Lorsque Besson fustigeait Sarkozy : un spectacle irréel
Il y a un truc que les girouettes ont une bonne raison de détester (mais non, pas le vent), c’est l’archive. Quand l’archive est « audiovisuelle », l’effet est terrible : à la fois comique et pathétique.
Prenez Eric Besson (par exemple). Dans l’interview ci-dessous (4 mai 2004), il dénonçait avec force le « sarkoshow » et fustigeait alors les cadeaux aux ménages aisés que se proposait d’accorder celui qui était alors ministre des Finances :
« L’exonération des donations, ça plaira à ceux qui ont des grands-parents riches ! »
C’est un spectacle assez irréel qu’un internaute nous a signalé.
PS : Pour les amateurs du genre, vous retrouverez ici le même Besson dénonçant « les fariboles “ du candidat Nicolas Sarkozy.
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Le rapport Besson, encore au ps en 2007, sur N.S.
Je n’ai mis que les têtes de chapitre, c’est un peu long et on peut passer directement à la conclusion. Tout est évidemment du Besson dans le texte.
INTRODUCTION
CHAPITRE 1 : NICOLAS SARKOZY OU L’APOLOGISTE
DU MODELE COMMUNAUTARISTE RELIGIEUX
Son projet : réguler la société par les religions
Une stratégie de marketing politico-religieuse
Un projet de société d’inspiration américaine
Le retour des religions dans la vie publique française
Les religions comme solution aux problèmes des banlieues
Les religions comme légitimation du retour de l’ordre moral
Les religions comme substitut à l’État-providence
Les religions comme garant de la bonne éducation des jeunes
Les dérives de cet activisme communautariste
La remise en cause de la loi de 1905
La remise en cause du modèle laïque français
Le risque de promotion des sectes
La promotion des intégristes musulmans français
Première erreur d’analyse : l’UOIF serait représentative
des musulmans de France
Deuxième erreur d’analyse : l’UOIF serait seulement
fondamentaliste mais pas intégriste
Troisième erreur d’analyse : l’UOIF se modérerait au sein du CFCM
La rupture avec le modèle français républicain
CHAPITRE 2 : NICOLAS SARKOZY OU LE SÉCURITAIRE DANGEREUX
ET INEFFICACE
Sa pensée : une conception manichéenne de la sécurité
La sécurité au dessus des libertés ou la crispation sécuritaire
Le tout répressif ou la prévention abandonnée
Le tout carcéral ou le choix de la solution américaine
Le tout policier ou le pouvoir judiciaire inféodé au ministère de l’intérieur
Son action : un activisme législatif pour rassurer…
La loi sur la sécurité intérieure ou de nouveaux délits
censés régler l’insécurité
Le délit de stationnement dans les halls d’immeubles
ou la stigmatisation des jeunes
Le racolage passif ou la transformation des prostituées
en délinquantes
Le délit de mendicité ou le retour aux solutions du 19ème siècle.
Sommaire
L’inquiétante « rupture tranquille » de Monsieur Sarkozy
2
Les lois sur l’immigration ou la production assurée de clandestins
La loi du 26 novembre 2003 ou un échec reconnu à demi-mot
La loi du 24 juillet 2006 ou le faux alibi de l’immigration choisie
Le projet de peine automatique pour les multirécidivistes
ou la volonté de toujours copier les États-Unis
Ses résultats : des échecs derrière une communication triomphaliste.
Le succès de la lutte contre l’insécurité ou l’illusion médiatique de l’efficacité
La lutte conte le terrorisme ou le succès de la spécificité française
Le renseignement ou la myopie face aux crises de notre société.
La baisse de la délinquance ou le discours mystificateur
La réalité cachée ou les échecs derrière la communication triomphaliste.
Les violences contre les personnes : + 27 %
Les infractions aux stupéfiants : + 58 %
Sangatte ou l’embourbement après la fermeture.
La crise de la canicule pendant l’été 2003 ou un ministre de l’intérieur
miraculeusement épargné par les médias
CHAPITRE 3 : NICOLAS SARKOZY OU LE VRAI LIBERAL
SOUS COUVERT D’UN FAUX PRAGMATIQUE
Un piètre bilan économique et social
Un libéral pur et dur camouflé derrière un pragmatisme de façade
Derrière une impression tenace d’improvisation des convictions empruntant au libéralisme le plus débridé .
Une France volontairement décriée, prélude à une thérapie de choc
Les dangers d’une révolution libérale – le volet économique
Orchestrer l’effacement de l’État
Permettre aux riches de s’enrichir davantage
Réhabiliter le travail ? Le précariser plutôt !
Les dangers d’une révolution libérale – le volet social.
Gommer les mécanismes de redistribution verticale
Aider davantage les familles et les classes moyennes
aux dépens des plus pauvres
Placer les plus démunis sous surveillance et les aides auxquels
ils prétendent sous conditions
L’élection de Sarkozy, une menace pour la sécurité économique des personnes
CHAPITRE 4 : NICOLAS SARKOZY OU LE CLONE DE BUSH
Le rêve américain et le rêve européen
Le reniement du modèle européen
L’adhésion au modèle américain
Un modèle aux fondements fragilisés
Un modèle aux performances contestables.
Un ascenseur social bloqué
Un marché du travail artificiellement efficace.
Une intégration faussement performante.
Une société malade
Un système social réduit aux acquêts
L’adhésion au conservatisme de Bush
Nicolas Sarkozy, l’américain
Nicolas Sarkozy, l’atlantiste convaincu – le soutien inconditionnel
à la guerre en Irak
Nicolas Sarkozy, le conservateur
Un même style.
Un même discours moral d’essence essentiellement religieuse.
Une même tentative de redéfinition du crédo-conservateur
CONCLUSION :
-Il se prétend efficace mais a collectionné les échecs
-Nicolas Sarkozy veut incarner le volontarisme mais fait en réalité le
choix de la démission en politique
-Nicolas Sarkozy promet la sécurité pour tous mais prépare en fait l’insécurité de chacun
-Nicolas Sarkozy se prétend aux services de l’ensemble des Français
mais sert avant tout sa clientèle
-Nicolas Sarkozy veut incarner l’avenir de la France mais propose en
fait les recettes du passé
-Nicolas Sarkozy souhaite doter les religions d’un véritable statut
-Il se prétend porteur d’une ambition pour la France mais ne vise qu’à
satisfaire sa boulimie de pouvoir et sa volonté de puissance




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