Le Yéti, voyageur à domicile

Chroniques d'un voyageur à domicile qui ne voulait pas conquérir le monde, mais être conquis par lui.

Le travail nous désespère, le collectif prépare sa revanche

Le Yéti
yetiblog.org
Publié le 24/11/2009 à 17h54

« Tu comprends, être obligée, à plus de vingt-cinq ans, de monnayer des heures de ménage à ses parents pour boucler ses fins de mois, c’est la honte ! »

Combien sont-ils aujourd’hui, comme cette jeune femme, à se sentir désemparés par cette situation « honteuse » où les précipite la crise ?

Combien sont-ils à courir après ces petits boulots qui se dérobent de plus en plus devant eux ?

Et, quand ils ont un peu de plus de chances, à accepter des salaires de misère après des années d’études (ou même sans) pour des emplois plus que précaires ?

L’effondrement du culte individualiste

Pourtant, ce qu’ils ignorent, c’est qu’ils sont en train de participer, même à leur insu, même contraints et forcés par une situation économique et sociale cataclysmique, même sans les flambeaux lumineux de quelques leaders politiques ou syndicaux éclairés, à une profonde révolution de leur mode de vie : un retour au collectif après des années d’errance dans l’individualisme forcené.

Le culte généralisé de l’individualisme ne date pas de si longtemps (la reconstruction de l’après Seconde Guerre mondiale tout au plus). Mais il a profondément imprégné les mentalités et les comportements.

N’est-ce pas par la réalisation individuelle (concrétisée par le déjà guillotiné « plan de carrière ») qu’un être humain était supposé trouver son indépendance et la reconnaissance de la société ?

N’est-ce pas par l’accès au divin « travail » que nos compagnes crurent un jour accéder à l’autonomie et à l’égalité des sexes ?

Le retour contraint au collectif et au groupe

Mais patatras, voilà que tout s’écroule ! De moins en moins de boulots pour quiconque. Partout. Même pour les ex-mâles dominants.

La valeur « travail » s’est pris un uppercut de plein fouet (n’en déplaise à notre Zébulon élyséen). Et le plein-emploi n’est plus qu’un rêve végétatif dans les queues maussades des Pôles du même nom.

L’individualisme conquérant s’est coincé les doigts dans la porte de l’égoïsme et du chacun-pour-soi. Un point de non-retour a semble-t-il été atteint.

Voilà que pointe la renaissance progressive, avec ou sans césarienne, du collectif et de la solidarité de groupe.

- « De toute façon, leurs boulots merdiques, ils peuvent se les mettre où je pense ! »

Une révolution qui touche aux comportements économiques

Il n’y a pas que les comportements des citoyens à être affectés par cette nouvelle révolution « collectiviste » (héhé, à ce mot, je sens qu’il y en a qui vont bisquer !).

On peut dire aussi que ce besoin d’air nouveau commence à toucher directement aux pratiques de l’activité économique elle-même au quotidien.

N’en déplaise aux railleurs, en 2009 le chiffre d’affaires des 1 200 Amap déclarées (mais combien de non officielles ?) va exploser pour dépasser les 36 millions d’euros, avec une demande excédant largement l’offre.

L’hébergement en « coloc », sinon un retour en giron familial, devient monnaie courante. La combine et la débrouille collective se développe à vitesse grand V.

Et il y a fort à parier que les professions sinistrées comme les producteurs laitiers et autres petits agriculteurs, artisans, micro-entrepreneurs à chiffres d’affaires inexistants, devront bien trouver eux aussi, de gré ou de force, des échappatoires vitaux vers de nouveaux circuits, collectifs, de diffusion et de distribution.

Un processus long, heurté et douloureux

Ce processus en marche sera long et douloureux, émaillés de rebondissements, fertiles en découragements. Contrecarrés par les manigances des voyous accrochés à leurs os. A l’issue bien incertaine.

Il faudra bien du temps pour se désapprivoiser des vieux habitus, s’extirper du carcan des valeurs faisandées de réussite par élimination des autres.

Mais quoi ? Retourner à ces sinistres années-fric qui finirent par déconsidérer l’espèce humaine dans son ensemble ? On a le choix désormais entre le collectif ou la sauvagerie et le chaos.

« Allez, te bile pas, ma belle ! Tout ça n’est qu’un moment un peu délicat à passer. Tu verras, à plusieurs, même dans le giron familial, on se tient plus chaud quand la tempête déferle sur les grands arbres des vieilles croyances pourries. »

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  • fantome de la nuit
    fantome de la nuit
    insomniaque
    • Posté à 18h25 le 24/11/2009
    • Internaute 50069
      insomniaque

    It’s the end of the world as we know it
    and I feel fine...

    R.E.M., pour ceux qui connaîtraient pas.

  • lancetre
    • Posté à 18h29 le 24/11/2009
    • Internaute 18658

    Vous êtes résolument optimiste.

    Je ne suis guère convaincu.

    La preuve par Sarkozy ou Berlusconi, Tibéri ou Balkany,qui sont élus et réélus, dans des scrutins démocratiques.

    Autre fin possible : l’humanité disparaitra, bon débarras !

    • Emma Indoril
      Emma Indoril répond à lancetre
      Nérévarine
      • Posté à 20h02 le 24/11/2009
      • Internaute 29462
        Nérévarine

      « Je ne suis guère convaincu.

