, mais je conçois aussi qu’il faille se méfier des deux.

          Et la phrase du genre « “mais au début Lénine, en faisant la révolution de 17 ne voulait pas faire des millions de morts par la suite”. Pourtant son régime a introduit la famine, les purges et des idioties collectivistes. Si ce n’est pas le régime communiste qui a permis d’introduire ça, qu’est ce que c’est ? Tout simplement un régime utopiste proposant sur un plateau une boite à pandore et un cauchemar.

          Et pourquoi tous les pays ayant essayé d’instaurer le communisme (même s’il n’en sont restés qu’au stade du socialisme) ont été des dictatures immondes ?

          • Sissi des bois
            Sissi des bois répond à Louis Lepron
            ...
            • Posté à 11h06 le 20/11/2009
            • Internaute 53905
              ...

            « Et pourquoi tous les pays ayant essayé d’instaurer le communisme (même s’il n’en sont restés qu’au stade du socialisme) ont été des dictatures immondes ? »

            Je ne crois pas que ce résultat provienne de la nature du communisme mais plutôt de la manière dont il est apparu dans ces pays. Il s’agissait de coups d’état, et qui plus est, dans des sociétés où le prolétariat était très minoritaire. Le résultat a été une lutte physique sans pitié visant à éliminer les ennemis du prolétariat en surnombre et une parti du prolétariat lui-même horrifié par les massacres. Même après la révolution le problème n’était pas réglé et l’autoritarisme de ces états a perduré pour étouffer toute velléité de reprise en main du pouvoir par le peuple.

            La question est donc légitime mais pour y répondre il faut plus qu’en considérer uniquement les deux bouts de la chaîne.

          • Spiripotain
            Spiripotain répond à Louis Lepron
            promeneur écoutant
            • Posté à 19h11 le 20/11/2009
            • Internaute 49037
              promeneur écoutant

            Bon, si vous faites la différence, c’est bon. Elle est quand même de taille cette différence et devrait suffire à ne jamais renvoyer dos à dos des systèmes qui n’ont rien à voir l’un avec l’autre.

        3 autres commentaires
    • jabier
      jabier répond à Le Putsch
      consultant dans les Landes
      • Posté à 16h29 le 18/11/2009
      • Internaute 31087
        consultant dans les Landes

      Le libéralisme tue encore aujourd’hui, mais indirectement, par la spéculation sur les produits agricoles, en affament les africains. Ce n’est qu’un exemple (on pourrait ajouter les conflits éparpillés sur la planète).
      C’est moins « sexy » que le communisme, mais c’est un fait indéniable.

      • Le Putsch
        Le Putsch répond à jabier
        Konopsoproctotrype putatif
        • Posté à 16h36 le 18/11/2009
        • Internaute 76118
          Konopsoproctotrype putatif

        Méfiez-vous également des termes que vous employez.
        La cause de ces morts n’est pas forcément « le libéralisme », c’est d’abord et avant tout l’une des formes de l’accumulation du capital. Le libéralisme, c’est un mode d’échange et de rapport à autrui (et un système philosophique, aussi, mais tel n’est pas mon propos).

        La spéculation, par exemple, dépend bien plus de la volonté individuelle d’accumuler du capital que de la volonté d’échanger. Le problème est qu’il est dans la nature du capitalisme à l’anglo-saxonne d’être « dé-responsabilisé » (principe de la société anonyme) : cela met la notion de culpabilité hors du domaine de travail. Mais cela n’empêche pas de remettre en cause ladite accumulation dans son ensemble : bien au contraire, cela évite la dispersion en quête de coupables particuliers.

