L'Europe, l'Europe, l'Europe

Un blog tenu par Eric L'Helgoualc'h, pour s'y retrouver entre les centaines de décisions que l'Europe prend chaque année à Bruxelles, les enjeux de pouvoir qu'elle représente et la façon dont elle dessine notre avenir commun, sans qu'on soit toujours d'accord. L'Union européenne mérite qu'on s'y intéresse de près.

Sauve qui peut, les déclinologues reviennent !

Eric L Helgoualc h
Journaliste
Publié le 13/01/2010 à 17h01

Déclin accéléré, sortie de l’Histoire... en attendant le coma artificiel : les spéculations sur la capacité de l’Europe à répondre aux défis du monde globalisé ont été relancées par la crise économique, l’irrésistible essor de l’Asie et l’échec relatif du sommet de Copenhague.

La dernière campagne présidentielle française avait vu prospérer dans le paysage intellectuel français un type particulier d’analyste politique : le déclinologue, le meilleur exemple étant l’austère Nicolas Baverez.

Ces économistes anxieux faisaient souffler un vent glacial sur les plateaux télé de l’époque, assénant aux candidats leurs courbes et chiffres apocalyptiques à la manière du mage Philippulus dans un fameux épisode des aventures de Tintin.

L’élection de Nicolas Sarkozy, accueillie avec bienveillance par les déclinologues, qui lui prêtaient alors des vertus réformatrices susceptibles d’enrayer le mal, avait mis un terme à leurs sombres prophéties. Répit de courte durée, comme le montre la récente floraison de tribunes renouant avec la prose angoissée du crépuscule de l’ère Chirac.

Eric Le Boucher réclame « un sursaut contre son déclin accéléré »

Il aura suffi, pour faire redémarrer le train fantôme, que l’Europe soit absente des négociations finales du sommet de Copenhague, que le Suédois Volvo soit racheté par un constructeur chinois et que la France voit échapper un contrat nucléaire à Abu Dhabi au profit d’un industriel coréen.

« Aujourd’hui, il y a danger », écrit Eric Le Boucher sur Slate :

« Sans un sursaut contre son déclin accéléré, l’Europe n’aura d’autre choix que de se refermer sur elle-même, comme le fit la Chine dans les années 1820. »

Jacques Attali, qui semble s’être donné pour mot d’ordre de toujours annoncer le pire pour mieux le conjurer, est encore plus implacable dans sa chronique de L’Express :

« Réalise-t-on vraiment, en Europe, ce qu’implique sortir ainsi de l’Histoire ? (...)

Depuis toujours et en tout lieu, la sortie de l’Histoire s’est accompagnée de terribles soubresauts politiques : recherche de boucs émissaires, dénonciation des élites, repli sur des idéologies simplistes et rassurantes, séparatismes et guerres civiles. »

Voilà qui augure d’un avenir encore plus terrifiant que dans les pires visions d’Yves Cochet.

Autre famille de déclinologues : les désabusés

Je ne suis pas certain que ce type de discours produise l’effet escompté : aller dire à des Français, passablement effrayés par la crise et qui voient peu à peu s’effondrer tous les repères collectifs, que leur avenir sera pire s’ils ne se plient pas à ces réformes tant redoutées, c’est s’exposer à coup sûr à la vindicte populaire.

Je n’arrive pas à trouver dans la courte histoire des démocraties une tentative réussie de réformer par la peur : rares sont les malades qui accueillent avec bienveillance la perspective d’une nouvelle série de saignées.

Outre les prophètes d’Apocalypse à la Attali, la famille des déclinologues européens compte en son sein une autre catégorie, un peu plus plus sympathique car moins anxiogène : les désabusés, ceux qui ne semblent guère croire à la possibilité d’un sursaut. Le Britannique David Rennie, alias Charlemagne, correspondant à Bruxelles de The Economist, est de ceux-là.

Dans l’une de ses dernières chroniques de 2009, Rennie invitait ses lecteurs à se replonger dans « Le Guépard », oeuvre définitive sur le déclin assumé d’un monde parvenu à son terme.

Contre cette fatigue historique, il n’y a pas grand chose à faire

Dans un autre billet, contemplant avec ironie l’impuissance de la stratégie de Lisbonne à propulser l’Europe au firmament de l’économie mondiale, le journaliste y voyait une explication toute simple : cet objectif-là, les Européens n’en veulent pas.

Vieillie, usée, fatiguée, l’Europe aurait sciemment renoncé au dynamisme pour succomber aux charmes délétères d’une sécurité factice et d’une prospérité achetée à crédit. Contre ce genre de fatigue historique, il n’y a pas grand-chose à faire, à part tenir la chronique de l’effacement européen en espérant que celui-ci soit le moins douloureux possible...

Entre le catastrophisme des uns et la résignation des autres, le retour des déclinologues offre en tout cas l’opportunité d’être agréablement surpris par la décennie qui s’ouvre.

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  • Gorn
    Gorn
    Geek farceur
    • Posté à 17h16 le 13/01/2010
    • Internaute 92890
      Geek farceur

    On peut parler de déclin puisque l’Europe a perdu son leadership mondial avec la 2ème guerre mondiale au profit des USA. (au niveau de la croissance économique, démographique mais aussi de la puissance militaire ou de l’impact culturelle.

