En pleine culture

Chaque semaine, une chronique sur l'économie de la culture par Françoise Benhamou, professeur d'économie à Paris-13.

« Harry Potter » masque la forêt du livre pour la jeunesse

Françoise Benhamou
Professeur d'économie à Paris-XIII
Publié le 28/10/2007 à 11h15

Sortie de Harry Potter à Berlin, vendredi (Hannibal Hanschke/Reuters)

« Harry Potter » , c’est, avec effet de loupe, un cas d’école du triple phénomène qui touche les industries culturelles : la globalisation, la course à la valorisation sur différents marchés, et la dématérialisation, puisque « Harry Potter » , c’est certes un livre, mais ce sont aussi des droits et des licences (achetées par la Warner dès 1999).

En France, on a vendu l’an passé 81 millions de livres pour la jeunesse, soit 16% du total des exemplaires, toutes catégories de livres confondues. Ce secteur représente à lui seul plus de 11% du chiffre d’affaires de l’édition (il faut toutefois préciser que les albums de coloriage, dont le nombre ne cesse de croître, sont comptabilisés comme des livres, et qu’ils constituent à eux seuls un huitième de ce marché) : l’édition pour la jeunesse se porte plutôt bien, et c’est heureux. Sa part dans le chiffre d’affaires total de l’édition est en croissance depuis 1995.

Pourtant, à y regarder de plus près, on s’aperçoit que le chiffre d’affaires du livre pour la jeunesse a légèrement diminué l’an passé : il est vrai que c’était une année sans. Sans quoi ? Sans « Harry Potter » . La place d’ » Harry Potter » est telle que l’on en vient à calculer deux indices d’évolution du secteur, l’évolution « avec » , et l’évolution « sans » ! Du jamais vu dans le monde de l’édition. Gallimard a vendu 21 millions de livres avec les six premiers tomes d’ » Harry Potter » ; le sorcier représente 12 à 15% du chiffre d’affaires total de la maison... les années où un nouveau tome sort sur le marché.

La vente moyenne par titre s’établit à 7705 exemplaires pour le livre pour la jeunesse, à peine plus que pour l’édition générale. Une moyenne qui cache des disparités considérables, puisque le dernier tome des aventures d’ » Harry Potter » a bénéficié d’une mise en place de 1,8 million d’exemplaires, et que quelques autres best-sellers, certes un peu moins spectaculaires, atteignent de jolis scores.

Susciter le goût de lire

L’édition pour la jeunesse n’est pas un segment à part du reste de l’édition. Elle remplit au moins trois fonctions : elle est un poids lourd du marché du livre, avec des espaces dédiés, des librairies spécialisées, une forte visibilité, une capacité à s’exporter. L’an passé, les éditeurs français ont cédé, selon la Centrale de l’édition, 953 titres de livres pour la jeunesse dont 30 aux Etats-Unis, et environ 400 en Asie !

L’édition pour la jeunesse est un lieu de créativité, où certains auteurs s’essayent avant de se lancer sur le marché du roman. On ne peut que saluer le travail d’un petit éditeur comme L’Ecole des Loisirs, par exemple, qui produit des livres de qualité tout en parvenant à lancer ses auteurs sur les deux marchés.

La littérature pour la jeunesse, c’est enfin un segment du marché qui produit des externalités positives sur l’ensemble du secteur du livre, en suscitant le goût de lire. Toutes les études le montrent : la lecture se nourrit de la lecture, et les habitudes acquises dès l’enfance sont les meilleurs garants des pratiques de lecture du jeune devenu adulte.

Mais le livre de jeunesse souffre des mêmes maux que le reste de l’édition. En premier lieu, la propension à la surproduction : 10485 titres nouveaux en 2006, alors qu’en 1990 on n’en comptait que (si je puis dire) 7245. Soit 45% de hausse ! La qualité y gagne-t-elle ? On craint d’en douter. La visibilité est mécaniquement réduite pour la plupart des titres. Face au trop-plein, le libraire excédé est tenté de privilégier les séries, les titres déjà familiers. Il faut savoir que, selon le SNE, 30 licences font un quart des ventes de livres pour la jeunesse : les « Petit ours brun » , « Nana » ... et, bien sûr, « Harry Potter » .

De même, comment ne pas céder à la tentation d’accorder plus d’importance aux livres à retombées multiples ? Cartables, trousses, crayons, jeux, gadgets, tout y passe. Rentabilité assurée. Effort minimal.

Alors, le livre pour la jeunesse, segment à part entière du marché du livre ? Source de rentes pour quelques éditeurs généralistes ? Produit d’appel pour des biens dérivés ? Il y a de tout cela. Mais aussi de fort jolis textes. Et de délicieux souvenirs.

Retrouvez la chronique de Françoise Benhamou sur France Culture, chaque samedi dans l’émission Masse Critique, à 8 heures

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  • Anonyme

    Ok, c’est une belle intro, mais où est le développement, la conclusion ?

