American Ecolo

Les débats sur l'environnement vus par Hélène Crié-Wiesner, spécialiste française vivant en Caroline-du-Nord.

Prix du livre d'économie : Dominique Nora, « Les pionniers de l'or vert »

Publié le 04/12/2009 à 15h32


Des panneaux solaires pivotant pour suivre le soleil à Palo Alto, en Californie (Bsterling/Flickr)

Le prix du livre d’économie a été remis ce matin à la journaliste Dominique Nora, pour son livre « Les Pionniers de l’or vert », aux éditions Grasset. Il restait en compétition trois livres, les deux autres étant « L’effet sablier - vers la mort des classes moyennes » (Jean-Marc Vittori, Grasset aussi) et « La prospérité du vice » (Daniel Cohen, Albin Michel). Pascal Riché, rédacteur en chef de Rue89, est membre du jury. Nous republions pour l’occasion l’article que notre blogueuse Hélène Crié-Wiesner a consacré il y a quelques semaines à l’ouvrage de Dominique Nora.


(De nos archives) L’or vert... Depuis le temps qu’on nous bassine avec la richesse des poubelles ou la rentabilité des matériaux recyclés... Mais si c’était juste une question de méthode ? Aux Etats-Unis, certains reprennent tout à zéro.

Dans son nouveau livre «  Les Pionniers de l’or vert », la journaliste Dominique Nora raconte les enivrantes sagas de ceux qui exploitent le filon des énergies nouvelles. Ce sont les mêmes qui avaient cru aux semi-conducteurs dans les années 70, à la micro-informatique dans les années 80, et à Internet dans les années 90.

Ces premiers zinzins avaient transformé la Silicon Valley californienne en pépinière de start-up appelées à transformer le monde. Dominique Nora a narré l’histoire de ces visionnaires dans d’autres livres. Elle se penche là sur leurs fils spirituels, tout aussi allumés mais qui espèrent sauver la planète.

Les petits nouveaux, que Nora appelle des « american écolos » (merci pour la référence au nom de ce blog), entrent donc dans le tourbil

lon des « greentech » (technologies vertes), « cleantech » (technos propres) et « energytech » (technos de l’énergie), comme on voudra.

Sur les aspects les plus économiques de ces sujets, je cale. Pas Dominique Nora

Les technologies existent, ils veulent juste créer des conditions pour qu’elles décollent à grande échelle, qu’elles sortent des niches d’initiés où elles stagnent actuellement.

Leur terre de prédilection, c’est la Californie, dont le gouverneur Schwarzenegger, ami du business ET de l’environnement, a facilité leurs débuts.

Petite parenthèse : je m’évertue sur ce blog « American Ecolo » à raconter les rapports complexes des Américains avec la consommation, l’environnement, la planète. Des enjeux déterminants. Mais je cale dès qu’il faut pénétrer trop profond dans les aspects plus économiques de ces sujets et du coup, je n’analyse et ne comprends les phénomènes qu’à moitié.

Pas Dominique Nora. Egalement ingénieur, elle ne se laisse pas bluffer par des techniciens baratineurs. Et comme elle raconte bien les histoires, son bouquin est sidérant.

« Ils sont jeunes, millionnaires, brillants, et leurs projets -souvent utopiques à première vue- vont redessiner la carte économique et énergétique de la planète. »

Des entrepreneurs qui ne craignent ni le ridicule, ni l’échec

Nora parle ici des énergies vraiment nouvelles, pas des tentatives souvent farfelues de faire du propre avec le pétrole, le charbon ou le nucléaire. Soit notamment :

  • les voitures électriques de deuxième génération
  • le changement radical des techniques et matériaux de construction du bâtiment
  • les agrocarburants qui n’auront pas pour conséquence de faire disparaître les cultures d’aliments
  • les centrales solaires thermiques et les panneaux solaires dernier cri
  • les éoliennes devenues des monstres de puissance, ou au contraire des miniatures ultra-sophistiquéees

Mais ce qui frappe dans ce livre, c’est moins la découverte des technologies que l’approche politique et commerciale des acteurs. Leur vision globale. La plupart de ces entrepreneurs n’ont peur de rien, ni du ridicule, ni de l’échec, ni des pertes financières (l’argent n’est souvent pas le leur, mais celui de « capital risqueurs »).

Vinod Khosla, « le gourou du capital-risque vert » comme Nora le désigne, ex-fondateur de Sun Microsystems, qui a pour maxime cette phrase de Gandhi :

« D’abord ils vous ignorent, puis ils rient de vous, puis ils vous combattent... et puis vous gagnez. »

Guérir l’humanité de son addiction au pétrole

Parmi les innombrables projets exposés dans le livre, celui de Shai Agassi est incroyable. Il prétend faire basculer tout le parc automobile à l’électricité d’ici quelques années, sans surcoût pour le consommateur, sans cauchemar pour les fabricants de voiture, tout en douceur, mais très vite :

« Il a l’ambition démesurée d’ébranler deux des piliers de l’économie mondiale : le marché automobile (1 500 milliards de dollars) et le marché de l’essence à la pompe (1 500 milliards de dollars).

“Si j’ai raison, ne cesse-t-il de répéter, cette révolution va provoquer le plus grande rupture de l’histoire du capitalisme.” Il veut être l’homme qui aura guéri l’humanité de son addiction au pétrole. »

Et vous savez quoi ? En découvrant le personnage, ses antécédents, sa méthode, ses alliés politiques et économiques, on pense qu’il a de sérieuses chances d’y arriver.

Zéro investissement pour des économies d’énergie

Il y a aussi les frères Drive, de jeunes Sud-Africains qui ont imaginé un programme de financement pour que les particuliers puissent équiper leur maison en panneaux solaires... sans débourser un sou, tout en faisant d’emblée de considérables économies d’électricité. Le taux d’équipement a bondi dans la région.

Tous les secteurs d’activité où l’énergie est essentielle sont passés au scanner par Dominique Nora, seul l’éolien est un peu délaissé par l’auteur, peut-être parce que les bouleversements ont déjà eu lieu à la fin des années 90. Ou parce que la Californie n’est plus en pointe dans ce domaine.

