Chez Mouloud Akkouche

Le blog de l'écrivain Mouloud Akkouche sur Rue89.

Lettre ouverte de Battisti au Brésil, sa terre d'accueil

Publié le 20/11/2009 à 10h27

« Il y a la beauté et les humiliés.(...) Je voudrais n’être infidèle ni à l’une ni aux autres », écrivait Albert Camus dans « Retour à Tipasa ». Cette phrase m’est revenue en mémoire en lisant ce matin la lettre très sincère de Cesare Battisti actuellement en grève de la faim.

Je ne vais pas revenir sur l’affaire judiciaire qui a déjà fait couler beaucoup d’encre. Je souhaiterais juste évoquer un homme seul face à la mort, un individu qui, n’en déplaise à ses détracteurs, ne s’est jamais considéré comme un être parfait. En tout cas, il se trouve en ce moment dans le couloir de la mort : la grève de la fin comme une peine de mort infligée par la surdité et l’aveuglement. Des années que des citoyens connus et des dizaines de milliers d’inconnus en France et ailleurs se battent pour sortir un individu englué dans la boue de l’Histoire. L’Histoire d’un pays tout entier, pas seulement la sienne.

A l’heure où j’écris ces quelques lignes, il est enfermé dans une prison brésilienne. Pourtant, pendant son séjour en France, des juridictions françaises ont refusé son extradition et, après son départ justifié du pays des droits de l’Homme à cause d’un acharnement au quotidien sur lui et sa famille, la justice brésilienne avait décidé de lui accorder l’asile politique. Le Brésil qui sait reconnaître les injustices.

Mais à nouveau une poignées d’hommes et de femmes, mus par une haine irrationnelle pour certains, rationnelle pour d’autres animés par des volontés politico-économiques, ont décidé de continuer de le harceler, reprendre le flambeau de politiques italiens qui devraient nettoyer un peu plus leurs placards avant de juger ceux des autres.

Un homme seul ne peut servir de grand méchant loup à une nation entière

Pourtant trois décennies sont passées sur les calendriers. Et d’autres acteurs de part et d’autre de l’échiquier politique du drame italien de l’époque coulent aujourd’hui des jours heureux avec leurs proches. Pourquoi un seul homme comme bouc émissaire à un drame historique vécu par des millions d’italiens ? Pourquoi inscrire au fer rouge sur sa chair l’Histoire de tout un peuple ?

Malgré ses erreurs et nombre de ses positions politiques que je ne partage pas, un homme seul ne peut servir de grand méchant loup à une nation entière. Les ennemis numéro un sont souvent des épouvantails agités pour cacher les dessous de table de dirigeants sans foi ni loi. Parfois, le véritable ennemi d’une démocratie roule en voiture de fonction et serre des mains...

Plus le temps de tergiverser ! Le temps presse, la roue tourne. Et seul un homme peut empêcher que cette roue n’écrase définitivement Cesare Battisti. Vous êtes cet homme. Ardent défenseur des plus démunis de votre patrie -souvent seul et rejeté dans votre trajectoire politique- vous avez été élevé grâce à tout un peuple à la fonction de président de la République du Brésil. Porteur de l’espoir de tout un pays.

Un jour, vous laisserez votre place à un autre dirigeant élu démocratiquement. Vous ferez alors un dernier signe à vos concitoyens puis rejoindrez vos proches après une existence consacrée « à la beauté et aux humiliés ». Fier d’expliquer un jour à vos petits enfants : « Malgré les énormes pressions internationales et les difficultés dans mon propre camp, je suis resté fidèle à mes convictions. Je n’ai pas laissé mourir un homme qui méritait le statut de réfugié politique. »

Cette lettre écrite à chaud et sans doute perfectible, qui n’engage que moi (elle a d’ailleurs peu de chances d’atteindre son destinataire) n’est donc pas adressée uniquement au président actuel du Brésil mais à l’homme de conviction d’hier, sans doute d’aujourd’hui, et au futur grand-père. Pourrez-vous cacher à vos petits-enfants la vérité sur l’acharnement carnivore subi par un individu pendant plus de trente ans ? Monsieur le président du Brésil, une partie de l’histoire de votre pays et la votre que vous raconterez à vos descendants se jouent ces prochaines heures. L’existence d’un homme se trouve désormais entre vos mains.

« Lettre ouverte » à monsieur Luis Ignacio Lula da Silva, président de la république du Brésil, magistrat suprême de la nation brésilienne,

au peuple brésilien,

« Trente ans changent beaucoup de choses dans la vie de hommes, et parfois fazem uma vida toda » (L’homme revolté - Abert Camus)

Si on jette le moindre regard sur notre passé depuis un point de vue historique, combien d’entre nous peuvent sincèrement dire ne jamais avoir souhaité affirmer leur propre humanité, la développer dans tous ses aspects dans un contexte d’ample liberté ? Peu. Très peu sont les hommes et les femmes de ma génération qui n’ont rêvé d’un monde différent, juste.

Cependant, ce n’est pas rare que, par force de curiosité ou de circonstances, seuls quelques-uns décidèrent s’élancer dans la lutte, au sacrifice de leur propre vie.

Mon histoire personnelle est clairement assez connue pour que je revienne à nouveau sur le choix qui m’a mené à la lutte armée. Je ne sais que dire, qu’on était des milliers, et que quelques-uns sont décédés, d’autres sont en prison, et beaucoup exilés.

On savait que tout pourrait finir d’une telle manière. Combien furent les exemples de révolutions qui ont fait faillite et que l’histoire avait déjá dévoilés ? Malgré cela, nous recommençâmes, fîmes des erreurs et voire perdîmes. Pas tout ! Les rêvent continuent !

Maintes conquêtes sociales dont jouissent aujourd’hui les Italiens ont été conquises au prix du sang versé par ces camarades de l’utopie. Quant à moi, je suis le fruit de ces annés 70, comme beaucoup d’autres ici au Brésil, y compris beaucoup de camarades qui de nos jours sont les responsables du sort de la gent brésilienne. Moi, à vrai dire, je n’ai rien perdu, luttant pour quelque chose que je ne pouvais pas porter sur moi. Mais maintenant, détenu ici au Brésil, je ne peux point accepter l’humiliation d’être traité de criminel commun.

