Ella vu, ella aimé

Chaque mercredi (ou presque), et puis les weekends, aussi, la sortie cinéma à ne pas rater.

« J'ai (très) mal au travail », des mots sur les maux du boulot

Publié le 31/10/2007 à 10h50

Stress, dépression, violence, harcèlement, suicide : le travail, qui occupe une place centrale dans nos vies, est de plus en plus associé à la souffrance, dans les enquêtes de l’Insee comme dans les conversations. Cet amer constat a poussé le virtuose du film documentaire Jean-Michel Carré à s’intéresser dans « J’ai (très) mal au travail » à la montée du « mal-être » au boulot.

Ce documentariste reconnu a été moult fois primé, entre autres pour Charbons ardents » en 1999, l’histoire de mineurs de charbon du pays de Galles qui prirent le risque de racheter leur outil de travail pour s’assurer un destin ; et « Sur le fil du refuge » en 2000, qui racontait l’accueil et l’aide aux chômeurs de travailleurs sociaux.

Il a mené pendant plus d’un an une enquête et une réflexion de fond sur le rapport qu’entretiennent les Français avec le travail, cet « obscur objet de haine et de désir », et sa nouvelle organisation orchestrée par les toutes dernières méthodes de management.

Le film, déjà diffusé sur Canal+ en 2006, sort ce mercredi en salles. Il retentit et nous questionne : qu’est-ce que le travail pour chacun de nous ? Quelle place occupe-t-il au niveau de notre construction identitaire, dans notre participation au monde et que pourrait-il être ? Que sommes-nous prêts à sacrifier à cet élément essentiel de notre vie ? En quoi l’indéniable allégeance envers un mode de répartition capitaliste nous comble ou, au contraire, nous épuise ? Au prix de quels bonheurs et de quelles douleurs, enfin, le salarié fabrique, résiste, crée, s’épanouit ou craque ? « Le travail est un carrefour de valeurs différentes et de finalités divergentes », explique le réalisateur dans sa note d’intention :

« Je me suis demandé quels étaient ses enjeux, les lignes de force qui le traversaient, pour répondre à quels objectifs contradictoires, au bénéfice de qui ? Puis, comment ces lignes de force transformaient le travail, ses conditions d’exécution, son organisation même. Enfin, j’ai voulu montrer quelles étaient ces nouvelles méthodes de management, et de quelle manière les cabinets spécialisés qui les promulguaient investissaient les entreprises. »

Le dossier de presse du film énumère des statistiques qui font froid dans le dos :

  • En dix ans, les troubles musculo-squelettiques sont passés de 1000 à 35 000 par an.
  • En 2005, il y a eu 760 000 accidents du travail en France. Deux personnes par jour meurent dans des accidents du travail.
  • Deux millions de salariés subissent du harcèlement mental et des maltraitances, 500 000 sont victimes de harcèlement sexuel.
  • Le coût annuel des accidents du travail, des maladies professionnelles et de la maltraitance s’élève à 70 milliards d’euros pour l’Etat et les entreprises.
  • Sur cinq ans, on a constaté plus de 1000 tentatives de suicide sur les lieux de travail en France, dont 47% ont été suivies de décès.
  • 10% des dépenses de la sécurité sociale sont directement liées aux maladies professionnelles.
  • Eczéma, insomnies, alertes cardiaques, troubles musculo-squelettiques, ulcères, cancers, dépressions, tentatives de suicide sont les conséquences les plus fréquentes des maltraitances sur les lieux de travail.
  • Durant la dernière année jurdictionnelle, les tribunaux aux prud’hommes ont traité 250 000 litiges.

Objectivement mais non sans ironie, Carré dresse tout au long du film le tableau d’une déshumanisation presque totale du monde du travail : peur du chômage, isolement dans l’entreprise, compétition avec les collègues... tout ce qui, en fait, réduit doucement mais sûrement l’individu à « sa seule dimension économique ».

Par un montage habile de témoignages alarmants (travailleurs, sociologues, thérapeutes), de pubs édifiantes et d’extraits de films cocasses, « J’ai (très) mal au travail » fait l’effet implacable d’un film d’horreur. On sort de là affolés, bousculés dans notre torpeur ambiante et désireux de réagir, même à petite échelle.

J’ai (très) mal au travail - film documentaire de Jean Michel Carré - 1h30.