    Avec l’explosion de l’URSS dans les années 1990, la création de l’Europe (avant) et le processus d’élargissement de l’UE (ensuite), celle-ci est revenu dans la course.

    Plus récemment, c’est la Chine qui prend l’avantage sur l’Europe et même sur les USA.

    Donc autant je peux être d’accord avec le coté déclin de l’Europe (je dirais plutôt stagnation d’ailleurs), autant au niveau du monde, on assiste plutot à un nouvel élan avec la Chine mais aussi l’inde ou le Brésil.

  • Ruski
    Ruski
    Gracchus
    • Posté à 17h20 le 13/01/2010
    • Internaute 50606
      Gracchus

    Le Guépard :
    « Tout changer, pour que rien ne change ».
    Tout à fait d’actualité !

    • fantome de la nuit
      fantome de la nuit répond à Ruski
      insomniaque
      • Posté à 02h37 le 14/01/2010
      • Internaute 50069
        insomniaque

      Camarade Ruski, voici une illustration parfaite de cette maxime, signée par l’eau tiède de la pensée, soutien de Bayrou par ailleurs, j’ai nommé JFK (pas Kennedy, l’autre) :

  • Hemenate
    • Posté à 17h29 le 13/01/2010
    • Internaute 856

    Longue litanie d’énumération, mais au final aucun argument ne vient contredire les thèses de ces « déclinologues ».

    Aucun de leurs argument n’est non plus évoqué.

    Quel est le but de cet article ?

    • Sakae Osugi
      Sakae Osugi répond à Hemenate
      abstentionniste réfractaire
      • Posté à 21h58 le 13/01/2010
      • Internaute 101522
        abstentionniste réfractaire

      c’est marrant,je me posais la même question...c’est juste du dénigrement pour dénigrer,donc totalement stérile comme propos...mais bon,peut-être que d’après le Monsieur : tout va bien dans le meilleur des mondes,on peut continuer à faire l’autruche et à appliquer la méthode Coué...

  • guerzit-
    guerzit-
    Incomprenant majeur
    • Posté à 17h36 le 13/01/2010
    • Internaute 28472
      Incomprenant majeur

    « Réalise-t-on vraiment, en Europe, ce qu’implique sortir ainsi de l’Histoire ? (…) Depuis toujours et en tout lieu, la sortie de l’Histoire s’est accompagnée de terribles soubresauts politiques : recherche de boucs émissaires, dénonciation des élites, repli sur des idéologies simplistes et rassurantes, séparatismes et guerres civiles. »

    La sortie de l’histoire, c’est un des pires pipeaux idéologiques qui soit... C’est le grand méchant loup qui aurait muté avec la sceptre implacable du destin...

    Comprenez bien ; l’histoire est une route qui va droit, mais est pentue en certains endroits, elles est balisée, bien comme y faut, avec arrêts pipi tous les nonante KM et snack à tous bouts de champs... C’est pas un truc... C’est une figure géométrique parfaite, une formation gazeuses stable, un pet de Dieu mis en bouteille... Ca va là ou ca doit aller, du côté de la fin de l’Histoire, et ce qui est bien, c’est qu’elle est vachte balisée la route, de manière à nous faire aller là ou on doit aller.

    Attali est un idéologue gras du cerveau qui rêve d’une dictature molle utile à son rang, à opposer à la dure qui menace la nation qui sort de l’histoire, en particulier ceusses qui comme lui pensent pour les autres...

    Putain d’idéologies moisies... Tout ca parce qu’il à peur de Dieu, il a choisi l’Histoire... C’est moins effrayant un concept qu’un père un peu soupe au lait et omnipotent...

  • Green-Sky
    Green-Sky
    Citoyen social-démocrate à Paris (...)
    • Posté à 17h42 le 13/01/2010
    • Internaute 20994
      Citoyen social-démocrate à Paris (...)

    Le paradoxe de ce discours des déclinologues, c’est que l’Union européenne est précisément la construction politique la plus innovante depuis longtemps. C’est la seule construction politique fondée sur l’abandon accepté de souverainetés pour un mieux commun - paix et prospérité économique. Et ça a plutôt bien marché jusqu’ici. Qu’on compare les Etats d’Europe de l’Est, l’Espagne ou la Grèce actuellement, et ce qu’ils étaient avant leur entrée dans l’Union européenne.

    On a beaucoup reproché à l’Union européenne son absence relative dans les négociations lors du sommet de Copenhague. C’est oublier, d’une part, qu’elle était la seule à promouvoir des objectifs chiffrés et ambitieux, et qu’il était normal que les principaux émetteurs de CO2 qui ne voulaient pas en faire autant monopolisent ces négociations. C’est oublier, surtout, qu’un an avant l’échec de Copenhague, dû au choc de souverainetés et d’égoïsmes nationaux, l’Union européenne était parvenue, par sa méthode de compromis et de dépassement des souverainetés, à adopter le paquet « Climat Energie » - ce qui montre que cette méthode de décision est mieux à même de prendre en compte des problèmes globaux que le jeu des souverainetés nationales, hérité des siècles précédents.