Et c’est pourquoi, face à la surprenante obstination de certains ministres de la Cour suprême brésilienne qui ne veulent pas voir ce qu’était vraiment l’Italie des annés 70 ; des ministres qui me dénient l’intention de mes actes ; des ministres qui fermèrent les yeux devant l’absence accablant de preuves techniques de ma culpabilité en ce qui concerne les quatre meurtres qui me sont attribués ; des ministres qui ne reconnaissent pas la contumace de mon jugement, la prescription, comment ne pas songer à l’extradition ?

En outre, il est étonnant et absurde que l’Italie m’ait comdamné pour l’activisme politique et que au Brésil une petite partie, d’un coup d’entêtement, insiste de m’extrader sur la base de ma participation à des crimes communs. Il s’agit d’une absurdité, puisque j’ai reçu du gouvernement Brésilien la condition de refugié dont je serai toujours reconnaissant.

Face aux dificultés qui ne permettent pas gagner la bataille contre la puissance du gouvernement italien, lequel a fait usage de tous les arguments, outils et armes, il ne me reste quant moi qu’à entamer une « grêve de la faim totale », pour qu’on m’accorde les droits établis dans le statut du refugié et du prisonnier politique. Ce faisant, j’espère empêcher, par le biais d’un dernier acte de désespoir, cette extradition, qui pour moi équivaut à une peine de mort.

J’ai toujours lutté pour la vie ; si malgré cela il faut mourir, je suis prêt, mais jamais par la main de mes bourreaux. Dans ce pays, le Brésil, je vais continuer ma lutte jusqu’à la fin, et malgré la fatigue, jamais je ne jetterai l’éponge dans la lutte pour la vérité. Cette vérité que quelques-uns insistent à ne pas vouloir voir. Et voilà, si le pire des sourds est celui qui ne veut pas entendre, le pire des aveugles, c’est celui qui ne veut point voir.

A guise de conclusion, je veux remercier aux camarades qui depuis le début de ma lutte ne m’ont jamais abandonné. Je remercie aussi ceux qui sont arrivés aux derniers moments, mais qui ont la même importance de ceux qui sont à mes côtés dès le début de tout cela. A vous mes plus sincères remerciements. Je vous recommande comme dernière suggestion que vous continuiez la lutte pour vos idéaux, pour vos convictions. Ça vaut la peine !

J’espère que le l’héritage de ceux et celles qui sont tombés au front de la bataille ne soit pas vain. Même si on perd la bataille, je garde la conviction que la victoire dans cette guerre est réservée à ceux qui luttent pour la généreuse cause de la justice et de la liberté.

Je vous livre ma vie, monsieur le Président, et au peuple brésilien.

Brasilia, le 13 novembro 2009

Cesare Battisti

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  • Bardamu
    Bardamu
    difficile
    • Posté à 10h50 le 20/11/2009
    • Internaute 25491
      difficile

    Sur le fond, je suis d’accord avec vous : je suis pour la prescription. On ne peut pas juger quelqu’un trente ans après les faits.

    Mais on ne peut pas non plus laisser écrire par Battisti :

    « Maintes conquêtes sociales dont jouissent aujourd’hui les Italiens ont été conquises au prix du sang versé par ces camarades de l’utopie. “

    Le terrorisme sanguinaire n’a jamais été à l’origine de quelque ‘conquête sociale’ que ce soit.

    Ou bien :

    ‘J’espère que le l’héritage de ceux et celles qui sont tombés au front de la bataille ne soit pas vain.’

    Se poser en victime et en combattant d’une cause noble, qui a été vaincue par l’histoire, non.

    • ALLAIN JULES C@MMUNICATION
      • Posté à 10h57 le 20/11/2009
      • Internaute 18202

      C’est vrai, je suis moi aussi d’accord.

      Hélas, Battisti dont le sort est entre les mains de Lula, ne vous lira pas.

      Maintenant donc, que faut-il faire , j’avoue ne pas avoir de réponse.

      Lien

    • JJ Reboux outrageur de poulets
      • Posté à 11h16 le 20/11/2009
      • Internaute 41591

      Une cause vaincue par l’histoire ? Quelle histoire ? Le berlusconisme ?
      Quant à parler de « terrorisme sanguinaire », il est bon de rappeler que Cesare Battisti s’est toujours proclamé innocent des meurtres qu’on lui impute.
      Le sort de Cesare est maintenant entre les mains du président Lula, qui peut empêcher ou laisser faire son extradition.

    • Numerosix
      Numerosix répond à Bardamu
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 11h54 le 20/11/2009
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      Presqu’entiérement d’accord avec vous , Barmadu, pour une fois..

      Etonnant .

      • JP_JP
        JP_JP répond à Numerosix
        • Posté à 12h42 le 20/11/2009
        • Internaute 18274

        Ce doit être un moment d’égarement, parce que franchement ...
        P’têt que t’as déjà gouté (un peu trop) de beaujolais ?

      • Anonyme répond à Numerosix

        « Presqu’entiérement d’accord avec vous , Barmadu, pour une fois..

        Etonnant . »

        ça n’étonne que vous, mais c’est déjà énorme, n’est-ce pas ?

      • lancetre
        lancetre répond à Numerosix
        • Posté à 20h33 le 20/11/2009
        • Internaute 18658

        Mouais...

        Il ne nous couverait pas une grippe, le Bardamu ?

        Plus qu’étonnant !

    • LienRag
      LienRag répond à Bardamu
      • Posté à 15h04 le 20/11/2009
      • Internaute 34767

      Donc Garibaldi était un gentil pacifiste, et la Résistance italienne a convaincu par la seule force de la Grâce divine Mussolini de se pendre par les pieds (ce n’est pas forcément la meilleure chose qu’elle aie faite, probablement, mais elle l’a fait) ?

      Mais il est vrai que combattre Gladio et ses séïdes n’a pour vous rien d’une cause noble...

