Le bazar des entreprises

Un blog de l'économiste Gilles Le Blanc, professeur à Mines ParisTech. Il décrypte la stratégie des entreprises, l'état de la concurrence, la (non) politique industrielle.

L'économie aussi a besoin de l'histoire et la géographie !

Gilles Le Blanc
Economiste
Publié le 09/12/2009 à 14h19


Photo : carte de France (mil8/Flickr)

L’appel d’une vingtaine d’universitaires contre le projet de suppression des enseignements d’histoire et géographie en Terminale S a animé l’actualité de ce week-end. Il n’est pas inutile de souligner en contrepoint combien une bonne compréhension des facteurs historiques et géographiques est indispensable à toute réflexion économique sérieuse.

Et comme la filière S est, par notre système de sélection, celle qui regroupe les acteurs économiques de demain (que ce soit dans les entreprises, les administrations ou les institutions), l’enjeu est donc considérable.

On reproche souvent (à juste titre) à la recherche économique un trop grand degré d’abstraction, une préférence pour le formalisme mathématique qui la rend difficilement accessible au plus grand nombre, et de s’éloigner des préoccupations concrètes des gens. Or une telle mesure, au nom d’une prétendue nécessaire spécialisation dans les savoirs mathématiques et physiques, ne peut que renforcer ce défaut.

Pourtant, au cœur d’une crise financière et économique d’une ampleur rarement connue dans nos générations, comment ne pas étudier et examiner ce qui s’est passé dans les années 1930 ? Pas seulement à travers quelques formules simplistes, mais dans le détail (par exemple, la rechute des années 1937-38 suite à la réduction trop précoce et brutale de la stimulation budgétaire) et en utilisant le passé pour mieux comprendre ce qui a changé dans notre environnement actuel (la construction d’une monnaie commune entre pays européens avec l’euro, le rôle croissant des pays dits émergents, l’abandon de l’étalon or…).

Ces questions, ces interrogations, ces références aident à mieux penser notre actualité, à préciser nos contraintes et nos marges de manœuvre, à imaginer les solutions possibles et efficaces. De même, la géographie des grands espaces économiques, leur démographie, leurs relations sont des variables décisives de la globalisation, sa dynamique passée et ses évolutions possibles.

On pourrait multiplier les exemples. Toute décision économique d’une entreprise, d’un Etat, ou d’un investisseur s’enracine toujours dans un passé et une géographie qu’on ne peut ignorer. Les réfuter, les ignorer, les reléguer au second plan, c’est aussi laisser libre champ aux arguments strictement idéologiques, abstraits, paralysants car impossibles à trancher rigoureusement.

Quel que soit son poste, son niveau de responsabilité, son travail quotidien, tout jeune lycéen sera dans son avenir professionnel confronté à ces questions par les transformations en cours de nos économies. Ne pas lui donner les éléments de compréhension, de comparaison et de repères, c’est au bout du compte affaiblir la capacité de nos acteurs économiques à réagir à bon escient et avec le soutien de toutes les personnes concernées, ce qui est une condition impérative pour toute inflexion stratégique.

Cela revient aussi à diminuer la compétitivité de notre territoire, au moment précis où, par toute une série d’initiatives (grand emprunt, états généraux de l’industrie….), on vise précisément à défendre et stimuler cette compétitivité. Un peu de cohérence et de vision d’ensemble est nécessaire : c’est la difficulté mais aussi la grandeur de la politique !

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  • estella
    estella
    secrétaire comptable
    • Posté à 14h45 le 09/12/2009
    • Internaute 92112
      secrétaire comptable

    Toutes ces raisons de conserver l’histoire-géo en term S sont valables, mais personne n’en doutait. Le gouvernement a juste trouvé un procédé pour supprimer des postes d’enseignants.

