Juifs, musulmans : nous portons tous les cicatrices de Gaza
Un an a passé depuis l’offensive israélienne contre Gaza. Celle-ci exhibe pourtant les cicatrices toujours ouvertes des attaques israéliennes. Le mur érigé pour protéger les Israéliens des attentats les assiège eux-mêmes. Des deux côtés, l’espoir n’est pas à l’ordre du jour. Quant aux puissances internationales, elles ne font pas suffisamment acte d’autorité pour contraindre les parties en présence à un pas décisif.
Des murs partout
L’Europe, hantée par le poids du génocide des Juifs, manque à la fois du crédit et de la volonté nécessaires. Submergé par les dossiers de politique interne, préoccupé par son prochain mandat, soucieux de ménager ses lobbies -y compris les organisations juives qui pèsent de tout leur poids pour assurer un soutien indéfectible à Israël, surtout quand on sait que les Juifs américains votent massivement démocrate- Barack Obama paraît pieds et mains liés.
De nouvelles forces juives américaines comme J Street s’agitent bien pour tenter d’infléchir cet appui inconditionnel dans une direction positive, en appelant à la résolution du conflit par des voies diplomatiques sous la gouvernance des États-Unis et à la création d’un État palestinien. Elles sont encore loin d’être majoritaires.
La collectivité juive française, la plus importante d’Europe, ne semble en tout cas pas prête à imiter son homologue d’outre-Atlantique. Certes, elle n’est pas faite d’un seul bloc, mais il faut reconnaître qu’elle donne l’impression d’agir sur ce dossier comme un seul homme.
Ses institutions « représentatives » suivent les directives israéliennes au mot près, et l’on pourrait même dire qu’elles font du zèle. Non seulement nombre de ses dirigeants surfent depuis quelques années sur la vague d’islamophobie qui traverse la France, mais ils s’efforcent de culpabiliser et de paralyser les médias et les politiciens français en mettant en avant la montée de l’antisémitisme.
Ils l’attribuent aux milieux arabo-musulmans, pour occulter l’insoutenable politique israélienne à l’endroit des Palestiniens, contribuant à créer ainsi la confusion entre musulmans et Palestiniens, et accréditant la dérive d’une certaine extrême-gauche et de certains de nos concitoyens, amalgamant quant à eux sans nuances Israéliens et Juifs.
L’antisémitisme actuel, conséquence de la politique israélienne ?
À la faveur de la seconde intifada, le thème d’un regain d’antisémitisme s’était déjà invité dans l’arène politique française, se combinant à celui, sacro-saint, de la sécurité. Beaucoup en avaient joué, notamment une droite cherchant à assurer en 2002 la réélection de Jacques Chirac.
Le gouvernement israélien, alors sous la férule d’Ariel Sharon, taraudé par ses inquiétudes démographiques et soucieux de contrer la forte natalité des Palestiniens, en avait quant à lui profité pour tenter -sans grand succès- de créer un mouvement d’émigration juive de France vers Israël.
Tout récemment, juste à la veille du premier anniversaire de la catastrophe de Gaza, on a une fois de plus assisté à un sursaut de panique. Comme pour prendre les devants face aux retombées éventuelles d’un tel anniversaire après les fêtes de fin d’année, on a brandi d’inquiétantes statistiques.
Le ministre de l’Intérieur -le même qui avait suscité la polémique en déclarant, en septembre 2009 : « Quand il y en a un [un Arabe], ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes »- s’est vu décerner, le 13 décembre de la même année, un Prix de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme par l’Union des patrons juifs de France, dont le site web se distingue par une rhétorique antimusulmane du plus mauvais goût.
Certes, les 704 faits antisémites recensés sur les neuf premiers mois de l’année 2009, plus du double de ceux enregistrés à la même période l’année précédente, révèlent une progression notable. Mais le ministre lui-même l’a imputée en partie à la situation internationale et à l’exacerbation du conflit israélo-palestinien.
Nul doute que cette montée d’antisémitisme, aussi blâmable soit-elle, est directement liée à la politique israélienne. Ironie de l’histoire, ceux qui avaient fondé le mouvement sioniste l’avaient fait pour mettre les Juifs d’Europe à l’abri de l’antisémitisme en créant pour eux un foyer national.
Le débat sur l’identité nationale, un danger pour tous les minoritaires, Juifs compris
Les Juifs français ne pourront plus s’abriter derrière leurs souffrances passées ou présentes et s’engager tête baissée dans les campagnes menées contre les musulmans en France. Non seulement cette stratégie n’aide en rien Israël, mais elle renforce l’hostilité chez ceux qui combinent, à tort et à des degrés divers, le soutien à la cause palestinienne, la critique d’Israël et l’antisémitisme historique.
Si, aujourd’hui, nombre de politiciens en France et en Europe désignent les musulmans comme boucs émissaires, n’oublions pas qu’hier ce sont les Juifs que l’on désignait comme tels. Le débat sur l’identité nationale n’est pas nouveau non plus. Les Juifs, qui en portent les stigmates, devraient s’en souvenir et se dire qu’ils risquent, eux aussi, de ne pas en sortir indemnes.
À la diaspora juive -dont la propre paix dans les pays où elle vit dépendra largement d’une résolution du conflit israélo-palestinien- de rappeler à Israël ce que le monde attend de lui. Vœu pieux en ce début de nouvelle année civile ?
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vicitme de la censure
vicitme de la censure
Durant l’inquisition espagnole , ce ne furent pas les musulmans qui furent pourchassés en priorité quand le regime de la terreur fut mis en place par la chrétienté trinitaire mais les juifs.
Aussi ce furent ces memes notables juifs qui avaient dans un premier temps alimentés les feux de la hine inter-ethnique et avaeint appelés les croisés trinitiares pour les débarasser « des maures ». Or cela s’etait finalement retrouné contre eux comme en guise de châtiment.
Car ces derniers occupaient les postes clefs de la finances, du commerce , de la taxation etc ....Ils furent donc les premiers visés par la politique d’épuration.
Tandis que les musulmans qui formaient la main d’oeuvre de l’artisanat et de l’agriculture etaient plus nécessaire à la viabilité de l’économie. donc leur épuration a pris plus de temps.
Il est clair que si un tel scénario se reproduisait , je pense que la communauté et le lobby juif en pâtirait une nouvelle fois plus que quiconque. L’histoire l’a prouvé.
Je trouve donc que leur stratégie d’importer la politique du clash civilsiationnel de la colonie que l’on nomme Israël à l’intérieur de nos frontieres pourrait se retourner contre leurs auteurs.
Quand une population voudra retrouver sa vraie autonomie nationale elle commencera par mettre un terme en priorité aux puissants lobbys . Car ces derniers forment une minorité mais détiennent une grande part de la puissance médiatico-financiere donc possedent au détriment de la majorité une grande influence sur la direction de la politique du pouvoir executif.
Aujourd’hui la France célebre la destruction du mur de Berlin tout en financant la construction du mur du gettho de Gaza contre la volonté de son peuple . Cherchez l’erreur ....




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