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  • 71 réactions
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  • Anonyme

    Le travail c’est pas la santé....
    mais pour réduire les coûts, que ne ferait-ont pas....

    ( voir le lien ci-dessous)

    Lien

    • Anonyme

      ce n’est pas le chef de l’état ou le 1er ministre avec leur 240000euros annuel qui feront une dépression ! !

      • Anonyme

        On peut être riche et dépressif

      • Anonyme

        voir ce post percutant de corinne maier :

        Lien

      • Anonyme

        « Ce n’est pas le chef de l’état ou le 1er ministre avec leur 240000euros annuel qui feront une dépression... »
        ... ni Zidane ou même Manu Chao avec leurs milliards ! ! !

         
        • Anonyme

          faut-il rappeler que zidane n’est pas payé par le contribuable ! ce n’est pas la même chose à mes yeux

          • boissonzyskind
            • Posté à 15h51 le 01/11/2007
            • Internaute 14871

            D’autre part Zidane est payé à l’aune du rêve qu’il génère. Quant à Manu Chao, ses revenus sont fonction des recettes, ventes, etc. qu’il fait.
            Tant qu’à comparer, référons nous plutôt à ces chefs de grand groupe dont les rémunérations sont sans commune mesure avec les profits qu’ils réalisent, quand elles ne sont pas inversement proprotionnelles à ces mêmes revenus.

        2 autres commentaires
    • Alice77
      • Posté à 10h54 le 02/11/2007
      • Internaute 11594

      Ou le moins possible ! Ne vous engagez pas dans des vies avec enfants, voitures, crédits, restez libres de penser, de vivre, d’être, de lire, d’écrire, d’aimer votre vie et de la faire intéressante à vos yeux. Ne rentrez pas dans la chaîne de montage.
      Comme disait Sollers ce matin (merci !), soyez déserteur, soyez le méchant de service, ce n’est pas grave.
      Le travail rend malade. Quand il n’est pas choisi, pas désiré, pas gratifiant. Allez à la fac, éprouvez vos esprits à l’art, la littérature, la musique, écrivez... Ne travaillez pas... Le moins possible. Réduisez vos dépenses, votre train de vie, mais ne donnez pas vos vies, votre temps, votre corps, à des gens qui n’en ont rien à faire de vous.

  • Anonyme

    En 31 ans de vie professionnelle j’ai connu du bon au pire, en passant par la dépression nerveuse, le harcèlement moral et sexuel. Les pires places où j’ai connu le fond du puits ce sont les entreprises franco-françaises, dans les ambiances internationales le malaise est plus diffus, feutré, il repose sur un postulat différent. Dans les entreprises franco-françaises c’est la compétition par l’absurde, casser un salarié, un collègue juste pour le plaisir et pour 4 francs six sous le cas échéant, à l’international c’est le facteur âge qui est déterminant pour saper vos espérances.

    Ayant connu ce que j’ai connu et que beaucoup d’autres vivent, j’ai trouvé refuge dans l’intérim, je suis précaire depuis 20 ans. Je sais que ça ne me mènera plus nulle part mais je ne prends plus de médicaments depuis 10 ans. Je suis un cobaye de moins pour l’industrie pharmaceutique, pour les médecins du travail complaisants et pour les représentants syndicaux incompétents autant qu’inutiles. Je présente désormais ma défense seule aux Prud’hommes ou face aux administrations. J’ai gagné tous mes combats quand je les perdais tous de l’intérieur de l’entreprise.

    • Chou marin
      Chou marin
      sal'bête plein'd'poils
      • Posté à 13h38 le 31/10/2007
      • Internaute 12261
        sal'bête plein'd'poils

      Je vous admire pour ce que vous avez traverse et fait, votre post decrit une vie professionnelle d’ou votre attitude a su vous faire sortir. C’est vrai que les boites internationales sont mieux que les Francaises. Je n’ai pas pu supporter ce climat et j’ai emigre, les contact que j’entretiens avec des partenaires situes en France m’informent de cette triste realite Francaise. Vous etes le genre de personne qui permettent aux choses de changer, merci.

      • Venezuela
        Venezuela répond à Chou marin
        vit aux Pays-Bas
        • Posté à 13h53 le 31/10/2007
        • Internaute 114
          vit aux Pays-Bas

        J’ai également eu les mêmes expériences que vous (j’ai même eu des chefs français à l’international) et en suis arrivée à la même conclusion, je travaille en interim à l’étranger.