      La dérive sanguinaire des organisations armées italiennes est indéniable, mais c’est bien leur désir d’en sortir et de rompre avec une pratique qui ne correspondait plus en rien avec leurs idéaux qui a poussé Battisti et ses homologues à se réfugier en France.

      • vincentparis
        vincentparis répond à LienRag
        innocent
        • Posté à 14h35 le 21/11/2009
        • Internaute 76684
          innocent

        mensonges honteux oser comparer les résistants avec les brigades rouges..

        les résistants combattaient le fascisme et la dictature, les brigades rouges combattaient les démocrates anciens résistanst pour amener leur dictature...

      • Compte supprimé le 4 janvier 3
        • Posté à 16h39 le 21/11/2009
        • Internaute 41144

        « c’est bien leur désir d’en sortir et de rompre avec une pratique qui ne correspondait plus en rien avec leurs idéaux qui a poussé Battisti et ses homologues à se réfugier en France. »

        Ah bon ? Ca n’aurait rien à voir avec leur désir de ne pas rendre compte de leurs actes à la justice et de ne pas aller en taule ?

  • Anonyme

    Ainsi donc, Cesare Battisti est un saint.
    Quel portrait touchant nous en est dressé.
    Il n’a jamais rien fait de pire que lutter pour une vie meilleure, pour l’amour de son prochain.
    Plutôt qu’à Lula da Silva, il fallait écrire à Benoit XVI pour canonisation immédiate ! « santo subito » !
    Nul n’étant prophète en son pays, il lui a fallu fuir, et atteindre son désert où jeûner et devenir martyr.
    Une histoire édifiante, à enseigner dans les écoles, illustrée par des articles bien démagogues comme celui-ci.
    A force de vouloir le dépeindre comme l’agneau sacrificiel, je crains fort qu’on vous prenne au mot - passez moi le couteau - et que ce genre d’écrit desserve ce « brillant humaniste » que vous nous décrivez. L’excès nuit en tout.

    PS : Je ne sais qui a « traduit » la lettre mais là encore, un tel galimatias n’est vraiment pas engageant.

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 13h20 le 20/11/2009
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    J’espère tout simplement que Lula ne va pas extrader Battisti pour faire plaisir à un gouvernement italien aussi pourri que le nôtre.

    • spleenlancien
      spleenlancien répond à caro
      Manant, de passage sous le (...)
      • Posté à 14h23 le 20/11/2009
      • Internaute 78672
        Manant, de passage sous le (...)

      D’après le Temps le Président Lula n’extradera pas Cesare Battisti
      Lien

    • Alexad
      Alexad répond à caro
      • Posté à 14h28 le 20/11/2009
      • Internaute 8145

      Je l’espère aussi.

  • zoelyon
    zoelyon
    femme, maman
    • Posté à 14h41 le 20/11/2009
    • Internaute 85951
      femme, maman

    donc il ne faut pas non plus juger les anciens soldats ss, simples soldats qui n’obéissaient qu’aux ordres ? donc on oublie les victimes, comme si elles n’avaient jamais existées ?
    c’est un peu trop facile
    on joue, on perd, on paye

    • C. Creseveur
      C. Creseveur répond à zoelyon
      D'actualité, de dessin surtout
      • Posté à 18h50 le 20/11/2009
      • Internaute 7715
        D'actualité, de dessin surtout

      Ne mélangez pas tout. Cesare Battisti n’a tué personne, et il s’en défend. Il s’est enfui pour éviter un procès inéquitable.
      C’est ce qui lui a valu la protection et l’asile en France.
      Au demeurant, aujourd’hui, plus de 30 ans après les faits, il me semble que la prescription vaut largement.
      L’acharnement du gouvernement Berlusconi et le soutien de Sarkozy n’ont aucune autre visée qu’électorale.
      Espérons que Lula ne sera pas tenté à son tour de faire un exemple.

      Pour ma part je plains Cesare Battisti, qui même en liberté vivait comme s’il était toujours incarcéré. Il paye très cher son engagement politique d’adolescent.

      Je lui souhaite beaucoup de courage.

      • vincentparis
        vincentparis répond à C. Creseveur
        innocent
        • Posté à 14h37 le 21/11/2009
        • Internaute 76684
          innocent

        la gauche italienne a toujours réclamé son extradition et il faut dire que Battisti et ses amis tuaient et mutilaient surtout des démocrates de la gauche

        Il n’y a pas de prescription pour les assassins comme Battisti et Papon...

        Lien

      • Compte supprimé le 4 janvier 3
        • Posté à 18h31 le 21/11/2009
        • Internaute 41144

        « Cesare Battisti n’a tué personne, et il s’en défend. »

        S’il le dit, ça doit être vrai : un coupable qui se dit innocent, ça n’existe pas !

        « Il s’est enfui pour éviter un procès inéquitable. »

        Son procès était parfaitement équitable : il ne s’est enfui que pour échapper à la justice.

        « C’est ce qui lui a valu la protection et l’asile en France. »

        Pas du tout : ce qui lui a valu la protection et l’asile en France - au grand scandale de toute la société italienne - c’est le « fait du prince » Mitterrand, qui comme tous les présidents français se prenait pour le Roi Soleil.

        « Au demeurant, aujourd’hui, plus de 30 ans après les faits, il me semble que la prescription vaut largement. »

        La prescription ne vaut jamais quand l’action judiciaire est interrompue par la fuite, ce serait vraiment trop simple. Au demeurant, s’il est aussi « innocent » qu’il l’affirme, la prescription est hors sujet. Vous essayez de jouer sur tous les tableaux : il serait « innocent », mais il faudrait lui « pardonner », et que la prescription joue. Faudrait savoir...

        « Il paye très cher son engagement politique d’adolescent. »

        Jusqu’à quel âge est-on « adolescent » ? ? ? Son « engagement politique » lui est venu bien tard puisque c’est alors qu’il était en prison pour des faits de droit commun qu’il s’est lié avec ses comparses d’extrêmem gauche...

        Arrêtez de vouloir nous faire chialer sur son sort : Battisti n’est pas un personnage romantique - il n’est ni Dreyfus ni Robin des Bois, mais un assassin sans scrupules et sans remords.