    On peut toujours observer un déclin relatif de l’Europe dans le monde, mais on pourrait aussi dire que ce déclin est parfaitement naturel. L’émergence de nouvelles puissances économiques (Chine, Brésil, Inde...) nous amène vers la fin de ce qui, à l’échelle de l’histoire, n’a finalement été qu’un accident : une Europe dont l’économie a émergé au 19ème siècle, et qui a eu, pendant un siècle et demi, une influence disproportionnée dans le monde.

    • padiran
      padiran répond à Green-Sky
      Chroniqueur Grolandais
      • Posté à 18h28 le 13/01/2010
      • Internaute 5159
        Chroniqueur Grolandais

      « On a beaucoup reproché à l’Union européenne son absence relative dans les négociations lors du sommet de Copenhague. C’est oublier, d’une part, qu’elle était la seule à promouvoir des objectifs chiffrés et ambitieux, »
      Non l’union européenne n’a rien proposé,Sarkozy a négocié avec Merkel et Brown quelques propositions afin de les proposer à quelques responsables d’Amérique du sud (Lula,....). Ceci montre que l’Europe des 27 est une illusion, puisque le Danemark, président tournant de l’Europe à Copenhague et hôte de la conférence, n’était même pas dans le coup.

      • Green-Sky
        Green-Sky répond à padiran
        Citoyen social-démocrate à Paris (...)
        • Posté à 18h33 le 13/01/2010
        • Internaute 20994
          Citoyen social-démocrate à Paris (...)

        C’est la Suède, et non le Danemark, qui exerçait la présidence tournante de l’Union européenne. Le Danemark était hôte de la Conférence, ce qui est différent.

        Pour le reste, dire que l’Union européenne n’a rien proposé à Copenhague est, à mon avis, incorrect. L’Union européenne s’est engagée, unilatéralement, à réduire de 20% ses émissions à l’horizon 2020, et s’est même dite prête à les réduire de 30% si d’autres Etats (Chine, Etats-Unis, Inde...) acceptaient pour eux un objectif chiffré pour 2020. C’est la seule proposition constructive qui ait été faite à Copenhague, et je suis désolé, mais dire que ce n’est rien me paraît, encore une fois, incorrect.

         
        • padiran
          padiran répond à Green-Sky
          Chroniqueur Grolandais
          • Posté à 18h46 le 13/01/2010
          • Internaute 5159
            Chroniqueur Grolandais

          « Union européenne s’est engagée, unilatéralement, à réduire de 20% ses émissions à l’horizon 2020, et s’est même dite prête à les réduire de 30% si d’autres Etats “
          D’accord mais Sarkozy ; Merkel et Brown ont joué pour toute l’Europe, les autres états n’ont pas été dans le coup, ce qui pour une ‘union’ fait triste.

          • Green-Sky
            Green-Sky répond à padiran
            Citoyen social-démocrate à Paris (...)
            • Posté à 19h11 le 13/01/2010
            • Internaute 20994
              Citoyen social-démocrate à Paris (...)

            Je suis désolé, mais je ne partage pas cette analyse. Sarkozy, Merkel et Brown ont joué un jeu médiatique personnel. Et alors ? Est-ce que cela change quelque chose au fond ?

            C’est l’Union européenne qui a adopté, elle-même, l’objectif d’un maintien du réchauffement de la Terre en-dessous de 2°C, un objectif qui est ensuite devenu celui de la Conférence de Copenhague et est entériné dans le texte final. C’est une norme européenne, à la base - et on vient nous dire que l’Union européenne n’a pas pesé dans les négociations ?

            L’Union européenne a été la seule, pendant Copenhague, à souhaiter un accord juridiquement contraignant avec des objectifs chiffrés de réduction des émissions, et la seule à mettre sur la table des engagements unilatéraux pour elle-même. Pendant que les autres se contentaient de dire qu’ils ne prendraient des engagements que si (insérer au choix : Etats-Unis/Chine/Basic/Bric...) prenaient des engagements en premier.

            Je veux bien reconnaître que le résultat n’est pas à la hauteur de nos attentes, mais en faire porter le reproche sur l’Union européenne et dire qu’elle n’a pas compté, cela revient à blâmer la vertu et faire l’éloge du vice.

            • padiran
              padiran répond à Green-Sky
              Chroniqueur Grolandais
              • Posté à 19h25 le 13/01/2010
              • Internaute 5159
                Chroniqueur Grolandais

              Je suis entièrement d’accord que les propositions de » l’Europe » réduit aux acquêts (3 représentants sur 27) étaient et restent très intéressantes, néanmoins je reste sur ma faim quant à la validité de la structure européenne pour répondre de façon cohérente et rapide à un problème complexe comme celui du climat.

              • Green-Sky
                Green-Sky répond à padiran
                Citoyen social-démocrate à Paris (...)
                • Posté à 20h26 le 13/01/2010
                • Internaute 20994
                  Citoyen social-démocrate à Paris (...)

                L’Union européenne n’est pas un Etat, elle est tout au mieux une confédération d’Etats. Dans une négociation entre Etats, il est donc normal qu’elle ne puisse se comporter comme un Etat.