      La preuve par Sarkozy ou Berlusconi, Tibéri ou Balkany,qui sont élus et réélus, dans des scrutins démocratiques. »

      Je ne suis pas trés convaincu non plus, reste néanmoins, pour les exemples que vous donnez, qu’ils sont élus et réélus, certes, mais pour combien de temps ?
      Pendant combien de temps vont ils encore réussir à nous rouler ?
      Leurs ficelles, ont les connait, et elles commencent vraiment à se voir, ils ne vont plus faire illusion bien longtemps.

    • padiran
      padiran répond à lancetre
      Chroniqueur Grolandais
      • Posté à 00h48 le 25/11/2009
      • Internaute 5159
        Chroniqueur Grolandais

      « La preuve par Sarkozy ou Berlusconi, Tibéri ou Balkany,qui sont élus et réélus, dans des scrutins démocratiques »
      Grâce aux cosmétiques de la communication et aux implants du marketing politique.
      Lorsque ces rois d’opérette seront nus, que feront leurs électeurs.

    • christobal0094
      christobal0094 répond à lancetre
      citoyen du monde
      • Posté à 02h17 le 25/11/2009
      • Internaute 77671
        citoyen du monde

      Ce que le Yeti annonce et que perso. je recois comme du miel, c’est le paradigme social du futur :

      le contrat social rabaisse au concept de « pouvoir d’achat “ amenera par necesdsite les individus a se regrouper par familles, affinites, localites, activites
      la presence de l’ Etat sera toleree mais pas forcement souhaitee
      les elections et partis politiques ne seront qu’une preoccupation marginale

      vivre en dehors
      travailler pour soi, entre soi
      retour a la case depart

      ca assurera un bon millenaire avant tout nouveau ‘ centralisme democratique’.

      si j’ai bien compris le souhait du Yeti.

      • Le Yéti
        Le Yéti répond à christobal0094
        yetiblog.org
        • Posté à 06h15 le 25/11/2009
        • Internaute 6095
          yetiblog.org

        Pas seulement un souhait, christobal0094, un constat. Une évolution dûment forcée qui se déroule sous nos yeux.
        Non pas seulement par éveil soudain de je ne sais quel altruisme idéal, mais par nécessité vitale.

        Je suis étonné des réactions pessimistes, presque à la furie, que suscite ce billet (cf. ci-dessous). Comme si certains avaient besoin de se dédouaner de leur impuissance. Je n’ose pas dire de leur défaitisme.
        Cette façon forcenée d’en appeler à Sarkozy, à Berlusconi, cette manière de marteler à l’avance les inéluctables manœuvres supposées des puissants pour préserver leur domination, sonnent à mes yeux comme une soumission.
        Pire, comme une intimation à la soumission. Comme s’il fallait en convaincre tous les autres. Et le plus souhaitable.

        Pour ma part, je ne sais pas à quoi aboutira cette évolution bien réelle. Comme si les gens sortaient d’une séance de dégrisement après une période trop longue de beuveries et d’excès toxicologiques.
        Je ne suis ni optimiste, ni pessimiste. Je ne suis pas sûr que cette évolution soit majoritaire. Je constate seulement qu’elle existe.
        Et essaie juste, bien modestement, d’appuyer vers ce que je crois être le bon sens.

         
        • christobal0094
          christobal0094 répond à Le Yéti
          citoyen du monde
          • Posté à 09h15 le 25/11/2009
          • Internaute 77671
            citoyen du monde

          C’est bien ce que j’avais compris : un cote necessite fait loi, mais plus que cela une envie de ne plus etre entrainne et de prendre la barre de sa destinnee avec ceux qui veulent embarquer.

          aucune surprise par contre sur les reactions frileuses : parler d’anarchisme ( ca ne veut pas dire terrorisme) d’idees libertaires ( ca ne veut pas dire liberale) est nettement impopulaire.

          • guerzit-
            guerzit- répond à christobal0094
            Incomprenant majeur
            • Posté à 11h17 le 25/11/2009
            • Internaute 28472
              Incomprenant majeur

            « parler d’anarchisme, d’idees libertaires »

            C’est à mon sens le grand oubli du papier de yéti. Un retour du collectif efficace, durable et stable ne passera que par la compréhension de notre individualisme et son appropriation réelle, loin des rêves de réalisation sociale et ikéenne de notre « travailler plus »...

            Nous devons chacun nous comprendre comme individus indépassables avant de pouvoir assumer de se « perdre » dans le collectif...

        2 autres commentaires
  • ON M RSA2012
    ON M RSA2012
    Touché en plein coeur
    • Posté à 19h28 le 24/11/2009
    • Internaute 85545
      Touché en plein coeur

    C’est la mode de parler du collectif en ce moment.
    Pour Gaëlle du blog en aparté, le collectif se perd.

    Pour nous, le collectif au travail est tué comme l’a clairement démontré le documentaire la mise à mort du travail comme l’a rappelé Sebastien
    Lien

    Tu es sacrément optimiste ou à contre-temps.

  • karlM
    karlM
    Précaire
    • Posté à 20h09 le 24/11/2009
    • Internaute 21378
      Précaire

    Un travail dans l’éducation nationale ?

    Aide de vie scolaire 800€ pour 25 h
    Niveau bac 2 c’est mieux pour remplacer la prof de français quand elle est en stage
    Et puis ça dure pas trop, 2 ans max si on contourne un peu la loi
    Et puis faut pas être malade y a des jours de carences

    • Pierre Eudes
      Pierre Eudes répond à karlM
      émigrant potentiel
      • Posté à 21h20 le 24/11/2009
      • Internaute 82037
        émigrant potentiel

      Une solution de survie ?