    Il n’y a rien à débattre c’est juste un constat. Et pas des plus originaux ni des plus poussé. Pour ne pas dire médiocre tel il enfile les poncifs du genre :

    - La littérature pour enfant n’est pas de la « vraie » littérature : « L’édition pour la jeunesse est un lieu de créativité, où certains auteurs s’essayent avant de se lancer sur le marché du roman. »

    - L’alibi culturo-éducatif : « La littérature pour la jeunesse, c’est enfin un segment du marché qui produit des externalités positives sur l’ensemble du secteur du livre, en suscitant le goût de lire. »

    Ce n’est qu’un étalage de chiffre, donc forcement partiel (ce n’est qu’un aspect des choses) et partial (on choisie les chiffres qui peuvent servir son argumentation).

    Le succès d’Harry Potter n’est lié qu’à une seule chose : il a été écrit dans le but de s’adresser réellement aux enfants. Et pas simplement à une image caricatural et niaise des enfants comme le font les éditeurs et les autres auteurs.

    • Anonyme

      Tout à fait d’accord !
      la littérature jeunesse est en effet une littérature à part entière, avec ses codes. Et puis il y a DES litteratures jeunesse : les albums, avec le magnifique travail des illustrateurs, les romans, adaptés à tous les ages et tous les genres, les docs. Et savez-vous que certains bouquins sont achetés par les adultes pour leur propre plaisir, parce qu’ils ne trouvent pas leur compte dans la littérature adulte française ?
      Pourquoi croyez-vous que les éditions d’heroïc fantaisy paraissent souvent en grand format, et non plus en livres de poche avec des couvertures tout à fait aguichantes pour les grands ?

      Il y aurait beaucoup à dire, mais simplement, une dernière remarque : traiter « l’école des loisirs » de « petite maison d’édition » me fait ricaner. Renseignez-vous.
      Et puis sachez qu’il y a des auteurs-jeunesse qui n’ont aucune envie d’aller jouer dans la cour des grands. Je citerai Marie Aude Murrail, par exemple, une star dans notre monde de galopins de moins de 16 ans, et que je sache, elle n’a pas encore manifesté le désir de pondre pour les adultes !
      Mais il est vrai que la rigueur de l’écriture jeunesse est une excellente formation pour la littérature générale.
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    • Anonyme

      Si le succès d’HP n’était dù « qu’à » cela, il y aurait pas mal d’autres bouquins jeunesse qui crèveraient les plafonds de vente ! ; -)

      Irène Delse, qui est devenue auteure jeunesse par accident.

    • Anonyme

      C’est aussi une belle orchestration à gros moyens de commercialisation géante qui écrase la promotion d’autres livres pour la jeunesse. Cela n’enlève pas la qualité du texte mais c’est une pratique déloyale pour les autres auteurs qui ne sont pas tous classiques et niais !

    • Anonyme

      Mais vous parler de ce que visiblement vous ne connaissez pas ! Sinon comment dire cela de la littérature de jeunesse ? Pour la pratiquer depuis des années au sein de l’association Croqu’livres (Lien) (allez y faire un tour et vous constaterez qu’il n’y a aucune niaiserie dans cette littérature et qu’au contraire elle pose les questions fondamentales de la vie. Même si l’on peut considérer H P comme un roman initiatique, sachez qu’il en existe beaucoup d’autres...J’ai aussi transmis le goût de lire, avec cette littérature, à de nombreux élèves, en lycée professionnel, là justement où les élèves ont du mal à lire...
      On ne peut parler de façon juste que de ce que l’on connaît, alors renseignez-vous....

    • Anonyme

      Pourquoi pas...c’est votre avis...
      Ma fille étant une lectrice chevronnée j’ai pu constater, qu’outre Harry Potter, la plupart des livres qu’elle a eu entre les mains ne lui renvoyaient pas non plus une image niaise et caricaturale de son univers.
      Ce qui me gène dans les phénomènes comme Harry Potter et autres « produits culturels » de masse pour les enfants, c’est le manque de recul que le jeune lecteur peut avoir.Dans qu’elle mesure peut-il y avoir une lecture-plaisir si elle motivée pour une grande part par l’envie légitime de faire comme les copains...
      Il me paraît difficile d’avoir un avis objectif sur les qualités du livre tant qu’il sera l’objet marketing qu’il est aujourd’hui.
      Je l’offrirais à ma fille quand lire Harry Potter sera « has been » ! !

      • Anonyme

        si vous doutez des qualités du livre vous pouvez toujours le lire vous-même pour vous faire une idée plutôt que de céder/résister à la pression des copains.

        Mais ne surestimez pas le marketing, le « phénomène » Harry Potter s’il est horripilant à bien des égards à surtout montrer qu’il pouvait persister en dehors des périodes de poussée marketing.

        Du coup elle risque de pouvoir se les acheter elle-même bien avant qu’ils soient devenus has-been.