         
        • Anonyme répond à Venezuela

          J’ai bien peut que les difficultés et les bassesses humaines que décrit le documentaire se retrouve dans d’autres pays, malheuresement, ce n’est sans doute pas une spécificité française.

        1 autres commentaires
    • Anonyme

      Comme je vous comprends ! Bravo pour avoir résisté et avoir choisi la liberté, dire non à tout ce système pourri où les employeurs n’ont qu’une arme « agiter le chiffon rouge du chômage » devant les yeux des employés ou ouvriers !
      J’ai également connu tous ces tracas, je suis restée 17 ans dans la même Etude de Notaire et lorsque j’ai pris ma retraite, je n’attendais pas une fête particulière bien que ce soit l’habitude de la maison, nul n’a songé à organisé quelque chose à mon intention car pendant ces 17 années passées à travailler avec tout mon savoir, mon perfectionnisme et ma loyauté, je ne me suis jamais VENDUE !
      Un soir, je suis rentrée chez moi, après une journée un peu plus dure que les autres et j’ai su que cette nuit qui allait suivre je ne dormirai pas ; vers 3 heures du matin j’ai appelé SOS Médecin, l’un d’eux est venu, il ne m’a rien prescrit si ce n’est un arrêt de travail, nous avons parlé longuement, très longuement, il m’a beaucoup aidé et à partir de ce jour lorsque je suis retournée travailler chaque jour j’étais préparée à un licenciement éventuel, donc j’étais libre ! Mais mon patron ne m’a pas licenciée, il avait trop besoin de moi et en définitive, c’est moi qui suis partie ! Et je suis assez contente de cela.
      Alors soyons tous des résistantes et résistants et apprenons à l’être, c’est possible ! ! !

    • Anonyme

      Ce qui fait le plus mal dans une société franco française ce sont les ’petits chefs’
      Dans une boite internationales ils sont changés tous les deux ans en moyenne.
      Le petit chef doit montrer qu’il est le chef
      Et souvent il croit qu’il se doit d’être cruel pour y arriver..
      Mais les plus idiots sont les chefs de deuxième ou de troisième ligne. Ils ne se rendent pas compte qu’un petit chef médiocre, nuit à l’entreprise,
      En effet devant un petit chef, la créativité, le goût du travail, l’effort sans contrepartie s’efface. Donc l’entreprise se sclérose.
      Un petit chef pour garder son empli ne va pas dire ce qui va mal dans son service, et l’entreprise se sclérose.
      Et qui souffre ? ? ? DEVINEZ
      L’employé, le petit chef, et l’entreprise ! ! Tous perdants/perdants
      vent il croit qu’il se doit d’etre cruel pour y arriver..
      Mais les plus idiots sont les chefs de deuxième ou de troisieme ligne. Il ne se rendent pas compte qu’un petit chef médiocre, nuit à l’entreprise,
      en effet devant un petit chef, la créativité, le gout du travail s’efface. Donc l’entrepise se skerose...

      • Anonyme

        Je pense qu’au delà du petit chef, ou des soi-disant spécificité franco-française, il faut questionner la rationalité/absurdité même du travail demandé aujourd’hui trop souvent, et la notion même de pénibilité qui mérite d’être repensée, au-delà des cheminots.
        Je veux ici citer Matthieu Amiech et Julien Mattern - « Le cauchemard de Don Quichotte » - :

        « Il est définitivement acquis que l’humain n’est qu’un rouage au sein d’un appareil productif qui le dépasse, de par sa taille et son efficacité. Et pas n’importe quel rouage : il est (au moins potentiellement) le maillon faible, la source d’erreur, le saboteur d’une mécanique toujours plus perfectionnée. Non pas tant (malheureusement...) au sens où il chercherait délibérément à endommager cette belle mécanique ; mais parce qu’en tant qu’être vivant, il est encore trop rigide et pas assez fiable.
        ...)
        Dans ce cadre, la satisfaction du travail accompli n’est bien souvent plus qu’une absence de honte, un soulagement de n’avoir pas - pour l’instant - failli.Les officines managériales et publicitaires ont beau aligner, sur papier glacé, les professions de foi stakhanovistes pour faire adhérer leurs salariés aux objectifs de l’organisation, ils ne fournissent jaémais là que l’ersatz épéhmère d’une fierté toute spectaculaire. Ne serait-ce pas que parce qu’il est de plus en plus difficile de concevoir la totalité de ce que l’on contribue à produire : des dizaines de milleirs d’appels téléphoniques par jour dans les call-center, des milliers de repas servis dans un McDo, des milliers de tonnes de pétrole, d’aluminium, de biscuits (...). »