      • Naradamuni
        Naradamuni répond à Pierre Eudes
        sans
        • Posté à 00h29 le 25/11/2009
        • Internaute 30050
          sans

        D’un système de société dévitalisant voire donc déviant ?

  • Naradamuni
    Naradamuni
    sans
    • Posté à 20h41 le 24/11/2009
    • Internaute 30050
      sans

    Il faudra bien du temps pour se désapprivoiser des vieux habitus, s’extirper du carcan des valeurs faisandées de réussite par élimination des autres.

    Us et coutumes, habitudes, paradigmes...
    Paradigme, représentation du monde, manière de voir les
    choses, modèle cohérent de vision du monde qui repose sur une base définie (matrice disciplinaire, modèle théorique ou courant de pensée)

    Détricotons donc !

    Naissance d’un paradigme

    Un groupe de scientifiques plaça cinq singes dans une cage et, au milieu de celle-ci, un escabeau avec des bananes.

    A chaque fois qu’un des singes tentait de grimper à l’escabeau, une douche glacée aspergeait automatiquement les autres.

    Au bout d’un certain temps, à chaque fois qu’un des singes faisait mine de vouloir grimper sur l’escabeau, les autres le frappaient (par crainte de prendre une douche glacée).

    Bien entendu, au bout de quelque temps, aucun des singes ne se risqua plus à grimper sur l’escabeau malgré la tentation.

    Les chercheurs décidèrent alors de remplacer un des singes.
    La première chose que fit le nouveau fut de vouloir monter sur l’escabeau.
    Aussitôt, les autres se mirent en devoir de le frapper.

    Un deuxième singe fut remplacé et subit le même sort que le premier.
    Celui-ci, d’ailleurs, se joignait aux autres pour le battre dès qu’il tentait de grimper sur l’escabeau.

    Un troisième singe fut échangé et le processus se répéta. Le quatrième puis le cinquième singe furent échangés, chacun à leur tour et à des intervalles adéquats.
    Ils subirent le même sort à chaque fois qu’ils tentêrent de grimper sur l’escabeau.

    Le groupe de cinq singes restant à la fin de l’expérience, bien que n’ayant jamais reçu de douche froide, continua à frapper tout nouvel arrivant qui tentait de monter sur l’escabeau.

    S’il était possible de parler avec ces singes et de leur demander pourquoi ils frappent ceux qui tentent de monter sur l’escabeau, je parie que leur réponse serait la suivante : « Je ne sais pas, mais ici c’est comme ça. »
    Ce comportement ne vous semble-t-il pas familier ? ...
    Ah ! les traditions, les habitudes...

    Faites suivre... d’autres que vous se demandent peut-être pourquoi nous continuons à agir comme nous le faisons quand il existe des alternatives.

    Par contre, « sans l’Empathie et sans les conditions qui la favorisent », les droits de l’Homme ne peuvent être une évidence, même dans ces échappatoires vitaux vers de nouveaux circuits, collectifs, de diffusion et de distribution.
    Lien

    Mon fils, il faut lever le camp comme lève la pâte
    Il est tôt Lève-toi Prends du vin pour la route
    Dégaine-toi du rêve anxieux des biens assis
    Roule Roule mon fils vers l’étoile idéale
    Tu te rencontreras Tu te reconnaîtras
    Ton dessin devant toi, tu rentreras dedans
    La mue ça ses fait à l’envers dans ce monde inventif
    ...
    L.Férré

    L’an 01 ?
    Lien

  • Danielle29
    Danielle29
    Soutien à amonhumbleavis
    • Posté à 21h07 le 24/11/2009
    • Internaute 30791
      Soutien à amonhumbleavis

    « Soyons utopistes aujourd’hui pour être réalistes demain »
    (slogan soixante-huitard, à méditer)

    • framboise92
      framboise92 répond à Danielle29
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 22h36 le 24/11/2009
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      Bravo !

    • Hatamoto
      Hatamoto répond à Danielle29
      Vendeur de temps de cerveau (...)
      • Posté à 11h15 le 26/11/2009
      • Internaute 29766
        Vendeur de temps de cerveau (...)

      Le monde tel qu’on le connait aujourd’hui à été bâtit et continue à être dirigé par ces 68ards ...
      Il faut être utopiste ET réaliste, sinon l’utopie ne sert à rien.
      De plus l’utopie qui est proposée là est une forme de communautarisme, certes qui ne se baserai pas sur la religion ou l’origine ethnique, mais du communautarisme pour autant.
      C’est une forme individualisme qui cherche à mutualiser les risques sociaux uniquement au sein d’un groupe restreint.
      C’est peut être mieux que l’individualisme forcené qui règne aujourd’hui, mais pour moi il ne s’agit que d’un moindre mal, et qui plus est ne s’attaque pas à la concentration des richesses, mais va au contraire l’accentuer et la légitimer d’une autre manière.

      Ne plus vivre chez ses parents, est une avancée sociale.
      N’oublions pas que plus on vieilli plus on a tendance au conservatisme.
      De plus, remplacer les malheurs de l’individualisme par la pression sociale exercée par un cercle proche n’est pas la panacée ...
      Tout ça pour dire que ce beau discours ne m’inspire aucun espoir.
      L’alternative, la seule, c’est le renoncement à toute forme de propriété des moyens de production (même par l’état).