  • Anonyme

    L’article de madame Benhamou présente fort peu d’intérêt en général, tout le monde sait ce qu’elle écrit et elle énonce quelques petits parisianismes de copinage au passage, entre autre que « les écrivains s’essaient en jeunesse avant de passer à des choses sérieuses (sous entendu) ». La quasi totalité des auteurs de romans jeunesse n’écrivent que pour la jeunesse (et on exclut déjà les auteurs jeunesse qui écrivent pour des albums), par ailleurs beaucoup d’auteurs adultes ont fait le chemin inverse, soit par nécessité économique, c’est le cas d’auteurs de polars et SF, soit par le goût de le faire. En fait, aveuglé par son amitié pour la « petite maison d’édition » (mais grande par sa vanité) L’Ecole des Loisirs, ce que veut dire madame Benhamou, c’est que madame Brisac, directrice éditoriale dans la petite maison d’édition, est l’épouse du directeur des Editions de l’Olivier et qu’ils établissent ainsi des ponts entre amis.
    Renseignez vous sur les vrais petits éditeurs jeunesse, madame Benhamou, sur les auteurs jeunesse de grand talent (plus grand que beaucoup de tâcheron signant chez des éditeurs de littérature générale), songez à ce malheureux St Ex qui pense écrire un beau livre philosophique avec ce pavé consternant qu’est « Citadelle » et qui y écrit un chef d’oeuvre littéraire parce qu’on le lui demande. Faites un travail sérieux madame Benhamou ensuite écrivez des articles quelque peu crédible et intéressant.
    Votre dévoué
    Jack Chaboud

    • Anonyme

      Remarquablement décapant, monsieur Chaboud. ça fait du bien.
      Pparler de littérature jeunesse pour dire des banalités et nous resservir un discours condescendant, c’est bien dommage, chère rue 89.
      Mais je suis sûre que nos amis auteurs jeunesses vont réagir ?

      Sans parler des illustrateurs, qui ne sont sans doute pas de vrais artistes, hein ?

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    • Anonyme

      Le jour où tu trouveras un auteur de la dimension de Dostoïevski ou Boulgakov chez les écrivains pour mômes, tu me feras signe. Pour qui connaît la vrai littérature, c’est une évidence qu’on y trouve des génies qu’on ne retrouve pas dans la littérature pour enfants. Pour la simple raison, cher monsieur, qu’on ne dit pas les mêmes choses à un enfant qu’à un adulte. Un enfant ne connaît rien de la vie, lui en parler de façon complexe c’est un non sens. Ce que toi et tes compères faites, c’est du politiquement correct déguisé sous une attaque à deux balles de l’article de Benhamou, rien d’autre.

      • Anonyme

        « Le jour où tu trouveras un auteur de la dimension de Dostoïevski ou Boulgakov chez les écrivains pour mômes, tu me feras signe »

        Philipp Pullman et sa trilogie A la croisée des mondes ?

         
        • thierry reboud
          • Posté à 17h59 le 03/11/2007
          • Internaute 20923

          Bon. Eh bien, manifestement vous n’avez lu ni Dostoievski, ni Boulgakov. C’est dommage pour vous. Franchemment, Philipp Pullman... J’ai cru que vous plaisantiez.

        1 autres commentaires
    • Anonyme

      La vraie question étant : « Jack Chaboud s’est-il fait refuser un manuscrit à l’école des loisirs ou aux Editions de L’Olivier ? »

  • Anonyme

    « Harry Potter » masquerait la forêt du livre pour la jeunesse ?

    Je ne veux accuser personne ne plagiat, mais n’est-ce pas précisément ce que je dénonçais ici :

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    Presque un copier/coller… Non ?

    (oui, bon, à deux ou trois virgules près, on ne va pas chipoter non plus…)

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    • LeHibouPhilosophe
      • Posté à 23h27 le 28/10/2007
      • Internaute 9406

      Dans la forêt des commentaires qui, sur un sujet somme toute assez anodin, accusent l’article de tous les maux voire s’écharpent entre eux, celui-ci avait au moins le bon goût d’être (ou de se vouloir) drôle.
      La sanction est immédiate : cinq fois « naze »…
      Certes, on n’est pas sur AgoraxVox (foire aux plaisantins de tous poils) et l’autopromo est énervante.
      Tout de même, la logique des notations m’échappe plus que jamais…

  • Le_navire
    • Posté à 16h09 le 28/10/2007
    • Internaute 10534

    Réducteur, en effet...
    L’Ecole des loisir, petit, je rigole tout pareil. Même si je salue souvent la qualité du catalogue et le travail sur la politique d’auteurs.
    Et ça fait des années qu’on bosse en tâchant plutôt de convaincre des auteurs « blanche » de passer en jeunesse, pour sortir de l’équation jeunesse=sous-littérature...ce qui permettrait enfin de réaliser qu’il y a des auteurs qui s’y sentent bien, n’éprouvent pas le besoin d’aller voir ailleurs, et qui n’ont rien à envier, par leurs qualités littéraires, à ceux qui s’adressent au adultes.
    On connaît plus d’une plume à succès qui pourrait prendre de sérieuses leçons d’écriture chez les auteurs jeunesse, n’est-ce pas ?