                Pour autant, l’Union européenne a permis l’adoption, entre ses Etats membres, du Paquet Climat Energie, un accord contraignant fixant des objectifs chiffrés de réduction pour chaque Etat membre. Or, au sein de l’UE, tous les Etats membres ne sont pas dans la même situation : l’Europe de l’Est (comme la Chine ou l’Inde, à Copenhague) est peu réceptive à l’idée de brider sa croissance en réduisant ses émissions. Pourtant, ça a marché à 27, ce qui montre que l’Union européenne s’est montrée capable d’apporter une réponse, en trouvant un accord en son sein, sur la question du climat.

                Une question que l’on pourrait en revanche se poser, est celle de savoir si l’Etat-nation souverain et jaloux de sa souveraineté est un cadre approprié pour répondre à des questions complexes impliquant l’avenir de la Planète, et impliquant des concessions de chacun pour un optimum commun.

                Le résultat atteint à Copenhague semble suggérer que non... Et de cela, l’Union européenne, qui tente justement de dépasser ce cadre étatique, n’est nullement responsable.

                • padiran
                  padiran répond à Green-Sky
                  Chroniqueur Grolandais
                  • Posté à 22h02 le 13/01/2010
                  • Internaute 5159
                    Chroniqueur Grolandais

                  « Et de cela, l’Union européenne, qui tente justement de dépasser ce cadre étatique, n’est nullement responsable. »
                  Et c’est pour cela que le cadre actuel de l’UE défini par les pères fondateurs est obsolète et qu’il faut un Europe fédérale où seules les missions régaliennes et la monnaie seront confiés à l’État des Nations de l’Europe Unis et où des nations seront capables de proposer, en fonction de leur culture et de leur histoire, des modèles différents en matière d’éducation, de santé. L’environnement est effectivement un projet fédérateur qui doit faire l’objet d’une contribution commune.
                  L’UE développée actuellement n’est plus qu’un monstre qui s’auto-alimente et s’auto-satisfait, elle ne peut être pérenne qu’après une refonte de ses statuts et une révision de ses buts.
                  L’Europe doit être utile pour être acceptée, actuellement elle n’est qu’administrative et ennuyeuse

        5 autres commentaires
  • AC-89-
    • Posté à 17h45 le 13/01/2010
    • Internaute 39476

    Si l’Europe sort de l’Histoire elle pourrait y laisser enter l’Afrique.
    Guaino-Attali, même pensée d’éditocrate.

  • spleenlancien
    spleenlancien
    Manant, de passage sous le (...)
    • Posté à 17h47 le 13/01/2010
    • Internaute 78672
      Manant, de passage sous le (...)

    Déclin de la Religion.
    Déclin de la Race.
    Déclin de la Civilisation.
    Déclin de l’Occident.
    Déclin de l’Economie.
    Un simple coup d’oeuil sur les concepts déclinants indique, sans coup férir, de quel bord proviennent les attaques...

    • Compte supprimé le 23 janvier 7
      Compte supprimé le 23 janvier 7 répond à spleenlancien
      amateur de nuages
      • Posté à 17h52 le 13/01/2010
      • Internaute 98295
        amateur de nuages

      Et le déclin de la gauche ?

    • pablico
      pablico répond à spleenlancien
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 18h17 le 13/01/2010
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      la peur fait partie de notre façon d’être gouverné...

      donc qui dit peur dit déclin...

      quelqu’un qui a peur s’enferme, s’enfuie.. il attaque rarement..

      • Compte supprimé le 23 janvier 7
        Compte supprimé le 23 janvier 7 répond à pablico
        amateur de nuages
        • Posté à 18h21 le 13/01/2010
        • Internaute 98295
          amateur de nuages

        « quelqu’un qui a peur s’enferme, s’enfuie.. il attaque rarement.. »

        pas vraiment probant.

         
        • pablico
          pablico répond à Compte supprimé le 23 janvier 7
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
          • Posté à 19h09 le 13/01/2010
          • Internaute 14278
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

          quand il attaque, c’est sur ce qui génère la peur.. un truc négatif..

          on a peur de notre identité qu’on recherche de peur de l’avoir perdue.. on a peur de l’autre, de l’insécurité, de la crise, les délocalisations, le terrorisme, le climat, l’énergie, etc etc enfin on nous en désigne toujours une..de peur.

          jamais un espoir.. un idéal, un lendemain qui chante, un truc positif...

          après les 30 glorieuses, les 30 piteuses....

        1 autres commentaires
    • Tita
      Tita répond à spleenlancien
      oiseau
      • Posté à 23h35 le 13/01/2010
      • Internaute 7659
        oiseau

      « déclin de la race » dites-vous ? De quelle race parlez-vous ?

      La seule race connue chez l’homo-sapiens est l’homo-sapiens lui-même et je n’ai pas appris que son nombre déclinait.

  • admirateur-
    • Posté à 17h52 le 13/01/2010
    • Internaute 32111

    Parce qu’il faudrait que nous regrettions le déclin de cette Europe qui tourne le dos à la démocratie ?
    Parce que nous devrions-nous retrousser les manches pour moins de services publics, moins de liberté, moins de salaires, moins de travail mais plus de profits ?