        On travaille, mais n’avons pas la capacité de nous représenter ce que nous produisons, et ce pourquoi nous le produisons. De plus, on perd la fierté qui accompagne la possession d’un savoir-faire propre. Cette aburdité du travail est une dimension certaine de la pénibilité.

    • pablico
      pablico
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 14h20 le 31/10/2007
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      Ce qui fait le plus mal dans une société franco française ce sont les ’petits chefs’
      Dans une boite internationales ils sont changés tous les deux ans en moyenne.
      Le petit chef doit montrer qu’il est le chef
      Et souvent il croit qu’il se doit d’être cruel pour y arriver..
      Mais les plus idiots sont les chefs de deuxième ou de troisième ligne. Ils ne se rendent pas compte qu’un petit chef médiocre, nuit à l’entreprise,
      En effet devant un petit chef, la créativité, le goût du travail, l’effort sans contrepartie s’efface. Donc l’entreprise se sclérose.
      Un petit chef pour garder son empli ne va pas dire ce qui va mal dans son service, et l’entreprise se sclérose.
      Et qui souffre ? ? ? DEVINEZ
      L’employé, le petit chef, et l’entreprise ! ! Tous perdants/perdants

  • Anonyme

    Seule solution pour supporter l’ absurdité du travail aujourd’ hui : le jeu et la dérision ..
    Mais si vous n’ avez aucun sens de l’ humour , vous etes mal . Essayez les anti depresseurs, Dieu ou la religion, mais je garantis pas le resultat ..

  • Anonyme

    Les maladies liées au travail ne sont quasiment pas prises en compte par la sécu. Les chiffres que vous donnez ne reflètent pas la réalité du tout.....les suicides directement liés au boulot (à ce jour sont de l’ordre de 400 par an) soit plus d’un par jour...

    Il faudrait faire quelque chose de toute urgence, puisque pour le moment les actes suicidaires ne concernent que les salariés, mais cette violence se retournera un jour contre les chefs d’entreprises ou cadres dirigeants......se flinguer pour montrer à quel point le travail démoli, finira par « je les flingue puisqu’ils me démolissent ».... à suivre.

    Nous sommes encore une fois lanterne rouge et bon dernier en matière de prévention. L’histoire de l’amiante montre bien à quel point la complicité des uns et des autres, le silence tue, abîme et toujours rien de neuf sous les tropiques....

    La rentabilité, le gain......et la connerie des dirigeants qui voient à court terme...jamais plus loin, comme d’hab.

  • Anonyme

    jusqu’à présent jamais eu aucun problème de quelque sorte que ce soit dans mes différents postes

    • Anonyme

      vous n’avez pas le droit ! vous êtes replié parce que vous ne vous comportez pa en lecteur de Rue89 qui se doit d’être d’accord, de pleurnicher, de se plaindre de tout, de dire que tout va mal, mais surtout que ce n’est pas votre faute et que les méchants c’est les autres.
      ici tout le monde il est pareil, gentil et malmené

    • Bonobo35
      • Posté à 18h07 le 31/10/2007
      • Internaute 4205

      Vous avez de la chance, et sachez l’apprécier.
      A titre personnel, je savoure aussi la chance de faire ce que j’aime, et d’exercer la profession que je m’étais choisi...il y a trente ans .

      Celà n’empêche pas de garder sa lucidité sur le monde du travail en général.

      Il existe des entreprises où il fait bon de travailler, tous les patrons ne sont pas de spendides salauds à vouer aux gémonies, tous les collègues de boulot ne sont pas non plus soit des anges , soit des arrivistes sans scrupules...

      Mais la situation générale est catastrophique.

      Plus de taf, moins de moyens, et celà dans à peut près tous les secteurs professionnels...

