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L'actualité espagnole commentée depuis Madrid par Elodie Cuzin.

Le resto de Ferran Adrià ferme : la cuisine moléculaire orpheline ?

Elodie Cuzin
Journaliste
Publié le 27/01/2010 à 17h20


En 2012, le restaurant catalan El Bulli fêtera ses 50 ans de vie. En 2012, il fermera aussi ses portes pour deux ans. Ses 52 tables, dressées seulement six mois par an, sont convoitées par des dizaines de milliers de gastronomes. Mais seuls 8 000 parviennent chaque saison à y prendre place pour déguster un menu coûtant près de 200 euros et comprenant des mets réinventés chaque année à l’occasion de nouvelles « collections ».

Ferran Adriá -avec un air de génie à la fois timide et exubérant lorsqu’il parle de ses créations- vient donc de décevoir ces milliers de gourmands qui comptaient tenter leur chance et décrocher une place à sa table en 2012 et 2013.

« En 2014, nous proposerons de la nourriture d’une façon ou d’une autre », a-t-il dit, tentant de rassurer l’auditoire réuni pour assister au forum international de gastronomie Madrid Fusión, tout en admettant ignorer « sous quelle forme et avec quel financement. »

« C’est comme si on demandait à Galiano d’aller à l’usine »

Fatigué par 25 ans de travail, « 333 jours par an, 15 heures par jours », Ferrán Adría a expliqué mardi que lui et son équipe méritaient de « normaliser [leurs] vies ». En référence au couturier britannique à la tête de la maison Dior, il a expliqué :

« C’est comme si on demandait à John Galiano d’aller à l’usine. À ce rythme, il est impossible de créer. »


Ferran Adrià en interview, juin 2009 (Stephen Hird/Reuters)

Révéré par beaucoup, tenu comme un grand artiste par d’autres -il fut l’un des invités de l’exposition internationale de la Documenta, à Kassel en 2007-, Ferran Adrià amuse aussi. Le critique gastronomique du quotidien Tha Guardian, Jay Rayner, ironise sur son blog :

« En fermant le restaurant, Adrià atteint un genre de perfection. Il sera désormais tellement “ select ” qu’absolument personne ne pourra aller y manger. »

Un « génie » aussi accusé de mettre en danger « la santé publique »

Les Espagnols lui sont en général reconnaissants d’avoir œuvré pour la gastronomie ibérique sur la scène internationale, mais ils osent aussi se moquer gentiment des excentricités du maître de la haute cuisine, né dans une banlieue populaire de Barcelone.

D’autres sont bien plus durs, comme cet autre chef étoilé espagnol, Santi Santamaria, qui avait dénoncé en 2008 ceux qui « remplissent leurs assiettes de gélifiants et d’émulsifiants de laboratoires » et mettent en danger la « santé publique », déclenchant ainsi une véritable « guerre des toques ».

Qui prendra la relève ?

Qui prendra la relève maintenant qu’il s’éclipse ? Et pourquoi ce départ pourtant démenti il y a peu ? Les opinions divergent et la déception fait rage chez les gastronomes du monde entier.

Selon Esmeralda Capel, l’une des fondatrices du salon Madrid Fusion :

« Ce type de génie ne s’hérite pas, il crée des disciples. Le jour ou un autre apparaîtra, cela ne sera pas pour le copier. De nombreux autres chefs espagnols font déjà preuve de beaucoup de talent, mais un génie comme Ferran Adrià n’apparaît que rarement. »

Pour beaucoup cela ne fait aucun doute, son héritier direct -le chef britannique tout aussi adepte des expérimentations culinaires- Heston Blumenthal, va enfin retrouver la première place du classement des meilleurs restaurants publié chaque année par la revue britannique Restaurant Magazine.

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  • 119 réactions
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  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 17h28 le 27/01/2010
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze
  • A déménagé le 13-10-2012
    • Posté à 17h30 le 27/01/2010
    • Internaute 19357
      non connue

    Ben ou je vais aller manger maintenant pendant 6 mois , 12 mois chez Troisgros je trouve trop monotone .

  • enfumage
    enfumage
    parti de rien pour arriver (...)
    • Posté à 17h35 le 27/01/2010
    • Internaute 97031
      parti de rien pour arriver (...)

    eh oui il va aller s’intaller incognito à Port au Prince ( Haiti ) là bas ils en ont marre de bouffer des galettes d’argile ...un peu de moléculaire ca va les requinquer ... !