Les petits génies américains sont lucides sur ce qu’ils ont entrepris. Ils voient la similarité avec la bulle de la nouvelle économie dans les années 90 :

« Il s’agit de prises de risques sur lesquelles il y aura beaucoup de perdants... et quelques gagnants. C’est pourquoi il est important de développer un large éventail de technologies, pour augmenter les chances d’en voir certaines adoptées sur un marché de masse. »

Un vaste monde entre les dot-com et l’énergie

Ils voient aussi -et Dominique Nora insiste sur ce point- qu’on ne peut pas transposer le modèle des start-up :

« Le déploiement du business Internet est instantané, alors que pour distribuer un biocarburant, il faut aussi penser aux raffineries, à la construction des infrastructures, à la concurrence avec les cultures agricoles. »

Certains y laisseront leur chemise, d’autres deviendront très riches. Tous ces gars-là (il y a quelques femmes aussi engagées dans l’aventure, même si Nora n’en cite qu’une) ont en commun un désir de monde meilleur. Ou du moins plus propre :

« Un rêve ? Peut-être. Mais qui mérite d’être poursuivi avec ténacité. Le parti pris de cette enquête est de suivre ceux qui, au Etats-Unis, l’incarnent avec le plus de conviction. »

Embarquer les multinationales dans la révolution

A la fin de son livre, Nora parle de révolution environnementale. Elle ne revendique pas la décroissance : si je l’ai bien entendue sur Europe 1, elle est même opposée à ce concept, pensant qu’on peut aménager notre mode de vie actuel dans un sens plus durable.

« (Cette) révolution ne se concrétisera que si les multinationales s’y mettent. Car seuls ces grands acteurs peuvent conférer aux changements une échelle suffisante pour qu’ils soient significatifs.

C’est leur savoir-faire industriel et leur puissance marketing qui permettront aux “produits verts” de ne pas coûter plus cher que les autres, et aux biens et aux services “décarbonisés” de sortir de leur niche “bobo” pour conquérir le marché de masse. »

Nora a raison, et on ne peut qu’applaudir ses « visionnaires » californiens. N’empêche qu’on peut avoir envie de se replonger dans le livre d’Hervé Kempf, « Pour sauver la planète, sortez du capitalisme », dont j’avais parlé dans ce blog. Juste pour vérifier si un modèle radicalement différent n’est pas envisageable.

► Article déjà publié le 26/10/2009.

Aller plus loin
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  • coltran
    coltran
    Entrepreneur
    • Posté à 12h18 le 26/10/2009
    • Internaute 30531
      Entrepreneur

    Quand au printemps 68, nous GAUCHISTE FRANCAIS jetions des pavets sur les CRS, les gauchistes US jettaient les bases d’Unix et de l’internet.
    Un gauchistes US serait vu et condamné aujourd’hui comme ultra-liberal, les Francais étions Maoiste, ultra dirigiste, bien vu même les chinois ne le sont plus. Par contre ils étudient les sources d’unix, la seule hitech dont on leur donne les plans.

    • Azza
      Azza répond à coltran
      Ingénieur en informatique (...)
      • Posté à 13h33 le 26/10/2009
      • Internaute 25467
        Ingénieur en informatique (...)

      Qui vous a raconte qu’UNIX ou Internet avaient ete imagines par des gauchistes ?

      L’internet a ete cree par l’armee americaines pour permettre aux systemes de communications de survivre a une attaque des sovietiques.

      UNIX a ete developpe tout simplement comme un systemed’exploitation serieux pour faire tourner les calculateurs des gros systemes (banques, armees, universites).

      Rien de gauchiste la dedans. La plupart des UNIX, jusqu’a BSD puis LINUX, ont toujours ete des systems proprietaires fermes equipant des machines tres cheres principalement utilisees dans la recherche et l’industrie.

      Si vous parlez de la philosophie du logiciel libre, ses promoteurs ne sont pas specialement des ultra liberaux, mais des « liberal », au sens anglosaxon du terme, que l’on traduit ici par le terme « progressistes », par opposition aux conservateurs.

      Rien a voir avec le liberalisme economique qui n’est qu’un collage grossier des idees scientifiques du 18ieme siecle appliquees de maniere simpliste a l’economie (theories sur les systemes en equilibre statistique, qui ne sont en fait qu’une approximation s’appliquant a un groupe super restreint de systemes dynamiques, l’immense majorite de ces derniers etant hors equilibre et soumis a des regimes cahotiques).

      Le liberalisme economique, c’est appliques des idees simples, mais fausses, a un systeme complexe qui n’en suit absolument pas les predictions, simplement parcequ’on ne veut pas se donner le mal de chercher plus loin tant que l’argent rentre et qu’on ne paye pas pour les accidents.

      • Lictor
        Lictor répond à Azza
        informaticien
        • Posté à 16h05 le 26/10/2009
        • Internaute 68450
          informaticien

        Tout à fait. Dès lors qu’on compare les USA et les France, il faut se méfier comme la peste du terme « libéralisme » qui est introduit quasi-immanquablement des contre-sens. Aux USA, et dans le reste du monde, un libéral est un infâme gauchiste aux moeurs dissolues.

         
        • pablico
          pablico répond à Lictor
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
          • Posté à 18h17 le 04/12/2009
          • Internaute 14278
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

          de toute façon, que l’on soit menacé par le climat ou le manque de pétrole, ou pas.. Il est toujours bon de prospecter vers d’autres modes de vie, de conceptions de nouvelles énergies etc.. cela fera toujours avancer la science, la technologie, l’économie, et secouer nos vieilles habitudes et concepts..

          on commençait à s’encrouter avec le tout pétrole.

          le tout vapeur à secoué le monde hippomobile avec succès,
          le tout pétrole à secoué le monde tout vapeur avec succès.
          le tout électrique frappe à la porte.... il a un avantage, on le connait déjà... ; -)

        1 autres commentaires
      • Jacques Bolo
        Jacques Bolo répond à Azza
        Auteur-Editeur-Libraire
        • Posté à 17h52 le 05/12/2009
        • Internaute 37329
          Auteur-Editeur-Libraire

        Si on recentre sur le sujet de l’article, je pense que ce que Coltran aurait dû dire est que l’écologie, à laquelle je participais dans les années 70, était contestataire (surtout anti-nucléaire) au lieu d’être innovatrice, malgré quelques expériences (souvent dénigrées).