    • Suzanna
      Suzanna répond à estella
      • Posté à 17h08 le 09/12/2009
      • Internaute 17779

      Bien d’accord.
      Le seul reproche valable contre l’HG en TS est l’énormité des révisions pour le Bac (en fait beaucoup d’élèves n’ont pas le temps et ne révisent pas ces matières).
      Le ministère se garde bien de proposer un autre choix : garder les disciplines, supprimer la cartographie qui n’est qu’un bachotage stupide ! , et un mois avant le Bac ne conserver que le1/3 ou le 1/4 du programme à réviser (tirage au sort maintenu secret jusque mi mai). A cette date de l’année presque terminée aurait obligé profs et élèves à traiter à peu près sérieusement le programme (que l’on pourrait d’ailleurs réexaminer tant il est critiquable). Mais la charge stupide du bachotage serait très allègée.
      Quelque chose me dit que ce genre de proposition, simple et facile à mettre en oeuvre n’a aucune chance d’être retenue/ qui veut noyer son chien...

      • A déménagé le 13-01-2012 5
        A déménagé le 13-01-2012 5 répond à Suzanna
        non connue
        • Posté à 22h16 le 09/12/2009
        • Internaute 98137
          non connue

        Proposition irrecevable.

        Cela fait des décennies que les élèves ont l’HG au bac sans réduction de programme en mai, et ils ont l’air de plutôt bien s’en sortir, si on regarde les taux de réussite au bac.

        A moins que votre proposition ne soit un moyen d’aider les lycéens les plus médiocres à avoir leur bac quand même ?

  • Boutauvent
    Boutauvent
    Testeur de temps libre
    • Posté à 14h52 le 09/12/2009
    • Internaute 45018
      Testeur de temps libre

    Je ne suis pas loin de penser que ce débat est plus inspiré par les susceptibilités d’une corporation enseignante que par d’authentiques nécessités.
    Combien de professeurs sont capables d’affirmer ici qu’ils enseignent autre chose que l’histoire « convenue » , « officielle » (la géographie elle même est plus affaire de nations que de réalités ethniques et culturelles !).
    Alors oui, il serait fondamental que les jeunes appelés à de futures responsabilités connaissent l’histoire et la géographie ; mais peut-être pas ce qui leur est enseigné.
    D’ailleurs, 5 heures/semaine de « bachotage stérile » ne suffiraient pas à bien comprendre la façon dont s’est construit le monde, ainsi que le voudrait la connaissance « des » Histoires, « des » Géographies !
    N’avez-vous pas remarqué que maintenant il n’est même plus besoin de qualifier l’économie de « capitaliste » quand c’est d’elle qu’il s’agit, tellement il est admis qu’il ne pourrait y avoir d’autre modèle ?
    D’où cette boutade : donner de l’argent aux pauvres, c’est de l’assistanat... en donner aux riches, c’est de l’économie ! ! !

    • estella
      estella répond à Boutauvent
      secrétaire comptable
      • Posté à 15h09 le 09/12/2009
      • Internaute 92112
        secrétaire comptable

      Si mes souvenirs sont exacts, au collège, on devait observer des cartes d’Atlas et expliquer ce que l’on voyait, en tirer des conclusions : le climat, les cultures, la population... bref, je pense qu’en terminale, on sait depuis longtemps réfléchir et tirer des conclusions, même si les éléments que l’on nous donne sont plus scolaires que philosophiques. Et le professeur est là pour répondre aux questions auxquelles nous ne trouvons pas de réponse. Mais quand on a un président inculte, on ne peut pas avoir de ministres éclairés.

    • pablico
      pablico répond à Boutauvent
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 15h22 le 09/12/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      la géo-politique, la base de tous nos échanges, notre diplomatie, le savoir vivre avec l’autre, le comprendre l’autre et ses mécanismes... est un mélange de : géographie et d’histoire (française, et surtout locale)

      • Boutauvent
        Boutauvent répond à pablico
        Testeur de temps libre
        • Posté à 16h47 le 09/12/2009
        • Internaute 45018
          Testeur de temps libre

        Oui, tout à fait... et c’est justement ce qu’on se garde bien d’enseigner réellement, puisqu’il n’est autorisé que d’en distiller la version « officielle ».