    • A.V.
      A.V. répond à enfumage
      • Posté à 19h38 le 27/01/2010
      • Internaute 24685

      Excuse-moi, mais les galettes d’argile c’est de la cuisine moléculaire. On peut être pauvre et gastronome.

  • guerzit-
    guerzit-
    Incomprenant majeur
    • Posté à 17h39 le 27/01/2010
    • Internaute 28472
      Incomprenant majeur

    « la cuisine moléculaire orpheline »

    Là je chiale. Vraiment. Vais devoir manger des lentilles à la Morteau...

    • enfumage
      enfumage répond à guerzit-
      parti de rien pour arriver (...)
      • Posté à 17h48 le 27/01/2010
      • Internaute 97031
        parti de rien pour arriver (...)

      moi j’aurais plutot tendance à chialer sur les orphelins d’Haiti mais bon si l’auteure dit que la cuisine moléculaire est orpheline ...

      • A.V.
        A.V. répond à enfumage
        • Posté à 20h43 le 27/01/2010
        • Internaute 24685

        Plus fort que la cuisine moléculaire, l’humanitaire moléculaire. De l’eau, du sel et beaucoup de vent.

  • condamned
    condamned
    Grolandaise
    • Posté à 17h42 le 27/01/2010
    • Internaute 64369
      Grolandaise

    RAF rien ne vaut un simple plat de pâtes au parmesan ! yammy

    « C’est comme si on demandait à John Galiano d’aller à l’usine. À ce rythme, il est impossible de créer. » franchement Galiano ce n’est pas une référence (les SDF s’en souviennent) mais en le citant je me dis qu’effectivement ils ont tous deux un point commun : ils pètent plus haut que leur trou.

    Revenons un peu sur terre ... 200 € pour un peu d’herbe à l’hydrogène liquide ! Le monde est sauvé allons donc tous brouter au stade de France ça coutera moins cher !

    • bnj
      bnj répond à condamned
      • Posté à 18h09 le 27/01/2010
      • Internaute 93604

      Petite confusion : il s’agit de d’azote (Nitrogen en anglais) et non d’hydrogène.

      • condamned
        condamned répond à bnj
        Grolandaise
        • Posté à 09h08 le 28/01/2010
        • Internaute 64369
          Grolandaise

        Thanks ! Je suis une bonne cuisinière mais je ne suis pas bonne en chimie de toute façon LOL et ça prouve bien que la cuisine au vent (pour reprendre les termes de notre ami) ne m’intéresse guère. Whatever !

         
        • Désinscrit le 15-7
          • Posté à 09h18 le 28/01/2010
          • Internaute 992
            nc

          Thanks ! Je suis une bonne cuisinière...

          Humm de nos jours c’est plutot un cas rare bonne cuisinière se transforme souvent en « je connais touts les boutons de mon micro-onde ». Mais si c’est vraiment le cas je suis prenneur...(bio-vegetarien si possible...).

          • condamned
            condamned répond à Désinscrit le 15-7
            Grolandaise
            • Posté à 06h08 le 29/01/2010
            • Internaute 64369
              Grolandaise

            Ok la commande est passée LOL ce sera tout Monsieur kawaayi ?

            PS : j’ai connu le micro ondes en même temps que mon mari (et ce n’est pas une blague c’est véridique), c’est simple c’était le sien ! Depuis le micro ondes est à la retraite et j’ai un magnifique four qui tient toutes ses promesses ...

            • Désinscrit le 15-7
              • Posté à 11h35 le 29/01/2010
              • Internaute 992
                nc

              Decidement certains realisent ils la chance d’avoir un four a la maison entre des droigts/mains qui ne pensent pas qu’a etre « manicurés » a longueur de journée...

              une photo pour illustrer ces prouesses (culinaires) ferais de moi un converti a la « doctrine » grolandaise...

    • pipolino
      pipolino répond à condamned
      .
      • Posté à 19h19 le 27/01/2010
      • Internaute 89242
        .

      D’accord avec vous une base d’aliments mélangés avec du vent.
      Certes le gout de l’aliment est très prononcé, les mélanges certainement judicieux mais l’ensemble ne nourrit pas son homme.
      Je pense même que quelqu’un qui se nourrirait uniquement de cette cuisine aurait des carences graves vu le peu d’aliments très très aérés.
      De plus en plus de glaciers et d’industriels de l’alimentation utilisent ce principe, moins d’ingrédients, plus d’air et pas moins cher.
      Ça fait cher le vent

      • Brédala
        Brédala répond à pipolino
        NB : dernières lignes dans " (...)
        • Posté à 21h01 le 27/01/2010
        • Internaute 63792
          NB : dernières lignes dans " (...)