        Et cela a eu lieu effectivement à cause d’une idéologie léniniste de prise de pouvoir au lieu de participer d’un idée qu’on peut bien dire libérale d’entrepreneuriat.

        (La critique du libéralisme se voulant scientifique est ici - chez Azza - en fait non pertinente - et me fait d’ailleurs penser au marxisme comme science indépassable).

        Quant à l’informatique, il me semble que cela fait plutôt référence à l’ambiance de travail du cadre américain (même si c’est un peu cliché), en particulier la possibilité d’essaimage d’entreprises, qu’à l’aspect purement technique ou au débat libre/propriétaire (qui relève du débat de nerds quand ce n’est pas de trolls - dès qu’on soulève cette question).

        Il faut savoir se centrer sur le sujet et ne pas dériver (biais classique des commentaires ou des chats).

  • WeWillWin
    WeWillWin
    Indécise
    • Posté à 12h23 le 26/10/2009
    • Internaute 74281
      Indécise

    Pourvu qu’elle ait raison.
    Pourvu qu’elle ait raison.
    Pourvu qu’elle ait raison.
    Pourvu qu’elle ait raison.
    Pourvu qu’elle ait raison.
    Pourvu qu’elle ait raison.
    ...

  • Tassin
    Tassin
    Inquiet
    • Posté à 12h46 le 26/10/2009
    • Internaute 70606
      Inquiet

    Elle me fait un peu rire quand même sur certains points Dominique Nora, notamment lors de son intervention dans « Ce soir ou jamais » mercredi dernier.

    Lien

    Elle croit un peu trop aux solutions-miracles à base de voitures électriques et d’éoliennes se substituant à 95% aux énergies fossiles. JM Jancovici lui a bien répondu sur ce point.

    Ah la croissance verte... ça fait rêver !

    • zaichonok
      zaichonok répond à Tassin
      bobo bio
      • Posté à 13h20 le 26/10/2009
      • Internaute 61156
        bobo bio

      oui, c’est un peu l’arrière pensée que j’ai en lisant tout ça.. et l’intérêt des scientifiques comme Jancovici. Les ordres de grandeur en jeu amènent plus que des doutes quand à une transition « en douceur » vers des énergies vertes sans décroissance au milieu

      comme le dit souvent Jancovici dans ses interventions, la seule question à se poser est est-ce que la décroissance sera voulue et donc un peu moins brutale, ou subie...

    • nayko
      nayko répond à Tassin
      Troubadour urbain
      • Posté à 14h40 le 26/10/2009
      • Internaute 14789
        Troubadour urbain

      Moi aussi j’ai vu l’émission et il m’a semblé que cette dame manquait gravement de recul et de connaissances sur la chose. On aurait presque dit une lobbyiste. A coup de : » mais la californie, c’est génial, la technologie nous sauvera tous, vive les multinationales et les riches investisseurs... ». Mais sans nous dire comment produire toute l’électricité nécessaire pour faire rouler les voitures électriques. Sans aborder une seule fois le modèle urbanistique étasuniens, énergivore au possible avec les suburbs de classe moyenne très éloigné des centres villes. Sans parler de relocalisation. Et surtout, sans aborder une seule fois la question des transports collectifs. Bref, une vision naïve du « green bizenesse » sans aucune remise en question de la société de surconsommation. Moi j’aurais bien invité Paul Ariès dans ce débat... mais bon, faut pas rêver.
      Paz

      • Tassin
        Tassin répond à nayko
        Inquiet
        • Posté à 15h08 le 26/10/2009
        • Internaute 70606
          Inquiet

        Tout à fait.
        Je trouve également dommage qu’Ariès ou Vincent Cheynet n’ait pas été invité. Etonnant de la part de Taddeï qui reste vraiment quelqu’un d’ouvert et d’impartial, un des derniers mohicans de la liberté de parole.
        En tout cas le clash Ariès ou Cheynet VS Allègre aurait mérité le détour.

  • Zeki
    Zeki
    Curieux de tout
    • Posté à 12h57 le 26/10/2009
    • Internaute 64085
      Curieux de tout

    « “ (Cette) révolution ne se concrétisera que si les multinationales s’y mettent. Car seuls ces grands acteurs peuvent conférer aux changements une échelle suffisante pour qu’ils soient significatifs.”
    Ce sont justement les multinationales qui sont à l’origine du fumeux concept de “global warming”.

    Quelle hypocrisie...
    La croissance verte fait partie de l’agenda des industriels au même titre que la taxe carbone sert à l’harmonisation fiscale.

  • grandesoreilles
    • Posté à 13h18 le 26/10/2009
    • Internaute 94082
      actif

    Visiblement, il est beaucoup question d’énergie dans ce bouquin. Ce n’est pas l’unique problème, bien au contraire. Même avec des énergies dites « vertes », si c’est pour consommer autant, manger mal, se comporter comme aujourd’hui, c’est continuer à se diriger vers le mur à Vitesse grand V.

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 13h33 le 26/10/2009
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)


    * les voitures électriques de deuxième génération
    * le changement radical des techniques et matériaux de construction du bâtiment
    * les agrocarburants qui n’auront pas pour conséquence de faire disparaître les cultures d’aliments
    * les centrales solaires thermiques et les panneaux solaires dernier cri
    * les éoliennes devenues des monstres de puissance, ou au contraire des miniatures ultra-sophistiquéees

    rien de nouveau au point de vue technique ....sauf des capitaux..et des promoteurs qui veulent faire des bénéfices, car le marché est neuf et vierge..

    - est-ce que l’argent va abattre tous nos vieux paradigmes collectifs sur le pétrole, et maintenant le nucléaire ?

    - regardez vous toujours les courses de F1, et les rallies qui roulent toujours au pétrole ?

    - y-a-t-il des courses similaires en électrique ?