         
        • pablico
          pablico répond à Boutauvent
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
          • Posté à 17h04 le 09/12/2009
          • Internaute 14278
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

          l histoire de doit pas s’apprendre comme une récitation, mais elle doit générer des questions... des comparaisons, l’étude des mécanismes et des causes et des effets.
          cela ne se résume pas aux mariages et aux maitresses des rois..

        1 autres commentaires
    • louisette25
      louisette25 répond à Boutauvent
      Prof
      • Posté à 21h44 le 10/12/2009
      • Internaute 92570
        Prof

      Que savez-vous des programmes d’Hist-géo ? Et que savez vous de la façon de transmettre les savoirs dans ces disciplines ? Vos propos sont méprisants (histoire « convenue », « officielle ») et vos sous entendus éculés (corporatisme). Devant mes élèves, je dirais que votre analyse est à la fois simpliste, réactionnaire, populiste.

      • Boutauvent
        Boutauvent répond à louisette25
        Testeur de temps libre
        • Posté à 10h48 le 11/12/2009
        • Internaute 45018
          Testeur de temps libre

        J’ai posé la question : « combien de profs ? »...
        J’obtiens donc, à l’heure qu’il est, 1 réponse !
        Dont acte...

  • Coldo
    Coldo
    pas là
    • Posté à 15h00 le 09/12/2009
    • Internaute 40715
      pas là

    Parce que vous croyez vraiment qu’on enseigne dans le détail les causes et le déroulement de la crise des années 30, en Terminale ? ...

    Sans déc...

  • Compte supprimé le 3 janvier 2
    Compte supprimé le 3 janvier 2
    Collectionneur d'armures.
    • Posté à 15h12 le 09/12/2009
    • Internaute 88342
      Collectionneur d'armures.

    Il faut ramener cette mesure à ses justes proportions. Il s’agit slmnt de déplacer 1H30 d’histoire de terminale à la 1°S, de façon à permettre à ces lycéens de s’investir pleinement dans leurs matières spécifiques. N’oublions pas qu’ils ont bénéficié de cours d’H-G de la sixième à la première incluse. Même la très gauchiste FCPE a avalisé cette mesure. Mensonges et démagogie montrent à quel point la mamérisation des cerveaux est en marche !

    • lancetre
      • Posté à 22h38 le 09/12/2009
      • Internaute 18658

      2h30 d’histoire sont supprimées en terminale, 1h30 est rajoutée en première...Hop ! Une heure qui disparait !

      L’ancien ministre ignorait la règle de trois.

      Le cas du Sire de Coucy est autrement dramatique : il ne maîtrise pas même la soustraction !

    • louisette25
      • Posté à 21h50 le 10/12/2009
      • Internaute 92570
        Prof

      Outre le fait que vous ne savez pas compter, vous ne semblez pas comprendre que les questions abordées avec des élèves de TS ne peuvent l’être avec ceux de 1°. Question de maturité et question de maitrise de certaines méthodes. De plus, de nombreux adhérents de la FCPE s’opposent farouchement à cette réforme et envoient des courriers enflammés à leur « chef » (allez faire un tour à ce propos sur le site du mammouth déchainé ». Bref, j’ai comme l’impression que vous ne connaissez rien au sujet. Vous mériteriez des heures de colle !

  • fdrebin
    fdrebin
    Dilettante doué
    • Posté à 15h25 le 09/12/2009
    • Internaute 78377
      Dilettante doué

    Article intéressant qui prend acte de la suprématie de la série S, basée sur la vénération française pour les maths, sans chercher à la remettre en cause.

    M. Le Blanc est un économiste qui trouve normal que, pour faire de la recherche ou étudier l’économie dans le supérieur, il soit préférable d’avoir un bac scientifique plutôt qu’un bac économique et social, baccalauréat dans le programme duquel il y a toute l’histoire-géographie nécessaire...