        « ...Je pense même que quelqu’un qui se nourrirait uniquement de cette cuisine aurait des carences graves vu le peu d’aliments très très aérés... »

        Le régime Zeppelin :
        L’aérophagie est-elle soluble dans le Co2 ? !

  • Jonas2
    Jonas2
    Les mouches ne me trouveront (...)
    • Posté à 17h43 le 27/01/2010
    • Internaute 19359
      Les mouches ne me trouveront (...)

    C’est marrant, mais quand je lis « première place du classement des meilleurs restaurants publié chaque année par la revue britannique Restaurant Magazine », j’ai le sentiment bien franchouillard de ne pas perdre grand chose et je me dis que je peux continuer à écumer sans regret les tables de mon cher Périgord.

    • lex-icon
      lex-icon répond à Jonas2
      chercheur
      • Posté à 17h59 le 27/01/2010
      • Expert 95902
        chercheur

      Le Périgord est fantastique pour son terroir j’en conviens très volontiers. Il faut à tout prix conserver les spécialités des régions.
      Mais c’est quand même intéressant d’avoir des gens qui inventent des textures, des saveurs à coté de cela, non ?

      • Jonas2
        Jonas2 répond à lex-icon
        Les mouches ne me trouveront (...)
        • Posté à 18h01 le 27/01/2010
        • Internaute 19359
          Les mouches ne me trouveront (...)

        Oui ! Oui !

      • Brédala
        Brédala répond à lex-icon
        NB : dernières lignes dans " (...)
        • Posté à 18h15 le 27/01/2010
        • Internaute 63792
          NB : dernières lignes dans " (...)

        Bôf...de là à passer pour un génie !

        Un roublard, voilà ce qu’il est, avant d’être cuisinier !
        Il y a quelques temps, j’ai vu un reportage concernant Ferran et son équipe sur Arte, je les ai vu confectionner de l’écume orange, c’était une carotte cuite mixée puis congelée (voire azotée)...

        Ha ben, c’est sûr qu’il fallait y penser ! : -D

         
        • A déménagé le 13-10-2012
          A déménagé le 13-10-2012 répond à Brédala
          non connue
          • Posté à 19h16 le 27/01/2010
          • Internaute 19357
            non connue

          Ils se prennent pour des artistes ces gâtes sauces avec leurs cols tricolores et leurs additions délirantes mais faut bien nourrir les riches , ça mange pas comme nous ces petites bêtes.

        1 autres commentaires
      • pipolino
        pipolino répond à lex-icon
        .
        • Posté à 19h22 le 27/01/2010
        • Internaute 89242
          .

        Non ! C’est juste intéressant pour l’inventeur qui est plus un chimiste qu’un cuisinier et ça ne sert qu’a faire encore plus de bénéfices.

      • Emmanuel Esliard
        Emmanuel Esliard répond à lex-icon
        écrivain
        • Posté à 19h23 le 27/01/2010
        • Internaute 80612
          écrivain

        Et qui empoisonnent le monde ! Voir à Londres récemment où le « fameux » restaurant cité a été fermé plusieurs mois, parce qu’il avait envoyé plusieurs dizaines de personnes à l’hôpital.
        Les « nouvelles saveurs » en question ne sont que des produits chimiques testés directement sur des cobayes humains.
        C’est une grande nouvelle que cet empoisonneur ferme ses portes.

         
        • pipolino
          pipolino répond à Emmanuel Esliard
          .
          • Posté à 20h22 le 27/01/2010
          • Internaute 89242
            .

          Je parie que l’hôpital les a achevé.

          • Emmanuel Esliard
            Emmanuel Esliard répond à pipolino
            écrivain
            • Posté à 09h43 le 28/01/2010
            • Internaute 80612
              écrivain

            Je l’espère ! Avec toutes les saloperies qu’ils avaient absorbées, ils pouvaient contaminer les cours d’eaux pendant des lustres.

        • rezba
          rezba répond à Emmanuel Esliard
          homard intempestif
          • Posté à 15h55 le 28/01/2010
          • Internaute 3623
            homard intempestif

          Whaouh ! Plusieurs mois de fermeture et des dizaines de personnes à l’hopital ?
          Rien que ça ? !