    - qui y pense ?

    le tour de France en vélo(écolo) n’est qu’un énorme gouffre à bruler du pétrole, entre les hélicoptères, les petits avions, les motos, les voitures suiveuses, les camions, les voitures/camions publicitaires, les autocars, (liste non exhaustive)

    Vous voyez, la collectivité n’est pas encore bien prête..là les exemples cités, n’étaient que festifs.

    • Keldan
      Keldan répond à pablico
      Now future & karpe diem
      • Posté à 17h22 le 26/10/2009
      • Internaute 5164
        Now future & karpe diem

      - y-a-t-il des courses similaires en électrique ?
      Un constructeur avait demandé de faire courir sa voiture de course électrique pendant les 24h du Mans avec les autres.
      On l’a envoyé chier sous prétexte que la voiture n’était pas conforme et autres excuses du genre... avaient-ils peur que les gens constatent qu’elle était plus performante que celles à moteur à explosion ?

  • pinokio
    pinokio
    Etudiant.Enchainé
    • Posté à 13h58 le 26/10/2009
    • Internaute 73890
      Etudiant.Enchainé

    Et avec tout ça les américains consommeront comme un français ?
    C’est un drole de concept l’écologie

  • Jean-Jacques Louis
    • Posté à 14h14 le 26/10/2009
    • Internaute 2277

    J’aime bien l’article et je souhaiterais y croire ainsi qu’au livre de D. Nora. Je dois cependant émettre des réserves notamment à propos de la voiture électrique.

    D’un point de vue écologique la voiture électrique a un impact catastrophique sur l’environnent pour de nombreuses raisons :

    D’abord le poids du moteur : à puissance égale, le moteur électrique reste plus lourd que son homologue thermique. Ce problème ne sera résolu que quand nous disposerons de conducteurs électriques et de matériaux ferromagnétiques organiques de faible densité. On y travaille mais les résultats sont aussi hypothétiques que la production d’énergie par fusion nucléaire contrôlée.

    Ensuite le rendement : le meilleur rendement du moteur électrique par rapport au thermique est hélas largement compensé par le mauvais rendement de tous les autres éléments de la chaîne. Pour transporter l’électricité de la centrale vers la station de charge, il faut la transformer (au moins deux fois) et la redresser. On perd chaque fois quelques pourcents de rendement. La ligne électrique elle-même n’a pas encore une impédance nulle et, aux pertes résistives s’ajoutent les pertes capacitives et selfiques en n’oubliant pas les arcs qui jaillissent autour des isolateurs en cas forte humidité.

    Enfin les batteries dont le cycle charge/décharge est loin du cent pourcents de rendement et dont la durée de vie est limitée. Elles sont aussi fabriquées à partir de substances chimiques à l’empreinte écologique catastrophique à la fabrication et surtout en cas d’accident qui les répandraient dans la nature.

    Pour tout arranger, l’électricité reste majoritairement produite à partir de combustibles fossiles générateurs de GES.

    En fait, la voiture électrique n’est intéressante que pour les politiciens qui peuvent s’en servir pour faire croire qu’ils font quelque chose pour résoudre la crise climatique.

    Pour le reste, je supporte avec enthousiasme les autres projets, surtout le solaire thermique dont l’investissement de départ reste très inférieur au photovoltaïque.

    • chevreuil
      chevreuil répond à Jean-Jacques Louis
      humour gris
      • Posté à 14h43 le 26/10/2009
      • Internaute 92061
        humour gris

      On ne peut pas à la fois réduire les émissions de gaz à effet de serre et réduire notre consommation d’électricité... Et une voiture électrique, même avec une efficacité de 10%, émettra moins de gaz à effet de serre que la plus efficace des voitures à essence, à condition bien sûr que l’électricité soit produite proprement, ce qui est tout l’enjeu ici.
      Vous faites bien de noter que le transport d’électricité génère inévitablement des pertes dans les câbles/transformateurs... On estime même que sur la soixantaine de réacteurs nucléaires présents en France, une dizaine servirait uniquement à transporter l’électricité des autres !
      C’est pourquoi les solutions de production d’électricité « en local » sont les plus adaptées aux voitures électriques : quand chacun pourra alimenter son véhicule avec l’électricité produite par son éolienne ou son panneau solaire on pourra dire que la voiture électrique est propre.

      • christobal0094
        christobal0094 répond à chevreuil
        citoyen du monde
        • Posté à 15h28 le 26/10/2009
        • Internaute 77671
          citoyen du monde

        Vous etes un peu optimiste sur les capacites des panneaux solaires. L’eolienne individuelle est reservee aux gens habitants a la campagne.
        idem l’energie a base de methanisation des ordures et dechets agricoles.

        la voiture electrique peut etre envisagee dans une formule velib’, pour le reste c’est une operation « dodo les petits ».

        va falloir vous y faire : petrole rare= petrole cher= reserve aux riches... pour un temps.

        le California dream de cet article manque totalement de concret.
        un cote autruche optimiste.

         
        • Jean-Jacques Louis
          • Posté à 21h45 le 26/10/2009
          • Internaute 2277

          L’éolienne individuelle réservée aux habitants de la campagne ? Pas si sûr. La société française GUAL produit et commercialise une stato-éolienne à axe vertical qui peut même être installée en ville sur le toit d’une maison. Les riverains intéressés peuvent trouver de l’information à ce sujet sur Lien . Une telle machine résout le problème des pertes dues au transport de l’électricité. GUAL apporte la preuve qu’il n’est pas nécessaire d’être américain pour avoir des projets et surtout pour les concrétiser.

          Une autre solution est l’utilisation de piles à combustible qui peuvent être utilisées comme source locale d’électricité (domestique et/ou pour recharger les batteries classiques d’un véhicule électrique) ou même sur le véhicule électrique lui-même. Le Belge Van Hool produit et commercialise un bus électrique produisant son énergie à partir de pile à hydrogène dont les gaz d’échappement ne sont que de l’eau. Un de ses clients n’est autre que la ville de Los Angeles. Tiens ! Même du point de vue commercial, il n’est pas nécessaire d’être américain. Où allons-nous ? (Lien ) Un PDF en anglais décrit bien le bus en question.