    Quant à HP, ce n’est pas l’arbre qui cache la forêt, mais à mon avis, celui qui permet à la forêt de s’agrandir.
    Et puis tiens, zou ! pour une fois, moi aussi, je m’auto-cite, y a pas de raison...
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    • Anonyme répond à Le_navire

      Jamais tu me feras croire qu’un bouquin pour gamin arrive à la cheville, en terme de qualité d’écriture et de complexité narrative, d’un livre sorti du génie créateur d’un des grands écrivains reconnus universellement. Ou alors nos mômes sont des surdoués capables par exemple de lire du Zweig ou du Hermann Hesse et de le comprendre ? Un gamin c’est pas un adulte, il n’a pas la même capacité à comprendre, il n’a pas le même vécu. Vous êtes ridicules à vouloir comparer l’incomparable. Ce sont deux genres de littératures qui n’ont strictement rien à voir, l’un est mineur, l’autre majeur. Dire le contraire c’est de la grosse fumisterie d’éditeur ou de gugus inculte n’ayant jamais ouvert un chef d’œuvre de la grande littérature de sa vie. Bientôt vous allez nous sortir que la BD vaut la littérature ? Cette façon de penser participe du nivellement par le bas de la littérature actuelle « aller, toutes les littératures se valent ». Et bien non mon bon monsieur, même si certains auteurs pour enfants écrivent bien, ils restent des auteurs pour enfants et sont pour l’écrasante majorité d’entre eux incapables d’écrire pour les adultes.

      • Anonyme

        Si tu crois vraiment à ce que tu écris, je te plains de tout mon coeur. Fort heureusement, il n’y a aucune hiérarchie dans l’art.
        La BD est un genre, la littérature jeunesse un autre... et le nivellement par le bas, hélas, il est seulement dans ta façon d’aborder le monde et l’art.
        Bref, enferme-toi dans tes convictions et laisse aux auteurs et aux éditeurs le soin d’apporter du plaisir aux lecteurs.

      • Don_Lorenjy
        Don_Lorenjy
        Ecriveur à Annecy
        • Posté à 17h39 le 28/10/2007
        • Internaute 20427
          Ecriveur à Annecy

        C’est l’inconvénient d’avoir petitement raison, et surtout méchamment tort. On ne sait pas si on doit te plaindre et laisser filer, ou tenter de répondre.

        Tu as raison mon gars : les enfants n’ont pas le bagage des adultes. Mais ils ont des attentes qui peuvent être comparables. Le ridicule serait de s’arrêter à leur manque de connaissances ou de vécu pour leur servir de la soupe. La difficulté pour un auteur est de se mettre à leur niveau pour justement leur offrir la qualité qu’ils méritent, mais surtout de les intéresser avec. Si le jeune lecteur ne suit pas, c’est que l’auteur a mal fait son travail.
        Problématique que ceux qui écrivent pour adultes n’ont pas : si le lecteur ne comprend pas, c’est qu’il est con. Facile...
        Je pourrais citer d’autres difficultés, parmi lesquelles le fait de s’adresser à des êtres en construction, ce qui interdit certaines facilités (comme l’excès de noirceur et de violence). Mais j’aurais l’air de prêcher pour une paroisse... Hemingway ou Saint-Ex l’ont fait bien mieux, en écrivant ce que tu considères sans doute comme des sous-merdes de sous-écrivains.

        Je n’entrerais pas non plus dans la comparaison et l’argumentation entre genres mineurs et majeurs, d’autres s’y sont ridiculisés avant toi.

        En revanche, parler de « grosse fumisterie d’éditeur ou de gugus inculte n’ayant jamais ouvert un chef d’œuvre de la grande littérature de sa vie » nous en dit plus sur ta personne que sur les auteurs, éditeurs et défenseurs de la littérature jeunesse.
        Je ne sais pas quel compte personnel tu as à régler, mais je connais quelques chefs-d’oeuvres « jeunesse » qui adouciraient ta méchanceté, là où visiblement la littérature « adultes majeurs » a échoué.

         
        • Anonyme répond à Don_Lorenjy

          De la méchanceté parce que je dis ce que je pense ? N’importe quoi. Pour moi les deux littératures ne se valent pas. Mais je n’ai jamais dit que ce n’était pas de l’art. Bien sûr qu’écrire pour des enfants, c’est un art qui s’appuie sur une technique au même titre que d’écrire pour des adultes. Mais, le niveau de réflexion que peut atteindre une œuvre de la grande littérature est incomparablement plus élevée et complexe que celui que l’on peut d’offrir aux enfants. Sinon, je n’ai aucun compte à régler, juste marre de lire vos hypocrisies. Qu’est ce qu’il y a de choquant à d’admettre que certains arts sont supérieurs à d’autres ? Tous les arts ne se valent pas, désolé mais non. Ou tu penses aussi qu’un film très bien fait de Disney vaut un film de Bergman ? Pour l’exemple de Saint-Ex, perso je ne considère pas « le petit prince » comme un livre pour enfant, c’est beaucoup plus que ça. C’est un livre qui utilise le langage des enfants pour faire passer un message universel, l’utilisation du vocabulaire enfantin accroissant le sentiment d’universalité et la puissance évocatrice de l’œuvre. Un enfant ne fait que survoler « le petit prince », ce n’est qu’une fois adulte qu’il comprend véritablement le livre.