  • Pierre Eudes
    Pierre Eudes
    émigrant potentiel
    • Posté à 21h14 le 24/11/2009
    • Internaute 82037
      émigrant potentiel

    Bonsoir,
    D’abord merci de corriger chiffre d’affaireS.
    Pour le reste, je ne partage pas cet optimisme pour deux raisons :
    - historiquement à chaque crise économique (environ tous les 10-15 ans), on assiste à un retour à des solidarités locales via les réseaux de proximité. Une fois la machine repartie, les perspectives individuelles reprennent le pas sur l’organisation collective. Nous sommes bien conditionnés. Mais, ironie du sort, mon expérience m’amène à constater que ce sont les catégories les moins favorisées qui cèdent le plus facilement aux sirènes de l’individualisme. Quiconque fréquente les cercles bourgeois et/ou intellectuels des villes connait ces comportements d’entr’aide et de cooptation (on en parle même pour entrer à l’ENA). Rien ne changera donc pour cela.
    - les alternatives (AMAP dans votre article) ne peuvent jouer qu’un rôle marginal dans l’économie. Nous savons tous que le législateur aura à cœur de défendre les intérêts des industriels si ceux ci s’en trouvaient menacés.

    Pour faire court : regardez ailleurs pour ne pas voir que pendant la « crise » certains s’enrichissent encore plus qu’avant. Cela s’appelle une diversion.

    • Naradamuni
      Naradamuni répond à Pierre Eudes
      sans
      • Posté à 00h05 le 25/11/2009
      • Internaute 30050
        sans

      Vous voulez dire, les crises au bénéfice de ceux qui les organisent et de ceux qui les aident pour des miettes de moins en moins conséquentes plus on descend dans l’organigramme de notre système actuel de « société dite humaine » ?

      1 - Vrais dirigeants
      Ce sont de très grands banquiers internationaux* (aux noms familiers !) qui financent tous les partis, tous les régimes, tous les belligérants, qui organisent, trament tous les grands évènements (conflits, attentats, trafics d’armes, de drogue...), qui donnent toutes les grandes orientations (économie, recherche, énergie, informations...).
      *Contrôlent notamment les grandes banques centrales privées, comme la FED, la BCE, mais aussi le FMI...

      2 - Dirigeants de « paille » (Présidents, Rois, Chefs d’Etat, Chefs religieux, très grands industriels) Toujours + ou - compromis pour les « tenir »

      3 - « Bras armes » (Armées, polices, services secrets, milices)

      4 - Tous ceux qui essaient de faire fonctionner ce système, « tant bien que mal », sans trop comprendre les tenants et aboutissants... (Hauts fonctionnaires, chercheurs, professeurs, notables divers, politiciens, militaires de haut rang, magistrats...)

      4 bis - Tous ceux qui en profitent pour faire leurs basses « œuvres » (Mafieux, grands trafiquants, grands criminels, réseaux de prostitution, de pédophilie, grand banditisme en général)

      5 - Masses populaires (Consommateurs de base, supporteurs (clubs sportifs, politiciens), fans (« peoples »), majorité silencieuse, passive, qui ne croit que ce qui est dit au journal de 20 h, qui croit élire ses dirigeants en « démocratie », qui sert aussi de vivier servile pour « chair a canon » a la première occasion...)

      A part** : Tous ceux qui ont compris + ou - et qui veulent changer tout ça (Lanceurs d’alertes, militants, écologistes, humanistes, éveilleurs de conscience, chercheurs indépendants, journalistes non alignes...)
      **Peuvent etre issus de « 4 » et « 5 », voire de « 3 »... (dans l’absolu, de tous sauf « 1 »).

      Les crises, toxines de l’humanité sont les « cadeaux » des psychopathes et de ceux qui leur donnent le pouvoir !

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 21h40 le 24/11/2009
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    Excellent article qui nous redonne « la pêche » même si certains dirons certainement qu’il penche vers l’optimisme. Mais pourquoi pas ?
    Le gniak est quand même en nous et la sympathie avec autrui peut aboutir à des réalisations insoupçonnables.

    • framboise92
      framboise92 répond à nemo3637
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 22h45 le 24/11/2009
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      Yes. Moi aussi cela me redonne la framboise, tiens !

      Merci Yeti !

  • pasapose
    pasapose
    fauxtographe
    • Posté à 23h59 le 24/11/2009
    • Internaute 96956
      fauxtographe

    Ben ouias ça part en vrille et pas que la société. La votre est assez élégante aussi.

  • A déménagé le 1-6
    • Posté à 01h06 le 25/11/2009
    • Internaute 61755

    perso... je vais bientôt tafer chez un couvreur-zingeur au black...pour le fric ! et même pas pour me payer la dernière caisse à la mode...donc serais-je un bad guy ? un individualiste conquérant ? non, juste un gusse qui doit payer une pension alimentaire...sinon, je gagne ma vie « honnêtement »....
    ta condescendance envers les gens de peu me déplaît....t’as un côté serraf gauche en fait...

    edit...merci de désactiver mon compte !

    • Bobus Trucus Bidulus Maximus-
      Bobus Trucus Bidulus Maximus- répond à A déménagé le 1-6
      Gros con de droite
      • Posté à 01h57 le 25/11/2009
      • Internaute 96637
        Gros con de droite

      Euh, pourquoi désactiver ton compte, quelle idée ?

      • Bobus Trucus Bidulus Maximus-
        • Posté à 02h00 le 25/11/2009
        • Internaute 96637
          Gros con de droite

        ET d’abord, comment ça se fait que j’aie pas le bouton + pour t’ajouter dans mes voisins ? Il est marabouté ton compte ?