          En fait, l’histoire, c’est plutôt qu’une trentaine de personnes se sont plaints de maux de ventre, que le patron a décidé de fermer son restaurant, le Fat Duck, pendant le temps que les labos publics fassent leurs analyses ; et il a réouvert 13 jours plus tard, parce rien n’a été décelé aux dites analyses.

          Comme quoi, on peut être un afficionado de la presse libre à la Rue89, et colporter les meilleures énormités pour appuyer son propos d’ignorant.

          Parce que les « nouvelles saveurs » en question ne sont pas des « produits chimiques » (je suppose que vous voulez dire, « des produits qui ne sont pas fabriqués avec des substances naturelles, mais avec des substance de synthèse », hein, c’est ça, « chimique », pour vous ?).
          La cuisine, c’est de la chimie. Faire un bouillon, c’est faire de la chimie. Lisez donc le dictionnaire de cuisine d’Alexandre Dumas, il expliquait ça très bien, le grand homme...
          La cuisine moléculaire, c’est pousser cette chimie-là jusqu’à la décantation des molécules, et obtenir des résultats similaires en remplaçant des « opérateurs chimiques » par d’autres. Comme par exemple, cuire une meringue non pas en la chauffant au four, mais en la plongeant dans un bain d’azote liquide.

          • Emmanuel Esliard
            Emmanuel Esliard répond à rezba
            écrivain
            • Posté à 17h08 le 28/01/2010
            • Internaute 80612
              écrivain

            Je sais ce que recouvre la cuisine moléculaire, elle est basée sur la chimie des aliments, allant, outre ce que vous dîtes, jusqu’à substituer des éléments de base par d’autres, jouant ainsi à l’apprenti sorcier. Je ne doute pas de l’intérêt de la recherche, mais quand Hervé This ou un autre se prend pour un cuisinier, il y a danger.
            Quant aux analyses effectuées à Londres, évidemment qu’on n’a rien trouvé, c’est un peu comme essayer de trouver un produit dopant, sans avoir la méthode nécessaire à sa recherche.
            Si vous voulez servir de cobaye, libre à vous. Dans la cuisine moléculaire, c’est comme pour les OGM, on a mis la charrue avant les bœufs, comme il y a de gros intérêts en jeu pour l’industrie alimentaire, on ferme les yeux.

        4 autres commentaires
      • jiemo
        jiemo répond à lex-icon
        123 ignition lift off
        • Posté à 01h25 le 28/01/2010
        • Internaute 21993
          123 ignition lift off

        Tiens j’m’envoie un soleil vert...

         
        • screugneugneux
          screugneugneux répond à jiemo
          râleur-NRV
          • Posté à 17h14 le 28/01/2010
          • Internaute 43534
            râleur-NRV

          y’a eu une distribution gratuite ? ? ? ?
          peut etre des doses en provenance d’haïti ? ? ?

        1 autres commentaires
  • Comanchero
    Comanchero
    Vendeur de Tapas
    • Posté à 17h54 le 27/01/2010
    • Internaute 32178
      Vendeur de Tapas

    Quelle perte pour la chimie (bon..) !

    En revanche pour la cuisine c’est plutôt un ouf de soulagement.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 18h16 le 27/01/2010
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Rassurez moi, dites moi que la photo n’est pas le plat complet, que c’est juste le truc posé à côté du plat ?

    Et c’est quoi encore ce terme de « cuisine moléculaire » ?
    Je viens de lire la définition sur Wiki, et je me dis encore un terme marketing inventé par je ne sais quel miquet à la mode...
    Ok, on peut voir la cuisine comme de la chimie et pas simplement comme un art purement empirique, mais ça s’appelle tout simplement la cuisine, car ce n’est pas juste suivre une recette sans comprendre comment cela se passe au niveau physique.

    Et quand je vois que les gens attendent des mois pour aller dans ce truc qui coûté la peau du cul, ça conclut en beauté. C’est le genre même de resto dont la fermeture est un bienfait pour la gastronomie, la vraie.

    • booli
      booli répond à Keldan
      Doctorant
      • Posté à 18h22 le 27/01/2010
      • Internaute 55468
        Doctorant

      Pour la photo, le menu est constitué d’une trentaine de plats similaires à celui de la photo. Pour le reste j’ai déjà dit ce que j’en pensais...

      cordialement

      • pipolino
        pipolino répond à booli
        .
        • Posté à 20h26 le 27/01/2010
        • Internaute 89242
          .