          • Don_Lorenjy
            Don_Lorenjy
            Ecriveur à Annecy
            • Posté à 19h14 le 28/10/2007
            • Internaute 20427
              Ecriveur à Annecy

            Admettons : tu n’étais pas méchant, juste insultant (of swing).

            Ton analyse du Petit Prince est parfaite. Un message universel avec un langage accessible aux plus jeunes, mais que les adultes peuvent lire avec profit et plaisir. Désolé, mais toute ton argumentation sur la sous-littérature jeunesse coule sur cet écueil. Les bons livres jeunesses sont comme le Petit Pince, et même si les auteurs ne prétendent pas être Saint-Ex, ils font tout pour jouer dans la même cour. Certains y parviennent, pas plus, mais pas moins, que dans la cour des « adultes ».

          • Anonyme

            Donc, dès qu’un livre « pour enfants » atteint une certaine renommée et se voit reconnaître une certaine qualité, il est « beaucoup plus que cela ».
            Pittoresque...

            Otto Naumme

        3 autres commentaires
      • Anonyme

        L’île au trésor, Stevenson

         
        • thierry reboud
          • Posté à 17h59 le 03/11/2007
          • Internaute 20923

          Ah ! Voilà, quand vous voulez... Stevenson, c’est tout de même autre chose que Pullman ! Cela posé, je ne crois pas que Stevenson ait écrit L’Ile au trésor POUR les enfants.

        1 autres commentaires
  • Anonyme

    Et le petit prince de saint-Ex, c’est quoi, un livre pour enfants ou un livre pour adultes ?

  • Anonyme

    de gemme
    d’abord, j’aime bien les mecs qui écrivent sans signer : ( !

    C’est parce que la majorité d’entre vous (non, mon beau navire, je ne parle pas pour toi, tu le sais bien !)prennent les jeunes pour des cons, parce qu’ils s’imaginent qu’ils ne comprennent rien à la vie que vous avez de désagréable surprises quand ils vous pètent à la tronche !
    j’ai passé ma jeunesse à lire des bouquins pour adultes ’j’ai 37 ans tassés) parce que la littérature jeunesse était gnan gnan dans sa grande majorité !
    croirent que les jeunes n’ont aucun sens critique et qu’ils ne comprennent que des choses simples et surtout pas complexes, c’est vraiment les prendre pour des débiles !
    ils ont des yeux, des oreilles ! ils savent regarder autour d’eux, ils savent faire la part des choses entre ce qui leur semble juste et ce qui leur semble injuste !
    prendre les auteurs jeunesse pour des sous auteurs, c’est encore prendre les jeunes pour des cons, parce qu’autant un auteur adulte n’a pas à se préoccuper de ce qui pourrait choquer son publique, le tri se faisant automatiquement, autant un auteur jeunesse doit pouvoir, doit SAVOIR utiliser des argument suffisemment comlexes sans être allambiqués, de même pour le vocabulaire !
    il y a quelques temps, j’ai lu un livre pour jeunes dont les premières pages sont assez violentes, mais cette violence expliquant l’évolution, les blessures et les dilemes du personnage, un enfant. ce sont les adultes qui ont hurlé en disant qu’une telle violence ne convenait pas à de jeunes ados.
    c’est oublier un peu facilement le plaisir qu’il prennent à lire et regarder les mangas, assez violents en général, à aller voir des films que nous, adultes considéront comme violents.
    le onde EST violent, et les jeunes le voient tous les jours. il est impossible de les mettre sous cloche pour les « préserver », l’environnement forme l’enfant. imaginez un enfant hyper protégé, n’ayant vu ni subi aucune violence de toute sa jeunesse et lachez le, jeune adulte, dans le monde qui nous entoure, vous en ferez un traumatisé à vie !
    je ne dis pas qu’il faut sureposer les jeunes, loin de là, mais il faut aussi leur faire confiance (en tout cas pour les ados) pour faire la part des choses entre réalité et fiction : on ne peut quand même pas leur faire lire OUI OUI jusqu’à 16 ans, si ? ?

  • Anonyme

    Hem, hem... Est-ce que me tromp’-je, ou bien est-ce que s’agit-il de la chronique que Françoise Benhamou a lue à l’antenne de France Culture hier samedi aux alentours de 8h45 ?
    La question est rhétorique. C’est bien la même.