    Lien

    • brut
      brut répond à fdrebin
      • Posté à 14h40 le 11/12/2009
      • Internaute 25915

      quelle que soit la matière sur laquelle on pratique la sélection on retrouve en gros les mêmes à l’arrivée. un très bon élève se retrouve en S parce que c’est la filière la plus valorisée à tort ou à raison mais faites la sélection sur les matières littéraires ou les langues, notre bon élève ne s’y retrouvera pas moins

  • fantome de la nuit
    fantome de la nuit
    insomniaque
    • Posté à 15h43 le 09/12/2009
    • Internaute 50069
      insomniaque

    Excellent article. On a l’impression que le gouvernement, au-delà de l’économie de postes invoquée, ambitionne de privatiser la connaissance, le savoir, l’information, pour les réserver à une élite de décideurs, experts en intelligence économique, dont la devise serait « je pense, donc tu suis », pour citer Desproges. Il faudrait dire à Châtel que les choses ne se passent pas comme cela, en démocratie, même représentative. L’information est un droit.

    TOUS UNIS CONTRE LE GRAND COMPLOT ! ; -)

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 16h16 le 09/12/2009
    • Internaute 82025
      non connue

    C’est dans la logique actuelle :

    - le salarié devient hyper-spécialisé, donc formaté pour l’entreprise et corvéable par son manque d’employabilité

    - le consommateur devient hyper-généraliste, il bricole, jardine, cuisine, répare, s’informatise, se soigne, fabrique ses films...

    Et naturellement, incasable et inutile, le chômeur devient hyper-nombreux.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 16h39 le 09/12/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Quel que soit son poste, son niveau de responsabilité, son travail quotidien, tout jeune lycéen sera dans son avenir professionnel confronté à ces questions par les transformations en cours de nos économies.
    Mort de rire !

    Ouais, les cours d’histoire c’est une bonne chose, mais juste parce que c’est intéressant. Car ça ne sert à rien ! A RIEN !
    Passé 25 ans, les gens ne se rappellent quasiment plus de rien, seuls ceux qui aiment ça et continue à entretenir leur connaissance (genre en lisant des articles dans un magazine ou sur Wikipédia).
    Les autres se rappellent les grandes lignes, les faits historiques qui se sont produit pendant leur vie, mais pas plus.

    Et ça ne les empêche pas d’aller au turbin tous les matins et de faire très bien leur boulot.
    Pour 80% des gens le boulot est d’obéir, pour 80% des gens la seule histoire qui compte c’est celle du mec en face, 80% des gens se foutent des crises du passé et ne font que subit celle du présent.

    Et il n’y a pas que l’histoire, c’est valable pour pratiquement tous les cours du lycée. On connait les principes généraux de la physique mais pas plus, on se rappelle de trois auteurs et quatre livres vu en littérature, on a juste une idée générale de l’anatomie, les maths c’est pire que tout niveau oubli, et la philo j’en parle même pas puisque à la fin de l’année on sait même pas ce qu’on est venu foutre dans ce cours.

    Les seuls qui apprennent au lycée quelque chose qui leur servira, c’est ceux qui sont passés par le BEP ou les STI.
    Pour les autres, c’est peut être pas du temps perdu (on s’amuse, on se drogue, on baise, etc.), mais en tout cas une sorte de maternelle avant les vraies études, où l’on se demandent comment on va bien pouvoir bouffer quand on sera grand.

    Avant d’essayer de convaincre le monde, il faut être honnête. Déjà reconnaitre que le but premier est de sauver les profs, pas l’avenir des élèves qui auront oublié le nom de tous les dictateurs russes entre Staline et Poutine.
    Et ensuite expliquer les choses simplement : une heure de maths, ça fait mal à la tête, on comprend rien et en plus on en a déjà plein.
    Une heure d’histoire, c’est la détente, on comprend ce que raconte le prof, et ça parle de truc concret.
    Donc même si dans les deux cas ça sert à pas grand chose et dans trois ans on aura tout oublié, au moins avec l’histoire c’est moins monotone et surtout moins chiant.