         
        • C. Creseveur
          C. Creseveur répond à Compte supprimé le 4 janvier 3
          D'actualité, de dessin surtout
          • Posté à 18h03 le 23/11/2009
          • Internaute 7715
            D'actualité, de dessin surtout

          Vous avez raison : Cesare Battisti n’est pas un personnage romantique.
          Il n’est pas Dreyfus non plus, ou Robin des bois.
          En revanche le traiter d’assassin sans scrupules et sans remords est aussi indigne que ridicule.
          Pourquoi pas serial killer pendant que vous y êtes ?

        1 autres commentaires
  • Compte supprimé le 4 janvier 3
    • Posté à 16h35 le 20/11/2009
    • Internaute 41144

    « J’espère que le l’héritage de ceux et celles qui sont tombés au front de la bataille ne soit pas vain. »

    Il parle de ses victimes, là ?

    Bizarrement, il s’exprimait différemment quand il se croyait protégé par la « doctrine Mitterrand » :

    « J’assume mes responsabilités politiques et MILITAIRES de ce que furent les années 1970 en Italie… Je n’ai pas de pardon à demander à un gouvernement qui a ramené le fascisme au pouvoir… Je plaide coupable et j’en suis fier. »

    (Lien, novembre 2001)

    Autre son de cloche également devant le tribunal français lors de sa demande d’extradition en 2004 :

    « C’était un conflit social, il y a eu des MORTS et il y a eu beaucoup de VIOLENCES »…

    C’est une girouette, ce Battisti : il revendique la « lutte armée » qui lui donne une aura romantique, mais pleurniche lâchement pour ne pas répondre de ses actes.

    • newsome
      • Posté à 17h37 le 20/11/2009
      • Internaute 93179

      Effectivement le « j’assume... » est rapporté par 9 sites web, cf. Lien. A chaque fois en 2001. Dans les mêmes termes. Mais aucuns des sites ne donne de références précises. C’est tout de même capital. Sinon, il ne s’agit que d’une rumeur.

      (J’ajoute que j’ai plutôt tendance à faire confiance à la justice italienne dans cette histoire. C’est la façon dont internet est utilisé qui me parait douteuse ici.)

      • Artenam
        Artenam répond à newsome
        Ecrire avec des sabots c'est (...)
        • Posté à 19h09 le 20/11/2009
        • Internaute 85103
          Ecrire avec des sabots c'est (...)

        « (J’ajoute que j’ai plutôt tendance à faire confiance à la justice italienne dans cette histoire. C’est la façon dont internet est utilisé qui me parait douteuse ici.) »

        Je ne serais pas aussi optimiste que toi... Voir le cas Adriano Sofri

    • lancetre
      • Posté à 21h01 le 20/11/2009
      • Internaute 18658

      Ah, quand même !

      Bardamu fléchit, se laissant gagner par un lâche humanisme, mais Bea 1, qui a couru se faire vaccinner, reprend le flambeau de la diatribe réactionnaire et le tient fermement pour le week-end !

      Ouf, j’ai eu peur...

      Que devriendrions-nous sans notre pincée de sarkozystes de service ? A qui répondrions-nous ?

      Enguerrand est sans doute en train de nettoyer son heaume et son haubert, lavoine est parti brouter, mais Bea 1 veille.

      Quelle vieille haine peut ainsi animer sa fureur ?

      Deux remarques seulement sur le fond, car elle se répète.

      1) Dans les deux citations rapportées, Battisti reconnait avoir été membre d’une organisation qui prônait et pratiquait la lutte armée.A ma connaissance, il ne l’a jamais nié.

      Il nie, par contre, avoir tué.

      Aucune des deux citations ne revendique un meurtre.

      Je ne vois donc pas où est la « girouette ».

      2) La plupart des défenseurs de Battisti accepteraient qu’il réponde de ses actes, devant un tribunal.

      C’est l’ Etat italien qui refuse.

      Comme je l’ai déjà écrit par ailleurs, j’ignore absolument si Battisti est coupable ou innocent.Je n’y étais pas.J’ai cependant lu l’ouvrage présenté par Fred Vargas.On y trouve des arguments qui méritent au moins discussion.Elle soulève de vrais problèmes.

      Par contre, refuser un procès équitable, c’est à dire en présence de l’accusé, est inadmissible, et suffit, à mon sens, à légitimer la demande d’asile politique.

      Les Israéliens n’ont pas abattu Eichmann dans la rue.Ils l’ont enlevé, puis jugé.Eichmann a eu droit à un procès.Des témoins sont venus.On lui a donné la parole pour leur répondre.Cela nous a valu un très beau livre d’Hannah Arendt, et un film passionnant pour ne pas oublier.Papon a eu droit à un procès.

      Et on refuserait ce droit à Battisti ?

      Prétendre incarcérer quelqu’un jusqu’à la fin de ses jours à la suite d’un jugement rendu en son absence, c’est indéfendable.

      Et je suis convaincu que Bea 1 , au fond d’elle-même, le sait parfaitement, car elle n’est point sotte.

      Reste à comprendre pourquoi elle s’obstine à défendre l’indéfendable.

      • Compte supprimé le 4 janvier 3
        • Posté à 23h37 le 20/11/2009
        • Internaute 41144

        Vous avez coutume de traiter de « sarkozystes » ceux avec qui vous n’êtes pas d’accord - c’est aussi fin que si je vous traitais de « collabo » en référence à la période 1939-1941 où l’URSS était la plus fidèle amie de l’Allemagne nazie.

        Mais il serait trop vous demander d’imaginer une seconde que le monde est plus compliqué que vos vieux schémas manichéens - pleins de fantasmatiques « haine » et « fureur ».

        Vous avez lu le livre de Fred Vargas ? Et elle vous a convaincu de l’ignominie du sort de Battisti ? Et bien il ne vous reste plus qu’à lire les ouvrages prouvant que Battisti n’est ni Dreyfus ni Robin des Bois pour vous faire une opinion, peut-être ?