    Thierry Reboud

    • Pascal Riché
      Pascal Riché
      Redchef Rue89
      • Posté à 21h32 le 28/10/2007
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      Oui, c’est bien cette même chronique. Ce que nous précisons à chaque fois en bas de ses articles.
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      (Oubli réparé dans ce cas)

  • Anonyme

    mes livres péférés ? les livres pour la jeunesse que je lis à ma fille de bientôt 12 ans, un vrai bonheur, en concentré siouplé... les boterro, tous, les xavier laurent petit, ah maestro... un pur chef d’oeuvre... tobby lolness à lire et à relire, pour apprendre la politique, l’amitié, le respect de s autres, la vie, la mort, que des romans de toute beauté... j’en passe et des meilleurs, alors oui, harry potter on l’a réservé à la bibliothèque on l’aura mercedi, enfin, mais y’en a tellement d’autres... les silvana gandolfi, les duplechin ... y’en a à la pelle, même anna gavalda écrit pour la jeunesse... a acheter ceci pour les relire sans discontinuer... j’ai 43 ans et je pleure et je ris quand on découvre des petits chef d’oeuvres de littérature... les gamins se les empruntent, se les arrachent (au hasard les boterro avec ewilan)... je lis pour moi des lectures d’adultes, mais ça ne m’émeut pas autant même si ça fait bien sourire... au hasard avec arto paasilina... ségo56

  • Anonyme

    Aucune information, à part qu’Harry Potter (qui a mon sens mérite son succès) c’est vraiment une part importante dans l’édition jeunesse... (sous entendu, Harry Potter c’est du buisness pas de la littérature ?).

    Aucun chiffre, sur le développement du marché, sur le pourquoi de la hausse des titrs (il me semble que c’est une tendance générale), sur les maisons d’éditions, sur le point de vue des auteurs, des lecteurs, sur la particularité du secteur jeunesse.

  • Anonyme

    Assez pour ce soir !

    après l’article sur Obama, je tombe sur celui-là et de sommeil (désolé le zeugma n’était pas cher)

    • Anonyme

      ah ! j’ai essayé aussi mai dans l’autre sens !
      je n’ai pas tenu la moitié du truc sur la baraque et sa femme, en fait j’ai laissé tomber ! je n’ai rien compris, je devais déjà somnoler.

      le niveau d’informations internationales est à ce point élevé sur Rue89 que l’on privilégie l’action de « ranger le beurre dans le frigo » aux rétorsions israéliennes sur Gaza, à l’action militaire potentielle de la Turquie en Irak, ou aux combats actuels de Mogadiscio.
      C’est vrai qu’il faut tourner le coin de la rue89 et faire un peu de vrai journalisme

  • Libellules
    • Posté à 20h38 le 28/10/2007
    • Internaute 15825

    Je sais, ce n’est pas un livre pour enfants mais :

    « Littell sorti du Tunnel
    Le prix Goncourt pour les Bienveillantes a-t-il aussi récompensé le Tunnel de William H. Gass ?
    Pas un mot, rien n’a été dit pendant un an, une recherche poussée n’a rien donné. Juste cela, il y a quelques mois, sur le site de rue89, à propos du Tunnel de William H. Gass (paru en anglais en 1995) : un “ nouvel écho aux Bienveillantes ” ! Celles-ci ont très justement obtenu l’an dernier, à ne considérer qu’elles-mêmes, le prix de l’Académie française, le prix Goncourt et, par boule de neige, elles ont été achetées par six ou sept centaines de milliers d’improbables lecteurs (le livre se revend pour deux euros dans les vide-greniers à l’état neuf). Le Tunnel de William H. Gass, l’œuvre majeure des cinquante dernières années, est sorti au printemps dernier en français, grâce aux efforts de son traducteur, Claro, de son éditeur et du Centre national du livre dans la collection Lot 49 au Cherche Midi. Qui aura lu l’un et l’autre s’apercevra que les Bienveillantes de Jonathan Littell ont puisé ce qu’elles ont de meilleur dans le Tunnel de William H. Gass. »

    Les arguments à
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    • Anonyme répond à Libellules

      comme bon nombre de livres sur cette période, les auteurs ont été très nombreux à se ’copier’ construisant ainsi une toile aux apparences semblant multiples mais cohérentes sans que le public s’aperçoive que les ’sources’ étaient fort peu nombreuses

  • pikasso02
    • Posté à 21h41 le 28/10/2007
    • Internaute 10134

    HP ne cache rien. Il donne envie de lire. Nous n’allons pas reprocher à l’auteur cette réussite ! De plus, les jeunes en bibliothéques, n’hésitent plus à prendre des « pavés ». A 15 ans que lisiez-vous ? Quand vous lisiez. Moi c’était Mickey ! Vive HP ! Ne prochain président, dans quelques decennies l’aura sans doute lu !