    • Fozzie
      Fozzie répond à Keldan
      Riendutoutiste tendance dure
      • Posté à 17h58 le 09/12/2009
      • Internaute 1195
        Riendutoutiste tendance dure

      Donc, si j’ai bien compris le raisonnement - mais j’avoue, je suis un peu crétin - supprimons tout ce qui ne sert à rien et arrêtons l’école au CE1... Ça suffira pour suivre les ordres au boulot. Au fait, un humain est-il réductible à son travail ?

      • Keldan
        Keldan répond à Fozzie
        Now future & karpe diem
        • Posté à 10h27 le 10/12/2009
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        A partir de la 3ème, au mieux la 2nde.
        Après ce n’est que du temps presque perdu. Presque car ça laisse quand même le temps de se trouver un boulot. Un bon boulot !

        On n’est peut être pas son travail, mais on y passe la moitié de notre temps, ça influence énormément sur le reste de notre vie et surtout c’est ce qui détermine ce qu’on a dans notre assiette.

        On peut se la jouer rebelle et dire fuck the taf, mais en général quand on dit ça c’est que déjà notre boulot nous gonfle sévère. Et lorsqu’on se fait chier au boulot, on peut accuser la Terre entière, mais au final le seul qui a merdé c’est le type qui a accepté ce boulot.

        Et puis même si le travail n’a que peu d’importance, le salaire en a beaucoup plus. Si ça n’était pas le cas, on entendrait pas à longueur de journée des récriminations sur le salaire minimum, le pouvoir d’achat et le confort de vie.

         
        • Fozzie
          Fozzie répond à Keldan
          Riendutoutiste tendance dure
          • Posté à 21h35 le 10/12/2009
          • Internaute 1195
            Riendutoutiste tendance dure

          Juste en passant, pensez-vous que l’on a la même vision du monde à 15 ans et à 18 ans ? Peut-être peut-il être intéressant de revenir sur des choses mal comprises parce qu’on a manqué de maturité ? Je sais, vous allez me répondre que les lycéens ont la même maturité que les collégiens... Enfin, c’était juste histoire de participer à un débat.

        1 autres commentaires
  • nanouD
    nanouD
    citoyenne
    • Posté à 16h57 le 09/12/2009
    • Internaute 71941
      citoyenne

    Le « dessous des cartes », voilà une bonne émission de géopolitique, bien faite, courte et toujours très instructive...
    On ne lui donne pas la place qu’elle mérite.

    • louisette25
      louisette25 répond à nanouD
      Prof
      • Posté à 21h54 le 10/12/2009
      • Internaute 92570
        Prof

      Quelle chouette idée : on met les élèves dans une grande salle et on allume la télé. Même plus besoin de profs ! Génial, ça fait avancer le débat.

  • alberte
    alberte
    Sage-femme retraitée
    • Posté à 17h07 le 09/12/2009
    • Internaute 60250
      Sage-femme retraitée

    mon bon monsieur, quelle grandeur voulez - vous attendre d’ une caste d’ ignares au gouvernement, entre un dimlômé es motos et Mr Chatel en je ne sais en quoi, mais je pense q’ il n’ est pas allé très loin, et plein d’ autres idem, et surtout le monarque qui voudrait nous faire croire q’ il a avalé toute la littérature française en quelques mois, alors q’ il est incapable d’ aligner 3 mots en français correct, et q’ il devrait savoir que parler en bon français cela fait partie de l’ identité nationale, peut - être parle - t - il mieux le Hongrois ! !

  • spleenlancien
    spleenlancien
    Manant, de passage sous le (...)
    • Posté à 22h29 le 09/12/2009
    • Internaute 78672
      Manant, de passage sous le (...)

    Sommes nous si mal en point qu’il nous faille appeller les économistes pour défendre Clio ?
    Ca en dit long sur notre époque car il existe tellement d’autres bonnes raisons autres qu’utilitaristes qui plaident en faveur du maintien de son enseignement.