         
        • jabier
          jabier répond à Le Putsch
          consultant dans les Landes
          • Posté à 17h06 le 18/11/2009
          • Internaute 31087
            consultant dans les Landes

          Simple commodité, à la foi de langage et de compréhension

        • Spiripotain
          Spiripotain répond à Le Putsch
          promeneur écoutant
          • Posté à 20h15 le 18/11/2009
          • Internaute 49037
            promeneur écoutant

          Pour distinguer le libéralisme du capitalisme, il faut une sacrée paire de lunettes. Vous me les prêtez ?
          A moins que votre fameux libéralisme (philosophie comprise) ne soit que le cache-sexe du capitalisme le plus sauvage. Auquel cas mes lunettes actuelles me suffisent.

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      • Cataphractaire
        Cataphractaire répond à jabier
        Keodedour ar bed
        • Posté à 13h30 le 19/11/2009
        • Internaute 58787
          Keodedour ar bed

        Henry Ford père, créateur des usines Ford, a financé le parti nazi allemend et a été l’idéologue fondateur de la pensée d’Hitler.

         
        • Sissi des bois
          • Posté à 11h14 le 20/11/2009
          • Internaute 53905
            ...

          Probablement, mais ça ne veut pas dire grand chose dans le contexte du débat.
          Il pouvait soutenir le parti en raison des intérêts économiques qu’il possédait en Allemagne ou en raison de son approbation du national socialisme. Il pouvait le faire en espérant obtenir un peu d’ordre dans l’Allemagne des années 30 afin d’y prospérer commercialement sans bien comprendre ce qu’il finançait. Peut-être aussi le savait-il mais en tous les cas cela ne discrédite en rien le capitalisme.
          Il ne faut pas confondre un système économique avec la politique ni avec la morale ni même avec les agissement d’un individu, fût-il exemplaire.

        1 autres commentaires
  • fab 31
    fab 31
    travailleur social
    • Posté à 15h16 le 18/11/2009
    • Internaute 69381
      travailleur social

    vive l’ultraliberalisme ! ! ! il ne fait aucune victime au moins...les pauvres s’apauvrissent les riches s’enrichissent mais dans tout ça il n’y a que la dignité humaine qui meurt....et on ne peut tout de même pas parler d’holocauste de la dignité,on passerait pour des ...gauchistes ? Maoistes ? plouc istes ?

    • pablico
      pablico répond à fab 31
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 16h14 le 18/11/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      il y a toujours eu : un « changement » plus ou moins réussi, une restauration, et après on passe à autre chose en faisant un espèce de mixte.

      c’est toujours ainsi quand on lit l’histoire. rien ne sera comme le changement, rien comme la restauration...on va chercher autre chose et on recommence.

      si l’on avait trouvé une organisation parfaite, cela se saurait...et l’on ne s’embêterait plus..

  • guerzit-
    guerzit-
    Incomprenant majeur
    • Posté à 16h00 le 18/11/2009
    • Internaute 28472
      Incomprenant majeur

    Etant un habitué du parlement européen, auriez vous un début d’explication à cette attitude ? Cela parait surprenant de devoir ériger en repoussoir l’idéologie communiste, alors que l’éclatement du bloc semblait avoir de lui même résolu pas mal de question...

    Ceci est d’autant plus étonnant que l’idéologie ultralibéral se rend bien compte, la Chine en étant une bon exemple, qu’une société communiste est le meilleur garant d’un libéralisme décomplexé...

    Réagissant avec célérité comme à leur habitude, les séides de l’UMP ont d’ailleurs décidé de rapprocher leur famille politique, d’origine gaulliste, du désormais très fréquentable parti communiste chinois... Ceci est étrange, cette fascination pour cette expérience chinoise.

    Finalement le discours ambiant que vous décrivez n’est peut-être qu’un manière de se dédouaner de l’attirance morbide que certains éminents représentants politiques du marché nourrissent pour la « dictature du peuple »... On brule ce qu’on adorera demain, un peu comme font certains homosexuels honteux qui tapent du PD pour paraitre hétérosexuel... A la différence que libéralisme et communisme ne sont ps contradictoires...

    Quoi de mieux qu’un peuple aux ordres, sommé de consommer pour construire l’idéal communiste...