      Pour le posteur anonyme qui intervient en réponse à votre post...je lui conseille un peu moins de cynisme et un peu plus de lucidité.

      • Anonyme répond à Bonobo35

        et si le cynisme était lucide ?

         
        • Anonyme

          « et si le cynisme était lucide ? »
          Navrée, mais ce que vous dites est ridicule.
          Heureusement qu’il y a des gens qui n’ont pas de problème au travail, car j’imagine que si c’était le cas de tous les français ça se saurait et pas seulement en France mais dans le monde.
          Il est évident qu’un article comme celui là, appelle à témoigner les gens qui ont eu des difficultés plus ou moins graves dans leur travail.
          Dans les commissariats il n’y a que des plaintes, vous y allez pour dire qu’il ne vous est jamais rien arrivé ?
          Votre remarque est donc inutile voire vicieuse.
          Sophie

        1 autres commentaires
  • Anonyme

    Le film, que je n’ai pas vu, semble intéressant. Mais il est important de ne pas confondre la situation actuelle du travail avec ce qu’est fondamentalement le travail. Il s’agit bien d’une activité importante de la vie, quelque chose de nécessaire à l’homme.

    Ainsi ce n’est pas le travail qui est en cause mais le système qui nous impose une relation aliénante à celui-ci.

    • Anonyme

      « le travail necessaire a l’homme »

      Vous delirez ! ! ! encore a « l’Homme » passons, mais necessaire a l’hommme, la vous etes completement a coté de la plaque. On a du bien vous formater vous !

      Je revendique mon droit a la paraisse, et ne laisserai personne dire des betises pareilles.

      • Anonyme

        A la « paraisse » vraiment ?
        Et votre droit à l’orthographe, vous en faites quoi ? ? ?

         
        • Anonyme

          Et votre droit à l’orthographe, vous en faites quoi ? ? ?
          Du calme, du calme prends un lexomil dans un premier temps, et n’oublie pas nous avons aussi le droit de faire des fotes d’ortografe

        1 autres commentaires
      • vintage
        • Posté à 17h12 le 31/10/2007
        • Internaute 7477

        vous avez droit à la paresse mais svp pas avec mes sous.

         
        • Anonyme répond à vintage

          vous avez droit à la paresse mais svp pas avec mes sous
          Donc les paresseux à la rue marqués de la lettre P
          les sans papiers à la rue marqués d’un chiffre sur la main et les travailleurs à l’usine marqués usés amiantés réduit au silence avec leurs sous avec nos sous par un système néo-libéral qui fait passé le profit avant l’homme

        1 autres commentaires
    • Anonyme

      Lorque vous parlez de travail nécessaire n’entendriez vous pas plutôt activité ?
      Le travail oui est nécessaire dans toutes les sociétés, mais peu de gens font le travail qu’ils aimeraient faire ou rêveraient de faire.
      Et c’est bien là le problème
      Et quand le travail n’est plus épanouissant,quand il devient stessant voire oppressant, quand les rapports deviennent tendus, tout devient pénible, surtout le réveil, de plus en plus dur, lorsque vous n’avez plus envi de vous réveiller c’est le début de la dépression.
      Beaucoup ont vécus cela.
      Bien à vous
      Sophie

  • Anonyme

    Les injustices apar rapport au traitements différenciés entre salariés sont également source de déprime.
    Par fois même étant le plus diplômé de son service on n’est pas traité comme on devrait l’être. On est de toute les batailles mais jamais comme commandant. Dans mon service parfois la moitié des gens glandent mois je dois tjours être opérationnel et je ne suis pas mieux considéré.

    A votre avis que faire ? Pas facile de chager de chager d’employeur, mon activité est unique dans ma région.

    Merci

    • vintage
      • Posté à 17h14 le 31/10/2007
      • Internaute 7477

      dans quel genre d’entreprise travaillez-vous ?

  • Bonobo35
    • Posté à 13h00 le 31/10/2007
    • Internaute 4205

    où en est on avec la « valeur travail » ?

    Retour à l’éthymologie ?

    Tripalium et trabicula ; qui nous rappelle que la torture n’est jamais qu’en son sein.

    Dans une socièté judéo-chrétienne,où « gagner sa vie à la sueur de son front“est une vertu cardinale, aller au ‘chagrin’ le matin, nous est présenté aujourd’hui comme un luxe.