  • Hutchinson
    Hutchinson
    Etudiant
    • Posté à 21h09 le 09/12/2009
    • Internaute 87820
      Etudiant

    D’habitude je ne poste pas de commentaires, car je ne peux guère en rajouter que ce qui a déjà été dit, mais sur se sujet je commence à bouillir depuis qu’on en parle, car justement je commence à connaître un peu :
    Je sors du lycée, j’étais en Terminale S
    Je suis cette année en Licence d’Histoire parcours Géographie...
    2h30 en première, 2h30 en terminale, on a beau dire mais avec 4h en première on y perd il me semble...
    De plus j’ai suivi de très près l’histoire de la réforme de Darcos l’an dernier, et je m’y retrouve donc maintenant assez facilement dans ces histoires.
    J’avoue que l’histoire géographie faite au lycée est nettement moins intéressante que ce que je fais maintenant, mais elle me semble tout de même indispensable pour se former autant une culture générale qu’un semblant d’esprit critique et accompagner les connaissances des autres matières, on est d’accord.
    Pour l’histoire des S qui ont autre chose à faire que de l’histoire géographie en Terminale, je répond :
    Qu’est ce que je fichais en cours de LV2 italien en Scientifique jusqu’en terminale alors que les ES et L passaient les SVT, maths et physique en première au Bac avancé ?
    La question se poserait aussi pour la philo si l’on n’en faisait pas seulement qu’en terminale. Si on veut libérer du temps pour les sciences en TS, virez donc ces cours inutiles d’italien !
    Sans compter que l’on perd une heure par semaine avec cette réforme... Bref encore du grand n’importe quoi !

  • Blackhawk
    • Posté à 09h34 le 10/12/2009
    • Internaute 48430

    Cet rticle aurait sa place dans l’étude « les articles bidons non argumentés dans l’histoire de la presse » ...

    « une bonne compréhension des facteurs historiques et géographiques est indispensable à toute réflexion économique sérieuse. »
    Caractère « indispensable » : en effet. Il est important de savoir les dates des batailles de la guerre du Pacifique pour comprendre la crise économique actuelle.
    Idem pour la géographie : en étudiant la Bretagne et l’élevage de porcs, on a une modélisation des subprimes. Quant à l’étude du littoral et de la répartition des algues vertes, cela a permis à notre ami Gilles d’élaborer le principe économique de toxicité des crédits subprimes. Tout se tient.

    Autre argument bidon :
     » au cœur d’une crise financière et économique d’une ampleur rarement connue dans nos générations, comment ne pas étudier et examiner ce qui s’est passé dans les années 1930 « 
    Donc en gros, vous nous dites que l’économie a pour but de “penser” les crises...une fois passées. D’où l’énorme utilité de votre profession : élucider les crises passées. Il y a de l’enjeu. Chaque crise est la preuve renouvelée que l’économie a moins besoin des économistes que les économistes de l’économie.

    “ Toute décision économique d’une entreprise, d’un Etat, ou d’un investisseur s’enracine toujours dans un passé et une géographie qu’on ne peut ignorer”
    C’est vrai. Quand Coca cola investit au Mexique, l’étude de la culture maya a été décisive...Quand DE BEERS agrandit son trou, l’étude de l’histoire zoulou a eu un impact majeur...

    • Fozzie
      Fozzie répond à Blackhawk
      Riendutoutiste tendance dure
      • Posté à 09h48 le 10/12/2009
      • Internaute 1195
        Riendutoutiste tendance dure

      Et pour voter LE PEN en 2002, inutile de savoir quels dégâts a fait l’extrême-droite dans le passé...

      • Blackhawk
        Blackhawk répond à Fozzie
        • Posté à 10h20 le 10/12/2009
        • Internaute 48430

        Depuis quand a t on besoin de l’histoire pour voter ?

        Je n’ai pas besoin de connaître l’histoire de l’extrême droite pour en rejeter les valeurs.
        Sinon, ce recours à l’histoire est bien la preuve éclatante d’une faiblesse intellectuelle : la pensée boiteuse et monstrueuse a besoin d’être encadrée pour « bien » voter.