        1 autres commentaires
      • puresonic
        puresonic répond à chevreuil
        Contempteur irascible
        • Posté à 18h51 le 26/10/2009
        • Internaute 55211
          Contempteur irascible

        « quand chacun pourra alimenter son véhicule avec l’électricité produite par son éolienne ou son panneau solaire “

        La super voiture électrique de stars hollywoodiennes nécessite
        l’installation dans le garage d’une prise spéciale de ... 75 ampères
        ça vous parle 75 ampères ? c’est 5 fois la capacité d’un compteur
        électrique classique.......

        Humm.....solaire ? ? ? ?

         
        • marchenchuches
          marchenchuches répond à puresonic
          Ouvreur d'huitres au Niger
          • Posté à 06h09 le 27/10/2009
          • Internaute 42407
            Ouvreur d'huitres au Niger

          Je voudrais ajouter mon petit grain de sel.

          La voiture des stars qui consomme 75 ampères, mouais, parce qu’on veut la charger en une heure. Si on accepte de la charger pendantle temps de sommeil, disons 7 heure, on tombe à la puissance d’une machine à laver, 15 ampères !

          J’exploite une voiture électrique depuis maintenant un an , je note tout et j’ai installé un compteur qui lui est dédié.
          Parallèlement, j’habite en zone pavillonnaire, je fais installer 20m² de panneaux photovoltaiques sur mon toit, production annuelle estimée (mise en service fin novembre) 3000 kwh.

          Côté véhicule, 9000 km parcourus sur un an , 2500 kwh consommés.

          Côté budget global, il est élevé, certes, mais inférieur à celui d’une berline de gamme moyenne-haute, de plus il est adouci par les mesures incitatives et par la quasi absence de frais d’exploitation.

          L’an prochain, je produirai en solaire un service de 10 000 km. Les centrales nucléaires supplémentaires là dedans ne sont pas necessaires.

          J’adhère totalement à la crainte due à la toxicité des batteries, mais elles sont en très grande partie recyclables et ont l’avantage de conserver leur pollution confinée plutôt que la semer à tout vent. Le reste du véhicule a une durée de vie sans commune mesure avec celle de son équivalent thermique et , pour sa partie spécifique électrique, est recyclable à près de 100%.

          Les panneaux photovoltaiques necessitent de l’énergie pour leur fabrication, mais produisent , sous nos lattitudes, en deux à trois ans, une énergie équivalente. Leur durée de vie garantie par le constructeur étant de 25 ans, voire 40 ans en réel, on peut considérer ce point comme marginal.

          On peut aussi se passer de véhicule, pollution zéro garantie, mais je vois mal notre société fonctionner sans. Même le cheval pollue......et produit des GES.

          • puresonic
            puresonic répond à marchenchuches
            Contempteur irascible
            • Posté à 21h01 le 27/10/2009
            • Internaute 55211
              Contempteur irascible

            C’est quoi le modèle et la marque de votre voiture électrique ?

            • marchenchuches
              marchenchuches répond à puresonic
              Ouvreur d'huitres au Niger
              • Posté à 15h59 le 28/10/2009
              • Internaute 42407
                Ouvreur d'huitres au Niger

              Peugeot Partner millésime 2000, comme quoi il n’est pas indispensable d’inventer.

          • Benoît Granger
            Benoît Granger répond à marchenchuches
            Chercheur en microfinance
            • Posté à 13h13 le 28/10/2009
            • Expert 1916
              Chercheur en microfinance

            Bravo ! passionnant !

        4 autres commentaires
  • samivel51
    samivel51
    Jeune insolent
    • Posté à 14h35 le 26/10/2009
    • Internaute 28345
      Jeune insolent

    Les Etats-Unis ont longtemps négligé les énergies renouvellables mais ils s’y mettent maintenant avec une telle énergie qu’ils ont déjà dépassé l’Europe dans presque tous les domaines.

    Les raisons ?
    - La recherche publique, privée et mixte y ont beaucoup plus de moyens ;
    - Les conditions de l’investissement privée et de la levée de capital par les start-up y sont infiniement meilleures ;
    - Les ressources en soleil, en vent et surtout en espace non-urbanisé y sont bien plus grandes.

    • yooy
      yooy répond à samivel51
      in situ
      • Posté à 16h56 le 26/10/2009
      • Internaute 86360
        in situ

      c’est globalement faux... mais il faut surtout se demander depuis combien de temps l’industrie américaine est vecteur d’innovation. On constate en fait qu’elle est plutôt vecteur de resistance aux innovations (microsoft est le grand exemple, mais on peut aussi regarder le retard chronique sur l’informatique domestique). La grande phase de créativité industrielle est finie, par contre on a eu le droit à moult innovations financières, merci bien : -D
      Dans la même veine, qu’à apporté en innovation technologique le capital risque... à peu près rien, mais à peu près tout en terme de bulle spéculative...

  • Chewie
    Chewie
    blowin » in the wind...
    • Posté à 14h41 le 26/10/2009
    • Internaute 85493
      blowin » in the wind...

    Je suis toujours un peu embêté par ce genre d’articles « macdo » : le titre et l’intro donnent vachement envie, mais une fois qu’on a fini on se rend compte qu’il n’y avait pas grand chose à se mettre sous la dent. Après l’avoir lu, je n’en sais pas plus sur les fameux projets de ces « american ecolo ». Au final, ça se résume à un panégyrique, de l’americanolâtrie pas très argumentée sur le fond. Pas un projet concret un tant soit peu présenté pour juger sur pièce...
    Par contre, si c’est un coup de pouce marketing pour le bouquin de D. Nora, c’est malin...

    • Hélène Crié-Wiesner
      Hélène Crié-Wiesner répond à Chewie
      Binationale
      • Posté à 15h10 le 26/10/2009
      • Internaute 57
        Binationale

      Si vous considérez que la présentation d’un livre nouvellement sorti est un « coup de pouce marketing », alors oui : en tant que lectrice anonyme qui n’a pas de pourcentage sur les ventes, je conseille vivement la lecture du bouquin, qui contient tous ces projets concrets sur lesquels vous auriez aimé lire des détails.