      • Anonyme répond à Bobus Trucus Bidulus Maximus-

        « Euh, pourquoi désactiver ton compte, quelle idée ? »

        bé oui quoi, pourquoi il fait pas comme l’autre là, King Kong / crétin, il monte sur ses grands chevaux en déclarant un truc du style :

        « je ne vois aucun intérêt à bloguer ici ; ce n’est qu’une perte de temps.
        Il reste heureusement des endroits sur le web où l’expression est libre, et où les tauliers ne sont pas des pétochards.

        Tout cela est grotesque, bonne continuation à tous, je vogue vers d’autres cieux. »

        Et puis après, il revient sous un autre pseudo, hein, Bobby ?

         7 autres commentaires
      • Adéménagé le 3 janvier 2011
        • Posté à 10h17 le 25/11/2009
        • Internaute 29846
          menuisier

        Pareil que bobus (bonjour bobus, je ne savais qui tu étais jusqu’à il y a peu).

        Ca va pas ta tête, non ?

         
        • Bobus Trucus Bidulus Maximus-
          • Posté à 22h31 le 25/11/2009
          • Internaute 96637
            Gros con de droite

          Salut Déluge,

          Je fais un passage pour revoir un peu comment c’est ici. C’est comment depuis cet été ?

          • Adéménagé le 3 janvier 2011
            • Posté à 12h55 le 26/11/2009
            • Internaute 29846
              menuisier

            Le niveau de droite a fortement baissé (ne restent d’à peu près debouts que barda et béaoine, et encore le premier est un peu liquide).
            On en est à se fader des lavoine, du troisième choix en limite de péremption.

            Mais bon, le niveau à gauche n’est pas terrible non plus, faut bien le dire.

            En fait, c’est pareil que dehors :
            Plus grand’ monde ne fait de politique avec des vrais morceaux d’idées et d’opinion dedans, idéologie contre idéologie (mais ça c’est la grande victoire de la droite d’avoir persuadé la gauche que l’idéologie c’est mal. Le PS n’avait pas beoin d’être poussé en ce sens)

            A droite c’est soit la honte, soit l’idolatrie, et à gauche c’est soit la tristesse soit des querelles de bac à sable.

            Globalement on se fait un peu chier en attendant les coups.

        2 autres commentaires
    • kebra
      kebra répond à A déménagé le 1-6
      Bisounours killa
      • Posté à 02h06 le 25/11/2009
      • Internaute 8550
        Bisounours killa

      Je ne te suis pas sur ce coup. Le Yeti fait souvent du Seraphin et pire sur les dopes, c’est un fait. Mais dans ce papier, c’est moins flagrant, l’apologie du collectif, c’est utile. Bien trop productiviste à mon goût mais utile.

      Le système D n’a rien à voir avec l’individualisme conquérant, sauf pour se payer la dernière caisse à la mode.

      Et la série Z « désactivez mon compte ou je fais un malheur », bof, pas ma came...

      T’es fatigué ou bien ?

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 01h01 le 25/11/2009
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Je crains malheureusement cher Yéti que le travail de sape de Sarkozy soit plus rapide que tu ne penses et que le rapport entre emploi disponible et employés en recherche de travail ne donne lieu à une compétition féroce. Pour donner un esprit collectif à une société, il faut plus que le rassemblement d’individualités en mal de reconnaissance sociale, il faut un élément déclencheur, catalyseur pour fédérer le mal être d’individus en déshérence.
    Que constate t’on actuellement.
    La droite est soudée derrière un Sarkozy triomphant au moindre recul des droits sociaux
    Les gauches sont incapables de profiter des moindres erreurs du régime en place, pire elles vont présenter des régiments disparates et mal équipés pour la prochaine bataille des régionales.
    Pour combattre l’Empereur, les ennemis d’hier ont su mettre leurs différences de côté pour le combattre sur tous les fronts.
    La mise en collectif de forces individuelles et sous équipées ne suffit pas à faire une armée.

    • mauser
      mauser répond à padiran
      • Posté à 07h59 le 25/11/2009
      • Internaute 4683

      Nous avons la droite la plus bête d’europe mais la gauche lui dispute fèrocement la place . Ne croyez pas que la droite est soudé derrire l’innomable sa craque sa coince certains commencent à se faire du soucis pour leurs sièges
      Au point qu’il offrirait bien un beau siège ejectable à un certain prèsident .
      Ce qu’il faudrait à la gauche un homme politique un vrai un tribun pas un de ces clones de l’ENA ou assimilè dont on ne sit plus à la deuxieme phrase si il sont de droite ou de gauche

  • SuperAlAmAs-
    SuperAlAmAs-
    Don Quichotte
    • Posté à 01h31 le 25/11/2009
    • Internaute 65608
      Don Quichotte

    Chantage à l’embauche et salaire au rabais...

    un cas parmi tant d’autres, en Belgique :

    « Une mission pour l’emploi dans une région où le taux de chômage est assez haut propose a un jeune homme de 30ans avec un cv respectable un stage de 8 jours défrayé un euro de l’heure chez un employeur qui cherche un ouvrier pour un contrat de minimum un an.

    Après les huit jours, si il convient, il sera embauché avec une aide à l’embauche assez intéressante pour le patron...

    Le stage ne se passe déjà pas dans les termes, en effet, n’étant pas rémunéré, le jeune homme ne peut pas travailler plus de 8h par jours et pas le week end : il fera des journées de parfois plus de 12heures et travaillera le week end, il dépassera même largement les 8*8heures prévues sans que ces heures ne lui soient payées...