  • Lozardèche
    Lozardèche
    Musicien
    • Posté à 18h31 le 13/01/2010
    • Internaute 100487
      Musicien

    « Réalise-t-on vraiment, en Europe, ce qu’implique sortir ainsi de l’Histoire ? (…)

    Depuis toujours et en tout lieu, la sortie de l’Histoire s’est accompagnée de terribles soubresauts politiques : recherche de boucs émissaires, dénonciation des élites, repli sur des idéologies simplistes et rassurantes, séparatismes et guerres civiles. »

    Voici ce qu’écrit l’excellent Jacques Attali. Et pendant ce temps que fait notre intelligentsia ? Elle est plongée jusqu’au cou dans la politicaillerie antisarkozyste ? Les media publics en particulier, au lieu de servir la nation et d’insuffler un optimisme constructif à leurs auditeurs-téléspectateurs, se vautrent dans une opposition stérile et antinationale !

    « Tombe sur moi le Ciel pourvu que je me venge ! »

    Appartenant au secteur public, ils savent que, quoi qu’il arrive, ils passeront entre les gouttes et leurs salaires connaîtront de substantielles augmentations, alors que les salariés du privé, qui engraissent le secteur public, se verront exposés au chômage et à l’appauvrissement !

    • Pseudo
      Pseudo répond à Lozardèche
      Enfin libre : -)
      • Posté à 19h02 le 13/01/2010
      • Internaute 25947
        Enfin libre : -)

      Pour résumer votre sage pensée : on va sortir de l’histoire à cause des journalistes de France Inter. J’ai bien compris ? : -)))

      Euh, au fait c’est quoi sortir de l’histoire ?

      • Disciple ressucité
        • Posté à 19h49 le 13/01/2010
        • Internaute 71674

        Plus haut on parle saignée et il a compris clystère, une tradition familiale.

         
        • Anonyme répond à Disciple ressucité

          A ses coms, longs
          poussifs et ro-plo-plon
          je préfère ta phrase,
          un résumé, sans l’ emphase.

          • Compte supprimé le 14 janvier 1
            • Posté à 17h06 le 14/01/2010
            • Internaute 101148
              Polyploïde

            Moi itou je préfère,
            aux déclarations délétères
            les haïkus killers
            du Ressuscitère

            Et à la déclinologie, le remède est la Déconnologie !

        2 autres commentaires
      • fantome de la nuit
        fantome de la nuit répond à Pseudo
        insomniaque
        • Posté à 02h49 le 14/01/2010
        • Internaute 50069
          insomniaque

        T’inquiète pas Pseudo, notre Lozèrien-Ardéchois va réécrire l’Histoire à sa sauce, tel un Michelet de basse-cour...

  • pmithrandir
    pmithrandir
    Developpeur
    • Posté à 18h10 le 13/01/2010
    • Internaute 90097
      Developpeur

    j’avoue que l’article est sacrément dur à lire... ca manque de trame pour organiser ca de façon cohérente je trouve.

    « Vieillie, usée, fatiguée, l’Europe aurait sciemment renoncé au dynamisme pour succomber aux charmes délétères d’une sécurité factice et d’une prospérité achetée à crédit »

    Je suis assez d’accord avec cela. Cela fait des années que je n’ai pas été convié à un rêve collectif, a une idée rassembleuse et constructive.

    Les seuls thèmes qui marchent sont la sécurité et la peur de l’autre. On est pas pret d’évoluer si on part dans cette direction...

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 18h33 le 13/01/2010
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    L’Europe aurait dût être une formidable opportunité, elle ne restera qu’une illusion de tour de Babel de par la volonté des enfants des pères fondateurs :
    l -L’ Allemand Konrad Adenauer
    - Le Luxembourgeois Joseph Bech
    -Le Néerlandais Johan Willem Beyen
    -L’Italien Alcide De Gasperi
    -Le Français Jean Monnet
    -Le Français Robert Schuman
    - Le Belge Paul-Henri Spaak
    Leurs arrières petits enfants ne sont pas à la hauteur de l’œuvre qu’ils ont construit, leur dernière production, le traité de Lisbonne, accouché aux forceps en France et en Irlande au mépris de la démocratie en est une illustration, mais pas la seule.
    Le Président désigné de l’Europe, le belge Herman Van Rompuy, ainsi que le gag de la nomination d’une britannique, Catherine Ashton, a définitivement crédibilisé les hommes et femmes politiques qui les ont mis en place pour ne pas leur faire de l’ombre.
    L’Europe, c’est comme l’amour, il faut du désir et de l’envie et que voit on ? Une monstrueuse machine à broyer les particularités nationales, bonnes à générer des directives au kilomètre, traversé par les lobbys les plus puissant qui mettent en avant ou font régresser des droits en fonction de leurs propres intérêts économiques et non pas ceux des citoyens Européens
    L’Europe du charbon, puis du fer et de l’acier a fait rêver nos pères à la sortie de la deuxième guerre mondiale
    L’Europe de la finance et des cotas laitiers fait pleurer dans les chaumières.
    L’Europe a éte une formidable opportunité de mettre les belligérants de 14/18 puis 39/45 dans un espace commun de réconciliation, celle de 2010 est incapable de réconcilier les pro pêche des antis , les agriculteurs des contribuables.
    Oui à une Europe fédérale où les missions régaliennes et la monnaie sont assurées par un pouvoir central, non à une Europe administrative destructrice de la culture et des misions que chaque pays entend faire perdurer (éducation, santé,..) selon ses propres critères.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 18h23 le 13/01/2010
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Forcément, « pessimiste » ça fait moins « au top du top de la perspective » que « déclinologue », mais ça me permet de mettre plein de guillemets : D