      Cela dit, je ne vois pas où j’ai fait preuve « d’américanolâtrie » en chroniquant ce livre, dont le propos rejoint exactement celui de ce blog : présenter ce qui se fait aux USA dans le domaine de l’environnement, au sens large.

      Maintenant, j’ai des réserves sur l’idéal politoco-économique de tout ça, comme je le rappelle à la fin. Mais cela ne m’empêche pas de conseiller la lecture des « Pionniers de l’or vert ».

    • Hélène Crié-Wiesner
      Hélène Crié-Wiesner répond à Chewie
      Binationale
      • Posté à 15h13 le 26/10/2009
      • Internaute 57
        Binationale

      Si vous considérez que la présentation d’un livre nouvellement sorti est un « coup de pouce marketing », alors oui : en tant que lectrice anonyme qui n’a pas de pourcentage sur les ventes, je conseille vivement la lecture du bouquin, qui contient tous les projets concrets sur lesquels vous auriez aimé lire des détails.

      Cela dit, je ne vois pas où j’ai fait preuve « d’américanolâtrie » en chroniquant ce livre, dont le propos rejoint exactement celui de ce blog : présenter ce qui se fait aux USA dans le domaine de l’environnement, au sens large.

      Maintenant, j’ai des réserves sur l’idéal politoco-économique de tout ça, comme je le rappelle à la fin. Mais cela ne m’empêche pas de conseiller la lecture des « Pionniers de l’or vert ».

      • yooy
        yooy répond à Hélène Crié-Wiesner
        in situ
        • Posté à 17h28 le 26/10/2009
        • Internaute 86360
          in situ

        le problème c’est que Mme Nora évacue toute dimension critique dès qu’il s’agit d’économie, de financement, etc. Le capital risque est-il la meilleur manière de financer un renouvellement technologique ? Ne va-t-il pas favoriser à court terme le plus grand retour sur investissement au détriment du meilleur à long terme. La californie, autrefois 8e économie mondiale et prise à la gorge, a-t-elle les moyens de soutenir la R&D fondé sur le long terme ? A-t-elle même la culture politique et économique pour cela ?
        À mon avis, mais je vous parie ma chemise en coton biologique et on verra bien, la californie va nous faire gonfler une belle bulle spéculative qui donnera des résultats négligeable en terme technologique... qui vivra verra n’est-ce pas... pari tenu ?

      • Benoît Granger
        Benoît Granger répond à Hélène Crié-Wiesner
        Chercheur en microfinance
        • Posté à 13h16 le 28/10/2009
        • Expert 1916
          Chercheur en microfinance

        bravo, ma chérie ! et les scrogneugneux suspicieux à la niche !

  • kyla2354
    kyla2354
    nouvelle mère au foyer
    • Posté à 14h44 le 26/10/2009
    • Internaute 73989
      nouvelle mère au foyer

    a voir absolument !
    Lien

    • Nimch
      Nimch répond à kyla2354
      écololibriste
      • Posté à 18h35 le 26/10/2009
      • Internaute 84917
        écololibriste

      Pas mal mais j’ai l’impression qu’il n’y avait pas beaucoup de monde dans l’amphi.

  • PoG
    PoG
    Etudiant.
    • Posté à 15h10 le 26/10/2009
    • Internaute 70681
      Etudiant.

    « les voitures électriques de deuxième génération »
    Premier exemple, 1ere faute. L’énergie, qu’elle soit fossile ou non n’est pas infinie. Encourager l’idée que chacun aura sa voiture dans le futur, c’est partir du principe que l’énergie est en quantité infinie. C’était déjà pas le cas en comptant le pétrole, ça le sera encore moins dans l’avenir, même avec la prolifération des energies « propres ».

    La voiture, il faut lui dire non. Faire circuler 1 tonne * 1 milliard d’habitants sur du bitume, c’est LE suicide énergétique, bien plus grave que tout le reste.

    • Senior le Baron
      Senior le Baron répond à PoG
      SDF/ Bobo/Nomade... (...)
      • Posté à 16h34 le 26/10/2009
      • Internaute 61941
        SDF/ Bobo/Nomade... (...)

      c’est là le hic ! ! ! il y a eu les chevaux avec les carosses....terminé...puis la bagnole pour tous sur toute la terre ? une utopie voire folie mais là big problem cela fera 5 milliards de voitures en 2020 et là... plus assez de pétrole+méga pollution...donc le règne de la voiture depuis 1 siècle comme nous la connaissons est fini il faut trouver des solutions intelligentes pour se déplacer pourquoi pas solaire et en matériaux composites....et avoir une autre vision ,une autre façon de se déplacer.... penser véhicules collectifs ou véhicules partagés .....mais l’american dream a fait son oeuvre une vie de merde =maison Phénix+1 Renault ou PSA etc +Télé et tout cela à crédit ......elle est pas belle la vie.....

    • Tabarnac
      Tabarnac répond à PoG
      Cycliste alcoolique
      • Posté à 18h00 le 26/10/2009
      • Internaute 81795
        Cycliste alcoolique

      oui tu as raison !
      Le danger avec cette pensee de croire que la technologie (meme verte) va nous sauver des crises energetiques a venir, c’est que le citoyen n’est pas incite a changer son mode de vie. Tout au contraire ! Continuons a rouler, l’electricite remplacera le petrole, continuer a chauffer quand on est en dessous de 21 et de climatiser quand on est au dessus de 23. Ouff notre confort est preserve ! Et puis cette pensee le deculpabilise ..« Oui je suis pour l’ecologie, c’est juste la technologie n’est pas encore la »...
      Voila le risque, de continuer a faire croire au citoyen qu’il n’est pas un acteur dans ces defis qui nous attendent tous.
      Le jour ou le petrole sera trop cher pour remplir son reservoir, on verra tres certainement plus de monde a velo qu’en voiture electrique (et ca sera pas une mauvaise chose). Par contre, on ne pourra que regretter que nous n’ayons pas preparer notre esociete a cela en douceur. Qu’on n’est pas fait de manifestations d’envergures nationales pour reclamer :
      1) la gratuite des transports publiques (d’ailleurs les tickets/cartes ne representent que 20% du budgets des societes, et ca equivaux a peine plus aux salaires verses aux controlleurs, a l’entretient des machines a cartes...)
      2) plus de transports publics (au lieu de financer des agro-carburants dont personnes de profiteras vraiments sauf les multinationales - et ce encore au detriments de notre planete.
      3) de re-penser l’urbanisme des villes, qui sont toujours et de plus en plus concues pour les automobilstes, mais pas pour les autres.
      4) et en attendant la voiture electrique, qu’on taxe fortement (ou interdise) M. Dupont qui en 4x4 de plus d’une tonne equipe d’un par buffle achete sa baquette de 250 grammes a moins de 3 km, alors que d’autres se bougent le cul pour eviter que notre societe devienne un enfer pour nos enfants et petits-enfants.