        Une trentaine de plats ? Bah faut bien ça pour compenser le M3 d’air.

      • Keldan
        Keldan répond à booli
        Now future & karpe diem
        • Posté à 14h21 le 28/01/2010
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        Trente plats... Ça rassure, au moins on mange, mais ça doit être un peu bizarre...
        Quoi que c’est un peu comme un buffet bien garni où l’on goûte à tout.

  • booli
    booli
    Doctorant
    • Posté à 18h20 le 27/01/2010
    • Internaute 55468
      Doctorant

    Je ne suis pas vraiment d’accord avec tous les commentaires anti Bulli. Je n’ai pas eu l’occasion d’y aller mais je l’envisageais assez sérieusement (bien que simple étudiant et pas spécialement riche mais j’habite pas très loin).

    A vrai dire j’envisage plutôt cela comme une expérience artistique pour le palais. Combien vaut un tableau de maître ? Combien vaut un billet file 1 fauteuil 1 pour un opéra joué et dirigé par les meilleurs de leur discipline ? Il y a fort à parier que manger au Bulli doit être une expérience comparable en terme de sens.

    Quant au prix du menu, il me semble avoir vu/lu/entendu que ces menus étaient vendu à perte (ils coûtent plus cher à produire que le prix auquel il est vendu), les revenus principaux de l’entreprise provenant de la partie hôtellerie, livres et autres produits dérivés.

    • Brédala
      Brédala répond à booli
      NB : dernières lignes dans " (...)
      • Posté à 19h50 le 27/01/2010
      • Internaute 63792
        NB : dernières lignes dans " (...)

      « ...Quant au prix du menu, il me semble avoir vu/lu/entendu que ces menus étaient vendu à perte (ils coûtent plus cher à produire que le prix auquel il est vendu)... »

      Quelqu’un connaît-il le cours de l’os-à-moelle ? : -D

      • booli
        booli répond à Brédala
        Doctorant
        • Posté à 20h09 le 27/01/2010
        • Internaute 55468
          Doctorant

        Quelqu’un sûrement.

        Je me suis peut-être mal fait comprendre ; si vous mangez un os-à-moelle dans un restaurant, la somme des prix des différents ingrédients présents dans votre assiette sera inférieure au prix que vous paierez pour le plat (ce qui est normal, j’en convient). Au Bulli, non.

      • Désinscrit le 15-7
        • Posté à 11h39 le 28/01/2010
        • Internaute 992
          nc

        Quelqu’un connaît-il le cours de l’os-à-moelle ? : -D

        Humm pas tres sur mais...« on enregistre un net durcissement de la situation » sur ce plan...

    • Dede11
      Dede11 répond à booli
      Desinformaticien
      • Posté à 12h57 le 28/01/2010
      • Internaute 98311
        Desinformaticien

      Entre-nous ; Il est plus intéressant de manger des « boules de picoulats » dans un bon restaurant de Perpignan, et d’aller à Narbonne où un restaurant cuisine à l’azote (La Table Saint Crescent).

      On a ainsi les deux types de cuisine, pas loin de chez nous, pour moins cher.

    • Keldan
      Keldan répond à booli
      Now future & karpe diem
      • Posté à 14h36 le 28/01/2010
      • Internaute 5164
        Now future & karpe diem

      Le prix me fait pas vraiment tiquer. Après tout, tous les grands restos sont à ce tarif, même si c’est quand même un peu abuser mais bon, l’offre et la demande...

      Ce qui me gêne, c’est cette ambiance moderne, le truc bien tendance, rien qu’en lisant l’article je vois déjà les tables blanches, la lumière vive et les machins en métal partout. Bon c’est peut être la faute à l’auteur : D
      Et surtout le fait que la raison pour laquelle les gens font la queue pendant des mois n’est pas simplement dû à la qualité de la bouffe, mais au simple fait que c’est à la mode.