        Battisti a été jugé pour deux meurtres et deux complicités de meurtres. Il était assisté des avocats de son choix avec lesquels il a pu communiquer comme il le voulait. Il a fait appel deux fois, et sa condamnation a été confirmée deux fois - la dernière fois en 1993. S’il n’était pas présent lors de ses procès, c’est parce qu’il s’était barré. Mais selon le droit italien - jugé conforme à la Charte des Droits de l’Homme par la Cour Européenne - il a pu assurer sa défense, donc tous ses procès étaient légaux et légitimes.

        Les juges italiens n’ont aucune leçon à recevoir des petits Français qui sont toujours prêts à donner des leçons à la terre entière. Ce n’est pas la justice iralienne qui est régulièrement condamnée par l’Europe, c’est la justice française.

        « Prétendre incarcérer quelqu’un jusqu’à la fin de ses jours à la suite d’un jugement rendu en son absence, c’est indéfendable. »

        Pas du tout : la présence de l’accusé n’est pas obligatoire en droit italien - ni même en droit français, il me semble. Il n’a pas été condamné à la suite d’UN jugement, mais de TROIS jugements (dont deux en appel). Ce qui est indéfendable c’est de soutenir un assassin en fuite parce qu’il est en fuite, et surtout parce qu’il se revendique de l’extrême gauche - notre ancêtre trouverait parfaitement normal qu’on l’extrade par la peau des fesses s’il se revendiquait du néo-nazisme. Mais là, comme c’est un Rouge : pas touche !

        Quel rapport avec le procès Eichmann ?

        Voyons ce qu’a à dire de tout ça Armando Spataro, procureur adjoint au tribunal de Milan, représentant de l’accusation lors des procès contre Battisti, par ailleurs secrétaire général du « Movimento per la Giustizia », fondé par le juge Giovanni Falcone (un juge à la botte du fascisme et de Berlusconi, donc) :

        Lien

        A part les habituels fanatiques d’extrême gauche, toute l’Italie - y compris la gauche ET ses intellectuels - est indignée du soutien que les bobos français apportent à Battisti.

        C’est vous qui défendez l’indéfendable : un régime de faveur pour un semeur de terreur qui adorait pratiquer la « jambisation », cad estropier ses ennemis en leur détruisant les genoux... Un frappadingue à demi mafieux qui réglait ses comptes à coups de flingue... Qui prétendait tant qu’il se croyait à l’abri « assumer ses responsabilités politiques et militaires »... « Politiques et militaires » ! ! ! C’est pas beau, ça ? Qui parlait de violences « légitimes » et de morts... Et qui ne sait plus que chialer comme un lâche maintenant, et promettre la main sur le coeur qu’il n’a « jamais tué » ! Les preuves étaient accablantes lors de ses différents procès...

        Vous remarquerez qu’il ne tient pas du tout le même discours à Lula que celui qu’il tenait à Paris : il doit le confondre avec Chavez, ce con - c’est au Vénézuéla qu’il aurait dû s’enfuir, là il aurait été accueilli en héros de la rrrrebolucion bolivarienne. Grave erreur, d’avoir choisi le Brésil, car Lula a toujours été légaliste - et les appels du pied de Battisti pour lui rappeler la « révolution prolérarienne » doivent le laisser de marbre. Et puis il sait lui en quoi consisite l’asile « politique » : c’est accorder l’asile à quelqu’un qui est persécuté en raison de ses IDEES - pas du tout en raison des crimes qu’il a commis et pour lesquels il a été jugé. Les barbares du FNLC, de l’ETA et de l’IRA aussi, se considèrent comme des « combattants politiques et militaires » : cette revendication est à la portée du premier cinglé qui a du sang plein les mains.

        L’ancêtre, la vie ne vous a rien appris.

         
        • lancetre
          • Posté à 00h17 le 21/11/2009
          • Internaute 18658

          Bon c’est long, mais ça ne m’apprend pas grand chose, et cela ne répond à aucune de mes objections.

          « Fred Vargas vous a convaincu... » : Je n’écris pas cela.J’écris qu’elle présente des objections qui me semblent mériter d’être examinées.Si vous déformez ainsi, systématiquement, mes propos, on ne va guère progresser.

          « Il vous reste à lire les ouvrages prouvant... » : Pouvez-vous me donner quelques références ? A vous lire, ces livres abondent, et prouvent irréfutablement, mais vous ne citez pas un seul titre ! J’attends avec intérêt vos conseils de lecture.

          « vous défendez un régime de faveur » : la quasi-totalité de ceux qui ont incité à commettre des attentats, ou qui en ont commis, durant les années de plomb, sont libres aujourd’hui, et beaucoup sont même devenus riches et puissants.Si on foutait la paix à Battisti, trente ans après, il serait donc, simplement, traité comme tous les autres.

          Sur la comparaison avec Eichmann, pas de réponse.Vous séchez...Vous admettrez, j’espère, même si, pour une raison qui m’échappe, vous paraissez hair Battisi, que les crimes reprochés à Eichmann étaient quand même un peu plus graves, et que, si les Israéliens l’avaient abattu dans la rue, ç’aurait été beaucoup plus facile que de l’enlever,et pas grand monde n’aurait protesté.Or, ils ont organisé un procès pour cet homme, qui incarnait la « banalité du mal ».De même, Barbie a été jugé.Organiser un procès équitable, fût-ce pour le monstre le plus indéfendable, c’est un des éléments qui différencient la civilisation de la barbarie.Dommage que vous ne paraissiez pas avoir la force morale des Israéliens de cette époque.

          Précision sur un point : en droit français, une personne peut être jugée en son absence.Mais dans ce cas,elle est à nouveau jugée lorsqu’elle est interpellée.ça me parait, encore une fois, constituer l’une des plus élémentaires définitions de la démocratie.

          Bon, ensuite, ce ne sont plus qu’imprécations, sans la moindre argumentation : « frappadingue demi-mafieux », il aurait « jambisé », c’est un « cinglé »...Si je voulais faire un peu de provocation, je vous rappellerais qu’aucune justice civilisée n’incarcère les fous, et que donc, si l’on vous prend au mot, vous fournissez, sans le vouloir, de nouveaux arguments CONTRE l’extradition.