      • folamour
        folamour répond à Tabarnac
        • Posté à 11h16 le 05/12/2009
        • Internaute 27480

        Au bout du compte, c’est la nature qui aura le dernier mot : qd il n’y aura plus de matières premières !

        Mais on se sera peut-être entretués avant.

        D’après ce que je lis dans l’article, donner un prix à ce genre de discours prouve qu’on n’est pas sur le chemin de la résolution de nos problèmes.
        Et encenser les multinationales qui ont contribué à la crise dans laquelle nous sommes prouve que l’auteur est à côté de la plaque, mais toujours dans l’air du temps.

  • Orageon
    Orageon
    Rejeton cyclonique
    • Posté à 15h22 le 26/10/2009
    • Internaute 55236
      Rejeton cyclonique

    Mouais, ça fait très trailer de blockbuster américain. On en prend plein la tronche, mais ensuite on réalise que le film est une bouse fumante.

    On dirait qu’elle s’emballe un peu Mme Nora et manque de recul. Citer quelques technologies « vertes » pour l’énergie ou le transport, c’est marrant mais ça fait plus brève dans Science et Vie que véritable étude sur le sujet (peut être était-ce son intention après tout).
    Il s’agit d’avoir un plan plus vaste qui propose des solutions tout au long de la chaine, sinon on a rien de concret à l’arrivée.

    Au fait, elle parle d’américains mais Shai Agassi (d’après votre lien wikipédia) semble être israélien. Alors américain ou israélien ? c’est vrai que parfois c’est difficile de les séparer, mais bon c’est pas le sujet !

  • damienorway
    damienorway
    descroissants.org
    • Posté à 15h51 le 26/10/2009
    • Internaute 64135
      descroissants.org

    Ah le mythe de la croissance verte... Vous êtes exactement dans la droite lignée de notre société capitaliste, vous vivez avec le dogme de la croissance. Vous ne savez pas pourquoi mais bon...
    Le capitalisme a une fabuleuse capacité a tout ingurgiter et il nous le montre avec cette croissance verte.
    Alors vous et Dominique Nora, nous montre que tout est possible et donc la croissance verte également (sous couvert d’un titre d’ingénieur en l’occurence, même s’il n’y a pas l’once d’une compétence scientifique en vous puisque vous faites fi des lois physiques sans le moindre problème... une croissance infinie dans un monde finie... mais où est le problème ? ? ? Un enfant de 5 ans peut comprendre l’impossibilité).
    Au delà de ça, vous ne réfléchissez même pas à ce qu’est le besoin de l’homme et où va l’humanité. Incroyable de penser que mettre des fermes de panneaux solaires en Californie (puisque c’est ce dont parle Nadine Mora) c’est magnifique et va résoudre nos problèmes. Couvrir la planète d’usine, de cable électrique, déforestons, c’est tellement beau.
    Tant que l’on ne réfléchira pas sur des questions plus humaines que la croissance et la consommation, on ne pourra pas vivre bien longtemps sur cette terre puisque ce n’est pas la technologie qui nous sauvera. Dans nos sociétés laïques, nous vouons désormais une religion à la technologie et c’est elle qui devrait trouver toutes les solutions miracles pour vaincre les lois de la physique et pour connaitre une croissance infinie dans un monde finie (voir Georgescu-Roegen pour une vraie étude scientifique si vous avez vraiment le besoin d’être convaincu que c’est impossible).
    Un article comme le votre me rend triste... C’est désespérant pour l’être humain, c’est la plus grande des fuites en avant. Courons dans le mur, au grand damne de notre environnement mais surtout de notre bonheur.

    • Tabarnac
      Tabarnac répond à damienorway
      Cycliste alcoolique
      • Posté à 18h02 le 26/10/2009
      • Internaute 81795
        Cycliste alcoolique

      Meme constat.
      Continuons a polluer alors en attendant les miracles de la technologie.

  • trobador
    • Posté à 16h29 le 26/10/2009
    • Internaute 29340

    Établir un lien entre Gandhi et le capitalisme vert, il fallait oser !

    • raspo
      raspo répond à trobador
      • Posté à 17h47 le 04/12/2009
      • Internaute 29511

      Moi, la citation me fait plus penser aux écrits de J. Coupat...

      Et c’est vrai que les millionaires de la Silicon Valley comme nouveaux disciples de la désobéissance civile, c’est rigolo.

  • yooy
    yooy
    in situ
    • Posté à 18h00 le 26/10/2009
    • Internaute 86360
      in situ

    ce livre, et son auteur, sont à la masse. les autre commentateurs ont déjà abordé nombre des lacunes, à commencer par le problème de la conversion de l’énergie globale consommée du pétrole aux énergies renouvellables.
    reste surtout un immense aveuglement : on assiste ici au gonflement d’une bulle spéculative qui a commencé avant la crise des subprimes au fur et à mesure que les dénégations du gouvernement Bush sur le réchauffement climatique se ridiculisaient d’elles-même et surtout au rythme des pannes énergétiques que subis la Californie depuis une petite 10aine d’années. Il ne faut pas confondre bulle spéculative et développement industriel, d’ailleurs d’un point de vue technologique l’épisode spéculatif du dotcom est totalement stérile.
    Mieux vaudrait regarder là où des efforts soutenus en recherche et développement ont lieu, là où les savoirs-faire se développent depuis longtemps, à commencer par le Japon, mais aussi certains pays d’europe du nord, et on vient d’apprendre que l’équivalent québécois d’EDF (hydroquébec) va déposer un brevet sur une nouvelle batterie.
    Tout ça ne résoud pas le problème de fond, mais quand on connait un peu le sujet, on n’est pas ébloui par la fascination de Mme Nora pour la californie

  • critiquesociale
    • Posté à 17h19 le 26/10/2009
    • Internaute 90103

    le capitalisme n’est pas la solution c’est certainement une grande partie du problème. Alors les experts qui pensent nous sauver avec des industries propres et tout un fatras d’explications optimistes sur la croissance verte etc, moi ça me fout les glandes comme disait Renault.