    Le jeune homme passe outre et fait ses preuves...

    Le jeune homme convient, le contrat avec les aides de l’état à l’embauche doit se signer, mais l’administration prend son temps et a du mal à communiquer les avantages exacts au patron qui patiente. Un calcul doit s’effectuer...

    Mais le patron a besoin du jeune homme qui commence donc malgré lui a prester des heures en noir, il comprend vite que si il veut cette place, il doit bosser de suite et ne doit pas demander d’attendre la signature du contrat pour commencer, il n’a aucune idée du salaire qu’on va lui proposer et le patron, sans connaître ses avantages exacts prétend qu’il ne sait pas déterminer le salaire pour l’instant.
    Pour les heures en noir, il entend parlé de 7euro50, il trouve ça raisonnable, il ne s’inquiète pas...

    Il travail dans une taverne, son horaire : » vendredi, samedi et dimanche de 11h du matin à la fermeture, plus ou moins 1h du matin ainsi que le mercredi de 18h à la fermeture » autrement dit, les jours d’affluences et de « coup de feu » pour cet établissement et son travail est le suivant : chef de cuisine, seul et cuisine à l’étage ( mise en place, entretien de la cuisine, confection des plats et service en salle ( qui se trouve au rdc ), gestion des stocks, etc etc...)

    Il effectuera plus de 140 heures en noir sur 15 jours, le patron lui donnera deux avances de 70 euro durant cette période, le calcul peine à s’effectuer...

    Au bout de ces 15jours, le patron très satisfait de sa prestation lui proposera 1220euro par mois pour un horaire basé sur 42heures semaine au lieu des 38 légales en Belgique, profitant d’aides à l’état avantageuses au niveau des taxes salariales cette proposition pour cette charge de travail est honteuse, la taverne était placée sur une grand place d’une ville importante et l’expérience du jeune homme valait d’après des professionnels minimum 400 euro de plus : MINIMUM...
    Le jeune homme refuse, en bon terme, le patron, « déçu », lui paiera ces heures prestées en noir à 5euro l’heure...
    En tout, moins de 700euro pour plus de 140 heures prestées sur une 15zaine de jours...

    Alors, se lever tôt et travailler plus pour gagner plus ? ? ?

    Voilà la réalité

  • Bobus Trucus Bidulus Maximus-
    Bobus Trucus Bidulus Maximus-
    Gros con de droite
    • Posté à 04h32 le 25/11/2009
    • Internaute 96637
      Gros con de droite

    Et au fait cher Yéti, si vous nous proposiez dans un prochain billet un bilan de vos prophéties de l’année 2009, qui se sont toutes révélées fausses ?

    • SuperAlAmAs-
      SuperAlAmAs- répond à Bobus Trucus Bidulus Maximus-
      Don Quichotte
      • Posté à 01h52 le 26/11/2009
      • Internaute 65608
        Don Quichotte

      ...c’est en imaginant des hypothèses, en cherchant l’impossible vérité, en inspirant les autres à être plus humains, en rêvant parfois en étant utopiste peut être que l’on évite les points de non retour... Fouiller dans l’histoire, l’apprendre, la désapprendre...
      Vous auriez du faire une analyse de toutes ses prophéties pour argumenter et partager cela avec nous...
      Pour savoir à quel point les résistants comme le Yéti nous évite la sinistrose...

  • Boutauvent
    Boutauvent
    Testeur de temps libre
    • Posté à 09h51 le 25/11/2009
    • Internaute 45018
      Testeur de temps libre

    Une des principales difficultés de ce retrait de la société de consommation/travail salarié forcenée résidait dans la logistique :
    les lieux où ces petites sociétés « collectives », « coopératives » pourraient se constituer ne sont pas faciles d’accès après plusieurs décennies de spéculation foncière.
    J’encourage ceux qui peuvent se rendre à La Villette ce week-end à visiter le salon de l’éco-habitat, où ils devraient découvrir de multiples façons de se construire à moindre coût, « entre copains », les lieux dont ils auront besoin pour héberger une vie plus décente et digne que le « métro/boulot/dodo »... jusqu’aux moyens d’être quasiment en autonomie pour l’énergie.
    Là où les « 68ards » ont souvent échoué en allant reproduire les micro-modèles des sociétés dominantes, de nouvelles alternatives « écolo » se dessinent...
    A bon entendeur, salut.

  • jma14
    • Posté à 11h15 le 25/11/2009
    • Internaute 31729

    Je suis souvent d’accord avec toi, mais là je trouve qu’il a quelques raisonnements et passerrelles bancales.
    Je ne vais pas contre-argumenter point par point et donc t’affronter : -) en face à face.
    Le plus important n’est pas d’opposé l’individualisme au collectivisme. Mais de connaître la finalité du progès et de définir l’action.

    Tout collectif est composé d’individu. Si chaque individu ou partie est vérolé (mauvais objectifs donc finalité), le collectif sera vérolé.
    Le collectif ramène automatiquement à l’individu.

    Tu as raison la finalité de l’individu tel que nous avons voulu le croire pendant des décénies, c’était : « trouver son indépendance et la reconnaissance de la société » et je rajouterais créer une société de loisir (pour m’opposer à toi sur la valeur travail). Nous avons créé une forme de collectif en allant tous dans cette direction. le collectif n’est donc pas une fin en soit.