          Quant au pacte germano-soviétique, à Robin des Bois, à Hugo Chavez et à l’IRA, on peine, vraiment, à comprendre ce qu’ils viennent faire dans cette galère !

          Restons sur le sujet !

          • Compte supprimé le 4 janvier 3
            • Posté à 16h36 le 21/11/2009
            • Internaute 41144

            « Restons sur le sujet ! »

            C’est vous qui avez parlé d’Eichmann, qui n’a rien à voir, et de Sarkozy, dont on a peine à comprendre ce qu’il vient faire dans cette galère !

            « J’attends avec intérêt vos conseils de lecture. »

            Vous êtes d’une timidité étonnante, pour quelqu’un qui dispose d’une connexion à internet...

            Lien

            Guillaume Perrault, Génération Battisti : Ils ne voulaient pas savoir

            Etc.

            « la quasi-totalité de ceux qui ont incité à commettre des attentats, ou qui en ont commis, durant les années de plomb, sont libres aujourd’hui »

            Parce qu’ils ont purgé leur peine, eux. Les co-accusés de Battisti, par exemple, qui ne sont pas tendres envers lui.

            « même si, pour une raison qui m’échappe, vous paraissez hair Battisi, que les crimes reprochés à Eichmann étaient quand même un peu plus graves »

            Pourquoi « haïrais“-je Battisti, que ne connais ni des lèvres ni des dents ? ? ? Je suis scandalisée par la levée de bouclier de toute (ou presque) la gauche française - en particulier les bobos - pour défendre un homme qui a commis des attentats terroristes, avec mort d’homme, qu’il a revendiqués pendant des années. Ce qui choque au plus haut point toute l’Italie, gauche comprise. J’ai honte des leçons que ces Franchouillards se permettent de donner à des juges autrement plus courageux que les nôtres, en général, puisque certains risquent leur vie tous les jours. A cela, vous ne trouvez comme explication que mon prétendu ‘sarkozysme’, et une fantasmatique ‘haine’ envers Battisti. C’est très court.

            Ses crimes sont bien sûr moins graves que ceux d’Eichmann - il a cependant été condamné pour crimes de sang, pas pour vol de mobylette - quel rapport ?

            ‘Organiser un procès équitable, fût-ce pour le monstre le plus indéfendable, c’est un des éléments qui différencient la civilisation de la barbarie.Dommage que vous ne paraissiez pas avoir la force morale des Israéliens de cette époque.’

            Je n’ai aucun rapport ni de près ni de loin avec les Israéliens, de cette époque ou bien d’une autre. Battisti a bénéficié non pas d’un mais de TROIS procès parfaitement équitables, dont deux en appel, le dernier en 1993 - bien loin des ‘années de plomb’.

            ‘Précision sur un point : en droit français, une personne peut être jugée en son absence.Mais dans ce cas,elle est à nouveau jugée lorsqu’elle est interpellée.ça me parait, encore une fois, constituer l’une des plus élémentaires définitions de la démocratie.’

            La contumace française n’a rien à voir avec la contumace italienne, qui a été jugée parfaitement équitable par la Cour Européenne des Droits de l’Homme : qui êtes-vous pour en décider autrement ? Il me semble qu’elle est largement plus qualifiée que vous pour déterminer de ce qui est démocratique ou pas. Encore une fois, ce n’est pas la justice italienne qui se fait régulièrement condamner par cette cour pour non-respect des droits, mais la justice française, à notre grande honte. Nous n’avons aucune leçon à donner à l’Italie, qui est un pays démocratique et ami.

            Imprécations, la ‘jambisation’ ? Il s’en est vanté, sous prétexte que c’était ‘la guerre’ ! Mais forcément, un assassin qui se revendique de l’extrême gauche, et plus précisément du communisme, ne saurait avoir rien fait de répréhensible.

            • lancetre
              • Posté à 17h37 le 23/11/2009
              • Internaute 18658

              Il s’est vanté d’avoir pratiqué des jambisations ?

              Citation précise, SVP ? Avec la source, si ce n’est pas trop demander...

              Je vous demandais une référence de livre.

              Vous me renvoyez sur une simple lettre ouverte à Fred Vargas, que cependant j’ai pris la peine de lire.

              Hélas, aucun argument sérieux : un rappel, interminable, des condamnations de Battisti, puis on parle de « Blond-Blond “ et d’Action Directe.Hors-sujet, donc !

              Vous n’avez rien de plus convaincant ?

              Sur la ‘démocratie’ italienne, voir ce très beau film : Arrivederci, Amore , Ciao.

              Que l’Italie soit dirigée par des maffieux est un secret de Polichinelle. Les liens d’Andreotti avec la mafia sont maintenant connus de tous.A Naples, toute l’économie est contrôlée par la Camorra.

              Ceux qui ont organisé l’attentat de la piazza Fontana, qui est le point de départ des affrontements armés, n’ont jamais été sanctionnés.Je pense que vous le savez.

              Quant à l’attentat de la gare de Bologne, deux exécutants seulement ont été emprisonnés.

              Les principaux responsables de l’assassinat d’Aldo Moro n’ont jamais été emprisonnés non plus.Je ne parle pas des exécutants des B.R., mais de ceux qui les ont manipulés.

              Enfin, Licio Gelli termine paisiblement sa vie dans une villa, où il est soi-disant, à plus de 90 ans, en ‘résidence surveillée’...

              Rappeler tout cela n’est pas faire preuve d’une quelconque italophobie.Ce sont des faits.Les gens qui dirigent l’Italie sont élus.
              Des électeurs qui réélisent un Berlusconi ne peuvent se plaindre ensuite qu’on porte un soupçon sur le fonctionnement de leur ‘démocratie’.

          • Anonyme

            A tes souhaits, mais essuie la morve qui te pend du nez, s’te plaît !