         
        • Fozzie
          Fozzie répond à Blackhawk
          Riendutoutiste tendance dure
          • Posté à 14h53 le 10/12/2009
          • Internaute 1195
            Riendutoutiste tendance dure

          Si vous rejetez ces valeurs, c’est que vous les connaissez... CQFD

          • Blackhawk
            Blackhawk répond à Fozzie
            • Posté à 19h16 le 10/12/2009
            • Internaute 48430

            On peut connaitre des valeurs sans connaitre leur histoire : vous avez besoin d’avoir un doctorat en sciences environnementales pour éviter de jeter vos poubelles dans une rivière ? vous avez besoin d’un doctorat en histoire pour vous donner une bonne raison de rejeter un parti qui fait une chasse à l’étranger ?

            Visiblement, vous êtes un véritable « assisté intellectuel » vu que ces règles humaines vous semblent très dures à acquérir par vous même...une créature acérébrale parfaite pour certains régimes : ils vous offriront des références historiques...

            • Fozzie
              Fozzie répond à Blackhawk
              Riendutoutiste tendance dure
              • Posté à 20h50 le 10/12/2009
              • Internaute 1195
                Riendutoutiste tendance dure

              Merci de vous inquiéter de ma santé mentale...

        3 autres commentaires
  • watashi_baka
    • Posté à 12h15 le 10/12/2009
    • Internaute 47330
      ...

    Une charge de travail pour l’histoire ?
    Si je me rapelle bien de mon temps au Bac S, il y avait une epreuve d’etude de document, et le candidat avait toute les informations necessaire a la reussite de l’examen dans les documents, donc en gros il suffisait de savoir lire pour avoir la moyennne.

    Ce qu’il faut reconnaitre c’est que de ce point de vue l’histoire-geo est utile, comprendre plusieurs documents, voir lesquels sont lies aux questions, et y repondre. On est en plein dans une demarche scientifique vous trouvez pas ?

    Maintenant puisque le gouvernement trouve ques les horraires des Lyceens sont trop charge (pardon a supprimer des postes de prof et est donc obliger de supprimer des heures de cours pour suivre) Il faut bien alleger quelque part,
    En l’occurence on peut difficilement alleger les Math/La physique/La Bio d’une terminale S deja que les programmes sont leger, La philo il reste deja plus grand chose en S. les lanues vivante deja que les Francais sont nul si en plus on les supprime.
    Il reste l’histoire et la Geo.

    Deux remarques cependant
    D’une part ca evitera a ceux qui veulent faire un IEP d’aller en S et donc repartira un peu mieux les bons eleves.

    D’autre part pourquoi lorsqu’ils ont suprime les sciences de Terminale L personne n’a rien dit.
    Comment peut on avoir des citoyens responsables si ils n’ont pas les bases en science necessaire pour comprendre au moins les enjeux des debats sur les OGM/Les nanotechnologie/le nucleaire
    Au final on a le choix entre les charge de COM d’areva/monsanto
    Les Jose-Bove fanboy qui debitent leurs flots de conneries
    Les Progres Fanboy qui souvent en debite autant
    Bref un peu plus de science ne ferait pas de mal aux gens non plus.

  • Navier_Stokes
    Navier_Stokes
    turbulent
    • Posté à 13h22 le 10/12/2009
    • Internaute 98506
      turbulent

    Le débat ne serait être complét sans évoquer le sort réservé aux sciences et technologies, et donc la réforme de la filière STI ( bac technologique, pourtant tant porteur de promotion sociale )et de l’option Initiation aux Sciences de l’Ingénieur en seconde générale. L’Histoire, pour comprendre le passé, les SES, pour comprendre le présent, sont importants, évidemment, mais les Sciences et Technologies sont cruciales pour le futur.
    Et pourtant, personne n’en parle....

    • Fozzie
      Fozzie répond à Navier_Stokes
      Riendutoutiste tendance dure
      • Posté à 14h54 le 10/12/2009
      • Internaute 1195
        Riendutoutiste tendance dure

      Totalement d’accord !

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