    Les chiffres du chômage sont tronqués, masqués, déguisés, comme la maladie honteuse d’une société dans laquelle est préférée la mise en valeur des cotations en bourses, aux ‘surplus’ de stock que constituent les salariés surnuméraires .

    Travaillez...c’est vôtre salut, sinon c’est la rue et la misère..

    A ce jour, dans nôtre pays riche (pas pour tous !), 17% de la population craint de se retrouver un jour SDF !

    ‘Travaillez plus pour gagner plus’....nouveau slogan publicitaire sur les panneaux Decaux allumés dans les esprits.

    Au boulôt, tu es ‘indispensable’, le meilleur, l’unique,ou le numéro, l’intérimaire,le ‘fonctionnaire’, l’invisible....en fait c’est la même chose !

    Les cimetières sont peuplés de gens ‘indispensables’...

    Compétitions,stress, dopages,rivalités, parts de marché, productivité....employé du ‘moi’ patronal, et ‘crach quarantenaire’ ; dépression, chomage, ruine, séparation, ....suicide.

    Combien d’entre nous ont la chance de faire un métier ‘choisi’ ?

    C’est un luxe dont je mesure le prix...

    Celà est il devenu impensable que l’on prenne soin des gens dans le milieu où ils exercent ?

    La mal-traitance professionnelle est inversement proportionnelle aux prérogatives des inspecteurs du travail.A l’influence des syndicats et des CHSCT.
    La médecine du travail...s’éloigne...visite obligatoire tous les deux ans ! .

    Alors , comment accepter, l’inacceptable, où celui qui se plaint est un faible, écarté du troupeau, craignant la contamination.

    Il n’y a que la lutte,la solidarité,l’organisation des travailleurs entr’eux qui puissent faire pencher la balance....

    N’en déplaise à certains, celà s’appelle le combat politique , ayant pour but d’améliorer la vie des gens , dans une socièté cynique qui n’en a cure.
    Celà se nomme la lutte de classes !

    Le PS est mort !
    Vive la Gauche !

    • Anonyme répond à Bonobo35

      bravo bonobo35

    • Anonyme répond à Bonobo35

      Ni la gauche ni la droite ne se sont réellement penchés sur le rapport au travail lui-même ni sur les fondements de la production. Historiquement ces deux camps s’affrontent au niveau des rapports humains et sur l’alliénation de l’homme par l’homme en proposant des réponses systémiques tout autant alliénantes.

      Je pense que c’est un rapport écologique, trop souvent abordé comme un rapport à la nature seule, qui peut permettre d’étudier la relation de l’homme à son milieu et de proposer la gestion de ses dépendances et de son autonomie.

    • Alexad
      Alexad répond à Bonobo35
      • Posté à 18h04 le 31/10/2007
      • Internaute 8145

      Oui Bonobo parfaitement d’accord. On voudrait nous faire croire que la lutte des classes c’est « ringard », et pourtant, ça n’a jamais été aussi criant !
      Ceux qui sont au boulot souffrent pour bien peu de résultats, ceux qui ne le sont plus souffrent à l’extérieur, après avoir été maltraités dans les entreprises. Nous ne sommes que des « variables d’ajustement » sous le joug des contrôles de gestion. Trop jeunes, trop vieux, nous regardons défiler les dragons repus s’en mettre jusque là...Le retour au 19ème siècle.

    • Anonyme répond à Bonobo35

      Oui bonobo la seule chose à faire c’est à gauche toute pour un contre pouvoir fort.
      Et commencer par aller à la manifestation
      Parait que des gens vont se déguiser en canard et en citrons
      citrons = marre d’être pressés
      canard = égale marre de se faire plumer
      Bien à vous.
      Sophie

    • Anonyme répond à Bonobo35

      ... juste une dernière petite rafale pour être bien sur !

    • Anonyme répond à Bonobo35

      ...c’est pour cela que cela pue autant ! ...
      (Il fallait l’enterrer enfin voyons ! ...)