        9 autres commentaires
      • vincentparis
        vincentparis répond à lancetre
        innocent
        • Posté à 14h40 le 21/11/2009
        • Internaute 76684
          innocent

        mensonges mensonges

        C’est Battisti qui n’a jamais voulu assisté à ses procès, il a payé ses avocats d’ailleurs, l’italie l’a invité plusieurs fois mais Battisti se croyait tranquille en France (pays très éloigne de l’italie).

        ces procès ont été validés par la cour européenne des droits de l’homme

        Lien

      • vincentparis
        vincentparis répond à lancetre
        innocent
        • Posté à 14h42 le 21/11/2009
        • Internaute 76684
          innocent

        c’est vous qui défendez l’indéfendable !

        Vous connaissez bien mieux le dossier que les juges italiens, français et européens...

        Lien

        Bizarre comme le terrorisme d’extrême gauche serait excusable. ; et ce mépris quasi xénophobe des italiens, des victimes et de sa justice.

  • Pierrolasti
    Pierrolasti
    Travailleur dans le monde réel
    • Posté à 22h25 le 20/11/2009
    • Internaute 72724
      Travailleur dans le monde réel

    J« e ne vais pas revenir sur l’affaire judiciaire qui a déjà fait couler beaucoup d’encre. »

    C’est dommage car c’est le noeud du problème. dommage.

    Comment peut on oser parler d’acharnement contre un homme alors que celui ci a tué des innocents et que ça fait 25 ans qu’il tente d’échapper à la justice de son pays ?

    Mouloud et Artus me font penser à Mitterrand (le petit) qui défend bec et ongle l’autre pédophile de Polansky sous pretexte que c’est une affaire qui remonte à trente ans.

    Battisti serait donc le gentil garçon pourchassé par la meute de loups.

    Parlez en aux enfants des personnes qu’il a tué, osez leur envoyer une lettre en expliquant votre position...

    • lancetre
      lancetre répond à Pierrolasti
      • Posté à 23h41 le 20/11/2009
      • Internaute 18658

      Ah, le revoilà, l’affreux !

      Je me disais aussi...

      Bon, on va faire court.Il se fait tard et j’ai déjà expliqué plus haut ma position.

      Répétons cependant, inlassablement,pour le malcomprenant.Même s’il n’est évidemment pire sourd que celui qui ne veut pas entendre...

      Battisti ne tente pas d’échapper à la justice italienne.

      C’est la justice italienne qui refuse d’organiser un vrai procès, en présence de l’accusé, et du repenti, caché et pensionné par l’Etat italien, qui l’accuse.

      Dans quel type de démocratie avez-vous vu que l’on condamne des gens à la prison à vie en leur absence ?

      • vincentparis
        vincentparis répond à lancetre
        innocent
        • Posté à 14h45 le 21/11/2009
        • Internaute 76684
          innocent

        « Battisti ne tente pas d’échapper à la justice italienne“’

        là votre cas est irrécupérable ! ! ! ! !

        Battisti s’est enfui de prison à coup de kalaschnikov (l’innocent Battisti) Battisti a toujours eu connaissance de ses procès mais il a toujours réfusé d’y assister.

  • MichelK
    MichelK
    sans paroisse
    • Posté à 22h59 le 20/11/2009
    • Internaute 38762
      sans paroisse

    Il est gênant que nos belles âmes veuillent se substituer à la justice italienne.
    Le Christ nous demande bien de pardonner MAIS à ceux qui nous ont offensés, PAS à d’éventuels (je ne prends pas parti) criminels dont nous ne sommes pas les victimes.
    Votre charité serait moins suspecte si elle s’appliquait aussi aux tortionnaires argentins (ou aux membres de la Stasi).

    • lancetre
      lancetre répond à MichelK
      • Posté à 23h50 le 20/11/2009
      • Internaute 18658

      Aucune belle âme, à ma connaissance, ne prétend se substituer à la justice italienne.

      C’est la justice italienne qui refuse un procès équitable !

      J’appelle procès équitable un procès dans lequel sont entendus :

      1) les témoins

      2) l’accusateur (en l’espèce, un repenti payé par le gouvernement italien, qui continue à vivre d’une pension versée pour ses bons et loyaux services)

      3) la personne accusée, qui doit être physiquement présente, assistée d’un avocat, et avoir la possibilité de donner sa version des faits.

      ça me parait constituer le minimum acceptable.

      Quant au Christ, il se dit qu’il se serait arrêté à Eboli.

      • Compte supprimé le 4 janvier 3
        • Posté à 00h07 le 21/11/2009
        • Internaute 41144

        Contrairement à la propagande éhontée des soutiens de Battisti, il a eu droit non pas à UN mais à TROIS procès équitables, dont les témoignages des repentis n’étaient qu’une petite poartie de l’accusation - ces témoignages sont parfaitement admissibles, c’est comme ça qu’on fait tomber les chefs de la mafia - mais ils n’étaient pas les seuls, il y avait aussi des témoins occulaires.

        Voici ce qu’en dit Barbara Spinelli, personnalité italienne reconnue pour ses qualités de journaliste et ses combats en faveur des droits civils.

        « Chers amis français, à propos de Battisti, vous vous trompez
        .....
        “Très rapidement donc, je voudrais vous rappeler quelques faits. Que le terrorisme a fait en Italie, entre attentats et massacres, près de 349 morts et 750 blessés (ces chiffres sont fournis par l’Association des Victimes du Terrorisme). Que le crime se cachait derrière un idéal présumé qui n’avait rien à voir avec un quelconque idéal. Que l’extrême gauche et le terrorisme de gauche ne sont pas la même chose. Qu’il n’y eu, dans les années 1970, en Italie, ni guerre civile, ni insurrection anti-fasciste. Et que par conséquent il n’y a pas non plus de vaincus dans cette guerre présumée qui auraient du se réfugier en France.

        ‘Parler de responsabilité collective n’a donc aucun sens et peut même être dangereux, parce que dans les états de droits la responsabilité est toujours individuelle. Erri De Lucca a écrit dans vos journaux que Battisti appartient à une génération de vaincus’, mais les choses ne se sont pas passées ainsi : Battisti a appartenu à un groupe de criminels qui soit ont été capturés, soi sont en fuite et n’ont pas encore purgé leur peine. Le groupuscule qu’il avait fondé, en particulier, n’avait rien d’idéaliste.