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    • Prolo du livre
      • Posté à 16h26 le 29/10/2007
      • Internaute 12784

      A une certaine époque (pas si longtemps) j’ai été libraire (BD & jeunesse) et j’affirme que non Poppers ne donne pas systématiquement envie de lire aux minots !
      J’ai eu (plusieurs fois) des gamins qui refusaient tout bouquin si ce n’est pas H.P., et qui ne reviennent plus jusqu’à la sortie du prochain tome.
      H.P. n’a de pavé que la volonté de son éditeur de « grossir » volontairement le livre. Effectivement la taille/volume d’un texte fait souvent peur aux minots , et même aux adultes, mais le problème n’est pas résolu grâce à H.P. mais grâce au fait de lire tout simplement...

      Phénomène de mode qui passera comme les billes ont leurs saisons dans les cours de récré....

  • Anonyme

    Demandez-vous pourquoi Harry Potter a tant de succès ! Il y’a un « pavé » qu’ils ne prendront pas...(tout de même la plus grosse vente, après Ikéa, et avant HP). Mais des mauvaises langues disent même que Walt Disney était un illuminati. (Petite précision : mes enfants font hélas partie de la génération initiée à la sorcellerie par Pokémon et Harry Potter). La vérité fait peur... mais elle délivre.

  • Anonyme

    Initiation à la sorcellerie

  • Camelia
    • Posté à 12h33 le 29/10/2007
    • Internaute 12237

    Il me semble que l’important soit qu’un enfant lise et je ne pense pas qu’entre deux volumes d’Harry Potter, les enfants cessent de lire en attendant le prochain opus alors si HP a pu donner à des enfants de goût de la lecture, tant mieux ! !

    J.K. Rowlings sait apparemment très bien faire ce qu’elle fait, elle était au chômage quand elle a écrit le premier volume, elle a essuyé un certain nombre de refus avant de trouver un éditeur, elle a très bien réussi, tant mieux pour elle ! !

    • Prolo du livre
      Prolo du livre répond à Camelia
      • Posté à 13h55 le 29/10/2007
      • Internaute 12784

      Et bien il me semble que (certains) minots arrêtent de lire entre deux tomes...

      « J.K. Rowlings sait apparemment très bien faire ce qu’elle fait, elle était au chômage quand elle a écrit le premier volume, elle a essuyé un certain nombre de refus avant de trouver un éditeur, elle a très bien réussi, tant mieux pour elle ! ! »
      Comme quoi le marketing fonctionne bien... La pauvre petite que personne ne voulait éditer alors qu’elle était au chomdu... Peut être pas pour rien que personne ne souhaitait l’éditer, Proust aussi a connu ça, de là a les comparer...

      Connaissez-vous André Dimanche (cours Estienne d’orves, installé dans les locaux des « Cahiers du Sud ») ? Un éditeur qui, lui, a un certain courage, contrairement à Gallimard.

      Mais salutations du gros gabian du bout du quai !

      • Camelia
        Camelia répond à Prolo du livre
        • Posté à 14h38 le 29/10/2007
        • Internaute 12237

        A quel moment ai-je comparé J.K. Rowlings à Proust ?

         
        • Prolo du livre
          Prolo du livre répond à Camelia
          • Posté à 15h20 le 29/10/2007
          • Internaute 12784

          , milles excuses, c’est moi qui les compare...
          Mon propos était de dire que le fait de ne pas être édité, ou de l’être, n’était en rien un gage, de qualité, ou de médiocrité...

        1 autres commentaires
  • Anonyme

    Et tant pis pour nos gosses...

  • Prolo du livre
    • Posté à 13h36 le 29/10/2007
    • Internaute 12784

    « Le succès d’Harry Potter n’est lié qu’à une seule chose : il a été écrit dans le but de s’adresser réellement aux enfants. »
    Il a été en fait, publié, surtout en direction du portefeuille des parents...
    Rue89, pourriez vous nous trouver le C.A. total d’Harry Poppers (D.A., produits dérivés, adaptation ciné, etc.) ?

    « Le jour où tu trouveras un auteur de la dimension de Dostoïevski ou Boulgakov chez les écrivains pour mômes, tu me feras signe. »« c’est une évidence qu’on y trouve des génies qu’on ne retrouve pas dans la littérature pour enfants. “
    Dostoïevski génie soporifique, et Boulgakov, me semble-t-il, réunit toutes les ‘conditions’ de la littérature enfantine avec ‘Le Maitre et marguerite’... La notion de génie est subjective...

    ‘Quant à HP, ce n’est pas l’arbre qui cache la forêt, mais à mon avis, celui qui permet à la forêt de s’agrandir.’
    Une forêt uniquement composé d’un même arbre est plutôt plate, sans odeurs, et sans gouts... Trop de même essence nuit au développement de la forêt...

    ‘en terme de qualité d’écriture et de complexité narrative, d’un livre sorti du génie créateur d’un des grands écrivains reconnus universellement’.
    Ouffff, ça c’est de l’analyse critique !
    Si ce sont des critères de ‘génie’... la narratologie et la reconnaissance ‘universelle’ ne font pas l’intérêt ni la qualité d’un auteur.
    Allez voir Chester Himes, ni style, ni narrato, mais une ambiance !

    ‘(sous entendu, Harry Potter c’est du buisness pas de la littérature ?).’
    Ben... oui, il faut, en plus, vous l’expliquer ?