      Et même si je suis curieux de ce que peut donner une cuisson à l’azote, je doute apprécier le fait qu’un plat se mange vraiment en une bouchée... C’est pas trop dans ma nature, je préfère la côte de bœuf d’un kilo sur la table : D

      • rezba
        rezba répond à Keldan
        homard intempestif
        • Posté à 16h01 le 28/01/2010
        • Internaute 3623
          homard intempestif

        « Ce qui me gêne, c’est cette ambiance moderne, le truc bien tendance, rien qu’en lisant l’article je vois déjà les tables blanches, la lumière vive et les machins en métal partout. »

        Raté, El Buli, ça ressemblez plus à un resto de plage, avec des serveurs en short. Et la majorité des gens qui vont manger là-bas sont des restaurateurs, qui vont y découvrir d’autres façons de préparer les aliments.

      • booli
        booli répond à Keldan
        Doctorant
        • Posté à 16h27 le 28/01/2010
        • Internaute 55468
          Doctorant

        Pour ce qui est des quantités, où même de la nature même des plats proposés, je suis assez d’accord avec vous. Moi même, si je dois m’alimenter je préfère un bon confit de canard à du foie gras en poudre (enfin je suppose, n’ayant jamais gouté le second).

        Ce que je voulais souligner c’est la démarche même d’Adria. Ce n’est pas vraiment un restaurant pour s’alimenter, sinon pour expérimenter des sensations gustatives inédites. Je viens d’ailleurs de lire une interview d’Adria dans El Periodico (édition de Barcelone) et lui même se plaçait en décalage par rapport au monde de la restauration classique. Allant même jusqu’à expliquer que, lors de la ré-ouverture du Bulli, il n’aura probablement plus sa place dans les guides de restauration classique car il ne jouera pas exactement dans la même cours (propos illustré par « un joueur de basket de sera pas jugé par la ligue professionnel de football » (traduction personnelle)).

        Quant à l’effet de mode, je pense qu’il est important de s’en détacher pour juger vraiment la qualité de la démarche. On ne peut pas rejeter une démarche sous prétexte qu’elle a été dévoyée par un effet de mode inopportun.

         
        • Keldan
          Keldan répond à booli
          Now future & karpe diem
          • Posté à 16h44 le 28/01/2010
          • Internaute 5164
            Now future & karpe diem

          Pour l’expérience, y’a pas de soucis. Pour moi essayer un resto c’est espérer d’être agréablement surpris par des trucs que j’avais jamais rencontré. C’est une des raisons qui font que je kiffe à mort la bouffe asiatique.

          Si ce n’était le prix, la liste d’attente et la distance, j’aurais peut être essayer sa boustifaille.
          Mais difficile de détacher l’image tendance qui lui colle à la peau, quoi que c’est un bon moyen de voir si un resto est super bon : si on ne supporte pas le reste de la clientèle, mais que lorsqu’on mange on y pense même plus, alors c’est que les plats sont parfaits : D

          Enfin c’est surtout son étiquette « cuisine moléculaire » qui me rend très méfiant. La seule fois où j’ai tenté d’aller dans un resto de cet intitulé, j’ai fait demi-tour en voyant à quoi ressemblait l’intérieur...
          J’admets que c’est assez con, mais que voulez vous, une première expérience traumatisante a tendance à rabrouer. Enfin j’aurais bien l’occasion de retenter le coup.

          • booli
            booli répond à Keldan
            Doctorant
            • Posté à 17h42 le 28/01/2010
            • Internaute 55468
              Doctorant

            Je comprends votre aversion pour le concept de cuisine moléculaire. Moi même je ne l’ai jamais essayée et l’idée n’est pas spécialement alléchante.

            Encore une fois, le reportage que j’avais vu sur le Bulli m’avait tout de même donner l’envie d’essayer. Mais ce n’est pas tant l’étiquette que la bouffe elle-même qui m’attire vraiment. Et si mes souvenirs sont bons, l’ambiance de la salle de restauration n’avait rien à voir avec Gattacca ou autre modèle de culture aseptisé.

            Pour ce qui est de la première expérience, à mon avis c’est assez normal ; une personne qui découvrirait la restauration française en allant à Flunch garderait vraisemblablement un souvenir mitigé notre culture gastronomique. Mais je pense que Ferran Adría se situe au delà du concept de cuisine moléculaire.