  • Anonyme

    J’ai 40 ans, un Bac+ 5, une expérience de 18 ans dans le secteur social, des postes à responsabilité : Chef de service, responsable d’association...des postes de terrain : educ, chargée d’insertion ... Aujourd’hui, je recherche trés activement un poste mais il n’y a pas de boulot dans mon secteur... Alors, voilà, à 40 ans, je me demande ce que je vais faire de ma vie professionnelle...J’en suis là car sur mon dernier emploi en interim, j’ai résisté et refusé le harcèlment moral de ma directrice en faisant savoir qu’au vue de la manière dont j’étais traitée, je ne souhaitais pas rester « en place » même si elle me disait ouvertement que j’avais toutes les compétences requises pour ce poste de Chef de service...Qu’auriez-vous fais à place...

    • caro
      caro
      délinquante avérée
      • Posté à 23h42 le 31/10/2007
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      Comme vous dites, il n’y a pas de boulot dans votre secteur, parce que le secteur social est sinistré. Et pourtant ! il y aurait vraiment de quoi faire, mais le gouv mise sur la répression et non sur la prévention -> embauche de policiers et non d’éducateurs.

      Par expérience, je sais qu’on ne doit pas rester dans un boulot où on est mal, enfin, quand on peut, car parfois, vu les charges de famille, on ne peut raisonner ainsi. Dans le secteur social, c’est un des rares secteurs où l’âge joue plutôt en faveur des salariés, grâce à l’expérience, alors, vous pouvez devoir trouver. Je vous le souhaite.

      Où je travaille, 2 salariées ont négocié leur licenciement après dépression, pb managérial. Boite trop petite pour faire intervenir un inspecteur du travail débordé. Pourtant, tant qu’ils existent, on peut les faire intervenir, ces empêcheurs de tourner en rond, haïs des chefs d’entreprise et du gouvernement, qui voudrait bien « rénover » leurs fonctions pour qu’ils ne soutiennent plus les salariés dans leurs revendications d’amélioration des conditions de travail.

      Et si, un jour, au lieu de faire grève, tous les salariés tombaient malade en même temps ? : -)

  • Anonyme

    « je veux un travail qui m’occupe, pas qui me préoccupe ! »

  • Anonyme

    j’ai 45 ans, pas de boulot fixe, plein d’activités, pas bcp de sous, pas bcp de besoins, bcp de troc, pas de stress, la vie est belle ! travail/carrière/réussite sociale : pièges à cons. désolé pour les cons.
    il n’est pas trop tard pour arrêter de participer à la course du rat...

  • Anonyme

    Travailleuses, Travailleurs, arrêtez de vous plaindre, vous avez un travail, c’est déjà bien ! ! !

    Nicolas Sarkozy

    • Anonyme

      Zut alors ! ça commençait comme du Arlette et ça fini comme du Sarko ?
      Et dire que ça va durer 5 ans

    • Anonyme

      L’évolution des conditions de vie en occcident s’accompagne d’une évolution des brsoins humains, une fois les besoins primaires satisfaits, l’individu recherche à faire quelque chose de son existance qui lui donne une certaine valeur humaine
      C’etait les 30 glarieuses. Depuis les années 90, la situation économique et sociale ne fait que dégénerer vers une condition aliénante : celle de satisfaire à nouveau les besoins de se loger, nourrire et avoir de quoi payer l’éducation des enfants ( je parle ici du chômage qui touche même des gens avec Bac + 5).
      Ne faut-il pas repenser notre fonctionnement basé sur la hiérarchie sociale pour laquelle sont particulièrement doués les paranoîaques ? Ne faut-il pas repenser le pouvoir qui est toujours corcitif face aux désirs des humains, leur possibilité à produire quelque chose qui donne du sens à l’existance ?
      Le pouvoir en soi détruit les facultés humaines à repenser à son destin et à la réalisation de ses potentialités.
      D’une manière irréaliste je suis pour une société du désir et non pour une société de propriété privée.
      Concrétement, arretons d’être des moutons, apprenons à derailler !

  • Anonyme

    Il existe (quelque part) une étude comparative sur la situation des salariés à travers le monde et les francais sont parmi les plus malheureux. Etonnant rapport au travail, car cette misère est partagée par tous les échelons de la hierarchie, du petit personnel aux cadres superieurs.

    • vintage
      • Posté à 17h18 le 31/10/2007
      • Internaute 7477

      quelle étude et fait par qui ?

    • Anonyme

      Oui quelle étude ? Serait-il possible d’avoir des références ? Un lien ?
      Merci

  • Anonyme

    Moi je travail pour vivre, et je ne vis pas pour travailler ! ! !

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