        ‘Les Prolétaires Armés pour le Communisme organisèrent en 1977-1978 deux homicides : un contre e gardien de prison Andrea Santoro d’Udine, un contre l’agent de police Campagna (tué par Battisti lui même). Puis sur les ordres de Battisti, ils décidèrent de punir des pauvres gens, des commerçants coupables de s’être défendus au cours de soit disant expropriations prolétaires’. Ainsi furent tués le charcutier de Venise Lino Sabbatini et le bijoutier de Milan Pierluigi Torregiani, avec la participation directe ou indirecte de Battisti. Pendant la bagarre, Adrien le fils de Torregiani fut atteint par une balle perdue tirée par son père avant qu’il ne tombe, et depuis, paraplégique, il vit sur une chaise roulante.
        Je l’ai rencontré à la RAI le jour où Battisti est sorti de prison. Dommage que vous n’ayez pas pu le voir vous aussi. Après tout ça, Battisti fut condamné, par contumace parce qu’en 1981, il s’était évadé de prison. Un cour d’assise milanaise tout ce qu’il y a de plus régulière l’a déclaré coupable d’au moins deux homicides, non seulement sur la base des aveux de ses camarades, mais à partir d’autres preuves et de témoignages. La sentence, confirmée en appel et partiellement amendée par la cour de cassation fut la réclusion à perpétuité.
        ....”.

        Barbara Spinelli - La Stampa - 7 marzo 2004.

        L’article, en italien, est ici :
        Lien
        /iniziative/spinelli.htm

        Marre de cette condescendance franchouillarde envers les Italiens.

         
        • lancetre
          • Posté à 00h35 le 21/11/2009
          • Internaute 18658

          « ainsi furent tués...avec la participation directe ou indirecte de Battisti... »

          Devant des précisions aussi minutieuses, on ne peut évidemment que rendre les armes !

          Le fils du bijoutier, qu’on montre partout comme une bête de foire, est dans ce triste état à cause d’une balle tirée par son père, et non par Battisti.Il m’est pénible d’entrer dans des détails aussi sordides, mais ce n’est contesté par personne.Exhiber ce malheureux en disant « regardez ce qu’a fait Battisti » me parait donc ignoble.

          Sur ce, je ne refuse pas de poursuivre le débat, mais pour l’heure, je vais me coucher !

          Lisez le livre, et voyez le film : « Arrivederci, amore, ciao ».

          Vous reparlerez ensuite plus calmement de la « démocratie » italienne.

          • Compte supprimé le 4 janvier 3
            • Posté à 15h33 le 21/11/2009
            • Internaute 41144

            « Devant des précisions aussi minutieuses, on ne peut évidemment que rendre les armes ! »

            C’est très précis en effet : Battisti a été condamné pour participation directe à deux assassinats, et pour participation indirecte - cad complicité - à deux autres assassinats. Tout ceci a été largement débattu et détaillé au cours des nombreux procès auxquels il a eu droit.

            Il n’est pire sourd...

            Si Battisti, au lieu de se revendiquer des « Prolétaires Armés pour le communisme » avait commis les mêmes horreurs en se revendiquant d’« Ordre Noir », vous seriez le premier à le condamner et à exiger son extradition. Magie du mot « communisme » : ce ne sont pas les actes commis que vous jugez, mais l’idéologie de celui qui les a commis... « D’où parles-tu camarade ? » : selon que tu parles de tel ou tel endroit je jugerai que tes actes sont glorieux ou infâmes, car je ne juge jamais les actes en eux-mêmes.

            La discussion avec les soutiens de Battisti est impossible car ce n’est pas une question de raison, c’est une question de foi : autant essayer de convaincre un croyant que Dieu n’existe pas...

            • lancetre
              • Posté à 17h49 le 23/11/2009
              • Internaute 18658

              Là, on est dans le procès d’intention...

              M’avez-vous vu écrire : « Battisti est innocent » ?

              Je me tue à expliquer que je n’en sais rien.

              Vous, par contre, qui vraisemblablement n’en savez pas plus que moi (vous y étiez ?) ne craignez pas de clamer urbi et orbi qu’il est coupable, et qu’il faut l’incarcérer, sans jugement, jusqu’à la fin de ses jours.

              Et c’est là votre talon d’Achille : si vous êtes si fermement convaincue de sa culpabilité, pourquoi refuser un nouveau procès, public et respectant les règles ordinaires du droit ?
              Il ne pourrait tourner, selon vous, qu’à la confusion de Battisti, puisque les preuves sont accablantes.

          • vincentparis
            vincentparis répond à lancetre
            innocent
            • Posté à 17h22 le 21/11/2009
            • Internaute 76684
              innocent

            En voilà des arguments...un film et un livre « arriverdeci, amore ciao » au lieu de preuves et des faits en rapport avec le cas Battisti !
            j’ai vu ce film, il ne parle pas de battisti et ne dit pas que les assassins ne doivent pas aller en prison. Justement ce type retourne en prison en italie puis se réinsère puis rechute peut être l’avenir de battisti

            L’italie et les démocrates réclame une chose : Battisti doit purger sa peine au nom de la justice et des victimes.

            après on peut tout dire, sur le contexte pourquoi pas, on peut faire de l’histoire.

            que l’italie ne soit pas parfaite c’est évident mais devrait on laisser les assassins en liberté pour autant.

            il y a des tas de magouilles, d’impunité et d’injustice en France donc on doit laisser tous les assassins et tous les violeurs en liberté pour équilibrer ?

            au brésil, des policiers commettent des massacres alors que peuvent ils dire de Battisti ?

        • Anonyme répond à Compte supprimé le 4 janvier 3

          Ouille ! si c’est toi qui défends les italiens, ils sont mal barrés.
          Va relire ton saussure. S’il te plait !

        7 autres commentaires
  • Anonyme répond à Compte supprimé le 4 janvier 3

    ça, c’est digne d’une assidue lectrice de Ferdinand, hein la béa qu’a pas oublié qu’elle est THE ou-âne !

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