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 16h55 le 18/11/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Pauvre petit Mielenfion, il va me faire pleurer.

    Faut les comprendre, c’est exactement la même chose que les continuelles acclamations de victoire sur le nazisme, à la différence qu’ils ont subit nettement plus longtemps ce problème, et qu’il s’est terminé il y a beaucoup moins de temps.

    Mais qu’il prenne pas ça pour lui, il n’a pas à avoir honte de vouloir tringler tata Georges, c’est la version soft du péril rouge, on est loin de tonton Géorgie.
    Et puis c’est normal que le parlement n’aime pas les cocos, vu que ces blaireaux sont contre l’Europe (entre autres tares délirantes)...

    Ils ont qu’à faire le vingtenaire de commémorations et de félicitations, ils le méritent bien.
    Par contre, à un moment faudra arrêter de nous ressasser la chose comme un 11 Novembre, faut penser à tourner la page à un moment.

    • Kereven
      Kereven répond à Keldan
      • Posté à 21h09 le 18/11/2009
      • Internaute 29900

      tu t’avances beaucoup dans tes déclarations et tu passes surtout pour un imbécile.

      • Keldan
        Keldan répond à Kereven
        Now future & karpe diem
        • Posté à 12h34 le 19/11/2009
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        Honnêtement, je n’ai que faire de ce que pense de moi une foule d’anonymes inconnus.
        Je dis ce que j’ai envie de dire, comme me le permet la fondamentale liberté d’expression, et c’est bien si ça plait et très bien si ça déplait : D

         
        • Sissi des bois
          Sissi des bois répond à Keldan
          ...
          • Posté à 11h25 le 20/11/2009
          • Internaute 53905
            ...

          Nous avions bien compris que c’était encore mieux si ça déplait. Cela semble même être le fondement de votre pensé.
          Ce qui me déplait d’ailleurs n’est pas cette pensé justement, et je me sens d’humeur généreuse puisque j’utilise ce mot, mais la forme de sa présentation.
          Dire que les communisme ne veulent pas d’une union européenne est une chose, dire qu’ils n’en veulent pas parce qu’ils sont des blaireaux en est une autre.

          Je me contenterais de dire que la phrase est absurde puisque le propos du communisme est justement une union internationale. Le raccourci entre « l’union européenne » et « l’union européenne telle qu’elle existe » était déjà malhonnête, n’est-ce-pas ?
          Mais peut-être ne vous en êtes vous même pas rendu compte ce qui révèlerait le fouillis intellectuel qui transparait dans cette simplification.

          • Keldan
            Keldan répond à Sissi des bois
            Now future & karpe diem
            • Posté à 12h06 le 20/11/2009
            • Internaute 5164
              Now future & karpe diem

            SI tu veux... les cocos ne veulent pas de l’Europe donc à mon avis ce sont des blaireaux.
            C’est la même phrase, mais bon s’il faut mettre les jolies formes bien coincées dans les angles, ça peut se faire... de temps en temps : D

            Si je leur en veux sur ce point (entre autres à eux), c’est surtout pour avoir flinguer cette constitution que j’estimais être bien plus qu’un symbole, sous des prétextes foireux comme la lutte contre le méchant capitalisme, qui du coup revient tout seul et en force sans même la portée symbolique du traité précédent.
            Ça ce n’est que le truc qui me reste coincé dans la gorge, mais à chaque élection, leur programme est le même, vouloir sortir de l’EU.
            Enfin... sortir de « cette Europe »... comme si y’en avait une autre...

            De toutes manières ce n’est qu’un point, en plus mineur, parmi tant d’autres qui me font trouver leur idéologie pourrie.

            Enfin ce n’était pas vraiment mon propos à l’origine. C’était simplement de dire que même si c’est un peu grave que les mecs étaient cocos (et pas version LCR mais version URSS), qu’ils fassent amende honorable ou se retirent, et ensuite passons à autre chose, car ça date cette histoire.

        2 autres commentaires
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