    C’est donc de la finalité qu’il faut débattre. Et cette finalité ne peut se définir que par l’entendement de chaque individu, qui par son raisonnement va former un nouveau groupe (meilleur j’espère).
    Ton exemple sur la collocation est à mon sens pas le bon. Car elle est né d’une obligation (financière) pas d’une réflexion sur la qualité et la force du groupe. En espérant (pour positiver) que la collocation forcera à la réflexion, seul la conclusion déterminera le bien fondé et donc le prochain projet de société.

    La valeur travail que tu essaye d’opposer, est une des finalités qu’une civilisation doit se poser. Elle est très loin d’être enterré, car c’est une valeur philosophique et naturel de l’homme.

    Notre république a à tort fait croire que le représentant (l’élu) du groupe était responsable des individus. C’est une grave erreur il est responsable de ces actes. Seul la somme des individus est responsable des individus. C’est donc le raisonnement de l’individu, donc la qualité de sa perception et de sa conscience qui peut redonner vie à une société plus humaine. Le politique n’étant qu’un instrument d’exécussion.

    • framboise92
      framboise92 répond à jma14
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 11h55 le 25/11/2009
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      Ton exemple sur la collocation est à mon sens pas le bon. Car elle est né d’une obligation (financière) pas d’une réflexion sur la qualité et la force du groupe. »
      C’est vrai, sans moyens, les jeunes ne peuvent qu’arriver à cette fin.
      c’est une forme d’obligation, je le vois autour de moi.

      On peut aussi le prendre comme une ruse, une solution .De même pour les transports et le covoiturage (gain de temps ou manque de véhicule de certains, économie d’argent, de maintenance et de pollution) .
      Espérons que la communication sur ce genre de problèmes chez les jeunes va faire avancer la conscience des gens, chacun ayant un jeune qui cherche à se loger. De là sortira peut-être une position utile dans les urnes, un doléance, une revendication urgente.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 12h35 le 25/11/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Mieux vaut se faire payer par ses parents pour faire le ménage plutôt que de simplement leur taxer de la thune. Au moins on a pas l’impression de passer pour un parasite.
    Nombre de mes potes se sont fait embaucher au black comme extra par des parents, des parents d’amis ou des amis des parents.

    De même, il doit bien y avoir un tiers de mes potes qui arrivés à trente ans n’ont jamais eu de carrière, juste une succession de petits boulots, et la grande majorité par choix. Cela permet d’hiverner comme serveur et de prendre la route des concerts en été, ou encore passer un an chez un peintre et un an sur les routes d’Amériques du Sud.
    Bien sur cela ne va pas sans conséquences, les périodes de vaches maigres arrivent régulièrement, mais ils peuvent compter sur les potes. Et surtout il faut avoir une mentalité « no future » et éviter de se poser des questions futiles comme la retraite.
    Mais il est évident qu’un tel mode de vie nécessite d’avoir un bon réseau social, et d’être au sein de groupes où s’applique la solidarité, ce qui est l’essence de toute bande digne de ce nom.

    Mais si cela est un fonctionnement en collectivité, je récuse le terme collectivisme (il en fallait bien un pour bisquer : D).
    Car cette solidarité ne s’applique que dans les limites du groupe. Si un pote a besoin d’un coup de main, je l’aide
    S’il demande un coup de main pour un de ses potes, membres d’une autre collectivité mais pas de la mienne, je l’aide pour faire plaisir à mon pote, mais un jour j’attendrai un service en retour.

    De plus le collectivisme prône la suppression de la propriété individuelle, alors que je la considère comme sacrée. Ceci est mon ordinateur, mon argent, je prête l’un et donne l’autre à mon entourage, mais au-delà personne n’a même le droit de me demander d’y toucher, car c’est ma propriété à moi.
    Et cette propriété n’est même pas collective, juste que chacun peut s’en servir mais personne ne peut en disposer pour le revendre ou le prêter à quelqu’un d’autre.
    Et cela s’applique à de nombreuses choses, qu’on viennent me réveiller à minuit et il y aura un matelas, qu’on quémande un bout de shit ou une cuite et l’ivresse sera présente, etc.

    Donc cette notion de collectivité a déjà cours, et depuis bien longtemps, puisque il n’y a pas que dans mon entourage que cela se pratique, de nombreuses autres bandes fonctionnent ainsi, distante dans l’espace mais aussi dans le temps puisque nos aînés et nos parents le font et le faisaient.

    Et ce qui est le plus drôle, c’est que cet esprit ne se plie à aucune idéologie politique ou économique : on peut être coco et vivre ainsi comme le veut la bible rouge, mais c’est aussi un comportement qui se retrouve chez les fascos (préférer sa sœur à sa cousine comme disait l’autre borgne), et bien sur chez les bourgeois qui se pistonnent l’un l’autre dans les conseils d’administration, chez les bidasses qui se sentent unis dans la grande famille verte, les prolétaires syndicalistes qui sont tous ensemble tous ensemble et même chez les diverses minorités qui se regroupent par origine géographique ou par communauté culturelle.

    Évidemment, nombre d’entre eux s’imaginent que parler cinq minutes de météo et de foot et afficher de grands sourires suffit à bâtir une collectivité alors qu’en fait ils ne font rien de plus qu’entretenir des liens entre communautés.
    Mais cet état des choses ne date pas d’aujourd’hui, ni même de la WW2, cela devait être bien pire avant avec la crise de 29, l’empire européen qui se fissure et le totalitarisme à la mode.