    Mais quelle Europe est sur le déclin ? Celle qui doit produire plus de godemichés que la Chine ?
    Parce que l’Europe que j’ai vu vendredi soir était bien loin du déclin, six types en train de s’enivrer, six types qui parlait pas la même langue et donc parlant tous anglais, six types qui venait de coin différents mais qui par la magie de ce truc un peu flou qu’on appelle l’Europe on pu se retrouver autour d’un même comptoir sans devoir se battre avec des tonnes de formalités.

    Si c’est l’Europe des banquiers et des économistes qui est sur le déclin, je pense que ça peut même faire plaisir à pas mal de gens. Et cela permettra peut être de penser que l’Europe c’est aussi celle des gens, de la culture, de la picole, de la baise, de la bouffe, de toutes ces conneries qui font bien qu’en on parle mais surtout qui font très plaisir quand on les vit.

    Évidemment, certains naïfs doivent être désabusés par les discours auxquels ils ont cru. L’euro, la monnaie qui va faire de nous les leaders financiers de la planète, la devise qui détrônera le dollar, et blablabla.
    Bullshit que tout cela, l’euro c’est avant tout la monnaie de l’Europe, l’euro ça permet une chose concrète : payer avec le même billet sur des milliers de kilomètres. Et cela amuse toujours de contempler le revers d’une pièce, en se demandant de quel pays elle vient, en étant étonné du voyage quelle a accompli.

    Et surtout l’Europe c’est un doux rêve, celui qu’un jour le monde soit libérer de ces saloperies de frontières. Peut être qu’aujourd’hui on parque les immigrants à Ceuta, mais à côté de ça un Portugais peut se pointer juste avec sa bite et son sourire sans que ça pose de problème.

    Certes, l’Europe n’est pas parfaite, loin de là. Mais de tous les chemins bien merdiques qu’on a emprunté au fil de l’Histoire, c’est certainement le moins pire. Et surtout cette fois-ci l’unification ne se fait pas sous la bannière d’une unique dictateur.

    • asozial
      asozial répond à Keldan
      Bobo reprazent - aus Berlin.
      • Posté à 00h55 le 14/01/2010
      • Internaute 2273
        Bobo reprazent - aus Berlin.

      foi d’anglo-franco-belgo-néerlando-germano-autrichien*, je suis bien d’accord.

      * vrai !

      • asozial
        asozial répond à asozial
        Bobo reprazent - aus Berlin.
        • Posté à 15h58 le 14/01/2010
        • Internaute 2273
          Bobo reprazent - aus Berlin.

        diantre, me voilà nazé pour cosmopolitisme !

    • fantome de la nuit
      fantome de la nuit répond à Keldan
      insomniaque
      • Posté à 02h55 le 14/01/2010
      • Internaute 50069
        insomniaque

      « La décadence n’est-elle pas l’âge d’or d’une société ? » Michel Maffesoli

  • Compte supprimé le 23 janvier 7
    • Posté à 18h27 le 13/01/2010
    • Internaute 98295
      amateur de nuages

    Moi, je pense que le fait d’avoir construit l’Europe, laquelle est toujours en devenir, n’est pas vraiment un signe de déclin.

    Où vit-on le mieux ?
    Où vit-on en paix entre nations soeurs ?
    Où la démocratie est le mieux respectée ?

    Non je ne pense pas que la vieille Europe soit en déclin.

    • theshadedcucumber
      • Posté à 18h56 le 13/01/2010
      • Internaute 93575
        justicier potager

      Bon point pour vous ! L’Europe est, pour l’instant, une région plutôt sympa pour vivre ! Tout n’est pas parfait bien sûr, mais où peut-on vivre mieux ?

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 18h56 le 13/01/2010
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    C’est vrai ça... Pourquoi donc un continent peuplé par une majorité de vieillards serait-il sur le déclin ?

    Pauvres vieux, va ...Faites bien attention à pas prendre froid et à vous protéger , surtout, y a des jeunes qui essayent d’accoster à la nage..