    Ne tirerons nous jamais de leçons de ce qui nous arrive ? L’utopie est-elle encore de mise ? Je pense que oui mais que nous avons à rompre radicalement avec ces logiques destructrices et remettre l’humain, l’animal et la planète au coeur de nos préoccupations et de notre organisation. Aujourd’hui, l’humain est au service du système et c’est l’inverse qui devrait être. Réfléchissez une seconde à la façon dont les découvertes technologiques influencent nos modes de vie et notre environnement comme la voiture par exemple...

    Ne devrions nous pas d’abord considérer nos valeurs et ce qui nous anime avant de savoir comment les échanges économiques vont être organisés ?

    • Keldan
      Keldan répond à critiquesociale
      Now future & karpe diem
      • Posté à 17h28 le 26/10/2009
      • Internaute 5164
        Now future & karpe diem

      moi ça me fout les glandes comme disait Renault.
      C’est Renaud, pas Renault, ça c’est la voiture !

  • alberte
    alberte
    Sage-femme retraitée
    • Posté à 17h26 le 26/10/2009
    • Internaute 60250
      Sage-femme retraitée

    je pense que l’ on a à faire là à de sérieux allumés de la cocotte. Et tout ceci bien sûr rapporterait gros très gros à leurs
     » inventeurs « et encore une fois ce serait le cochon de payant qui morflerait. Heureusement nous sommes là en pleine utopie onirique ! !

  • setori
    setori
    retraité
    • Posté à 17h38 le 26/10/2009
    • Internaute 43503
      retraité

    Cet article conforte ce que j’avais écrit dans ce même espace ,à savoir que nous ne savons pas actuellement ce que seront nos moyens de transport en 2050 ni quelles seront nos sources d’énergie ni sous quelle forme nous les utiliserons.L’avenir est plein d’idées .Comme toujours très difficile voire impossible de dire laquelle percera mais pour sûr ,rien ne sera comme avant.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 17h49 le 26/10/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Et oui, y’a toujours des malins qui sentent que le vent va tourner et qui se jettent sur les bonnes affaires.
    Ils ont bien raison et ce sont eux qui vont vraiment faire décoller ce business...
    Parce que s’il fallait attendre que les ultra gentils finissent de se répéter sur le vilain capitalisme qu’il faut changer et que l’état donne autre chose que quelques oboles pour se donner, « Paris plage » sera devenu une réalité et les pingouins apprendront à chevaucher des dromadaires...

    Certes ça donne envie de rire quand les mecs disent qu’ils veulent sauver la Terre. Je ne mets pas en doute le fait que ce soit une de leur conviction, mais ça doit se valoir en terme de motivation avec la quête de richesse et de gloire. Et je le comprends très bien, c’est pas les bébés phoques ou les bébés bangladeshi qui vont remplir leurs assiettes.

    Il y a une autre différence entre le net economy et la ruée vers l’or vert : la première vend du vent, la seconde l’achète : D
    Enfin bien que le produit final soit très différent, c’est quand même très proche : un terrain quasi vierge, un grand besoin, très à la mode, des tonnes d’idées géniales dans les tiroirs et surtout cela offrira de nombreuses opportunités à la main d’oeuvre qualifiée.

    Soit, il va y avoir des trucs géniaux et des grosses merdes, des erreurs, des succès, des abus, des échecs, des mecs ruinés et d’autres milliardaires.
    Mais c’est comme ça que ça marche, en essayant, en se vautrant qu’on finit par arriver au but.
    Et si la démesure dont sont adeptes les Yankees pousse ce mouvement, on pourra enfin espérer avoir de l’air respirable et de l’eau propre un jour futur.

  • umff
    umff
    ...
    • Posté à 17h57 le 26/10/2009
    • Internaute 83477
      ...

    L’énergie n’est pas chère elle vaut deux fois moins que dans les années 80 et depuis 1 siècle elle n’arrête pas de baisser.

    Pour acheter 1 L d’essence il faut travailler 6 min au smic alors qu’il y a 30 ans c’était 15 min.

    Pour créer de nouveaux marchés il faut augmenter la valeur réelle de l’énergie : La taxe carbone.

    Pour dissuadé la consommation en changent de comportement il faut augmenter la valeur réelle de l’énergie : La taxe carbone.

    Dans les décennies à venir la production de pétrole va décliner et le prix du brut exploser ce qui si ce n’est pas anticipé provoquera une crise sans précèdent.

    Si ces « génies » Californiens n’anticipent pas la crise de l’énergie et surtout si le congrès ne l’anticipe pas alors tout ces inventions ne serviront à rien. Il faut qu’ils fassent du lobbying pour taxer le co2 ce sera très rentable pour eux.

    Le prix de l’énergie est centrale dans nos économie au états unis comme en france.

    « N’empêche qu’on peut avoir envie de se replonger dans le livre d’Hervé Kempf, “ Pour sauver la planète, sortez du capitalisme ”, dont j’avais parlé dans ce blog. Juste pour vérifier si un modèle radicalement différent n’est pas envisageable »

    Pitié non. on à déjà donner dans « des modèle radicalement différent » on connais le résultat.

    • Tabarnac
      Tabarnac répond à umff
      Cycliste alcoolique
      • Posté à 18h09 le 26/10/2009
      • Internaute 81795
        Cycliste alcoolique

      Finallement, le citoyen n’y est pour rien ! Il ne fait que consommer comme il peut. Il aimerait bien consommer vert, mais la technologie n’est pas encore la. Alors il attend l’esprit tranquil.

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