    Et ça ne changera pas non plus, on verra toujours des gens saboter les piliers de leur propre cercle ou d’autres le batir sur des piliers foireux. Et les naïfs seront encore là pour sortir de beau discours sur le vivre-ensemble et péter un câble après un mois de collocation ou bien vendre les AMAP comme la panacée alors que ce n’est rien d’autre qu’un collectif de gens qui vendent des produits à des étrangers, donc sans leur devoir la moindre honnêteté ou confiance allant au-delà d’une relation commerciale convenable.

    EN bref, ce n’est ni une relique du passée ni une révolution, juste une chose qui existe depuis les caverne et sûrement avant, et bien qu’elle ne soit pas nécessaire c’est quand même mieux de se savoir encordé quand on grimpe dans le brouillard.

    • framboise92
      framboise92 répond à Keldan
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 13h04 le 25/11/2009
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      « de plus le collectivisme prône la suppression de la propriété individuelle, alors que je la considère comme sacrée »

      Tu sais, j’ai changé, avant j’étais contre l’héritage. A présent, je ne crache plus dans la soupe et ai accepté un don de ma mère veuve à la mort de mon père. Je préfère aussi donner de mon plein gré, à mes enfants, prêter (de moins en moins, du matériel, car de l’argent, c’est hélas devenu impossible ) et ne pas verser à des escrocs l’argent de mon ex-loyer du 92.
      Mais je reconnais les luttes des communistes.
      Dans la vie, tout n’est que dilemme.

  • Enki
    Enki
    alchimiste
    • Posté à 13h02 le 25/11/2009
    • Internaute 9562
      alchimiste

    Solve et coagula.

    Le médium de la monétarisation de l’existence humaine, en assimilant l’indidu à son avatar économique, dans le système qui a globalisé une humanité de producteurs-consommateurs, est un solvant inéluctable qui a bientôt achevé de dissoudre les tissus sociaux du genre humain, dans leur diversité. L’être humain n’est plus qu’un individu algorithmique confronté à la solitude de ses besoins, qu’il ne connait plus que monnayables.

    Et il faut que la barque secoue fort pour qu’il se souvienne de l’axiome de survie du peuple embarqué :

    « Une main pour le marin, une main pour le navire. »

    La nature a des règles, et cette dissolution ne peut préluder qu’à la mort uniforme de l’espèce, ou à sa coagulation.

    Quels sont les catalyseurs qui cristalliseront à nouveau le genre humain ?

    - Les communautarismes religieux ?
    - Les identitarismes nationaux ?
    - L’instinct universel de l’entraide coopérative spontanée, qui associe l’un, mais souvent au prix d’exclure finalement l’autre ?
    - La prise de conscience d’une responsabilité collective qui dépasse l’échéance d’une vie humaine ?
    - L’universalité d’une quintessence des principes conscients qui fondent le possible vivre ensemble : La démocratie, la loi collective fondant la liberté individuelle, la considération d’autrui dans son égalité et sa fraternité ?

  • survivant
    • Posté à 17h29 le 25/11/2009
    • Internaute 25864

    Puis, jésus sortit de sa grotte, il passa chez le boulanger du coin pour récupérer quelques croutons de pain rassis, il se dirigea ensuite vers le pinardier qui était amarré à quai en attendant un signe fort du dieu pognon qui annoncera le reprise de la grande goinfrerie ; il remplit quelques tonneaux de picrate pour offrir à ses apôtres sonnés par le coup de masse financier. Le moral dans les chaussettes après une éjection dans les règles de l’art par leur cher patron,celui, qu’ils vénéraient encore il y a un peu plus d’un an, lorsqu’ils se pointaient la trogne joviale pour se rendre à la mine, trompetant dans leur joli cercueil roulant, faisant saliver les travailleurs sans papiers qui étaient là pour rendre service et améliorer le quotidien du taulier. Des crédits jusqu’au ras de la gueule nos joyeux gais lurons tiraient maintenant la gueule jusque par terre. Mais voilà qu’une idée innovante sortit de la soutane de nos amis les cigales, qui se souvinrent dans un sursaut vital, qu’elles avaient des cousines fourmis. Ni une ni deux tambours battants, elles allèrent frapper à la lourde des petites travailleuses pour leur soumettre ce plan de relance par le collectivisme. Les petites travailleuses déjà habituées à ce mode de vie depuis la nuit des temps ricanèrent poliment à la face des chanteuses d’opéra. La misère ça ne se raconte pas ça se vit.

  • Jaycib
    Jaycib
    Désagrégé de l'Université
    • Posté à 14h05 le 27/11/2009
    • Internaute 37053
      Désagrégé de l'Université

    Yéti, tu as remarqué l’annonce de Paul Jorion sur son blog aujourd’hui (27/11) ? Les Chinois viennent d’interdire la spéculation sur le prix des matières premières ainsi que le négoce de dérivés non assuranciels (Financial Times du 23 novembre). Ceci s’applique non seulement aux banques nationales chinoises mais aussi aux banques étrangères établies sur le territoire chinois (y compris Hong Kong). Le mec représentant Calyon (Crédit Agricole) se plaint d’en être réduit à des opérations « de base » (anglais : plain vanilla).

    Ca, c’est une nouvelle !

    • Le Yéti
      Le Yéti répond à Jaycib
      yetiblog.org
      • Posté à 14h36 le 27/11/2009
      • Internaute 6095
        yetiblog.org

      Oui, Jaycib, j’ai entendu Jorion.
      Il y parle aussi des métastases (comme Dubaï) qui s’étendent insidieusement et rongent inéluctblerment le système.
      Il y raille le fantasme de la « reprise sans emplois ».
      Ça vaut le détour. D’ailleurs le voici :

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