  • survivant
    • Posté à 19h36 le 13/01/2010
    • Internaute 25864

    L’Europe libérale et ces 27 chefs d’états sont sur le déclin, ça c’est certain ! Pas besoin d’être expert voyant en catastrophe pour se rendre compte que cette Europe ne fonctionnera pas ! La surconsommation est terminée, les ressources énergétiques sont épuisées ce qui n’empêche pas les 27 chefs d’états libéraux européens de continuer à nous pousser dans le précipice. L’Europe peut être envisagée sans que les pays membres perdent obligatoirement leur souveraineté, us et coutumes et sans pour autant refermer les frontières. Il suffirait d’oublier la mondialisation pour un temps et la course à l’argent pour se consacrer sur de vrais projets communs européens et le premier d’entre tous le problème d’une énergie propre sans déchets nucléaires capable de remplacer le pétrole ! Certes, plusieurs pistes sont à l’étude et le nucléaire avancé encore par les libéraux comme le remède pour remplacer le pétrole dans un but de se faire de l’argent sur le compte des consommateurs n’est certainement pas la solution adéquate. Faire rouler un 44 tonnes, des fusées, des machines agricoles ect. Avec des batteries est un doux rêve. Pourquoi évoquer l’énergie comme le premier problème urgent à résoudre tout simplement que sans énergie il n’y aura plus d’agriculture ce qui engendrera d’office des famines et des guerres. Les déconologues de la calculette feraient bien de plancher sur cette question, les boursicoteurs n’ont pas besoin de comptables pour toucher leurs royalties ni de conseillers en magouilles fiscales pour aller planquer leur fric dans les paradis fiscaux et se foutent royalement de ces pessimistes qui craignent que les peuples européens se fâchent, ils savent que si ça bouge se sont les gouvernements européens qui vont servir de bourre pif.

  • alberte
    alberte
    Sage-femme retraitée
    • Posté à 19h47 le 13/01/2010
    • Internaute 60250
      Sage-femme retraitée

    Excusez mon language grossier, mais pour moi, les déclinologues qui parlent ex- cataedra, qui ne sourient jamais, qui croient détenir la vérité sont des « mal baisants ». Ils me rappellent le docteur Diafoirus auprès du malade lui trouvant toutes les maladies possibles sans espoir de guérison.

  • Gastlag
    Gastlag
    flâneur | identi.ca/gastlag
    • Posté à 20h46 le 13/01/2010
    • Internaute 8274
      flâneur | identi.ca/gastlag

    Jacques Attali : « repli sur des idéologies simplistes et rassurantes »

    Il parle de l’idéologie du tout marché de l’Union Européenne ?

  • kawouede
    • Posté à 21h13 le 13/01/2010
    • Internaute 27995

    Comme Pablico, je crois au déclin rien qu’en voyant l’importance prise par ce truc-là, le « débat sur l’identité nationale ».

    Mais on ne voit pas pourquoi on s’en inquièterait : le déclin peut être une chance (un peu comme la décroissance...) on peut y être très heureux. Inversement l’essor peut-être ennuyeux et déprimant.

  • Wildleech
    Wildleech
    révolutionnaire en devenir
    • Posté à 00h14 le 14/01/2010
    • Internaute 81842
      révolutionnaire en devenir

    L’europe n’est pas un état.
    C’est à peine une union, ou disons une union de papier (même pas légal ce papier, d’ailleurs).
    C’est une union de politiciens, de financiers et de technocrates, mais qu’en est-il des populations ?
    Quels avantages en retirent les français ? (Ce qui m’intéresse en premier lieu)
    Quel prix payent-ils ces avantages ?
    Quand la commission sera-t-elle réduite au rôle de conseiller technique au quel elle devrait être limitée ?
    Les états sont-ils jaloux de leur souveraineté ou n’ont-ils tout simplement pas les mêmes intérêts ?
    J’ai le sentiment d’être Français bien avant d’être européen, et j’ai la conviction d’être terrien au delà de l’europe.
    Mes sentiments, mes possibilités de me faire entendre, mon pouvoir de décision, sont encore plus dérisoires en europe qu’en France.
    Mes « représentants », « démocratiquement » élus, ne sont qu’une petite minorité d’un grand ensemble.
    Et ce grand ensemble n’est pas même capable de défendre ses intérêts généraux, tant ses intérêts particuliers sont divergents.
    Oublier les intérêts particuliers ? Chaque peuple et chaque pays a ses particularités ; particularités qui orientent ses intérêts qui ne sont pas ceux des voisins.
    Oubliez mes intérêts propres (puisque j’utilise beaucoup la première personne) ? Est-ce que par hasard vous oubliez les vôtres ?
    L’Europe, avec un E majuscule, n’existe que sur les cartes. Et encore, pourquoi pas jusqu’à l’Oural ?
    L’europe actuelle ne mérite pas de majuscule.

    • psych0Dad
      psych0Dad répond à Wildleech
      sociopathe
      • Posté à 06h59 le 14/01/2010
      • Internaute 81504
        sociopathe

      Par curiosite j’ai un jour jete un oeil sur les anales du concours de l’ENA. L’un des sujets demandait si l’on pouvait concevoir un patriotisme europeen. . Plancher 4h ou 5h sur ca quand 30 mn suffisent a demontrer l’absurdite d’un tel concept... Je plains les malheureux qui s’y sont colles.

  • nanabel
    nanabel
    1ère version
    • Posté à 08h23 le 14/01/2010
    • Internaute 97292
      1ère version

    L’europe est en déclin. Elle ne peut pas être en déclin, puisque qu’elle n’a jamais été terminée. Sa construction n’est toujours pas achevée. Pour qu’il y est déclin, il faut partir de quelque chose de fini, d’accompli, qui s’effrite, s’étiole ou s’écroule. L’europe vient seulement de se choisir un président pour avoir une forme politique, diplomatique commune. Il lui aura fallu 50 ans pour unir 27 pays (et pas des moindres). Soit, l’édifice est branlant et parfois tordu, mais il tient debout et garde sa place de 2ème puissance mondiale. L’europe est la preuve qu’un rêve complètement fou peut voir le jour.