            Mettre les choses dans des boites étiquetées ne sert pas toujours produit. Surtout quand il y a auto-entretien du concept
            1)je fais une cuisine chelou super bonne en utilisant des procédés nouveaux––->
            2)la sociétés aime les étiquette, j’appelle ça cuisine moléculaire (en plus ça fait futur et à l’époque c’est fashon)––>
            3)oh, ya un truc qui s’appelle cuisine moléculaire et qui marche à donf, je vais interpréter cette étiquette en faisant de la bouffe à base de produits chimiques rigolo pour surfer sur la mode sans vraiment chercher à savoir ce que je fais. Si je pète dans mon fois gras il aura des bulles et les gens se l’arracherons.–->
            4)je fais de la cuisine chelou en utilisant des procédés nouveaux (quoi ? ? c’est pas super bon, on s’en fout c’est nouveau et c’est à la mode)

            Peut-être que je me trompe, mais je pense qu’Adria se situe au niveau 1) du procédé et qu’à partir du niveau 3) cela part en couille. Probablement est-ce pour ça qu’il a décidé de fermer et ré-ouvrir plus tard avec un autre concept pas encore dévoyé.

            PS. la bouffa asiatique dépote beaucoup beaucoup, c’est pas pour rien que Paris n’est plus la ville la plus étoilée de Michelin !

            • Keldan
              Keldan répond à booli
              Now future & karpe diem
              • Posté à 18h13 le 28/01/2010
              • Internaute 5164
                Now future & karpe diem

              En fait c’était surtout la déco du resto qui m’a fait peur, et j’ai accolé les termes « pour miquets à la mode » à côté du concept. Ce qui est un peu radical et certainement une erreur, mais j’attendais peut être simplement qu’on me dise le contraire :)

              Par contre quand j’ai lu qu’on faisait « cuire » de la viande à l’azote... non ça, ça ne fait pas peur, au contraire, ça m’intrigue.

              Faudrait surtout que j’en trouve un qui vaille le coup, mais pour l’instant je crois que sur Paris j’ai entendu parler que de ceux du niveau 4.
              C’est un peu comme si je disais à un mec que le steak c’est trop bon et qu’il n’aille que dans des Buffalo Grill : D

              Enfin j’ai bon espoir. Après tout il m’a fallu des années avant de trouver un vrai restaurant italien et un chinois qui servent pas de la farine à l’eau comme dit ma gonzesse.

        3 autres commentaires
  • Aequopulsatpede
    Aequopulsatpede
    Sauvé de Dati par la retraite.
    • Posté à 18h35 le 27/01/2010
    • Internaute 63631
      Sauvé de Dati par la retraite.

    Il y à quelques jours à la télé, une émission traitait des dangers potentiels de la cuisine moléculaire pour la santé.

    Ce n’était pas vraiment rassurant.

  • lapinot
    lapinot
    chômiste
    • Posté à 18h47 le 27/01/2010
    • Internaute 77334
      chômiste

    300 gr d’Ossau Iraty
    un pain de campagne
    1 bouteille de Cahors ou un Graves
    1 ami (ou une amie...)

    voila le secret du bonheur de Lapinot pour 10 euros pour 2, oubliez le moléculaire pour 40 fois plus...
    comme quoi être pauvre ça a du bon parfois... ; -)

  • kebra
    kebra
    Bisounours killa
    • Posté à 19h26 le 27/01/2010
    • Internaute 8550
      Bisounours killa

    La cuisine moléculaire est une escroquerie totale. Payés par les fabricants d’additifs, quelques grands chefs habituent les palais des prescripteurs et journalistes à une cuisine avec moins de produits naturels et plus de produits industriels. Et le pire c’est que l’UE sensé avant tout protéger l’agriculture finance ce projet.

    J’ai la flemme de sourcer mais j’affirme. Lui aussi. Lien

    Sinon, j’ai mangé au Can Fabes, avant l’explosion des prix de la restauration de qualité en Espagne sous l’impulsion de Feran Adrià, chez Santi Santamaria qui dégomme El Bulli. C’était top, classique mais excellent. J’ai confiance dans son avis sur la santé des consommateurs.

    • Ben85
      Ben85 répond à kebra
      ramoneur
      • Posté à 19h38 le 27/01/2010
      • Internaute 75415
        ramoneur

      Bon ben faut savoir !

      Tu sources ou tu sources pas ?

      • kebra
        kebra répond à Ben85
        Bisounours killa
        • Posté à 19h41 le 27/01/2010
        • Internaute 8550
          Bisounours killa

        Je ne suis souvenu que j’avais ce lien à la cave.

        En plus je suis un salaud de flemmard, j’ai pas respecté la forme classique de l’edit...

        Mais le papier est bon, suis-je rémissible Ho Grand Master Ben ?

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