    ‘le pourquoi de la hausse des titres (il me semble que c’est une tendance générale),’
    Augmentation du nombre de titre ne signifie pas augmentation des ventes, après quelques années d’augmentation d’’exemplaires vendus, c’est la première fois que l’on a un recul du nombre de vente (cf. Livres hebdo)...

    • Camelia
      Camelia répond à Prolo du livre
      • Posté à 14h51 le 29/10/2007
      • Internaute 12237

      Si HP avait été un bide, il n’y aurait ni film ni produits dérivés ni quoi que ce soit. Il ne me semble pas qu’il y ait eu, à la sortie du premier tome un battage médiatique particulier.
      Je n’ai pas dit que les HP était des chefs-d’œuvre (je n’en ai lu aucun), j’ai dit qu’il valait mieux lire HP que de ne pas lire du tout.
      Maintenant libre à vous d’interdie à vos enfants de lire HP (si vous en avez), c’est une certaine forme de censure...

      • Anonyme répond à Camelia

        Johanne Rowling a beaucoup de talent, et aussi une grande connaissance des arts lucifériens. Sachant que l’occultisme existe et fait des ravages -j’en ai d’ailleurs « soupé“- j’ai interdit à mes enfants de lire Harry Potter, qui s’oppose totalement à l’enseignement biblique. J’ai constaté que Satan s’intéresse particulièrement aux enfants, et préfèrerais qu’ils ne lisent rien du tout, quitte à être incultes.

      • Prolo du livre
        Prolo du livre répond à Camelia
        • Posté à 16h05 le 29/10/2007
        • Internaute 12784

        Le problème, est justement qu’H.P. a des produits dérivés, des films et que ce n’est pas un bide commercial.
        Il y’a déjà eu pas mal de sujet sur H.P. et certains posts ont fournit d’excellentes critiques de ce bouquin. Je ne vais pas les refaire ici.

        Mais comme le souligne le commentaire de Tita (expatriée à Lisbonne), on a un paysage culturel où un seul arbre cache toute les forets... C’est effectivement le cas dans tout les genres littéraires, et probablement dans les autres secteurs culturels.
        Et on encense des « produits » (parce que dans ces cas-là, ce sont vraiment des produits, que l’on emballe et vend au poids à la criée), que si la profession du livre (au sens large) avait une déontologie de son métier, personne ne souhaiterait en faire la promo...

        Il existe une mécanique offre/demande propre au livre : un auteur, éditeur ou libraire propose et ne (devrait) pas se contenter de répondre à une demande du lecteur. Et quand la machine merchandising se met en branle...

        Nous avons un rôle de « passeur de livre » (je ne me souviens plus de qui est cette formule), de vecteurs d’idées, de savoirs, de découvertes et d’imaginations, notre rôle n’est pas de dire : « vous voulez lire des choses simples, je ne vais vous proposer que des choses simples ». On devrait essayer de dire : « Vous voulez lire des choses simples ? Qu’avez-vous lu ? Je vous proposerait plutôt ça, qui me semble-t-il, vous correspondra mieux. »

        Et c’est justement parce que je pense avoir un minimum de cette déontologie que je n’interdirais rien à mes enfants (si j’en avais) (puisque c’est en lisant tout que l’on se forge une culture et une critique).
        Mon métier m’amène à conseiller, et déconseiller, en fonction des lecteurs, et non de refiler des palettes du même titre, par simplicité et fainéantise.

  • Tita
    Tita
    oiseau
    • Posté à 17h33 le 29/10/2007
    • Internaute 7659
      oiseau

    Si je comprends bien l’essence de l’article, c’est de nous dire que des milliers d’ouvrages pour les jeunes sont simplement cachés par la (sur)visibilité de quelques succès.
    Alors je me pose une question : est-ce différent ailleurs (littérature dite plus adulte, etc...) ? si oui, quelle conclusion en tirer (et ce pourquoi est alors hautement interressant) sur l’image que l’on a de l’enfance (et des enfances sur les adultes), etc..
    Si non, pourquoi ce réductionnisme à la seule littérature pour enfant ?

  • Anonyme

    Comme j’aime voir les français débattre autour d’un tel sujet.
    Harry Potter fait 800 pages (environ), il n’est pas l’arbre qui cache la forêt, il y a donc une forêt ?
    Nos enfants liraient-ils donc ?
    Le débat ne serait-il pas là ? Il n’y a pas si longtemps que ça, les enseignants d’élémentaire n’étaient tous que des bons à rien, incapables d’apprendre à lire à leurs élèves ?
    Chercher l’erreur ! ! ! des mois à débattre sur les vilaines méthodes de lecture utilisées par des mauvais enseignants n’ayant pour seul objectif que de fabriquer de crétins et voilà qu’ils lisent des bouquins de 800 pages ? Eh oui, c’est ça aussi la France.
    Au fait, quelqu’un a des nouvelles de De Robien ?
    C.Brisbart

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