    Alors si l’on veut voir les fiascos, il y en a pleins : l’europe sociale n’existe pas encore, l’europe agricole est en jachère, l’europe monétaire est incomplète, l’europe industrielle n’est pas uniforme, on peut en trouver d’autres...

    Les déclinologues ne regardent qu’un instantané. Ils font une photo floue et en déduisent que la photo est ratée. Ils ne prennent pas en compte que le chantier est en cours de construction.

    Pour ma part, j’ai voté non au traité européen et je continuerai à penser que l’europe ne devait être qu’une union économique d’entente, sans perte de souveraineté des états. Or, je crains que les pays perdent petit à petit leurs particularités sociales, agricoles et économiques et deviennent des pays pilotes du grand requin.

    Il faut accepter d’être un accompagnateur et non plus un décideur et j’avoue avoir un peu de mal avec ça.

  • Deamon7
    Deamon7
    Petit agité
    • Posté à 12h48 le 14/01/2010
    • 49273
      Petit agité

    Les occidentaux sont toujours les premiers mais maintenant ils ne peuvent plus décider seuls et doivent composer avec les pays émergents.

    Il est temps d’évaluer correctement, et calmement, les forces en présence et en devenir, ce n’est pas parce que nous ne sommes plus les maitres du monde qu’il faut paniquer, les américains ont pris notre place après la guerre et sont une hyper-puissance depuis la sortie de la Guerre Froide, ca ne nous a pas tués. Maintenant il faut penser le monde différemment, multi-polaire.

    Quant à cette phrase : « Sortir de l’Histoire », elle n’est qu’une sotte et vide formule qui ne renvoie à aucune réalité ni réflexion, au mieux à une idéologie néfaste et dépourvue d’intelligence dans sa vision.

  • Adéménagé le 3 janvier 2011
    • Posté à 11h33 le 14/01/2010
    • Internaute 29846
      menuisier

    Les déclinologues ont raison.

    L’Europe en tant qu’acteur mondal relève du passé.

    A la très notable exeption de la Chine, l’échelon national et maintenant régional n’est plus pertinent. Car ce qui est valable pour l’Europe l’est tout autant pour les USA.

    Les idéologues du libre marché ont gagné :

    Les groupes que l’on disaient « trans-nationnaux » sont maintenant a-nationnaux rendant caducs les repères géographiques et l’économie est largement hors sol.

    Alors l’Europe...

    Le Boucher, le Savonarole de la City, en veut toujours plus, c’est un exalté irresponsable.
    Le fait que l’on prête encore attention à ses prêches enflammés me laisse pantois.

  • Marcantoines
    Marcantoines
    trouveur
    • Posté à 14h38 le 14/01/2010
    • Internaute 55044
      trouveur

    « Sauve qui peut, les déclinologues reviennent ! »
    Pas vraiment constructif comme formule.
    Les déclinologues prédisent que si nous ne faisons rien, nous irons vers le déclin. Ce qui signifie que, au delà du pessimisme, il faut rechercher des solutions vers un meilleur avenir.

    1. L’humanité en déclin. Multiples causes écologiques liées aux activités humaines. Les sommets internationaux prouvent qu’il y a une prise de conscience sur l’évolution écologique de la planète. Copenhague n’est pas un franc succès. Mais c’est un premier pas vers une attitude responsable.

    2. L’Europe en déclin. Par rapport aux pays à forte croissance comme la Chine. Effectivement si nous regardons notre production en matériel informatique, électronique, en technologies avancées d’imageries, de communications, de robotiques, nous nous apercevons que nous sommes loin derrière. Nous perdons des emplois, du savoir faire. Et un jour nous serons totalement dépendant de ces pays.
    Il y a une solution pour l’Europe. Celle d’acheter ces produits si au moins 30% sont fabriqués en Europe par des salariés européens. Le produit Européen vendu au même prix que le produit étranger.

    3. La France en déclin. Par rapport à un pays européen comme la Pologne, par exemple. Cou^t salarial plus bas permet au polonais d’être plus compétitif. Faut-il espérer un nivellement social au niveau européen ? Pas forcément, car le pouvoir d’achat des Français risquerait de baisser. Faut-il des aides de l’Etat afin de compenser ces différentiels ? Pas forcément, car ce système est artificiel ; l’endettement de la France conduit à terme à un appauvrissement général. Le premier espoir provient d’une meilleure organisation au sein des entreprises. Esprit d’équipe, gestion claire, favoriser l’innovation, le travail bien fait, équité dans la redistribution des bénéfices, syndicats et patronats responsables.
    Un deuxième point serait de revenir à un capitalisme privé raisonnable de masse. Nombreux petits investisseurs, investissement sur le long terme, rendement faible ( 1 à 2% au dessus de l’inflation) mais sûr, sécurité garantie.

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